Gernot Rohr a entamé ce lundi, le stage du mois d’octobre avec la sélection béninoise qui aura une double confrontation décisive face au Rwanda le 11 et le 15 dans le cadre des qualifications de la Can Maroc 2025. Le technicien devra composer avec un effectif presque complet mais peut innover avec quelques idées.
Lancer Ahlinvi comme arrière gauche
L’idée n’est pas à négliger en l’absence de David Kiki, forfait car blessé. Le coup de poker Yohan Roche à gauche a bien tenu face à la Libye mais devrait pas aller plus loin. Rabiou Sankamao, le latéral gauche de l’Aspac doit encore convaincre le sélectionneur pour gagner une place dans le onze.Face à ces doutes, la solution peut se nommer : Mattéo Ahlinvi. D’abord, il est gaucher et il a déjà joué à ce poste à plusieurs reprises en club. A Dijon, Omar Daf l’avait déjà utilisé dans ce positionnement. Mieux, dimanche dernier, il a été aligné comme piston gauche à Vasteras en championnat suédois. Il a évidemment des repères au poste. On connait sa qualité de patte gauche qui peut être utile sur les centres mais aussi son assurance technique peut faire des étincelles dans le couloir gauche.
Positionner Andréas Hountondji comme attaquant axial
Diminué sur le dernier regroupement en septembre, Andréas Hountondji a passé les deux matches sur le banc. L’attaquant qui est aussi en période d’adaptation à Burnley en Championship anglaise où il est remplaçant depuis le début de saison a faim de terrain. A la recherche de confiance, l’ancien de Torcy utilisé sur un couloir en sélection nationale devrait être replacé dans un rôle axial au sein de l’attaque là où il est plus efficace. A Rodez sur l’exercice 2023-2024, ses 16 buts plantés sont un argument convaincant qu’il n’est pas meilleur ailleurs que dans l’axe. En sélection nationale, son unique but marqué contre le Madagascar, en octobre 2023, était sur un réflexe de renard de surface après un coup franc repoussé dans la surface de réparation. Il doit être aussi prêt à faire face au statut du capitaine Steve Mounié, habituel titulaire à la pointe de l’attaque mais il faut avouer qu’il apportera un nouvelle style dans ce rôle. Avec plus de mobilité et une capacité à prendre la profondeur qui peut être tranchante. Une variété de profil qui rajoute des options offensives pour surprendre les adversaires et une concurrence saine. Problème de riche en vue?
Remettre Olaitan au coeur du jeu
Il a sans doute la confiance du sélectionneur en enchaînant les titularisations sur le côté gauche mais tout en étant aussi décisif comme face à la Libye, buteur sur pénalty et passeur décisif. Mais, le néo grenoblois est toujours plus à l’aise dans sa position préférentiel en meneur de jeu. S’il a été aussi bon sur le second match de septembre face à la Libye c’est parce qu’il a pris beaucoup d’initiatives en sortant de sa zone excentrée. Une liberté créative dirigée vers l’axe qui l’a rendu insaisissable pour les adversaires. Repositionner Olaitan au coeur du jeu rajouterait une qualité technique de plus au milieu mais il faudra trancher et sortir un élément du trio d’Almeida – Hassan – Dokou. Un choix à faire pour rééquilibrer le collectif offensif qui se retrouve en panne quand le numéro 18 des Jaunes est enfermé sur un couloir.
Géraud Viwami
Salut