Inter: Les nouveaux riches, les faux puristes et les mauvais perdants

Chelsea, Manchester City, Psg ont une cible dans le dos. Au moindre centime qu’ils dépensent, c’est un scandale. Ce n’est pas normal qu’ils aient autant d’argent. Ils dérèglent le foot etc. Les donneurs de leçons pullulent partout. Manchester United a acheté Paul Pogba a 100 millions d’euros. C’est immoral, mais bon…On n’en parle plus.
Chelsea a dépensé 1 milliard d’euros pour atteindre la victoire en Ligue des Champions. Manchester City en est encore loin malgré toutes les dépenses. Le Psg n’y est pas encore. L’argent ne fait pas tout dans le foot. L’arrivée des nouveaux acteurs arabes et chinois est difficile à accepter par les européens. Tant que les chinois achètent des maillots, des droits tv et vont voir des équipes européennes en tournée dans les stades d’Asie, c’est super, c’est bon pour le business ! Tant que les arabes achètent des retraités en fin de carrière, c’est drôle ! Mais quand ils érigent de nouveaux modèles économiques (comme Manchester City avec ses clubs satellites dans le monde entier), qu’ils achètent des clubs, ils sont qualifiés de nouveaux riches, de « dérégulateurs » du foot. Allons demander à la Juve si elle n’est pas gênée de vendre à 100 millions un joueur qu’elle a eu à zéro franc.

Hypocrisie : Le Barça devrait être sanctionné pour avoir dragué Verratti ?

L’hypocrisie est largement répandue dans le foot. Comme Rio Ferdinand qui bondit de son siège de consultant après le 6e but de Barcelone contre le Psg, criant à l’exploit, dans un match où l’arbitre a été plus qu’un acteur déterminant dans le résultat.
Quand le Bayern achète Tolisso à plus de 40 millions, c’est une bonne affaire. C’est un bon club allemand qui achète a un bon club français un bon joueur français. Quand le Barça paye au noir le Père de Neymar pour arracher le joueur au Real, c’est un exploit.
Quand le Barça fait des réunions en douce avec Marco Verratti pendant ses vacances, c’est une bonne stratégie. « Le joueur veut aller dans un grand club, pourquoi l’en empêcher ? ». La ligue française n’a pas porté plainte en ce moment contre le Barça devant l’Uefa.
Quand le Psg veut acheter Neymar, c’est indécent. Ce n’est pas normal, il faut porter plainte. L’Uefa doit réagir. Ce n’est pas aux instances espagnoles de réguler le foot européen. Les règles existent. A chacun de les respecter. Le vrai problème est financier. La ligue espagnole commence à s’agiter parce qu’elle sait que les droits TV qu’elle récolte au Brésil et ailleurs dans le monde vont baisser. Evidemment que les brésiliens et une majorité des autres fans vont suivre Neymar où qu’il évolue.

Les propriétaires non-occidentaux visés ?

Quand Le Real Madrid veut s’offrir Mbappé, c’est génial. Un bon club espagnol, va acheter un bon jeune français dans un club français (ou presque). Ce n’est rien de méchant. Ce jeune n’a que 6 mois de haut niveau dans les jambes. Il vaut 80% de Neymar, capitaine du Brésil, vainqueur de la Ligue des champions.
Les donneurs de leçon ne parlent finalement que des clubs appartenant aux non-européens. C’est bien curieux.
Le foot est une arme dont chacun se sert à sa façon. Heureusement que cette arme n’est pas de destruction massive. Le vrai danger, c’est quand des pays « sérieux », membres du G8 vendent des armes à coups de milliards d’euros à des petits pays riches arabes ou asiatiques. Là, on ne parle pas de sommes indécentes, mais d’accords commerciaux importants négociés par des chefs d’Etat.
Une arme détruit, un footballeur régale. Dans lequel des deux faut-il investir ? Chacun a sa réponse !
bjfoot

Inter: Claesen « On ne sait jamais qui va gagner la coupe des Confédérations »

Ancien coach des Dragons et des Tonnerres au Bénin , Daniel Claesen , le technicien belge qui possède une grosse expérience sur le continent Africain s’est confié à Aubay Rolland Zohoun dans un entretien exclusif à voir ci-dessous. Passé par le Cameroun , Claesen nous parle des Champions d’Afrique camerounais qui débutent demain en coupe des Confédérations, de l’académie malienne de l’Etoile du Mandé vainqueur du Tic2f en avril dernier qu’il a dirigé pendant quelques mois et du foot béninois.

 

Afrique – Ligue des Champions : le programme du jour

 

La phase de groupe de la Ligue des Champions sera lancée aujourd’hui avec la première journée. Mamelodi Sundowns , champion en titre entrera en lice demain avec la réception des Ethiopiens de Kedius Georgis.

Ligue des Champions

Groupe A :

18h : Etoile du Sahel (Tunisie) – Ferroviaro da Beira (Mozambique).

20h : Al Hilal (Soudan) – Al Merreikh (Soudan)

Groupe B :

18h : USM Alger (Algérie) – Al Alhi Tripoli (Lybie).

20h : Zamalek (Egypte) – Caps United (Zimbabwé)

Groupe C :

16h : Espérance de Tunis (Tunisie) – As Vita Club (RD Congo)

Groupe D :

21h : Wydad Casablanca (Maroc) – Coton Sports (Cameroun)

Afrique : quatre représentants de plus à partir du Mondial 2026

C’était dans les tuyaux depuis plusieurs mois, c’est désormais acté l’Afrique passera de cinq  à neuf places directes plus une dernière place à prendre lors d’un tournoi de barrages à partir du Mondial 2026.

On peut voir le verre à moitié vide ou dans l’autre sens  à l’issue du vote de la Fifa qui octroie désormais presque le double des places habituelles au continent africain à partir du Mondial 2026.

Faire passer le Mondial de 32 à 48 pays était un projet qui tenait à cœur à la Fifa de Gianni Infantino. Si le mode de compétition n’est pas encore détaillé, l’Afrique sait désormais à quoi s’en tenir. La Caf faisait campagne pour dépasser la dizaine de place mais elle obtiendra que neuf place directes et un dernier ticket  à l’issue d’un tournoi de barrage.  2018 et 2022 seront les deux derniers mondiaux à cinq représentants pour ce continent qui n’a jamais tutoyé le dernier carré jusqu’ici.

Etre compétitif

On peut dans une certaine mesure se réjouir de voir les places s’accroître, c’est une bonne chose pour le foot africain qui prend davantage d’aise sur l’échiquier mondial. Mais le vrai défi sera sportif  car il faudra sortir neuf ou dix nations susceptibles de rivaliser face aux meilleures nations du monde. A cinq, soyons honnêtes, l’Afrique montrait déjà certaines limites tout comme des promesses. On pense à l’exploit du Sénégal, quart de finaliste dès sa première participation en 2002 mais aussi à la triste participation du Togo, éliminé au premier tour sans victoire en 2006. Le vrai défi il est là, il faut pourvoir rivaliser. Les belles générations ivoiriennes se cassent les dents au premier tour depuis 2006 et le Ghana y était presque en 2010. Les nations africaines doivent franchir un palier. C’est certain.

