Ligue 1 /6e journée :Les clubs entre confirmations et relances

Acte six de la ligue 1 ce weekend cette saison.  Le classement est hyper serré. Les clubs comme Avrankou, nouveau leader, Buffles et J.A. Plateau devront confirmer.  Pendant que d’autres tel que l’Aspac,les Dragons et le Cifas jouent la relance.

Géraud Viwami

Samedi

A Djèffa, l’As Tonnerres (3e) d’Arnaud Séka sera l’hôte du Cifas(12e) de Jodel Dossou. Un match important pour les jaunes de Dèffa qui flirtent avec la zone rouge.

Au stade René Pleven d’Akpakpa,les Mambas Noir (13e) reçoivent le leader Avrankou (1er). Les jaunes et noirs doivent gagner pour quitter la zone rouge. Quant au leader, il pourrait perdre son fauteuil même en cas de nul. L’enjeu est clair des deux cotés.

Pour finir la dernière affiche de ce samedi. Le promu J.A. Plateau (7e)  devra confirmer son ascension face au Dynamo  Abomey (9e) à  Pobè .

Dimanche

Dragons(14e) – Aspac (8e)

Qui va se réveiller ?

Ces deux clubs connaissent un début de saison difficile. Les Dragons sont lanternes rouges avec deux points seulement. Le jeu va mieux mais les résulats ne suivent pas toujours. Les amis d’Eric Kintonou connaissent l’importance de la tache qui les attend en cette journée dominicale.

L’Aspac, elle, a du mal à enchainer. Puisqu’ils ont la lourde mission de confirmer leur statut de champion. Après le nul concédé face aux Panthères Les amis de Junior Salomon ont doivent gagner pour rejoindre le peloton de tête.

On verra qui des Dragons ou de l’Aspac va se réveiller.

La qualité de jeu de ces deux équipes fait partie des meilleures du championnat. Il y aura du spectacle à Charles de Gaulle.

Les autres affiches

A Djougou, les Panthères recevront l’Uss Kraké (2e). La saison dernière Kraké était la seule équipe qui s’était imposé au stade Atchoukouma de Djougou. Les Panthères sont prévenues, les poulains de Latoundji doivent gagner pour rester au contact du haut de tableau.

A Parakou, les Buffles (5e) d’Abdoulaye  Ouzérou accueillent le Mogas 90 (4e) de Judicael Kokodoko.  Un chaud duel entre deux clubs du haut de tableau

Pour finir, la dernière sera un duel cotonois entre les Requins(10e) et Soleil (6e) à Kouhounou. Les deux clubs sont aussi dos au mur.

Ligue 1 : Avrankou vise bien haut


Chaque semaine, nous vous proposons une analyse des faits marquants  du weekend de la ligue 1. De la belle opération, en passant par le joueur de la journée, le record et le chiffre.

Géraud Viwami

La belle opération : Avrankou et Buffles

Ces deux clubs ont frappé gros lors de cette cinquième journée. Les Buffles ont réussi un hold up parfait devant les Requins à Kouhounou. Grâce à ce succès il remonte à la 4e place. Une très belle opération donc.

L’autre belle affaire de cette cinquième journée est pour Avrankou Omnisports. Les verts de l’est sont en train de prouver qu’ils ont de l’ambition cette saison. Le Cifas, l’adversaire n’était pas minime. La victoire non plus, elle permet à Avrankou de reprendre la tête  du championnat.

Le joueur : Marius Oké, le guide

Cette saison, Bruno Goudjo lui a confié le capitanat au détriment d’Eric Tossavi. Marius Oké donne raison à son coach. Hier, il a inscrit l’unique but du match contre le Cifas, son troisième de la saison. Pour l’anecdote : A chaque fois qu’il a marqué, Avrankou a gagné. Capitaine Oké est devenu le guide d’une équipe très ambitieuse.

Le record : Les Buffles invaincus  à l’extérieur

En cinq journées de championnat, ils présentent un bilan mitigé à domicile (une défaite et un nul). Mais  les hommes d’Agoroh Tchagodou cartonnent à l’extérieur. Le club phare présente un bilan très convaincant (un nul et deux victoires ) . Il a gagné deux fois devant la J.A. Plateau à Pobè puis devant les Requins dimanche dernier à Cotonou et décroché un nul face aux Dragons à Porto-Novo.

Le chiffre : 6 buts, c’est très pauvre !

La semaine dernière, on soulignait le faible taux de buts en ligue 1, comparativement à la saison 2009-2010. Et cette cinquième journée en n’est l’illustration parfaite. Seulement six buts sur les sept matches joués. Un triste record est établi. C’est la journée la moins prolifique de l’histoire de la Moovligue 1. Autre triste record, aucune équipe n’a inscrit deux  buts lors de cette cinquième. C’est encore plus pauvre !

Le point complet de la 5e journée


Avrankou leader, l’Aspac cale

Grâce à un nouveau but de son capitaine Marius Oké, Avrankou Omnisports a battu le Cifas de Josias Sèssou. Les poulains de Bruno Goudjo retrouvent la cime des honneurs. Avec un petit point sur le dauphin Kraké.

