Urgent : Le Bénin n’a plus de fédération de football (Le gouvernement retire l’agrément à la Fbf)

Retrait d’agrément, création d’une commission pour connaître des dessous de la suspension des équipes de jeunes du Bénin aux compétitions africaines, et réconciliation de la famille du football. Trois points évoqués par le gouvernement dans sa décision du 27 mars 2015. Les interprétations peuvent commencer, le football replonge dans la crise.

Beaucoup de personnalités avaient déjà évoqué cette éventualité au plus fort de la crise à la Fbf entre 2010 et 2012. Mais rien n’y fit. Cette fois-ci, c’est fait. Retrait d’agrément.

Ce terme fait penser à une rupture de confiance. La Fédération béninoise de football, comme toutes les autres fédérations, exerce une activité qui lui est cédée par l’Etat à travers le ministère des sports. Cet agrément accordé à chaque fédération peut être retiré. Mais à quel prix ?

Le Bénin n’a plus, de fait, de fédération de football

Dans la logique de cette décision, la fédération béninoise de football devient une coquille vide. C’est une dissolution de fait, en clair. La première conséquence serait l’arrêt des championnats en cours. La suite s’annonce forcément houleuse. La Fédération internationale (Fifa) devrait rapidement donner sa position sur cette décision.

Le même Etat béninois il y a quelques années, avait déjà soutenu la thèse selon laquelle la fédération de football serait une ambassade de la Fifa au Bénin (selon les termes de l’ancien président Moucharafou Anjorin). Cette fois-ci, le gouvernement a compris l’enjeu, après avoir investi quelques 30 millions d’euros (environ 20 milliards) depuis 2006..

(Affaire forcément à suivre)

 

 

Fédération béninoise de football – Victorien Attolou va prôner le Rassemblement et la Rénovation

Moucharafou Anjorin a transmis les clés par voie d’huissier

Une dizaine de jours après la décision de la cour d’Appel de Cotonou, la fédération béninoise de football change de tête avec Victorien Attolou. Le nouveau président fera à Porto-Novo ce matin à 10h une déclaration en 3 axes : Remerciements, Rassemblement et Rénovation.

Aubay

Ce lundi 23 juillet marque le début du mandat de Victorien Attolou et de son bureau élu le 04 février 2011. Au fil de la bataille juridique nationale et internationale ponctuée des courriers « non décisionnels » de la Fifa, c’est le début de la fin d’une crise qui n’a que trop durée. Le début de la fin, car le peuple du football est divisé en deux. Pas forcément deux parties égales, tant la morale et la légitimité plaident contre Moucharafou Anjorin qui a battu tous les records d’impopularité. Victorien Attolou, ce chef d’entreprise officiant dans les bâtiments et travaux publics remerciera tous ses soutiens dans une bataille très longue. «Il entend désormais rassembler tout le peuple du football », souligne-t-on de source proche du nouveau président de la Fbf. L’essentiel de son adresse sera consacré à la réconciliation. Il tendra donc la main à l’aile moins dure de la crise dans le camp Anjorin et surtout aux plus farouches opposants.

Enfin, dans son discours très attendu qui fera date et marquera un nouveau départ, une nouvelle ère, l’ex-président des Caïmans du Zou parlera de rénovation du football, explique la même source. Celui qui a conduit à la victoire le 04 février 2011 la liste « Renaissance du football » devrait également à travers ses premiers mots, montrer ses intentions vis-à-vis des partenaires institutionnels. Le gouvernement béninois et la très réticente – et c’est un euphémisme- Fédération internationale de football association (Fifa).

Fervent militant de la transparence, ce passionné de football dont le père fut secrétaire général de la fédération béninoise ne part pas du néant, loin de là…Et sa bataille contre Moucharafou Anjorin lui a permis de savoir à quel point la planète foot est complexe.

