Ecureuils : En fin de contrat , Tchomogo vers la sortie  !

En fin de contrat à la tête des Ecureuils en ce mois décembre, le sélectionneur des Ecureuils Omar Tchomogo ne devrait pas être prolongé après deux ans et demi à la tête d’une équipe au bilan mitigé.

La défaite en amical face au Congo dimanche dernier était probablement son dernier match à la tête des Ecureuils car Omar Tchomogo n’a pas encore reçu de proposition de prolongation de contrat. Battu 3-1 par une équipe congolaise en route pour le Chan 2018  et nettement supérieure, le Bénin n’a pu réagir comme souvent.

Arrivé sur la pointe des pieds à la tête de l’équipe dans un contexte particulier sous l’impulsion de l’ancien ministre des sports Safiou Affo, Tchomogo a connu un passage peu glorieux à la tête de l’équipe béninoise.

Aucune qualification et une communication biaisée  

Sur le banc des Ecureuils, le sélectionneur a échoué sur tous les tableaux. En qualification de la Can Gabon 2017, le Bénin a été humilié par le Mali à Bamako (5-2) alors qu’un nul suffisait pour décrocher le sésame  lors de la 6e journée. Une élimination amère qui n’a jamais été digérée. Ensuite en préliminaire de la coupe du monde, les Ecureuils sont tombés devant le Burkina Faso en novembre 2015 malgré une victoire 2-1 à l’aller. Enfin avec la sélection locale, le Bénin a encore échoué au dernier tour des qualifications du Chan 2018 contre le Nigéria après avoir sorti le Togo au tour précédent grâce à une erreur d’arbitrage sur un pénalty non accordé aux Eperviers. La quatrième place obtenue au tournoi de l’Ufoa reste anecdotique.

On peut également mettre en doute la communication du sélectionneur qui a longtemps snobé la presse et zappé même des conférences d’après-match comme c’était le cas dimanche dernier après le duel face au Congo. Et son adjoint Vizir Touré qui s’y colle choisit parfois de ne pas répondre à certaines questions d’ordre technique en prétextant que les explications demeurent comme un secret pour le staff. Une incompréhension totale.

35% de victoire et une défense en carton 

Tchomogo aura dirigé sélection A et A’ cumulées 34 matches officiels (19 matches compétitifs et 15 matches amicaux). L’ancien joueur d’Amiens a eu plus rencontres à diriger que tout autre sélectionneur à la tête du Bénin. Bilan: 12 victoires, 11 nuls et 11 défaites. 41 buts marqués pour 42 encaissés.  Les carences défensives s’illustrent bien car l’équipe n’a réussi que 5 matches sans encaisser.

Il a eu 15 matches amicaux toutes sélections confondues pour construire son équipe pourtant les Ecureuils n’ont jamais eu de projet de jeu sur le long terme en 28 mois.  En parfaite illustration on retiendra le triste visage de l’équipe fanion qui a eu besoin d’un penalty ultra généreux pour faire un nul heureux contre la Tanzanie  à domicile en novembre dernier. Puis les locaux qui ont été humiliés par le Congo il y a trois jours dans un stade Mathieu Kérékou vide malgré la gratuité de l’entrée.

In fine ,  Les deux derniers matches amicaux livrés à domicile ont clairement montré que l’ancien guingampais avait atteint sa limite sur le plan technique depuis fort longtemps. La fin de son bail sonne presque comme une libération.

Géraud Viwami

Ecureuils : Tanzanie – Bénin, entre bons et mauvais souvenirs.

Demain après-midi, les Ecureuils reçoivent la Tanzanie en match amical au stade Mathieu Kérékou de Cotonou, une première à domicile depuis sept ans. Alors qui se souvient du dernier duel entre les deux nations en terre béninoise ?