Tous  résultats  de la 5e journée

(6 buts)

Requins-Buffles 0-1

Uss Kraké-Mambas Noirs 1-0

Dynamo Abomey- As Tonnerres 0-0

J.A. Plateau – Soleil 1-0.

Aspac-Panthères  0-0

Avrankou –1-0

Dragons-Mogas  1-1

Ligue 1/5e Journée : Dragons – Mogas 1-1:Un nul qui laisse des regrets …


En clôture de la cinquième journée de la Moovligue 1, les Dragons ont accueilli le Mogas

Judicael Kokodoko,le buteur du Mogas

au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Si les locaux ont montré une bonne qualité de jeu, le score nul semble être logique et suffisant pour les pétroliers.

Géraud Viwami

Les Buts

30’ Judicaël Kokodoko ouvre le score pour le Mogas contre le cours du jeu. Sur une contre-attaque, l’attaquant part seul à droite. Il résiste au retour de la défense, puis bénéficie d’une mésentente entre Vianou et ses défenseurs pour coulisser le cuir sous le gardien et déloquer son compteur-but cette saison. 1-0

44’ La défense des pétroliers a du mal à se dégager dans les 16 m, Eric Kintonou récupère le ballon puis élimine son défenseur d’une feinte de corps limpide avant de conclure proprement. Belle action !   1-1

Les autres temps forts

Pour les Dragons

9’ Coup franc décalé à gauche. Luc Capko enroule au second poteau. Jacob Dotou est battu, Akpomey sauve sur la ligne. Enorme occase !

10’ Médard Kodanou lance parfaitement Joël Lokossou dans le dos de la défense des pétroliers. Mais son tir croisé va raser le poteau droit.

64’ Jocelyn Djidé centre en cordeau sur la tête de Joël Lokossou  qui trouve le cadre. Dotou est à nouveau battu, mais Mounirou va dégager de la tête.

Pour le Mogas

43’ Mounirou Moukaila renverse le jeu sur Abdou Taminou, seul à droite. Il contrôle et pénètre les 16 m mais son tir fuit le cadre.

68’ Fadel Suanon donne du tournis à son défenseur à gauche puis centre en cordeau pour Taminou au second poteau. Mais Vianou se détend et empêche la reprise de Taminou.

77’ Giscard  Tchato offre un caviar à Thomas Viza,  seul devant Vianou. L’attaquant va mettre le cuir au dessus. C’était la balle du hold up.

Le jeu des Dragons

Au classement, ils sont derniers mais leur qualité de jeu est bonne. Les oranges et noirs sont bien rentrés dans leur match en mettant la pression. Eric Kintonou et Joël Lokossou ont été remuants sur le front de l’attaque. Akinsola Akinyélou a su inculquer une philosophie de jeu à ses poulains. Les amis du capitaine Médard Kodanou ont constamment posé le jeu en insistant surtout dans les couloirs. La défense aussi a été costaude, hormis la tergiversation sur le but de Kokodoko. Guy Apkagba et Kennedy Do Régo ont assuré. L’équipe sait faire le jeu mais elle  souffre d’un manque de réalisme. C’est prometteur mais  les oranges et noirs devraient penser à prendre des points. Ils sont toujours derniers, au grand désarroi des supporters.

Le jeu du Mogas

Les poulains de Stanislas Akélé ont eu un début de match difficile : l’équipe a subi.  L’ouverture du score a donné confiance mais cela n’a pas été suffisant. Le duo Mazou – Dègnidé aligné dans l’axe du milieu de terrain gagnait peu de duels. En seconde mi-temps, les entrées de Tchato et Bawa ont soulagé l’entrejeu des jaunes et verts. F.Suanon, dans son couloir gauche, a aussi aidé son équipe grâce à ses remontées de balle et à sa touche technique. Mais il faut reconnaître que l’équipe n’a pas produit de jeu comme à son habitude. Le nul devrait suffire.

Homme du match

Eric Kintonou, attaquant Dragons

C’est le symbole de la ligne offensive des Ouéménous. Toujours disponible et généreux dans l’effort, ce jeune attaquant a donné du boulot à Dossou-Gbété et Agbo. Il a su mettre sa  pointe de vitesse, sa touche technique et son sens du drible au service de son équipe. Son but, outre sa qualité, est précieux puisqu’il a permis à son équipe d’arracher le nul à domicile. C’est un talent à suivre cette saison.

Composition

Dragons

1-Vianou, 2-Kodanou©,3-Chams Dine, 14-Akpagba,5-Do Régo,15-Houngbo (18-Santou 77’), 9-Capko,10-Dossa-Valou (13-Iyindé 67’),7-Djidé, 17-Lokossou,11-Kintonou

Non entrés

16-Bastou,4-Orou,6-Nassim , 8-Mouftaou, 12-Tangni

Mogas

30-Doté, 4-Agbo, 27-Dossougbété ©, 14-Apkomey, 18-Mounirou, 22-Mazou (5-Tchato 45’), 26-Dègnidé (12-Bawa 61’),23-Taminou, 17-Suanon, 9-Kokodoko (15-Zocli 80’), 2-Viza

Non entrés

16-Awalou, 11-Sogbossi, 19-Guendehou, 24-Mama

Encadre

Bélo Kayodé, C’est approximatif !

