Made In Bénin : Abdoul Djalilou Ouorou , le gaucher qui monte

Ouorou (12 en jaune ) en action contre la Guinée au tournoi de l’UFOA Sénégal 2019

A l’heure où tous les marchés sont entrain d’ouvrir leurs portes, Bjfoot  présente une série exclusive consacrée à dix  jeunes béninois  de moins de 23 ans évoluant dans les championnats locaux qui peuvent être de bonnes pioches pour l’étranger. Notre deuxième numéro  de Made In Bénin est consacré à l’arrière gauche international de la Jeunesse Athlétique de Cotonou  Abdel Djalil Ouorou Tchagnirou (23 ans). 

 

10 passes décisives en mode Maestro

A l’image de son parcours , de l’apprentissage aux Dragons à  maturité à la Jeunesse Athlétique de Cotonou , il a fait du chemin. Arrivé sur la pointe des pieds en 2018  en provenance de l’Aspac, le gaucher a pris du poids sans faire du bruit dans le onze du coach Vizir Touré qui en a fait un titulaire intouchable sur son côté gauche. Arrière latéral dans un quatuor défensif ou en position plus avancée comme piston quand il occupe seul le flanc , il est toujours à son aise. Formé comme milieu offensif d’où son surnom  « Maestro » avant qu’il ne recule dans le champ au poste d’arrière gauche, il fait carrière avec réussite  à ce poste « accidentel ».

Auteur de 6 passes décisives lors de son premier exercice (2018-2019) en 34 matches de championnat, il termine avec brio comme deuxième meilleur passeur du club.

En  2019-2020 , il poursuit sur sa lancée. Avant l’arrêt prématuré de la saison il a cumulé 20 matches, 4 passes décisives et 1 but toutes compétitions confondues. Au-delà de ses chiffres, il est devenu une pierre angulaire dans l’équipe. Joueur athlétique , il est doté d’un gros volume de jeu qui lui permet de multiplier les courses offensives  dans son couloir. Avant d’être un contre-attaquant doué , vif, il présente aussi de bonnes aptitudes défensives qui lui permettent de remplir correctement sa mission première. Il affiche une bonne marge de progression même s’il a déjà un bon coup de patte sur les centres mais aussi sur sa concentration. Il s’inscrit parfaitement dans la lignée des latéraux modernes capable de faire le jeu dans la moitié adverse mais aussi de sécuriser son couloir.

 

Satisfaction en Ecureuils

International A’  depuis 2016, il a appris en silence en sélection locale en étant remplaçant lors des qualification du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) 2018 et en prenant part « officieusement » à des stages chez les A sous Oumar Tchomogo. Patient , deux années plus tard ,  il a pris le pouvoir dans le couloir lors des qualifications du Chan 2020. En s’imposant comme titulaire dans le onze de Moussa Latoundji en juillet 2019 , il  a marqué des points au-delà des espérances. Des prestations remarquées pendant les éliminatoires avec les A’ et au tournoi de l’Union Fédération Ouest Africaine 2019 au Sénégal qui ont plu à Michel Dussuyer qui lui a offert sa chance avec l’équipe fanion les mois suivants en matches amicaux. D’abord , il était sur le banc  contre la Côte d’ivoire à Caen en France  et  l’Algérie, championne d’Afrique à Blida  en septembre. Ensuite , confiance lui sera renouvelée contre  la Zambie à Porto-Novo en octobre 2019. Il a profité des absences d’Emmanuel Imorou mais il fait bonne impression aux yeux du technicien français  et son staff qui continuent de le suivre. Il a le bagage nécessaire pour aller bousculer la concurrence sur le flanc gauche dans un futur proche s’il continue sur sa lancée. Ouorou est bien plus qu’une seule simple révélation, c’est une nouvelle option.

Ouorou pose avec Ryad Mahrez à Blida après le match amical Algérie – Bénin de septembre 2019

Des scandinaves sur ses traces

Le sélectionneur des Ecureuils n’est pas le seul qu’il a séduit à Thiès il y un a un an. En effet il a aussi tapé dans l’œil des recruteurs de clubs scandinaves qui ont coché son nom sur leur shortlist pour des clubs norvégiens .

L’arrière gauche était aussi courtisé par les nigérians de Heartland FC mais il préfère patienter. Après une nouvelle saison complète , il semble désormais prêt à franchir le cap car il suscite toujours autant d’intérêts. Désormais reconnu comme une référence locale à son poste , il ne fait aucun doute qu’il peut aller chercher une meilleure expérience à l’étranger. Sa côte est montée en flèche dans la sous-région où plusieurs clubs voisins se sont déjà renseignés sur sa situation récemment. Attendu comme une relève , à 23 balais, il pourrait bien prendre son envol et marcher dans les traces de son idole Jordi Alba.

Géraud Viwami

 

Fiche

Abdoul Djalilou Ouorou Tchagnirou

Arrière gauche ,international béninois

1m73 , 23 ans , JA Cotonou

 

Ecureuils : Le jour où Saturnin est devenu Allagbé !

Il y un an  jour pour jour , le Bénin son premier huitième de finale contre le Maroc  à la Can Egypte 2019. Les Ecureuils ont décroché une qualification historique pour les quarts de finale en éliminant les Lions de l’Atlas. On sait que vous avez tous un beau souvenir ce soir-là mais Bjfoot.com vous révèle aujourd’hui cinq choses que vous ignoriez ou pas  sur ce match.

Moise Adilehou, le retour béni

Sorti du onze depuis le match d’ouverture contre le Ghana où il a été remplacé en seconde période, Moise Adilehou a fait son retour dans le onze à l’occasion de huitième de finale. Michel Dussuyer a recomposé sa défense centrale à trois dans son 3-4-3 , système qu’il n’avait plus utilisé depuis le match inaugural contre le Ghana. Il ne savait pas que le défenseur allait marquer  et permettre au Bénin de tenir tête au Maroc. Belle histoire.

Autre surprise dans le XI du jour , privé de Barazé blessé à la cheville , c’est Seibou Mama qui avait joué les trois premiers matches au milieu qui a été replacé piston droit avec succès. En attaque , Steve Mounié était suspendu ,c’est Michael Poté qui a été aligné en pointe.

XI Bénin : Allagbé – Adilehou , Adénon , Verdon – Mama , Imorou – Adéoti, Sessègnon – Soukou (Djigla 69e) , Dossou (Tidjani 87e) , Poté (d’Almeida 108e).
Coach : Michel Dussuyer

Master Class d’Allagbé

Avant de stopper le tir au but  d’En Nesry pendant la séance , Saturnin Allagbé, le gardien qui jouait son deuxième du tournoi ,  avait déjà été énorme pendant le temps règlementaire et les prolongation en sortant des arrêts décisifs. Une copie de calibre international qui  sera plébiscitée sur tout le continent et bien au-delà. Nos confrères français de France Football lui avait attribué une note de 8/10 avec le titre d’Homme du match. Il est devenu un héros et le nouveau chouchou du public béninois. Son nom est entré dans l’histoire.

Soukou ,Dr Assist

Passeur décisif sur le corner qui amène le but d’Adilehou, Cèbio Soukou a signé une sacrée performance pour sa première coupe d’Afrique. Le milieu offensif est devenu avec deux passes décisives est  le meilleur passeur de l’histoire des Ecureuils sur une phase finale. Il a été impliqué dans les trois buts du Bénin pendant le tournoi. Passeur décisif sur le but matinal de Poté contre le Ghana et à l’avant dernière passe sur le but du doublé.

Adénon , le plus capé

Ne cherchez plus le loin , en disputant le huitième de finale face au Maroc , Khaled Adénon est devenu le joueur béninois qui compte le plus de matches joués en phase finale de Can. Dix apparitions et autant de titularisations pour le défenseur en trois Can 2008 , 2010 et 2019. Expulsé , à la 96e minute , c’était tristement le premier carton rouge écopé par un béninois à la Can.

Bonus, si vous n’avez pas vu le match

(On avoue qu’on a fait exprès de le remettre. On sait que tout le monde a vu le match)

Géraud Viwami

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Souvenir Can Egypte 2019 : Bénin – Cameroun 0-0, cinq choses à savoir sur le troisième match des Ecureuils

Il y un an  jour pour jour , le Bénin signait sa troisième  apparition à la Can Egypte 2019 avec un second nul vierge d’affilée, face au Cameroun ,  synonyme d’ une qualification historique pour les huitièmes de finale. Savez-vous que plusieurs  records sont tombés ce soir-là ?  Bjfoot.com vous révèle aujourd’hui cinq choses que vous ignoriez ou pas  sur ce match.

