France : blindé par le PSG, Colin Dagba le doux rêve des Ecureuils

Le PSG vient d’officialiser la prolongation du contrat de Colin Dagba jusqu’en 2023. L’arrière droit français dont le père est d’origine béninoise prolonge l’aventure de trois années supplémentaires avec le club de la capitale française mais reste bien loin des Ecureuils pour l’instant.

L’effet Tuchel

Quand Colin Dagba (20 ans, 3 matches en L1 )  a débarqué de Boulogne il y a deux ans, il ne s’imaginait pas une telle suite. Après une saison avec la réserve (6 apparitions) il s’est rapidement vu proposé un premier contrat pro de trois de ans jusqu’en 2020 l’été dernier. Il  confirme lors de son second exercice avec la réserve francilienne (19 matches).

Arrivé sur le banc francilien cet été, Thomas Tuchel décide d’élargir son groupe avec les jeunots afin de combler un groupe privé de ses mondialistes mis au repos après le tournoi. Dagba fera toute la préparation estivale et la tournée américaine dans la peau d’un titulaire. Le belge Thomas Meunier est au repos et le brésilien Dani Alves se remet toujours de sa grave blessure au genou. Dagba va effectuer ses débuts pro en étant titulaire lors du trophée des Champions puis  deux fois sur les trois premières journées de championnat avec un maillot N°34 sans nom floqué. Le technicien allemand  aime bien son profil et l’a même replacé à gauche contre Guingamp en Ligue 1 lors de la deuxième journée. Mais il garde la tête sur les épaules dans ses déclarations « Je ne m’attendais pas du tout à être là, mais j’ai su saisir l’opportunité. Pourquoi pas maintenant avoir du temps de jeu cet été ? Mais il faut d’abord continuer à progresser, travailler à côté des grandes stars. Après on verra. »

Meunier est revenu dans le groupe et le joueur formé à Lens s’éclipse. Mis à disposition de l’équipe première à plein temps , il n’a disputé la moindre minute avec la réserve. Il est même passé devant Alec Gorgen , grand espoir formé au club au même poste.

Dagba va réapparaître en milieu de semaine dernière contre Reims  avec son dossard pro, le 31 avec son nom floqué cette fois-ci. Mais il est contraint de sortir sur blessure à la 23e minute. Il souffre de souffre d’une lésion musculaire et nécessite quelques jours de repos.

En pourparlers en vue d’une prolongation, l’opération a été officialisée ce jour même. Habitué à voir filer ses jeunes perles faute de promesse de temps de jeu, le PSG  a blindé le joueur de 20 ans jusqu’en 2023. Les parisiens peuvent voir venir Leipzig et les autres prétendants qui lorgnaient sur lui.

L’effet Kimpembe

A son arrivée au PSG en 2016 , Dagba dans un entretien accordé aux sites Titi du PSG  en septembre 2016 il disait  concernant sa future carrière internationale « Mon choix est fait, ça sera les Bleus ! Je n’ai jamais trop suivi la sélection du Bénin» des propos qui affichent sa préférence pour le maillot des Bleus pour l’instant. La France a fortement arrangé sa côte sur le marché avec son titre de champion du monde mais le jeune parisien à des modèles à portée de main. Ils côtoient à l’entrainement le défenseur Presnel Kimpembe, champion du monde français,  pur produit de la formation francilienne qui a été lancé au club avant de se faire une place en équipe de France. Une trajectoire qui peut inspirer Dagba. Ce dernier fin mai a eu la chance d’affronter avec les U19 du PSG une équipe de remplaçants des Bleus de Didier Deschamps à Clairefontaine avant le départ de l’équipe pour la Russie avec des étoiles pleins les yeux après l’opposition perdue 5-0. « Il faut bien l’avouer ce fut assez difficile sur le plan physique car ils ont une grande facilité à garder le ballon ! C’est du très très bon niveau technique…Ils nous ont mis en difficulté sur quasiment toutes leurs offensives et avec une efficacité redoutable ! C’était une bonne opposition sur une superbe pelouse, j’ai pris beaucoup de plaisir. Trois joueurs m’ont vraiment impressionné : Ousmane Dembélé, Antoine Griezmann et N’Golo Kanté. Nous n’avions pas de pression particulière étant donné que nous n’avions pas de consignes précises, sauf prendre du plaisir ! » conclu le  gaminLe chemin pour arriver chez les Bleus est loin d’être gagné.