Nous avons encore neuf années pour nous préparer pour ce changement, avec les générations florissantes, on peut rêver mais nous devons surtout nous préparer.

Géraud Viwami

Afrique: Appiah – Black Stars round 2

Après une campagne 2017  manquée au Gabon lors de la Can, la Côte d’ivoire, l’Algérie et le Ghana ont changé de  sélectionneur, des choix de grandes importances pour des nations appelées à jouer les premiers rôles lors des qualifications du Mondial Russie 2018 et de la Can Cameroun 2019. Voici notre deuxième  sujet consacré au retour de James Kwesi Appiah (56 ans) à la tête des Blacks Stars du Ghana. 

L’improbable come back

Un coup franc magistral d’Alain Traoré en pleine lucarne a scellé le sort du Ghana un soir de février 2017 à Port-Gentil, vice-champion en titre, le Ghana laisse filer la médaille de bronze face à de valeureux burkinabés. Pourtant le Ghana d’Avram Grant faisait office de favori après un premier tour de haute volée. L’échec en demie face au Cameroun futur champion n’a pas été digéré dans un pays à la recherche d’un nouveau sacre depuis 1982 . Le technicien israélien après deux ans d’exercice est débarqué à la fin du tournoi.

La fédération se lance à la recherche d’un nouveau sélectionneur. 132 candidatures ont été déposées. Une shorlist de trois noms sera retenu. Le français, Willy Sagnol , l’allemand  Winfried Schaffer et Kwesi Appiah étaient en course. Et c’est ce dernier qui sera  nommé en avril dernier.  Un retour aux sources pour  le sélectionneur qui avait déjà eu les rênes de la sélection (2012-2014).  Demi-finaliste de la Can 2013 et éliminé au premier tour au Mondial 2014 , il avait quitté son poste au retour du Brésil et sera remplacé par Grant. Il pose ses valises quelques mois plus tard au bord du Nil chez les soudanais d’Al Khartoum SC. Sous ses ordres le club termine 4e en  2015 et 5e en 2016.

Mais la fibre patriotique ne s’est jamais ramollit chez l’ancien arrière gauche d’Asante Kotoko qui a passé ses diplômes d’entraîneur  en Angleterre à Liverpool et Manchester City. International ghanéen pendant dix années (1983-1993) , il a même été capitaine de la sélection nationale. Il retrouve son jardin où son bail a officiellement démarré le 1er mai dernier. Intérimaire entre septembre 2010 et janvier 2011 puis nommé comme numéro un d’Avril 2012 à Septembre 2014.  Qui d’autre  connaissait mieux la maison que lui ?

Héros local

James Kwesi Appiah  était de la génération 92, celle qui a perdu en finale la Can à Dakar face à la Côte d’ivoire. Il sait combien le peuple ghanéen attend son cinquième titre continental. En 2013 en Afrique du Sud, il a été stoppé en demie par la Zambie, futur vainqueur de la compétition. Quelques mois plus tard au Mondial Brésil 2014, il n’a pas pu passer le premier dans un groupe très relevé  avec le Portugal, les USA et l’Allemagne, futur championne du Monde. On se souvient tous de cette prestation mémorable mais insuffisante des ghanéens face à la Manschafft. Quand on a été quart de finaliste deux fois d’affilée  en Allemagne 2006, puis en Afrique du Sud en  2010 avec la fin que l’on connait, tomber au premier tour était un échec. Et il en a payé le prix. Pour ce deuxième mandat il est attendu sur deux tableaux majeurs en commençant par les qualifications. Celle de la Can Cameroun 2019, qui débute  le mois prochain avec un déplacement en Ethiopie. Avec des adversaires exclusivement anglophones comme Sierra Leone et le Kenya ce ne sera pas une partie de plaisir mais ce groupe F n’a rien d’effrayant pour le Ghana. La seconde bataille , celle de Russie a été entamé timidement par son prédécesseur qui a récolté un petit point en deux rencontres. La suite sera très disputée. Après avoir concédé un triste nul vierge face à l’Ouganda à domicile en octobre dernier, ils ont eu la mauvaise idée d’aller s’incliner (2-0) à l’extérieur face à l’Egypte, future vice-championne d’Afrique.  Mal embarqué, en  Août ils recevront le Congo pour le compte de la troisième journée et sont déjà condamnés à gagner pour espérer dans ce groupe E qui attire déjà les regards.

Premier coach africain à avoir qualifié le Ghana pour une coupe du monde en 2014 en infligeant une gifle monumentale 6-1 à l’Egypte lors du dernier tour; il est un héros national. Et on attend de lui qu’il fasse autant.  Appiah va rouler sur un terrain connu mais avec des obstacles nouveaux.

Nouvelle génération à bâtir

Le Ghana a l’un des meilleurs systèmes de formation et d’exportation de talents en Afrique et donc un important vivier de joueurs sélectionnables évoluant à un bon niveau en Europe notamment. Appiah aura forcément des problèmes de riches et ses choix seront scrutés. Si des cadres comme le capitaine Asamoh Gyan (31 ans) joueur le plus capé de l’histoire et meilleur buteur de la sélection, André Ayew (27 ans)  et John Boye (30) conserveront leur statut. Certains jeunes ont marqué des points lors de la dernière Can et on le voit mal se passer de leur service, les milieux polyvalent, Thomas Partey  (22 ans) et Daniel Amartey (23 ans) ont clairement changé de statut aux yeux tous. Au delà des choix d’homme, Appiah devra bâtir une équipe conquérante et respectée  comme les ghanéens aiment. Vainqueur des Jeux Africains en 2011 à la tête des U23, il sait ce que représente un titre continental au pays. Le round 2 est bien  lancé.

Géraud Viwami

Inter : CAF, Ahmad installe son gouvernement !

Le Comité Exécutif de la Confédération Africaine de Football, CAF, s’est réuni ce lundi 8 mai 2017 à l’hôtel Sheraton de Manama, sous la direction du président de la CAF, M. Ahmad.

Deux membres se sont excusés. Notamment M. Adoum Djibrine et Mme Lydia Nsekera.

15 points inscrits à l’ordre du jour ont été débattus et les décisions suivantes ont été prises.

 

1- Election des vice-présidents

Conformément aux statuts, le président a proposé deux vice-présidents.

1er vice-président : Kwesi Nyantakyi (Ghana)

2e vice-president : Constant Omari Selemani (RD Congo)

Cette proposition a été approuvée par acclamations

 

2- Membres cooptés du Comité Exécutif

En application des dispositions statutaires, le président a proposé, et le Comité a approuvé, la cooptation de deux membres au Comité exécutif de la CAF. Il s’agit de :

– Moses Magogo (président de la fédération de l’Ouganda)

– Ahmed Yahya (président de la fédération de Mauritanie)

 

3 – Composition du Comité d’urgence

– Président : Ahmad

– Kwesi Nyantakyi (Ghana)

– Constant Omari (RD Congo)

– Fouzi Lekjaa (Maroc)

– Suleiman Waberi (Djibouti)

– Musa Bility (Liberia)

 

4- Mise en place de commissions ad hoc

Le président de la CAF a proposé, et le Comité a approuvé, la mise sur pied de deux commissions ad hoc, composées essentiellement de présidents de fédérations. Une en charge de la réforme des statuts et l’autre en charge des rémunérations.

