Ecureuils Story : 2003, Bénin – Zambie  3-0 

En cette période de crise sanitaire mondiale,  Bjfoot vous rafraîchit la mémoire avec une série exceptionnelle consacrée aux matches les plus mythiques des Ecureuils des années 2000. Première escale le 6 juillet 2003 pour revivre Bénin – Zambie dernier match des qualifications de la Can Tunisie 2004. 

 

Le contexte et l’enjeu

Les Ecureuils accueillent la Zambie au stade de l’amitié de Kouhounou pour le compte de la sixième et dernière journée des éliminatoires de la Can Tunisie 2004. Avant cette rencontre, le Bénin était deuxième du groupe 3  avec dix points, devancé par son adversaire du jour, les Chipo-polos , leaders avec onze unités. L’équation était simple : Pour se qualifier, le Bénin devait s’imposer, la Zambie avait besoin d’un nul pour conforter la première place qualificative.

Dans le même groupe, le Soudan et la Tanzanie qui comptaient respectivement quatre et un point avant cette ultime journée étaient déjà hors course. Bénin – Zambie était donc comme une finale.

Le Bénin courait après sa première qualification à la Coupe d’Afrique des Nations et le stade était comble avec un engouement inhabituel. Car le pays sortait d’une longue crise qui a secoué la fédération béninoise de football et  occasionné l’absence des championnats locaux en 1999 et 2001.

Martin Adjagodo avait pris la tête de la FBF secondé par Moucharafou Anjorin , vice-président à l’époque pour un nouvel élan.

 

L’effectif

Arrivé en cours de campagne, en avril 2003, Cecil Jones Attuquayefio a  pris le relais du belge, René Taelman emporté par la lourde défaite  3-0 encaissée à Khartoum contre le Soudan lors de la troisième journée des  qualifications  et par sa gestion du cas Mouri Ogounbiyi.

Le technicien ghanéen va réussir sa mission sur les trois derniers matches à disputer dont celui du 6  juillet 2003 qui restera à jamais dans l’histoire. Voici ses soldats du jour.

Gardien : Rachad Chitou (Dragons)

Défenseurs centraux: Damien Chrysostome (Citaddella Padova/Italie), Tony Toklomety (Maccabi Netanya/Israël)  , Seidah Tchomogo (Lions Atacora)

Latéraux : Anicet Adjamossi (Bordeaux/France) , Alain Gaspoz ((Aarau/Suisse)

Milieux défensifs : Jocelyn Ahoueya (Mogas) , Jonas Okétola (Dragons)

Attaquants : Oumar Tchomogo (Guingamp/France), Moussa Latoundji (Energie Cottbus/Allemagne), Laurent Djaffo (Abedeern/Ecosse)

Le scénario  du match

Il faisait chaud, le stade remplit par trente milles spectateurs grondait ! Le match va vite se débloquer pour les Ecureuils qui ouvrent le score grâce à Oumar Tchomogo (9e). Lancé dans le dos de la défense, le guingampais montre la voie en faisant la différence avec sang froid. Les Zambiens vont encaisser un second coup dur avec la sortie du gardien Phiri  sur blessure. Derrière le Bénin va dérouler, sans être réellement inquiété. Tchomogo va s’offrir un doublé sur pénalty obtenu par Laurent Djaffo (26e). A la pause , le Bénin tenait déjà son ticket pour la Tunisie.

En seconde période, le succès sera entériné par une frappe incroyable de Moussa Latoundji des vingt mètres qui a laissé le gardien pantois (77e).

Les jaunes vont terminer le match à dix après l’expulsion de Tchomogo  à un quart d’heure de la fin mais la bande à Cecil Jones Attuquayefio va tenir bon.

Arrivé en petit poucet, inconnu sur le continent, le Bénin a plié la Zambie qui venait d’enchaîner un record de dix matches sans encaisser depuis trois ans,  sur un score sans appel de trois buts à zéro et termine premier du groupe avec 13 points. Exploit.

Pour avoir  décroché son premier sésame historique pour la Can,  le président Mathieu Kérékou débloque une prime de 60 millions de FCFA pour le staff et les joueurs. C’est le début de l’ère des gros investissements publics dans le foot béninois.

 

Le héros du jour : Oumar Tchomogo

Numéro dix dans le dos avec brassard de capitaine, il a porté les Ecureuils sur toute la campagne. Sur le match le plus important, il signe un deuxième doublé en six matches qui lui permet de terminer co-meilleur buteur des éliminatoires avec cinq réalisations. Héros.

Géraud Viwami

 

Jodel Dossou, sa carrière en cinq dates

L’ailier d’Hartberg  en première division autrichiennen et des Ecureuils du Bénin, Jodel Dossou fête ses 28 ans aujourd’hui, l’occasion pour Bjfoot de revenir sur sa carrière en cinq dates marquantes.

15 septembre 2008 : une merveille un soir de remontada.

Le Bénin avait signé une incroyable remontada face au Nigéria, champion d’Afrique et du monde en titre, en match retour du premier tour des qualifications de la Can U17 Algérie 2009. Les Ecureuils se sont imposés 3-0 au stade Général Mathieu Kérérou après avoir perdu 2-0 à l’aller. Le deuxième but béninois  d’un après-midi d’exploit était un combo spécial: dribble intérieur et  une merveille de frappe enroulée signée du numéro 9 à la 70e , qui n’était autre que Jodel Dossou , attaquant de poche de Mambas Noirs. Ainsi débuta, la légende.

1er janvier 2013 : premiers pas professionnels

Après avoir brillé sur le plan local à Mambas Noirs, Requins, Cifas  et Tonnerre, avec ce dernier club, il découvre le haut niveau africain à travers  la ligue des champions. Il tape dans l’œil du Club Africain de Tunis qui lui offre son premier contrat professionnel au pays des aigles de Carthage. Replacé dans le couloir par Michel Sorin lors de son passage aux Requins c’est à ce poste qu’il va exploser aux yeux du monde.

30 janvier 2014 : Transfert record à Salzbourg

En Tunisie, il ne met pas du temps à se faire une solide réputation au point d’attirer les projecteurs du Redbull Salzbourg. Le géant autrichien est rapidement convaincu par le potentiel de l’international béninois au bout de quelques semaines d’essai dans le sillage de Sadio Mané. Dossou signe en Europe pour un transfert estimé à 350 mille euros. Un record à l’époque. Il remplit son palmarès avec un doublé coupe-championnat dès l’été suivant.

25 juin 2019 : Entrée réussie dans la cour des grands  

Andrew Kyere-Yiadom of Ghana and Jodel Harold Dossou of Benin challenging for the ball during the 2019 African Cup of Nations match between Ghana and Benin at the Ismailia stadium in Ismailia, Egypt on June 25,2019. (Photo by Ulrik Pedersen/NurPhoto via Getty Images)

Il  a signé ses débuts chez les A en juin 2013 lancé par Manuel Amoros contre l’Algérie à Porto-Novo, mais il aura attendu six  ans pour découvrir la coupe d’Afrique. Numéro 20 dans le dos, il fera une entrée appréciée face au Ghana au stade d’Ismailia en étant passeur décisif sur le deuxième but de Michael Poté. A ce jour, il cumule 35 sélections et 3 buts ce qui fait de lui l’un des joueurs les plus réguliers chez les Ecureuils.

17 novembre 2019 : Un autre but venu d’ailleurs

C’est son dernier chef d’œuvre en date, ça se passe de commentaires et résume bien son talent en une image.

https://www.youtube.com/watch?v=LEChz2D5vg0

Géraud Viwami

 

Envoyé spécial : Seidou Barazé « le foot , c’est notre boulot mais la santé passe avant tout »

Il devrait être entrain de se produire contre Lille à l’heure où nous étions entrain d’enregistrer cet entretien, dans les travées du stade d’Aar, Seidou Barazé (29 ans) et le Fc Schiltigheim se sont pliés à la décision de la Fédération Française de football du 12 mars dernier de suspendre toutes les activités en compétitions comme entraînements des clubs en France. Le défenseur international béninois  nous a accordé un entretien exclusif dans ce contexte particulier  où il parle de la crise sanitaire, son club, la Can 2019 et la vie sans le foot.

 

Le terrain vous manque déjà suite à la suspension de toutes les compétitions , décidée il y a quelques jours à cause de la propagation du Coronavirus?

Evidemment ! J’ai envie de jouer, d’enchaîner les matches. Mais une décision a été prise pour le bien de tous. Le club nous a annoncé qu’on avait dix jours de repos sans entraînement collectif mais chaque joueur a reçu un programme personnel à suivre pendant cette période. Je suis le mien et on  verra dans les semaines à venir.

Tous les championnats sont suspendus en Europe, l’heure est grave…  

C’est un peu flippant quand même. La menace est réelle. Le foot c’est une passion, notre boulot mais il y a des enjeux plus importants. La santé passe avant tout. On ne va pas se mentir, on a envie de jouer, les gens ont envie de venir au stade mais il  y a trop de risques.

