Le Bénin sera face au Zimbabwe le 5 juin au stade d’Ebimpé et le Lesotho quatre jours plus tard au Félicia d’Abidjan . Ces deux rendez-vous prévus en terre ivoirienne où les Guépards seront décisifs dans la course à la qualification pour le Mondial 2026 mais pas que. Ce sera aussi le moment pour le sélectionneur de faire certains essais avant la Can.
Recoller au peloton de tête
Après un mois de mars moyen où le Bénin n’a récolté qu’un point sur six possibles, les hommes Gernot Rohr ont perdu du terrain dans la course à la première place qualificative. La position favorable du groupe C est occupée par l’Afrique du Sud avec 13 points. Le Rwanda et le Bénin luttent pour la deuxième place avec 8 points pendant que le Nigéria est juste derrière avec 7 points. Il reste quatre matches à disputer dans le sprint final dont deux sur cette fenêtre internationale qui s’avèrent déjà décisive. Pour rappel, seul premier du groupe aura directement son sésame pour l’Amérique du Nord l’été prochain. Un mince espoir de terminer par les quatre meilleurs deuxièmes peuvent ouvrir la porte aux barrages. Mais après les six premières journées, ce classement des meilleurs deuxièmes est dominé par le Gabon (15 points) suivi du Cameroun , Sénégal ,et la Namibie qui totalisent chacun 12 points déjà.Un autre combat. Pour le Bénin, l’équation est très simple pour rêver d’un premier Mondial, il faut capitaliser sur la 7e et la 8e journée avec un carton plein de six unités pour revenir à hauteur du leader du groupe ou s’en rapprocher significativement. Car après les deux matches programmés face au Zimbabwé et au Lesotho, le Bénin terminera sa campagne avec deux matches à l’extérieur au Rwanda et au Nigéria. Pour rester en vie jusqu’à la prochaine trêve , il faut d’abord recoller au peloton de tête sur ce mois de septembre. La vraie mission est là, les Guépards jouent clairement leur destin.
Remettre Olaitan au coeur du jeu
Si depuis son doublé de mars 2024 à Amiens contre la Côte d’ivoire, Junior Olaitan est régulièrement utilisé dans le couloir gauche , il est de plus en plus évident que ce n’est pas sa position naturelle. Entre sa bonne fin de saison à Grenoble en Ligue 2 française et son début de saison canon en Turquie sous les couleurs de Goztepe, le milieu offensif s’éclate dans l’axe. Sa percussion en puissance et sa qualité sur les dernières passes additionnées à sa créativité, il a tout du meneur de jeu qui peut porter techniquement l’équipe béninoise. Le joueur passé par Niort et Troyes a davantage mûri son jeu pour être la pièce maitresse des Guépards, lui qui côtoie désormais l’élite turque avec des débuts appréciés. Ce regroupement est l’occasion idéale pour le remettre dans un secteur de prédilection où il n’a plus été titularisé avec le maillot du Bénin depuis novembre 2023. En l’absence de Dodo Dokou, utilisé dans ce rôle plus haut , suspendu contre le Zimbabwe, le sélectionneur devrait se résoudre à remettre l’ancien numéro dix d’Ayéma à son poste naturel.
Essayer Ahlinvi à gauche
Relégué dans la hiérarchie des milieux de terrain de l’équipe depuis l’arrivée de Rohr, Mattéo Ahlinvi n’ a jamais failli dans son comportement exemplaire dans le groupe. Il a récemment déclaré être pret à évoluer n’importe où le sélectionneur l’alignerait. Pour preuve, bien qu’étant un relayeur de base, il a effectué ses dernières entrées en jeu sous le maillot national dans le couloir. Gaucher habile avec une belle qualité technique c’est aussi un travailleur avec le volume de jeu qui va avec. Formé à Nîmes, il a déjà évolué comme arrière gauche et piston à plusieurs reprises à Dijon et même l’année écoulée quand il jouait en Suède à Vasteras. C’est un poste où il a des repères en professionnel déjà où le sélectionneur peine à trouver une doublure fiable à David Kiki. . Même si Yohan Roche, défenseur central droitier à récemment dépanné à ce poste, en vue de la Can avec le manque de temps de jeu actuel de certains centraux ce dernier serait bien plus précieux à son poste de base. L’idée de faire évoluer Ahlinvi comme arrière gauche serait bienvenue afin de varier les options à l’avenir.
Géraud Viwami