Ecureuils : Michel Dussuyer «  je m’attends à un match difficile en Gambie»

Le sélectionneur des Ecureuils Michel Dussuyer a tenu ce matin dans les locaux du ministère des sports pour évoquer sa liste des 22 convoqués contre la Gambie pour le compte de la 5e journée des qualifications de la Can Cameroun 2019. Morceaux choisis.

Sur la qualification possible en Gambie

« A chaque match on essaye de faire le meilleur résultat possible. On a notre destin en main. On joue 24 heures avant le Togo donc on leur mettra un peu de pression. »

Sur l’absence de Stéphane Sèssegnon

« C’est un grand joueur. Il faut trouver la formule collective. La semaine de travail, l’attitude des uns et des autres pour faire la meilleure équipe possible en fonction des entraînements. Sèssegnon va nous manquer. Cela ne va pas nous empêcher d’avoir l’ambition de se qualifier. Personne ne pourra Sèssegnon. Il est très important on n’a pas d’équivalent. C’est un leader de l’équipe. Les commissions de discipline ont leur critère. Un rouge direct c’est deux matches.  Les commissions de discipline ne cherchent pas à comprendre. »

Djiman Koukou

« Il a retrouvé un club, il est dans les condition d’entraînement, un match et demi dans les jambes.  C’est un joueur d’expérience. On connaît ses qualités dans l’impact. C’est un milieu de terrain, un secteur de jeu où on n’est pas aussi fourni que ça.

Cèbio Soukou

« On le suit depuis des semaines. Il est capable d’évoluer dans plusieurs registres. En plus club il joue en neuf et demi. Actuellement il a un souci à la cheville. Normalement ce week-end il va jouer avec son club. Le niveau de la D3 allemande est professionnel. Je rappelle que nous avons des joueurs de quatrième division en sélection. Indépendamment du niveau, il y a de la qualité chez les joueurs en fonction des trajectoires. Aussi on n’a pas de joueurs en Ligue 1.  On n’a pas mieux que ça. On verra son intégration, c’est toujours bon que les joueurs viennent découvrir.»

Emmanuel Imorou

«  Il a une petite élongation mais il a repris l’entraînement collectif depuis mercredi. Je ne sais pas si son coach va le prendre pour le match contre Bordeaux en championnat ce week-end »

L’adversaire gambien

« C’est une équipe que je n’ai jamais affrontée. La Gambie a de la qualité avec des joueurs en Europe, ils ont un bel effectif. Aujourd’hui, mathématiquement, ils ne sont pas éliminés. Ils auront à cœur de faire un résultat. L’état du terrain n’est pas parfait. C’est pour les deux équipes. Je m’attends à un match difficile. Il faut faire preuve du même état d’esprit que face à l’Algérie.

Le plan de jeu

«  Je ne suis pas un coach  qui change de système tout le temps.  Je sais m’adapter au point fort et faible de l’équipe.  C’est ce point qui guide ma démarche. On a un calendrier qui n’est pas facile avec trois matches sur quatre à l’extérieur. C’est aussi un travail collectif qui permet à l’équipe de donner des garanties comme contre l’Algérie. Ce sont des critères que l’on prend en compte concernant l’organisation qu’on veut mettre en place. J’ai ma petite idée sur la stratégie à utiliser pour aborder ce match »

Sur un retour de Rudy Gestede

« Il m’a appelé. Il est prêt à revenir.  J’estime qu’il est trop tôt pour le faire revenir. Il revient de blessure aussi. Il a moins de temps de jeu que d’autres joueurs. J’ai fait le choix d’attendre un peu »

Le scénario idéal

« Que nous gagnions en Gambie et que le Togo ne gagne pas face à l’Algérie. Tous les autres cas nous obligeront à jouer un match dernier match décisif »

Géraud Viwami

Ecureuils : trois choses à savoir sur Cèbio Soukou

Convoqué pour la première fois chez les Ecureuils, le milieu offensif d’Hansa Rostock Cèbio Soukou fera ses débuts  sur la scène internationale, l’occasion pour Bjfoot.com de vous révéler trois choses que vous ne saviez pas sur le futur international béninois.

Entre galère et relance

A 26 piges, il va découvrir la scène internationale sous le maillot des Ecureuils. Soukou est un allemand d’origine béninoise convoqué pour la première fois par Michel Dussuyer dans la liste des 22 Ecureuils retenus pour affronter la Gambie le 17 novembre prochain dans le cadre de la 5e journée des qualifications de la Can Cameroun 2019. Une première cape qu’il ne voyait presque pas venir de sitôt dans sa carrière. Formé à Bochum, il ne perce pas  en équipe première dans le club sa ville natale. Après 11 apparitions dont une seule comme titulaire en équipe réserve en Regionaliga équivalent de la 4e division allemande. A 20 balais il  va se faire un nom sur le tard  au RW Essen dans la même division. En 2012-2013, il pointe une régularité  avec 4 buts en 25 apparitions dont 22 titularisations. Mais la saison suivante il est contraint de rester à carreau. Dix mois d’indisponibilité  suite à une entorse des ligaments en aout 2013.

Après une saison blanche, il revient sur l’exercice 2014-2015 où il  n’aura besoin que de 18 apparitions pour planter 4 buts à nouveau. Cette fois-ci, il enchaîne une seconde saison d’affilée . 3 buts en  13 apparitions suffiront pour le faire basculer en division supérieure. Erzegebirge Aue, le recrute alors en troisième division Allemagne en janvier 2016  contre un chèque de 150 mille euros. Soukou signe deux ans et demi et convainc rapidement dans sa nouvelle équipe en marquant dès sa troisième apparition. Il participe activement  (16 matches, 2 buts) à la montée du club en deuxième division en mai 2016.

Meilleur buteur en club

Dans l’antichambre de la Bundesliga, il a aligne deux saisons 2016-2018.  Une première où il enchaine du temps de jeu 28 matches pour 2 buts. Sur la seconde saison, il est freiné par des blessures au genou et à la cheville, il joue moins. 14 matches mais marque plus 4 buts malgré un exercice en dent de scie. En fin de contrat en juin dernier, il opte pour Hansa Rostock en troisième division. Un choix bien calculé, car le club est dirigé par le coach bulgare Pavel Dotchev, le même qui l’avait fait signer à Erzgebirge en janvier 2016. Viré en février 2017,  Dotchev était en poste à Rostock depuis une année.

Mis en confiance, Soukou revit tant bien que mal avec 5 buts en  11 matches sur 14 possibles en championnat. Si Hansa Rostock est 6e à un seul point du podium c’est aussi parce qu’il est le  meilleur buteur du club.

Soukou est un  joueur de grande stature (1,86m) capable d’évoluer à tous les postes offensifs. Aussi bien dans l’axe ou sur les deux côtés. Il présente un profil dont les Ecureuils ne disposent pas actuellement. Dussuyer le connaîtra davantage pendant le stage à venir, à savoir s’il aura sa première cape en Gambie ?

Absent en club la semaine dernière parce que touché à la cheville,  il devrait être sur pied pour sa première convocation la semaine prochaine.

  Un premier coup pour Dussuyer

Connu pour avoir convaincu certains binationaux comme Emmanuel Imorou ou Michael Poté à rejoindre les Ecureuils il y a huit ans, Michel Dussuyer vient de signer son premier coup pour son deuxième mandat à la tête de l’équipe du Bénin.  En effet le nom de Soukou circulait dans le sillage de la sélection depuis un peu plus d’un an. Avec le concours de son adjoint, Moussa Latoundji et son parcours germanophone qui s’est déplacé pour rencontrer le joueur il y a quelques semaines. Ce dernier a rapidement donné son accord en septembre dernier. Il aura patienté quelques semaines afin d’obtenir son passeport béninois afin d’obtenir le droit d’être convoqué par le pays de son père.

Géraud Viwami

Ecureuils : La liste face à la Gambie dévoilée le 6 novembre

Les Ecureuils se déplaceront à Banjul le 17 novembre prochain dans le cadre de la 5e journée des qualifications de la Can Cameroun 2019 pour y affronter la Gambie. Second du groupe D avec 7 unités , le Bénin  jouera un match décisif avant l’ultime journée. Le sélectionneur des Ecureuils, Michel Dussuyer dévoilera sa liste le 6 novembre prochain , selon nos informations.

Géraud Viwami 

Ecureuils – Exclusivité : Michel Dussuyer « nous sommes sur la bonne voie »

Deux jours après l’exploit réalisé face à l’Algérie, nous avons croisé le sélectionneur des Ecureuils, Michel Dussuyer. Le technicien français nous   a accordé un entretien exclusif où il parle de tout. Son retour au Bénin, son effectif, ses premiers pas sur le banc béninois,  la suite des qualifications et son plan de travail. Entretien complet. 