 

De la décision à la passation…

Jeudi 12 juillet peu avant 10h, Moucharafou Anjorin sait que la cour d’Appel de Cotonou vient de le frapper au cœur. Les heures qui suivent donnent lieu au début du déménagement des locaux de la Fbf à Porto-Novo. Malgré un courrier de la Fifa, celui qui est désormais dans le collimateur de la justice va recevoir samedi par voie d’huissier un extrait de la décision comportant les conclusions. Mais la version finale se fait attendre. Les supputations vont bon train. Une semaine passe, et c’est jeudi 19 juillet au soir que « la minute », c’est-à-dire la décision complète, d’une quarantaine de pages va être disponible. Tout va alors très vite. Moucharafou Anjorin reçoit copie par huissier vendredi. A la mi-journée, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Moucharafou Anjorin transmet par voie d’huissier à Victorien Attolou, les clés du siège de la Fbf et envoie un rapport dont le contenu  n’est pas encore dévoilé. En réponse, le nouveau président de la Fbf fixe la date du lundi 23 juillet pour la passation de service et invite son prédécesseur à s’y présenter. En vain. Victorien Attolou précisera également qu’en cas de contrevérité dans l’état des lieux du siège transmis par l’ancien président, « ceci lui sera opposable », rapportent nos sources.

Le silence du gouvernement désarme la thèse de l’ingérence

Le ministère des sports, qui a pris l’initiative de reconnaître Moucharafou Anjorin et son bureau coopté après l’aval du Conseil des ministres a choisi la voie du silence. Deux analyses nous sont inspirées par cette attitude. Premier aspect, le ministre des sports déçu par la défaite judiciaire de Moucharafou Anjorin avec qui les relations tissées sont au beau-fixe, a décidé de garder ses distances. Les tenants d’une thèse de la connivence du ministre des sports avec la Fbf sont donc servis. Mais attention, qui ne dit mot consent aussi…et ce silence montre bien que le gouvernement ne va pas sauver une fois encore le soldat Anjorin.

Deuxième aspect, le gouvernement en plein bras de fer contre les magistrats se refuse d’intervenir dans la bataille juridique entre membres d’une même association pour éviter d’irriter encore plus les juges. Dans le même ordre d’idées, le ministère des sports, fait preuve de sagesse en se tenant à l’écart, car en réalité, un seul mot de l’Etat béninois équivaudrait à une «ingérence dans les affaires du football ». Principal argument utilisé en Afrique par la Fifa pour menacer les pays de suspension. Dans le cas d’espèce, Moucharafou Anjorin ayant soumis un appel devant un tribunal ne peut se soustraire à la décision de ce dernier. On peut noter ici que contrairement aux autres cas en Afrique, ce n’est pas le ministère des sports qui fait plier un président de fédération, mais la justice, 3e pouvoir dans un état de droit.

Aubay

Après sa demande de validation du bureau d’Anjorin : Le Gouvernement charge le ministre Aplogan de négocier avec le camp Attolou…

 

(Mais le bout du tunnel reste loin)

Mercredi dernier, la crise du football béninois a franchi un cap. Le conseil des ministres a eu droit à un compte rendu du ministre Aplogan sur la crise. Des négociations sont en train d’être ouverte avec le camp Attolou.

Aubay

 

« Un compte rendu du Ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs relatif à la sentence du Tribunal arbitral du Sport sur la crise de football au Bénin ». Cette phrase que vous avez lue dans le conseil des ministres du 5 octobre 2011 et signée le 7 octobre reste brève. Mais la communication introduite par Didier Aplogan en conseil des ministres évoque en 5 points et 5 pages la crise à la Fbf. Ce document dont nous avons pu avoir une copie détaille expose la crise, telle que vue par le ministère des sports. L’objet est une question : « est-il opportun que le Gouvernement béninois prenne acte de la sentence rendue par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), relative à la crise que connaît la fédération béninoise de football ? »

Dans la deuxième partie de sa communication, Didier Aplogan a recommandé que le conseil des ministres « prenne acte de la sentence rendue par le Tribunal arbitral du sport (…), entérine les conclusions de l’assemblée générale du 15 avril dernier, et (…) poursuive les négociations avec les parties en conflits.»