L’effet Dussuyer ?

Après avoir démarré sa nouvelle aventure à la tête des Ecureuils le mois dernier, Michel Dussuyer a déjà pris contacts avec plusieurs binationaux afin de les convaincre de rejoindre son groupe. Dagba fait partie des pistes explorés sans succès pour l’instant. Le sélectionneur des Ecureuils attend de rencontrer le joueur pour un entretien. Sur le terrain, en quête d’un arrière droit de métier depuis près d’une décennie accueillir Dagba dans son effectif serait presque du pain béni pour le technicien français.

Personne ne doute de la qualité du discours de Dussuyer qui lors de son premier passage avait réussi à convaincre Emmanuel Imorou de rejoindre les Ecureuils quand ce dernier était sans doute au pic de sa carrière convoités par des clubs huppés. On ne demande qu’à voir ce doux rêve des béninois devenir réalité.

Géraud Viwami

Ecureuils : le 3-4-3 de Michel Dussuyer, une bonne idée ?

Michel Dussuyer a sans doute surpris en installant une équipe béninoise en 3-4-3 pour sa première, un choix tactique qui a permis aux Ecureuils de ramener un point de Lomé face au Togo  mais tout n’a pas été parfait.

Ce qu’on a aimé

Le duo central du milieu Jordan Adéoti – Stéphane Sèssegnon a été complémentaire. On ne pouvait pas s’y attendre mais ça a marché.  Parce que le premier ne s’est pas économisé dans le pressing  et le replacement et que le second a surpris par son activité, ce dont on doutait presque. Le capitaine s’est aussi révélé utile dans la construction, tel un leader avec beaucoup de sérénité et des choix de relances. S’il peut conserver cet engagement, cette collaboration peut durer.

Le trio défensif n’a pas perdu de temps pour se comprendre. Khaled Adénon et Junior Salomon déjà alignés à plusieurs reprises avaient déjà des affinités ce qui n’a pas empêché, Olivier Verdon aligné pour la première fois en sélection en défense centrale de sortir une copie très propre.  Les trois centraux ont aussi transmis l’assurance aux milieux avec la multiplication des relances courtes qui traduit une volonté de construire depuis l’arrière base.

Ce qu’on a moins aimé

Si le Bénin a frappé pour la première fois dans ce match après la 20e minute c’est qu’offensivement, les attaquants ont mis du temps à rentrer dans le rythme. Toute l’animation offensive était poussive. Pourtant ce n’est pas la première fois que  le trio Dossou-Poté-Mounié était aligné mais la configuration n’était pas la même. Mounié a souvent manqué d’appui malgré son bon travail en pivot. Les attaquants intérieurs qu’étaient Poté et Dossou ne resserraient pas assez vers le but pour combiner. Les rares fois où c’est arrivé, les Ecureuils ont été dangereux. Des automatismes à revoir.  Le positionnement relativement  bas de la ligne défensive n’a pas vraiment aidé car les Ecureuils qui ont récupéré souvent les ballons trop loin des buts adverses mettent du temps à amorcer les attaques et n’ont pas pu utiliser notamment la vitesse de Dossou en profondeur par exemple.

Les coups de pied arrêtés aussi doivent être mieux exploités car l’équipe dispose du potentiel  avec quatre joueurs de plus d’un mètre 84 avec un jeu de tête de qualité dont Steve Mounié, redoutable dans ce secteur.

Les pistons alignés dans les couloirs ont failli offensivement. Diminué par son mal à la cheville, David Kiki pourtant reconnu pour son apport offensif a été timide même si son second acte été un peu mieux. On attend beaucoup plus d’apports dans la moitié adverse. A droite Chams-deen Chaona a fait un match impeccable sur l’aspect défensif mais n’a presque servi à rien offensivement.  Dans ce système les milieux latéraux sont loués pour leur apport offensif clés.