Des séminaires de restitution des travaux de la commission de réformes des statuts en direction des présidents de fédération seront organisés avant la finalisation de la mouture à soumettre au Comité Exécutif et à l’Assemblée générale.

Ces commissions ad hoc sont constituées ainsi qu’il suit :

 

Commission de réforme des statuts

Président

Kwesi Nyantakyi (Ghana)

Membres

– Lamine  Kaba Badjo (Gambie)

– Sita Sangare (Burkina Faso)

– Moses Magogo (Ouganda)

– Mclean Letshwiti (Botswana)

– Édouard Ngaissona (République centrafricaine)

– Elvis Chety (Seychelles)

– Ahmed (Egypte)

Personnes ressources : Ludovic Lomotsy (conseiller du président de la CAF) et un consultant de FIFA sur les questions de gouvernance.

 

Commission des rémunérations

Président

Fouzi Lekjaa (Maroc)

Membres

– Monteiro Domingos Fernandes (Sao Tome)

– Ahmed Yahya (Mauritanie)

– Hani Abo Rida ( Egypte)

Personnes ressources : Essam Ahmed (Secrétaire général par intérim de la CAF); Mohamed El Sherei (directeur des finances de la CAF)

 

5 – Symposium sur les compétitions de la CAF

Il sera organisé au Maroc les 15 et 16 juillet 2017. La Fédération royale marocaine de football s’est engagée à supporter les coûts relatifs à l’organisation de ce symposium qui verra la participation de les corps de métiers impliqués   dans le football africain (joueurs, arbitres, entraîneurs, médias, administrateurs…). Il s’apesantira sur l’ensemble des problématiques relatives aux compétitions de la CAF avec en bonne place les conditions de leur organisation, les formats, la périodicité.

Il sera suivi  par une réunion du Comité exécutif le 17 qui discutera, entre autres, de l’implémentation des principales résolutions du symposium. Une Assemblée  générale extraordinaire de la CAF est également prévue le 18 juillet au Maroc.

 

6- Nomination des présidents et vice-présidents des commissions permanentes

  1. a) Commission des Finances

Président : Fouzi Lekjaa (Maroc)

Vice-président : Monteiro Domingos Fernandes (Sao Tome)

 

  1. b) Commission d’organisation de la CAN

Président : Amaju Pinnick (Nigeria)

Vice-président : Philip Chiyangwa (Zimbabwe)

 

  1. c) Commission d’organisation du CHAN

Président : Musa Bility (Liberia)

Vice-président : Wadie Jari (Tunisie)

 

  1. d) Commission d’organisation des compétitions interclubs

Président : Fouzi Lekjaa (Maroc)

Vice-président : Mutassim Jaafar ( Soudan)

 

  1. e) Commission d’organisation de la CAN U20

Président : Tarek Bouchamaoui (Tunisie)

Vice-président: Rui Da Costa (Angola)

 

  1. f) Commission d’organisation du football féminin

Présidente : Isha Johansen (Sierra Leone)

Vice-président: Moses Magogo (Ouganda)

 

  1. g) Commission d’organisation futsal et beach-soccer

Président : Moses Magogo ( Ouganda)

Vice-président: Kalusha Bwalya (Zambie)

 

  1. h) Commission des arbitres

Président: Suleiman Waberi ( Djibouti)

Vice-président : Lim Kee Chong (Île Maurice)

 

  1. i) Commission technique et de développement

Président : Kalusha Bwalya (Zambie)

Vice-président : Suleiman Waberi (Djibouti)

 

  1. j) Commission de gestion du système de licences des clubs

Président : Leodegar Tenga (Tanzanie)

Vice-président : Dany Jordaan (Afrique du Sud)

 

  1. k) Commission des affaires juridiques

Président : Ahmed Yahya (Mauritanie)

Vice-président : Augustin Senghor (Sénégal)

 

  1. l) Commission du fair-play et responsabilité sociale

Président : Almamy Kabele Camara (Guinée)

Vice-président : Isha Johansen (Sierra Leone)

 

  1. m) Commission des médias

Président : Amaju Pinnick (Nigeria)

Vice-président : Hedi Hamel (Algérie)

 

  1. n) Commission médicale

Président : Adoum Djibrine (Tchad)

Vice-président : Yacine Zerguini (Algérie)

 

  1. o) Commission Marketing et TV

Président : Dany Jordaan (Afrique du Sud)

Vice-président : Rui Da Costa (Angola)

 

7- Organigramme de la CAF

Le nouvel organigramme, outre qu’il comprend un cabinet avec deux conseillers directement rattachés au président, prévoit trois postes d’adjoints au secrétaire général avec des domaines spécifiques. Soit :

  • Un secrétaire général adjoint en charge de l’administration et qui chapeaute deux directions. Une direction des finances et des services et une direction juridique et des ressources humaines
  • Un secrétaire général adjoint en charge du football qui aura sous son autorité une direction du développement des techniques et une direction des compétitions
  • Un secrétaire général adjoint en charge du marketing et de la communication avec autorité sur la direction de la Communication et des médias et sur celle Marketing et TV

Il est également prévu la création d’un service de conformité directement rattaché au secrétaire général

Inter : La France est-elle prête à devenir le pays des grands clubs européens ?

Marseille avec les américains, Monaco avec les Russes, Lille avec son milliardaire Luxembourgeois, le Psg avec le Qatar. En France on découvre les investisseurs étrangers, avec au moins 15 ans de retard sur l’Angleterre. Malgré cette nouvelle tendance, les français ont encore du mal à soutenir ce vent de changement qui va propulser le foot national sur la scène internationale. Le traitement fait au Psg par le public et les médias en est une illustration.

En France, les critiques des consultants ne transcendent pas les joueurs. En Angleterre, les consultants sont plus directs, frontaux. En France, ils se cachent derrière les médias étrangers, quand c’est la ligue des champions, ou derrière des petits réseaux d’amis quand c’est la Ligue1.

Comment comprendre qu’un pays qui se fait renverser en finale de son « Euro » par Eder, un jeune attaquant inconnu d’un club français de seconde zone, puisse encore tomber dans le piège de la communication catalane en relayant « La Remontada » ?

Ceci n’est pas juste relayé par des supporters de clubs adverses du Psg, mais par des médias qui ont pourtant « intérêt » au vu des recettes connexes (publicités etc), que les clubs de leur pays aillent le plus loin possible.

Zidane qui est français, qui a été grassement payé par le Qatar pour être son ambassadeur pour le mondial 2022, n’a pas souhaité donner des conseils au Psg avant le match aller, même en blaguant. C’est dire combien en Espagne, la rivalité reste nationale, sans aller au-delà.