L’arbitre du match Dragons Mogas n’est pas exempt de tout reproche. Il a réalisé globalement un bon match. Mais la qualité de sa prestation peut être mise en cause par son jugement sur deux actions.

La première est intervenue à la 15e. Joël Lokossou est bien servi dans le dos de la défense. Il file seul au but. Lunel Dossou-Gbété, en position de dernier défenseur,  est en retard. Il retient délibérément l’attaquant par le maillot et le fait tomber juste à l’entrée des 16 m. Kayodé accorde la faute, mais sort une biscotte jaune.  Jugez-en vous-même !

La seconde est intervenue à la 38’.  Benoit Apkomey met son pied trop haut et sur une balle aérienne devant un attaquant des Dragons. C’est dans la surface de réparation. La faute est évidente, Kayodé va siffler au lieu du pénalty il accorde un coup franc indirect.

Quand tout ceci est e défaveur de la même équipe. C’est difficile de croire au hasard.

Aspac –Panthères 0-0 : Le champion et la malédiction des matches reportés

Entre une équipe de l’Aspac  en dessous de la moyenne, le refus de jouer des Panthères et l’arbitrage approximatif de Luckman Alao, nous avons eu droit à un match insipide, voire aussi nul et vierge que le résultat final.

Géraud Viwami

Jamais deux sans trois. L’Aspac  a connu la passe de trois hier au stade René Pleven d’Akpakpa. Rappelons  les faits. C’est la troisième fois que l’Aspac joue un match reporté cette saison  après Cifas et Avrankou. Et comme les deux rencontres précédentes, le club phare du port a partagé les points.

Sur le terrain, les Panthères de Brime Akim jouaient pour le nul. Le match a été très ennuyeux. L’Aspac a été incapable de  faire le jeu. Les Panthères n’en ont pas profité. Pour eux,  la stratégie était de conserver le nul vierge largement suffisant.

La première période a été un spectacle très insipide. La seconde sera mieux mais loin de la moyenne.

On notera une grosse occasion pour chaque équipe. Pour les Panthères, elle est intervenue à la 77’. Coner bien tiré par Fadil Mama, Goumbéao reprend de la tête et trouve la transversale.  Le hold up n’était pas loin !

Pour l’Aspac, l’action la plus dangereuse est arrivée deux minutes plus tôt sur un corner aussi. Assane tire sur Bouraima qui remet pour  Salomon. Ce dernier prolonge de la tête pour Sèwanou qui trouve le cadre. Un défenseur de Djougou va dégager sur la ligne.

L’arbitrage de Luckman Alao n’est pas exempt de tout reproche, outre les erreurs d’inattention. La preuve, à la 48e il a refusé un but de Yacinhte Sèwanou sans raison valable. Tout part d’un corner tiré par Assane, Salomon reprend, Sèwanou  suit et marque. Mais le but est refusé parce qu’Adam Wahidi qui n’avait aucune incidence sur l’action, était hors-jeu. Un errement qui rend fou de rage Alain Gaspoz.

La rencontre s’achève sur ce nul vierge. L’Aspac est déçu et fou de rage à l’image de l’international Salomon Junior très furieux envers Luckman Alao. Ils laissent filer deux points à domicile et manquent une occasion de remonter au classement. Les Panthères sont en fête : le point obtenu à Cotonou vaut de l’or.

Dassagaté indispensable ?

Il n’ pas été aligné hier après-midi. William Dassagaté, indisposé, a suivi le match depuis les tribunes. Sans lui, l’animation offensive du port a beaucoup déjoué hier soir. Trop d’approximations dans les transmissions ou de mauvais choix.  Adam Wahidi, habituel ailier gauche, replacé en meneur de jeu en lieu place de Dassagaté, n’a pas été fameux. On remarquait aisément que ce n’était pas son registre de prédilection. On connaît tous, l’importance de ce poste dans le système d’Alain Gaspoz. Et apparemment le seul qui assure là : Dassagaté.  Si son absence ne justifie pas le nul, au moins elle s’est ressentie. Espérons qu’il sera rétabli au bonheur des supporters qui scandaient son nom  hier après-midi.

Panthères : Rois de la simulation

Si on a assisté à un match insipide hier, les Panthères y ont largement contribué. Leur qualité de jeu n’était pas fameuse. Mais ils  ont montré qu’ils avaient du talent en simulation. En effet, les protégés de Brime Akime profitaient du moindre duel  pour s’étaler sur la pelouse et faire égrainer quelques secondes. Au grand désarroi du public et du banc de l’Aspac mais avec l’approbation de Luckman Alao, l’arbitre centrale. Stratégique, dites-vous ? Mais quand on le fait une vingtaine de fois,  le rythme et la qualité du jeu en pâtissent.

Ecureuils juniors béninois : 2008, 2010 sont-ils damnés ?

MOhammed Aoudou (Génération 2008) qui a chuté à l'As Tonnerres après un tour à Evian TG

Les sélections nationales cadettes et juniores devraient être des viviers pour notre football. Mais aucune des générations récentes de juniors béninois 2008, 2010 n’a vraiment explosé sur le vieux continent.