 

Heureux meilleur troisième

Personne n’a oublié ce match historique qui a permis aux Ecureuils de se qualifier au second tour. Dans le nouveau format de la Can à 24 équipes , les Ecureuils se sont qualifiés en finissant parmi les quatre  meilleurs troisièmes  des six groupes. Le Bénin avec trois unités s’en sort bien dans un groupe où les deux premières places ont été dominées comme attendu par le Ghana et le Cameroun , champion en titre.

classement des meilleurs troisièmes

Invincibles Ecureuils

Avec une équipe disciplinée et rigoureuse , le Bénin a réalisé sa meilleure performance au premier tour d’une Can pour sa quatrième participation avec les chiffres qui vont avec. C’était la première fois que le Bénin,  était invaincu après trois matches et alignait deux clean sheet d’affilée. Infranchissables.

Records de points et de buts

Avec trois points , les Ecureuils ont évidemment battu le record de points sur le premier tour qui était vierge lors des trois premières participations. Le doublé de Poté  aussi a été suffisant pour dépasser le record de buts sur une phase finale qui était bloqué à un but.

Les débuts d’Allagbé

Michel Dussuyer a tourné son effectif pour ce match décisif face au Cameroun , champion en titre. Entrés en jeu sur les deux premières sorties , David Djigla et Jodel Dossou ont été titularisés. En défense , l’arrière gauche David Kiki faisait aussi ses débuts.  Mais la surprise du chef était le choix de Saturnin Allagbé dans buts qui a supplée Fabien Farnolle blessé à la veille du match.

XI Bénin : Allagbé – Verdon , Adénon, Kiki , Barazé – Mama , Adéoti , Sessègnon – Dossou (Soukou 68e) , Djigla (75e) , Mounié
Coach : Michel Dussuyer

Adénon égale Chrysostome

En débutant cette rencontre , Khaled Adénon a égalé le record d’un autre défenseur Damien Chrysostome en devenant le deuxième joueur béninois qui compte le plus de titularisations en phase finale de Can. Neuf apparitions cumulées sur les éditions , 2008 , 2010 et 2019.

Géraud Viwami

 

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Bonus

 

Souvenir Can Egypte 2019 : Bénin – Guinée Bissau , cinq choses à savoir sur le deuxième match des Ecureuils

Il y un an  jour pour jour , le Bénin signait sa deuxième apparition à la Can Egypte 2019 avec un nul vierge aux allures de défaite  contre le Guinée Bisssau. C’était le premier match du capitaine Stéphane Sèssegnon dans le tournoi , savez-vous que deux records sont tombés ce soir-là?  Bjfoot.com vous révèle aujourd’hui cinq choses que vous ignoriez ou pas  sur ce match.

Retour de Sèssegnon

Le bon nul arraché lors de la première journée devant le Ghana a quasiment fait oublier son absence. Stéphane Sèssegnon a débuté la Can lors de la deuxième journée, le milieu offensif était suspendu  lors de la première journée. Il purgeait ainsi le troisième et ultime  match de suspension infligé par la Caf à son encontre après son carton rouge écopée contre l’Algérie à Cotonou en octobre 2018 lors de la quatrième journée des qualifications. L’ancien parisien avait manqué les deux dernières journées des éliminatoires et le premier match de la phase finale.

Changement de système

Après avoir tenu tête au Ghana avec son 3-4-3, Michel Dussuyer a changé de dispositif tactique pour le deuxième match. Face à l’adversaire le plus abordable du groupe , le technicien français a installé son 4-3-3.  Exit Moise Adilehou en défense centrale , Olivier Verdon est associé à Khaled Adénon. Sèssegnon a fait son retour au milieu et le trio d’attaque n’a pas changé.Résultat 0-0.

XI Benin : Farnolle – ,Adénon , Verdon, Barazé , Imorou- Adéoti , D’Almeida (Seibou 65e) , Sèssegnon – Soukou (Dossou 64e) , Poté (Djigla 90e), Mounié
Coach : Michel Dussuyer

Sèssegnon, capitaine 5

Absent lors de la première journée , Stéphane Sèssegnon a retrouvé le terrain et le brassard de capitaine par la même occasion. Il est donc devenu le cinquième capitaine de l’histoire des Ecureuils au coup d’envoi d’un match de Can après Moussa Latoundji (2004) Omar Tchomogo (2008) puis  Damien Chrysostome (2010)  et Khaled Adénon qui l’a précédé de quelques jours.

Premier clean sheet

Ce duel face à la Guinée Bissau était la dixième apparition des Ecureuils à la Can et c’était le premier clean sheet de l’histoire du Bénin dans la compétition. Fabien Farnolle n’avait pas vraiment été inquiété ce soir-là à Ismailia.

Meilleur démarrage

Malgré la déception affichée des joueurs à l’issue de cette rencontre soldée par un nul vierge , il faut préciser que le Bénin signait son meilleur démarrage à la Can avec deux points en deux matches.  Le Bénin comptait à ce moment plus de points que lors de ses trois premières participations réunies. Record.

Géraud Viwami

 

Souvenir Can Egypte 2019: Ghana – Bénin 2-2 , cinq choses à savoir sur l’entrée en lice des Ecureuils

Il y a un an  jour pour jour , le Bénin faisait son entrée en lice à la Can Egypte 2019 par un nul 2-2 contre le Ghana pour sa première sortie. Le doublé de Mickael Poté est encore en dans vos têtes. C’est tout ?  Bjfoot.com vous révèle aujourd’hui cinq choses que vous ignoriez ou pas  sur ce match.

Poté Lucky Luke

Après neuf ans d’absence , il n’aura fallu qu’une  minute et 43 secondes à Michael Poté pour marquer le plus plus rapide du tournoi d’un super enchaînement crochet et pointu. L’attaquant des Ecureuils sera détrôné par l’algérien Baghdad Bounedjah qui marquera en finale au  bout de 41 secondes le but le plus rapide du tournoi en finale. Celui de Poté sera classé deuxième dégaine de la compétition.

Premier doublé  et record

Il aura fallu attendre le douzième match de la compétition pour voir le premier doublé  du tournoi, signé Poté, buteur à la 2e et 63e . C’était aussi le premier doublé de l’histoire des Ecureuils en phase finale. Ces deux réalisations permettront d’ailleurs au numéro 10 de rejoindre Razak Omotoyossi au classement des meilleurs buteurs béninois à la Can avec 2 buts.

Adénon, capitaine 4

Privé du capitaine habituel ,Stéphane Sèssegnon c’était Khaled Adénon qui avait porté le brassard de capitaine pour ce premier match. Le défenseur qui avait cet honneur pour la première fois en phase finale de Can. Après Moussa Latoundji (2004) Omar Tchomogo (2008) puis  Damien Chrysostome (2008-2010) , l’ancien défenseur du Mans est devenu le quatrième  international béninois à arborer le brassard au coup d’envoi d’un match de la Can.

2-2 , score Dussuyesque

Comme en Angola 2010 , Michel Dussuyer a débuté sa campagne  avec les Ecureuils par un nul prolifique 2-2 après avoir ouvert le score.  C’était  la première fois que le Bénin prenait un point après avoir été mené à la Can.

Onze novices

Sur les quatorze joueurs utilisés , sauf Khaled Adénon , Michael Poté et Emmanuel Imorou ,  tous les autres disputaient leurs première minutes à la Can.

XI Benin : Farnolle – Adilehou (Seibou 62e), Adénon , Verdon – Barazé , Imorou- Adéoti , D’Almeida (Dossou 62e)- Soukou (Djigla 82e) , Poté , Mounié
Coach : Michel Dussuyer

Géraud Viwami

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En bonus…

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Ecureuils :   Quels choix tactiques face au Nigéria?  la compo probable

Le Bénin débutera les qualifications de la Can Cameroun 2021 face au Nigéria. Les Ecureuils sont arrivés à Uyo ce soir à veille du duel face aux Supers Eagles. Mais quelle équipe  Michel Dussuyer pourrait aligner demain ?

 

Le  4-3-3 conservé ?

Sur les trois matches des qualifications de la Can 2019 disputés à l’extérieur, Michel Dussuyer a opté pour un 3-4-3 avec une assise défensive autour de Khaled Adénon. Cette fois-ci le vice-capitaine est absent. Mais depuis le retour de la campagne égyptienne, sur les trois amicaux disputés le Bénin a évolué en 4-3-3. Avec le laps de temps dont le staff a disposé pour travailler , il devrait s’appuyer sur ces acquis récents. Ainsi, cette dernière organisation pourrait être choisie demain face au Nigéria.

Quid de la défense centrale ?

Dans les buts, Fabien Farnolle sera aligné comme numéro un.

En défense, dans les couloirs Youssouf Assogba  et David Kiki titulaires en octobre contre la Zambie,  partent avec un léger avantage du Melvin Dorémus et Emmanuel Imorou.