En Allemagne, aucun média ne « s’amuse » à évoquer une possible remontée d’Arsenal lors du match retour.

Voilà qui fait bien la différence entre l’environnement du foot français et les 4 autres championnats européens.

Un tel investisseur en Angleterre serait accueilli comme un Messie. Mais en France, le Psg pose problème à une grande partie du peuple français, et de ses dirigeants.

François Hollande a instauré une taxe de 75% sur les salaires de plus d’1 million d’euro, et Manuel Valls son ancien premier ministre ne se gêne pas pour déclarer qu’il supporte Barcelone quand le Psg affronte le club catalan à Paris. Et pourtant, ce sont les impôts payés par de Très grandes entreprises comme le Psg qui lui permettent de faire des promesses électorales aux couches défavorisées.

Le problème de l’environnement français face à une Europe très concurrentielle dans le foot, c’est de croire que c’est l’OM ou autres qui doivent réussir et non le Psg.

En Allemagne, on souligne l’arrogance bavaroise, mais les allemands aiment voir le Bayern gagner. Les médias publics se font un devoir d’acheter les droits des matches à domicile du Bayern ou de Dortmund.

Après, on s’étonne en France de n’avoir gagné qu’une coupe du monde en 87 ans…

Bjfoot.com

Can 2017-Cameroun: Njie «le fruit de notre travail»

Après le sacre du Cameroun, hier soir devant l’Egypte, Clinton Njie, l’attaquant de Marseille, remplaçant, s’est exprimé à notre micro. Extraits.

Clinton Njie  , Attaquant, Cameroun

« je n’ai même pas les mots pour exprimer cette fois qu’on ressent aujourd’hui. c’est quelque chose de grand. On a réussi à soulever ce trophée on est très fier de nous. Je remercie nos supporters pour les encouragements. On sait que ça n’a pas été facile depuis le début mais ils ont été derrière nous, c’est cela qui nous a aussi poussé à aller chercher cette victoire. C’est vrai qu’on a eu du mal à rentrer dans la première période , on a su rebondir en deuxième mi-temps. A la pause, le coach nous a demandé d’aller chercher les égyptiens plus haut et de bien utiliser le ballon à la récupération. Je suis très heureux ce soir même sans avoir joué. On a été un groupe et c’est avec le travail qu’on a abouti, c’est le fruit de notre travail»
A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017-finale : Aboubakar met l’Egypte dans la sauce, le Cameroun champion d’Afrique

Devant environ quarante mille  spectateurs ce soir au stade d’Agondje de Libreville, le Cameroun renverse l’Egypte (1-2) au bout du suspens, grâce notamment à une réalisation aussi tardive que magnifique de Vincent Aboubakar. Les Lions Indomptables, aux deux visages ,  tiennent leur cinquième sacre continental.

Homme du match : Vincent Aboubakar , Cameroun

On peut se repasser son but un million de fois on aurait encore des frissons, l’attaquant du Fc Porto , entré à la pause à d’abord changé le visage de l’attaque camerounaise avant de marquer le but libérateur.  Le Cameroun peut le célébrer. Il est le nouveau héros des Lions Indomptables.

L’Egypte maîtrise, le Cameroun cafouille

Après une cérémonie de clôture surchauffée le match débute avec une intensité similaire.

Enorme occasion pour les Pharaons d’entrée. Mohamed Salah sert intelligemment Bekhit dans la surface, qui croise, Fabrice Ondoa se couche bien. (02e) c’est déjà chaud.

Dans la foulée le Cameroun va répondre timidement quand même. Christian Bassogog gagne un ballon a droite devant Ahmed Fathi et remet au centre pour Sébastien Siani dont la reprise manque de puissance (07e).

Le Cameroun a une possession très basse comme si il ne savait pas quoi faire pour casser les lignes dans le premier quart d’heure. Ils ont du mal à s’approcher des cages d’Essam El Haddary à l’image de cette frappe de Bassogog des trente mètres. (15e)

L’Egypte défend comme d’habitude dans sa moitié  et va frapper fort sur sa deuxième incursion tranchante dans le camp camerounais.

Elneny marque dans un angle impossible !  Sur une action qu’il a initiée lui-même, il sera servi à la conclusion par Salah dans la surface. Le milieu des Gunners trompe Ondoa d’un tir lifté au premier poteau. 1-0 (22e)

Les Lions ne sont pas dans le match et vont perdre un homme clé à la demi-heure de jeu.

Adolphe Teikeu est touché aux adducteurs. Nicolas Nkoulou  prend sa place dans la défense centrale. (31e)  Le lyonnais est très applaudit à son apparition comme un signe.

Dans le dernier quart d’heure, les camerounais essayent de relever la tête en regagnant la possession mais sont très brouillons et timorés pour inquiéter des égyptiens très en place.  Les Pharaons maîtrisent leur sujet et semblaient filer vers un huitième titre continentale.

Aboubacar, l’homme qui a tout changé !

Le Cameroun change de visage en seconde période mais a longtemps attendu ses  occasions franches.  L’Egypte recule énormément, les lions camerounais sont plus entreprenants. La libération arrive à l’heure de jeu.

Centre en cordeau de Benjamin Moukandjo , Nkoulou décroise sa tête et bat El Haddary 1-1 (60e). le match est relancé. Le stade se réveille.

Le Cameroun monopolise toujours le ballon et accule l’Egypte. Les lions vont manquer la balle du break dans un premier temps.

Quel raté de Moukandjo , à réception d’un centre à ras de terre de Bassogog, qui sera sacré meilleur joueur du tournoi , son tir s’envole dans le ciel de Libreville (79e)

La libération portera la griffe d’Aboubakar.

Sur un long ballon de Siani , Aboubakar humilie son défenseur d’un sombrero et marque d’une reprise magique du droit qui laisse El Haddary pantois. (88e) Indescriptible. Le Cameroun s’impose 2-1 au bout suspens.

Il était écris que la solution camerounaise se trouvait sur son banc ce soir.  Hector Cuper perd une troisième finale majeure, dommage pour l’Egypte . Le Cameroun fête son cinquième titre continental et représentera l’Afrique en Russie en juin prochain pour la Coupe des Confédérations. Les  Lions ramènent le trophée à Yaoundé en attendant de recevoir la prochaine édition en 2019.

A Libreville , Géraud Viwami

Egypte 

El Haddary : Mosaad, Hegazi , Ahmed Fathi, El Mohammadi- Elneny , Tarek Ahmed- Trezeguet ( Ramadan Ahmed 64e) , Salah , Bekit – Warda

Coach : Hector Cuper

 

Cameroun :

Ondoa- Ngadeu , Teikeu (Nkoulou 32e)  , Fai , Oyongo- Djoum , Siani- Bassogog, Moukandjo- Zoua  (Mandjeck 90e)– Tambe (Aboubakar 46e)

Coach : Hugo Bross

Can-2017-finale: Elneny donne l’avantage à l’Egypte (mi-temps)

L’Egypte mène 1-0 face au Cameroun à la mi-temps de la finale de la Can Gabon 2017. Les Pharaons roulent vers un huitième titre grâce l’ouverture du score signée Mohamed Elneny (22e). Le milieu des Gunners a  marqué d’un tir puissant dans un angle fermé sur une passe de Mohamed Salah.