Géraud Viwami

C’est facile de reconnaître que le Ghana, la Cote d’Ivoire, le Cameroun et autres sont des grandes nations de football en Afrique. Le Bénin est un petit poucet parmi ces ogres continentaux.

On connaît tous le refrain « il faut passer par la base », qu’on chante depuis plusieurs décennies  sans jamais être pragmatique. Les premières académies de football sont bien nées. Des joueurs ont été formés. Mais outre la qualité de la formation, le suivi et la promotion laissent à désirer. La mauvaise foi des dirigeants cupides a souvent brisé des carrières de jeunes joueurs qui ne manquent pas de talent.

Les sélections nationales, cadettes et juniors représentent des sources inépuisables de forces vives de notre football. Mais au Bénin, on est tenté de que cela ne sert à rien. Pour preuve hors mis la coupe d’Afrique des Nations Juniors organisée à Cotonou en 2005, le Bénin n’a jamais réussi à se qualifier pour une compétition de jeune en Afrique encore moins sur le plan international.  Pourtant, les équipes nationales cadettes et juniors ont souvent existé dans  notre pays. Des milliards ont été investis sans vraiment rien capitaliser.

2005 : meilleur cru, mais pas au haut niveau

En 2005, ils ont fait rêver tout le peuple béninois. Après la troisième place décrochée à Cotonou et le Mondial Hollandais (élimination en phase de groupes). Mais leur éclosion fut éphémère pour beaucoup d’entre eux. R.Boco à Sligo Rovers (D1 Irlandaise), S.Tchomogo à Al Ourouba (Oman), Abou Maiga deuxième division quatari, Y. Djidonou Levallois (France CFA 2). Razak Omotoyossi, le plus prometteur est actuellement sans club. C’est le tableau que présentent les points de chute cette génération pourtant bien aimé.

Pour rappel, l’espagnol Cesc Fabrégas (Arsenal), l’hollandais Ryan Babel (Liverpool), les nigérians Tayé Taiwo (Marseille)  et Isaac Promise (Trabzonspor) et même Lionel Méssi (Barça)  ont aussi  disputé ce mondial  junior 2005.

On croyait qu’on avait retenu la leçon.

2008 et 2010 : poudre aux yeux…

En 2008, la génération de Mohammed Aoudou n’a pu réussir à se qualifier pour la CAN Junior au Rwanda. Certains parmi eux ont multiplié les essais non-concluants. Seuls quelques-uns ont pu être casés. Le capitaine Djima Koukou, qui joue à Créteil en France. Landry Koukoui, l’ancien de l’Uss Kraké qui évolue depuis deux saisons avec un club associé au Havre en attendant d’intégrer le centre de formation cette année. Et Mouftaou Adou qui aura réussi à signer à Sturm Graz en Autriche.

Hors dans le même temps, les juniors ghanéens, qui ont fini, champions du monde de la catégorie et évoluent tous sur le vieux continent. On peut citer les Ghanéens, Samuel Inkoom (FC Bale) Mohamed Rabiu (Evian TG) et Dominic Adiyiah (Regina). Ou encore l’attaquant camerounais Jacques Zoua qui aussi signé au FC Bale. Pour ne citer que ceux là.

Puis vient la génération 2010. La fausse génération. Alain Gaspoz, alors, sélectionneur national junior a été victime d’un sabotage, comme tout son boulot. Alors qu’il travaillait avec la charpente des cadets 2008. Eustache d’Almeida « le patriote » a pris les rênes de l’équipe et a logiquement buté sans talent et génie contre le mur Ghanéen. Et on se demande quel sort est réservé à cette nouvelle génération ?

Nos joueurs sont-ils victimes d’un système pourri ? Ont-ils les pieds carrés ?

On ne cherche pas un coupable, juste un système plus performant au service du développement  du  football à la base en particulier et des seniors en général.

A ce rythme, il n’y aura pas une relève pour la génération de Stéphane Sèssègnon, lui aussi formé en Côte d’Ivoire…

Le point de la 5e journée (Provisoire)


J.A. Plateau  enchaine, service minimum  pour Kraké

Le promu, J.A.Plateau semble être rentré dans la danse de la ligue 1.  Ce samedi, ils ont enchainé un second succès à domicile devant Soleil. Une petite victoire 1-0  suffisante pour remonter en haut de tableau. Le stade Jean-Pierre Gascon de Pobè  devient-il une forteresse imprenable ?

A quelques kilomètres plus à l’Est, l’Uss Kraké de Moussa Latoundji assurait un service minimum contre les Mambas Noirs 1-0. Grace à un pénalty transformé par Saturday Nanapéré.

Pour  finir dans le derby du centre qui a opposé, l’As Tonnerres au Dynamo à Abomey. Le score était nul et vierge.

Trois matches  reportés en semaine

Sur les sept rencontres initialement  programmés, trois n’ont pas eu lieu. La ligue avait annoncé le report de deux matches pour  mercredi prochain. A savoir :   Dragons-Mogas à Porto-Novo et Avrankou-Cifas  à Avrankou.

La dernière rencontre reporté est celle devant opposée l’Aspac aux Panthères de Djougou.