Dans l’axe, privé d’Olivier Verdon suspendu. Cédric Hountondji reviendra comme titulaire. Il pourrait être associé à Nabil Yarou. Lancé dans le grand bain contre la Zambie , le capitaine des Buffles va conserver sa place dans le onze. A moins Jean Ogouchi , lui soit préféré.

reconstituer le trio habituel

Au milieu, le sélectionneur pourra aligner son milieu type. Avec Jordan Adéoti en sentinelle accompagné de Sessi d’Almeida et du capitaine Stéphane Sessègnon. De retour de blessure à la cuisse , Mama Seibou resté sur le banc vendredi en club peut aussi débuter.

Aguémon et Dossou d’entrée ?

En attaque, face au forfait de Cèbio Soukou resté en Allemagne, Jodel Dossou et Yannick Aguémon pourraient tous les deux êtres titulaires sur les couloirs. Cette option sera favorable pour plus de percussion et de vitesse sur les phases offensives. Michael Poté sera donc en concurrence ouverte avec Steve Mounié à la pointe de l’attaque.

Géraud Viwami

Qualifications Can Cameroun 2021 : Trois choses à savoir avant Nigéria – Bénin

(080130) — SEKONDI, Jan. 30, 2008 (Xinhua) — Nigerian player celebrate their victory in a group match of the Africa Cup of Nations against Benin held in Sekondi, Ghana Jan. 29, 2008. Nigeria beat Benin 2-0 and entered the quarterfinal.
(Xinhua/Guo Yong) (dj)

 

 

 

Le Nigéria accueille le Bénin demain à 17h au Godswill Akpabio Stadium  d’Uyo dans le cadre de la première journée des qualifications de la Can Cameroun 2021 dans le groupe L. Bjfoot.com vous révèle  trois choses que vous ignoriez avant cette affiche.

L’appétit des « champions d’Afrique »

Depuis juin 2019, le Bénin a quasiment pris goût à affronter les meilleures nations du continent et pas des moindres. Après voir tenu tête aux champions d’Afrique 2012, 2015 et 2017, les Ecureuils affronteront celui de 2013 demain soir en espérant avoir la même réussite. Seule l’Algérie, championne d’Afrique en titre a réussi à damer le pion aux hommes de Dussuyer.

Une bête  bien  noire

Face au Nigéria, le Bénin a rendez-vous avec l’histoire. En effet, les Ecureuils doivent briser un signe indien face aux Super Eagles. L’équipe fanion a perdu les trois  dernières confrontations en matches officiels aux Can 2004 (2-1), 2008 (2-0) et 2010 (1-0). Michel Dussuyer était déjà sur le banc des Ecureuils lors de ce dernier échec. Emmanuel Imorou et Stéphane Sessègnon étaient titulaire ce soir-là. Michael Poté était sur le banc.

Deux autres défaites sont restés dans les esprits en 1959. Le 8 novembre le Bénin a perdu le premier match officiel de son histoire 0-1 avant d’encaisser une raclée 10-1, vingt jours plus tard. La plus lourde défaite jamais enregistrée par les Ecureuils.  Le voisin de l’Est est une vraie bête noire.

Latoundji en terrain connu

Premier buteur du Bénin du Bénin à la Can 2004 contre le Nigéria, Moussa Latoundji, actuel adjoint de Michel Dussuyer est de retour en terrain connu. L’ancien des Dragons a débuté sa carrière l’étranger par une pige  chez les nigérians de Julius Berger  en 1997. Le technicien désormais sur le banc dans l’ombre est de retour en terrain connu.

Géraud Viwami

 

Ecureuils : Une liste de 21 avec les retours de Fabien  Farnolle et Junior Salomon 

 

 

 

Michel Dussuyer vient de révéler  les 21 pas 23  Ecureuils convoqués pour la réception de la Guinée Bissau en match amical le 13 octobre prochain au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. On note les retours du gardien Fabien Farnolle  et du défenseur Junior Salomon.

 

Comme à son habitude, le sélectionneur des Ecureuils n’a pas bouleversé son groupe. Dans les buts, le gardien Fabien Farnolle (34 ans) fait son retour dans le groupe. Le sélectionneur a convoqué seulement deux gardiens. L’habituel numéro trois Chérif Dine Kakpo (21 ans) est à Thiès avec les A’ au tournoi de l’UFOA.

En défense centrale face aux forfaits de Khaled Adénon (34 ans) et Cédric Hountondji (25 ans) blessés ,Junior Salomon (33 ans) , absent en septembre signe son retour dans le groupe.

Sans club depuis sa résiliation à Levadiakos (Grèce) , Moise Adilehou est écarté.

Ils seront seulement trois défenseurs centraux sur ce regroupement.

Au milieu comme en attaque , le technicien français a reconduit les mêmes qui étaient présents le mois dernier.

Deux joueurs locaux , l’arrière gauche de la JA Cotonou , Abdel Ouorou et le défenseur central des Buffles Nabil Yarou sont conservés dans le groupe. Les deux sont également à Thiès avec les A’ pour le tournoi de l’Ufoa.

Le Bénin disputera à domicile le 13 octobre son unique match amical de la trêve internationale contre la Guinée Bissau au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo.

Géraud Viwami 

 

Liste des 21 Ecureuils pour octbore 2019

Gardiens (2)

Saturnin Allagbé (Niort/France) ,  Fabien Farnolle (Yeni Malatyaspor/Turquie)

Défenseurs (7)

Olivier Verdon (KAS Eupen/ Belgique) , Junior Salomon (Plateau United/Nigéria) ,Nabil Yarou (Buffles), Mael Sedagondji  (Djion/France) , Youssouf Assogba (Amiens/France) , David Kiki (Brest/France) , Abdel Ouorou (JA Cotonou)

Milieux (6)

Sessi d’Almeida (Valenciennes/France) , Jordan Adéoti (Auxerre/France) , Mama Seibou (SC Toulon /France) , Stéphane Sèssegnon (Genclerbirligi/Turquie), Tidjani Anaane (AS Soliman/Tunisie) , Rodrigue Kossi (Club Africain / Tunisie)

Attaquants (6)

Steve Mounié (Huddersfield/Angleterre) ,Rudy Gestede (Middlesbrough/Angleterre) , Michael Poté (BB Erzurumspor/Turquie) , Yannick Aguémon (OH Louvain/Belgique) , Jodel Dossou (TSV Hartberg/Autriche) , Cèbio Soukou (Arminia Bielefeld/Allemagne)

Coach : Michel Dussuyer

 

Ecureuils : l’animation offensive en question

Les Ecureuils feront une dernière répétition générale  en match amical face à la Guinée Bissau le 13 octobre prochain à Porto-Novo avant d’affronter le Nigéria et la Sierra Leone en novembre pour les qualifications de la Can Cameroun 2021. Si l’assise défensive des Ecureuils est en nette progression, le jeu offensif est moins clinquant. Décryptage.

Michel Dussuyer est encore entrain de construire son équipe malgré une coupe d’Afrique réussie où le Bénin a été éliminé en quarts de finale par le Sénégal futur finaliste, le jeu des Ecureuils est loin d’être reluisant offensivement. L’animation défensive quant à elle est en nette progression. Mais pourquoi le Bénin joue moins bien collectivement devant ?

Sessègnon , replacé plus haut ? 

Depuis la Can 2019, Les Ecureuils ont évolué  cinq fois sur sept en 4-3-3  au détriment du 3-4-3. Le premier système de jeu devient l’organisation préférentielle du technicien français mais  son triangle du milieu de terrain souffre dans les sorties de balles et phases de transitions offensives. Si Jordan Adéoti est devenu indispensable dans son rôle de sentinelle devant la défense et de premier  relanceur,  Sèssi d’Almeida aussi est devenu aussi vital pour l’équipe par son activité constante.  Dans un rôle de relayeur ou meneur capable de porter l’équipe offensivement ; le capitaine Stéphane Sèssegnon qui complète le trio  a failli dans ce rôle à la Can 2019. Il n’a plus ses jambes de vingt ans  malgré toute son influence. Ceci peut s’expliquer aussi par les kilomètres parcourus dans le replacement et l’équilibre de l’équipe. Absent, contre l’Algérie la qualité offensive des Ecureuils se résumait aux percées via les couloirs. Le libérer de certaines tâches défensives et le repositionner plus près de l’attaquant serait une option.

Quels milieux pour la Guinée Bissau en octobre ?

Le milieu béninois a clairement besoin de se renouveler. Sur le banc, Anaane Tidjani  a la polyvalence pour bien rentrer dans ce milieu mais le joueur de l’AS Slimane  joue peu en première division tunisienne, seulement trente minutes disputées en trois journées. Rodrigue Kossi aussi est encore plus en manque de temps de jeu puisqu’il  n’a jamais été convoqué par Lassad Dridi en  championnat depuis le début cette saison au Club Africain où il a perdu sa place.