A Libreville , Géraud Viwami 

Can 2017-finale : Bassogog – Salah, duel de gauchers

Dans quelques heures le Cameroun et l’Egypte vont s’affronter pour l’acte final de la Can 2017. On vous présente les leaders techniques des deux équipes et ils sont  tous les deux gauchers.

 

Christian Bassogog, le dynamiteur

Il faisait partie de nos découvertes à l’issue du premier tour et il l’a bien confirmé au second tour.  S’il n’a pas été verni face au Sénégal en quart, en demi contre le Ghana, il a donné le tournis à la défense des Black Stars.  Avant ce choc du dernier carré il ne comptait qu’une petite décisive à laquelle il va rajouter un but de grande classe. Homme du match, face au Ghana, on aura évidemment l’œil sur lui. Gaucher habile positionné sur le côté droit, il répète à la perfection sa spéciale pour repiquer sur son pied fort. Accélérateur de talent, l’ailier de 21 ans d’Aalborg est une source de danger dès qu’il trouve l’espace. L’Egypte est prévenue.

Mohamed Salah, Mister Danger 

Il n’est pas titulaire indiscutable pour rien, l’Egypte repose sur lui offensivement. L’équipe a marqué trois buts dans tout le tournoi, l’ancien Blues a délivré une passe décisive et marqué deux buts magnifiques. Il est impliqué dans tous les buts de son équipe. Difficile de croire que le danger n’arrivera pas par lui. Lui aussi est un gaucher de qualité qui aime jouer à droite et se balader sur le front de l’attaque. Il n’a pas besoin de cadeaux pour faire mouche, son talent seul lui suffit reste à savoir si l’arrière garde camerounaise réputée solide pourra le maîtriser.  Parce qu’il est aussi très adroit sur coup de pied arrêté.

A Libreville , Géraud Viwami

Can-2017-finale : le jour des revenants !

 Le stade d’Agondjé de Libreville accueille ce soir, la finale de la 31e édition de la Can Gabon 2017 entre le Cameroun et l’Egypte.  Une finale de revenants entre deux nations qu’on n’avait plus à ce niveau depuis un bout de temps.

Une finale ne se joue pas, elle se gagne. On connaît tous cette phrase devenue mythique dans le cercle du football. Cet après-midi, la Can 2017 connaîtra son épilogue après environ un mois de compétition. L’affiche fait rêver tant les équipes présentes font trembler le palmarès du foot africain. En effet l’Egypte est l’équipe la plus titrée du continent avec sept galons. Le Cameroun est dauphin dans ce classement avec quatre étoiles. Si les Lions indomptables gagnaient ce soir ils feront un pas vers le record des Pharaons.  Bête noire des camerounais, les égyptiens a déjà raflé deux titre devant le  Cameroun en finale. En 1984 aux tirs aux buts puis en 2008, (1-0, but d’Aboutrika), jamais deux sans trois ?

La renaissance dans la tanière

Minés ces dernières années par des problèmes internes qui ne sont d’ailleurs pas étranger à la retraite internationale la légende Samuel Eto’o, arrivé à Libreville hier, le Cameroun vit  une compétition saine pour une fois. Pourtant Hugo Broos en poste depuis  une année seulement participe à sa toute première Can et séduit déjà. Le technicien belge a été en mesure de passer de sept joueurs qui ont préférer  rester dans leur club  Maxime Poundjé (Bordeaux) , Ibrahim Amadou (Lille) , Franck Zambo Anguissa (Marseille), Alain Nyom (West Brom) Joel Matip (Liverpool) , Eric Choupo-Mouting (Shalke ) et André Onana (Ajax). Une pilule amère avant la compétition la légende Roger Milla a parlé même de « trahison » de la part de ses joueurs.

Avec un groupe considérablement rajeuni avec des têtes inconnus du grand public comme Christian Bassogogg, Michael Ngadeu ou Ndip  També , le Cameroun est sorti invaincu de son groupe devant le Burkina Faso (1-1), le Gabon (0-0) et la Guinée Bissau (2-1).

En quarts de finale, les Lions indomptables résistants et tranchants ont sorti le Sénégal favoris aux tirs aux buts. En demi-finale, ils ont remis ça face au Ghana mais avec la manière, un succès 2-0 avec en prime un petit bijou du nouveau chouchou du public, Bassogog, l’ailier d’Aalborg.

Ils ne doivent leur montée en puissance qu’à leur mental et la régularité dans le jeu. Les Lions sont redevenus solidaires avec une soif de victoire comme les supporters les aiment. Absent lors des Can 2012 et 2013, le Cameroun n’a même pas passé le premier tour de la Can 2015, les verts reviennent de loin.

Le grand huit ?

Ils faisaient tremblés toute l’Afrique après  trois titres consécutifs, les Pharaons ont sombré à l’image de la situation sociopolitique du pays.  L’Egypte absente lors des trois dernières Can est revenue en 2017  comme si de rien n’était après avoir éliminé le Nigéria dans son groupe.

Avec un technicien réputé à sa tête, Hector Cuper, l’Egypte a débarqué avec une solidité bien acquise. Difficile à jouer, les Pharaons présentent un mixte insaisissable entre un jeu très athlétique et une efficacité incarnée par Mohamed Salah (2 buts).  Souvent dominés, comme face au Burkina Faso en demi-finale, ils n’ont pas encore craqué. Après avoir débuté timidement le tournoi par un nul vierge, les Pharaons ont battu l’Ouganda puis le Ghana en poule et le Maroc en quarts sur le même score (1-0). Spécialiste du service minimum, El Haddary a fini par encaisser son premier but en demi mais s’est bien rattrapé aux tirs aux buts après un match très laborieux face aux Etalons Burkinabès.

L’Egypte rêve d’un huitième  titre continental et n’a pas l’air de trembler.

Des séries incroyables

Les deux finalistes sont dans une spirale ultra positive.

Le Cameroun est sur une incroyable série de douze matches sans défaites, les Lions indomptables n’ont plus perdu depuis juin 2016. La dernière défaite remonte à fin mai 2016 contre la France.  Les amis du capitaine Benjamin Moukandjo n’ont pas encore perdu dans cette Can et n’ont encaissé que deux buts.

L’Egypte n’a plus perdu en matches officiels, qualifications plus cette phase finale de Can, depuis onze matchs.  Une série entamée depuis la dernière défaite contre le Tchad (1-0) en novembre 2015. Mieux, les Pharaons n’ont  plus perdu de matches en phase finale depuis la Can 2004, depuis une défaite 2-1 contre l’Algérie.

Ce soir, on aura en piste deux équipes très sérieuses.  Le Cameroun a déjà prouvé qu’il peut faire le jeu et gagner. L’Egypte quant à elle a déjà montré qu’elle n’a pas besoin de briller dans le jeu pour s’imposer.

