Ce samedi lors de la réception de Monaco ce samedi pour la 6e journée de championnat au Moustoir, Aiyegun Tosin (27 ans) aura le privilège de la foulée la pelouse avec le badge spécial « Top Scoreur » réservé au meilleur buteur de Ligue 1 sur son maillot. L’attaquant international qui sera le premier béninois honoré par cet artifice car auteur de trois buts en cinq journées avec Lorient partage la tête du classement des buteurs en Hexagone. Le Guépard a accordé un entretien exclusif à nos confrères français du Télégramme.
Top Scoreur de Ligue 1, pouvez-vous l’imaginer pendant la préparation ?
J’ai toujours travailler dur pour être là. Ça représente beaucoup de choses pour moi parce que ma première saison en Ligue 1 ne s’est pas déroulée comme je l’aurais voulu. Et maintenant, je suis là, après avoir beaucoup travaillé, être resté très patient mais il faut toujours rester humble.
Qu’est-ce qui a changé depuis cette première saison ?
C’était un nouveau club avec, bien sûr beaucoup de nouveaux partenaires. Il a fallu un peu de temps pour que je m’adapte. Là je suis à la maison !
Le titre de meilleur joueur de Ligue 2 du mois de décembre vous a-t-il permis de vous libérer?
Oui beaucoup ! Et j’ai aussi ma famille qui est toujours là à mes côtés pour essayer de me pousser.
Comment vous voyez l’attaquant que vous êtes ?
Franchement, j’essaie de regarder tout ce que les autres font, tous les clubs, tous les attaquants, comment ils font leurs appels, comment ils placent leurs ballon…J’aime beaucoup Dembélé, Mbappé parce que c’est vraiment le haut niveau mais je regarde aussi Drogba et Eto’o parce que ce sont les Africains qui nous ont inspirés. Moi, j’essaie d’apprendre, de progresser sur les placements devant le but parce que dans la surface, il faut être prêt à chaque ballon.
Cette saison vous vous blessez moins. Cela résulte-t-il d’un gros travail de préparation ?
Le préparateur physique de Lorient est là pour m’aider. J’essaie d’installer une routine, avec beaucoup de préparation individuelle pour rester au top. Je fais du renforcement musculaire sur tout le corps.
La Coupe d’Afrique des Nations approche, l’avez-vous en tête ?
Evidemment mais pour le moment, je suis vraiment focus sur Lorient. La Can c’est fin décembre.
Le sélectionneur Gernot Rohr s’est étonné du fait que vous avez joué à Marseille. Jouer au Vélodrome vous tenait-il à coeur?
C’est quand même magnifique de jouer au stade Velodrome! Tu n’es jamais sûr d’y retourner. Nous, Africain, on en rêve. Donc il faut en profiter ! En sélection j’avais senti une gêne. Du coup, je n’ai pas voulu forcer et je suis rentré faire les soins. Ça m’a beaucoup aidé et , avec le staff, on a essayé de voir si ça pouvait aller durant 10-20 minutes. Et je n’ai plus ressenti.
Que représente la Ligue 1 au Bénin ?
Tout Africain, qui a grandi au pays, a regardé les matches de Marseille, de Paris ou d’autres grands clubs. Alors, j’ai toujours rêvé de jouer en Ligue 1, j’avais dit à mon agent : moi je veux jouer en France. Je lui avais demandé de travailler dans ce sens. Aujourd’hui à moi de travailler.
Beaucoup rêvent d’Angleterre mais vous , c’était la France…
Quand j’étais petit je regardais Stéphane Sèssegnon qui jouait pour le PSG. Et il est comme mon papa, il m’appelle tout le temps, me donne des conseils… Je me rappelle que quand j’étais en Turquie pour ma première sélection, il m’a dit : « Tu es un talent j’espère que tu vas faire beaucoup de choses que tu vas aider le Bénin et je suis là pour toi » Pour moi, c’est un rêve devenu réalité.
Source : Le Télégramme.