Une situation qui pourrait profiter à Arsène Loko, attendu match retour  de la coupe de la confédération africaine ce week-end, le milieu relayeur apparu déjà  cinq reprises cette saisons sous les  DC Motema Pembé avec une réalisation en coupe africaine à la clé.

Convoqué en octobre et novembre 2018, puis réserviste à la Can 2019, le milieu d’Enyimba Jean-Marie Guéra n’a disputé qu’une poignée de minutes en ligue des champions alors que le championnat du Nigéria reprend le 15 octobre.

Auteur d’une très bonne saison avec la JA  Cotonou , le milieu relayeur Harold Avodagbé suivi par plusieurs clubs étrangers, récemment présent avec les U23 et passé les U20 aussi à un profil intéressant.

Varier le style  d’attaquant ?

Il a  débuté tous les matches du Bénin depuis septembre 2018  à la pointe de l’attaque, malgré un statut de titulaire indiscutable, Steve Mounié a pris moins de galons dans le jeu. Son pressing constant sur les lignes défensives adverses, contraste avec son rendement offensif en dents de scie. Attaquant de pivot, il n’a jamais réellement eu de concurrence. Rudy Gestede convoqué contre en septembre, a été finalement forfait puis Michael Poté, replacé en pointe à la mi-temps  contre l’Algérie pourrait l’alternative mais à 35 piges cela ne saurait durer. Desiré Sègbè Azankpo , écarté après la Can pourrait signer son retour pour être en fin tester dans l’axe tout comme Marcellin Koukpo ou Jacques Bessan. Ou encore Joël Sogbo , nouveau sociétaire du FC Vlasim en République Tchèque est aussi cité. Le technicien français devra diversifier pour se montrer dangereux dans le jeu offensif sur les prochaines échéances.

Géraud Viwami 

Ecureuils : Allagbé , Aguémon et l’organisation défensive, les satisfactions de la trêve internationale

Face à la Côte d’ivoire et l’Algérie en matches amicaux sur cette trêve internationale, le Bénin a tenu tête à deux adversaires réputés sur le continent africain avec plusieurs satisfactions à la clé pour les hommes de Michel Dussuyer.

Saturnin Allagbé , la montée en puissance continue

Au fil des matches, il prend du volume dans les cages béninoises.  Il a encore sorti deux prestations de classe internationale. Contre l’Algérie sur neuf tirs cadrés concédés, le niortais a multiplié les parades pour finir par s’incliner sur un pénalty de Slimani après avoir stoppé la première tentative de l’attaquant monégasque. Contre la Côte d’ivoire , il avait déjà laissé entrevoir sa confiance et son assurance devenu habituelle dans les buts. Une montée en puissance qui se confirme.

L’organisation défensive

En deux matches, les Ecureuils ont certes encaissé deux buts mais la prestation défensive était dans la moyenne. Face à des attaquants ivoiriens et algériens incisifs, le Bénin n’a jamais été dépassé.  Le duo central Verdon – Hountondji alignés pour la première fois a démontré des affinités une concentration de tous les instants. Prometteur. Sur les côtés, à gauche David Kiki, en manque de temps de jeu en club a sorti deux copies de grande qualité. Face aux Fennecs, il a éteint Ryad Mahrez tout seul sans flancher. Défensivement il était très au niveau. A droite, Youssouf Assogba a été une bonne surprise. Le nouveau joueur d’Amiens est une belle promesse à un poste où le Bénin galère à trouver un spécialiste depuis des années. Du haut de ses 18 ans, on a tous apprécié sa rigueur défensive et sa puissance. Malgré le pénalty concédé, on devrait le revoir.  Le quatuor qui a disputé intégralement les deux rencontres a montré plusieurs signaux prometteurs. Puis au milieu, le duo d’Almeida – Adéoti a encore prouvé toute son importance dans l’équilibre de l’équipe. Le premier de plus en plus indispensable dans le pressing et le second à la relance. Sans eux , ce n’est plus la même assise défensive.

Yannick Aguémon,  c’est du bon

Longtemps courtisé pour rejoindre les Ecureuils, l’ancien toulousain a rejoint l’équipe en mars dernier sans jouer. Réserviste lors de la Can 2019, il a enfin effectué ses débuts sur cette trêve internationale. Titulaire contre la Côte d’ivoire et entré en jeu contre l’Algérie, l’ailier a rapidement exhibé ses qualités de percussions, de dribbles et créativité sur le côté gauche. Entreprenant et pas englouti par l’enjeu ,  le joueur de OH Louvain a sorti des copies dignes d’un habitué. Il a bel et bien marqué des points.

Géraud Viwami

Ecureuils : Dussuyer II,   un an plus tard…

Nommé en juin 2018, à cette époque l’année dernière, Michel Dussuyer préparait sa première rencontre et sa première liste pour le premier acte de  son deuxième passage à la tête des Ecureuils. Alors un an plus tard, son bilan ressemble à quoi ?

41% de victoire

A peine débarqué, le sélectionneur des Ecureuils a  géré un derby à l’extérieur face au Togo pour son entrée en matière en septembre 2018. 0-0 le Bénin arrache un point à Lomé célébré comme un succès. En douze  matches officiels le bilan est le suivant :   cinq victoires soit 41% de succès,  trois défaites et quatre nuls.

Dans le jeu, on peut noter des progrès sur l’animation défensive confirmés par les chiffres onze buts encaissés soit moins d’un but par match.  Il faut surtout retenir les cinq matches sur douze sans encaisser de buts  qui illustrent davantage les fondations défensives du Bénin.

La ligne offensive a été moins clinquante avec  11 buts marqués  un ratio bien faible.  Les Ecureuils ont gagné trois matches sur cinq par un   but d’écart. Aveu d’impuissance ou marque de fabrique ?

Une Can historique

Avec un contrat de trois années signé, il avait pour objectif à court terme de qualifier le Bénin pour une quatrième Can. Une case qui sera cochée mais l’ancien cannais fera encore mieux en amenant son équipe en quart de finale de Can, contre le Sénégal futur vice-champion d’Afrique. La meilleure performance de l’histoire du Bénin en phase finale est à mettre à son crédit. Une grosse progression sur l’échiquier continental qui récompense un travail abouti par le staff du technicien français qui soigne davantage sa réputation sur le continent et son aura sur son groupe.

La victoire (1-0) contre l’Algérie restera comme son premier match référence dans le contenu et le contexte à Cotonou et le  huitième de finale contre le Maroc à la Can dans un style différent mais au summum de l’émotion. Deux moments forts.

Gestion de l’effectif

A son arrivée, Michel  Dussuyer a progressivement bâti son effectif au fil des regroupements en étant fidèle à son cercle de base. Outre les cadres, Seidou Barazé, Sessi d’Almeida et Désiré Azankpo, oubliés chez les Ecureuils ont signé leur retour avec beaucoup de réussite jusqu’à la Can. Chams-Deen Chaona a été moins en réussite dans ce registre.

Olivier Verdon et Moise Adilehou sont bien montés en régime au sein de la défense.

Yannick Aguémon , Patrick Sèdjamè , Jean-Marie Guéra, Rodrigue Kossi,  Cherif Dine Kakpo,  Anaane Tidjani et Cèbio Soukou ont été convoqués pour une première fois chez les Ecureuils. Les quatre derniers étaient parmi les 23 pour la CAN. A noter également que Soukou et Aguémon ont été des binationaux convaincus par le discours du français pour défendre les couleurs du Bénin.

Chaona et Tidjani ont disputé leur première minute en équipe fanion sous MD.

Pour l’anecdote, on retiendra que d’Almeida est le premier buteur de l’ère Dussuyer II et Steve Mounié le meilleur artificier sur cette première année avec  5 réalisations. Verdon  est le seul joueur qui débuté tous les 12 matches sur la période.

Parole à la défense…

En alternant en 3-5-1  et 4-3-3, le Bénin de Dussuyer II s’est fait une réputation d’équipe solide et solidaire avant toute chose.  La force des Ecureuils c’est d’abord de bien défendre, en témoigne les chiffres évoqués plus haut. L’animation défensive est de meilleure qualité que les repères offensifs. L’équipe doit encore progresser sur cet aspect  qui laisse sur un goût d’inachevé. Dans les mois à venir le Bénin jouera sur deux tableaux dans les qualifications du Mondial Qatar 2022 et la Can Cameroun 2021 qui débutent dès novembre et espère franchir d’autres paliers avec le technicien français pour sa seconde année sur le banc des Ecureuils.

Géraud Viwami

 

Ecureuils : une équipe d’anti-star qui marche

Quart de finaliste de la Can Egypte 2019, le Bénin est un invité inattendu à ce stade de la compétition. De retour en septembre 2018 , Michel Dussuyer a conçu son effectif sur des bases de solidarité où la star c’est finalement l’équipe.