Dans le point N5 des recommandations, le ministre Aplogan devra prendre « les dispositions nécessaires en vue d’amener les différents acteurs à se conformer à la décision du TAS. Seulement voilà, la décision du TAS n’aborde pas la crise en tant que telle dans le fond. Elle reste donc aussi floue que la crise elle-même !

En fin, le point N9 des justifications de la communication du ministre Aplogan introduite en Conseil expose que la reconnaissance du bureau d’Anjorin « permettra de situer les uns et les autres et de mettre fin aux interprétations tendancieuses de cette tendance par certains acteurs ».

Ces acteurs auxquels allusion est faite ont eux aussi leur idée sur la décision du TAS, étant partie au procès contre la Fifa ! Et il serait quand même déséquilibré de ne pas en faire cas dans cet article.

 

 

 

 

Décision du tribunal arbitral du sport / Affaire Fbf Attolou contre Fifa : La confuse irrecevabilité qui ne décante pas la crise

 

On espérait vivement qu’il tranche sur le fond, mais le tribunal arbitral du sport a en clair déclaré irrecevable le recours contre une correspondance de la Fifa en date du 15 février et qui n’est pas un « acte décisionnel ».

Aubay

Il y a quelques mois, le camp Anjorin, partie indirecte au procès via la Fifa avait crié victoire après une ordonnance du tribunal arbitral du sport. Ce n’est pas surprenant que ce même camp crie à nouveau victoire après la décision du Tas. En reconnaissant la qualité à Victorien Attolou d’attaquer la Fifa devant le Tas et en persistant à mettre Fbf contre Fifa, le Tas a tenté de trouver des arguments pour se justifier. Ce qui n’est certainement pas du goût de la Fifa. Quant au fond, à présent, le tribunal arbitral du sport n’et pas allé plus loin que l’argument favori de la Fifa exposant que la correspondance du 15 février n’est pas une décision, mais une proposition, une information en sorte.

Affaire contre Fbf Attolou devant le Tas : Quand la Fifa discrédite ses propres correspondances

 

La Fifa en se cherchant une porte de sortie très stratégique dans le litige l’opposant à la Fbf Attolou a elle-même provoqué une jurisprudence intéressante pour nos fédérations, nos Etats et nos opinions publiques. La peur de la Fifa paralyse souvent bien d’autorités. Eh bien voilà, les correspondances de la Fifa n’ont aucune base juridique, car elles sont au mieux juste des informations, au pire, des propositions. C’est le premier enseignement que nous donne la décision du Tas.

Football béninois / Malgré la décision du Tas : Le bout du tunnel encore loin

 

Il y avait 3 crises en 1. Une crise morale, une crise administrative et une crise à la fois sportive et sociale.

Aubay

La suite est que le président de la fédération est en prison soupçonné de distraction de fonds issus du sponsoring 2008 – 2010 de Mtn. Cette crise se poursuivra jusqu’au moment du procès. Elle sera la toile de fond des actions financières à mener par la fédération de Moucharafou Anjorin. L’Etat peut toujours continuer à confier les fonds concernant les Ecureuils à une telle fédération, mais l’opinion restera sur ses gardes et un peu sceptiques.

La 2e crise est administrative : après la démission des 12 membres, les réactions de la Fifa et la décision finale du Tas nous fixent sur la conduite à tenir.  De mars à septembre 2001, la décision fut attendue et bien longue à venir. Pendant 6 mois, il y a eu la saison du bluff et des intox. Au final, le camp Anjorin jubile. Mais le football béninois peut-il s’en tirer gagnant ?

 

De la crise à la Fbf à la crise du football

Au début, la crise était au sein de la fédération, et puis, elle est descendue sur les pelouses. Après le Tas, c’est là où la 3e crise, celle du football va commencer. Les marches des joueurs n’ont pas ému grand monde. Mais aujourd’hui, que va-t-il advenir des clubs soutenus par le mécène milliardaire Sébastien Ajavon ? Le mal du football mondial en général, et le nôtre en particulier reste l’absence de moyens. Ils sont nombreux les milliardaires connus au bénin. Ils sont très rares à investir (entre nous, claquer leur argent) dans le football.