Quand l’arbitre siffle la fin du match contre l’Algérie, vous vous dites quoi dans votre tête ?

C’est toujours pareil, quand on gagne 1-0 contre une équipe potentiellement supérieure.  On est très fiers et heureux d’avoir fait cette performance. Après c’est vrai qu’il y a eu beaucoup de tensions en seconde période parce qu’il y a eu cet arbitrage discutable qui a fait monter la tension d’un cran. Il y a avait une telle énergie dans ce stade. Ce n’était pas un calvaire. Franchement j’avais confiance en mes joueurs. Ce qu’ils étaient capables de faire. Sans arrêts, il faut les replacer, les booster, les encourager, ne pas laisser d’espace à cette équipe. Protéger notre acquis. Je n’étais pas « tremblants »  Il y a avait de l’énergie. Je ne vais pas dire « qu’ils ne pouvaient rien nous arriver » mais c’était un peu le sentiment que j’avais.

La victoire face à l’Algérie vu le contexte, un deuxième match en trois jours, trois points de retard face au favori du groupe, est-ce qu’elle est aussi grande que celle de 2009 face au Ghana ?

Non pas pour moi. Parce que le match du Ghana en plus c’était un aboutissement parce que c’était aussi. Le scénario du match fait qu’on a marqué dans les arrêts de jeu donc. Il y a avait beaucoup d’émotions en plus c’était une qualification. La victoire face au  Ghana reste un peu au-dessus.

Face à l’Algérie entre le comportement des Ecureuils à dix ou à onze ou la réaction du public qu’est-ce qui vous a le plus surpris. ?

Ni l’un ni l’autre. En fait je sais que ce groupe à de la valeur des vertus morales, prêt à se battre sur le terrain. Ils l’ont largement démontré. Je sais que les  béninois qu’ils sont en confiance et qu’ils en croient en leur équipe ils sont prêts à pousser. Je connais le public. Je n’ai pas été réellement surpris. J’étais enthousiasmé par la volonté et le courage des uns et des autres.

On vous a vu demander plusieurs fois au public de pousser les joueurs, sans lui ça aurait été compliqué  avec les dix minutes  d’arrêts de jeu interminables…

Oui ! Quand on s’est retrouvés à dix j’ai demandé le soutien parce que c’est difficile pour les joueurs, à ce moment-là le public permet aux joueurs de se sublimer, de faire encore plus d’efforts de ne pas lâcher de continuer à courir se replacer même s’ils sont fatigués. Parce qu’il y a un engouement.

Le rouge de Stéphane Sèssegnon a révélé une autre face de votre équipe, dominatrice en première période avec maîtrise et beaucoup de solidarité sur la seconde, ce rouge est finalement un mal pour un bien ?

Non ! c’est mal parce qu’on se retrouve en difficulté, on perd Stéphane pour un ou plusieurs matches. Je ne sais pas encore. C’est préjudiciable. C’est vrai que le groupe a affiché encore plus un surcroit de solidarité derrière donc ça c’est positif.

En Algérie, le Bénin a fait un  match à deux face également, comment ça se fait que l’équipe change de visage à chaque mi-temps, qu’est-ce que vous leur dites à la pause ?

Ça dépend du scénario du match.  A Blida, on était parti dans un contexte en jouant à l’extérieur sur un bon terrain qui met en valeur les qualités techniques de cette équipe d’Algérie devant son public. Donc on n’allait pas faire les fanfarons en arrivant. D’abord se rassurer sur le plan défensif et on a bien entamé le match, on ne laissait pas beaucoup d’espaces. L’objectif c’était de durer, d’énerver un peu les algériens, d’arriver à sortir, se projeter vite vers l’avant, récupérer de bons ballons. Malheureusement ça s’est un peu écroulé avec ce but sur corner. Ça a changé un peu la face des choses.

« Faut qu’on soit très fort aussi mentalement  pour aller chercher un résultat à Banjul »

 

Arrivé sans avoir le temps de faire des matches amicaux, en trois matches officiels on a vu les Ecureuils dans un 3-4-3, 4-4-2, 4-3-3 puis un 4-4-1 à dix, comment définissez-vous tactiquement votre équipe ?

Je l’ai dit en préambule lors de la première conférence de presse, un sélectionneur s’adapte d’abord aux caractéristiques de son effectif avant de s’adapter aux caractéristiques de l’adversaire. Mais je ne suis pas quelqu’un qui soit adepte de s’adapter forcément à l’adversaire. Mais plus par rapport à mon effectif aujourd’hui j’ai une situation où il y a un déficit de milieu de terrain où c’est un peu difficile. Il y avait un petit problème aussi sur le poste de latéral droit. L’idée c’était qu’on avait des défenseurs centraux, on peut les aligner. Ça va nous obliger peut être à reculer un peu sur le terrain,  récupérer des ballons un peu plus bas. Mais ça va nous donner une garantie défensive. Commencer par deux matches à l’extérieur au Togo et en Algérie. Il s’agissait de se rassurer un peu sur cet aspect. Se dire que quand on voyage qu’on soit costaud. Le retour ici à Cotonou c’était aussi une configuration où l’Algérie jouait avec un seul attaquant d’axe au départ après ils ont changé mais aussi j’aime jouer avec un milieu de terrain renforcé.

Pour avoir le contrôle du ballon ?

Déjà pour essayer de récupérer le ballon un peu plus haut et puis d’avoir une meilleure maîtrise collective.

Le Bénin a 7 points en 4 journées dans un groupe où rien n’est joué, la qualification est loin d’être acquise…

Il y a rien de fait. On a fait un pas de plus. C’est vrai qu’on est en bonne position. On a notre destin entre nos mains quoi qu’il arrive, ça c’est positif.  Bien sûre qu’il reste du chemin. On a deux matches très difficile à négocier. Parce que ce match en Gambie qui va arriver vite, on  connait un peu le contexte là-bas. Il y a un bon effectif, de bons joueurs, un terrain qui est difficile. On aura fort à faire, à nous  d’afficher  un bon état d’esprit. Même si ce n’est pas l’Algérie qu’on va rencontrer  faut qu’on soit très fort aussi mentalement  pour aller chercher un résultat à Banjul.

Si on devait faire un tableau descriptif du style de vos adversaires dans ce groupe…

Je dirai qu’entre le Togo, la Gambie et le Bénin, il y a beaucoup de similitudes. La qualité de l’effectif, les caractéristiques des  joueurs, il  y a un peu plus de leader avec la présence d’Emmanuel Adébayor au Togo, Sèssegnon au Bénin, il y en a pas encore en Gambie, il y a des joueurs qui jouent à excellent niveau là-bas. Je pense que c’est assez homogène. Après on fera une différence avec l’Algérie qui à l’un des effectifs, les plus beaux d’Afrique.

Vu la similitude entre le Togo, la Gambie et le Bénin, la  déception serait très grande si les Ecureuils n’allaient pas au bout de ces qualifications ?

Oui bien sûre.  C’est un groupe qui est difficile parce qu’il est très homogène justement donc. Notre objectif, c’est d’en sortir, c’est d’aller au Cameroun. Forcément qu’on sera extrêmement déçu si ce n’est pas le cas.

Les Ecureuils ont réalisé deux cleans sheet en trois matches, l’assise défensive est naissante par contre offensivement, un petit but en 3 matches, des progrès à faire sur l’animation offensive ?

C’est un mix de tout ça, il ne faut pas oublier qu’on a joué deux matches à l’extérieur sur les trois et que le troisième à domicile c’est quand même contre l’Algérie. C’est toujours difficile d’avoir une véritable évaluation du potentiel offensif  même si il y a des joueurs de qualités chez nous. Quelques fois j’ai reproché un peu le manque d’esprit de décision à Blida, un manque d’agressivité sur le plan offensif. Sur le retour ça  été un tout petit peu mieux. Maintenant on n’est pas toujours très précis à la finition. On travaille encore là-dessus. On va s’améliorer avec le temps.

Pour résumé, votre philosophie dans le court ou moyen terme devrait ressembler à…

Je ne suis pas dans ce registre des entraîneurs qui s’adapte  à l’adversaire, qui détruisent avant de construire quelque chose. Je suis plus dans la construction, le plaisir de pratiquer un bon jeu si possible, offrir un peu spectacle et d’avoir une maîtrise collective qui soit de qualité. Après il faut prendre des points pour se qualifier. Le deuxième aspect très important c’est le temps. Vous savez, on a beaucoup moins de temps qu’en club. On travaille quoi ? Maximum deux jours. Les 48 premières heures sont pour la récupération. Si on joue samedi ou dimanche. Quand on joue dimanche on a  mercredi et jeudi. Quand on joue samedi, on n’a que le mercredi.