Géraud Viwami

Togo – Bénin : le best of de la conférence de presse de Dussuyer

Avant de défier le Togo demain après-midi au stade municipal de Lomé, Michel Dussuyer a abordé longuement sujet en conférence d’avant-match dans la capitale togolaise. Morceaux choisis. 

Le contexte du match

« C’est toujours important de bien débuter. Nous sommes dans une période délicate. Tous les matches sont difficiles en Afrique. Ce sera un match engagé. On sait ce qui nous attend. Le temps est court, c’est cinq jours pour se préparer. C’est peu il faut du temps en sélection pour prendre contact. Il y a des anciens que je connais. J’ai un bon effectif avec des nouveaux que j’apprends à découvrir »

Le niveau de son effectif

«  On est dans une configuration où on a un effectif réduit. On a un effectif de qualité pour prétendre jouer notre carte à fond pour se qualifier dans ce groupe »

Le poste d’arrière droit

« On a travaillé à onze (rires) pas à dix donc il y aura quelqu’un à ce poste-là »

La hiérarchie des gardiens

« il y a une  hiérarchie qui existait avant mon arrivée , on va rester sur une forme de continuité »

La pelouse synthétique

« Les joueurs ont quelques repères fondamentaux. On a travaillé hier et aujourd’hui sur ce genre de pelouse pour qu’il prenne leurs habitudes. »

La santé du groupe

«  A part le forfait de Manu Imorou, on a avait une petite crainte pour David Kiki mais avec les soins ça va. Il sera apte »

Le niveau de l’adversaire

«  malgré qu’on soit en avance au classement Fifa , le Togo est une excéllente équipe. On aura fort à faire avec un effectif à rivaliser. L’objectif c’est la qualification. Mon style de jeu est de faire en sorte que mon équipe pratique son jeu , sans balancer. Tout ça demande du temps. »

Un plan anti-Adébayor

« Non. Sheyi tout le monde le connait. On sait de quoi il est capable. On sait tous l’importance qu’il a dans cette équipe. Il faudra être très attentif, il est capable de faire la différence »

Géraud Viwami

Ecureuils : Dussuyer aurait finalement signé cette semaine !

En attendant l’officialisation , Michel Dussuyer est revenu au Bénin cette semaine. De sources très proche de la fédération béninoise de football  nous venons d’apprendre que  le technicien français a finalement paraphé son contrat pour prendre la tête des Ecureuils mardi dernier dans la soirée dans les locaux du ministère des sports. Une opération réalisée en toute discrétion  préalable à une officialisation imminente?

Selon nos informations , Dussuyer s’est engagé pour une durée d’une année seulement avec pour objectif principal de qualifier les Ecureuils pour la Can Cameroun 2019. Il officiera son premier match officiel contre le Togo le mois prochain pour le compte de la deuxième journée des qualifications.

Dans la foulée de sa signature , Dussuyer a rejoint la délégation béninoise au chevet de l’équipe nationale junior en stage à Lomé dans la journée du mercredi dernier. Il s’est rendu à Cape Coast ce jeudi avec le groupe qui affronte le Ghana samedi prochain en match aller du dernier tour des qualifications de la Can Niger 2019, qu’il supervisera en retrait.

La composition de son staff devrait être dévoilé dans les jours à venir.

Géraud Viwami 

Ecureuils : Vers le choix d’un adjoint jeune et moderne

 

Annoncé sélectionneur des Ecureuils pour son retour au Bénin, Michel Dussuyer dont la venue pourrait être officialisée le 1er juillet doit maintenant composer son staff mais avec quels profils de techniciens ?

 construire le staff:  premier match de Michel Dussuyer

La réussite d’un entraîneur à la tête d’une équipe ne dépend pas seulement de ce dernier. Dans l’évolution on s’est vite rendu compte de l’importance du staff qui accompagne le manager ou l’entraîneur qui est le principal décideur. Jocelyn Gourvenec a refusé de signer à Nantes cet été parce que le président Kita ne voulait pas qu’il emmène tout son staff chez les Canaris. Rien que ça.

Il y a des tandems qui ont toujours bien fonctionné comme Guy Stephan et Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France.

