Ecureuils : Tanzanie – Bénin, entre bons et mauvais souvenirs.

Demain après-midi, les Ecureuils reçoivent la Tanzanie en match amical au stade Mathieu Kérékou de Cotonou, une première à domicile depuis sept ans. Alors qui se souvient du dernier duel entre les deux nations en terre béninoise ?

Le foot béninois a entamé un renouveau au début des années 2000 avec un match référence le 3 septembre 2002 lors de la première journée des qualifications de la Can 2004. Le casier africain du Bénin était encore vierge, la fédération sortait d’une période de disette et une nouvelle génération de joueurs éparpillés en Europe était en train de naître.

Le doublé d’Adjamossi 

Alors cet après-midi-là, le stade René Pleven d’Akpakpa qui avait encore sa pelouse naturelle a affiché complet et les Ecureuils se sont baladés  4-0 avec le doublé d’un arrière gauche béninois qui était en fin de formation à Bordeaux Anicet Adjamossi (9e et 38e). Le numéro 15 des Ecureuils  a marqué les esprits ce jour-là tout comme Moussa Latoundji  (85e) et Omar Tchomogo (75e sp) qui ont aussi marqué. Le mythique capitaine Moudachirou Amadou portait le brassard.  Le sélectionneur de l’époque le belge René Taelman – qui s’est d’ailleurs marié à une béninoise- n’oubliera jamais sa première à la tête de l’équipe béninoise qu’il a dirigé pendant deux ans  jusqu’en  2003.

Cette campagne sera fructueuse pour le Bénin qui terminera en tête du groupe devant la Zambie , le Soudan et la Tanzanie avec 13 points pour décrocher sa première qualification à une coupe d’Afrique , Tunisie 2004 avec le ghanéen Cécil John Attuquayefio comme coach.

Maillot made in Bénin

Pour cette première journée de qualification, les Ecureuils arboraient une tunique blanche à domicile avec des dossards griffés en rouge. Le président de la FBF , Anjorin Moucharafou révelra quelques années plus tard que ce jeu de maillot avaient été confectionné par un couturier local dans le quartier populaire de Xwalacodji.

La raclée de Dar Es Salam

Mais la dernière confrontation entre les deux pays remonte à octobre 2014 en match amical à Dar Es Salam , sous Didier Ollé-Nicole , le Bénin a subi une sale défaite 4-1 au stade Benjamin Mkapa. Menés 4-0 (Canavaro 17e , Kiemba 40e, Ulimwengu 49e et Luzio 71e), les Ecureuils ont réduit le score grâce au premier but chez les A d’Abdel Fadel Suanon en fin de rencontre. Une petite revanche à prendre pour Stéphane Sèssegnon, Fabien Farnolle , Michael Poté , Jodel Dossou et David Djigla qui étaient tous titulaires  il y a trois ans.

Géraud Viwami

« Adoula », technicien prisé ou symbole de la guerre des clans

Bruno Goudjo "Adoula" à droite, a franchi un cap. Oké (à g) peut sourire...

Ligue1 – Bénin / Nouveau directeur sportif de l’Us Kraké

Bruno Goudjo « Adoula » est au cœur d’un transfert qui fera date dans la jeune expérience du football professionnel. Le nouveau directeur sportif de l’Us Kraké, désormais ex-coach d’Avrankou omnisports a été présenté à la presse en début de semaine.