A présent, quand les choses sérieuses vont reprendre, avec un championnat national, les populations d’Abomey, pour le compte des Caïmans fc et du Dynamo Fc, tout comme celles des Buffles Fc de Parakou vont se demander ce que vont devenir leurs enfants. Avec elles, celles des autres villes où Monsieur Ajavon a décidé de mettre les moyens financiers. C’est désormais donc le début de la troisième crise. Car parmi ceux qui se disent gagnants, il y en a (Asos, Tonnerres, Dragons) qui ont les moyens pour faire du football et payer des salaires sur une saison. Mais entre nous, les autres n’ont pas de quoi entretenir un club. Ils s’essayent, en espérant gagner de l’argent avec la sélection nationale (système Ecureuil), car n’ayant pas de modèle économique viable et les compétences pour mener à bien leurs clubs.

 

 

La Fifa comme bouclier dans une affaire de malversation financière ?

 

 

(Moucharafou Anjorin avait tenté d’utiliser l’arme Fifa dès février)

 

Une correspondance écrite par la Fifa en réponse à une autre envoyée par Monsieur Moucharafou Anjorin dès février et tendant à convaincre l’instance internationale que la procédure alors à peine enclenchée portait sur les fonds de l’instance internationale alloués à la Fbf. Mais pour qui connaît les termes de la plainte déposée par des membres-même de la fédération, on comprend que le but de la manœuvre était d’utiliser la Fifa comme arme pour obliger la justice à arrêter la procédure. Pour certains observateurs, si la Fifa avait connaissance du contenu exact de la plainte, elle s’abstiendrait d’intervenir dans une affaire purement interne. Surtout que les fonds alloués par un réseau Gsm (Mtn, société de droit béninois) étaient destinés au financement de la sélection nationale béninoise.

Tribunal arbitral du sport : L’audience prévue le 26 ou le 29 juillet

 

Après avoir déclaré recevable la plainte du camp Attolou alors que la Fifa lui demandait de se déclarer incompétent, le Tribunal arbitral du sport a décidé de rejeter également la demande de prolongation faite par la fédération internationale. Verdict attendu le 26 ou le 29 juillet.

Aubay

Selon une correspondance adressée aux deux parties, le tribunal arbitral du sport a été clair : la Fifa n’ayant pas déposé dans les délais ses arguments quant au fond du sujet n’en n’aura plus l’occasion jusqu’à l’audience. C’est la première information majeure qui découle de la correspondance adressée aux deux parties en conflit en date du 23 juin 2011. La deuxième observée concerne la date de l’audience. Le Tas a demandé aux parties de choisir entre le 26 et le 29 juillet. Le camp Attolou, selon des sources proches du dossier, aurait choisi le 26 juillet. La Fifa, le 29 juillet. Le TAS choisira pour les deux parties, la date définitive de l’audience dans quelques jours.

 

Le camp Attolou avait souhaité que la Fifa fasse ses conclusions

Selon nos sources, le débat interne a été difficile et rude, mais au final, c’est l’aile modérée qui l’a emporté. En effet, après avoir été saisi pour avis par le TAS sur la demande de prolongation faite par la Fifa, le camp Attolou n’y a pas trouvé d’objection. Cette acceptation de la prolongation demandée par la Fifa était dans le sens du fair play. Le TAS ne l’a pas vu du même œil, en décidant que la Fifa étant hors délai pour déposer ses conclusions ne devrait pas être favorisée ou excusée. Toutefois, la Fifa sera autorisée à répondre aux arguments du camp Attolou lors de l’audience. Pour les uns c’est une mini-bataille de gagner, pour les autres ce n’est qu’une étape dans la procédure. Le verdict est attendu pour qu’enfin cesse cette « chienne » de crise !