Le foot béninois a entamé un renouveau au début des années 2000 avec un match référence le 3 septembre 2002 lors de la première journée des qualifications de la Can 2004. Le casier africain du Bénin était encore vierge, la fédération sortait d’une période de disette et une nouvelle génération de joueurs éparpillés en Europe était en train de naître.

Le doublé d’Adjamossi 

Alors cet après-midi-là, le stade René Pleven d’Akpakpa qui avait encore sa pelouse naturelle a affiché complet et les Ecureuils se sont baladés  4-0 avec le doublé d’un arrière gauche béninois qui était en fin de formation à Bordeaux Anicet Adjamossi (9e et 38e). Le numéro 15 des Ecureuils  a marqué les esprits ce jour-là tout comme Moussa Latoundji  (85e) et Omar Tchomogo (75e sp) qui ont aussi marqué. Le mythique capitaine Moudachirou Amadou portait le brassard.  Le sélectionneur de l’époque le belge René Taelman – qui s’est d’ailleurs marié à une béninoise- n’oubliera jamais sa première à la tête de l’équipe béninoise qu’il a dirigé pendant deux ans  jusqu’en  2003.

Cette campagne sera fructueuse pour le Bénin qui terminera en tête du groupe devant la Zambie , le Soudan et la Tanzanie avec 13 points pour décrocher sa première qualification à une coupe d’Afrique , Tunisie 2004 avec le ghanéen Cécil John Attuquayefio comme coach.

Maillot made in Bénin

Pour cette première journée de qualification, les Ecureuils arboraient une tunique blanche à domicile avec des dossards griffés en rouge. Le président de la FBF , Anjorin Moucharafou révelra quelques années plus tard que ce jeu de maillot avaient été confectionné par un couturier local dans le quartier populaire de Xwalacodji.

La raclée de Dar Es Salam

Mais la dernière confrontation entre les deux pays remonte à octobre 2014 en match amical à Dar Es Salam , sous Didier Ollé-Nicole , le Bénin a subi une sale défaite 4-1 au stade Benjamin Mkapa. Menés 4-0 (Canavaro 17e , Kiemba 40e, Ulimwengu 49e et Luzio 71e), les Ecureuils ont réduit le score grâce au premier but chez les A d’Abdel Fadel Suanon en fin de rencontre. Une petite revanche à prendre pour Stéphane Sèssegnon, Fabien Farnolle , Michael Poté , Jodel Dossou et David Djigla qui étaient tous titulaires  il y a trois ans.

Géraud Viwami

Ecureuils : Tchomogo, le vrai bilan

Au lendemain d’un nouvel échec aux portes du Championnat d’Afrique des Nations Kenya 2018, Omar Tchomogo a essuyé sa septième défaite sur le banc des Ecureuils. Faisons le bilan de l’ancien de Guingamp après 26 mois de fonction.

un faible pourcentage de victoires 

Débarqué à la tête des Ecureuils en juin 2015, Omar Tchomogo connaissait bien la maison. Pour avoir été capitaine de la sélection béninoise puis assistant dans le staff sous Manuel Amoros. L’ancien guingampais a dirigé 22 rencontres officielles toutes compétitions confondues (amicales + qualifications) avec les A’ et l’équipe fanion (8 victoires, 7 nuls et 7 défaites). Sous ses ordres le Bénin affiche un pourcentage de victoire de 36%. Bien maigre. A titre de comparaison, même s’il a officié moins de rencontres (7 au total) Didier Ollé-Nicolle son prédécesseur avait un pourcentage de victoire de 42% lors de son limogeage en novembre 2014.

Deux échecs sans identité

Sous son mandat le Bénin a surtout manqué deux  rendez-vous continentaux. D’abord la Can Gabon 2017. Bien placés jusqu’à la dernière journée, les Ecureuils se sont effondrés à Bamako (5-2) en septembre 2016 alors qu’un nul était suffisant pour se qualifier. Premier échec. Puis le samedi dernier, le Bénin a perdu son match retour du second tour face au Nigéria après avoir gagné la manche aller 1-0 à Cotonou. Deux éliminations amères  qui noircissent le tableau des résultats.