Pour la seconde fois de la saison un match de l’Aspac a été arrêté pour cause de forte pluie. Ce dimanche au stade René Pleven d’Akpakpa, Portuaires et Panthères n’ont pas pu passer le quart d’heure de jeu.  Luckman Alao, l’arbitre du match a  arrêté la rencontre à cause de l’intensité de la pluie qui s’est abattu sur toute la ville. Et qui a rendu la pelouse synthétique du stade impraticable. Pour rappel le score était encore nul et vierge. Le match va se rejouer mardi prochain sur le même stade.

Géraud Viwami

Requins – Buffles 0-1 : Abdoulaye Ouzérou ,la bête noire


Abdoulaye Ouzérou ,la bête noire

(Hold up réussi pour les Parakois)

Comme la saison écoulée les Buffles ont damé le pion aux Requins à Kouhounou. Le score est étriqué 1-0  et le coup de grâce porte la griffe de l’international béninois Abdoulaye Ouzérou.

Géraud Viwami

Devant le maigre public, présent à Kouhounou samedi l’ouverture du score st arrivé très tôt. Tout part d’une action, des rouges et blancs des requins. Mohammed Aly, à droite tente et réussi une percée vers l’intérieur de la surface de vérité. Son tir est capté sans problème par Soffo Souradjou. La relance se joue vite.  Ighodaro, des 20 mètres place un tir, Hougbèmè  se détend et relâche le cuir sur Ouzérou qui a suivi et marque d’une pichenette propre 1-0. Le capitaine des Buffles ouvre ainsi la voie du succès à son équipe et marque pour la deuxième fois consécutive contre les Requins à Kouhounou.

La première  tentative de riposte des locaux intervient à cinq minutes de la pause. Abikoyè à gauche se joue de deux défenseurs s’ouvre le chemin du but. Mais tire au dessus énorme occase !

En toute fin de première partie, les Buffles sont passé tout près du 2-0. Sur une passe en retrait de Noumon, le cuir coulisse sous le pied de Houngbèmè et file vers les buts vide. Le gardien se rattrape et dégage sur sa ligne.

Requins sans dents, Buffles solides

En seconde mi-temps la rencontre va se fermer, sans grandes occasions. Les Requins, en quêté de la bonne alchimie se montré assez brouillon. A l’image de cette tête d’Abikoyè qui passe au dessus (53e). Tamalé aussi a cru pourvoir égaliser à la 83’. Son coup franc est bien tiré des 20 mètres  mais Soffo à la parade qu’il faut.

Les Parakois ont le match en main et font preuve de maitrise en milieu de terrain. Ouzérou lui, frôle  le doublé. Il manque le cadre pour peu à la 87’. Après un bon travail d’Abdou Kalilou à droite.

Au fuinish, le succès est amplement mérité pour les poulains d’Agoroh Tchagodonou qui signent ainsi leur seconde victoire de la saison à l’extérieur. Pendant les Rouges et Blancs de Cotonou concèdent ainsi leur second échec à Kouhounou.

Les Ecureuils juniors laminés à Accra comme prévu

 

(Eliminatoires Can juniors 2011/Match Ghana-Bénin)

 Les Ecureuils juniors ont été reçus le samedi 23 octobre 2010 à Accra par les Blacks satellites du Ghana. La sélection encadrée par Eustache d’Almeida a été laminée par le score de 1 but contre 4. Entre la promotion des joueurs issus des centres et la qualification à une deuxième Can juniors de l’histoire du Bénin, les responsables de la FBF ont fait leur choix.

Sosthène SEFLIMI

 

«Qui sème le vent récolte la tempête». Le fameux adage s’est encore vérifié le samedi dernier à Accra. Les Ecureuils juniors mal préparés ont été ridiculisés par les jeunes Ghanéens qui ont plié la rencontre des les 15 première minutes. A la 6ème minute déjà, Richmond Boakye-Yiadom a annoncé les couleurs  en marquant le premier but ghanéen. 2 minutes plus tard, il a encore mystifié le gardien de but béninois à la 14ème minute, Jordan Ayew se fait justice et marque le pénalty sifflé par l’arbitre après une faute commisse sur lui dans la zone de vérité par un défenseur béninois. A la 89ème minute, Osei Pele a corsé l’addition en portant le score à 3 buts contre 0. Les Ecureuils juniors ont réussi à réduire la marque par Ismaël Adjibadé, dans le temps additionnel. La loi du silence décrétée par Eustache d’Almeida qui l’a empêché lui-même de communiquer avec les médias béninois sur le niveau de préparation de la sélection et qui menace de représailles tout joueur qui répond aux questions  des journalistes sportifs n’a finalement servi à rien. La sélection qui a bénéficié que d’un stage de 10 jours, du 11 au 19 octobre 2010 au Cifas devenu ‘’le complexe sol béni’’ des Ecureuils n’a livré le moindre match amical. L’argent des contribuables a été gaspillé par la FBF dont les responsables aux ordres se sont suffi de s’assurer d’avoir donné un statut d’international aux ‘’jeunes footballeurs’’ qui en avaient besoin. Le Bénin ne sera pas de l’aventure Libyenne en 2011. Nul compte ne sera demandé aux auteurs de cette mascarade. Et pourtant, une centaine de millions a été sortie des caisses publiques.

