Journal des transferts : Clermont (France) attend Dossou , FC Schalke 04 (Allemagne) récupère Awassi et le TP Mazembé (RD Congo) piste Kokpon,

Chaque vendredi jusqu’à la fin du mercato  on vous propose le point des principales informations à ne pas rater sur les joueurs béninois. Cette semaine : on retiendra : En France ,Clermont attend sa nouvelle l’ailier  Jodel Dossou en provenance d’Hartberg (Autriche). En Allemagne ,  FC Schalke mise  sur Noah Awassi. L’attaquant Rudy Gestede ne ferme aucune porte pour son avenir. L’ailier d’Esae Maxime Kokpon suivi par un géant d’Afrique et  l’arrière gauche David Kiki pisté en Turquie.

 

 

France : Clermont (Ligue 2 )  va annoncer Jodel Dossou

C’est une information exclusive , Jodel Dossou (28 ans) va découvrir le championnat français à partir de la saison prochaine.

Selon nos informations, L’ailier international béninois est tombé d’accord avec Clermont , 5e de Ligue 2 en 2019-2020. Le club auvergnat  a aussi convaincu Hartberg de lâcher son numéro 20 qui avait encore une  année de contrat.
Le deal est déjà bouclé et le joueur a déjà passé avec succès sa visite médicale hier.  Le transfert devrait être officialisé dans les heures  à venir ainsi que la durée du bail.

Il retrouvera donc un autre international béninois , le défenseur Cédric Hountondji présent au club depuis juillet 2019 et deviendra le cinquième  béninois à porter les couleurs du club après Mickael Poté (2007-2009), Fabien Farnolle (2010-2014) et Emmanuel Imorou (2012-2014). 


Ce sera le septième club de sa carrière à l’étranger  après le RB Salzbourg , Liefering et l’Austria Lustenau en Autriche, Vaduz au Liechtenstein et le Club Africain de Tunis en Tunisie.

Auteur de 7 buts et 5 passes décisives en 31 matches en 2019 – 2020 dans le championnat autrichien, Dossou sort d’une belle saison où il a été un acteur majeur de la qualification du club en tour préliminaire de l’ Europa League la saison prochaine.

Allemagne : Schalke O4 mise sur Noah Awassi (22 ans)

Libre après son départ , de Babelsberg (D4 ) où il a disputé quinze matches et délivré deux passes décisives en 2019-2020 , Noah Awassi  (22 ans) reste en Allemagne où il  portera les couleurs de Schalke 04. Le défenseur  central germano-béninois présenté comme un grand espoir fera ses gammes avec l’équipe U23 dans un premier temps  avant de prétendre à une place dans l’équipe première en Bundesliga dirigé par David Wagner. Le club de la Rhur a annoncé le recrutement d’Awassi qui a déjà débuté la préparation avec le groupe de la réserve qui évoluera en quatrième division germanique.

Robuste défenseur du haut de son mètre quatre-vingt-treize, a été formé au Dynamo Dresden dans sa ville natale jusqu’en 2018. Il a ensuite rejoint le SF Lotte en troisième division allemande  en 2018-2019 où il n’a signé que trois petites apparitions et remplaçant à vingt-quatre reprises. Après une saison plutôt réussie à Babelsberg , Awassi rebondit dans un club nettement plus huppé.

Rudy Gestede ouvert à tout

En fin de contrat après son départ de Middlesbrough en juin dernier , Rudy Gestede (31 ans) est actuellement libre et sur le marché. L’attaquant international béninois  a récemment déclaré dans un entretien accordé à nos confrères de Talk Sports  au sujet de son avenir « J’ai besoin de choisir le bon challenge. Cela pourrait être en Angleterre ou ailleurs. Je ne ferme aucune porte » Sur les tablettes de quelques clubs en Championship , l’ancien messin ne devrait pas avoir de mal à rebondir.

Maxime Kokpon (Esae) suivi par le TP Mazembé (RD Congo)

Grosse révélation du championnat local sous les couleurs d’Esae où il a signé 4 buts et 6 passes décisives toutes compétitions confondues ,Maxime Kokpon (22 ans) a une belle côte à l’étranger. L’ailier gaucher des Universitaires serait suivi les congolais du TP Mazembé qui aurait coché son nom lors de la sa prestation remarquée contre le DC Motema Pembé en février dernier à Kinsasha. A suivre.

