Entretien exclusif avec Abdel Fadel Suanon, l’attaquant de l’Etoile du Sahel : « C’est comme un rêve mais je ne m’affole pas »

Avec ses débuts canons avec l’équipe première de l’Etoile du Sahel, Abdel Fadel Suanon parle ici en exclusivité, de sa performance, sa vie en Tunisie et ses ambitions.

 

Vous avez surpris agréablement en inscrivant un doublé à domicile contre l’Olympique de Béja pour votre première apparition, vous étiez comment ?

 

Aux anges (rires).. Plus sérieusement ce n’était pas si facile que ça. Je suis bien rentré dans le match, normal j’étais un peu stressé parce que c’était ma première titularisation avec l’équipe A. Je suis resté concentré et j’ai été chanceux de marquer deux fois et on s’impose c’était un pur moment de bonheur.

 

Les supporters étaient très heureux  évidemment, avant le match Roger Lemerre vous avez senti sa confiance ?

 

Oui, parce qu’il vient d’arriver il met son équipe place donc s’il donne sa chance à un jeune comme moi c’est qu’il croit en moi. Avant le match il m’a dis que la balle était dans mon camp. Et je crois avoir fais de mon mieux.

 

Revenons un peu à votre intégration à votre arrivée au club, l’un des plus grands du pays votre intégration ?

 

Je suis arrivé il y a environ un an, là je me suis déjà habitué un peu à la vie à Sousse, une belle ville d’ailleurs. Les gens sont accueillants, c’est vrai que je suis seul ici, la famille me manque c’est difficile mais je me suis bien adapté quand même.

 

Certains disent que vous étiez déçu de jouer avec la réserve ?

 

Rires. Non j’avais envie d’aller titiller l’équipe A parce que je sais je peux y jouer un rôle. Maintenant il faut être patient je suis jeune, en plus je revenais de blessure. Par la suite j’ai bien récupéré et je me disais que je peux bien le faire avec le groupe des A. d’ailleurs je m’entraine avec le groupe mais j’étais mis à la disposition de la réserve. J’ai mis quelques buts là bas, ca à renforcer ma confiance. Donc je voulais quand même avoir ma chance avec les A aussi. Finalement je l’ai eu.

Vous aviez parlé de votre blessure, c’était un peu la période noire pour vous ?

Ah oui c’était la galère. Psychologiquement c’était dur. Je me suis blessé à peine un mois après mon arrivée lors de mon premier match, c’est vrai que j’ai marqué mais j’ai été touché aux ligaments croisés. J’ai été opéré ; six mois avant de reprendre et la j’ai retrouvé la totalité de mes sensations. Je profite pour remercier tous ceux qui m’on soutenu, la famille et mes fans sur ma page facebook qui m’envoyait tout le temps des messages, ça m’a vraiment aidé dans cette période.

 

Il y a certaines rumeurs annonçait que vous étiez également pisté par Sochaux ?

 

Oui ce n’était pas que des rumeurs, j’ai fais un essai à Sochaux qui a été concluant.  A l’époque  les français sont entrés en contact avec le Mogas pour les négociations et les formalités administratives. C’était bien vrai. Mais voila après c’est avec les tunisiens que ça s’est finalement conclu.

 

L’Europe vous y pensez toujours ?

 

Tous les jours ! (rires) oui c’est dans un coin de ma tête jouer dans un championnat majeur, la ligue des champions. Mais je ne vais pas bruler les étapes, là je suis sous contrat avec l’Etoile, c’est grand club, l’essentiel c’est de bien progresser ici. S’il y a des offres et des opportunités intéressantes on verra.

 

Ce weekend vous jouez à l’extérieur contre Gafsa, actuellement vous êtes 5e à neuf  points en championnat  ça craint un peu. ?

 

Ici les supporters et le club sont habitués aux premières places donc on a constamment la pression d’être au top. La nous sommes encore à la 14e journée, on approche de la fin de la phase aller. Il va falloir qu’on prenne des points pour se rapprocher du haut de tableau. On a confiance en nos capacités, déjà faut se concentrer sur le match de dimanche contre Gafsa.

 

 

 

Propos recueillis par Géraud Viwami

 

 

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