Face au Togo  vous avez sélectionné 21 joueurs, puis 22 face à l’Algérie avec à chaque fois un forfait non remplacé, et pourquoi n’avoir pas pris 23 comme en règle général et l’absence aussi d’un troisième gardien ?

Pour le troisième gardien ce n’est pas une nécessité, peut-être la prochaine fois  on verra. On est toujours à temps de rappeler un gardien dans le cas échéant. C’est une  possibilité. Après la difficulté pour moi c’est de me situer par rapport à Christophe Aifimi qui est pré convoqué mais en ce moment ne joue pas en club. J’essaye d’avoir des informations précises sur lui. Ce n’est pas définitif. C’est ponctuel. Après pour les forfaits non remplacés. Je perds un milieu de terrain (Mama Seibou). Honnêtement par rapport aux critères que je retiens, au temps de jeu, aux informations que je peux avoir. C’était difficile de le remplacer.

« Jules Koundé, pour l’instant sa priorité c’est l’équipe de France »

C’est votre deuxième passage à la tête de l’équipe béninoise. Il y un lot de joueurs que vous connaissiez et des nouveaux que vous découvrez, sans comparer au groupe d’il y a huit ans comment évaluez-vous le niveau actuel de l’effectif sur les deux premiers rassemblements ?

Il y a de la qualité. Aujourd’hui on a un effectif avec un noyau de joueurs qui sont des joueurs de qualités. Après cet effectif demanderait à être un peu amplifié en quantité et qualité à certains postes.

Lesquels par exemple…

Je l’ai dit au milieu de terrain pour l’instant on est un peu en difficulté. Il y a des postes où on peut essayer de trouver un peu de qualités. Faisons avec les joueurs béninois qui sont éligibles. On n’est pas un club où on peut recruter. De toute façon ce n’est pas possible, il faut composer avec les joueurs béninois qui sont là, qui jouent, qui sont performants. On  verra. J’aurai le temps de découvrir le championnat local, de voir s’il y a des joueurs qui ont du potentiel et qui peuvent prétendre à venir compléter ce groupe des A.

En parlant du poste d’arrière droit, vous avez replacé Seidou Barazé à droite, entre Blida et Cotonou vous êtes satisfait de cette expérience ?

Seidou joue dans l’axe dans son club, comme Chaona d’ailleurs même milieu défensif. C’est un joueur qui sait s’adapter, c’est un joueur qui est vaillant, qui a du caractère, qui est présent dans les duels défensifs. On demande avant tout à un défenseur latéral de bien défendre. Après s’il apporte un plus offensif, cela n’en est que mieux mais la première des choses que j’ai demandé à Seidou surtout dans le contexte de ces deux matches  contre l’Algérie c’était de bien défendre.

Vous avez parlé de joueurs à voir, Anaane Tidjani est sorti du groupe pour le dernier rassemblement, Jean-Marie Guera est arrivé, on doit s’attendre à chaque liste à une petite surprise comme cela ?

Oui.  Même si je l’ai dit, le noyau il n’est pas très grand. J’essaye au maximum de prendre les informations sur tout le monde, c’est de projeter aussi. Les binationaux qu’on peut convaincre de rejoindre les Ecureuils. Il y a différents secteurs sur lesquels on essaye de travailler, l’objectif c’est d’enrichir ce groupe en qualité et quantité.

Puisqu’on en parle je vais évoquer des noms de potentiels binationaux et vous nous direz ce qu’il en est de leur situation par rapport aux Ecureuils ?

On y va

Jonathan Ligali qui a récemment déclaré à la BBC qu’il est prêt à rejoindre le Bénin ?

Je n’ai pas encore discuté avec lui. On va avoir une discussion certainement.

Cebio Soukou ?

Je l’ai eu, il m’a dit qu’il était prêt à venir jouer pour le Bénin. Après il faut obtenir un passeport. Il faut du temps. Il faut monter un dossier auprès de la Fifa. Avec le cas de James Olufadé au Togo, il faut être très prudent. Il faut prendre toutes les garanties avant de lancer un joueur comme ça. Je n’ai pas pu me déplacer mais comme mon adjoint Moussa Latoundji habite à Berlin pas loin de Rostock il est allé le rencontrer à ma demande. Cela s’est bien passé, il a eu un bon retour.

Yannick Aguémon ?

Il avait donné son accord. Son dossier à la Fifa est toujours en cours, on n’a pas encore reçu la réponse de la fédération française de football parce qu’il a été international chez les jeunes français. Il faut monter un dossier solliciter la FFF qui pour l’heure n’a pas encore répondu. Mais comme Yannick  je l’ai eu il y a deux semaines au téléphone, il s’est blessé assez sérieusement au genou. Il en a pour des mois en tout cas il ne sera pas éligible pour le mois de novembre c’est certain.

Colin Dagba ?

Je ne suis pas encore entré en contact avec lui. J’aimerais avoir une discussion mais on sait déjà que ce sera difficile.

Jules Koundé ?

Je l’ai eu. On a eu à échanger. Pour l’instant sa priorité c’est la France.

Femi Hollinger-Janzen ?

Je l’ai connu parce qu’il est un joueur d’origine béninoise. Il joue très peu en club pour l’instant ce n’est pas une priorité.

Le gros dossier Daniel Didavi ?

J’ai eu une discussion avec son père il y quelques temps. Pour l’instant c’est toujours un peu bloqué pour des raisons que je ne peux pas évoquer ici.

« Olivier Verdon, cela m’as surpris qu’il soit à ce niveau-là »

Parmi les joueurs que vous avez découverts au quotidien sur les rassemblements, qui vous impressionne ?

(Il réfléchit) je n’aime pas trop mettre en avant certaines individualités plus que d’autres. Je les connaissais déjà les joueurs, Steve Mounié , David Kiki , Jodel Dossou je l’ai connu tout jeune ici, David Djigla. Ce sont des joueurs dont j’avais déjà les informations donc. S’il y a un qui est très bon c’est Olivier Verdon, sur les deux matches  il a vraiment pris une dimension supplémentaire.

Il a été désigné homme du match sur Bjfoot face au Togo et très au niveau contre l’Algérie…

Il a fait trois très bons matches. C’est vrai qu’il s’est révélé sur ces matches-là. C’est un jeune joueur (Ndlr : 22 ans) il n’a pas beaucoup de vécu. Avec Bordeaux, il n’a pas beaucoup joué en pro. Il débute avec Sochaux, il a du temps de jeu. Cela m’a surpris qu’il soit à ce niveau-là. Lui aussi a beaucoup appris à travers ces matches. Cela veut dire que c’est un garçon qui a du potentiel, il est encore perfectible, il a encore de la marge. C’est de bonne augure pour lui déjà parce que je pense qu’il peut en gardant un bon état d’esprit comme il l’a actuellement il peut aller encore plus loin. Franchir des paliers et faire franchir des paliers à la sélection.

Présent dans le sillage de la sélection nationale depuis 2014, d’abord chez les U20 ensuite chez les A souvent sur le banc et vous décidez de lui offrir sa première titularisation en matche officiel et pas n’importe lequel à domicile et c’est lui qui vous fait gagner le match, Sessi d’Almeida c’est l’illustration du coaching gagnant ou est-ce une bonne étoile ?

C’est les deux. Il y a toujours une bonne étoile sur chaque joueur.  Si on lui avait dit qu’il allait marquer, il aura signé des deux mains (rires). Sessi je ne le connaissais pas. Je l’ai découvert à l’occasion des rassemblements et chaque fois il est là. Il a beaucoup d’énergie, il est présent sur les séances d’entraînements, il a un bon état d’esprit. Il a des qualités, quelques fois il est encore un tout petit peu brouillon dans son jeu. Il a un peu de déchets techniques alors qu’il n’y a pas la place pour ça. Mais en tout cas il affiche un gros mental et j’aime cela. Son match était à l’image de ce qu’il est. Beaucoup de générosité, d’engagement. Une alternance de bonnes choses et de moins bonnes. Mais c’est lui quoi. Il faut qu’il régule tout ça, il doit épurer son jeu et gommer ces petits déchets qu’il a par moment.

 

Le duel des gardiens entre Allagbé vice-capitaine en club et numéro 2 en sélection et Farnolle peu utilisé en club et numéro un chez les Ecureuils, le choix est définitif tant que vous serez en place ?

Je ne peux pas raisonner comme ça. Sur ce poste, il faut que les choses soient bien définies. Dans beaucoup de clubs ou de sélections c’est comme ça. Définir une hiérarchie, un gardien numéro un et un numéro deux jusqu’à ce que la hiérarchie soit bousculée en cas de blessure ou de contre-performance. Pour l’instant c’est comme ça, Fabien a donné satisfaction sur les matches qu’il a eu à disputer. J’ai la chance d’avoir deux bons gardiens.  Ce qui n’est pas toujours évident en Afrique. C’est une richesse pour nous. Je suis content d’avoir Saturnin, en plus d’être un très  bon gardien a un excellent état d’esprit.