Nouveau sélectionneur des Ecureuils les premiers choix de Michel Dussuyer seront attendus comme des signaux forts. Lors de son premier passage en 2008 -2010, il avait été secondé par Wabi Gomez  puis Fortuné Glèlè. Avec Oumar Tchomogo comme 2e adjoint. Mais c’était il y a une décennie, une autre époque.

Jeunesse, travail et ouverture d’esprit

Le technicien français a souvent l’habitude de s’adjoindre un local comme lors de sa dernière expérience en Côte d’ivoire, Ibrahim Kamara était à ses côtés. Ce dernier assure l’intérim d’ailleurs depuis son départ. Il ne devrait pas déroger à cette règle au Bénin prochainement. De source proches de la fédération nous avons pris qu’intégrer un technicien local comme adjoint a été négocié lors de sa venue.

Le nouveau sélectionneur pourrait privilégier, un technicien jeune ouvert d’esprit et qui a déjà une certaine expérience dans le football international en tant que footballeur (génération 1990 – 2000). Quelqu’un qui peut être proche des joueurs et également qui a une bonne image.

Moderniser le staff des Ecureuils

Les staffs modernes ne s’arrêtent pas qu’au  numéro 2, son prédécesseur faisait venir ponctuellement un préparateur physique français, Olivier Rouver en plus d’un kinésithérapeute et un entraîneur des gardiens. Sans oublier que Laurent Djaffo occupait le rôle de manager de la sélection. Ils sont tous hors-jeu désormais, Dussuyer repartira de zéro. Il connaît le pays et sait désormais à qui faire confiance.

Autre paramètre important, intégrer la vidéo dans le travail de la sélection devient incontournable pour le suivi des adversaires mais aussi l’analyse de sa propre équipe. Au Sénégal Aliou Cissé par exemple a confié cette fonction spécialement à l’un de ses adjoints. L’analyse vidéo fait désormais partie des obligations des staffs professionnels dans le foot de nos jours. Le précédent sélectionneur n’en faisait pas par exemple.  Michel Dussuyer ayant assuré ce rôle il y a plus de 10 ans dans l’ombre de feu Henri Michel, alors sélectionneur des Eléphants, se débrouillait tout seul lors de son premier passage au Bénin.

Il est évident que Dussuyer reprendra le contrôle et sera pointilleux sur cet aspect qui peut se révéler est une première victoire quand on connait les influences exercées dans les couloirs. La base de sa réussite passera surement par ses futurs collaborateurs. On dit souvent « dis-mois qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es »

Géraud Viwami 

Crédit photo : Aubay Skyblog 

Ecureuils : Dussuyer, retour en terrain connu

Six mois après le départ d’Omar Tchomogo , Michel Dussuyer a été annoncé aujourd’hui comme nouveau sélectionneur des Ecureuils en attendant l’officialisation. Après un premier passage plutôt réussi à la tête des Ecureuils (2008-2010), le technicien français de 59 ans signe un retour sur en territoire connu.

Terminer « l’inachevé »

Il a avait tristement quitté le navire béninois après la Can Angola 2010 où le Bénin avait terminé dernier de son groupe (Mozambique, Egypte,  Nigéria) avec un point seulement au compteur. De retour de Benguela l’équipe béninoise avait été dissoute et le sélectionneur viré. Pourtant rien ne laissait entrevoir une décision aussi radicale car quelques mois plus tôt, le technicien français avait réussi à extirper le Bénin d’un groupe de qualification relevée en compagnie du Mali et du Ghana notamment, battu à Cotonou lors de la dernière journée des qualifications. En juin 2008, il avait ainsi pris le relais de Wabi Gomez.

Si l’opinion publique et les observateurs s’accordent à dire que le Bénin avait peut être présenté son meilleur visage sur la scène continentale en production de jeu, la fin de l’aventure a laissé un goût d’inachevé. L’ancien cannais, libre depuis sa démission de la Côte d’ivoire fin janvier 2017,  tient donc un second acte  après 8 ans pour terminer ou reprendre son travail ?