Au-delà de ces échecs, le Bénin souffre d’un manque d’identité de jeu qu’on peut incomber qu’au sélectionneur entre ses choix d’hommes et ses options tactiques qu’on a du mal à lire. Tchomogo a pourtant eu la patience et le soutien du système sans pour autant faire progresser son groupe. Sur les 22 rencontres dirigées, le Bénin n’a réussi que trois matches sans encaisser (Bénin – Gambie 1-0, Niger A’ – Benin A’  0-1 et Bénin A’ – Nigéria A’ 1-0). Les 28 buts encaissés illustrent clairement un problème défensivement à solutionner. L’attaque n’est pas la plus flamboyante avec une moyenne 1,22/ match (27 buts au total).

Des  chiffres peu convaincants qui reflètent bien le niveau de la sélection béninoise qui s’est contentée d’une petite victoire sans vraiment briller face à la Gambie en juin dernier pour la première journée des qualifications de la Can Cameroun 2019. Quelques jours plutôt pendant le stage , le public mettait déjà la pression en criant  à la démission du sélectionneur qui n’est plus en position de force après 26 mois de fonction.

Sept baptisés

Le sélectionneur béninois a quand même lancé plusieurs nouvelles têtes sous le maillot jaune. Il a fait débuter David Kiki, Steve Mounié, Moise Adilehou, Cédric Hountondji, Marcellin Koukpo, et Olivier Verdon en sélection nationale. Le gardien de Black Leopards (Afrique du Sud), Christophe Aifimi  et le défenseur d’Akwa United (Nigéria) Paterne Counou ont été convoqués à plusieurs reprises sans entrer en jeu tout comme Joris  Ahlinvi,  Chamsdine Chaona (Espérance de Tunis/Tunisie), Arsène Loko (Africa Sports/Côte d’ivoire) Apollinaire Danvidé (As Douanes/Niger).

Géraud Viwami

Découverte : Ogoulola, du quartier au banc des Ecureuils

A 17 ans et 4 mois il a battu un record de précocité en prenant siège dimanche dernier sur le banc des Ecureuils contre la Gambie au stade Mathieu Kérékou, Ibrahim Ogoulola, le milieu de terrain prometteur des Requins vit un réveil éveillé. Récit d’un gamin passé de son quartier à l’équipe nationale en une année scolaire.

Il n’a pas eu sa première cape avec les Ecureuils mais il a vécu une après-midi qu’il n’oubliera pas de si tôt dimanche dernier. Quand nous l’avons rencontré le lendemain il ne réalisait toujours pas «je me disais que ce n’était pas vrai. j’étais touché et j’ai pleuré» disait-il. Avant d’en arriver à cette forte sensation dominicale, il a d’abord fait face à une première semaine de travail parmi ses idoles. Travailleur, il a été franc sur ses difficultés d’adaptation «la première séance à été dure. J’ai dû m’adapter au rythme des pros. Il y a eu l’ambiance lors du bizutage qui m’as mis à l’aise dans le groupe» nous a t-il raconté.

5 matches 2 buts avec les A’

Il faisait partie de la génération des juniors disqualifiés lors des qualifications de la Can 2017. Ensuite il a rejoint les Requins lors du tournoi de mis en jambe. Avec les Awissi-Wassa, il tape dans l’œil de tous malgré sa jeunesse et son gabarit peu impressionnant.