En novembre avant ou après la Gambie, le Bénin va-t-il disputer un amical pour une revue d’effectif ?

Cela me parait un peu court parce que c’est dans un mois. Ce n’est pas trop la finalité. Pour le moment on va vraiment se concentrer sur ce match contre la Gambie. S’il y a des revues d’effectif à faire on le fera un peu plus tard.

A quel type de match vous vous attendez à Banjul, en sachant que les gambiens sont quasiment éliminés à moins que la réserve aboutisse contre le Togo ?

Je ne sais pas déjà il faut voir au niveau de la règlementation est-ce que le dossier a été insuffisamment fait du côté du Togo ? La deuxième chose, à ma connaissance Olufadé a participé au match aller mais pas au retour. A la limite, la Gambie pourrait récupérer deux points.

Si vous devriez analyser, chacun des trois matches disputés par le Bénin sous votre direction pour l’instant ?

Le Togo c’était un derby dans un contexte un peu difficile. Petit stade, terrain synthétique, il fallait qu’on démarre bien qu’on ramène quelque chose de Lomé. Quand on fait la photo du groupe le Togo est un adversaire direct au départ derrière l’Algérie. C’était important de prendre un point chez un adversaire direct pour la qualification, on a fait un match très solide là-bas. On a eu notre moment en seconde période. On aurait pu avoir les trois points. Mais je suis très satisfait du point pris. Le fait de bien résister ne pas concéder beaucoup de choses au Togo, c’est déjà des gages de sécurité pour la suite. En Algérie, je savais qu’on allait jouer un match difficile à Blida. L’ambiance, les gens sont chauds, il y a un nouvel élan avec l’arrivée de Belmadi, des joueurs qui ont envie de se montrer. On savait que ce serait un match délicat pour nous. Je l’ai dit ce que je regrette sur ce match. Dans l’ensemble on a fait un bon match mais ce qui est dommageable c’est de prendre des buts sur phases arrêtées alors que c’est la chose qu’on pouvait plus facilement maîtriser face à cette équipe. Deux buts qu’on doit éviter.  Il y a eu des actions où on a été pris de vitesse parce qu’il y a de la qualité en face. On aurait pris un but sur les occasions on aurait dit Ok. Mais là c’est sur des phases arrêtés, ça c’est toujours dommage. Ce corner change la physionomie du match, ça rassure les algériens, ça les mets dans le confort et nous il faut qu’on revienne. Forcément on va offrir un plus d’espace. On se met un plus dans la difficulté.

« J’ai fait cinq CAN et une centaine de matches internationaux, chaque fois on apprend toujours quelque chose »

Alors vous redécouvrez le Bénin, le cadre de vie, l’environnement de travail, vous avez choisi de rester à l’hôtel ?

Je vis comme ça ! Partout où je suis allé en Afrique j’ai toujours vécu comme ça. Ma femme a ses activités en France et moi quand je viens ici c’est beaucoup plus facile et confortable pour moi de rester à l’hôtel.

Entre le retour en Guinée, la Can 2015 puis l’aventure à la tête de la Côte d’ivoire, vous n’êtes plus le même entraîneur ?

Forcément qu’on s’enrichit. On essaye de se bonifier à chaque fois dans les expériences. J’ai fait cinq coupes d’Afrique, une centaine de matches internationaux. Chaque fois on apprend toujours quelque chose de tous les matches, de toutes les phases finales, on en retient quelque chose. Une expérience supplémentaire et j’espère une efficacité accrue. Comme l’énergie et la motivation sont là, il y aura toujours la place pour faire quelques choses.

L’une de vos plus grosses performances en Afrique est la troisième place décrochée avec les locaux ivoiriens lors du Chan 2016 au Rwanda. Vous faites déjà une projection sur le travail à mettre en place avec les joueurs locaux ?

Je vais m’occuper de l’équipe locale. Maintenant, la priorité est pour les A. Pour l’instant il y a pas encore de championnat attendons que ça redémarre. On laisse passer ce match contre la Gambie, après j’aurai le temps de me plonger dans le football local, de suivre les matches  de connaitre les joueurs, de commencer à avoir une idée du championnat local. Attendons de voir le calendrier des qualifications du Chan à venir. On est encore loin.

Vous attendez le championnat local pour résider à plein temps au Bénin ou faire les allers-retours pour superviser ceux qui sont en Europe ?

C’est un mix des deux. Je passe beaucoup de temps au pays (Bénin). Je serai parti grosso modo la moitié du temps de mes activités je le passe au pays. Le reste je les passe entre les déplacements de l’équipe A, ceux que je peux faire à droite à gauche pour superviser les joueurs. Je fais ma planification sur l’année, je m’octroi des périodes comme ça en fonction des activités, le championnat local. J’ai besoin par exemple avant le mois de mars de retourner en Europe voir les joueurs. Tout cela je planifie sur une année, quand j’ai toutes les dates.

La composition du staff, le choix Moussa Latoundji comme adjoint ?

Simplement. Il répond aux critères que je recherche par rapport à un entraîneur adjoint.

Lesquels ?

Si possible, un ancien joueur international parce que c’est important quelqu’un qui est connu et reconnu qui a déjà une expérience, un vécu. Et qui peut à l’approche des compétitions être un levier, une aide, un papa ou un grand-frère ou conseiller un tout petit peu. La deuxième chose c’est que c’est un entraîneur local. Je travaille toujours avec des entraîneurs locaux. J’essaye aussi de laisser une trace. Si je peux former quelqu’un ou aider quelqu’un à s’enrichir. Cela a été le cas avec Oumar Tchomogo en son temps. Parce que c’est moi qui lui avait mis le pied à l’étrier lors de la Can 2010 en le prenant comme deuxième adjoint puisque je travaillais avec Fortuné Glèlè.

Pas mal de rumeurs ont circulé sur la durée de votre contrat, un ou trois ans ?

Je pense être claire. C’est un contrat de trois ans avec une étape intermédiaire qui est celle de la qualification à la Can 2019. Chacun appréciera.

« On leur demande d’être performant, mettons du sérieux autour d’eux pour qu’ils ressentent la même chose. »

On a presque oublié que vous étiez sélectionneur des Ecureuils lors de l’un des épisodes les plus sombres du foot béninois en février 2010 avec la dissolution de la sélection béninoise après la Can mais vous avez accepté revenir huit ans plus tard sans rancœur, le retour était facile ?

Personne ne m’a obligé à revenir. Si je suis revenu c’est parce que j’avais envie de le faire. J’étais très déçu de la façon dont les choses ont évolué à l’époque et cette dissolution que j’ai trouvée complètement injuste. Maintenant ce n’était pas une majorité, j’étais bien ici au Bénin.  Les gens reconnaissaient mon travail, l’appréciait. Je vivais bien ici. Je me voyais continuer. J’étais à l’aise. Et puis cette dissolution est arrivée.  De la déception ? Oui. De la rancœur ? Non. Parce que partout où je suis passé par la suite. Chaque fois que je croisais des béninois il venait me saluer, ils étaient contents. Ils avaient apprécié mon passage. Je n’ai aucune rancœur. Pour une immense majorité des gens j’étais très bien. C’était un plaisir pour moi de revenir au pays et d’essayer de relever  ce challenge. Après avoir fait la dernière Can, faire une nouvelle.

Une sorte de revanche sur l’histoire ?

Non. Revanche équivaut avec rancœur et je n’ai pas sentiments négatifs. Il y a juste de se dire que je suis là. On redémarre quelque chose. Il y a un bon groupe, un bon timing pour faire quelque chose de bien quoi.

Après votre départ de la Côte d’ivoire en février 2017, comment s’est fait votre arrivée au Bénin dans les coulisses. ?

Les contacts se sont noués petit à petit. J’ai eu l’occasion d’avoir un échange avec le ministre des sports, Oswald Homeky on s’est rencontré en mai à Paris, on a eu une bonne discussion et le courant est bien passé.  Il est ambitieux, pragmatique, il sait travailler se projeter dans le temps. Si il y a des efforts à faire, il peut accompagner c’est ce qu’il a fait d’ailleurs.  . Avec le président Moucharafou Anjorin , on se connait depuis longtemps.  J’ai déposé mon dossier lors de l’appel à candidature. Il a eu la confiance de placer mon nom dans la  shorlist et je l’en remercie J’avais pris des informations sur l’environnement je savais qu’il y avait un bon groupe de joueurs. Il y avait une bonne énergie dans ce groupe. Il demandait juste à être accompagné.