A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017-Cameroun : Moukandjo « personne n’aurait misé un centime sur nous »

Avant la finale face à l’Egypte, demain soir à Libreville, le capitaine des Lions Indomptables du Cameroun , Benjamin Moukandjo s’est longuement confié en conférence de presse. Extraits.

Benjamin Moukandjo , attaquant  – capitaine du Cameroun

Sur les objectifs

Déjà se qualifier pour les quarts c’était un objectif qu’on s’était fixé à court terme. On s’est donné les moyens pour se qualifier. Quand on est footballeur, sportif de haut niveau , il faut toujours avoir de l’ambition. Une fois qu’on a atteint ce premier objectif, on s’est dit qu’il fallait passer ce quart. On prend les matches les uns après les autres. On ne va pas regarder plus loin que là où nous sommes. Maintenant nous somme en finale et quand on arrive à cette étape on a envie de gagner, l’adversaire aussi. Malheureusement demain au terme de ce match, il y aura une équipe qui sera heureuse et l’autre déçu. Mais quand on regarde notre parcours c’est déjà bien ce qu’on a fait. Je pense que dans cette salle personne n’aurait mis un centime sur nous et c’est bien dommage parce qu’elle aurait gagné

 

Sur le parcours et le foot africain

« Avant d’arriver en finale il y a des étapes à franchir. Ces étapes là se préparent, on s’est préparé pour arriver là.  On n’est pas tombé du ciel pour se retrouver en finale. Il y a un coach qui est arrivé et qui a une philosophie, nous les joueurs on adhère à son discours. Nous on savait qu’en venant ici on avait l’image de notre football au Cameroun à redresser. Il ne faut pas avoir peur de le dire, il y avait un désamour complet entre les joueurs et les supporters. Donc c’était important pour nous de montrer  d’autres visages. Au fur et à mesure qu’on avançait dans la compétition l’objectif on le revoyait à la hausse. Nous sommes en finale.  Ça n’a pas été simple. C’est un groupe qui vis bien c’est un état d’esprit. On est tous ensemble on est unis. Maintenant quand on arrive en finale on a envie de jouer pour gagner cette finale. Le football africain a toujours été une fête énorme. Bien que la Can se joue au mois de janvier en plein championnat, pour moi c’est important d’être là, de représenter nos pays. Le football c’est un sport qui rassemble. On essaye de profiter au maximum. Vivre ses moments intenses de bonheurs. C’est une grosse fierté d’être d’autant plus que de participer à une finale »

Sur le peuple camerounais

« C’est vrai qu’en ce moment dans notre pays il y a de petits troubles. Mais nous on essaye de jouer au foot, procurer du plaisir aux gens et je pense que  pendant toute cette campagne, ces gens là on prit du plaisir. Ils ont partagé avec nous même s’ils étaient loin. On souhaite que les tensions s’apaisent. Nous essaye de procréer du plaisir en espérant que tout rentre dans l’ordre. On espère que demain tout le pays sera uni pour nous pousser vers la victoire. »

Sur l’état d’esprit et l’adversaire

« Quand le coach est arrivé, ça été le maître mot, c’était retrouver une équipe avec un état d’esprit conquérant. Une équipe qui devait montrer qu’elle pouvait vivre ensemble. Ça fait un peu plus d’un mois que nous sommes ensemble. On n’a montré qu’on n’était pas seulement une équipe mais une famille. En ce qui concerne l’Egypte, on ne peut pas choisir ses adversaires. On fait avec ce qui est là. Maintenant il y  a une histoire entre l’Egypte et le Cameroun. Depuis le début de cette compétition on a brisé quelques signes indiens. Donc on va essayer d’en briser un autre demain c’est notre objectif. »

A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017- Cameroun : Broos « « Avant d’arriver au Cameroun j’avais déjà mon projet dans ma tête »

Hugo Bross , le sélectionneur belge du Cameroun s’est exprimé à la veille de sa première finale de Can face à l’Egypte. Il a parlé des atouts de son équipe et sa philosophie.

Hugo Broos , coach du Cameroun 

Sur la condition physique

« Avant la Can, on été quelques jours en Guinée Equatoriale, on a très bien travaillé. On a bien dosé les choses, on ne l’a pas fait comme ça. On a  fait un programme avec le préparateur physique  jusqu’au bout. Aujourd’hui vous voyez que sur le plan physique le Cameroun est très bon. Mais ce n’est pas notre seul atout on en a d’autres. On en aura besoin demain dans le match contre l’Egypte »

Sur les joueurs qui ont refusé la Can

« Si dans quelques mois on aura un match rien ne dit que ce seront les mêmes, peut-être mais tu peux avoir des joueurs qui sont blessés mais c’est difficile à dire. De l’autre côté j’ai toujours dit, les joueurs qui ne sont là, ils ne sont pas là on a fait avec ceux qui sont là. C’est très  important mais la porte reste toujours ouverte pour eux. C’est évident. Mais l’initiative doit venir d’eux, j’ai assez pris d’initiatives ces mois précédents, maintenant c’est à eux de décider s’ils veulent revenir. Mais s’ils reviennent ce sera définitif. Ce ne sera pas parce que ce match là je veux le jouer et dans deux mois non parce que j’ai des choses importantes avec mon club. Non. Tu viens ou tu ne viens pas. Du moment où ils décident de venir il n’y a aucun problème. »

Sur sa philosophie

« Avant d’arriver au Cameroun j’avais déjà mon projet dans ma tête. J’avais entendu des rumeurs à propos du pays. Dès que j’ai commencé pour moi c’était clair j’avais deux choix : ou tu fais ce que les coachs avant moi on fait,  tu ne réussis pas et tu démissionnes ou tu fais ce que as dans ta tête ce que j’ai fais, ça ne va pas, tu peux aussi démissionner. Alors, c’est mieux de démissionner avec tes propres idées qu’avec les idées des autres et ça a toujours été mon moteur dès le début. Je le fais à ma manière si ça ne réussis pas tant pis pour moi. Mais aujourd’hui je peux dire que ça a réussi. »

A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017- Egypte : Cuper «  J’ai confiance en  notre style de jeu »

A la veille de finale qui opposera, demain à Libreville, son équipe au Cameroun, le sélectionneur de l’Egypte Hector Cuper s’est exprimé en conférence de presse. Morceaux choisis.