Avant cette phase finale , l’objectif affiché des béninois était de gagner un match sur le temps réglementaire. Sans y parvenir , le Bénin est en quart de finale après trois nuls en phase de groupe et une victoire aux tirs aux buts en huitièmes de finale. Un parcours particulier mais mérité pour un collectif qui se fortifie au fil des échéances.

Les moments clés

Les Ecureuils avaient déjà tracé le sillons d’une équipe qui se renforçait depuis les qualifications. Le premier point fort de ce nouveau départ était la victoire contre l’Algérie à Cotonou. Réduits à dix pendant une mi-temps , ils n’ont rien lâché pour s’offrir un succès historique en octobre 2018. La dernière journée des qualifications disputée sous fond de tension à Cotonou contre le Togo en mars 2019 à Cotonou mais remportée sera le second acte marquant.
Le Bénin était déjà fier de retrouver la scène continentale sans savoir , la belle aventure qui l’attendait  aux pieds des pyramides. Avant d’être sportive , ces deux moments cités sont d’abord le fruit d’une force mentale , d’un collectif naissant, grandissant qui s’est renforcé au fil des rencontres.
Avant d’arriver en Egypte , les Ecureuils ont signé deux succès en préparation contre la Guinée et la Mauritanie. Ils ont fait le plein de confiance. Ce n’était pas anodin.
En tenant tête au Ghana et au Cameroun, champion en titre dans son groupe, le Bénin renforce sa réputation d’adversaire « difficile » à jouer désormais. En huitièmes, le Maroc qui a dominé son groupe avec un carton plein , neuf points sans encaisser le montre but est tombé devant les Ecureuils « guerriers ».

Un public déterminé

Les Ecureuils suscitent un engouement extraordinaire en ce moment mais bien avant le public était déjà prêt à porter l’équipe. A Cotonou , contre l’Algérie en octobre 2018 et le Togo en mars 2019 , des records d’affluence étaient déjà battu. Une nouvelle confiance s’établie entre l’équipe ses supporters qui se ressent. A la Can , à Ismailia comme au Caire, la délégation des trois cents supporters présents dans les tribunes assurent le show. Ils aident clairement l’équipe à se transcender comme quand ils entonnent l’hymne national contre le Maroc juste après l’expulsion de Khaled Adénon en prolongations. Les joueurs ont d’ailleurs célébré en fusion avec eux après le Cameroun et le Maroc. Un signal fort de soutien.
Sur les réseaux sociaux , l’engouement est à son paroxysme , les béninois à l’unanimité s’affichent et expriment leur fierté de se faire représenter par une équipe aussi valeureuse.

Dussuyer chef d’orchestre

Après un départ amer en 2010 , Michel Dussuyer est revenu à la tête du Bénin en août 2018 , un an plus tard le technicien français porte le Bénin à  un stade jamais atteint dans l’histoire. Il réalise un double pari personnel car il n’avait plus atteint ce niveau depuis 2012 avec la Guinée et venait d’échouer au premier en 2017 avec la Côte d’ivoire.
Sur le terrain, il a modelé son équipe en 4-3-3 ou 3-4-3 que les joueurs assimilent très bien. Les Ecureuils sont désormais réputés pour leur animation défensive cohérente et une ligne d’attaque efficace.
Les choix du technicien sont  épousés par tout son groupe. Les remplaçants comme les titulaires tout le monde se sent concerné. Quand on voit Stéphane Sèssegnon, Jodel Dossou, Steve Mounié ou encore David Djigla se donner à fond dans les tâches collectives. Desiré Azankpo, Junior Salomon et Rodrigue Fassinou, habituels remplaçants au cœur des célébrations d’après-match, ceci illustre l’état d’esprit de l’équipe qui vit bien. Le vestiaire est acquis à sa cause et suit sa philosophie. Une réussite interne pour le cannais qui est à la base des résultats. Il peut écrire encore une nouvelle page de l’histoire du Bénin dès mercredi contre le Sénégal.

Au Caire , Géraud Viwami

Can Egypte 2019 : Michel Dussuyer « rentrer le plus tard possible »

Après la qualification historique des Ecureuils , Michel Dussuyer nous a livré ses premières impressions en exclusivité en zone mixte. Entretien.

Sur l’adversaire

« C’est une équipe que je connais bien. Je connais les joueurs , je connais aussi le football qu’ils pratiquent. On avait essayé de mettre en place un bloc pour les empêcher de s’exprimer. On y est pas toujours arrivé mais la majeure partie du temps on a su résoudre cette équation. Comme je le dis , il faut toujours un peu de chances aussi dans un match. On en avait ce soir. »

Sur les ambitions de l’équipe

« Je pense match par match. Aujourd’hui on a franchi un palier personne ne nous attendait à ce niveau là donc on a l’envie de rentrer le plus tard à la maison. Maintenant on sait que chaque fois c’est de gros challenge qui nous attendent.  »

Le duel avec Renard

« C’est Maroc – Bénin , deux équipes qui se sont affrontées ce n’est pas un duel d’entraîneur. Vous savez toute l’amitié et tout le respect que j’ai pour Hervé Renard. Je sais que ce soir il est triste. Il est déçu. J’ai une pensée pour lui. Maintenant c’est le football qui est comme cela, il y a des grands moments et il y a des moments plus difficiles. »

Sur l’état d’esprit des Ecureuils

« On avait mis en place une stratégie pour essayer de contrecarrer leur animation offensive. C’est une équipe que je connais bien. On a mis en place une stratégie qui a plutôt bien fonctionner dans l’ensemble. Même si par moment on est passé par des phases difficiles. Après tout s’est joué au mental. Mes joueurs n’ont jamais rien lâché même avec des vents contraires. Même en étant en infériorité numérique. Je dirai qu’on a eu la part de chance qu’il faut pour réussir un exploit avec le penalty raté à la dernière seconde. J’ai senti qu’à un moment donné le vent tournait en notre faveur. »

Propos recueillis par Géraud Viwami 

Can Egypte 2019 : Michel Dussuyer « plus c’est difficile , plus les Ecureuils savent élever leur niveau »

 

Le sélectionneur français des Ecureuils , Michel Dussuyer s’est présenté en conférence de presse ce midi au stade d’Al Salam au Caire à la veille du huitièmes de finale qui opposera le Bénin au Maroc demain soir.

Sur l’adversaire

« Cette équipe du Maroc je la connais bien. Déjà pour l’a voir rencontré avec la Côte d’ivoire en qualifications lors du match nul à Marrakech ou de la défaite à la Can 2017. C’est un postulant pour le titre , c’est une équipe qui assez de talents. C’est une grosse équipe et un gros challenge pour nous »

Sur la récupération

« C’est vrai que la récupération est courte. Il y a moins de récupération. On fini le match contre le Cameroun et tout de suite il y a les huitièmes de finales contre le Maroc. On est l’équipe qui a eu le moins de temps de récupération. On est déjà très heureux d’être ici. Il faut s’adapter , nous ne pouvons pas demander un report du match. Le contexte n’est pas simple. »

Sur la titularisation d’Allagbé

« Fabien Farnolle a senti des douleurs. On savait qu’il avait déjà depuis quelques temps son problème de pubalgie cela s’est délocalisé après au niveau des adducteurs. Après , avec les deux matches qui se sont enchaînés , il a avait beaucoup de mal après sur les dégagements. Il n’est pas à cent pour cent. J’ai la chance aussi d’avoir deux bons gardiens. S’il y en a un qui n’est pas à cent pour cent je sais déjà que je peux faire confiance à Saturnin Allagbé. C’est une chance qu’on a dans notre équipe. On fera le point véritablement aujourd’hui pour savoir un tout petit peu. On verra demain »

Sur l’état d’esprit du groupe

« J’ai un groupe qui est fort mentalement , plus c’est difficile , plus ils savent élever leur niveau. On n’a jamais fait quelque chose dans le confort , la facilité , amener les joueurs à aller chercher des choses. C’est vrai que les éléments ne sont pas favorables mais je suis persuadé que mon équipe aura à cœur de montrer un très beau visage. C’est vrai que la personnalité d’un entraîneur rejaillit toujours un peu sur son groupe. Les critères de rigueur , d’organisation , de détails comptent pour moi. C’est ce qui nous permet de pouvoir rivaliser avec les grandes équipes.  »

Sur l’enjeu

« Il n’ y a pas de revanche, j’ai l’occasion d’affronter des joueurs de cette équipe du Maroc. Chaque match à sa vérité , ce n’est pas la même chose. Je sais la difficulté de la tâche qui nous attend. Même si je suis conscient de cela je sais aussi qu’on aura à cœur de tout donner sur ce match. Même s’il y a des éléments qui ne plaident pas en leur faveur pour le moment mais il y a un match qui arrive qu’on va jouer au maximum de nos possibilités »