La Caf aussi a annoncé le report des qualifications de la Can Cameroun 2021 alors que vous étiez pressenti pour effectuer votre retour chez les Ecureuils ?

Avec les Ecureuils on a des échéances importantes à venir dans les qualifications. La Caf a décidé de ne pas prendre de risques surtout pour les joueurs qui arrivent d’Europe comme nous. C’est plutôt logique. Mais dommage pour nos supporters qui espéraient nous voir bientôt.

 

En parlant justement de club, le retour de Can a été compliqué pour vous ?

Pas vraiment. Avant et pendant la Can j’avais des touches assez avancées en France et des offres dans le golf. J’ai eu des discussions avec mon ancien agent de l’époque mais rien ne s’est fait. C’est le mercato , on ne décide pas de tout. Aujourd’hui, je peux avoir des regrets mais cela ne servira à rien. J’ai changé de main.J’étais toujours avec Moulins, mon ancien club,  jusqu’à la trêve. Depuis janvier, ça va beaucoup mieux. J’ai retrouvé un bon groupe, la compétition à Schiltigheim. Nous sommes en plus sur une bonne dynamique, avec trois victoires sur  les quatre derniers matches. On est bien remonté en milieu de tableau. Il faut bien finir la saison et  j’espère retrouver un bon challenge dans les mois à venir.

« Il faut être sur le terrain pour comprendre ce que l’on ressent. »

Vous avez vécu une première Can en Egypte l’été dernier, c’était une grosse expérience ?

(Il reste silencieux, les yeux émotionnés)  c’est une sensation indescriptible. Etre sélectionné, ensuite quand vous sortez du tunnel, entendre l’hymne national… Il faut être sur le terrain pour comprendre ce que l’on ressent. Rien qu’à y repenser, je frissonne encore.  C’est un rêve de gosse qui se concrétise. On a vécu une aventure incroyable avec un public formidable. J’ai disputé de gros matches contre le Ghana, le Cameroun et le Sénégal, c’était de gros clients et on a été performant. C’est sans doute le meilleur souvenir de ma carrière jusqu’ici.

Contre le Maroc en huitièmes, vous étiez absent, comment avez-vous  vécu ce match devenu historique de loin ?

J’étais blessé au tendon d’Achille. Je me disais que j’allais manquer le match le plus important. J’étais  dans les tribunes avec Steve Mounié qui était suspendu. Les pieds me grattaient.  Puis il y cette séance de tirs aux buts. Je chambrais des marocains assis à coté de moi. Quand, Saturnin Allagbé arrête le tir d’En Nesry , je ne tenais plus , je suis descendu dans le tunnel au bord du terrain.

Et quand Mama Seibou marque le tir gagnant ?

Je voulais monter sur le terrain pour célébrer mais j’ai été bloqué par le commissaire au match qui pensait que j’étais suspendu. Ensuite ils ont vérifié et m’ont laissé passer, c’était la folie…

« la région sent le foot »

Sinon, la vie en Alsace ?

C’est plutôt une ville tranquille. Il y a de la vie. Les gens aiment le foot. Sur nos matches à domicile cela se voit. Schiltigheim est connu pour ses bons parcours en coupe de France notamment, même l’année dernière, ils ont été jusqu’en  trente – deuxième de finale avant de se faire éliminer par Dijon. En plus, Strasbourg, le rival  est en Ligue 1, la région sent le foot. Comme vous le voyez tout se passe bien.

Alors sans le foot dans les jours à venir, vous allez faire quoi ?

(Rires) dormir. Il y a les entraînements personnels à faire. Je suis plutôt du genre à rester à la maison. Je vais regarder de nouvelles séries, comme il n’y aura pas non plus de foot à la télé. Je suis fan de NBA mais eux aussi sont suspendus. Ce sera un peu chaud quand même.

Un dernier selfie pour la route…

Entretien réalisé à Schiltigheim (France) par  Géraud Viwami

 

Qualifications – Can Cameroun 2021 : La Caf reporte les deux journées de mars à cause du Coronavirus

Réunie en urgence , la CAF vient d’annoncer le report des deux prochaines journées (3e et 4e) qualifications de la la Can Cameroun 2021, prévue fin mars,  à cause de la propagation du Coronavirus via un communiqué officiel .  L’instance souhaite minimiser les risques de contamination même si le continent africain comptent peu de cas en ce moment. L’intégrité des internationaux évoluant en Europe qui devaient retrouver leurs équipes nationales est priorisée.

Les rencontres des Ecureuils initialement programmées contre le Lesotho le 25 mars et le 29 mars prochain n’auront donc pas lieu aux dates annoncées. En fonction de l’évolution de la situation  du virus, la Caf dévoilera ultérieurement un nouveau calendrier selon le communiqué officiel .  A suivre

G.V.

Ecureuils : Les 23 de Bjfoot pour le Lesotho

Le 17 mars prochain, les 23 joueurs convoqués par Michel Dussuyer pour disputer les deux prochaines journées des qualifications de la Can Cameroun 2021 contre le Lesotho le 25 mars à domicile et le 29 mars à Maseru seront dévoilés. Bjfoot.com a mis un costume de sélectionneur pour concocter sa liste. Présentation.

 

Gardiens (3): Saturnin Allagbé (Niort/France), Fabien Farnolle (Yeni Malatyaspor/Turquie) Marcel Dandjinou (ESAE)

De retour à la compétition, vendredi dernier, Saturnin Allagbé fera son retour dans le groupe. En bonne forme avec une bonne côte suite à des prestations abouties en coupe de la Caf, Marcel Dandjinou est retenu comme troisième gardien.

Arrières droits (2): Youssouf Assogba (Amiens/France), Melvin Doremus (AF Bobigny/France)

Le duo déjà convoqué en novembre devrait revenir. Assogba promu capitaine chez les U19 d’Amiens monte bien en régime pendant que Dorémus auteur d’un but en 20 matches  se montre régulier avec son club qui joue la montée en National 2. Il pourrait donc faire ses débuts sur la scène continentale.

Arrières gauches (2) : David Kiki (Brest/France), Erick Akpolgan (ESAE)

Même s’il n’a pas encore du temps de jeu avec Brest en ligue 1, il travaille à un très bon niveau et reste une option crédible au poste. On insère notre première surprise dans cette liste en donnant une chance à Erick Akplogan , latéral discret, moderne et technique il a le volume de jeu pour apporter du sang neuf sur le flanc. Auteur de bonnes prestations en coupe de la Caf, il  a été récemment observé en amical avec les A’ contre le Tchad.

Arrières centraux (4): Olivier Verdon (Eupen/Belgique), Cédric Hountondji  (Clermont/France) Seidou Barazé (Schiltigheim/France), Moise Adilehou (Boluspor/Turquie)

Aucune surprise majeure dans ce secteur si ce n’est les retours de Moise Adilehou qui a repris du service en club et aussi Seidou Barazé qui serait enfin sélectionné pour évoluer à son poste de prédilection.

Milieux (6): Jérôme Agossa (Djoliba AC/Mali), Jordan Adéoti (AJ Auxerre/France) Stéphane Sèssegnon (Genclerbirligi/Turquie), Anaane Tidjani (AS Soliman/Tunisie), Sessi d’Almeida (Valenciennes/ France), Cèbio Soukou (Arminia Bielefeld/Allemagne),

Régulier au Djoliba et auteur d’un match abouti contre la Sierra Leone, Agossa tient sa place dans le groupe en avance sur Mama Seibou en manque de temps de jeu à Toulon. Cèbio Soukou replacé parmi les milieux offensifs axiaux car sa palette le permet dans un registre où les Ecureuils n’ont pas du monde.

Attaquants (6) : Jodel Dossou (Hartberg/Autriche),Marcellin Koukpo (CS Hammam-Lif/ Tunisie) , Kabirou Koutché (AFAD/Côte d’ivoire), Michael Poté (BB Erzurumspor/Turquie) Steve Mounié (Huddersfield/Angleterre), Rudy Gestede (M’Boro/Angleterre) 

En bonne forme sur les dernières semaines, Gestede après son forfait en septembre est sélectionné. Auteur de 4 buts en 15 matches cette saison, Koukpo convoqué et pas aligné en novembre dernier tient sa place dans le groupe. Première apparition pour Kabirou Koutché auteur de cinq buts depuis la reprise du championnat ivoirien, nommé pour le titre du joueur du mois de février , il fera du bien comme un gaucher sur la ligne offensive des Ecureuils. 

LA REDACTION

 

 

 

France : Sessi d’Almeida signe un but sensationnel !

De retour de suspension , Sessi d’Almeida (24 ans , 24 matches en Ligue 2 en 2019-2020) a montré la voie du succès à Valenciennes (7e), vainqueur 1-3 à Grenoble (9e) ce soir en inscrivant un but sublime d’une reprise volée à la 10e minute. Sa première réalisation sous les couleurs du club nordiste n’est pas des moindres. Elle sera sans doute parmi les buts de la saison en France.

G.V.