Avant d’être intégré chez les A, «Ib» a d’abord fait forte impression chez les A’ pour la préparation des qualifications du Chan 2018, où il s’est discrètement et progressivement imposé. Convoqué par Omar Tchomogo lors des premiers stages de la sélection locale en février dernier, il a vite gagné sa place de titulaire. En mars, il était aligné d’entrée au Caire  contre les Pharaons locaux. C’était sa première apparition sous les couleurs nationales et il avoue que son baptême n’a pas été facile « De tous nos matches amicaux c’était le plus difficile. Les égyptiens étaient trop rapides. Le rythme était élevé» analyse t-il. Mais il conserve sa place dans le milieu à trois du sélectionneur et rend des copies propres lors des quatre matches de préparation suivants. Il signera son premier but international contre le Burkina Faso à Cotonou le 21  mai dernier au stade Mathieu Kérékou (2-2). Il confirme sa bonne réussite du moment en marquant quelques jours plus tard contre Ghana à Accra (1-1). Lors du dernier match de la série face à la Côte d’ivoire à Abidjan, «Ib» se montre une fois encore à la hauteur. Quelques jours plus tard il fait partie des huit locaux intégrés à l’équipe  fanion  face à la Gambie pour la première journée des qualifications de la Can 2019.

Un peu d’Iniesta et de Verratti

Sa jeune carrière a débuté dans son quartier il y a quelques années à la Jeunesse Sportive de Wologuèdè. Puis il rejoint l’As Dongat en 2013 en troisième division amateur. A l’époque il était encore attaquant « j’étais attaquant de pointe, pour notre premier match de la saison à René Pleven contre Joaca , nos milieux étaient absents. Le coach Frédéric Acakpovi m’a replacé au milieu. Puis j’ai été désigné homme du match» Depuis cette performance  il a changé de poste . Doté d’une bonne vista et d’une qualité technique au dessus de la moyenne il fait aussi parler son intelligence de jeu. Il est aussi à l’aise dans un rôle de relayeur qu’en meneur de jeu.

Des qualités qui ne sont pas passées inaperçues. Il a impressionné des cadres de la sélection selon ses propres confidences  « Michael Poté m’a dit que je devais prendre plus d’initiatives pour plus servir les attaquants. Steve Mounié voulait à l’entraînement qu’on soit dans la même équipe pour que je lui fasse des passes» Des mots qui ont motivé le gamin qui veut devenir un mix entre Marco Verratti et Andres Iniesta. « Iniesta j’apprécie son comportement et son respect de l’adversaire. Verratti je prendrai ses gestes défensifs et sa manière d’organiser le jeu »

En attendant d’atteindre le très haut niveau, cet élève en classe de terminale littéraire  a vécu un réveil éveillé la semaine dernière car  « en novembre 2015 lors du match Bénin -Burkina Faso, je voulais toucher Stéphane Sèssegnon et j’ai été bousculé par les agents de sécurité. Et me voilà entrain de m’entraîner avec lui. Si on me l’avait dit je n’aurai pas cru»

Géraud Viwami

 

Bénin – Gambie : Tchomogo sous pression 

Les Ecureuils ont débuté cet après-midi au stade Mathieu Kérékou le stage de préparation du match de la première journée des qualifications de la Can Cameroun 2019 contre la Gambie . Sur le terrain trois joueurs sont encore attendus dans les tribunes le public met déjà la pression.

Arrivés au camp de base de la sélection nationale hier soir, les 20 Ecureuils présents ont effectué leur première séance d’entrainement cet après-midi au stade Mathieu Kérékou de Cotonou. Omar Tchomogo a dirigé une séance plutôt tranquille composée essentiellement d’une partie d’opposition dix contre dix sur une surface réduite. La bonne nouvelle tous les joueurs présents étaient en jambe.  Le capitaine Stéphane Sèssegnon (Montpellier) , le gardien Fabien Farnolle  (Le Havre)  et le défenseur Junior Salomon (Plateau United), retenu en club devraient rejoindre le groupe ce soir.  Les 23 convoqués seront tous disponibles pour la double séance prévue demain.