Aubay

 

 

 

Lire la correspondance

 

                                                                                             Lausanne, le 23 juin 2011/WS/em

Concerne : TAS 2011/ A/2371 Fédération Béninoise de Football c. FIFA

 Messieurs,

 J’accuse réception du courrier en date du 21 juin 2011 de la Fifa, dont une copie est jointe à la présente à l’attention de l’appelante, et informe les parties que la formation arbitrale a décidé de ne pas faire droit à la demande de prolongation de la Fifa pour le dépôt de sa réponse au fond.

En outre, la formation arbitrale souhaite tenir une audience qui se tiendrait le 26 ou le 29 juillet 2011 au siège du TAS à Lausanne/Suisse.

Si aucune objection motivée n’est soulevée par les parties d’ici au 29 juin 2011, l’une de ces dates sera confirmée. La formation arbitrale se réserve le droit d’imposer l’une de ses dates.

Je me tiens  volontiers à votre disposition pour toute information complémentaire et vous prie de croire, Messieurs à l’assurance de ma considération distinguée.

 

William Sternheimer

Conseiller auprès du TAS

Prolongation de délai pour le dépôt de sa réponse au fond : Le Tribunal arbitral du sport rejette la demande de la Fifa

(L’audience prévue le 26 ou le 29 juillet)

Après avoir déclaré recevable la plainte du camp Attolou alors que la Fifa lui demandait de se déclarer incompétent, le Tribunal arbitral du sport a décidé de rejeter également la demande de prolongation faite par la fédération internationale. Verdict attendu le 26 ou le 29 juillet.

Aubay

Selon une correspondance adressée aux deux parties, le tribunal arbitral du sport a été clair : la Fifa n’ayant pas déposé dans les délais ses arguments quant au fond du sujet n’en n’aura plus l’occasion jusqu’à l’audience. C’est la première information majeure qui découle de la correspondance adressée aux deux parties en conflit en date du 23 juin 2011. La deuxième observée concerne la date de l’audience. Le Tas a demandé aux parties de choisir entre le 26 et le 29 juillet. Le camp Attolou, selon des sources proches du dossier, aurait choisi le 26 juillet. La Fifa, le 29 juillet. Le TAS choisira pour les deux parties, la date définitive de l’audience dans quelques jours.

Le camp Attolou avait souhaité que la Fifa fasse ses conclusions

Selon nos sources, le débat interne a été difficile et rude, mais au final, c’est l’aile modérée qui l’a emporté. En effet, après avoir été saisi pour avis par le TAS sur la demande de prolongation faite par la Fifa, le camp Attolou n’y a pas trouvé d’objection. Cette acceptation de la prolongation demandée par la Fifa était dans le sens du fair play. Le TAS ne l’a pas vu du même œil, en décidant que la Fifa étant hors délai pour déposer ses conclusions ne devrait pas être favorisée ou excusée. Toutefois, la Fifa sera autorisée à répondre aux arguments du camp Attolou lors de l’audience. Pour les uns c’est une mini-bataille de gagner, pour les autres ce n’est qu’une étape dans la procédure. Le verdict est attendu pour qu’enfin cesse cette « chienne » de crise !

Aubay

Lire la correspondance

Lausanne, le 23 juin 2011/WS/em

Concerne : TAS 2011/ A/2371 Fédération Béninoise de Football c. FIFA

Messieurs,

J’accuse réception du courrier en date du 21 juin 2011 de la Fifa, dont une copie est jointe à la présente à l’attention de l’appelante, et informe les parties que la formation arbitrale a décidé de ne pas faire droit à la demande de prolongation de la Fifa pour le dépôt de sa réponse au fond.

En outre, la formation arbitrale souhaite tenir une audience qui se tiendrait le 26 ou le 29 juillet 2011 au siège du TAS à Lausanne/Suisse.

Si aucune objection motivée n’est soulevée par les parties d’ici au 29 juin 2011, l’une de ces dates sera confirmée. La formation arbitrale se réserve le droit d’imposer l’une de ses dates.