 

Média : Géraud Viwami évoque les futurs patrons des Ecureuils sur Breaking Foot de Network Tv

Notre rédacteur en chef , Géraud Viwami était encore invité sur Breaking Foot dans les studios de Network Tv sur les Champs-Elysées à Paris sur un nouveau numéro entièrement consacré au football béninois en compagnie de notre confrère Bilal Nedman. Il a notamment évoqué les futurs patrons des Ecureuils par compartiment de jeu. Emission à voir en intégralité sur le lien ci-dessous.

 

 

Qualifications Can Cameroun 2021 : Le programme complet des Ecureuils en mars

La Caf a dévoilé cette semaine , la programmation des matches de la 3e et 4e journées des qualifications de la Can Cameroun 2021 qui se tiendront le mois prochain.

Dans le groupe L pour la 3e journée  , Les Ecureuils accueilleront le Lesotho le 25 mars au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo.

Pendant ce temps le Nigéria recevra la Sierra Leone le 27 mars à 17h à Asaba.

Pour la quatrième journée , les Ecureuils se déplaceront au Lesotho, le 29 mars au Setsoto Stadiumà 14h. Et le Nigéria sera l’hôte de la Sierra Leone  le 31 mars.

G.V.

Ecureuils : Cinq idées pour mettre du sang neuf sur le côté gauche

Le mois prochain Michel Dussuyer  dévoilera la liste des 23 joueurs Ecureuils pour la double confrontation face au Lesotho pour les qualifications de la Can Cameroun 2021, le sélectionneur pourrait bien mettre du sang neuf au poste d’arrière gauche. Voici cinq idées pour le technicien français.

Bourou Abdou-Samadou   (20 ans) Aspac

Double champion avec les Buffles, il est passé à l’Aspac sous les ordres du coach Moutari qu’il avait déjà  connu au Nord. Malgré la concurrence, le latéral porté vers l’avant qu’il est  a réussi à aligner treize apparitions tout étant influent avec  trois passes décisives, deux penalties provoqués et un but marqué. Belle progression. Il s’est déjà entraîné «  officieusement » avec les A en septembre 2018. Pas mal.

Caroff Sogbossi (25 ans) , Africa Sports – Côte d’ivoire

Pour une première saison chez les Oyé , il a progressivement gagné sa place dans le onze type en 14 matches disputés . Joueur au grand gabarit (1,85m), il a été lancé par le coach français Gratecap à gauche dans une défense à trois centraux. L’ancien portuaire a aussi la science et la technique qu’il faut pour jouer latéral, comme c’était déjà le cas par le passé en club.

Kolawole Idohou ( 20 ans), ASVO

Ne vous fiez pas à son physique modeste, c’est une mobylette qui n’arrête de prendre son couloir. International chez les U17 et U20, il enchaîne une deuxième saison de haute qualité avec l’Asvo. Discret et très à l’aise techniquement, il est doué pour participer au jeu et sécuriser son couloir. Membre important au club, il a signé une seule offrande en quatorze matches.

Abdel Djalilou Ouorou (22 ans), JA Cotonou

Ecarté contre toute attente en novembre 2019 alors qu’il était convoqué en septembre et octobre chez les A après des prestations convaincantes avec les A’ notamment au tournoi de l’UFOA, il a été un peu freiné par une blessure à la cuisse en championnat. Cadre au sein de la JA Cotonou avec des qualités athlétiques et aptitudes défensives au point, il est un candidat crédible puisqu’il a déjà repris depuis.

Erick Akplogan (27 ans),  ESAE

Inconnu du grand public, il était remplaçant avec les A’ au tournoi de l’UFOA 2019 au Sénégal mais il a eu le temps de se révéler sur la scène africaine en coupe CAF en une dizaine d’apparitions. Sous le maillot d’Esae, agile et disponible , il  a sorti des copies très correctes en faisant apprécier sa patte gauche et sa capacité à multiplier les bonnes montées sur son flanc. Titulaire indiscutable, il  est l’une des grosses satisfactions à son poste à l’échelle locale.

Géraud Viwami

 

Ecureuils : Imorou et Kiki en difficulté, le coté gauche en péril ?

Restés à quai à la fin du mercato hivernal et  à un mois de la prochaine trêve internationale où le Bénin jouera le Lesotho en double confrontation pour la 3e et 4e journée des qualifications de la Can Cameroun 2021, Michel Dussuyer peut-il réellement compter sur David Kiki et Emmanuel Imorou dont les situations en club ne sont pas les meilleures.

 

Kiki, abonné absent.

Barré par la concurrence et pas dans les choix du coach de Brest Olivier Dall’Oglio , Davidi Kiki (26 ans) ne compte qu’une seule apparition sur le banc en coupe de la ligue avec le groupe professionnel du club breton en octobre dernier contre Metz. Romain Perraud (22 ans, 17 matches en L1) et Ludovic Baal (33 ans , 11 matches en L1) sont les préposés au poste d’arrière gauche. L’international béninois s’entraîne normalement avec l’équipe fanion sans disputer la moindre minute. L’ancien niortais a  aligné 4 matches et 2 buts avec la réserve en Nationale 3 (cinquième division). Sa dernière apparition date de novembre 2019. Insuffisant pour un international de son calibre. Alors qu’on attendait à ce qu’il aille chercher du temps ailleurs sur  le dernier mercato hivernal comme c’était le cas la saison dernière où il a avait été prêté au Red Star en Ligue 2 sur la seconde partie de saison, cette fois-ci il n’a pas bougé du club auquel il est encore lié jusqu’en juin 2021. Sauf improbable retournement de situation ou blessure, sa situation pourrait ne pas bouger sur la seconde partie de saison, son avenir en sélection nationale serait  vraiment menacé dans un futur proche.

Imorou, un peu trop bas ?   

Et si on devrait se faire à l’idée qu’on ne reverrait pas à nouveau Emmanuel Imorou de sitôt au  niveau professionnel. L’arrière gauche de 31 ans a contre toute attente décidé de rejoindre Evian en Régional 1 (6e division) , en septembre dernier , afin de partir sur un projet qui lui plaisait après avoir refusé des offres dans le Golf, de Lemans en Ligue 2 et Atromitos en D1 grecque. L’ancien clermontois va donc terminer la saison dans son club actuel puisqu’il n’a pas été transféré cet hiver. S’il a été écarté du groupe des Ecureuils en septembre et octobre, Manu a disputé les deux premières journées des qualifications de la Can 2021 face au Nigéria et la Sierra Leone en novembre 2019 mais la différence physique de niveau s’est vite remarquée notamment au match aller à Uyo. David Kiki l’a d’ailleurs supplée en cours de match. Pour le trentenaire, continuer à évoluer à ce niveau amateur sur la durée ne fait pas de lui un candidat crédible sportivement pour le niveau international  malgré son expérience.

Le sélectionneur devra faire face à véritable casse-tête en mars prochain entre s’accrocher aux deux latéraux gauche qui étaient à la dernière Can mais qui sont en situation difficile ou lancer d’autres jeunes de la scène locale notamment. Le côté gauche de la défense béninoise est en bien péril.

Géraud Viwami

 

Tournoi de qualification UFOA – B, Bénin 2020 : Les trois défis à relever à domicile

Le Bénin va accueillir du 15 au 26 juillet , le tournoi qualificatif de la zone Ufoa B pour la Can U17, Maroc 2021. Quels sont les trois défis impératifs à relever par le pays de Patrice Talon.

 

Soigner l’organisation

Bien organiser la compétition : c’est le premier défi à relever . Depuis la Can U20 2005, le Bénin n’a plus accueilli de tournoi de cette envergure chez les jeunes. Les autorités devront donc mettre en place la logistique nécessaire  pour une organisation parfaite. On pense tout de suite aux stades qui pourraient être utilisés. Le Général Mathieu Kérékou sera toujours en travaux et hors service. Charles de Gaulle de Porto-Novo sera sans doute l’enceinte principale même si la  pelouse est loin d’être idéale. A cinq mois du tournoi on peut toujours y remédier tout comme les problèmes d’éclairages qui  ne favorisent pas la tenue des matches en soirée.

Laver l’affront

Personne n’a oublié, l’humiliation subie par le Bénin en 2018 lors du premier tournoi de qualification U17 de l’UFOA B qui s’est déroulé au Niger. Une dizaine de joueurs U17 béninois ont honteusement été recalés lors des tests IRM de la Caf à la veille du tournoi, entraînant la disqualification des Ecureuils. La situation va s’embraser avec les sanctions de la Caf et les poursuites judiciaires sur le plan local. En accueillant ce tournoi , le Bénin tient une bonne occasion d’effacer les traces de ce triste épisode aux yeux de l’Afrique et du monde en se montrant irréprochable sur tous les plans.

