Entretien : Kiki « le foot est parfois cruel »


Quelques heures après le naufrage de Bamako face aux aigles de Mali, David Kiki l’arrière gauche des Ecureuils revient sur cette triste élimination du Bénin et parle également de son début de saison à Niort.Entretien.

Tout le Bénin y croyait malheureusement hier soir, la qualification s’est envolée. Dans quel état d’esprit êtes vous après cette lourde défaite ?

Tout le monde est déçu.On y croyait mais personne n’a compris ce que s’est passé. Jusqu’à maintenant on n’a pas de réponses. C’est vraiment dommage pour nous les joueurs, nos familles, tout le Bénin. C’est dommage pour le tout monde.

En parlant de ce qui s’est passé, l’équipe béninoise était méconnaissable , à votre avis qu’est ce qui a manqué hier soir ?

Franchement si je vous dit que je sais pourquoi on a joué comme cela c’est que j’ai tord. Moi-même je cherche toujours des réponses.

Malgré sa qualification, l’équipe malienne était à fond dans son match, est-ce que cet engagement vous a surpris ?

Pas du tout, on savait qu’ils n’allaient pas nous faire un cadeau, qu’ils allaient jouer comme si c’était leur dernier match. Franchement dans la détermination on était plus déterminés qu’eux mais ça se voyait pas sur le terrain. On aurait dit qu’on était qualifiés et ce sont eux qui voulaient la qualification. On n’était pas bons en défense comme au milieu partout. Et je ne peux toujours pas expliquer.

A la pause vous étiez déjà menés 3-1, quel a été le discours du coach parce qu’on n’a constaté aucune révolte à la reprise…

Même à la mi-temps malgré qu’on perdait 3-1 tout le monde y croyait encore. Le coach nous a dit de ne pas lâcher de continuer à jouer. Il a donné de la voix, le capitaine aussi qu’il faut relever la tête mais….

Le Bénin n’ira pas à la Can 2017, vous avez 22 ans, vous pensez déjà aux futures échéances puisque vous êtes considérés comme la relève?

Ça fait mal mais je prends ça comme une bonne leçon et grandir avec. Dans la vie tant qu’on vit il y a de l’espoir on va se relever les prochaines fois.

Revenons un peu sur votre parcours, en moins de deux ans vous êtes passés du monde Amateur au niveau international, comment analysez vous tout cela avec du recul.?

J’ai travaillé pour en arriver à ce niveau, c’est allé vite mais c’est que le travail. J’avais mes objectifs et je les atteint petit à petit, ce n’est que le début j’espère. Je vis une grande déception en ce moment mais j’espère bien disputer une Can. Le foot c’est comme ça.Cela va vite dans les deux sens.

En club, comme la saison dernière le nouveau coach, Denis Renaud tarde à vous donner votre chance après quatre journées de championnat, vous attendez votre heure?

Je ne suis pas inquiet, le coach il a fait un choix pour l’instant. Je le respecte. C’est sa volonté. Ça va tourner j’ai confiance en mon potentiel et ça va aller.

Pour conclure…

J’ai une pensée pour tous les supporters. Nous sommes désolé car on a pas été à la hauteur de leurs attentes et malheureusement le foot est parfois cruel. On reviendra plus fort merci à tous les supporters qui ont fait le déplacement au Mali et à tout ceux qui nous ont soutenu à distance tant qu’on vie il y a de l’espoir.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

2 réflexions au sujet de « Entretien : Kiki « le foot est parfois cruel » »

  1. Ça fait mal de ne pas te voir participer à la can malgré ton potentiel. Ne laisse jamais une mauvaise épisode de ta carrière te souffler que tu es dans l’illusion. Courage au club et en équipe nationale… Même le grand Nigéria n’a pas pu tirer son épingle du jeu. Tiens bon le meilleur reste

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