Je me tiens  volontiers à votre disposition pour toute information complémentaire et vous prie de croire, Messieurs à l’assurance de ma considération distinguée.

William Sternheimer

Conseiller auprès du TAS

Fédération béninoise de football : Le front béninois de défense du football dénonce une imposture

 

On connaissait l’opération « mille femmes » pour les Ecureuils, revoilà le mouvement qui s’étoffe et s’associe avec d’autres pour former un front de défense du football.

 

 

                                                                                 

 

 

Lire la DECLARATION SUR LA SITUATION DE LA CRISE DE LA

 FEDERATION BENINOISE DE FOOTBALL

 

 

 Le Front Béninois de Défense du Football, à l’origine dénommé Front National de Défense du Football Béninois a été crée en l’an 2010 par des organisations de supporters sportifs qui n’attendaient point demeurer des spectateurs de la crise qui survenait au sein de la Fédération Béninoise de Football (FBF), au moment où, cette discipline reprenait, pour leur plus grand joie de l’essor.

 

Les Supporters Sportifs que nous sommes prenaient ainsi leurs responsabilités en s’organisant en groupe de pression pour donner de la voix, agir et se faire entendre des dirigeants nationaux de notre football, mais aussi de ceux de la Confédération Africaine de Football (CAF) et de la FIFA.

 

Ce Front comporte une demi-douzaine d’organisations membres et est géré par un Secrétariat Exécutif.

 

Au début du mois de janvier 2011, le Front avait déjà, par courrier, exprimé au Ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs (MJSL) son indignation au sujet de cette nouvelle crise qui venait d’éclater au sein de la FBF.

 

Crise au cœur de laquelle se retrouvait encore le Président Moucharafou ANJORIN qui avait, déjà, au paravent,  crée, par deux fois, des remous dans l’organisation faîtière du football béninois.

 

A cette lettre au MJSL était joint un récapitulatif d’actions graduelles que nous voulions déjà mener pour exprimer notre colère.

 

N’eût été l’intervention de certains acteurs du football pour nous exhorter à la patience, nous aurions déjà battu le macadam et mené des actions pour prévenir l’imposture dont a été victime notre football le vendredi 15 avril 2011.

 

Depuis vendredi dernier, notre raison nationale d’espérer en l’évolution de notre football a été cyniquement assassiné par monsieur Moucharafou, sa bande, la CAF et la FIFA.

La quatrième crise vient d’être ouverte par ce Président atypique et décrié par la majorité des supporters du football.

Cela, nous ne pouvons le tolérer, d’autant plus la conséquence immédiate de leur acte a été la suspension du Championnat de la Ligue Moov 1 par les Présidents de Clubs de Football dont l’autorité a été bafoué il y a huit jours à l’occasion d’une mascarade d’Assemblée Générale Extraordinaire fortement militarisée sous les ordres des représentants de la CAF et de la FIFA.

 

Le bel essor que prenait depuis le mois d’octobre 2009, le football béninois ne menacerait il pas, à terme celui d’un pays africain francophone classé parmi les meilleurs en la matière ? N’est pas pour cette raison que deux ressortissants de ce pays se sont servi de leur pouvoir à la CAF pour comploter contre notre football, tout en sachant que le dessein de monsieur Moucharafou Anjorin et de sa bande est de ramener le football professionnel en cours dans notre pays au niveau du football amateur ?

Une crainte exprimée au sujet de cette supposée menace a été clairement

exprimée sur une télévision par un acteur sportif de ce pays.

 

Les membres du Front Béninois de Défense du Football tiennent à informer, par média interposés qu’ils démarrent en ce jour une campagne d’indignation contre l’imposture à la Fédération Béninoise de Football et aussi de soutien aux Présidents de Clubs de Football dont l’autorité a été bafouée.

Ce sont ces Présidents, rappelons-le, qui financent et gèrent la majorité des clubs de football.

Pour preuve, leur décision d’arrêter le championnat professionnel a beaucoup pesé dans la balance, même le MJLS l’a déploré dans son point de presse de lundi dernier.

