Après le nul 1-1 arraché face au Burkina Faso dans le cadre de la première journée des qualifications de la CAN 2027, Gernot Rohr sélectionneur du Bénin est revenu sur la performance de son équipe notamment en seconde période. Extraits choisis de la conférence de presse.
Sur le discours à la mi-temps.
« Déjà, j’ai dit : récupérer, calmez-vous, parce qu’il y avait un peu d’excitation. Ensuite, on a essayé de s’organiser mieux sur les côtés, parce que c’est par là que le danger arrivait, et on a replacé un petit peu, notamment nos ailiers, par rapport à leur placement en première mi-temps. Il y avait plus d’écart, ils se sont beaucoup plus écartés en deuxième mi-temps, et ils ont réussi à prendre leurs latéraux, qui nous ont mis en difficulté en première mi-temps.
Sur la seconde période
« En deuxième mi-temps, on les a plus vus. Donc, du coup, on a eu également, au milieu du terrain, l’ordre d’être plus haut, de temps en temps de presser, même en ce qui concerne la défense qui est un peu lourde du côté burkinabé. Et du coup, en deuxième mi-temps, on a pris le dessus, on s’est créé des occasions. Et mes joueurs, malgré leur jeunesse, ont réussi. Je vous dis encore une fois une moyenne d’âge de 23 ans, cette équipe, deux ailiers de 19 ans qui ont tenu quand même 70 minutes dans un match comme ça. »
Sur le prochain match
« Donc, franchement, je suis très heureux de cette deuxième mi-temps, du résultat aussi, mais le plus important maintenant pour nous, c’est de gagner mardi. On a vu que la Mauritanie a gagné son premier match et c’est pas maintenant, avec une autosatisfaction, qu’on doit rentrer à Abidjan pour dire que la Mauritanie serait facile. Non, ça va être encore plus difficile. «
Sur le choix de titulariser Yamirou Ouorou
« Je l’ai observé dans son club de Horsens au Danemark. Je suis en contact avec son préparateur physique, qui est allemand d’ailleurs, il s’appelle Philippe. Et j’ai vu ses résultats de vitesse notamment, et j’ai vu que c’est un garçon qui est très rapide et qui a, dans les matchs que j’ai vus, donné beaucoup dans son club. Donc, et pourquoi pas, quel est le risque pour un jeune de faire ses débuts ? Si ça ne marche pas, c’est pas au jeune qu’on va reprocher quoi que ce soit, mais c’est plutôt au coach. Mais comme j’ai roulé ma bosse un peu depuis des années en Afrique partout, je suis habitué aux critiques, ça ne me dérange pas.on n’a pas mal de bons jeunes au Bénin. Depuis que je suis arrivé là-bas, on a quand même aussi pris des risques. Pour moi, c’est pas un risque, c’est essayer de promouvoir les jeunes joueurs du pays. »