Hector Cuper , coach Egyptien

Sur l’équipe du Cameroun  et le match

« Le Cameroun est une équipe très forte, très collective et qui a déployé une excellente technique, qui a beaucoup de joueurs talentueux. Nous les avons regardés jouer et je pense qu’il y a d’ailleurs des similarités entre nos deux équipes. Mais chaque équipe à ses spécificités. Le problème avec notre équipe c’est que nous avons beaucoup de blessés, nos joueurs éprouvent également beaucoup de fatigue parce que nous avons joué avec peu de jours d’intervalles entre les matches. La décision dans  ce match va se jouer à l’envie et l’équipe qui sera là plus prête, explorer ses opportunités. Nous ne pouvons donc pas prédire avec exactitude qui va contrôler le match. Nous avons encore le temps de penser à la stratégie que nous allons adopter. Je pense que ce sera un match très difficile. Nous avons espoir que la stratégie que nous allons mettre en place nous sera utile pour gagner »

Sur sa tactique

«j’ai une confiance totale en notre système de jeu, je crois à notre style de jeu. Demain ce sera un match difficile, nous avons besoin de nous améliorer sur un certains nombres d’aspects que je ne vais pas dire ici. Mais je pense quand même qu’il y a certains aspects sur lesquelles nous avons besoin de changer et nous améliorer. Vous savez il est difficile de changer complètement  de système. On ne va pas tout changer du jour au lendemain mais nous avons quand même travaillé. Le plus important c’est le résultat et c’est la seule stratégie qui comptera demain. »

A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017-Egypte : El Haddary «  On a revu nos objectifs à la hausse »

Capitaine et héros de l’Egypte en  demi-finale , le gardien egyptien Essam El Haddary s’est aussi exprimé très brièvement en conférence de presse de veille de la finale contre le  Cameroun.

Essam El haddary , gardien – capitaine Egyptien

«Après avoir manque les trois dernières éditions aujourd’hui nous sommes en finale mais pour notre retour nous avions à cœur de faire très bonne impression même si nous n’étions pas sûrs d’arriver en finale nous avions de bien y figurer. Petit à petit nous avons revu nos objectifs  à la hausse. Maintenant nous sommes en finale  le seul objectif que nous avons c’est de remporter. Tout au long de la compétition nous avons respecté tous nos adversaires, pas un adversaire en particulier.»

A Libreville, Géraud Viwami

 

Can 2017 : Ce qu’il faut retenir des demies

Avant  les deux derniers matches de cette Can 2017, nous avons vécu deux demi-finales exceptionnelles. En attendant la finale de dimanche prochain entre le Cameroun et l’Egypte et le match pour la troisième place entre le Burkina Faso et le Ghana, demain , On vous résume ce que vous avez peut-être raté.

 

On s’est prosterné devant El Haddary

Il était parti pour jouer un rôle de cadre dans le vestiaire mais pour son retour à la Can , l’histoire avait prévu autre chose pour Essam El Haddary. Remplaçant lors du premier match face au Mali , l’homme de 44 ans est appelé à entrer en jeu à la 25e minute , Ahmed El Shenawi s’est blessé.  El Haddary s’installe dans les buts et récupère le brassard. Calme et sobre sur sa ligne, il a su rassurer sa défense.

Dans ce match intense, Mohamed Salah nous a fait apprécier sa patte gauche avec un but magistrale avant qu’Aristide Bancé nous rappelle qu’il a encore de beaux restes à 32 ans.

Jusqu’à la demi-finale face au Burkina Faso, El Haddary faisait un tournoi plutôt normal. Mais dans une opposition où les Etalons ont eu les meilleures occasions, le gardien de Wadi Degla a longtemps maintenu son équipe en vie même s’il a encaissé son premier but dans ce tournoi. Aux tirs au but, il redeviendra encore une fois le héros du peuple Egyptien. Il a écœuré, Koffi Kouakou et Bertand Traoré avec des arrêts incroyables qui ont qualifié l’Egypte pour la finale. Il est vieux mais diablement efficace.

On a aimé ce Cameroun là

Avec un effectif considérablement rajeuni, personne n’aurait fait un procès à cette équipe si elle échouait au premier tour mais c’est mal connaître le mental camerounais. Après avoir sorti le Sénégal en quart, le Cameroun s’est offert un autre favori hier pour s’ouvrir la voie de la finale  de dimanche prochain.  Cette fois-ci, ils ne doivent leur victoire qu’à eux-mêmes, avec plus d’envie et d’abnégation, les Lions Indomptables ont eu les  meilleures d’occasions dans le match.  Michael Ngadeu  a été béni d’un opportunisme digne d’un buteur et Christian Bassogog a apporté la touché finale pour une victoire 2-0 bien mérité.  Le peuple camerounais célèbre ces nouveaux héros qui affichent déjà un état d’esprit extraordinaire, Hugo Broos a bien réussi son pari.

On eu de la peine pour les Etalons

Hervé Koffi était en larmes à la fin du match, il regrette encore, son tir manqué. Le gamin de 20 ans a eu très mal comme les millions de supporters ou simples spectateurs qui ont pris du plaisir à voir ce Burkina Faso dicté son football à l’Egypte. Même si les Pharaons adoptent un  système défensif, les Etalons ont largement répondu en face en présentant un football de très haut niveau. On a vu sans aucun doute l’un des meilleurs matches de la compétition. Le Burkina Faso a agréablement surpris tout le monde en élevant son niveau de jeu. Le scénario était si cruel pour eux, mais comme on dit souvent dominer n’est pas gagner. Les Etalons devront sauver l’honneur en allant chercher le bronze.

On n’a pas reconnu les Black Stars

Demi-finaliste pour la sixième fois consécutive et vice-champion en titre, le Ghana était un prétendant au titre déclaré mais les Black Stars ont sombré en demi-finale. Si face à la RD Congo, ils ont eu les ressources pour sortir du piège, hier face au Cameroun, ils n’ont pas pu réagir. Timorés en début de partie, ils ont faillit craquer à plusieurs reprises. Finalement, ils encaissent sur un malentendu défensif en Boye et Razak et derrière ils ne relèveront plus jamais la tête. Bassogog va aussi passer par là. On a été presque dégouté par le visage des ghanéens sur cette opposition. Jordan Ayew et Mubarak Wakaso ont failli marquer mais ce n’était clairement pas le soir du Ghana.

L’équipe a souffert et a fait souffrir ses supporters hier soir. C’était une salle soirée à Accra.

A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017-Egypte : Ibrahim Salah «ramener le trophée au pays»

Titulaire ce soir au milieu en l’absence d’Elneny, l’Egyptien, Ibrahim Salah s’est exprimé très brièvement à la fin du succès face au Burkina Faso.

Ibrahim Salah, milieu Égypte 
« je suis très content qu’on soit qualifié. maintenant on espère ramener le trophée au pays. ce soir le Burkina Faso est une bonne équipe, très forte. Toutes les équipes sont venues au Gabon pour gagner et ce sera pour nous si Dieu le veut»
A Libreville Géraud Viwami

Can 2017- Burkina Faso : Malo «On méritait mieux»

Remplaçant ce soir contre l’Egypte, Patrick Malo s’est confié à nous après l’élimination du Burkina Faso. Le défenseur des Étalons était partagé entre un sentiment de fierté des siens et la déception.