Se qualifier pour la phase finale

A cinq mois du tournoi , on peut enfin se pencher sur le volet sportif. Depuis l’échec de la bande à Lafiou Yessouffou , dernier sélectionneur U17 en date , le poste est resté vacant depuis septembre 2018. Comme d’habitude , le staff sera nommé comme des « mercenaires » à quelques semaines du tournoi sans véritable plan de préparation et objectif. Les bureaux exécutifs se succèdent à la tête de fédération béninoise de footaball mais les catégories de jeunes sont traitées toujours à la « dernière minute » sauf si un exploit sportif est proche. Rappelons que seuls les deux finalistes du tournoi de qualification pourront valider leurs places pour la phase finale comme représentants de la zone avec des clients comme le Ghana, le Nigéria , la Côte d’ivoire en lice. A l’heure où nous écrivons ces lignes , le Bénin n’a toujours officiellement pas encore de sélectionneur U17.

Géraud Viwami

Afrique : Monstrueux contre le DC Motema Pembé , Marcel Dandjinou entre dans une nouvelle dimension

 

Auteur d’un match de très haut niveau face aux congolais du DC Motema Pembé à Kinshasa le dimanche dernier, Marcel Dandjinou a crevé l’écran. Le gardien international béninois attise de plus en plus les regards.

 

Equipe type de la 6e journée avec 9/10 

Malgré la courte défaite des siens 1-0 face  aux Doras, dimanche dernier, Marcel Dandjinou a brillé  lors de la sixième journée de  la phase de groupe de la coupe de la Caf. L’international béninois, capitaine d’Esae a fait mieux que tirer son épingle du jeu. Crédité d’une note de neuf sur dix ,  il figure dans l’équipe type de la journée. Le portier en a été pour beaucoup si les universitaires n’ont pas pris l’eau dans la capitale congolaise. C’est la faute à ses cinq arrêts décisifs. Aussi spectaculaire que nécessaire, il a sorti une copie digne des grands. Il s’est d’ailleurs attiré des commentaires positifs sur les chaînes internationales. Le début de l’éclosion.

 

 

 

 

 

50% de Clean Sheet

Même si pour une première en phase de groupe, Esae a connu un tournoi difficile , Dandjinou a signé des matches sérieux dans ses perches. Le gardien  qui a été un élément-clé de la qualification  avec en prime deux tirs aux buts stoppés face aux sénégalais de Génération Foot lors du dernier tour avant les groupes, a surnagé dans le naufrage des bleus. Sur l’ensemble de la campagne des tours préliminaires jusqu’en groupe , il a cumulé six matches sans encaisser sur douze disputés. Il présente donc un ratio de  50% de matches en gardant ses buts inviolés pour des débuts sur la scène continentale , il a été plutôt convaincant.

Désormais international dans le groupe de Michel Dussuyer, il a bien marqué des points sur cette campagne africaine. Propulsé comme  numéro deux,  derrière Fabien Farnolle , face au Nigéria et la Sierra Leone lors deux premières journées des qualifications de la Can 2021, l’ancien joueur d’UNB assume pleinement son nouveau statut.

En championnat, il cumule déjà quatre clean sheet en neuf apparitions, Esae qui est troisième avec trois matches en retard à sept unités du leader Ayéma , peut compter sur son dernier rempart pour faire la différence.

Sur les tablettes

A 21 ans seulement, le gardien pourrait lever le camp rapidement, au-delà de ses arrêts réflexes et sa prise de balle impeccable, le portier entre bien dans la lignée des gardiens modernes. Il séduit encore plus avec sa vision de jeu et son jeu au pied. Ces relances sont propres et justes. Une addition de qualités qui attise les convoitises, l’international béninois a tapé dans l’œil de plusieurs ogres du continent qui se renseignent sur le joueur en fin de contrat à l’issue de cet exercice. Selon nos informations, deux émissaires de clubs Hexagonaux ont aussi cochés son nom suite à sa dernière prestation. Et si Dandjinou était entré dans une nouvelle dimension.

Géraud Viwami

 

Can U17 et U20 : Le Bénin acceuille le tournoi de qualification des cadets , tout ce qu’il faut savoir sur le nouveau format

La Caf a annoncé le changement des formats de qualifications des Can U20 Mauritanie 2021 et Can U17 Maroc 2021. Les phases finales se joueront désormais avec 12 nations au lieu de 8 précédemment. Le format des éliminatoires change et passe en zone. Divisée en six zones chaque zone fournira deux qualifiés.

Le Bénin accueillera ainsi le tournoi de qualification des U17 de la zone UFOA B en juin prochain pendant que le tournoi de qualifications des U20 aura lieu en novembre ou octobre prochain dans un pays pas encore défini.

G.V.

Ecureuils : tombées dans l’oubli, les primes de qualification à la Can 2019 impayées agacent

Près d’un an après la qualification des Ecureuils à la Can Egypte 2019, une affaire de primes impayées remonte à la surface et ne plait pas à tout le monde.

 

Le payement des primes de qualification des Ecureuils après l’obtention du sésame pour la Can Egypte 2019 n’a  pas été effectif à tous les niveaux. En effet, les joueurs qui ont pris part aux qualifications mais qui n’ont pas été retenus  dans la liste des 23 pour  la phase finale ainsi que les membres du premier staff d’Omar Tchomogo n’ont pas touché jusqu’ici les primes de qualifications pour la Can après plusieurs mois d’attente. Étonnant.

Selon le principe convenu, tous les joueurs dont les noms ont été couchés sur une feuille de match pendant les qualifications devraient toucher un montant par apparition. Les  internationaux qui ont été dans le groupe pour la Can ont perçu le montant redevable à chacun mais les absents n’ont pas été satisfaits. Malgré plusieurs rappels auprès des autorités fédérales et ministérielles, le son de cloche des concernés et des capitaines des Ecureuils est tombé dans le vide.

Une situation qui irrite profondément plusieurs cadres du groupe qui ne sont pas insensibles à cette « injustice ». Car même ceux qui ont été à la Can ont attendu plus de trois mois après le tournoi  avant de toucher leurs différentes primes.  Une lenteur administrative qui ne s’explique. Mais le cas des absents est totalement tombé dans l’oubli alors que les Ecureuils viennent d’entamer de nouvelles qualifications pour la Can 2021 et que tout le monde devrait être concerné car certains ont été rappelés par Michel Dussuyer. Près d’un an après la qualification pour la Can 2019, ces derniers sont restés impayés et oubliés carrément. Dommage.

G.V.

Perf’ des béninois : Soukou , Sessègnon et Agossa brillent , Débouto buteur et reprise pour Djigla

 

Votre rubrique vous dresse un bilan express des  performances des joueurs  béninois à l’étranger. Cette semaine  on retiendra : Les passes décisives de Stéphane Sèssegnon ; Cèbio Soukou et Jerôme Agossa. Le but de Ghislain Déboutou , le retour de David Djigla.  Huitième épisode de la saison 2019-2020.

Sèssegnon , Agossa et Soukou passeurs décisifs , Débouto buteur

En Afrique Sud , en difficulté en championnat , Jomo Cosmo s’est refait une santé en dominant l’Université de Prétoria en Coupe 2-1. Ghislain Débouto a montré la voie du succès en ouvrant le score pour les siens à la 20minute. Son deuxième but de la saison toutes compétitions confondues.

En coupe de la Caf , Jerôme Agossa n’a pas manqué son entrée en lice avec l’AC Djoliba (Mali) qui est allé décrocher un nul 1-1 à l’extérieur face aux libyens d’Al Nasr. Titulaire , le milieu international béninois a signé un décalage décisif sur l’ouverture du score d’El Hadj Ba (52e).

Entrée en jeu à l’heure de jeu avec le DC Motema Pembé (RD Congo) Arsène Loko et les siens se sont contentés d’un nul 1-1 à domicile. Le milieu international béninois a rendu une copie plutôt correcte.

En Allemagne , Cèbio Soukou sorti du banc dans le dernier quart d’heure a quand même été  passeur décisif sur le dernier but de Volsgammer  dans les arrêts de jeu lors de la victoire 3-1 de l’Arminia Bielefeld sur la pelouse de Darmstadt. Grâce à ce succès , Bielefeld prend la tête du championnat et se positionne pour la montée en Bundesliga.

En Turquie, le duel bénino-béninois qui opposait Yeni Malatyaspor du gardien Fabien Farnolle à Genclerbiligi de Stéphane Sèssegnon s’est soldé par un nul prolifique 3-3. Le capitaine des Ecureuils s’est signalé en étant  passeur décisif sur  deuxième but de son équipe inscrit par l’ivoirien Giovanni Sio à la 52e minute.

A noter ,  le retour de David Djigla à la compétition qui était  indisponible à Niort à cause d’une blessure à la cuisse. Et les débuts du gardien Harrison Hessou avec Bahar Dar à l’occasion de la première journée du championnat éthiopien. L’ancien portier des Dragons a d’ailleurs signé un premier clean sheet.

Géraud Viwami

 

TABLEAU DES STATS 2019-2020

Coupe de la Caf

Phase finale – J1

Groupe B

DC Motema Pembé (RD Congo) – Zanaco (Zambie)    3-0

Entré en jeu : Arsène Loko – milieu – 60e  minute (DC Motema Pembé)

Stat saison : 1 match

Classement : 3E /4 : DC Motema Pembé 1 point.