« Tchomogo démission ! »

La poignée de supporters présents dans les tribunes du stade digèrent encore mal l’élimination de Bamako.  Chose rare depuis la prise de fonction du sélectionneur national en juin 2015, plusieurs supporters scandaient déjà des « Tchomogo démission !  Tchomogo demission ! » à la fin de la séance.  Une atmosphère qui rajoute une pression supplémentaire à l’enjeu du match de dimanche prochain. Une victoire serait un parfait sursit pour l’ancien  guingampais. Sinon la pression est bien là.

Géraud Viwami                          

 

Ecureuils : Tchomogo «Je vais faire monter cinq à six jeunes chez les A. »

Dans sa chronique hebdomadaire sur le foot africain sur FranceFootball , Frank Simon a consacré son sujet du jour à une rencontre avec le sélectionneur des Ecureuils Omar Tchomogo hier à Abidjan. 

 Désormais âgé de 39 ans, l’ancien capitaine et attaquant du Bénin, passé par Grenoble, le Portugal, les Emirats et le Qatar, est sélectionneur national de son pays depuis mai 2015. Croisé lors de son passage en Côte d’Ivoire, il nous a raconté son quotidien.

Stade Robert Champroux d’Abidjan. Quartier de Marcory, 19h30. Il y a quelques minutes à peine, sur ce synthétique usé qui voit passer la majorité des matches du Championnat, les Ecureuils du Bénin ont décroché un nul plus qu’encourageant face à la Côte d’Ivoire (1-1), grâce à un but de Nabil Yarou, le joueur de l’ASPAC. Les deux formations, engagées en éliminatoires du CHAN, ne présentaient que des joueurs issus de leurs Championnats respectifs. Sur le banc béninois, une figure connue, l’ancien attaquant de Grenoble et de Valence, Oumar Tchomogo. Pendant 90 minutes, il n’a pas économisé sa voix. Et le Bénin, comme quelques jours plus tôt au Ghana (1-1) ou face au Burkina Faso (2-2), a tenu en respect un adversaire qui a déçu.

Sélectionneur des Sessègnon, Farnolle, Adenon, Mounié et Allagbè, Tchomogo a accepté de coiffer cette double casquette (A + locaux) à la demande du président de la fédération.
«On prépare à la fois les éliminatoires du CHAN 2018 (le Bénin affrontera le Togo) ainsi que les éliminatoires de la CAN 2019, précise Tchomogo. Ces rencontres me permettent de donner leur chance à nos jeunes, d’autant qu’il n’y a pas de Championnat au pays». Une situation qui a amené certains joueurs à s’expatrier en l’absence de compétition nationale. On pense à Giscard Tchato par exemple, qui évolue depuis l’an passé au MFM FC de Lagos (NGA), mais qui n’a pas été rappelé chez les A.

Sélectionneur des Sessègnon, Farnolle, Adenon, Mounié et Allagbè, Tchomogo a accepté de coiffer cette double casquette (A + locaux) à la demande du président de la fédération. Non sans hésiter. «J’ai réfléchi et puis j’ai posé mes conditions, en particulier des matches de préparation et des regroupements, ce qui a été accepté. Depuis un mois, on est en stage. J’essaie de voir un maximum de joueurs, on est parfois 25 ou 28 !»

«Faut en vouloir !»

A peine le temps d’avaler un diner après match, avant de reprendre la (longue) route, en autocar luxueux, celui de la sélection, qui va les faire traverser le Ghana puis le Togo. «Faut en vouloir !» sourit Tchomogo, qui débute dès dimanche la préparation du match contre la Gambie en éliminatoires de la CAN 2019. «Je vais faire monter cinq à six jeunes chez les A. Après, je reprends les stages avec les locaux».