Sur Hervé Renard

« Je connais bien Hervé, nos rapports ne sont pas d’abord d’entraîneur à entraîneur. Je suis très très heureux de son parcours, de là où il est aujourd’hui. Pour le football africain, il a fait un travail exceptionnel. »

Sur le public béninois

Quand vous donnez de la joie aux gens c’est inestimable. On ressent de la fierté d’apporter ce bonheur. Cela nous donne envie d’aller encore plus loin , de continuer à travailler dur , progresser d’enchaîner des résultats positifs. On a déjà senti cette ferveur lors des éliminatoires. Tout ce qu’on souhaite c’est d’aller le plus loin possible , de sortir de la tête de compétition de face à ce que les béninois soient fiers de leur équipe nationale.
Propos recueillis par Géraud Viwami

Can Egypte 2019 : le meilleur de la conférence de presse de Dussuyer avant le Cameroun

Avant d’affronter le Cameroun demain soir au stade d’Ismailia pour le compte de la troisième journée du groupe F de la Can Egypte 2019 , le sélectionneur des Ecureuils s’est présenté en conférence de presse cet après – midi. Morceaux choisis.

Sur l’état d’esprit

« Nous avons beaucoup de respect pour l’équipe du Cameroun , c’est le champion d’Afrique qu’on affronte. Du respect mais pas de crainte non plus. Il y a un match à jouer , tous les matches nous jouons pour gagner même si l’adversaire est d’un calibre supérieur au notre Mais chaque fois qu’on rentre sur le terrain c’est pour gagner le match. Pour l’important c’est d’abord de bien récupérer parce que les matches s’enchaînent vite. Je suis sûre et certains que mes joueurs sont prêts mentalement pour faire un grand match. »

Sur la confiance

« Le match contre la Guinée – Bissau est derrière nous , nous tournons une page. Nous avons un troisième match à jouer. Vouloir refaire le match , vouloir le réécrire, c’est fini. Nous sommes focus sur le match contre le Cameroun. Bien-sûre on sait que ce sera un gros morceaux et on est conscient de cela. On est pas la aussi en victime expiatoire. On aura tous à cœur de faire un grand match, faire une belle prestation après on verra bien le résultat »

Sur la pression

« J’avais dit que ce match contre la Guinée-Bissau sera difficile parce qu’on avait un peu plus de pression sur les épaules. On était attendu , cela à jouer aussi, dans l’attitude des joueurs dans le comportement. Maintenant aborder le match contre le Cameroun pour nous c’est sans pression. Juste la pression de faire un bon match. Et si on fait un bon match on a toutes les chances d’obtenir un bon résultat. Quoiqu’il arrive c’est rentrer la tête haute à Cotonou »

Sur les ambitions

« C’est plaisir pour moi et tout le staff de travailler pour aider l’équipe. Tous les joueurs nous travaillons à élever notre niveau. Mais c’est étape par étape. Nous avons notre premier objectif de nous qualifier et l’autre objectif est de gagner un match. Nous avons un dernier où nous allons essayer d’avoir le meilleur résultat possible. Partout où je travaille j’essaye d’élever le niveau de l’équipe. Demain je donne de la confiance à mon équipe à mes joueurs. Le Cameroun est proche de la qualification peut-être même qu’ils sont déjà qualifiés parce qu’ils ont quatre points et avec les meilleurs troisièmes ils peuvent se qualifier. Mais je sais qu’ils vont jouer pour avoir un bon résultat. Ils veulent finir premiers. Mon objectif à moi est de réussir quelque chose face au Cameroun , je ne peux pas parler de stratégie »

Sur le Madagascar

« Il y a toujours moyen de bousculer les hiérarchies en phase finale. On peut s’inspirer du match du Madagascar mais le contexte est différent. Le Nigéria était déjà qualifié , je ne vais pas minimiser les mérites de Madagascar »

Propos recueillis par Géraud Viwami 

Ecureuils Story : Les tickets gagnants , une histoire de banc

Bjfoot vous retrace l’histoire des Ecureuils en coupe d’Afrique dans une série spéciale où nous révélons tout ce que vous ignoriez sur l’équipe du Bénin. Premier extrait consacré aux entraîneurs qui ont travaillé sur les différentes qualifications.

D’entrée retenez que sur les trois précédentes qualifications , le Bénin a toujours changé de staff pendant les éliminatoires et celle de 2019 n’a pas dérogé à la règle. Michel Dussuyer a pris avec brio le relais d’Omar Tchomogo qui avait officié lors de la première journée des qualifications avant son départ.

Can 2004 : Taelman – Attuquayefio

Les Ecureuils ont entamé les qualifications avec le René Taelman sur le banc en septembre 2002. Après un début de campagne réussi avec une victoire 4-1 contre la Tanzanie à Cotonou et un nul 1-1 en Zambie lors des deux premières journées, il n’a pas résisté à la défaite 3-0 de mars 2013 au Soudan. Il quitte le navire en avril 2013.  Le ghanéen Cecil Jones Attuquayéfio prend le relais et va terminer les qualifications en réussissant un sans – faute sur les trois dernières journées. Un nul en Tanzanie (1-1) et deux victoires sur le même tarif 3-0 à domicile contre le Soudan et la dernière et décisive contre la Zambie à Cotonou en juillet 2003 sont suffisantes pour écrire l’histoire.
Premier du groupe avec 13 points , le Bénin devance la Zambie avec deux petites unités et décrochent sa première qualification pour la Coupe d’Afrique.
L’ancien coach de Heart Of Oak emmène le Bénin en Tunisie en novice et rentre bredouille. Trois défaites et un but marqué dans un groupe relevé en compagnie de l’Afrique Sud , le Nigéria et le Maroc , futur vice-champion d’Afrique. Il quitte son poste à son tour après le tournoi.
Aujourd’hui le technicien belge qui s’est d’ailleurs marié à une béninoise n’entraîne plus  tandis que le ghanéen est malheureusement décédé le 12 mai 2015.

Can 2008 : Codjo – Gomez- Fabisch

L’aventure commence avec Edmé Codjo sur le banc , il dirige les deux premières rencontres en 2006 , battu à Lomé 2-1 en septembre et vainqueur de la Sierra Leone 2-0 à domicile en octobre.
Un autre entraîneur béninois va prendre le relais pour la suite des qualifications en 2007 pour les quatre dernières journées. Wabi Gomez assisté par Fortuné Glèlè débute en tenant tête au Mali (1-1) à Cotonou et 0-0 à Bamako puis en terminant par deux victoires probantes contre le Togo à Cotonou 4-1 et en Sierra Leone 0-2. Invaincu , avec lui les Ecureuils terminent deuxième du groupe avec 11 unités à un petit point du Mali mais se qualifient comme meilleur deuxième des éliminatoires. Il entre dans l’histoire en devenant le premier et le seul béninois à qualifier les Ecureuils pour une phase finale de Can.
Mais il sera débarqué avant la phase finale , c’est l’allemand Reinhard Fabisch qui conduira le Bénin au Ghana sans succès. Trois défaites et un seul but marqué dans un groupe encore relevé en compagnie du Mali, Nigéria et Côte d’ivoire.
Gomez est retourné à la formation des jeunes dans l’Atlantique car actuellement il dirige , Sitatunga , club amateur de quatrième division basé à Calavi au Bénin.
Fabisch a été débarqué après la Can et décédé en juillet 2008.

Can 2010 : Gomez – Dussuyer

En sapeur pompier , c’est Wabi Gomez qui débute la premier tour des qualifications , le Bénin était dans un groupe en compagnie du Niger , Angola et Ouganda. Le technicien béninois défait 3-0 lors de la première journée à Luanda cède sa place à Michel Dussuyer en juin 2008 sur une victoire 4-1 contre l’Ouganda à Cotonou. Le français va réussir sa mission avec trois victoires sur le Niger et l’Angola pour terminer premier du groupe avec 12 points .
Dans la seconde phase des qualifications couplées Can 2010 et Mondial 2010, le Bénin tombe dans le groupe du Ghana , Mali et Soudan. Les trois premières places étaient qualificatives pour la Can et la première pour le Mondial. Avec trois victoires dont une historique contre le Ghana à domicile 1-0 qui assure le ticket pour la Can avant l’ultime journée. Les Ecureuils vont se qualifier pour une seconde Can consécutive en terminant deuxième du groupe avec 11 points derrière le Ghana et devant le Mali.
Michel Dussuyer poursuit avec les Ecureuils à la Can. Après avoir décroché le premier point du Bénin en phase finale en faisant 2-2 contre la Mozambique , le Bénin perd 1-0 contre le Nigéria et 2-0 contre l’Egypte future championne d’Afrique.
Le sélectionneur français sera viré après le tournoi. Il fera des piges en Guinée et Côte d’ivoire avant de faire son come-back en juillet 2018

Géraud Viwami .

