Can 2017- Cameroun : Broos « « Avant d’arriver au Cameroun j’avais déjà mon projet dans ma tête »

Hugo Bross , le sélectionneur belge du Cameroun s’est exprimé à la veille de sa première finale de Can face à l’Egypte. Il a parlé des atouts de son équipe et sa philosophie.

Hugo Broos , coach du Cameroun 

Sur la condition physique

« Avant la Can, on été quelques jours en Guinée Equatoriale, on a très bien travaillé. On a bien dosé les choses, on ne l’a pas fait comme ça. On a  fait un programme avec le préparateur physique  jusqu’au bout. Aujourd’hui vous voyez que sur le plan physique le Cameroun est très bon. Mais ce n’est pas notre seul atout on en a d’autres. On en aura besoin demain dans le match contre l’Egypte »

Sur les joueurs qui ont refusé la Can

« Si dans quelques mois on aura un match rien ne dit que ce seront les mêmes, peut-être mais tu peux avoir des joueurs qui sont blessés mais c’est difficile à dire. De l’autre côté j’ai toujours dit, les joueurs qui ne sont là, ils ne sont pas là on a fait avec ceux qui sont là. C’est très  important mais la porte reste toujours ouverte pour eux. C’est évident. Mais l’initiative doit venir d’eux, j’ai assez pris d’initiatives ces mois précédents, maintenant c’est à eux de décider s’ils veulent revenir. Mais s’ils reviennent ce sera définitif. Ce ne sera pas parce que ce match là je veux le jouer et dans deux mois non parce que j’ai des choses importantes avec mon club. Non. Tu viens ou tu ne viens pas. Du moment où ils décident de venir il n’y a aucun problème. »

Sur sa philosophie

« Avant d’arriver au Cameroun j’avais déjà mon projet dans ma tête. J’avais entendu des rumeurs à propos du pays. Dès que j’ai commencé pour moi c’était clair j’avais deux choix : ou tu fais ce que les coachs avant moi on fait,  tu ne réussis pas et tu démissionnes ou tu fais ce que as dans ta tête ce que j’ai fais, ça ne va pas, tu peux aussi démissionner. Alors, c’est mieux de démissionner avec tes propres idées qu’avec les idées des autres et ça a toujours été mon moteur dès le début. Je le fais à ma manière si ça ne réussis pas tant pis pour moi. Mais aujourd’hui je peux dire que ça a réussi. »

A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017 – Cameroun : Broos « on doit aller chercher chaque victoire »

Il va découvrir le haut niveau africain à la tête d’une sélection très ambitieuse, le Cameroun. Hugo Brooss s’est bien exprimé en conférence de presse ce matin à Libreville à la veille du duel face aux Etalons. Extraits.

La recette miracle

« Le premier match si on le gagne on a 50% de passer ce premier tour »

Sur les forfaits

Le problème c’est  l’engouement pour la sélection nationale a baissé à cause de la pression. La Can est préjudiciable pour d’autres qui perdent leur place quand ils reviennent. Et ceux qui sont en fin de contrat qui veulent rester pour être en position de force. Peut être la solution c’est de Changer le calendrier de la Can qui tombe sur la période des transferts en pleine saison »

La jeunesse de son effectif

« Si un jeune  a des qualités le moment est toujours le bon pour le faire jouer. Quand je suis arrivé il y avait une génération qui a vieillit. Dans deux ans c’est le Mondial et j’ai commencé à chercher des jeunes. C’est à eux de montrer qu’ils peuvent jouer à ce niveau contre les meilleures équipes africaines. On a aussi des joueurs d’expériences  aussi»

Les réalités du foot africain 

« J’ai déjà eu à diriger six ou sept  matches ici en Afrique. En réalité ici il n’y a pas de petites équipes contrairement à l’Europe où les grandes équipes peuvent gagner si ou sept buts à zéro. C’est l’erreur que les camerounais faisaient.  Ce n’est pas comme il y vingt ans où ils marquaient facilement deux, trois buts en vingt minutes. C’est difficile de gagner facilement. Ce n’est pas facile de battre une équipe comme la Mauritanie. On gagné dans la difficulté. A la Can,  c’est les seize meilleures équipes d’Afrique. On doit aller chercher chaque victoire »

Ondoa ou Kameni ?

«Quand Ondoa est arrivé, Kameni était blessé et Ondoa a fait de bons matches contre l’Afrique du Sud, la Mauritanie et l’Algérie. Il y a  une différence d’âge  de huit  ans entre eux. A  chaque fois qu’Ondoa joue il fait de bons matches. Il me surprend en sélection même s’il ne joue pas en club. Parfois il y a des moments où il nous fait gagner des points comme face à l’Algérie. Pourquoi le changer alors qu’il joue bien.»

L’équipe et ses ambitions.  

«Je  connais déjà ma tactique. Les joueurs sauront demain. Demain on verra quoi faire mais  on respecte l’équipe. Je n’aime pas me risquer à faire des pronostics. On prend le tournoi étape par étape. On a l’espoir d’arriver en quarts.  On peut être malchanceux. On prend les choses petit à petit. »

Le cas Choupo Mouting

«Il y a d’autres joueurs en qui j’ai confiance. Je les ai convoqués et pour différentes raisons ils ne sont pas là. A propos de Choupo-Mouting je n’ai pas compris il a attendu deux jours avant le rassemblement pour dire qu’il ne vient pas. Je n’ai pas compris. A cause brassard  de capitaine? Je  lui parlé quand je voulais mettre Moukandjo comme capitaine et il m’a dit pas de problème, Aboubakar aussi m’as dit la même chose. Si c’est à cause de ça. Ça veut dire qu’il se sent plus important que l’équipe et ça ce n’est pas bonne mentalité.

Géraud Viwami à Libreville