A lui de prendre ses responsabilité pour ramener ces Présidents de clubs de football sur leur décision en les rétablissant dans leur droit.

 

Seul lui le peut au nom du Gouvernement Béninois car :

 

  • La Fédération Béninoise de Football (FBF) en sa qualité d’association de droit béninois est d’abord régie par la loi 1901 en vigueur en République du Bénin,

 

  • L’affiliation de la FBF à la CAF et à la FIFA ne la soustrait point aux droits et obligations que confèrent cette loi aux associations béninoises,

 

  • La CAF et la FIFA n’ont droit de regard que sur la gestion des matchs que livrent les pays qui leur sont affiliés,

 

  • L’article 17 des Statuts de FIFA leur interdit de s’ingérer dans les affaires internes des fédérations nationales, encore moins de venir imposer un comité exécutif  à des  acteurs du football d’un pays membre,

 

  • Le Bénin a été humilié par la CAF et la FIFA, parce qu’il est un petit pays qui comportent certains grands hommes que ces instances à renommée mafieuse tiennent à humilier. Aussi quelque soit nos clivages politiques, nous devons, à l’instar du Sénégal et du Togo, nous lever comme un seul homme pour défendre la dignité de notre pays. Rappelons-nous du comportement inqualifiable de la CAF à l’endroit du Togo suite au drame survenu à Cabinda aux Eperviers et de sa reculade suite à la réaction citoyenne des Togolais toutes tendances politiques confondues.

 

  • Car, le Gouvernement Béninois, par l’intermédiaire du MJSLS n’a fait que déléguer son pouvoir de gestion du football national à la Fédération de Football Béninoise et qu’il, peut, à tout moment lui retirer cette délégation.

 

Quant au Front Béninois de Défense du Football, il démarre en ce jour les activités suivantes (voir programme d’action) dont le clou demeure des marches qui commenceront bientôt. Cette campagne couvrira toute la période d’attente de la décision du Tribunal Arbitral Sportif (TAS).

 

Le Front demeure ouvert à tous ceux que veulent le rejoindre.

 

Il demande à tous les supporters sportifs qui déplorent la quatrième crise ouverte par monsieur Moucharafou Anjorin de se tenir prêts pour les actions qu’il lancera les prochains jours.

 

Les supporters sportifs que nous sommes, exigeons du Gouvernement Béninois,

à l’instar de ceux du Togo et du Sénégal, de prendre ses responsabilités, afin que :

 

  • Le Championnat professionnel reprenne pour satisfaire notre passion,
  • Nos joueurs et leur personnel retrouvent leur emploi et s’épanouissent socialement,
  • Nous reprenions le chemin des stades pour notre plus grand bonheur,
  • Le football béninois redevienne compétitif.

 

Gémissons, gémissons, gémissons pour la situation déplorable que vit présentement le monde de notre football, mais espérons.

 

Je vous remercie

 

Ginette Ablamba JOHNSON Secrétaire Exécutif du Front.

 

 

 

 

 

 

Assemblée générale / fédération béninoise de football Trucs et trucages pour obtenir le quorum ?

 

 

(Les présidents de l’Aspac et d’Eternel dénoncent 3 délégués fictifs)

 

Il fallait 26 délégués sur une base de 51 pour mener à bien l’assemblée générale. Vendredi dernier dans la salle, il y avait des absents. Alors, deux mandants fictifs ont été invités à voter au nom de l’Aspac, club de Ligue1 ayant deux voix. Ensuite, c’est du côté d’Eternel Fc, club de Ligue2 ayant une voix que s’est effectuée une substitution de délégué à l’insu du président du club. Trois voix donc qui enlevées des 27 ramenaient à 24 le nombre de délégués présents. Le quorum était donc t-il atteint ? C’est aujourd’hui la question que se posent els acteurs du football sur une assemblée générale dont le rapport n’est toujours pas accessible au ministère des sports.