Sessègnon évoque son statut “temporaire” de remplaçant

 

Sessègnon entré en cours de partie n’a pas permis au Psg de s’imposer à Auxerre. Le Psg battu 2-3 reste après 10 journée, 6e, ce qui est un bon début de saison pour le club fracilien.

Quant au béninois Sessègnon replacé à droite cette saison, il est soumis à un bone concurrence.

lire ce qu’il pense du turn over instauré par Kombouaré : http://www.topmercato.com/21306,1/psg-sessegnon-relativise-a-propos-de-son-statut-de-remplacant.html

Elimnatoires Can Libye 2011: Les juniors béninois éliminés !

Après la victoire 2-0 décrochée à COtonou ,il y a trois semaines. Les Black Staéllites ghannéens ont confirmés leur suprématie en s’imposant 4-1 devant les juniors béninois à Accra. A noter que la réduction du score béninoise est signée d’Ismael Adjibadé.

ligue1/5e journée : les premiers résultats

Les buffles ont battus les requins à kouhounou 1-0 but d’Abdoulaye Ouzérou. L’uss kraké aussi a disposé des mambas 1-0 grace à un pénalty de Nanapéré Saturday.Enfin la J.A. du Plateau a aussi battu soleil 1-0 à Pobè

Ligue /5e journée: Tous les points sont vitaux

Cinquième acte de la ligue 1 ce weekend. Comme d’habitude sept affiches sont au programme.  Le classement est hyper serré, trois seulement séparent le leader de l’avant-dernier. Chacun point aura donc son importance, faux pas interdit pout tous.

Géraud Viwami

Requins-Buffles

Les Parakois  pour le Hold up ?

Cinquième acte de la ligue 1 ce weekend. Comme d’habitude sept affiches sont au programme.  Le classement est hyper serré, trois seulement séparent le leader de l’avant-dernier. Chacun point aura donc son importance, faux pas interdit pout tous.

Géraud Viwami

Samedi

Requins – Buffles

Les Parakois  pour le Hold up ?

C’est un vrai choc. Les deux équipes sont en quête de points. Les Requins sortent d’une défaite contre les Panthères à Djougou. Quant aux Buffles, vu leur début de saison timide, prendre un point au stade de l’amitié de Kouhounou, serait déjà bien.  Rappelons que la saison dernière sous les ordres Xavier Bernain, les Buffles étaient sorti vainqueur de la double confrontation. (3-1 à Parakou et 2-0 à Cotonou.) . Ce sera aussi un duel de techniciens togolais entre Claude Yenké et Agoroh Tchagodonou.  S’il y a des doutes par rapport au niveau jeu. Il devrait y avoir des buts. En cas  de succès, les rouges et blancs peuvent prendre la tête du championnat. Quant aux Buffles un succès leur permettrait de tutoyer le trio de tête.

Joueurs à suivre

Abdou Razak Sorafina, attaquant, Requins

C’est le nouveau goléador des Awissi-Wassa. Sorafina compte déjà trois réalisations cette saison. Il a un bon sens du but et est souvent bien positionnée pour  scorer.

Junior Mvondo, milieu axial, Buffles

C’est le nouveau « boss » de l’entrejeu des verts de Parakou. L’international  béninois pèse assez dans l’organisation de jeu son équipe. Il devrait confirmer tout ceci ce samedi.

Les autres matches

A Kraké, les « Kraké Boys »  reçoivent Mambas Noirs  au Saint Louis Stadium. Les amis de Cédric Coréa ont besoin de points, un succès pourrait les propulser sur la cime des honneurs. L’adversaire est prenable, mais les Mambas aussi ont besoin de points. Ce sera chaud donc à Kraké. Pour rappel, la saison écoulée, Kraké avait concédé un nul 1-1 domicile devant les Mambas..

Dans la dernière affiche de ce samedi, la J.A. Plateau, acceuille Soleil FC de Gérard Adanhoumè à Pobè. Les autochtones seraient prêt à rééditer l’exploit d’il y une semaine face aux Dragons.

Dimanche

Panthères se déplacent au Stade René Pleven d’Akpakpa pour y défier l’Aspac. Les bleus et blancs sont largement favoris. Ils devront confirmer, leur réveil devant une équipe septentrionale largement à leur portée.

A Abomey, il y aura un chaud derby du centre entre le Dynamo d’Abomey de Jean-Paul Anato et l’As Tonnerres de Mohammed Aoudou.

Ecureuils juniors : Un exploit ou c’est la fin

2e Tour Eliminatoires Can Junior : Lybie 2011

Ecureuils juniors : Un exploit ou c’est la  fin

Ce samedi, à Sekondi, les écureuils juniors disputerons, la manche retour des éliminatoires de Lybie 2011. Défaits à l’aller 2-0 à Cotonou. La bande à Eustache d’Almeida a une mission très compliquée.

