Entretien : Aifimi « je voulais découvrir autre chose »

Son transfert dans les rangs de Black Leopards (D2 Afrique du Sud) a été officialisé cette semaine, nous avons eu un entretien exclusif avec le gardien international béninois Christophe Aifimi (27 ans) qui s’est engagé pour deux saisons. Il nous parle de sa nouvelle vie en Afrique du Sud et ses ambitions pour la saison à venir.

Vous arrivé dans un club où la lutte pour le poste de numéro un est ouverte, quel sera votre rôle ?

 

C’est ouvert parce qu’il y a déjà trois gardiens  qui sont là. Deux étaient déjà présents la saison dernière et deux nouveaux dont je fais partie. Mais le numéro un de la saison dernière n’est plus là du coup c’est ouvert pour tout le monde. On bosse on joue les matches amicaux maintenant c’est le coach qui va définir. Pour le moment il n’y pas encore d’hiérarchie. Seul le travail définira ma position.

Vous aviez débarqué en Afrique du Sud il y a sept mois avec une première expérience au FC Durban (D3 sud-africaine)…

Je suis arrivé en Afrique du Sud en fin décembre 2016 juste après le tournoi de l’Uemoa avec la sélection nationale. Je suis arrivé avec une blessure à aux adducteurs contracté en sélection d’ailleurs  qui a perturbé un peu mon mercato de janvier. Je pensais que j’étais guéri mais ce n’était pas le cas. Du coup j’ai fait deux trois mois de soins. Parce qu’après  j’ai contracté deux maux au niveau de la cuisse et à l’épaule  qui m’ont vraiment ralenti.  Je n’avais plus d’opportunités étant blessé et je suis resté avec Durban Fc.  Je me suis soigné au club le temps de rebondir. Je m’entrainais et je jouais les matches. Je n’avais pas de repos, le but était d’être opérationnel pour ce mercato. J’apprenais en même temps la langue anglaise, la culture sud-africaine. C’était un défi pour moi parce que je pouvais revenir en Côte d’ivoire par exemple. Mais je voulais autre chose. Je n’ai pas voulu trop attendre et j’ai saisi la première opportunité avec Black Leopards.

Quand on a connu sept mois compliqués comment on arrive à convaincre un club ambitieux comme Black Leopards de miser sur vous ?

J’ai galéré on peut dire niveau blessure.  Ne pas avoir la chance de jouer les matches intenses, d’être sous pression. J’ai su combler ça par le travail mais j’ai eu la chance d’avoir le soutien de mes proches. J’ai signé à Black Leopards grâce un à un ami proche qui a un bon carnet d’adresse, Wilfried Ayedon. Je le remercie c’est lui qui m’as mis en contact avec le club et a facilité ma venue grâce à ses relations avec le coach Jean-François Loscuito notamment. J’avais d’autres pistes en première division mais c’est le foot, la première offre qui se déclare il  faut y aller.

Après avoir été meilleur gardien du championnat ivoirien en 2015, vous allez ouvrir un nouveau chapitre de votre carrière en Afrique du Sud, vous vous êtes déjà fixés des objectifs ?

Il faut dire que j’ai passé dix saisons en Côte d’ivoire j’ai commencé en troisième division. Ensuite six ans le Stella Club d’Adjamé et deux ans à l’As Tanda. Pour moi il était tant de partir. Il y a ce qu’on veut et ce que Dieu décide. Je voulais partir. Mes agents travaillaient dans ce sens afin que je joue dans un championnat encore plus professionnel. J’ai tout connu en Côte d’ivoire. J’ai opté pour l’Afrique du Sud en décembre, hélas je me suis blessé. Je ne regrette pas mon choix. Souvent dans la vie il faut forcer le destin. Je n’ai pas la carrière de Neymar ou Messi mais j’ai mon football à moi. Je suis arrivé avec un fort mental. Quand tu regardes le championnat sud-africain tout est réuni pour faire du foot de qualité. Je me suis engagé avec Black Leopards pour un autre défi. J’ai pour but de faire une bonne saison et continuer à progresser.

Alors la définition de la saison parfaite pour vous ?

Pour tout joueur, faire une saison parfaite c’est d’abord jouer tous les matches sans se blesser. Jouer tous les matches en aidant son équipe à atteindre ses objectifs.

Parlez-nous de votre intégration dans  votre nouvelle équipe ?

J’ai de la chance.  Je n’ai pas eu trop de soucis à me faire. D’abord le coach il est belge, il parle français. Le capitaine parle français  il est défenseur. Du coup ils me permettent de vite m’intégrer. J’essaye avec mon anglais même si c’est encore à l’état brut. J’essaye quand même de m’exprimer et d’échanger. C’est sur le terrain que je veux faire parler de moi. C’est à travers les matches qu’on obtient le respect de tous. Sinon tout va bien. Je sais ce que je veux je reste concentré sur mon principal objectif.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

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