Aubay

Interview  président d’Aspac omnisports, Claude Assangbe -Wotto  

« Je n’ai signé deux autres mandats à personne »

Claude Assangbé-Wotto est directeur financier et comptable du port autonome de Cotonou. Son poste lui confère la position de président des équipes sportives de l’Aspac. C’est donc à ce titre qu’il a signé les mandats des représentants de la section football pour l’Ag du 15 avril dernier à la fédération béninoise de football. Mais ses deux délégués n’ont finalement pas voté.

Comment avez-vous apprécié l’Assemblée générale de loin ?

J’ai suivi sur les ondes et sur des chaînes de télévision l’Ag, mais j’avoue que c’était du désordre. Je n’en dirai pas plus.

Selon nos informations, ceux que vous avez mandatés n’ont pas voté… Avez-vous eu vent des deux représentants d’Aspac ?

Moi j’ai envoyé une correspondance à la fbf  répondant à l’invitation adressée à l’Aspac. J’ai envoyé deux noms Bocco Dieudonné et Wahab Chabi Adam. Ensuite, j’ai remis individuellement à chacun des deux un mandat. Mais j’apprends à ma grande surprise que c’est plutôt Kakpo Parfait et Odounbouroun Fortuné Ignacio qui ont représenté l’Aspac. Ce que je sais, je n’ai jamais signé deux autres correspondances en dehors de la première et je n’ai signé deux autres mandats à personne. Je n’ai donc pas envoyé 4 personnes pour l’Ag. Au sein de l’Aspac les décisions ne se prennent pas au hasard. Je ne sais à quel titre ils l’ont fait. Mais je ne crois pas encore parce qu’ils doivent mesurer la gravité de l’acte.

Qu’allez-vous faire maintenant ?

Le comité va se réunir et on avisera.

(Avec Perez Lekotan, Océanfm)

Epiphane OSHO, président d’Eternel Fc – Ligue2

«Je  pense que c’est suffisamment grave et je ne laisserai pas cela passer»

Après avoir appris à ses dépens que le secrétaire général du club a substitué son nom avec celui du Dtn, le président Osho d’Eternel Fc a décidé de virer les deux employés.

Vendredi dernier, est-ce une autre personne qui a représenté votre club ?

Oui je le confirme, il s’agit de mon Dtn. J’ai demandé au secrétaire général du club  d’envoyer mon nom en personne ce qui a été fait. Mais à ma grande surprise, j’apprends que ce même secrétaire général qui est mon employé a signé un mandat au nom de Tchètchè Emmanuel, le Dtn qui a fini par représenter Eternel fc. Je  pense que c’est suffisamment grave et je ne laisserai pas cela passer. Mon employé sera renvoyé et Tchètchè aussi sera renvoyé. Pour le reste, j’aviserai.

(Avec Océanfm)

Assemblée générale à la fédération béninoise de football : La question des délégués réels et fictifs soulevée

 

Anouma, Corvaro et Abega : Les 3 certificateurs internationaux sous pression

Au-delà d’une partie de tourisme au Bénin, c’est un vrai challenge qu’auront à relever les 3 envoyés des instances internationales du football. En effet, la décision du comité exécutif de la Fifa de faire organiser l’assemblée générale par Moucharafou Anjorin est une porte ouverte aux tentations d’évictions de clubs et associations régulièrement impliqués dans la vie de la fédération. La base donc de la convocation des délégués apparaît comme tronquée, selon les clubs proches du camp Attolou. Des délégués fictifs seraient donc apprêts pour se substituer à des délégués bien réels et acteurs au premier plan du football.

Vendredi prochain, soit 4 mois après la démission de 12 membres sur 15, la Fbf va connaître une assemblée générale d’acceptation ou de rejet des membres cooptés pour remplacer les démissionnaires. Pour valider tout ceci, Jacques Anouma, membre du comité exécutif de la Fifa, Corvaro du service juridique de la Fifa et enfin Maître Abéga de la Confédération africaine de football seront présents.

L’alerte est donc évidente et la pression monte d’un cran à la veille d’une assemblée générale historique et de tous les dangers.