Aubay

Augustin Ahouanvoébla et son club Avrankou Omnisports ont perdu leur coach. Bruno Goudjo « Adoula » a fini dans la première partie du classement la saison écoulée. Sa progression a fait la fierté de son président et des émules chez des entraîneurs locaux. Apparemment pas que : Magloire Oké, président de l’Us Kraké lui a signé un contrat intéressant en début de semaine. 450.000 fcfa par mois (contre 250.000fcfa à Avrankou) et une prime de signature de 500.000Fcfa pour 18 mois de contrat. On connaît ses revenus, ce qui est rare au Bénin. Ceci peut s’expliquer aussi par le contexte. La guerre des clans à la fédération. L’équilibre entre les membres s’effrite et rejaillit sur leurs clubs à travers les transferts. Celui de l’entraîneur d’Avrankou vers Kraké, de par la mise en scène organisée pour la presse a des allures plus politiques que techniques. Bien évidemment, et heureusement pour l’Us Kraké, Moussa Latoundji reste le coach et dans la hiérarchie, au-dessus du tout nouveau directeur sportif. Ce transfert dont les chiffres sont affichés, laisse donc beaucoup d’observateurs sceptiques. Quand on connaît le profil du jeune coach Adoula, on sait qu’il aime bouger et faire des choses. Il a envie de bien faire et de progresser. Il ne cache pas non plus ses ambitions. Un rôle dans l’ombre est difficilement compatible avec son profil. Car le banc de touche, quand on y prend goût, on n’a pas envie de s’en éloigner. A Kraké, il aura certes un salaire intéressant, mais il sera loin de la scène. Après ce gros coup frappé par Magloire Oké sur le marché, il va falloir penser à ne pas en faire un éléphant blanc. On se souvient du cas Jacques Roux, notre confrère nommé manager général la saison dernière et qui reste désormais peu visible dans les faits…

Aubay

L’Aspac tient sa première recrue : Mohamed Sanoussy Fofana a signé !

 L’Aspac tient sa première recrue : Mohamed Sanoussy Fofana a signé !

C’est la première recrue pour  la saison prochaine du côté de l’Aspac. A peine le titre remporté, Alain Gaspoz a décidé de recruter d’abord pour l’Ufoa en cours. Mohamed Sanoussy Fofana s’est engagé pour deux ans avec l’Aspac et a débuté à Makodi au Nigeria il y a une semaine  face aux Lobi Stars. Il débute ainsi par l’Ufoa en attendant la saison prohaine.

Selon nos sources, ce milieu de terrain polyvalent est international guinéen et a évolué au Fc Satellite. Il était déjà à l’essai fin janvier avec l’Aspac.

Mama Karim vers Liberty (Ghana) ?

Sur liste de départ la saison écoulée, le gardien de buts de l’Aspac est finalement resté. Mais face à la rude concurrence imposée par Saturnin Allagbé, devenu international A entre-temps, Mama Karim qui a disputé quelques matches importants seulement, commence à penser à la piste ghanéenne qui devrait à nouveau de réchauffer.

Jodel Dossou proche de Vannes (France)

Après deux essais de 5 jours chacun à Lorient en Ligue1 et Vannes (Ligue2), le milieu de terrain des Requins peut envisager boucler ses valises. Selon nos sources, le club breton de Vannes où le président Ajavon des Requins est actionnaire serait très intéressé par le joueur béninois…

Alla Ludovic aux Requins ?

3 gardiens pour un bilan catastrophique. C’est le constat fait par les Requins, parmi les plus mauvaises défenses du championnat. Pour remédier à cela, l’équipe de Michel Sorin pourrait bien s’attacher les services d’un international, Ludovic Alla des Mambas Noirs. Le technicien français qui a vu le joueur évoluer en sélection l’aurait mis sur ses petits papiers…

Moussa Latoundji  entre Dragons et Kraké !

Après 6 journées, il avait quitté son poste d’entraîneur des Dragons. Le club de la capitale perdait ainsi le titre. Le capitaine des Ecureuils de 2004, premier buteur de l’histoire du Bénin à la Can, a rencontré des sages de Porto-Novo la semaine écoulée. Le rapprochement avec le club de son cœur a ainsi commencé.

Mais attention ! Les Dragons pourraient se voir souffler Moussa Latoundji par l’Us Kraké qui s’est renseigné avril dernier, juste après la défaite face à l’Aspac 0-1 à domicile. A suivre…

Aubay

Tournoi de Montaigu, Edmé Codjo et Latoundji en terrain connu ?