Des principes connus

Dussuyer est connu un technicien joueur amoureux du ballon. L’ancien gardien de but arrive généralement à modeler ses formations à son image, joueuse et disciplinée. En 2010, il avait suivi avec attention les performances  des locaux lors du tournoi de l’Uemoa 2009 organisé à Cotonou. Le gardien  Valère Amoussou (Mogas),  Les défenseurs  Adou Mouftaou et Junior Salomon (Aspac) , le milieu défensif Gérard Adanhoumè (Soleil) et le milieu offensif Arnaud Séka  (Tonnerres) avait été intégré à sa liste des 23  pour la Can angolaise. C’est sous son mandat que la ligue professionnelle avait été lancée au Bénin. Sans reprise du championnat depuis six mois, on devrait espérer une reprise imminente afin d’outiller le sélectionneur. Lors de de son dernier passage en Côte d’ivoire, il a conduit l’équipe A’ ivoirienne des qualifications jusqu’à la 3e place  Chan Rwanda 2016.

Dussuyer a également été à l’origine de l’arrivée de plusieurs binationaux dans les rangs des Ecureuils  comme Réda Johnson , Michael Poté et Emmanuel Imorou qui ont débuté sous son passage.

Il aussi lancé plusieurs jeunes en équipe fanion, l’attaquant Mohamed Aoudou buteur-héros des éliminatoires 2010, Djiman Koukou et Junior Salomon.

Des attentes fixées.

L’objectif affiché des autorités béninoises est une qualification à la Can Cameroun 2019.  Vainqueurs de la Gambie 1-0 lors de la première journée, les Ecureuils joueront contre le Togo en septembre.

Sans amicaux depuis novembre 2016, les Ecureuils pourraient disputer un match amical quelques jours  avant de jouer les Eperviers en guise de préparation.

Le technicien français, quart de finaliste de la Can 2004 et 2015 avec la Guinée,  connaissant le contexte local demanderait une restructuration de la direction technique locale ainsi que la reprise des championnats nationaux pour travailler sur le moyen terme.

Géraud Viwami

Ecureuils : La shorlist de la FBF est déposée au ministère des sports !

Après quatre mois de vacances la nomination du prochain sélectionneur des Ecureuils ne devrait plus tarder. Selon nos informations, la FBF a déposé cette semaine une shortlist de trois noms comme attendue au ministère des sports pour le choix final.

Le successeur d’Omar Tchomogo à la tête des Ecureuils sera connu dans  les jours à venir la fin du processus du recrutement du sélectionneur national du Bénin est proche. Après les rumeurs et les candidatures le bureau exécutif de la fédération béninoise de football a déposé, cette semaine, une shortlist de trois au ministère des sports pour la prise de décision finale. Selon nos sources, l’opération a été menée par le président de la FBF, Moucharafou Anjorin himself en relation avec le patron des sports béninois Oswald Homeky dans une grande discrétion. La Shorlist devrait être rendue public dans les jours à venir en attendant les entretiens avec les concernés qui devraient aboutir sur l’officialisation de l’heureux élu. Précédemment évoqués,  les techniciens français Michel Dussuyer et Patrice Neveu seraient retenus. Le trio pourrait être complété par l’ivoirien François Zahoui ou encore le béninois Alain Gaspoz. A suivre.

Géraud Viwami

 

Ecureuils – Exclu : Broos n’est pas intéressé, les candidats pressentis (Exclu) !

Comme nous l’annoncions il y a quelques jours ça s’active dans les couloirs pour la nomination du prochain sélectionneur des Ecureuils. Les autorités ont déjà enregistré une trentaine de candidatures dont plusieurs favoris semblent déjà se dessiner. Bjfoot.com dévoile en exclusivité les premiers noms.

Le successeur d’Omar Tchomogo sera connu dans les semaines à venir depuis le lancement des dépôts de candidatures par les autorités béninoises les dossiers affluent.

Annoncé en Guinée il y a quelques semaines avant la nomination de Paul Put à la tête du Sily National, Huguo Bross , ancien coach du Cameroun,  selon nos sources , ne lorgne pas sur le poste au Bénin. Le technicien belge champion d’Afrique en titre avec le Cameroun n’est pas intéressé par les Ecureuils pour des raisons personnelles.