David Kiki pisté en Turquie

Sans club depuis son départ de Brest après trois saisons en Bretagne , David Kiki (26 ans) pourrait quitter la France pour une première expérience à l’étranger. L’arrière gauche serait sur les tablettes d’un club de deuxième division turque. A la recherche d’un profil de défenseur international , l’ancien niortais plait beaucoup au club qui aime bien l’idée de récupérer le gaucher sans payer de transfert.

Géraud Viwami

 

Made In Benin : Marcel Dandjinou, l’inévitable ascension

A l’heure où tous les marchés sont entrain d’ouvrir leurs portes, Bjfoot  présente une série exclusive consacrée à dix  jeunes béninois de moins de 23 ans évoluant dans les championnats locaux qui peuvent être de bonnes pioches pour l’étranger. Notre numéro 1  de Made In Bénin est consacré au gardien international d’ESAE, Marcel Dandjinou (22 ans). 

Un crack dans les cages

En une année il est passé de l’ombre à la lumière. Gardien et capitaine en club c’est un leader par les performances et l’aura dans le vestiaire. Propulsé en sélection A par Michel Dusssuyer pour la première fois en septembre 2019 contre l’Algérie et la Côte d’ivoire  comme numéro trois puis numéro deux contre le Nigéria en novembre 2019 face le Nigéria en l’absence de Saturnin Allagbé, blessé. C’est désormais une valeur sûre à son poste dont les compétences dépassent le cercle béninois.

Il s’est révélé aux yeux de l’Afrique en coupe de confédération africaine 2019-2020, avec 12 matches disputés dont 6 clean sheet dans les cages d’Esae. Il a d’abord été un grand artisan de la qualification historique en phase de groupe, premier club béninois à accéder à ce niveau , en signant cinq clean sheet sur les six matches disputés, dans les préliminaires, avec deux arrêts tranchants lors de la séance des tirs aux buts décisive contre les sénégalais de Génération Foot lors du dernier tour en novembre dernier . Pour confirmer son ascension, il signe des  prestations de haut vols contre les marocains de Berkane et les congolais de Motema Pembé en phase de groupe. Il a même été désigné homme du match contre les Doras à Kinshasa en février dernier et plébiscité dans l’équipe type de la sixième journée dans plusieurs médias internationaux. Une vraie montée en puissance.

Toute l’Afrique est d’accord qu’un crack est né. Sur le plan local , grâce à ses 9 clean sheet en 16 matches avec seulement 9 buts concédés , il menait les universitaires , deuxièmes  avec un seul point de retard sur le leader Ayéma, avant l’arrêt prématuré de la saison,  vers une lutte pour le titre après avoir gagné la coupe du Bénin 2019 .

Suivi par le TP Mazembé et des belges

Nommé parmi les meilleurs gardien lors des Bjfoot Awards 2019 aux côtés de Fabien Farnolle et Allagbé , ce grand admirateur du brésilien Allison Becker ,  dégage de l’assurance sur sa ligne mais possède aussi un jeu au pied digne d’un joueur de champ. C’est un gardien moderne avec des qualités affichées sur ses prises de balles et sa lecture de jeu  qui démontre d’une une grosse marge de progression. Les congolais du TP Mazembé lui font déjà les yeux doux mais les corbeaux ne sont pas les seuls à s’intéresser car l’international béninois a été aussi repéré par des belges qui surveillent de près son dossier. Le portier arrivé de l’UNB en 2016 a  qui a tout ce qu’il faut pour franchir un prochain cap prochaine. Sans aucun doute,  il est l’une des attractions de ce marché local.

Géraud Viwami

 

 

Fiche

Marcel Souké Dandjinou

Gardien , 22 ans, 1,85m,  ESAE , 

24 matches , 15 clean sheet toutes compétitions confondues en 2019-2020 

international béninois 

Afrique : Ça chauffe entre Jacques Bessan et le TP Mazembé

Arrivé au TP Mazembe l’été dernier, l’attaquant béninois Jacques Bessan a saisi la FIFA pour salaires impayés.

Jacques Bessan ronge son frein à Lubumbashi. Recruté en juillet dernier par le TP Mazembe, l’attaquant international béninois de 26 ans n’a toujours pas joué la moindre minute sous le maillot des Corbeaux. Sur le site officiel du club, son nom figure bien dans la liste des attaquants sous contrat, mais son profil reste muet : aucune photo, aucun renseignement hormis sa nationalité et sa date d’arrivée au club. Concurrence exacerbée, effectif pléthorique, choix de l’entraîneur : beaucoup de raisons seraient de nature à expliquer une telle absence de temps de jeu.