Rien en vérité ne prédestinait Tchomogo, buteur et soliste, à une carrière de technicien. Et pourtant, il est l’un des rares anciens pros africains – à l’instar d’un Aliou Cissé au Sénégal – à occuper actuellement un poste de sélectionneur. Explications. «Vers la fin de ma carrière, Michel Dussuyer m’a demandé de continuer sur le terrain puis d’intégrer progressivement le staff. J’ai été son adjoint pendant deux ans. J’ai aussi bossé en club à Valence et à Montélimar, et je rejoignais la sélection ponctuellement. Par la suite, je suis devenu adjoint d’un autre sélectionneur, Manuel Amoros, en équipe nationale. Après sa démission, j’ai été “parachuté” à la tête de l’équipe en 2015. Je n’avais pas le choix !» Comme on dit, l’appel du pays, ça ne se refuse pas.

Source : Frank Simon pour Francefootball

Ecureuils : Tchomogo «  c’est une bonne poule »

Présent dans la salle de l’hôtel Radisson Blu à Libreville , hier lors du tirage des qualifications de la Can 2019, le sélectionneur des Ecureuils Omar Tchomogo s’est confié à Bjfoot.com en exclusivité sur le tirage. 

Avec l’Algérie et le Togo , deux nations qualifiées pour la Can 2017 c’est un groupe costaud pour le Bénin ?

je pense que c’est un bon tirage, il faut commencer à compter avec le Bénin. Avec l’Algérie , le Togo et la Gambie , le fait de commencer au mois de juin  , nous laisse le temps de nous préparer. C’est une bonne poule et  c’est à nous de commencer à nous préparer.

Après avoir manqué le wagon de 2017, il vous faudra quoi pour réussir la mission pour 2019 ?

Je pense qu’il faut arrêter de parler la qualification manquée. Le plus important c’est de regarder devant. Commencer les championnats nationaux et après on pourra mieux s’organiser.

Cela veut dire qu’en mars  prochain, vous allez mettre à profit la journée Fifa ?

Je profite de l’occasion pour remercier nos autorités qui m’ont permis d’assister au tirage. Je pense que le fait de débuter les championnats nationaux déjà pourra me permettre de voir certains joueurs. Concernant le mois de mars , j’en ai un peu parlé avec le président de la fédération.  On va voir le ministre et pourquoi pas le chef de l’Etat qu’il mette les moyens à notre disposition pour nous permettre de jouer au moins avant le mois de juin.

Entretien réalisé par Géraud Viwami à Libreville.

@créditPhoto : Maher Mehazi

Ecureuils : match amical contre le Togo le 28 mai ?

Avant d’affronter la Guinée Equatoriale  pour le compte de la 5e journée des qualifications de la Can Gabon 2017,  le 5 juin prochain, les Ecureuils devraient avoir une répétition générale en match amical contre le Togo le 28 mai à Lomé.

A la recherche d’un adversaire en vue de disputer un match amical avant sa rencontre décisive de la 5e journée des éliminatoires de la Can Gabon 2017 contre le Libéria, le Togo devrait affronter le Bénin le 28 mai prochain à Lomé.  C’est Claude Leroy, nouveau sélectionneur des Eperviers Togo  qui annoncé la rencontre ce jeudi à Lomé lors d’une séance de travail avec les entraineurs locaux. Si ce rendez-vous amical se confirme, Omar Tchomogo aussi une occasion de revoir son groupe avant  la réception de la Guinée Equatoriale pour le  compte de la 5e journée des éliminatoires.

Géraud Viwami

Tchomogo , Omotoyossi, Poté, Suanon , Aoudou , Tamou: Le Bénin à la recherche du buteur-référence

La quatrième journée de la ligue 1 a été marquée par le triste record de trois buts seulement inscrits sur les sept matches. Le pis total sur une journée de championnat béninois. Des buteurs est-ce qu’on en a au Bénin ? Le Bénin cherche encore son buteur-référence à l’image d’un Eto’o au Cameroun ou Drogba en Cote d’ivoire.  Nous  vous proposons un sujet spécial sur la question.