Patrick Malo, défenseur Burkinabé
«ce soir dans le jeu on était au dessus. c’est vrai que l’Egypte c’est une grande nation mais à partir de cet instant, ils peuvent placer le Burkina Faso là où il faut. Nous étions un peu mis au placard après avoir demontré notre football face à une si grande équipe qui était en difficulté sur tous les plans. On peut attendre le Burkina Faso dans les années à venir. Aujourd’hui on ne va pas trop s’attarder sur le choix des joueurs qui ont tirés. C’est Dieu qui en a décidé autrement, c’est vrai qu’on méritait mieux. ça aurait pu être l’Egypte mais aujourd’hui c’était nous. on a de l’espoir pour l’avenir et on va aller chercher cette troisième place»
A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017 : Au bout du suspens, l’Egypte peut remercier El Haddary

Dans une demi-finale de haut niveau, l’Egypte s’est qualifiée pour la finale en sortant le Burkina Faso pourtant dominateur dans le jeu aux tirs aux buts (4-3) après un score d’un but partout à l’issue des prolongations, devant environ vingt mille spectateurs ce soir à Libreville. Que de regrets pour les Burkinabès qui ont sans doute rendu leur meilleure copie du tournoi. 

Homme du match: Essam El Haddary, gardien Egypte.

A 44 ans il a su rester vigilant sur sa ligne ce soir sans craquer. Il a sorti quelques arrêts décisifs pendant la rencontre avant d’être encore plus monstreux avec deux tentatives stoppées lors de la séance des tirs aux buts. Le grand-frère a clairement assuré son rôle ce soir.

Les Etalons maîtrisent mais…

Le Burkina Faso n’a mis du temps à débuter son match, avec une possession acquise d’entrée, les Etalons affichent une fluidité et une volonté de jouer au sol. En face l’Egypte joue déjà bas. Le premier tir du match sera pour les blancs burkinabés. Décalage de Bertrand Traoré sur Abdou Traoré, qui cadre du gauche, facile pour Essam El Haddary. (05e)

L’Egypte est sérieusement bousculé en début de match à l’image de ce ballon difficilement repoussé par El Haddary des poings directement sur Ibrahim Touré qui tente la reprise le gardien égyptien était battu. Mosaad sauve de la tête sur sa ligne en coner. (08e). Enorme opportunité.

Les Pharaons vont enfin réagir après le premier quart d’heure. Bien servi à gauche, Trezeguet fixe  Steve Yago  et enroule du droit juste à cote. Première occasion égyptienne (16e)

Cette première situation va relaxer les Egyptiens qui vont relever la tête quelques minutes avant de tomber sous la domination du trio du milieu burkinabè Traoré-Touré-Kaboré qui privent les rouges de ballon.

Héros des quarts de finale, Aristide Bancé n’était pas loin de marquer un but magnifique. L’attaquant de l’Asec domine Mosaad dans un duel en pivot dans la surface de réparation puis tente un retourné acrobatique qui s’envole mais bien essayé (25e) Le stade applaudit le geste.

Après la demi-heure de jeu , les Etalons ont de plus en plus de mal à se rapprocher des cages d’El Haddary malgré la possession.  Bertrand Traoré puis Préjuce Nakoulma tenteront leur chance des trente mètres sans faire mouche.

Sur l’une ses rares sorties dans le camp adverse, l’Egypte va s’offrir une belle occasion peu avant la pause. Mohamed Salah s’appuie bien sur Bekhit qui feinte la passe et frappe des vingt mètres, Hervé Koffi se couche sans pouvoir maîtriser le cuir. Salah a suivi  mais manque son centre derrière. (38e)

Avec une maîtrise inattendue le Burkina Faso domine copieusement l’Egypte sans marquer. Les Pharaons sont en place comme d’habitude et attendent de planter leur coup fatal. On a quand même vu une première période de haute qualité. Rythmée et plaisante.

Bancé répond à Salah , El Haddary le vrai héros

Le Burkina Faso a repris la seconde période comme il avait entamé la première.

Coup franc décomposé entre  Traoré, Abdou et  Bertrand, ce dernier allume du gauche,  El Haddary détourne en coner. (48e)

Enorme percée de Nakoulma qui perfore la défense avec un grand pont puis réussit à centrer mais El Haddary à la manchette ferme pour écarter le danger. (56e)

Après ce temps fort des Etalons, ils se feront cueillir par le réalisme des Pharaons après l’heure de jeu.

Salah nettoie la lucarne de Koffi ! Après une action construise en passe courte et patiemment, l’ailier de la Roma, place un missile impeccable sur une remise de Kharaba à l’entrée de la surface de réparation 1-0  Le réalisme Egyptien fait mal encore. (66e)

Mais le Burkina Faso continue de pousser jusqu’à l’égalisation d’Aristide Bancé sur une action qui illustre bien l’état d’esprit des burkinabés ce soir.  Il est à la conclusion d’une action exceptionnelle. Yago s’arrache pour talonner vers Kaboré dans la surface qui centre pour Bancé au point de pénalty. L’attaquant de l’Asec contrôle poitrine et bat El Haddary pour la première fois dans ce tour d’une reprise maîtrisée du pied droit. Retour au score mérité.  (72e) Et le stade se réveille pour pousser les Etalons.

L’Egypte recule après l’égalisation et le Burkina Faso a failli en profiter.

D’abord sur une accélération de Nakoulma à droite, son centre contré a failli tromper El Haddary au premier poteau, le gardien égyptien se jette et concède le coner (81e) Puis sur un coup franc décomposé comme face à la Tunisie , Bertrand Traoré décale Bancé mais son tir est maîtrisé par El Haddary en deux temps (90e)

La dernière opportunité du temps réglementaire sera pour Banou Diawara. Kaboré trouve, Diawara entre les lignes dans la surface,  l’attaquant de Smouha , lobe astucieusement El Haddary qui sort la parade qu’il fallait pour mettre en coner (90+2)

C’était tellement chaud ! On n’a même pas vu la fin venir.

En prolongations,  les deux équipes jouent la prudence. Le Burkina Faso n’a pas cessé de jouer et l’Egypte a défendu sérieusement dans son camp. Une fois encore les meilleures occasions seront burkinabés.  Bertrand Traoré glisse en profondeur, pour Bancé dans la surface de réparation qui n’arrive pas à redresser sa  frappe (94e)  il sera ovationné à sortie (101e)  et Nakoulma décidément pas verni ce soir enlève trop sa frappe sur un ballon oublié dans la surface (108e)

Aux tirs aux buts malgré le raté initial de Bekhit sur le poteau, l’Egypte va renverser le cours de la séance et s’imposer 4-3. El Haddary sera le héros du soir puisqu’il  a stoppé les tentatives d’Hervé Koffi et Bertrand Traoré sur l’ultime tir. Une fin presque cruelle pour les Etalons qui ont tout donné ce soir. L’Egypte se rapproche encore plus d’un huitième sacre continental.

A Libreville , Géraud Viwami

 

 

Burkina Faso : Koffi- Bako Koné, Yago , Dayo, Coulibaly- Kaboré, Abdou Touré (Diawara 80e) ,Traoré- Nakoulma, Bertrand Traoré , Bancé (Alain Traoré 101e)

Coach : Paulo Duarte.

Egypte :  El Haddary- El Mohamady (Gaber 106e) , Mosaad, Ahmed Ibrahim, Hegazi- Tarek Hamed, Gad – Bekhit ,Kharaba (Warda) , Salah-  Trézeguet (Ramadan Ahmed 84e)

Coach : Hector Cuper