Au Bénin on fait face régulièrement aux problèmes liés à l’organisation autour de la sélection, problèmes de primes, de plan vol, sur les deux premiers rassemblements tout semble parfait jusqu’ici donc…

Nous sommes  sur la bonne voie. Pas de problèmes de primes, de transports, de billets d’avion. J’essaye de m’impliquer au maximum. Faut éviter tous ces couacs ou désagréments qui arrivent pendant la semaine de stage et qui sont préjudiciables à la performance des joueurs. Donc faisons en sorte que tout soit carré que les joueurs ne se concentrent que sur le match qu’ils ont à jouer. Qu’il y a rien qui vienne polluer leur tête. Qu’il garde leur motivation intacte. Il y en a de la motivation, les joueurs que j’ai rencontrés sont très motivés pour se qualifier. Donc il faut entretenir cela en mettant autour d’eux du sérieux. On leur demande d’être performant, mettons du sérieux autour d’eux pour qu’ils ressentent la même chose.

« Parce qu’entre le niveau du football local et le niveau international. La marche est énorme. Les gens ne mesurent pas cela. »

On va terminer avec un nouveau quizz, pouvez nous en dire plus sur les cas des joueurs suivants, Rudy Gestede ?

Je l’ai eu. On a échangé. Il m’a expliqué un peu ses raisons. C’est  son choix il faut le respecter.

Donc il n’y a pas d’espoir qu’il revienne ?

Je pense qu’aujourd’hui s’il change d’avis il pourra me contacter.

Djiman Koukou ?

Il a retrouvé un club, c’est bien. Il redevient éligible. Ça tombe bien parce qu’il est dans un secteur de jeu où on  est plutôt à la recherche. J’espère qu’il va vite retrouver ses sensations parce qu’il n’a pas  joué depuis un moment. Faut qu’il enchaîne un peu de temps de jeu.

Frédéric Gounongbé ?

Il est blessé. C’est un garçon qui a beaucoup souffert. Il a beaucoup galéré.  Je l’ai appelé aussi pour lui dire qu’on était là. Qu’on ne le laisse pas tomber. C’est des moments très difficiles qu’il traverse. A soigner ses blessures, il est en Belgique actuellement.  Sa priorité était qu’il retrouve la totalité de ses moyens physiques avant qu’il retrouve un club et son meilleur niveau. Tout le discours que j’ai eu avec lui c’était surtout un  discours d’encouragements. Je suis passé aussi par ces étapes  je sais qu’on est seul dans ces moments, de savoir qu’il y a des gens qui sont là derrière.

Il y a une dizaine d’années carrément vous avez lancé,  Junior Salomon, Sidoine Oussou, Mouftaou Adou en sélection A alors qu’ils étaient des joueurs locaux, vous comptez faire de même avec la nouvelle vague qui pourrait se révéler lors de la prochaine saison ?

On verra. Je ne peux pas dire à l’avance qu’il y aura des joueurs locaux. Ça va dépendre déjà du potentiel du joueur.  J’ai toujours eu à lancer quelques joueurs locaux comme ça. Quand on les lance ils  deviennent expatriés très vite. On dit ouais il n’y a pas de joueurs locaux, il y en avait il y a quelques mois. Dès qu’ils font un match international, ils disparaissent du pays. Je regarde toujours le football local. Le fait d’être entraîneur des locaux, on va avoir des regroupements, on va travailler ensemble. De les avoir au quotidien ensemble, de travailler en profondeur. Ça va me permettre de bien les connaitre et cibler les potentiels qu’il y a. Parce qu’entre le niveau du football local et le niveau international. La marche est énorme. Les gens ne mesurent pas cela. Quand ils voient le championnat local. Il voit un joueur ressortir, ils pensent que c’est le même contexte. Non, ce n’est pas le même contexte. Le joueur qui s’exprime parmi les locaux il va falloir qu’il ait le potentiel pour franchir un palier qui est énorme. La marge est grande, il faut vraiment cibler les joueurs.

La danse sur la table dans le vestiaire

Je n’ai pas revu les images, je redoute (il éclate de rires en voyant les images sur mon téléphone)

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Making Of

Lieu : Benin MARINA hotel au bord de piscine

Durée : 53 minutes

Boissons : Un café pour le  sélectionneur  et un jus d’ananas pour le journaliste

Habillement du sélectionneur : T shirt gris, jean, chaussettes blanches, Tongue

Temps additionnels : environ une heure à parler de foot

 

Entretien – Exclusivité : Michel Dussuyer « Franchement , j’avais confiance en mes joueurs » (Intégralité à lire demain)

Deux jours après l’exploit réalisé face à l’Algérie, nous avons croisé le sélectionneur des Ecureuils, Michel Dussuyer. Le technicien français nous accordé un entretien exclusif où il parle de tout. Son retour au Bénin, son effectif, ses premiers pas sur le banc béninois,  la suite des qualifications et son plan de travail. Extrait.

 Quand l’arbitre siffle la fin du match contre l’Algérie, vous vous dites quoi dans votre tête ?

« C’est toujours pareil, quand on gagne 1-0 contre une équipe potentiellement supérieure.  On est très fiers et heureux d’avoir fait cette performance. Après c’est vrai qu’il y a eu beaucoup de tensions en seconde période parce qu’il y a eu cet arbitrage discutable qui a fait monter la tension d’un cran. Il y a avait une telle énergie dans ce stade. Ce n’était pas un calvaire. Franchement j’avais confiance en mes joueurs. Ce qu’ils étaient capables de faire. Sans arrêts, il faut les replacer, les booster, les encourager, ne pas laisser d’espace à cette équipe. Protéger notre acquis. Je n’étais pas « tremblants »  Il y a avait de l’énergie. Je ne vais pas dire « qu’ils ne pouvaient rien nous arriver » mais c’était un peu le sentiment que j’avais. »

Retrouvez l’intégralité de l’entretien  réalisé par Géraud Viwami demain soir (18h) sur Bjfoot.com

Making Of

Lieu : Bénin MARINA hôtel ( au bord de la  piscine

Durée : 53 minutes

Boissons : Un café pour sélectionneur  et un jus d’ananas pour le journaliste

Habillement du sélectionneur : T-shirt gris, jean, chaussettes blanches, Tapettes 

Temps additionnels : environ une heure à parler de foot

 

France : blindé par le PSG, Colin Dagba le doux rêve des Ecureuils

Le PSG vient d’officialiser la prolongation du contrat de Colin Dagba jusqu’en 2023. L’arrière droit français dont le père est d’origine béninoise prolonge l’aventure de trois années supplémentaires avec le club de la capitale française mais reste bien loin des Ecureuils pour l’instant.

L’effet Tuchel

Quand Colin Dagba (20 ans, 3 matches en L1 )  a débarqué de Boulogne il y a deux ans, il ne s’imaginait pas une telle suite. Après une saison avec la réserve (6 apparitions) il s’est rapidement vu proposé un premier contrat pro de trois de ans jusqu’en 2020 l’été dernier. Il  confirme lors de son second exercice avec la réserve francilienne (19 matches).

Arrivé sur le banc francilien cet été, Thomas Tuchel décide d’élargir son groupe avec les jeunots afin de combler un groupe privé de ses mondialistes mis au repos après le tournoi. Dagba fera toute la préparation estivale et la tournée américaine dans la peau d’un titulaire. Le belge Thomas Meunier est au repos et le brésilien Dani Alves se remet toujours de sa grave blessure au genou. Dagba va effectuer ses débuts pro en étant titulaire lors du trophée des Champions puis  deux fois sur les trois premières journées de championnat avec un maillot N°34 sans nom floqué. Le technicien allemand  aime bien son profil et l’a même replacé à gauche contre Guingamp en Ligue 1 lors de la deuxième journée. Mais il garde la tête sur les épaules dans ses déclarations « Je ne m’attendais pas du tout à être là, mais j’ai su saisir l’opportunité. Pourquoi pas maintenant avoir du temps de jeu cet été ? Mais il faut d’abord continuer à progresser, travailler à côté des grandes stars. Après on verra. »

Meunier est revenu dans le groupe et le joueur formé à Lens s’éclipse. Mis à disposition de l’équipe première à plein temps , il n’a disputé la moindre minute avec la réserve. Il est même passé devant Alec Gorgen , grand espoir formé au club au même poste.

Dagba va réapparaître en milieu de semaine dernière contre Reims  avec son dossard pro, le 31 avec son nom floqué cette fois-ci. Mais il est contraint de sortir sur blessure à la 23e minute. Il souffre de souffre d’une lésion musculaire et nécessite quelques jours de repos.