VERS UNE RÉSILIATION UNILATÉRALE ?

Problème : le salaire ne suit plus désormais et le joueur n’a pas été qualifié par son employeur, qui n’avait pas davantage réglé sa prime à la signature, lui qui était arrivé libre de tout contrat après un passage au MO Béjaïa. L’ancien du Club Africain et du Stade Tunisien n’a pas été payé sur le mois de novembre. Si la situation perdurait pendant au moins trois mois consécutifs, l’intéressé serait dès lors libre de résilier son contrat de façon unilatérale. Sans attendre, Jacques Bessan a fait appel à Maître Jean-Jacques Bertrand. L’avocat a aussitôt saisi la FIFA de son cas. Affaire à suivre.

Source : Football365.fr 

Transfert : Le TP Mazembé annonce Jacques Bessan !

 

 

Après un transfert manqué en 2016 , le TP Mazembé vient d’annoncer la signature de Jacques Bessan (25 ans) pour trois saisons. L’attaquant international béninois arrive en provenance du club algérien du  MO Bejaia comme deuxième recrue des corbeaux de Lubumbashi cet été.

Après seulement six mois au MO Bejaiai relégué en deuxième division algérienne , Jacques Bessan (12 matches , 2 buts) a déjà trouvé un nouvel employeur et pas des moindres. Le TP Mazembé a annoncé aujourd’hui l’arrivée de l’ancien attaquant de Soleil. Il s’est engagé pour trois saisons et disputera la prochaine Ligue des Champions avec le club congolais qui a échoué aux portes de la finale sur la dernière édition.
Bessan va connaître son septième club à l’étranger après Zarzis , Bizerte , Club Africain, Gafsa et le Stade Tunisien en Tunisie et le MO Beijaia en Algérie récemment. Attaquant de pivot de qualité , il a signé 32 buts en 109 apparitions en professionnel avec un titre de deuxième meilleur buteur du championnat tunisien en 2016. Le TP Mazembe était déjà proche de boucler son arrivée cette année-là avant que les négociations ne coincent. Cette fois-ci c’est la bonne pioche pour le club de Moise Katumbi.
Géraud Viwami

Tp Mazembé : Comme une lettre d’or dans le football mondial

 

L’Afrique a organisé en un an et demi quatre compétitions majeures du football mondial. Les coupes du mondes Nigeria 2009 des cadets et Egypte 2009 des juniors, ainsi que la coupe des confédérations. Et enfin, la coupe du monde 2010 de football en Afrique du Sud. Le plus grand rendez-vous du sport mondial après les jeux olympiques. Si dan les catégories d’âge on retiendra la finale perdue à domicile par les Eaglets du Nigeria face à la Suisse, on gardera pour la postérité la victoire ghanéenne face au Brésil en finale du mondial égyptien des moins de 20 ans. 2009 a donc préparé 2010 avec la coupe des confédérations durant laquelle l’Afrique du Sud n’a pas été sportivement à la hauteur, mais avait déjà anticipé sur les ambiances dans les stades.

2010 arrive avec le mois de juin et cette si attendue coupe du monde qui dès le premier jour affichait 94.000 spectateurs au Soccer City de Jo’ Burg avec le match nul entre l’Afrique du Sud et le Mexique (1-1). Les 6 représentants se montreront bien en dessous du niveau mondial. On gardera en mémoire les performances ghanéennes. Le quart de finale du Ghana (éliminé aux tirs au but par l’Uruguay) durant le mondial 2010 sud-africain a permis de sauver la compétition.

L’année 2010 s’en va finir avec sur le continent, les coupes des clubs. Le doublé du Tp Mazembé est resté un événement purement continental en novembre. Le monde était loin de savoir que quelques semaines plus tard, les stars de Lubumbashi allaient conquérir le monde.