 

 

On s’est vraiment ennuyé ; le weekend dernier sur les stades béninois avec les cinq nuls vierges enregistrés. Une pauvreté qui n’est pas le fruit du hasard. Le problème de réalisme chez nos attaquants persiste depuis des années. La moyenne du meilleur buteur depuis dix  ans tourne autour de 10 buts, seule Franck David Gnahoui a cassé la baraque en inscrivant 22 buts en 2007. Il est tout de même clair que seule une meilleure détection et une meilleure formation peuvent y remédier.  Un ancien sélectionneur des Ecureuils avait raison de dire  «  qu’il nous fallait créer des écoles spéciales pour les attaquants béninois »  En attendant, parlons des buteurs béninois.

 

Tchomogo , buteur-essentiel

Grand artisan de la qualification du Bénin à la Can 2004 avec six réalisations (dont cinq pénaltys). Omar Tchomogo (36 ans et retraité)  s’est révélé comme un buteur identifié aux yeux du public surtout en sélection. Même s’il a avait un style plus discret en attaque, il aimait beaucoup décrocher et comptait sur sa superbe qualité de frappe.  Il a fait une carrière modeste en passant la ligue 1 française, le Portugal et le Qatar, Tchomogo n’a pas de grandes statistiques sur le vieux continent. 9 buts en 2002-2003 avec l’ASOA Valence en ligue 2, c’est son meilleur total sur une saison. Influent il est à préciser que Tchomogo était habitué à marquer des buts décisifs aussi.

On pourrait également citer Léon Bessan , l’ancien des Requins passé par le Golfe aussi. Faute de parcours européen il n’a pas vraiment été connu.

 

 

Omogoal, le gâchis

Annoncé comme un vrai buteur de type africain avec son style puissant et sa hargne, le taureau de Pobè n’a pas fait la carrière qu’il fallait. Révélé lors de la Can junior 2005  il a séduit le grand public en 2008 avec Helsingborg. Razak Omotoyossi (28 ans) avait fini meilleur buteur championnat suédois avec 14 buts. Il est d’ailleurs le seul joueur béninois à avoir été meilleur buteur d’un championnat européen de première division. La suite vous la connaissez, il a préféré un exil en Arabie Saoudite, plutôt que de rejoindre l’Allemagne ou les pays Bas. C’est sûre il aurait pu faire une meilleur carrière.

En sélection, Omogoal a confirmé en devenant le meilleur buteur actuel de la sélection A avec 20 buts en 44 matches officiels.

Poté , la maturité tardive

Le public béninois ne l’a découvert qu’avec les Ecureuils, Michael Poté (29 ans) connait une sorte de maturité tardive en tant que buteur. Capable de jouer en pointe ou sur le coté, il a un sang-froid face aux buts identique à celui des vieux briscards italiens.  11 buts en 22 matches en 2011-2012 avec Dynamo Dresden c’est son meilleur total sur une saison de championnat. En Allemagne il est reconnu comme un buteur de métier et courtisé. L’année 2012-2013 sera moins bonne avec 6 buts en 19 matches. Avant de traverser la Ruhr il s’était révélé avec Clermont (ligue 2 française)  en 2008-2009 grâce à ses 7 buts marqués. La même année où il a rejoint les Ecureuils. Sous le maillot jaune,  en 24 apparitions il marqué 4 fois seulement.

Cette saison en cours, il n’a marqué que deux buts pour l’instant.

 

A la suite de cette génération il y a la nouvelle révélée à partir de la ligue professionnelle de 2009.

Suanon, le grand espoir !

A 18 ans  l’attaquant de l’Etoile du Sahel est considéré à juste titre comme un crack de standing international. Meilleur buteur de la saison 2010-2011 (inachevé) avec 13 buts en 16 matches alors qu’il avait à peine  16 ans, Abdel Fadel Suanon (photo) a tout pour faire une très grande carrière. Rapide, dribleur avec un sens du but redoutable. Celui qu’on surnomme Monsieur But fait déjà des stats en Tunisie avec la réserve de l’Etoile du Sahel cette saison il a inscrit 3 buts en six matches avant d’être propulser en équipe première 2 buts en 4 apparitions (2 titulaires et 2 remplaçants). Ces deux premiers buts inscrits sur un doublé dès sa première titularisation.