En pourparlers en vue d’une prolongation, l’opération a été officialisée ce jour même. Habitué à voir filer ses jeunes perles faute de promesse de temps de jeu, le PSG  a blindé le joueur de 20 ans jusqu’en 2023. Les parisiens peuvent voir venir Leipzig et les autres prétendants qui lorgnaient sur lui.

L’effet Kimpembe

A son arrivée au PSG en 2016 , Dagba dans un entretien accordé aux sites Titi du PSG  en septembre 2016 il disait  concernant sa future carrière internationale « Mon choix est fait, ça sera les Bleus ! Je n’ai jamais trop suivi la sélection du Bénin» des propos qui affichent sa préférence pour le maillot des Bleus pour l’instant. La France a fortement arrangé sa côte sur le marché avec son titre de champion du monde mais le jeune parisien à des modèles à portée de main. Ils côtoient à l’entrainement le défenseur Presnel Kimpembe, champion du monde français,  pur produit de la formation francilienne qui a été lancé au club avant de se faire une place en équipe de France. Une trajectoire qui peut inspirer Dagba. Ce dernier fin mai a eu la chance d’affronter avec les U19 du PSG une équipe de remplaçants des Bleus de Didier Deschamps à Clairefontaine avant le départ de l’équipe pour la Russie avec des étoiles pleins les yeux après l’opposition perdue 5-0. « Il faut bien l’avouer ce fut assez difficile sur le plan physique car ils ont une grande facilité à garder le ballon ! C’est du très très bon niveau technique…Ils nous ont mis en difficulté sur quasiment toutes leurs offensives et avec une efficacité redoutable ! C’était une bonne opposition sur une superbe pelouse, j’ai pris beaucoup de plaisir. Trois joueurs m’ont vraiment impressionné : Ousmane Dembélé, Antoine Griezmann et N’Golo Kanté. Nous n’avions pas de pression particulière étant donné que nous n’avions pas de consignes précises, sauf prendre du plaisir ! » conclu le  gaminLe chemin pour arriver chez les Bleus est loin d’être gagné.

L’effet Dussuyer ?

Après avoir démarré sa nouvelle aventure à la tête des Ecureuils le mois dernier, Michel Dussuyer a déjà pris contacts avec plusieurs binationaux afin de les convaincre de rejoindre son groupe. Dagba fait partie des pistes explorés sans succès pour l’instant. Le sélectionneur des Ecureuils attend de rencontrer le joueur pour un entretien. Sur le terrain, en quête d’un arrière droit de métier depuis près d’une décennie accueillir Dagba dans son effectif serait presque du pain béni pour le technicien français.

Personne ne doute de la qualité du discours de Dussuyer qui lors de son premier passage avait réussi à convaincre Emmanuel Imorou de rejoindre les Ecureuils quand ce dernier était sans doute au pic de sa carrière convoités par des clubs huppés. On ne demande qu’à voir ce doux rêve des béninois devenir réalité.

Géraud Viwami

Ecureuils : le 3-4-3 de Michel Dussuyer, une bonne idée ?

Michel Dussuyer a sans doute surpris en installant une équipe béninoise en 3-4-3 pour sa première, un choix tactique qui a permis aux Ecureuils de ramener un point de Lomé face au Togo  mais tout n’a pas été parfait.

Ce qu’on a aimé

Le duo central du milieu Jordan Adéoti – Stéphane Sèssegnon a été complémentaire. On ne pouvait pas s’y attendre mais ça a marché.  Parce que le premier ne s’est pas économisé dans le pressing  et le replacement et que le second a surpris par son activité, ce dont on doutait presque. Le capitaine s’est aussi révélé utile dans la construction, tel un leader avec beaucoup de sérénité et des choix de relances. S’il peut conserver cet engagement, cette collaboration peut durer.

Le trio défensif n’a pas perdu de temps pour se comprendre. Khaled Adénon et Junior Salomon déjà alignés à plusieurs reprises avaient déjà des affinités ce qui n’a pas empêché, Olivier Verdon aligné pour la première fois en sélection en défense centrale de sortir une copie très propre.  Les trois centraux ont aussi transmis l’assurance aux milieux avec la multiplication des relances courtes qui traduit une volonté de construire depuis l’arrière base.

Ce qu’on a moins aimé

Si le Bénin a frappé pour la première fois dans ce match après la 20e minute c’est qu’offensivement, les attaquants ont mis du temps à rentrer dans le rythme. Toute l’animation offensive était poussive. Pourtant ce n’est pas la première fois que  le trio Dossou-Poté-Mounié était aligné mais la configuration n’était pas la même. Mounié a souvent manqué d’appui malgré son bon travail en pivot. Les attaquants intérieurs qu’étaient Poté et Dossou ne resserraient pas assez vers le but pour combiner. Les rares fois où c’est arrivé, les Ecureuils ont été dangereux. Des automatismes à revoir.  Le positionnement relativement  bas de la ligne défensive n’a pas vraiment aidé car les Ecureuils qui ont récupéré souvent les ballons trop loin des buts adverses mettent du temps à amorcer les attaques et n’ont pas pu utiliser notamment la vitesse de Dossou en profondeur par exemple.

Les coups de pied arrêtés aussi doivent être mieux exploités car l’équipe dispose du potentiel  avec quatre joueurs de plus d’un mètre 84 avec un jeu de tête de qualité dont Steve Mounié, redoutable dans ce secteur.

Les pistons alignés dans les couloirs ont failli offensivement. Diminué par son mal à la cheville, David Kiki pourtant reconnu pour son apport offensif a été timide même si son second acte été un peu mieux. On attend beaucoup plus d’apports dans la moitié adverse. A droite Chams-deen Chaona a fait un match impeccable sur l’aspect défensif mais n’a presque servi à rien offensivement.  Dans ce système les milieux latéraux sont loués pour leur apport offensif clés.

Géraud Viwami

Togo – Bénin : le best of de la conférence de presse de Dussuyer

Avant de défier le Togo demain après-midi au stade municipal de Lomé, Michel Dussuyer a abordé longuement sujet en conférence d’avant-match dans la capitale togolaise. Morceaux choisis. 

Le contexte du match

« C’est toujours important de bien débuter. Nous sommes dans une période délicate. Tous les matches sont difficiles en Afrique. Ce sera un match engagé. On sait ce qui nous attend. Le temps est court, c’est cinq jours pour se préparer. C’est peu il faut du temps en sélection pour prendre contact. Il y a des anciens que je connais. J’ai un bon effectif avec des nouveaux que j’apprends à découvrir »

Le niveau de son effectif

«  On est dans une configuration où on a un effectif réduit. On a un effectif de qualité pour prétendre jouer notre carte à fond pour se qualifier dans ce groupe »

Le poste d’arrière droit

« On a travaillé à onze (rires) pas à dix donc il y aura quelqu’un à ce poste-là »

La hiérarchie des gardiens

« il y a une  hiérarchie qui existait avant mon arrivée , on va rester sur une forme de continuité »

La pelouse synthétique

« Les joueurs ont quelques repères fondamentaux. On a travaillé hier et aujourd’hui sur ce genre de pelouse pour qu’il prenne leurs habitudes. »

La santé du groupe

«  A part le forfait de Manu Imorou, on a avait une petite crainte pour David Kiki mais avec les soins ça va. Il sera apte »

Le niveau de l’adversaire

«  malgré qu’on soit en avance au classement Fifa , le Togo est une excéllente équipe. On aura fort à faire avec un effectif à rivaliser. L’objectif c’est la qualification. Mon style de jeu est de faire en sorte que mon équipe pratique son jeu , sans balancer. Tout ça demande du temps. »

Un plan anti-Adébayor

« Non. Sheyi tout le monde le connait. On sait de quoi il est capable. On sait tous l’importance qu’il a dans cette équipe. Il faudra être très attentif, il est capable de faire la différence »

Géraud Viwami

Ecureuils : Dussuyer aurait finalement signé cette semaine !

En attendant l’officialisation , Michel Dussuyer est revenu au Bénin cette semaine. De sources très proche de la fédération béninoise de football  nous venons d’apprendre que  le technicien français a finalement paraphé son contrat pour prendre la tête des Ecureuils mardi dernier dans la soirée dans les locaux du ministère des sports. Une opération réalisée en toute discrétion  préalable à une officialisation imminente?

Selon nos informations , Dussuyer s’est engagé pour une durée d’une année seulement avec pour objectif principal de qualifier les Ecureuils pour la Can Cameroun 2019. Il officiera son premier match officiel contre le Togo le mois prochain pour le compte de la deuxième journée des qualifications.

Dans la foulée de sa signature , Dussuyer a rejoint la délégation béninoise au chevet de l’équipe nationale junior en stage à Lomé dans la journée du mercredi dernier. Il s’est rendu à Cape Coast ce jeudi avec le groupe qui affronte le Ghana samedi prochain en match aller du dernier tour des qualifications de la Can Niger 2019, qu’il supervisera en retrait.