En 2005, Edmé Codjo, alors adjoint du français Serge Devèze a été un acteur majeur de la préparation des moins de 20 ans béninois pour la coupe du monde aux Pays-Bas. Ces derniers avaient affronté l’équipe de France des moins de 18 ans face à laquelle ils avaient fait match nul

En 2005, Edmé Codjo, alors adjoint du français Serge Devèze a été un acteur majeur de la préparation des moins de 20 ans béninois pour la coupe du monde aux Pays-Bas. Ces derniers avaient affronté l’équipe de France des moins de 18 ans face à laquelle ils avaient fait match nul 1-1.

A travers donc son expérience avec les Ecureuils juniors de 2005, et son passage il y a deux ans à Bordeaux, et à Auxerre quelques années plus tôt, le technicien a « pu comprendre qu’à 16 ans, c’est des joueurs déjà qui tapent à la porte des équipes professionnelles de leur pays.»

Ce qui n’est pas forcément le cas ici, d’où la difficulté du travail entrepris à la tête de cette équipe des moins de 16 ans, explique en substance le sélectionneur national.

Mais avec le soutien de son adjoint Moussa Latoundji qui une dizaine d’années durant a pu analyser de l’intérieur le style de jeu européen, Edmé Codjo espèrera y arriver. «  Il croit en ce qu’il fait et j’espère qu’à des gens comme lui, on laissera le temps de démontrer son savoir et ainsi, beaucoup apporter au Bénin. »

Le mode de sélection expliqué par Edmé Codjo

Les centres sont où ? Sont-ils déclarés ? Ce sont les questions que se pose le sélectionneur Edmé Codjo quand on évoque le cas des directeurs de centres de formation qui se disent mis à l’écart.

Dans un passé récent, c’est-à-dire en 2009, il y a eu un tournoi des centres. « C’est depuis lors que ceux-là devraient se rapprocher du ministère des sports pour se faire connaître » en tant que tel, explique Edmé Codjo.

Les responsables de centres qui se plaignent du mode de sélection, à l’analyse du technicien, sont donc ceux qui ne disposent pas des autorisations auprès des structures compétentes.

A l’avenir la base de sélection sera plus large, promet Edmé Codjo, afin de faire moins grincer les dents. « Nous les invitons à remplir les formalités», conclut-il.

Aubay

40 joueurs au départ, 22 joueurs en stage, 18 à l’arrivée

Même s’ils auraient souhaité avoir un mois de stage, Edmé Codjo et Moussa Latoundji ont depuis presque deux semaines débuté un stage de préparation avec les moins de 16 ans pour le tournoi international de Montaigu en France.

38e Tournoi de Montaigu / Bénin

Même s’ils auraient souhaité avoir un mois de stage, Edmé Codjo et Moussa Latoundji ont depuis presque deux semaines débuté un stage de préparation avec les moins de 16 ans pour le tournoi international de Montaigu en France.

Aubay

Au Centre international de formation Ajavon Sébastien, c’est avec 40 joueurs venus de plusieurs centres de formation reconnus, que le travail a débuté. Ceux qui ont été retenus pour la dernière ligne droite sont actuellement de 22. A l’arrivée, ils seront 18 jeunes béninois à participer au tournoi des moins de 16 ans de Montaigu en France.

Selon Edmé Codjo, le sélectionneur national des moins de 17 ans qui va diriger l’équipe, l’évaluation préliminaire des 40 joueurs retenus s’est basée sur la technique individuelle. « Crochets, contrôles orientés et en pivot » ont été des points importants du travail, insiste Edmé Codjo.

La maîtrise du ballon a donc été le point le plus important au début du stage. L’ex-patron des Ecureuils seniors confie avoir travaillé dans un second temps, l’aspect collectif. L’accent a donc été mis sur l’animation défensive, donc la récupération de balle et aussi l’animation offensive.