 

Groupe C

Al Nasr (Lybie) – Djoliba (Mali) 0-1

Titulaire : Jérôme Agossa – milieu – 70 minutes (Djoliba)

Stat saison : 1 match

Classement : 1er /4: Djoliba 1 point

 

Afrique du Sud

Coupe nationale – 32e de finale

Jomo Cosmos – Univesity Prétoria 2-1

Titulaire : Ghislain Débouto– attaquant – 90  minutes (Jomo Cosmos)

But : Débouto 20e

Jomo Cosmos qualifié pour le tour prochain

 

Allemagne

D2 – J14

Darmstard – Arminia Bielefeld 1-3

Entré en jeu : Cèbio Soukou – milieu offensif – 74e  minute (Bielefeld)

Stat saison : 12 matches – 1 but

Classement : 1er/ 18 : Bielefeld  32 points.

 

Belgique

D1-J17

Zulte Waregem – Eupen 1-0

Titulaire : Olivier Verdon – défenseur central- 90  minutes (Eupen)

Stat saison : 10 matches

Classement : 12e/16 : Eupen 16 points.

 

D2

2e tranche – J3

OH Louvain – Westerlo 1-2

Titulaire : Yannick Aguémon – ailier – 90  minutes (Louvain)

Stat saison : 13 matches

Classement 2e /8 : Louvain 6 points.

 

Côte d’ivoire

D1 – J8

Africa Sports  – Issia Wazzi 1-1

Titulaire : Carrof Sogbossi – défenseur central – 90 minutes (Africa Sports)

Stat saison : 4 matches

Classement : 7e/11 : Africa Sports 12 points

 

Espagne

D1-J15

FC Seville – Leganes 1-0

Titulaire : Jules Koundé – défenseur central – 90 minutes (Séville)

Stat saison : 10 matches

Classement : 3/20 : Seville 30 points

Ethiopie

D1-J1

Jimana Afa – Bahar Dar 0-0

Titulaire : Harrison Hessou – gardien – 90 minutes (Bahar Dar)

Stat saison : 1 match 1 clean sheet

Classement : Bahar Dar 1 point

 

France

 Ligue 2 – J16

Lorient – Grenoble 2-1

Titulaire : Jonathan Tinhan – attaquant –  71 minutes (Grenoble)

Stat saison : 14 matches, 1 but

Classement : 11e/20 : Grenoble 21 points

 

Clermont – Niort 1-0

Titulaire : Cédric Hountondji – défenseur centrale – 30 minutes (Clermont)

Entré en jeu : David Djigla – ailier – 81e minute (Niort)

Stat saison : Hountondji 13 matches // Djigla 1 match

Classement : 7e /20 : Clermont 25 points // 15e/20 : Niort 17 points

 

Valenciennes – Lens  2-0

Titulaire : Sessi d’Almeida  – milieu défensif – 90 minutes (Valenciennes)

Stat saison : 13 matches

Classement : 9e /20 : Valenciennes  23 points

National 1

J15

Cholet – Toulon 2-0

Titulaire : Mama Seibou – milieu – 90 minutes (Toulon)

Stat saison : 6 matches

Classement : 17e/18 : Toulon 8 points

 

Nigéria

D1 – J6

Wikki Tourist – Heartland FC 1-0

Titulaire:      Appolinaire Danvidé – défenseur central – 90 minutes (Heartland)

Stat saison: Danvidé 6 matches

Classement: 15e/20: Heartland 5 points

 

Tunisie

D1- J9

Hammam-Lif  – JS Kairouan  1-0

Titulaire : Marcellin Koukpo – attaquant- 90 minutes (Hammam-Lif)

Stat saison: 9 matches, 3 buts

Classement : 12e /14 : Hammam-Lif 6 points

 

Club Africain – As Solimane 2-0

Titulaire : Anaane Tidjani – milieu offensif – 76 minutes (AS Solimane)

Stat saison: 5 matches, 2 buts

Classement : 11e /14 : AS Solimane 7 points

 

Turquie

D1 – J13

Genclerbiligi  – Yeni Malatyspor 3-3

Titulaire : Fabien Farnolle – gardien – 90  minutes (Yeni Malatyaspor)

Stéphane Sèssegnon– milieu offensif – 90 minutes (Genclerbiligi)

Stat saison: Farnolle 13 matches, 5 clean sheet

Sessègnon 13 matches , 1 but

Classement : 7e/18 : Yeni Malatyaspor 20 points

13e /18 : Genclerbirligi 14  points

 

D2-J13

BB Erzurumspor  – Osmanlispor 2-0

Titulaire : Michael Poté – attaquant – 84 minutes

Stat saison : 11 matches, 2  buts

Classement : 2e /18 : BB Erzurumspor  24 points

 

Réalisé par Géraud Viwami

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entretien : Emmanuel Imorou « Tu sentais que les gens étaient fiers de nous »

Passé de joueur titulaire en Ligue 1 (71 matches en première division) avec le Stade Malherbe de Caen à quelques mois de chômage, entrecoupés d’un quart de finale de la CAN avec le Bénin, Emmanuel Imorou (31 ans) joue désormais en Régional 1 avec Thonon Evian Grand Genève FC. Pour Foot Mercato, le latéral gauche nous a parlé du monde amateur et de sa possible après-carrière. Entretien.

Foot Mercato : vous êtes passé d’un quart de finale de la CAN avec le Bénin à quelques mois au chômage, comment avez-vous vécu la situation ?

Emmanuel Imorou : je m’y attendais plus ou moins. J’avais quand même conscience que je n’allais pas crouler sous les offres, mais je ne pensais pas que ça allait être à ce point. Après la Coupe d’Afrique des Nations, je pensais trouver un projet qui allait me correspondre, mais ça n’a pas été le cas. Je n’ai pas eu la proposition qui m’a plu tout simplement. Forcément, j’ai eu des moments où c’était pénible, il y a eu des longueurs, mais il faut relativiser. Même si je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, je ne regrette en rien les offres que j’ai refusées et je suis heureux d’être ici (NB : Evian).

FM : quel était le projet que vous attendiez ?

EM : je savais que ça allait être très compliqué de trouver un projet en Ligue 1 même si honnêtement j’aurais au moins pu être une doublure dans un club de première division. J’aurais aimé un projet dans un bon club de Ligue 2 (NB : il compte 98 matches en Ligue 2). Je n’avais pas envie d’aller en dessous de la Ligue 2 c’était clair et net. J’ai eu deux offres à l’étranger (Ferencvárosi et Atromitos), mais ça ne me branchait pas. Je voulais être sûr d’être dans un projet où tous les aspects étaient réunis et ce n’était pas le cas. C’est à dire sportif, familial et salarial. À savoir d’être payé en temps et en heure, de jouer dans un championnat où je prends du plaisir, l’école pour les enfants, je n’étais pas sur de tout cela. Ma priorité était de rester en France pour ses différents aspects, mais j’aurais bien pu aller à l’étranger s’ils avaient été réunis, mais ce ne fut pas le cas.

FM : pourquoi avoir choisi Thonon Evian (Thonon Évian Grand Genève FC) si tu ne voulais pas descendre plus bas que la Ligue 2 ?

EM : je ne voulais pas jouer en National 1. C’est un championnat où j’ai joué pendant une année et il ne correspond pas à mes attentes. Quand tu évolues en National 1, tu as un peu le cul entre deux chaises. T’es entre le monde pro et le monde amateur. Le niveau n’est pas fou et les clubs sont souvent dans des situations financières difficiles. Il y a de nombreux déplacements sauf que tu n’as plus les droits télés, les stades ne sont pas vraiment remplis. Ce n’est pas très excitant. Je n’aurais pas pu signer dans n’importe quel club de Régional 1. Le Projet de Thonon Evian est concret et contrairement à beaucoup de clubs, le leur est réel. Il y a un investisseur qui a mis des moyens, qui a une académie. On le voit même dans les joueurs qui sont avec nous, il y en a pas mal qui ont eu des contrats professionnels, d’autres comme moi ont déjà eu des carrières (Alexis Thébaux, ex-Caen et Brest). Ce n’est pas pour rien que je suis ici. Les conditions d’entraînements sont très bonnes et en National 1 je n’aurais pas eu tout ça.

FM : quels sont les objectifs à court et long terme avec Thonon Evian ?

EM : à court terme, c’est de monter avec le club. On a la meilleure équipe du championnat après ce n’est pas pour autant que les matches sont faciles, bien au contraire (Thonon Evian est 4eme sur 14 à 5 points du leader). Les mecs d’en face ne sont pas des peintres contrairement à ce qu’on peut croire. Les équipes que l’on affronte sont très regroupées derrière. Ce n’est pas évident de jouer contre ce genre d’équipes, car il y a peu d’espaces. En revanche, il y a des équipes qui jouent comme la réserve de Bourg-en-Bresse. C’était plus facile pour nous malgré leur bon classement en championnat (victoire 4-0). C’est assez paradoxal. La réserve de Grenoble a pris pas mal d’avance, mais ce n’est pas fini.