La composition de son staff devrait être dévoilé dans les jours à venir.

Géraud Viwami 

Ecureuils : Vers le choix d’un adjoint jeune et moderne

 

Annoncé sélectionneur des Ecureuils pour son retour au Bénin, Michel Dussuyer dont la venue pourrait être officialisée le 1er juillet doit maintenant composer son staff mais avec quels profils de techniciens ?

 construire le staff:  premier match de Michel Dussuyer

La réussite d’un entraîneur à la tête d’une équipe ne dépend pas seulement de ce dernier. Dans l’évolution on s’est vite rendu compte de l’importance du staff qui accompagne le manager ou l’entraîneur qui est le principal décideur. Jocelyn Gourvenec a refusé de signer à Nantes cet été parce que le président Kita ne voulait pas qu’il emmène tout son staff chez les Canaris. Rien que ça.

Il y a des tandems qui ont toujours bien fonctionné comme Guy Stephan et Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France.

Nouveau sélectionneur des Ecureuils les premiers choix de Michel Dussuyer seront attendus comme des signaux forts. Lors de son premier passage en 2008 -2010, il avait été secondé par Wabi Gomez  puis Fortuné Glèlè. Avec Oumar Tchomogo comme 2e adjoint. Mais c’était il y a une décennie, une autre époque.

Jeunesse, travail et ouverture d’esprit

Le technicien français a souvent l’habitude de s’adjoindre un local comme lors de sa dernière expérience en Côte d’ivoire, Ibrahim Kamara était à ses côtés. Ce dernier assure l’intérim d’ailleurs depuis son départ. Il ne devrait pas déroger à cette règle au Bénin prochainement. De source proches de la fédération nous avons pris qu’intégrer un technicien local comme adjoint a été négocié lors de sa venue.

Le nouveau sélectionneur pourrait privilégier, un technicien jeune ouvert d’esprit et qui a déjà une certaine expérience dans le football international en tant que footballeur (génération 1990 – 2000). Quelqu’un qui peut être proche des joueurs et également qui a une bonne image.

Moderniser le staff des Ecureuils

Les staffs modernes ne s’arrêtent pas qu’au  numéro 2, son prédécesseur faisait venir ponctuellement un préparateur physique français, Olivier Rouver en plus d’un kinésithérapeute et un entraîneur des gardiens. Sans oublier que Laurent Djaffo occupait le rôle de manager de la sélection. Ils sont tous hors-jeu désormais, Dussuyer repartira de zéro. Il connaît le pays et sait désormais à qui faire confiance.

Autre paramètre important, intégrer la vidéo dans le travail de la sélection devient incontournable pour le suivi des adversaires mais aussi l’analyse de sa propre équipe. Au Sénégal Aliou Cissé par exemple a confié cette fonction spécialement à l’un de ses adjoints. L’analyse vidéo fait désormais partie des obligations des staffs professionnels dans le foot de nos jours. Le précédent sélectionneur n’en faisait pas par exemple.  Michel Dussuyer ayant assuré ce rôle il y a plus de 10 ans dans l’ombre de feu Henri Michel, alors sélectionneur des Eléphants, se débrouillait tout seul lors de son premier passage au Bénin.

Il est évident que Dussuyer reprendra le contrôle et sera pointilleux sur cet aspect qui peut se révéler est une première victoire quand on connait les influences exercées dans les couloirs. La base de sa réussite passera surement par ses futurs collaborateurs. On dit souvent « dis-mois qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es »

Géraud Viwami 

Crédit photo : Aubay Skyblog 

Ecureuils : Dussuyer, retour en terrain connu

Six mois après le départ d’Omar Tchomogo , Michel Dussuyer a été annoncé aujourd’hui comme nouveau sélectionneur des Ecureuils en attendant l’officialisation. Après un premier passage plutôt réussi à la tête des Ecureuils (2008-2010), le technicien français de 59 ans signe un retour sur en territoire connu.

Terminer « l’inachevé »

Il a avait tristement quitté le navire béninois après la Can Angola 2010 où le Bénin avait terminé dernier de son groupe (Mozambique, Egypte,  Nigéria) avec un point seulement au compteur. De retour de Benguela l’équipe béninoise avait été dissoute et le sélectionneur viré. Pourtant rien ne laissait entrevoir une décision aussi radicale car quelques mois plus tôt, le technicien français avait réussi à extirper le Bénin d’un groupe de qualification relevée en compagnie du Mali et du Ghana notamment, battu à Cotonou lors de la dernière journée des qualifications. En juin 2008, il avait ainsi pris le relais de Wabi Gomez.

Si l’opinion publique et les observateurs s’accordent à dire que le Bénin avait peut être présenté son meilleur visage sur la scène continentale en production de jeu, la fin de l’aventure a laissé un goût d’inachevé. L’ancien cannais, libre depuis sa démission de la Côte d’ivoire fin janvier 2017,  tient donc un second acte  après 8 ans pour terminer ou reprendre son travail ?

Des principes connus

Dussuyer est connu un technicien joueur amoureux du ballon. L’ancien gardien de but arrive généralement à modeler ses formations à son image, joueuse et disciplinée. En 2010, il avait suivi avec attention les performances  des locaux lors du tournoi de l’Uemoa 2009 organisé à Cotonou. Le gardien  Valère Amoussou (Mogas),  Les défenseurs  Adou Mouftaou et Junior Salomon (Aspac) , le milieu défensif Gérard Adanhoumè (Soleil) et le milieu offensif Arnaud Séka  (Tonnerres) avait été intégré à sa liste des 23  pour la Can angolaise. C’est sous son mandat que la ligue professionnelle avait été lancée au Bénin. Sans reprise du championnat depuis six mois, on devrait espérer une reprise imminente afin d’outiller le sélectionneur. Lors de de son dernier passage en Côte d’ivoire, il a conduit l’équipe A’ ivoirienne des qualifications jusqu’à la 3e place  Chan Rwanda 2016.

Dussuyer a également été à l’origine de l’arrivée de plusieurs binationaux dans les rangs des Ecureuils  comme Réda Johnson , Michael Poté et Emmanuel Imorou qui ont débuté sous son passage.

Il aussi lancé plusieurs jeunes en équipe fanion, l’attaquant Mohamed Aoudou buteur-héros des éliminatoires 2010, Djiman Koukou et Junior Salomon.

Des attentes fixées.

L’objectif affiché des autorités béninoises est une qualification à la Can Cameroun 2019.  Vainqueurs de la Gambie 1-0 lors de la première journée, les Ecureuils joueront contre le Togo en septembre.

Sans amicaux depuis novembre 2016, les Ecureuils pourraient disputer un match amical quelques jours  avant de jouer les Eperviers en guise de préparation.

Le technicien français, quart de finaliste de la Can 2004 et 2015 avec la Guinée,  connaissant le contexte local demanderait une restructuration de la direction technique locale ainsi que la reprise des championnats nationaux pour travailler sur le moyen terme.

Géraud Viwami

Ecureuils : La shorlist de la FBF est déposée au ministère des sports !

Après quatre mois de vacances la nomination du prochain sélectionneur des Ecureuils ne devrait plus tarder. Selon nos informations, la FBF a déposé cette semaine une shortlist de trois noms comme attendue au ministère des sports pour le choix final.

Le successeur d’Omar Tchomogo à la tête des Ecureuils sera connu dans  les jours à venir la fin du processus du recrutement du sélectionneur national du Bénin est proche. Après les rumeurs et les candidatures le bureau exécutif de la fédération béninoise de football a déposé, cette semaine, une shortlist de trois au ministère des sports pour la prise de décision finale. Selon nos sources, l’opération a été menée par le président de la FBF, Moucharafou Anjorin himself en relation avec le patron des sports béninois Oswald Homeky dans une grande discrétion. La Shorlist devrait être rendue public dans les jours à venir en attendant les entretiens avec les concernés qui devraient aboutir sur l’officialisation de l’heureux élu. Précédemment évoqués,  les techniciens français Michel Dussuyer et Patrice Neveu seraient retenus. Le trio pourrait être complété par l’ivoirien François Zahoui ou encore le béninois Alain Gaspoz. A suivre.

Géraud Viwami

 

Ecureuils – Exclu : Broos n’est pas intéressé, les candidats pressentis (Exclu) !

Comme nous l’annoncions il y a quelques jours ça s’active dans les couloirs pour la nomination du prochain sélectionneur des Ecureuils. Les autorités ont déjà enregistré une trentaine de candidatures dont plusieurs favoris semblent déjà se dessiner. Bjfoot.com dévoile en exclusivité les premiers noms.

Le successeur d’Omar Tchomogo sera connu dans les semaines à venir depuis le lancement des dépôts de candidatures par les autorités béninoises les dossiers affluent.