Ecureuils : La liste des 23 dévoilée le 28 mai,  le plan de préparation (officiel) !

Le Bénin disputera  le mois prochain en Egypte sa quatrième coupe d’Afrique des Nations. Logé dans le groupe F en compagnie de la Guinée Bissau , le Ghana et le Cameroun , champion en titre , les Ecureuils sont désormais fixés sur leur plan de préparation et la date de sortie de la liste des 23.

Le sélectionneur des Ecureuils Michel Dusssuyer annoncera la liste des 23 joueurs qui disputeront la Coupe d’Afrique des Nation le 28 mai prochain. Il y aura également des réservistes qui suivront un programme spécial par précaution pendant que le groupe retenu sera en stage.

Les 23 joueurs entameront le stage de préparation au Maroc d’abord à Ifrane du 3 au 9 juin. Puis se déplaceront à Marrakech ou El Jadida pour la seconde phase du 10 au 20 juin. Le Bénin disputera deux matches amicaux , le 11 juin contre la Guinée et le 18 juin contre la Mauritanie. Le stage prendra fin après cette dernière rencontre.

La Can débute le 21 juin et le Bénin entrera en lice le 25 juin contre le Ghana.

Un staff étoffé

Comme annoncé depuis plusieurs semaine, le staff sera renforcé avec la venue d’Aymen Jedidi, qui officie au RC Lens , comme préparateur physique adjoint et Pascal Lafleuriel comme analyste vidéo pendant le tournoi.

Géraud Viwami.

Ecureuils : Michel Dussuyer «  je suis venu au Bénin pour  relever ce genre de challenge »

Le sélectionneur des Ecureuils Michel Dussuyer était en conférence de presse hier, il a évidemment évoqué la rencontre du 24 mars prochain contre le Togo à Cotonou, la liste des 23 joueurs convoqués  et les enjeux de cette dernière journée. Morceaux choisis.

 

 

Chams Deen Chaona et Rodrigue Fassinou

« Je pense que Chams Deen Chaona joue en défense centrale dans son club, j’ai déjà beaucoup de défenseurs centraux. On a essayé de le faire travailler sur le côté droit mais ce n’est pas quelqu’un qui a beaucoup de repères sur ce poste actuellement. L’idée c’est que maintenant que les joueurs locaux ont du temps de jeu, suffisamment de rythme et de compétition, c’était d’appeler Rodrigue Fassinou sur ce poste qui peut apporter un plus dans ce registre »

L’enjeu du match

« Je pense que tous les joueurs sont conscients de l’enjeu, ils sont tous responsables, ils sont tous motivés aussi pour ce billet qualificatif à la Can. Certains d’entre eux sont passés près malheureusement après le match de  Bamako  cela a été une souffrance pour tout le monde. Et puis ceux qui n’y ont pas participé, ils ont envie de découvrir la coupe d’Afrique. Tout le monde est motivé depuis le début de la campagne. Je sais que j’ai des joueurs qui sont prêts, on a cette finale à disputer. L’aspect mental va beaucoup compter et je sais que les joueurs ont faim. »

Son plan de jeu

On a les moyens de contrer cette équipe. On l’a déjà fait à Lomé. Mon plan de bataille il est déjà  dans ma tête.  La clé ça être le mental pour beaucoup. C’est un derby augmenté par une dimension dramatique. Il y a un enjeu de qualification derrière.  Le mental va beaucoup compter.

Attendons de savoir le résultat du match Algérie – Gambie , le vendredi  soir. Au début du match on sera peut être qualifié, il ne faut pas  se tromper. Il ne faut pas être sur le reculoir en se disant qu’il faut serrer les fesses jusqu’à la fin du match. Il faut qu’on ait une équipe qui se libère qui évacue cette pression soit déterminée, de l’agressivité, de la générosité. Tous ces aspects mentaux pour bien faire sentir aux togolais que ce n’est leur jour c’est le nôtre.  Et il y a les détails, chaque match bascule sur les détails, les coups de pieds arrêtés.  Des exploits ou erreurs individuels. Il s’agit d’être efficace et tirer parti de nos temps forts. Etre efficace dans les deux surfaces de réparation sur le plan offensif et défensif »

Steve Mounié

« Notre buteur n’est pas à la hauteur en terme de statistiques mais on sait aussi qu’on compte beaucoup sur lui »

Le public

« C’est un match où il y aura beaucoup de pression à cause de l’enjeu qu’il y a derrière. Nous avons la chance de jouer ce dernier match à la maison et avec notre public. Je pense que tous les gens qui seront au stade comme ils l’ont fait contre l’Algérie. Ils peuvent nous aider à sublimer notre équipe. La difficulté dans ce genre de match c’est d’arriver  à le jouer que les joueurs ne soient pas inhibé par la pression qu’on arrive à s’exprimer pleinement. Si on y arrive on a les moyens de rivaliser avec cette équipe du Togo. L’apport du public est important parce qu’il permet à un moment de se sublimer. Quand vous sentez derrière vous le soutien de tout un stade,  chacun se livre à fond.  On aura besoin de toute cette énergie pour ce match. J’attends du public qu’il nous aide, qu’il ait confiance en son équipe parce qu’on a les moyens de bien faire, de mettre de la joie, de répondre aux attentes de tous les béninois. Il y aura des temps fort et faibles. Dans les temps faibles qu’il soit là pour nous pousser comme il y a eu cette réaction en fin de match quand on était réduit à dix contre l’Algérie et qu’ils ont aussi porté l’équipe ».

Emmanuel Imorou

« Concernant Manu (Imorou) c’est vrai que depuis le mois de janvier il a traversé une période difficile non pas parce qu’il est blessé ou parce qu’il était malade mais parce que il y avait des problèmes de santé dans son entourage très proche. Donc cela a affecté aussi très durement le joueur qui a fait passer pendant quelques temps le football au second plan. Mais depuis il est revenu il a repris du temps de jeu avec la réserve. Il s’entraine régulièrement avec les pros. Il a fait un match amical avec la réserve le week-end. J’ai espoir qu’il va jouer ce week-end  contre Saint Etienne.  Il fait partie intégrante du groupe. Bien sûre que je suis conscient que ce n’est pas les meilleures conditions j’aurai préféré que  tous les joueurs soient à temps plein avec du temps de jeu. Mais ce sont des joueurs d’expérience qui compose le groupe sur lesquelles on se doit de s’appuye r ».

Les nouveaux Soukou et Aguémon

« De toute façon il y a trois absents chez nous , trois suspendus. De fait il y avait trois nouveaux joueurs. Tous n’ont pas fait la campagne. Cèbio Soukou , il était avec nous en Gambie. Ce n’était pas une perte de temps loin de là. Cela lui a permis un peu de mesurer le football africain de prendre beaucoup d’informations. Je pense qu’aujourd’hui il a surement un niveau de préparation et d’informations qui pourrait lui permettre d’être plus performants et de s’exprimer pleinement. Concernant Yannick Aguémon c’est une première pour lui mais c’est un garçon qui est expérimenté. Comme  j’ai dit tout à l’heure ils ont tous envie d’être à la Can. C’est un événement qu’ils tous envie de vivre y compris chez les nouveaux comme chez les anciens, ils sont conscient de l’enjeu. Ils sont conscients que ce sera un match difficile et compliqué, ils sont tous déterminés à vouloir passer cette étape pour aller en Egypte au mois de juin ».

Son état d’esprit

« Je suis serein et déterminé, bien sûr c’est un match couperet j’en ai déjà disputé par le passé. J’ai aussi un capital expérience qui me permet d’appréhender ce type de match. Maintenant comme je l’ai dit. Je suis venu au Bénin pour relever un challenge qui est celui de la qualification. Aujourd’hui on prépare le match avec le plus grand soin. Tout ce qu’on souhaite c’est de faire un grand match »

Le groupe

« Tous les postes sont doublés. Il y a David Kiki aussi qui a récupéré du temps de jeu depuis le mois de janvier vous le savez c’est une bonne nouvelle. On a une semaine pour travailler intégrer les nouveaux, jauger les états de forme et construire la meilleure équipe possible pour ce match. S’ils sont là c’est que je pense qu’ils peuvent nous aider. Ce sont  de jeunes joueurs qui méritent d’être là ».