Sur le long terme, l’objectif est de monter chaque année au moins jusqu’en National 1 (3eme division française). J’ai envie de m’inscrire dans la durée avec Evian. Si tout se passe bien, je suis là pour la durée. J’ai signé un an, mais on a un accord sur trois ans. L’avantage c’est que je connais bien les hommes du club comme Patrick Trotignon (président) et Olivier Chavanon (directeur sportif). Il y a une relation de confiance entre nous, on fera le point chaque année pour voir si on a toujours les mêmes objectifs.

FM : la présence de Patrick Trotignon (président d’Evian) a-t-il été un argument pour rejoindre Evian ?

EM : oui, c’est lui qui m’avait fait signer mon premier contrat pro à Châteauroux. La première personne qui m’a contacté c’est Bryan Bergougnoux (ancien joueur du club, aujourd’hui coach des U18) puis le directeur sportif et le président Trotignon. Ils m’ont bien vendu le projet. Je suis venu sur place pour voir ce qu’il en était réellement. Souvent, les clubs font les beaux parleurs pour faire signer les joueurs, mais ici je n’ai pas senti de pression. Ils m’ont laissé venir voir pour me faire mon propre avis en me vendant les points forts de leur projet bien sûr. J’avais besoin de temps pour prendre ma décision et ils l’ont respecté.

FM : le niveau est-il bon en Régional 1 (6eme division en France) ?

EM : je savais en signant ici, qu’on n’allait pas gagner 9-0 à tous les matches parce que le football est un sport universel, n’importe quelle équipe avec une tactique peut tenir un score. Les joueurs de cette division savent jouer au football. Ce n’est pas le boucher du coin qui vient faire son match du dimanche. Dans la région lyonnaise, le vivier de joueur est important et très intéressant. Je m’étais préparé à ce niveau. Intrinsèquement, on est meilleur que les autres équipes, c’est une certitude, mais ce n’est pas pour autant que les matches sont faciles. Aujourd’hui, il y a moins d’écart entre un très bon joueur de National 3 et un joueur moyen de Ligue 2. De nos jours, tout le monde sait jouer au football et il y a plein de mecs qui jouent en amateur et qui sont passés à côté d’une carrière sur un petit détail. Comme des joueurs pros qui auraient pu jouer en amateur sans certains éléments. Je ne suis pas surpris positivement par le niveau, car je savais qu’il y avait de bons joueurs. Ce qui est difficile c’est plutôt la qualité des terrains sur lesquels on joue les week-ends.

FM : quelle est la grande différence entre le foot amateur et le foot pro ?

EM : l’avantage de jouer à Evian, c’est que je ne ressens pas la différence entre le monde pro et le monde amateur en termes d’infrastructures. Le centre d’entraînement est top, c’est l’ancien de l’ETG. L’investisseur a mis les moyens pour qu’on s’entraîne dans de bonnes conditions. Il y a deux nouveaux terrains qui sont en train d’être finis notamment. Juste le week-end, les terrains ce n’est pas ça. Récemment, on a joué un match de Coupe de France et le terrain était catastrophique. On joue sur de la boue et le ballon n’est pas maîtrisable. Il y a beaucoup de faux rebonds et les appuis ne sont vraiment pas bons et malheureusement cela dégrade le niveau. Parfois il y a également des choses sur les arbitres qui ne sont pas évidents. On a l’impression qu’ils sont plus là pour être respecté que de remplir leur rôle d’arbitre. Sur certaines décisions, j’ai l’impression qu’il n’y a pas forcément beaucoup de cohérence. Une fois il va siffler et une autre fois il ne va pas siffler. À certains moments, les décisions sont incompréhensibles. En Ligue 1, il y avait très peu de dialogue avec l’arbitre, ici il est inexistant. Le problème avec eux, c’est qu’on ne peut pas discuter. Si on parle avec un arbitre, on a l’impression d’insulter toute sa génération donc ce n’est pas évident. Le problème de l’arbitrage global, c’est qu’on ne peut pas échanger avec eux. Par exemple, ce serait très intéressant de les voir s’exprimer à la presse après un match, ça les humaniserait un peu plus. Pourquoi pas leur donner des micros comme au rugby, mais certains arbitres parleraient sûrement autrement je pense. Ce n’est pas que de leur faute, mais c’est dommage.

FM : est-ce possible de vous revoir dans un club pro à l’avenir ?

EM : rien n’est impossible. En étant réaliste, je m’imagine mal trouver un projet qui me correspond après une année en Régional 1 alors que cet été je sortais d’une saison en Ligue 1 et un quart de finale de CAN avec le Bénin. J’ai 31 ans, ça veut dire que le club qui me prendrait ne pourrait pas faire une plus-value en me revendant. Je n’accepterais pas non plus d’avoir un contrat comme si j’étais un jeune qui débute. Je ne signerais pas un contrat juste pour avoir le statut pro. Si j’ai un contrat dans un club, c’est parce qu’on me respecte et que je suis désiré. Cet été, Valenciennes et le Paris FC recherchaient un latéral gauche, mais je ne leur convenais pas. Ce sont des choix sportifs et économiques c’est compréhensible. Latéral gauche n’est pas le poste le plus important dans une équipe. C’est compliqué, mais la porte n’est pas fermée de mon côté pour un retour dans le monde pro. Actuellement, je suis bien et je ne regrette pas mon choix d’avoir rejoint Thonon Evian.

FM : que pensez-vous du choix de carrière de votre ami Nicolas Benezet, qui a rejoint la MLS en juillet dernier ?

EM : c’est top pour lui. À Guingamp la situation était compliquée pour lui. Il découvre un nouveau championnat, un nouveau mode de vie. L’approche du sport est différente aux États-Unis. Il est allé en finale de MLS (perdu face à Seattle Sounders 1-3) avec son nouveau club (Toronto FC) donc ce n’est pas rien. Les infrastructures sont extraordinaires. Il vit une aventure magnifique donc c’est super.

FM : jouer aux États-Unis vous intéresserez ? Si oui avez-vous eu des offres durant votre carrière pour y jouer ?

EM : je n’ai jamais reçu d’offres, mais j’aurais aimé jouer là-bas oui. La porte est toujours ouverte même si ça risque d’être plus compliqué désormais.

FM : pourquoi avez-vous quitté le Stade Malherbe de Caen ? Avez-vous reçu une offre de prolongation de la part des dirigeants ?

EM : à la fin de saison dernière, j’ai eu un entretien avec le président Gilles Sergent et Yohann Eudeline (directeur sportif). On avait discuté et j’avais exposé mon envie de rester, c’était ma priorité. Ils attendaient d’avoir le nouveau coach pour prendre une décision. Quelques jours après, ils ont appelé mon agent pour lui dire qu’ils allaient me faire une proposition pour prolonger. Malheureusement, elle n’est jamais arrivée. Quand Rui Almeida a signé, ils m’ont appelé pour m’annoncer que le coach ne voulait pas me garder. C’était ma priorité de rester à Caen malgré la descente en Ligue 2. J’étais là-bas depuis 2014, j’ai acheté une maison et ma famille se sentait bien en Normandie. C’est un club que j’apprécie. Je suis encore en contact avec beaucoup de personnes au club et j’avais une bonne relation avec les supporters, le staff et de nombreux joueurs. C’était une rupture, mais c’est comme ça. Le monde du foot est difficile et on ne fait pas toujours ce que l’on veut. Le Stade Malherbe de Caen reste un club particulier pour moi.

FM : vous n’êtes pas déçu d’avoir reçu aucune offre, sachant que le coach est parti quelques semaines après le début de saison (fin septembre 2019) ?

EM : non pas du tout. Tout simplement parce que Pascal Dupraz (actuel entraîneur du Stade Malherbe de Caen) n’aurait peut-être pas voulu de moi. Je ne vis pas dans le passé et avec de la rancune. Quand tu commences une carrière de footballeur, tu es soumis à ce genre de situation. Quand un contrat arrive à échéance et que la personne qui décide ne veut pas de toi, tu subis et tu ne peux rien y faire. J’ai accepté la situation depuis longtemps. Ça marque une fin, mais ce n’est pas la fin du monde. Je ne garde aucune amertume, quand il y a les matches de Caen, je suis devant la télé à les encourager et je suis leur premier supporter.

FM : que retenez-vous de cette aventure en Normandie ?

EM : beaucoup de choses. J’y ai découvert la Ligue 1. Quand je repense au jeune pro que j’étais à mes débuts, il n’aurait jamais pensé jouer en Ligue 1. Ce n’était même pas un objectif, tellement ça me paraissait inaccessible. J’ai vécu des moments extraordinaires avec Caen, notamment la première saison où on est dernier à la trêve et on fait une deuxième partie de saison de fou. On fait une incroyable année civile 2015 (4eme). Il y a également les deux matches au Parc des Princes où on fait deux nuls (2-2, 1-1), dont notamment le match du maintien à la dernière minute en 2016/2017. Il y a aussi la victoire contre Lyon qui jouait le titre cette année-là, qu’on bat 3-0 à domicile ou encore les deux victoires au Vélodrome face à l’OM. J’ai rencontré des partenaires extraordinaires qui sont désormais des amis. Même s’il y a des blessures et des moments où j’ai moins joué, ça fait partie du métier. L’expérience globale était top.