Selon nos informations une trentaine de candidatures ont été enregistrées. Des techniciens bulgares, norvégiens, croates, belges, serbes, brésiliens, tunisiens ou encore portugais se sont montrés intéressés mais une tendance semble déjà se dessiner avec cinq postulants pressentis.

Francois Zahoui (55 ans), l’ivoirien, finaliste de la Can 2012 à la tête des éléphants ivoiriens sans encaisser de buts. A la tête du Niger il a remis l’équipe locale sur pied en quelques mois mais sur le départ à Niamey il se montre visiblement intéressé par le challenge béninois.

Michel Dussuyer (58 ans), Il était déjà à la tête des Ecureuils en 2010 lors de la dernière qualification du Bénin à une Can. Apprécié sur le plan local, il connait bien le contexte béninois. Il est sans poste depuis son départ de  la Côte d’Ivoire en 2017.

Alain Gaspoz (47 ans), le  bénino-suisse était précédemment cité. Reconnu sur le plan local il  a été champion du Bénin 2010  avec l’Aspac. Titulaire d’un UEFA A, il est libre de tout engagement. L’ancien international béninois connaît le sillage de la sélection béninoise avec laquelle il a connu 2 Can (2004-2008).

Patrice Carteron (47 ans), ancien sélectionneur du Mali, 3e de la Can 2013.  Il  a également entraîné le TP Mazembé vainqueur de la Ligue des Champions 2015. Actuellement coach de Phoenix Rising (USA), le nom de l’ancien technicien circule avec  quelques doutes quand même.

Patrice Neveu (63 ans), son dernier job était à la tête de la sélection haïtienne en 2015. L’ancien sélectionneur de la Mauritanie est libre de tout contrat. Il était pressenti au Soudan en décembre dernier et ce n’est la première fois qu’on parle de lui au Bénin.

Géraud Viwami

Ecureuils : trois noms pour reprendre la sélection béninoise. 

Omar Tchomogo devrait quitter la tête des Ecureuils à la fin de cette semaine même au terme de son bail. Même si la fédération et le ministère des sports n’ont  toujours pas ouvert officiellement la course à la succession de l’ancien international béninois, voici trois profils de techniciens qui pourraient prendre le relais à  la tête de la sélection béninoise et bâtir un projet sur le long terme.

Patrice Neveu

Ce n’est pas la première fois que son circule dans le sillage de la sélection béninoise, la dernière fois c’était déjà le cas en 2011 et 2014. Depuis le technicien français a fait du chemin, avec en prime une belle aventure à la tête de la sélection haïtienne qu’il a conduit à la Copa América.

Son CV en dit long sur son parcours sur le continent africain où il a une certaine expérience.

Neveu a déjà conduit quatre sélections africaines en commençant par être directeur technique national au Niger (1999), Guinée (2004-2006), RD Congo (2008-2010) et la Mauritanie (2012-2014). Son expérience chez les Mourabitounes peut bien militer en faveur car il a réussi à conduire les locaux mauritaniens au  Chan 2014 en Afrique du Sud après avoir éliminé le Libéria et le Sénégal en qualifications. Il établit un record en faisant progresser le pays de 73 places au classement Fifa (de la 206e place à la 133e place). Une belle performance pour cette modeste nation et qui pourrait donner des idées aux autorités béninoises qui seraient à la recherche d’un profil capable de maintenir à flot l’équipe fanion tout en bâtissant avec la pépinière locale. Une double-casquette sélectionneur-DTN  ne serait pas une mauvaise idée.

Il était tout proche de prendre la tête de la sélection soudanaise il y a quelques jours mais il a finalement décliné l’offre à la dernière minute. Un revirement de situation étonnant qui laisse croire que le vieux briscard de 63 ans est bel et bien pisté par le Bénin.

Michel Dussuyer

Il est le dernier sélectionneur qui a qualifié le Bénin pour une Can et c’était en 2010. Depuis il a franchi un cap sur le continent en faisant un quart de finale avec la Guinée en 2015 et surtout en se voyant confier l’équipe de Cote d’ivoire fraîchement championne d’Afrique 2015. Même s’il a échoué au premier tour de la Can Gabon 2017, Dussuyer conserve une belle cote sur le continent et notamment au Bénin où il a laissé un très bon souvenir. Personne n’a oublié comment il a su sublimer ce qui est présenté comme aujourd’hui comme l’une des meilleures époques des Ecureuils en 2009-2019. Mais certaines interrogations sont légitimes ? Dussuyer pourrait-il être intéressé par un retour en terre béninoise ? Il a déjà fait deux passages à la tête du Syli National. Il y a espoir. Mais le Bénin peut-il s’aligner sur ses conditions salariales car son statut a bien grimpé en sept ans ?