En sélection nationale Suanon est tout aussi performant, il a déjà fais 10 apparitions officielles toutes catégories confondues (junior, espoir et A’) pour  5 buts marqués. Il a été notamment le 2e meilleur buteur du dernier tournoi de l’Ufoa avec 3 buts en autant de matches joués. Il mérite de faire ses débuts prochainement avec les A.

Aoudou , la renaissance du héros

Révélé avec les juniors béninois grâce à son triplé contre le Maroc en 2008. Il va faire encore mieux un an plus tard avec les A. Surnommé le buteur-héros  après ses buts décisifs avec les Ecureuils contre le Mali et le Ghana lors des éliminatoires de la Can 2010 à Cotonou, Mohammed Aoudou (23 ans)  a bien eu du mal à confirmer ses talents de buteurs en clubs. Après une année d’apprentissage à Evian (quand le club était en National), c’est sous les couleurs de l’As Tonnerre au Bénin 2011-2012  qu’il va confirmer.   Aoudou avec 10 buts avait fini meilleur buteur du championnat béninois avant de prendre la direction de Meknès. Souvent utilisé comme un pivot à cause de son  jeu de tête et sa qualité athlétique, il ne marque pas assez. Arrivé cette saison  à la JS Saoura en Algérie, il se signale avec 6 réalisations en 16 journées, il est l’actuel deuxième meilleur buteur du championnat algérien. Il espère passer la barre de la dizaine de buts, lui qui est déjà très suivi sur le Vieux Continent.

Tamou , pépite en attente de confirmation !

Passé par le Cifas, il progresse bien dans le championnat local depuis trois exercices. Afissou Tamou arrivé à l’Aspac cette saison sera l’un des buteurs les plus suivis de la ligue 1. Meilleur buteur de la saison précédente sous les couleurs du Mogas avec 10 réalisations. Très explosif, difficile à tenir en un contre-un-un il a une soif de buts qui grandi au fil des saisons. Il joue cette année pour la confirmation, lui qui est déjà très suivi par les recruteurs. Il compte déjà 2 buts en quatre journées.

 

 

Au delà de ses jeunes pouces, on peut citer d’autres buteurs révélés dans le championnat local qui n’ont pas confirmé. Yaovi Bézo , meilleur artificier de la ligue pro en 2010 avec 14 réalisations, entre blessure et baisse de forme , il n’a plus jamais retrouvé son meilleur niveau. Auteur de 13 buts en 2010 aussi, Christian Kotchoni , ancien des Requins aussi s’offre actuellement un second souffle au FC Cape Town en Afrique du Sud. Franck David Gnahoui malgré ses 22 buts avec Energie en 2007  n’a jamais confirmé avec ses multiples passages en République Tchèque.

 

Les anciennes gloires à retenir

Ils n’ont pas eu la chance de faire de grande carrière à l’international, ni de gagner de grand titres, leur reconnaissance était local mais très mérité. Issus des générations 80-90,  Charles Ahouandjinou , Marouf Adéchokan  et Emmanuel Chèchè peuvent être cités comme les vrais buteurs de leur époque. Précisions tout de même que Chèchè a pu monnayer des talents de buteurs dans le championnat nigérian où il a toujours une forte réputation.

 

Géraud Viwami  

Ecureuils: Omar Tchomogo sera sur le banc contre le Mali.

Suite au départ de Manuel Amoros de la tête de la sélection en fin de semaine dernière , ce sera Omar Tchomogo qui conduira l’équipe contre le Mali à Bamako. L’ancien capitaine de la sélectionneur va connaître une première, lui qui était precedemment assistant dans le staff d’Amoros.