FM : le Bénin en quart de finale d’une CAN c’est historique, vous éliminez le Maroc pourtant l’un des favoris et vous tenez tête au Sénégal de Sadio Mané, cela doit être une fierté pour vous ?

EM : le Bénin compte 4 participations à la CAN, donc un quart de finale c’est incroyable ! On a joué le Ghana, le Cameroun et le Maroc sans perdre une seule fois, c’était fou. On est aussi les derniers à avoir battu l’Algérie, ce qui n’est pas rien. On sent désormais qu’on n’a plus le même statut. On a changé de chapeau pour le tirage des éliminatoires par exemple. Le Bénin n’est plus la petite nation que l’on va battre facilement. On avance positivement, les personnes du staff, le coach et le président font les choses de manière à faire progresser le Bénin. Tout le monde tire dans le même sens même si tout n’est pas parfait. On prend tous du plaisir à venir en sélection et à se revoir durant les trêves.

Manu Imorou

@Manuimorou

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FM : comment avez-vous été reçu au pays après ce quart de finale à la CAN ?

EM : les rues étaient blindées, c’était fou. C’est dur de le décrire tellement c’était incroyable. Tu sentais que les gens étaient fiers de nous. Ils étaient fiers de leur pays et du coup nous aussi on était fier de voir ses gens fiers de nous (rires). Pour un petit pays comme le nôtre, c’était historique d’atteindre ces quarts de la CAN.

Manu Imorou

@Manuimorou

C’est incroyable 😭😭 Ça devient sérieux cette connerie là. Quart de finale putain

FM : quel est votre rôle au sein de l’équipe ?

EM : je suis un des plus anciens dans l’équipe avec Stéphane Sessegnon, Mickaël Poté et Khaled Adenon. Je fais partie de l’équipe depuis fin 2009 et la CAN 2010. Je ne suis pas un leader d’équipe et je n’en serais jamais un, je pense, ça ne reflète pas ma personnalité. Je n’ai pas envie d’être au centre de l’équipe. Mon rôle est comme celui d’un joueur lambda de sélection. Après, je peux me permettre d’apporter mes conseils au vu de mon expérience à titre individuel. Sur le plan collectif, je ne suis pas un leader.

FM : malgré le fait que vous jouez en R1, le sélectionneur Michel Dussuyer vous a quand même rappelé lors du dernier rassemblement, il compte sur vous ?

EM : avant de signer à Thonon Evian, je l’ai appelé pour discuter avec lui de mon choix, même si cela n’aurait pas changé ma décision. Je voulais lui expliquer mon point de vue et pour avoir le sien. Il a été embêté par mon choix de rejoindre Evian et ça l’embête toujours autant aujourd’hui. Pour reprendre ses mots « il perd un des ses cadres » en termes de niveau de compétition. Je lui ai assuré que j’étais entouré de joueurs qui avaient un beau niveau, même si le week-end je ne joue pas en Ligue 1 ou Ligue 2. Parfois quand je jouais à Caen et que je n’étais pas dans le groupe pour disputer un match, j’allais jouer en réserve et pourtant j’étais quand même sélectionné avec le Bénin. C’est pour moi la même chose aujourd’hui. Lors du dernier rassemblement, j’ai joué ça prouve qu’il a toujours confiance en moi. Après je ne suis pas fou, je sais que demain s’il y a un joueur meilleur qui joue dans une division au-dessus de moi, j’ai conscience que ce sera plus compliqué à ce moment-là d’aller en sélection. Aujourd’hui, je peux apporter un plus grâce à mon expérience. Les faits font en sorte que je puisse continuer à être appelé, mais c’est instable, ma situation est précaire. Le prochain rassemblement est en mars donc d’ici là les choses peuvent changer. J’ai toujours pris la sélection comme un bonus. Si je ne suis plus appelé, je l’accepterais même si je suis un compétiteur.

FM : vous êtes devenu consultant pour beIN SPORTS, comment se déroule cette nouvelle expérience ?

EM : j’avais sympathisé avec le chef d’édition beIN SPORTS sur Twitter il y a plusieurs années. Plusieurs fois, il m’avait invité quand je jouais à Caen sur le plateau de l’émission « L’Expresso » le samedi matin et le dimanche matin. J’y suis retourné une deuxième fois cet été. Quand l’équipe de l’émission a vu que je ne trouvais pas de club, la directrice m’a appelé pour me proposer de venir de temps en temps. J’ai tout de suite adhéré, c’est une partie du football que j’aime bien. Analyser les matches et en discuter, c’est quelque chose que je kiffe. J’ai saisi l’opportunité, dès que j’ai des moments disponibles le week-end, je leur communique et ils m’appellent quand ça les arrange également. Ça reste assez ponctuel et on verra comment ça évoluera sur le long terme.

FM : quel est l’objectif après avoir obtenu le diplôme de communication digitale que vous préparez ?

EM : je viens de commencer la formation le mois dernier. Mon objectif est d’obtenir le diplôme d’ici un an et demi. L’avantage du programme, c’est que la formation peut avoir la durée de mon choix. Tant que je paye, j’ai accès au programme et j’ai également une mentore avec qui j’ai un rendez-vous toutes les semaines. Elle m’aide à avancer et elle peut m’aiguiller en cas de problèmes. Je fais cette formation pour préparer mon après-carrière tout simplement. La communication digitale c’est un truc qui m’attire, notamment avec mon utilisation de Twitter. C’est un monde que j’ai découvert et que j’apprécie énormément. Je ne veux pas arriver sur le marché du travail en n’ayant aucun diplôme. J’ai besoin d’être crédible et de montrer que je travaille. Je ne veux pas m’arrêter à ça, je me suis renseigné sur une formation pour être manager général, mais ce n’est pas très accessible en termes de places. Pourquoi pas devenir entrepreneur, en s’occupant de la communication de certains joueurs de foot. J’ai différentes envies, mais le plus important c’est de garder la notion de plaisir au travail vu que je n’ai jamais eu l’impression de travailler depuis le début de ma carrière. Quand le foot ça sera vraiment fini, j’aurais besoin de me challenger et d’avancer. Il faut y penser dès maintenant parce que je ne veux pas rester chez moi à ne rien faire ou à jouer à la play, même si j’aime ça (rires). Ce qui est sûr, c’est que je veux travailler dans le monde du foot, car ça sera toujours ma passion.

FM : vous êtes très actif sur Twitter, comme Pierre Bouby (ancien joueur de l’US Orléans), vous êtes une attraction sur le réseau. Voyez-vous un avenir là-dedans pour votre après-carrière ?

EM : je ne pourrais pas être influenceur par exemple. Parce que ces personnes-là sont dans le calcul. C’est un peu moins vrai sur Twitter que sur Instagram, mais c’est un peu de la mise en scène, jouer sur sa communauté pour gagner de l’argent et vendre des choses. Ce n’est pas ce qui m’attire, sur Twitter je ne réfléchis pas et tout ce que je fais est spontané. Je ne recherche aucun but derrière. Si je fais un truc sur Twitter, cela doit m’apporter de manière concrète.

FM : avez-vous un petit message à faire passer à WeAreMalherbe, un compte de fans qui traite l’actualité du Stade Malherbe de Caen d’une manière unique ?

EM : on s’écrit tous les jours. Je suis juste un peu déçu qu’ils aient récupéré leur compte (rires) parce qu’ils s’étaient fait bannir sur Twitter.

SOURCE : FOOTMERCATO 

Ecureuils : Les notes face à la Sierra Leone

Au  lendemain du succès 1-0 des Ecureuils sur la Sierra Leone , Bjfoot.com vous a noté la prestation des joueurs béninois. 

Fabien Farnolle 5,5

Il a eu un arrêt important à faire en début de seconde période et il l’a fait. Puis un dernier ballon chaud boxé en fin de partie, le portier a sorti une copie très correcte. Dans une rencontre où il n’a pas été fortement sollicité, il a gardé sa concentration sur tout le match. Après-midi, tranquille.

Youssouf Assogba 5

Si défensivement il bien géré toutes les situations offensives adverses initiées dans son couloir sur le plan offensif sa copie est à l’inverse. Le jeune amiénois (18 ans) montre assez de lacunes techniques et son placement dans la moitié adverse. Encore des progrès à faire, amende honorable pour une première en match officiel avec les A.

Emmanuel Imorou 5,5

Titulaire contre toute attente, il a d’abord su résister à la chaleur avant d’enflammer son couloir par ses montées en début de rencontre. Peu en réussite sur ces centres de faible qualité, il a globalement sorti un match dans la moyenne. En seconde période il initie l’action de Sessègnon qui se termine sur la transversale.