Alain Giresse

Il était à la tête du Mali qui a humilié les Ecureuils à Bamako, l’ancien bordelais déposé sa démission dans la capitale malienne en septembre dernier. Il est donc libre de tout contrat mais il connait bien le continent africain. L’ex-international français dirigé le Gabon, le Sénégal et le Mali à deux reprises. Une belle carte de visite sur le papier qui pourrait apporter certes une expérience sur le banc du Bénin.

Mais seul bémol, l’Etat béninois sera-t-il en mesure de s’aligner sur le calibre financier  du technicien qui a mené le Mali à la troisième place de la CAN 2012?

Géraud Viwami

A la recherche d’un diplômé Uefa A

Le Bénin qui a tourné dos à un technicien comme Michel Dussuyer, entre autres pour défaut de coaching, devra se tourner vers une solution d’élite. La Fédération béninoise de football sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur dans son choix. Selon nos sources, un diplômé Uefa A ayant connu l’élite européenne est recherché.

Le Bénin qui a tourné dos à un technicien comme Michel Dussuyer, entre autres pour défaut de coaching, devra se tourner vers une solution d’élite. La Fédération béninoise de football sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur dans son choix. Selon nos sources, un diplômé Uefa A ayant connu l’élite européenne est recherché.

Aubay

Certains vous parleront en termes de degré. Le 3e, notamment dont beaucoup de techniciens béninois s’enorgueillis. Mais le monde du foot a tant évolué que les diplômes d’entraîneurs sont nivelés. Uefa A pour ceux qui doivent encadrer des seniors professionnels et Uefa B pour ceux qui encadrent des joueurs de catégories inférieures ou adjoints dans des ligues 1.

Michel Dussuyer, on le sait, n’a pas connu le haut niveau dans son pays, en tant qu’entraîneur. Son dernier club était l’As Cannes évoluant en D3 française (Le National).

Sur la place aujourd’hui, il n’existe donc pas d’entraîneur officiant au Bénin et ayant déjà encadré une équipe dans une ligue1 des 5 championnats majeurs européens (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne, France).

Un sélectionneur majeur pour les Ecureuils ?

Entre les faux diplômés, les amis des amis et les apprentis sorciers et les experts en tout qui n’ont jamais rien gagné dans leur carrière, l’Afrique se perd parfois. Et le Bénin était sur cette trace. Ils sont nombreux à avoir cédé aux sirènes de la ligue professionnelle béninoise. Ces entraîneurs importés sont à la hauteur du niveau du championnat professionnel expérimental. Mais sont-ils à la hauteur de la sélection nationale du Bénin où les rares talents sont déjà au-dessus du niveau de la ligue professionnelle béninoise ?

Il est des moments où il faut s’élever au-dessus pour tirer vers le haut de jeunes talents en quête d’expérience et de partage de vécu avec un entraîneur ayant connu des succès tant en tant que joueur que coach.

Le Bénin n’a jamais visé dans cette catégorie. Et le moment semble venu de rechercher un technicien qui a remporté des titres dans sa carrière, dans un championnat majeur européen. La fédération renifle sur cette piste. La Côte d’Ivoire (où l’Etat investit moins dans le foot que le Bénin !) a depuis 1992 et les années Yeo Martial décidé de se tourner vers des européens qui ont excellé dans les divisions d’élite de leur pays. Le résultat est là. Le pays a stabilisé sa progression. Le Bénin qui n’a pas le potentiel de la Côte d’Ivoire en termes de qualité de footballeurs en encore plus besoin d’un technicien de haut niveau pour montrer la voie.

Sébastien Ajavon qui a, apparemment, de grandes ambitions pour le football béninois, ne manquera certainement pas d’explorer cette piste.