Face aux grandes équipes venues du monde entier, dont l’Inter Milan de Samuel Eto’o, c’est bien le Tp Mazembé qui  porte plus loin les couleurs du continent en se hissant en finale de la coupe du monde des clubs. La compétition est certes moins médiatisée, mais elle demeure un des piliers de la FIFA qui marque chaque année au mois de décembre la dernière pierre de l’édifice des compétitions. C’est d’ailleurs la seule qui se dispute chaque année, tel un comparateur permanent, un baromètre des confédérations s’agissant des clubs. Alors qu’à chaque fois les clubs africains ont échoué à quelques pas de la finale, le Tp Mazembé a décidé d’entrer dans l’histoire en s’offrant les chances d’y parvenir.

Une finale. Rien de plus. C’est le cadeau de noël qu’ont offert à leur public les joueurs de la Rd Congo. Un symbole de réussite, un exemple de régularité qui n’est pas sans rappeler celui des Black Stars ghanéens qui ont gardé le rythme et la même ossature d’une année à l‘autre en jouant la carte de la stabilité et du travail. Les succès se ressemblent et les enseignements qu’on en en tire sont les mêmes. L’Afrique peut gagner là où les autres gagnent. Les secrets de la réussite sont les mêmes.

Aubay

Zone Afrique : Si le TP Mazembe peut, nous pouvons

 

Au centre de l’Afrique, ils sont aussi au cœur de l’actualité depuis plus d’une dizaine d’années. La guerre qui n’ose pas dire son nom mais qui fait chaque jour des dizaines de morts dans la quasi-indifférence générale. La RD Congo est un des grands malades de l’Afrique. Il ne suffit pas de dire que son sous-sol est riche, très riche. Qu’a-t-on fait de ces richesses ?

La plus belle pépite de ces dernières années n’est pas sortie du sol, mais est due à l’imagination et à l’argent d’un homme, Moïse Katumbi, gouverneur de la province du Katanga qui est la grande dépositaire des minerais les plus rentables. Et cette pépite, c’est le Tout Puissant Mazembe, connu autrefois sous l’appellation Englebert du nom du célèbre manufacturier de pneumatiques qui finançait l’équipe.

A Lubumbashi, le succès, ou plutôt le doublé du Tp Mazembé en ligue africaine des champions 2009 et 2010 a sonné comme un réveil. Une révolution de rose. Dans une Afrique où le football se hisse au rang de religion populaire, les performances régulières du Tp Mazembé s’inscrivent en lettres d’or. Au lendemain du sacre de la Rd Congo lors du premier Championnat d’Afrique des nations début 2009, le club de Lubumbashi a maintenu le pays au sous-sol paradisiaque, dans le firmament du football continental. Il s’agit du plus spectaculaire retour au premier plan d’un club qui avait végété depuis les années glorieuses du TP Englebert, première équipe à avoir remporté deux fois le titre de champion d’Afrique, première équipe à disputer quatre finales consécutives. Et puis ce fut le trou ou presque quatre décennies durant

Cette réussite prend tout sens dans un contexte de conflits, de viols, de réfugiés, bref d’instabilité. Avec cette fonction politique et une vocation de club populaire, on espère une meilleure pérennité au Tp Mazembé au sommet du football africain, bien que le football soit une activité fragile. 

Tout repose sur le projet et une continuité dans la mise en œuvre de véritables structures. Il ne faut pas chercher ailleurs la grande différence entre les grands clubs du Nord et les clubs des pays subsahariens. En Afrique noire, il y a des générations de dirigeants et de joueurs qui offrent à un moment donné à leurs clubs, des titres et la gloire. Sans aller au-delà de l’instant, au-delà des primes et des médailles. C’est, hélas le plus fréquemment, le triste lot des hommes du Sud à la merci d’un revers de fortune ou d’un désamour du public. Le héros de la veille est souvent le premier haï du lendemain. Ici, plus qu’ailleurs, on vit dans l’instant sans se soucier de l’avenir

Bâtir un projet sur le long terme afin de montrer la voie à tout un continent. Telle est la base de la problématique qui s’offre au Tp Mazembé. Les infrastructures mises en place ces derniers mois dressent le lit d’un projet ambitieux qui peut réveiller l’ensemble des clubs du Sud. Le Tp Mazembé peut servir de référence, de modèle, à condition de maintenir le cap et d’avoir constamment en tête que chaque jour, il remet sa notoriété en jeu, que les victoires d’hier ne sont pas garantes des victoires d’aujourd’hui et que le public, impitoyable, pardonne rarement les échecs quand ils se présentent, si grand soit le club qu’il a chéri la veille.

Aubay