Cédric Hountondji 6

Il a déjà des allures de chef, serein et jamais mis en difficulté, il a  passé un match très tranquille. Malin dans son placement, il n’a jamais été pris de court. Seul hic sa communication un peu tendue avec Farnolle en début de match. On aurait aimé le voir plus souvent utiliser son jeu de tête dans la surface adverse.

Olivier Verdon 6

De retour de suspension, il a fait du bien à l’équipe derrière. Sérieux et appliqué, l’ancien sochalien signe une prestation sans fioritures. Au point dans les duels et audacieux sur les relances, il n’a rien laissé passer sur chaque intervention. Son entente avec son  binôme se précise avec des signaux positifs dans les repères.

Jordan Adéoti  6,5

A chaque match, il confirme qu’il est bien l’homme de base du milieu. En sentinelle, il ne s’économise guère dans les efforts pour l’équilibre de l’équipe. A noter, une bonne progression dans les choix de relances avec moins de déchets technique. Il a assuré son rôle sans aucune contestation.

Sessi d’Almeida 5,5

Sa débauche d’énergie a été bien utile, il a beaucoup couru et s’est perdu parfois. Il s’est aussi dépensé à combler les trous laissés par les attaquants dans le replacement défensif. Inexistant sur le plan offensif, il a cédé sa place à un quart de la fin à Jérôme Agossa , crédité d’une nouvelle bonne rentrée.

Stéphane Sessègnon 6

Il aurait pu arranger son crédit s’il avait marqué au lieu de toucher la transversale. Le capitaine a bien porte l’équipe offensivement comme un vrai meneur de jeu souvent à l’origine des initiatives dans  la moitié adverse. On l’a déjà vu dans de meilleures dispositions car emprunté sur le jeu défensif.

Jodel Dossou 8

Le danger ne portait que son nom hier, il faisait chaud mais l’ailier d’Hartberg l’était tout autant. Dans tous les bons coups, il a cadré deux frappes et obtenu tout seul les meilleures occasions des Ecureuils. Son but est une pure merveille qui résume tout son talent. On a envie de le voir comme cela plus souvent. Grosse prestation. Homme du match

Mickael Poté 4

Il a été transparent aussi bien à droite comme à gauche, il n’a pas eu l’activité offensive qu’on lui connaissait. Replacé dans l’axe dans la dernière demi-heure, il n’a pas été mieux.  Il aurait pu sauver son match sur une dernière occasion. Un match à oublier.

Steve Mounié 4,5

L’attaquant a eu peu de ballons tranchants à exploiter dans le camp adverse. Une seule occasion qu’il s’est quasiment crée tout seul en fin de première période. Au point sur les duels aériens, il était au rendez-vous aussi sur le premier pressing. Un match moyen jusqu’à sa sortie.

Qualifications Can Cameroun 2021 : Bénin – Sierra Leone 1-0, en feu Jodel Dossou éteint les Lones Stars

Grâce à  un rush magnifique de Jodel Dossou, le Bénin a assuré l’essentiel face à la Sierra Leone ce dimanche après-midi, très ensoleillé au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo en s’imposant un but à zéro à l’occasion de la deuxième journée des qualifications de la Can Cameroun 2021. Cinq jours après la défaite face au Nigéria, les béninois se replacent dans le groupe L avec trois points.

 

Le but

29e : Suite à un corner pour les Lones Stars , Jodel Dossou récupère le ballon dans la surface béninoise. Il entame une contre attaque tout seul puis rentre dans la moitié adverse sur un grand pont aussi beau qu’efficace. L’ailier pénètre dans la surface adverse et termine sa chevauchée par une frappe croisée qui fait mouche  au terme d’un rush incroyable. Magnifique. 1-0.

Le show Dossou

Sous la forte chaleur de la capitale, les Ecureuils démarrent fort la rencontre avec la possession. Les premières situations arrivent par le côté gauche suite à deux montées d’Emmanuel Imorou puis Jodel Dossou entre en transe. Il place une première accélération et obtient un corner (6e) et un slalom qu’il n’était pas loin de conclure si Steeve Mounié , hors jeu, n’avait pas touché le cuir (13e).

L’ailier apporte le danger sur son côté à chaque ballon touché. Pendant que le rythme retombe dans le camp béninois sur la première situation offensive des visiteurs sur corner, le contre sera fatal. Dossou conclu en solitaire avec un chef d’œuvre (29e). Il n’avait plus marqué en sélection depuis mars 2016.

Après le but, le Bénin gère son avance. Mounié passe près de doubler à la mise. Lancé en profondeur par Imorou , l’attaquant d’Huddersfield glisse le ballon sous le gardien Kamara qui ralenti la tentative qui sera finalement dégagée in extremis devant Mickael Poté (35e).

Les Ecureuils vont à la pause sans être inquiétés par une Sierra Leone qui n’a pas cadrée une seule frappe sur cet acte initial.

Sèssegnon touche du bois , le Bénin se replace

A la reprise, les visiteurs sont plus libérés et prennent l’ascendant dans le jeu. Mustapha Bundu va alerter Fabien Farnolle d’une frappe croisée, repoussée par le portier de Yeni Malatyaspor (55e). Cette occasion adverse va réveiller les Ecureuils qui vont remettre le pied sur l’accélérateur  à l’heure de jeu. Servi par Dossou , le capitaine Stéphane Sessègnon élimine subtilement à l’entrée de la surface de réparation. Sa frappe enchaînée ricoche sur la transversale (61e).  Le joueur de Genclerbirligi n’était pas loin de concrétiser un temps fort béninois.

Derrière, la réaction des Lones Stars sera une tête timide de Ceesay (68e).

Intenable , Dossou passe près du doublé. A gauche, il fixe bien son défenseur, prend l’intérieur et croise son tir au premier poteau. Kamara est à la parade (71e).

Les Ecureuils se feront peur avec des pertes de balles inutiles en fin de rencontre. L’ultime frayeur arrive un débordement de Yannick Aguémon que Poté n’arrive pas à reprendre (90e).

Sans vraiment trembler, le Bénin assure l’essentiel en prenant les trois points à domicile. Les Ecureuils recollent au Nigéria, vainqueur du Lesotho 2-4 à l’extérieur qui prend la tête du groupe avec 6 unités. Prochain rendez-vous en septembre 2020 avec la double confrontation contre le Lesotho comptant pour la troisième et quatrième journée.

Homme du match : Jodel Dossou

Le danger ne portait que son nom cet après-midi , il faisait chaud mais il l’ailier d’Hartberg l’était tout autant. Dans tous les bons coups, il a cadré deux frappes et obtenu tout seul les meilleures occasions des Ecureuils. Son but est une pure merveille qui résume tout son talent. Gros match.

Géraud Viwami

 

Feuille de match

Qualifications Can Cameroun 2021- J2

Arbitre : Jean-Marc Gananmandji (Centrafrique)

Bénin – Sierra Leone 1-0

XI – Bénin : Farnolle – Assogba , Verdon , Hountondji, Imorou – Adéoti , d’Almeida (Agossa 73e), Sessègnon (Yarou 90e) – Poté , Dossou , Mounié (Aguémon 62e).

Coach : Michel Dussuyer

XI- Sierra Leone : Kamara – Bangura , M. Sesay ,M. Dumbuya ,A. Dumbuya (A. Bundu 87e)– Kamara , Quee ,A. Sesay, Conteh ( Kalokoh 70e) , M. Bundu – Barrie

Coach : Selass Tetteh

Ecureuils : Quels choix tactiques face à la Sierra Leone? la compo probable

Après la défaite face au Nigéria,  le Bénin jouera demain après-midi à domicile face à la Sierra la deuxième journée des  qualifications de la Can Cameroun 2021 face à la Sierra Leone. Quelle équipe  Michel Dussuyer pourrait aligner demain ?

Sur le choix du système de jeu, le 4-3-3 sonne comme une évidence par contre le sélectionneur devra faire des choix en tenant compte du laps de temps entre les deux rencontres.

Dans les buts, après une prestation de haut vol à Uyo , Fabien Farnolle sera comme attendu numéro un.

En défense, deux changements sont attendus. Suspendu contre le Nigéria, Olivier Verdon fera son retour dans l’axe aux cotés de Cédric Hountondji. En dedans et en manque de rythme contre le Nigéria, Emmanuel Imorou remplacé en seconde période devrait céder sa place dans le onze à David Kiki. Titulaire et convaincant lors des amicaux de septembre et octobre, le brestois devrait faire son retour dans l’équipe.

Au milieu, le trio habituel Sessègnon – d’Almeida – Adéoti sera aligné sans surprise. Entré en jeu face au Nigéria, Jerôme Bonou Agossa peut être la surprise du chef.

En attaque, Yannick Aguémon pourrait débuter sur un couloir afin de  faire souffler Mickael Poté. Ce dernier restera une option plus axiale pour suppléer Steve Mounié.

Géraud Viwami