Entretien :  Tchato « je participe à l’évolution du groupe »

Il a enchaîné quinze matches au milieu de terrain sur la première partie de saison, son club, MFM, maintenu in extremis la saison dernière,  est la surprise générale pour cet exercice, ils sont deuxième avec 33 unités à un point du leader, Plateau United, Giscard Tchato (22 ans) s’épanouit à l’Est sans faire du bruit. A la trêve, l’ancien pétrolier du Mogas , dans un échange relaxe au bout du fil  dans la bonne humeur et avec confiance s’est confié à nous en exclusivité. Entretien. 

On nous a raconté que  Gernot Rhor, le sélectionneur du Nigéria a assisté à votre match de la 18e journée contre El Kanemi Warriors à domicile et il s’est renseigné sur vous auprès de votre coach ?

J’ai été surpris aussi quand le staff m’en a parlé. Effectivement le sélectionneur était présent pour superviser Stephen Odey notre attaquant qui est le meilleur buteur du championnat qui fait de très bonnes choses depuis le début de la saison avec déjà 14 buts marqués. Mais à la fin du match il s’est renseigné sur moi et notre coach lui a répondu que j’étais étranger parce qu’il disait que j’étais intéressant comme milieu défensif. C’est toujours flatteur que grands techniciens comme signent des remarques positives sur vous.

Après une première saison d’adaptation, vous vous éclatez cette saison avec MFM en première division nigériane…

J’ai une saison un peu compliquée comparée à cette saison où je m’éclate vraiment. J’ai du temps de jeu, je me sens bien. Je suis à l’aise dans l’équipe, je participe l’évolution du groupe et à nos victoires

Quand on a peu joué sur une saison précédente comme vous, comment on se motive pour revenir en force comme vous actuellement ?

La saison passée n’a pas été facile du tout pour moi mais je travaillais toujours. Je savais que j’avais eu des soucis administratifs liés à ma qualification ca m’a rendu la saison un peu difficile. Mais je me connais mentalement je savais de quoi j’étais capable. J’ai confiance en mes forces. Je continuais de travailler parce que je sais qu’un jour j’aurai ma chance.  Cette saison j’ai redoublé d’effort par la grâce de Dieu tout se passe bien. J’ai du temps de jeu, je  m’exprime bien et je suis important pour l’équipe. Ma motivation c’est le courage et le travail.

« Je suis quand même indispensable »

Vous faites partie des hommes de base l’équipe maintenant, après un maintien difficilement obtenu la saison dernière, actuellement vous premier à une journée de la fin de la première phase du championnat, qu’est ce qui a métamorphosé le club ?

Cette année on avance match après match. Nous avons cru en nous en notre potentiel. Je ne peux pas dire que c’est moi je suis venu changer quelque chose. Mais je suis quand indispensable, une des pièces maitresses. On a accepté souffrir en travaillant et ça paye on espère finir champion par la grâce de Dieu

Si vous devriez comparer la ligue nigériane et la ligue béninoise vous qui avez porté les couleurs de l’As Police et du Mogas avant de quitter le pays…

La différence  c’est qu’au Nigéria les saisons sont régulières  mais au Bénin ce n’est pas le cas. C’est dommage parce que nous avons assez de joueurs capables de faire comme les nigérians par exemple. La grande différence est là. Ici au Nigéria, ils connaissent la valeur de la chose footballistique. Au Bénin on le sait aussi mais nos dirigeants ne veulent pas laisser le ballon rouler et ça ne motive pas les joueurs.

On connait vos qualités de joueurs travailleur et teigneux au milieu mais vous vous êtes signalé cette saison avec un but magnifique dès votre premier match de la saison, d’où avez-vous eu cette inspiration ?

Le jour du match, le matin au campement, j’étais motivé. Et je chambrais mes coéquipiers en leur disant que si je marquais ce soir là on allait danser. Je leur ai montré un pas de danse pour ma célébration au cas où je marquerai. Et ce jour là deux minutes après mon entrée en jeu, le but est arrivé.  Je mets une frappe en dehors de la surface de réparation boooommm !  Une fusée. Et on a célébré avec ma danse. Même quand j’étais sur le banc de touche je me disais que je marquerai.

 

C’était votre premier match d’ailleurs vous aviez manqué le début de saison pour une histoire d’erreur sur le flocage de votre maillot…

Oui oui , j’ai manqué les deux premières journées à cause de ce problème de numéro de maillot.  Parce que lors de la première journée j’étais sur la feuille de match comme titulaire. Après l’échauffement je prends mon maillot et c’est là je me rends compte que sur le short il y a avait le numéro 26 or sur le maillot même c’était le 6 qui était mon véritable numéro. Donc je n’ai pas participé à ce match on a dû faire changer mon flocage.

« Je suis chez moi à Lagos »

Alors parlez nous de la vie à Lagos…

A Lagos, l’ambiance est tranquille.  Je me sens bien, on est solidaire. J’ai mes repères dans la ville aussi. Je me dis que je suis chez moi aussi.

MFM (Mountain of Fire and Miracle) , est un club qui appartient à une église est ce qu’on sent le caractère religieux du club dans votre vie quotidienne ?

Notre force c’est la prière aussi et Dieu  nous aide. Nous avons des pasteurs autour de l’équipe et entre nous les joueurs ont pris beaucoup.

Cela veut dire que vous avez match  vous priez à fond ?

Pas seulement pour nos matches à domicile même pour nos matches à l’extérieur, on a un pasteur spécial qui nous suit partout pour la prière. Le jour du match on prie les matins, même quand on n’a pas match en semaine on prie. C’est aussi cela une de nos forces c’est la prière. Parce que quiconque croit en Dieu n’est jamais déçu.

Il parait que votre stade, Aguégué Stadium il parait que c’est une grosse ambiance…

Quand on joue à domicile on a le soutien des supporters de nos fans.  Il y a de l’ambiance, il y a du monde au stade, c’est rempli. Avec des cris et des chants, ça nous motivent plus pour nous donner à fond et gagner  les matches. Et à tous les matches c’est comme ça.

Vous avez disputé la Can Junior Algérie 2013 avec la sélection béninoise ainsi quelques convocations chez les A en 2014 sous Ollé-Nicolle, vous pensez à la sélection A maintenant ?

Ça fait quand même un bon moment que je ne suis plus appelé en sélection.  Je ne me décourage pas. Je travaille dans l’espoir d’y arriver.  Mais je sais ce c’est possible. Je suis positif. Et si je suis régulier en club ça viendra forcément qu’on me donnera ma chance.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

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