Géraud Viwami

Les écureuils juniors jouent leur destin en terre ghanéenne. Après la défaite de Cotonou. Pour rappel les Black Stars s’étaient imposés sur le score de deux buts à zéro. Pour se qualifier pour Lybie 2011. Les amis Fadel Suanon devront battre le Ghana par trois buts d’écart. Ou gagner sur le même score que les ghanéens (2-0)  pour espérer s’en sortir aux tirs aux buts. La mission est très difficile le buteur des pétroliers le reconnait « Nous allons essayer de ramener au moins une victoire ». Un état d’esprit que partagent ces coéquipiers. L’entraineur Eustache d’Almeida ne cachent pas ses ambitions. Après la victoire acquise en Aout dernier à Ouagadougou contre le Burkina lors du tour précédent. Il compte rééditer l’exploit. Et pour ceux, il a fait appel trois nouveaux joueurs en renfort. Il s’agit du défenseur, Benoit Akpomè et du milieu défensif, Giscard Tchato du Mogas. Il a également convoqué Eric Tchibozo, le milieu défensif de l’As Tonnerre.  A noter qu’avant leur départ, hier  le groupe a reçu la visite du ministre des sports.

De leur coté, les ghanéens, malgré leur succès n’ont pas dormi sur leurs lauriers. Oscar Wellington,le coach des black Satéllites a annoncés aussi, l’arrivée en renforts de joueurs n’ayant pas participé à l’expédition cotonoise. Parmi ceux-ci, le plus attendu, est Jordan Ayew de l’Olympique marseillais. Salifu Amidu de Vicenza, Mahatma Otoo de l’Esperance de Tunis, Afriyie Acquah de Palerme seront aussi présents.

Claude Codjo Yenke: « On peut être champion si tout le monde adhère à cet état d’esprit »

Entretien exclusif avec Claude Codjo Yenke, coach des Requins

« On peut être champion si tout le monde adhère à cet état d’esprit »

Nous avons rencontré, le technicien togolais des Requins de l’Atlantique. Claude Codjo Yenke parle du club. De son arrivée, de son groupe, de l’organisation. Tout ceci en exclusivité !

Réalisé par Géraud Viwami

Présentez vous au public béninois ?

Je suis Claude Codjo Yenké, marié père de trois enfants. J’ai 49 ans (Né le 06 mars 1961). J’ai été, attaquant de formation, j’ai fait toute ma carrière de footballeur à Asco de Kara en première division togolaise. J’ai été trois fois champion du Togo (1984,1987 et 1996), deux fois vainqueur de la coupe nationale du Togo (1987 et 1995). J’ai eu 37 sélections en équipe nationale A au Togo de 1984 à 1998. J’ai été capitaine des Eperviers de 1994 à 1998.

Votre carrière d’entraineur ?

Je suis devenu entraineur sur un coup du sort, parce que j’ai écopé d’un carton rouge à Tunis en en ligue des Champions Africaine contre l’Espérance de Tunis. Au retour notre entraineur a été limogé. Alors il a fallu que je prenne les camarades  pendant les deux semaines pour préparer le match retour. Et ça a marché, la  preuve on a battu les Tunisiens à Lomé 3 buts à 1. Et les dirigeants ont décidé de ce que j’entame la carrière d’entraineur-joueur.  Deux ans plus tard j’ai raccroché complètement pour me consacrer à cette noble mission.

Votre Parcours ?

J’ai été d’abord entraineur adjoint à Asco de Kara  de 1998 à 2000. De 2001 à 2003 j’étais à l’As douane de Lomé. La première année en tant qu’adjoint,  et  la dernière année en tant que titulaire. A la fin de cette période je me suis rendu à Togo Télécom, j’ai été entraineur principal pendant une saison. Ensuite je suis retourné à Kara (nord du Togo). Avant d’atterrir aux Requins j’étais encadreur à l’académie de Liberty Professionnel à Lomé.

Le contact avec les Requins ?

J’ai reçu un coup de fil le 05 septembre, je suis arrivé à Cotonou le 07, juste pour prendre contact avec les dirigeants. A mon grand étonnement on m’apprend que le championnat commence le 13. J’étais obligé de me sacrifier et rester. Vu la grandeur de la tache qui m’attendais.

Vu la proximité du championnat pourquoi avoir  accepté l’offre ?

En acceptant je ne savais pas que le championnat démarrait dans une semaine. Je pensais avoir un ou deux mois. C’est sur le terrain qu’on m’apprend que ça démarrait le 13 septembre. Je n’avais plus le choix.  Soit je reste soit je pars. Et comme j’aime relever les défis je suis resté.

Avant votre arrivée, connaissez-vous le club ?

Avant d’arriver je connaissais le club de nom.

Votre Contrat ?

J’ai signé officiellement un contrat d’un an renouvelable.

L’objectif fixé ?

Etre champion  et on peut y arriver si tout le monde adhère  à l’état d’esprit d’être champion. On ne peut être champion en restant les bras croisés.

Le contact avec le groupe ?

Franchement quand j’étais arrivé il n’y avait pas de groupe. Il y avait une quarantaine de joueurs. Il fallait tamiser et sortir une équipe avant  la fermeture du mercato. Avec mes adjoints on a du s’atteler à cette tache qui n’a pas été facile. C’est vrai que si on avait eu plus de temps on aurait  pu faire de meilleurs choix. Maintenant c’est fait, on fait avec ce que nous avons. Et si on doit refaire des choix, ce ne serait qu’au mercato de janvier 2011.

Avez-vous la pression ?