Rodrigue Kossi

« Il  est en train de faire quelque chose de bien avec  le Club Africain, il est en train de gagner ses galons de titulaires. C’est  le signe d’un garçon qui franchit des paliers qui peut apporter quelque chose à notre équipe. Ils ont encore un match de ligue des champions contre Ismaily , peut-être l’occasion pour lui d’enrichir son capital expérience »

Patrick Sèdjamè

«  C’est un joueur dont j’ai apprécié, les qualités.  J’essaye de mesurer le potentiel, il a des qualités c’est une occasion aussi pour lui. A travers cette semaine de préparation d’emmagasiner encore, de s’enrichir. On verra dans la semaine comment il se comporte »

Stéphane Sèssegnon

« On sait tous depuis des mois qu’il est suspendu, tout le monde sait l’importance qu’il a dans cette équipe. C’est un leader technique et c’est aussi le capitaine de cette équipe. C’est un joueur très important dans la gestion de l’effectif. On n’a pas d’autres joueurs de son niveau donc aujourd’hui  c’est collectivement qu’on doit trouver les réponses, c’est à chacun d’amener un plus dans l’équipe. C’est à chacun d’en faire un peu plus »

Géraud Viwami

Ecureuils : Michel Dussuyer «  je m’attends à un match difficile en Gambie»

Le sélectionneur des Ecureuils Michel Dussuyer a tenu ce matin dans les locaux du ministère des sports pour évoquer sa liste des 22 convoqués contre la Gambie pour le compte de la 5e journée des qualifications de la Can Cameroun 2019. Morceaux choisis.

Sur la qualification possible en Gambie

« A chaque match on essaye de faire le meilleur résultat possible. On a notre destin en main. On joue 24 heures avant le Togo donc on leur mettra un peu de pression. »

Sur l’absence de Stéphane Sèssegnon

« C’est un grand joueur. Il faut trouver la formule collective. La semaine de travail, l’attitude des uns et des autres pour faire la meilleure équipe possible en fonction des entraînements. Sèssegnon va nous manquer. Cela ne va pas nous empêcher d’avoir l’ambition de se qualifier. Personne ne pourra Sèssegnon. Il est très important on n’a pas d’équivalent. C’est un leader de l’équipe. Les commissions de discipline ont leur critère. Un rouge direct c’est deux matches.  Les commissions de discipline ne cherchent pas à comprendre. »

Djiman Koukou

« Il a retrouvé un club, il est dans les condition d’entraînement, un match et demi dans les jambes.  C’est un joueur d’expérience. On connaît ses qualités dans l’impact. C’est un milieu de terrain, un secteur de jeu où on n’est pas aussi fourni que ça.

Cèbio Soukou

« On le suit depuis des semaines. Il est capable d’évoluer dans plusieurs registres. En plus club il joue en neuf et demi. Actuellement il a un souci à la cheville. Normalement ce week-end il va jouer avec son club. Le niveau de la D3 allemande est professionnel. Je rappelle que nous avons des joueurs de quatrième division en sélection. Indépendamment du niveau, il y a de la qualité chez les joueurs en fonction des trajectoires. Aussi on n’a pas de joueurs en Ligue 1.  On n’a pas mieux que ça. On verra son intégration, c’est toujours bon que les joueurs viennent découvrir.»

Emmanuel Imorou

«  Il a une petite élongation mais il a repris l’entraînement collectif depuis mercredi. Je ne sais pas si son coach va le prendre pour le match contre Bordeaux en championnat ce week-end »

L’adversaire gambien

« C’est une équipe que je n’ai jamais affrontée. La Gambie a de la qualité avec des joueurs en Europe, ils ont un bel effectif. Aujourd’hui, mathématiquement, ils ne sont pas éliminés. Ils auront à cœur de faire un résultat. L’état du terrain n’est pas parfait. C’est pour les deux équipes. Je m’attends à un match difficile. Il faut faire preuve du même état d’esprit que face à l’Algérie.

Le plan de jeu

«  Je ne suis pas un coach  qui change de système tout le temps.  Je sais m’adapter au point fort et faible de l’équipe.  C’est ce point qui guide ma démarche. On a un calendrier qui n’est pas facile avec trois matches sur quatre à l’extérieur. C’est aussi un travail collectif qui permet à l’équipe de donner des garanties comme contre l’Algérie. Ce sont des critères que l’on prend en compte concernant l’organisation qu’on veut mettre en place. J’ai ma petite idée sur la stratégie à utiliser pour aborder ce match »

Sur un retour de Rudy Gestede

« Il m’a appelé. Il est prêt à revenir.  J’estime qu’il est trop tôt pour le faire revenir. Il revient de blessure aussi. Il a moins de temps de jeu que d’autres joueurs. J’ai fait le choix d’attendre un peu »

Le scénario idéal

« Que nous gagnions en Gambie et que le Togo ne gagne pas face à l’Algérie. Tous les autres cas nous obligeront à jouer un match dernier match décisif »

Géraud Viwami

Ecureuils : trois choses à savoir sur Cèbio Soukou

Convoqué pour la première fois chez les Ecureuils, le milieu offensif d’Hansa Rostock Cèbio Soukou fera ses débuts  sur la scène internationale, l’occasion pour Bjfoot.com de vous révéler trois choses que vous ne saviez pas sur le futur international béninois.

Entre galère et relance

A 26 piges, il va découvrir la scène internationale sous le maillot des Ecureuils. Soukou est un allemand d’origine béninoise convoqué pour la première fois par Michel Dussuyer dans la liste des 22 Ecureuils retenus pour affronter la Gambie le 17 novembre prochain dans le cadre de la 5e journée des qualifications de la Can Cameroun 2019. Une première cape qu’il ne voyait presque pas venir de sitôt dans sa carrière. Formé à Bochum, il ne perce pas  en équipe première dans le club sa ville natale. Après 11 apparitions dont une seule comme titulaire en équipe réserve en Regionaliga équivalent de la 4e division allemande. A 20 balais il  va se faire un nom sur le tard  au RW Essen dans la même division. En 2012-2013, il pointe une régularité  avec 4 buts en 25 apparitions dont 22 titularisations. Mais la saison suivante il est contraint de rester à carreau. Dix mois d’indisponibilité  suite à une entorse des ligaments en aout 2013.

Après une saison blanche, il revient sur l’exercice 2014-2015 où il  n’aura besoin que de 18 apparitions pour planter 4 buts à nouveau. Cette fois-ci, il enchaîne une seconde saison d’affilée . 3 buts en  13 apparitions suffiront pour le faire basculer en division supérieure. Erzegebirge Aue, le recrute alors en troisième division Allemagne en janvier 2016  contre un chèque de 150 mille euros. Soukou signe deux ans et demi et convainc rapidement dans sa nouvelle équipe en marquant dès sa troisième apparition. Il participe activement  (16 matches, 2 buts) à la montée du club en deuxième division en mai 2016.

Meilleur buteur en club

Dans l’antichambre de la Bundesliga, il a aligne deux saisons 2016-2018.  Une première où il enchaine du temps de jeu 28 matches pour 2 buts. Sur la seconde saison, il est freiné par des blessures au genou et à la cheville, il joue moins. 14 matches mais marque plus 4 buts malgré un exercice en dent de scie. En fin de contrat en juin dernier, il opte pour Hansa Rostock en troisième division. Un choix bien calculé, car le club est dirigé par le coach bulgare Pavel Dotchev, le même qui l’avait fait signer à Erzgebirge en janvier 2016. Viré en février 2017,  Dotchev était en poste à Rostock depuis une année.

Mis en confiance, Soukou revit tant bien que mal avec 5 buts en  11 matches sur 14 possibles en championnat. Si Hansa Rostock est 6e à un seul point du podium c’est aussi parce qu’il est le  meilleur buteur du club.

Soukou est un  joueur de grande stature (1,86m) capable d’évoluer à tous les postes offensifs. Aussi bien dans l’axe ou sur les deux côtés. Il présente un profil dont les Ecureuils ne disposent pas actuellement. Dussuyer le connaîtra davantage pendant le stage à venir, à savoir s’il aura sa première cape en Gambie ?

Absent en club la semaine dernière parce que touché à la cheville,  il devrait être sur pied pour sa première convocation la semaine prochaine.

  Un premier coup pour Dussuyer

Connu pour avoir convaincu certains binationaux comme Emmanuel Imorou ou Michael Poté à rejoindre les Ecureuils il y a huit ans, Michel Dussuyer vient de signer son premier coup pour son deuxième mandat à la tête de l’équipe du Bénin.  En effet le nom de Soukou circulait dans le sillage de la sélection depuis un peu plus d’un an. Avec le concours de son adjoint, Moussa Latoundji et son parcours germanophone qui s’est déplacé pour rencontrer le joueur il y a quelques semaines. Ce dernier a rapidement donné son accord en septembre dernier. Il aura patienté quelques semaines afin d’obtenir son passeport béninois afin d’obtenir le droit d’être convoqué par le pays de son père.

Géraud Viwami