Annoncé en Guinée il y a quelques semaines avant la nomination de Paul Put à la tête du Sily National, Huguo Bross , ancien coach du Cameroun,  selon nos sources , ne lorgne pas sur le poste au Bénin. Le technicien belge champion d’Afrique en titre avec le Cameroun n’est pas intéressé par les Ecureuils pour des raisons personnelles.

Selon nos informations une trentaine de candidatures ont été enregistrées. Des techniciens bulgares, norvégiens, croates, belges, serbes, brésiliens, tunisiens ou encore portugais se sont montrés intéressés mais une tendance semble déjà se dessiner avec cinq postulants pressentis.

Francois Zahoui (55 ans), l’ivoirien, finaliste de la Can 2012 à la tête des éléphants ivoiriens sans encaisser de buts. A la tête du Niger il a remis l’équipe locale sur pied en quelques mois mais sur le départ à Niamey il se montre visiblement intéressé par le challenge béninois.

Michel Dussuyer (58 ans), Il était déjà à la tête des Ecureuils en 2010 lors de la dernière qualification du Bénin à une Can. Apprécié sur le plan local, il connait bien le contexte béninois. Il est sans poste depuis son départ de  la Côte d’Ivoire en 2017.

Alain Gaspoz (47 ans), le  bénino-suisse était précédemment cité. Reconnu sur le plan local il  a été champion du Bénin 2010  avec l’Aspac. Titulaire d’un UEFA A, il est libre de tout engagement. L’ancien international béninois connaît le sillage de la sélection béninoise avec laquelle il a connu 2 Can (2004-2008).

Patrice Carteron (47 ans), ancien sélectionneur du Mali, 3e de la Can 2013.  Il  a également entraîné le TP Mazembé vainqueur de la Ligue des Champions 2015. Actuellement coach de Phoenix Rising (USA), le nom de l’ancien technicien circule avec  quelques doutes quand même.

Patrice Neveu (63 ans), son dernier job était à la tête de la sélection haïtienne en 2015. L’ancien sélectionneur de la Mauritanie est libre de tout contrat. Il était pressenti au Soudan en décembre dernier et ce n’est la première fois qu’on parle de lui au Bénin.

Géraud Viwami

Ecureuils : trois noms pour reprendre la sélection béninoise. 

Omar Tchomogo devrait quitter la tête des Ecureuils à la fin de cette semaine même au terme de son bail. Même si la fédération et le ministère des sports n’ont  toujours pas ouvert officiellement la course à la succession de l’ancien international béninois, voici trois profils de techniciens qui pourraient prendre le relais à  la tête de la sélection béninoise et bâtir un projet sur le long terme.

Patrice Neveu

Ce n’est pas la première fois que son circule dans le sillage de la sélection béninoise, la dernière fois c’était déjà le cas en 2011 et 2014. Depuis le technicien français a fait du chemin, avec en prime une belle aventure à la tête de la sélection haïtienne qu’il a conduit à la Copa América.

Son CV en dit long sur son parcours sur le continent africain où il a une certaine expérience.

Neveu a déjà conduit quatre sélections africaines en commençant par être directeur technique national au Niger (1999), Guinée (2004-2006), RD Congo (2008-2010) et la Mauritanie (2012-2014). Son expérience chez les Mourabitounes peut bien militer en faveur car il a réussi à conduire les locaux mauritaniens au  Chan 2014 en Afrique du Sud après avoir éliminé le Libéria et le Sénégal en qualifications. Il établit un record en faisant progresser le pays de 73 places au classement Fifa (de la 206e place à la 133e place). Une belle performance pour cette modeste nation et qui pourrait donner des idées aux autorités béninoises qui seraient à la recherche d’un profil capable de maintenir à flot l’équipe fanion tout en bâtissant avec la pépinière locale. Une double-casquette sélectionneur-DTN  ne serait pas une mauvaise idée.

Il était tout proche de prendre la tête de la sélection soudanaise il y a quelques jours mais il a finalement décliné l’offre à la dernière minute. Un revirement de situation étonnant qui laisse croire que le vieux briscard de 63 ans est bel et bien pisté par le Bénin.

Michel Dussuyer

Il est le dernier sélectionneur qui a qualifié le Bénin pour une Can et c’était en 2010. Depuis il a franchi un cap sur le continent en faisant un quart de finale avec la Guinée en 2015 et surtout en se voyant confier l’équipe de Cote d’ivoire fraîchement championne d’Afrique 2015. Même s’il a échoué au premier tour de la Can Gabon 2017, Dussuyer conserve une belle cote sur le continent et notamment au Bénin où il a laissé un très bon souvenir. Personne n’a oublié comment il a su sublimer ce qui est présenté comme aujourd’hui comme l’une des meilleures époques des Ecureuils en 2009-2019. Mais certaines interrogations sont légitimes ? Dussuyer pourrait-il être intéressé par un retour en terre béninoise ? Il a déjà fait deux passages à la tête du Syli National. Il y a espoir. Mais le Bénin peut-il s’aligner sur ses conditions salariales car son statut a bien grimpé en sept ans ?

Alain Giresse

Il était à la tête du Mali qui a humilié les Ecureuils à Bamako, l’ancien bordelais déposé sa démission dans la capitale malienne en septembre dernier. Il est donc libre de tout contrat mais il connait bien le continent africain. L’ex-international français dirigé le Gabon, le Sénégal et le Mali à deux reprises. Une belle carte de visite sur le papier qui pourrait apporter certes une expérience sur le banc du Bénin.

Mais seul bémol, l’Etat béninois sera-t-il en mesure de s’aligner sur le calibre financier  du technicien qui a mené le Mali à la troisième place de la CAN 2012?

Géraud Viwami

A la recherche d’un diplômé Uefa A

Le Bénin qui a tourné dos à un technicien comme Michel Dussuyer, entre autres pour défaut de coaching, devra se tourner vers une solution d’élite. La Fédération béninoise de football sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur dans son choix. Selon nos sources, un diplômé Uefa A ayant connu l’élite européenne est recherché.

Le Bénin qui a tourné dos à un technicien comme Michel Dussuyer, entre autres pour défaut de coaching, devra se tourner vers une solution d’élite. La Fédération béninoise de football sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur dans son choix. Selon nos sources, un diplômé Uefa A ayant connu l’élite européenne est recherché.

Aubay

Certains vous parleront en termes de degré. Le 3e, notamment dont beaucoup de techniciens béninois s’enorgueillis. Mais le monde du foot a tant évolué que les diplômes d’entraîneurs sont nivelés. Uefa A pour ceux qui doivent encadrer des seniors professionnels et Uefa B pour ceux qui encadrent des joueurs de catégories inférieures ou adjoints dans des ligues 1.

Michel Dussuyer, on le sait, n’a pas connu le haut niveau dans son pays, en tant qu’entraîneur. Son dernier club était l’As Cannes évoluant en D3 française (Le National).

Sur la place aujourd’hui, il n’existe donc pas d’entraîneur officiant au Bénin et ayant déjà encadré une équipe dans une ligue1 des 5 championnats majeurs européens (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne, France).

Un sélectionneur majeur pour les Ecureuils ?

Entre les faux diplômés, les amis des amis et les apprentis sorciers et les experts en tout qui n’ont jamais rien gagné dans leur carrière, l’Afrique se perd parfois. Et le Bénin était sur cette trace. Ils sont nombreux à avoir cédé aux sirènes de la ligue professionnelle béninoise. Ces entraîneurs importés sont à la hauteur du niveau du championnat professionnel expérimental. Mais sont-ils à la hauteur de la sélection nationale du Bénin où les rares talents sont déjà au-dessus du niveau de la ligue professionnelle béninoise ?

Il est des moments où il faut s’élever au-dessus pour tirer vers le haut de jeunes talents en quête d’expérience et de partage de vécu avec un entraîneur ayant connu des succès tant en tant que joueur que coach.

Le Bénin n’a jamais visé dans cette catégorie. Et le moment semble venu de rechercher un technicien qui a remporté des titres dans sa carrière, dans un championnat majeur européen. La fédération renifle sur cette piste. La Côte d’Ivoire (où l’Etat investit moins dans le foot que le Bénin !) a depuis 1992 et les années Yeo Martial décidé de se tourner vers des européens qui ont excellé dans les divisions d’élite de leur pays. Le résultat est là. Le pays a stabilisé sa progression. Le Bénin qui n’a pas le potentiel de la Côte d’Ivoire en termes de qualité de footballeurs en encore plus besoin d’un technicien de haut niveau pour montrer la voie.

Sébastien Ajavon qui a, apparemment, de grandes ambitions pour le football béninois, ne manquera certainement pas d’explorer cette piste.