J’ai pas de pression, les supporters sont là pour critiquer quand ça ne vas pas et pour vous aduler quand ça marche. Je m’y connais ;  c’est leur droit. A moi de faire le travail pour qu’on soit en harmonie. Au niveau des dirigeants personne ne me gène dans mon travail.

Vous gagnez votre premier match de la saison Pobè et perdez ensuite  à domicile contre l’As Tonnerres, quel était votre sentiment ?

Je me suis senti très mal à l’aise, si on veut gagner le championnat, la règle c’est gagner tous les matches chez soi, faire au moins un nul ou gagner à l’extérieur. Ça m’a fait bizarre de gagner à l’extérieur et perdre trois buts à un à domicile.

Le derby Requins –Dragons ?

Les dirigeants m’ont contacté et les joueurs l’ont dit, que ce match était  un classico. Ils m’ont aussi dit  que ces dernières  années  le club avait souvent pris l’avantage à Kouhounou. On ne devait donc pas déroger à la règle. Surtout que lors du match précédent on avait  pris une raclée  contre Tonnerres .Il fallait remettre les garçons en confiance, et du même coup, faire un cadeau aux supporters. Et c’est ce qu’on a fait.

L’abondance de joueur étrangers ?

Je ne dirai pas que j’ai beaucoup de joueurs étrangers, j’ai quatre Togolais, un Ghanéen et des Nigérians. Et c’est des joueurs que j’ai retrouvés au Bénin.  Je n’ai pas fait venir de joueur  de l’extérieur.

Mais,  j’ai un principe.  Quand dans mon équipe un joueur autochtone et un joueur étranger ont le même niveau, je privilégie l’autochtone. Pour que j’accepte un étranger,  il doit être supérieur à l’autochtone.

Dernier mot ?

Je demande un peu de patience aux supporters des Requins. Le championnat est long et on n’a même pas fait la moitié de la phase aller. Et je souhaite vivement atteindre mon objectif, celui d’être champion à la fin de cette saison 2010-2011.

Interview à lire sur Bjfoot.com

Yoann Djidonou : « Contre la Côte d’Ivoire, je compte être sur le terrain en tant que N°1»

yoann djidonou...déterminé à revenir en sélection

 

Au son des paroles ou des pleurs de ses deux enfants (2 ans pour l’aîné, et 6 mois pour le deuxième), l’un des gardiens de but des Ecureuils lors de la dernière coupe des nations évoque son actualité. Entre les transferts reportés et son éviction de la sélection, Yoann Djidonou nous parle, à cœur ouvert.

Réalisé par Aubay-Rolland ZOHOUN

On a appris il y a quelques semaines que vous vous êtes engagé au Racing Levallois. Que s’est-il passé ?

J’ai quitté Libourne suite à la décision de la Dncg (Ndlr : direction nationale de contrôle de gestion) de rétrograder le club en Cfa2. Pour moi, c’est beaucoup moins intéressant de jouer en Cfa2, car je cherchais un challenge. J’étais en négociation avec des clubs étrangers au Qatar et en Belgique, et des clubs français de National. Je pensais que cela allait se faire rapidement, mais ça a mis du temps.  Les mois sont passés et il fallait absolument jouer pour garder la forme. Il est arrivé un moment où le Racing m’a appelé pour m’engager avec eux, et après, si j’ai quelque chose dans l’année, je pourrais partir. C’est un deal qui est plus que correct. Je joue, j’ai un club, je suis vu et je ne suis pas dans la nature. Ce qui est une bonne chose, car certains contrats ne devraient plus trop tarder.

Quelques mois après une coupe des nations, et plusieurs années passées régulièrement en sélection, comment vit-on le fait de se retrouver sans club et d’être contraint à évoluer à un niveau plus bas ?

Ce n’est pas facile, il faut être entouré d sa famille et des amis pour ne pas douter de ses qualités et de soi-même. Si tu doutes, tu ne reviens pas. C’est vrai que Cfa2, c’est encore un ton en dessous de la Cfa. J’espère que c’est pour une petite période… Et je sincèrement je pense que d’ici trois à quatre mois, on ira plus haut.

Dans la foulée de ses soucis de transferts, il y a eu des changements au niveau de la sélection béninoise. Le nouveau sélectionneur, avez-vous été en contact avec lui ?

Il m’a appelé après le match du Burundi pour me donner son point de vue vis-à-vis de ma situation et de la sélection. On a un peu discuté. Je sais ce qu’il pense de moi, et c’est plutôt prometteur. J’attends de voir la liste contre la Côte d’Ivoire. Je compte être sur le terrain en tant que N°1. Je n’ai pas oublié la sélection. C’est vrai qu’aujourd’hui, ma priorité reste de trouver un club intéressant. Mais je n’ai pas oublié la sélection, et je compte bien revenir en tant que numéro1.

C’est vrai que vous n’avez pas été cités parmi les indésirables…Mais quels sentiments a-t-on quand on passe dans la pénombre de la sélection après avoir passé quatre années quasi-régulière dans le groupe ?

C’est une frustration, et un petit manque de respect pour moi, car pendant quatre ou cinq ans, il y a eu de bons résultats. Et cela, je ne le dis pas que pour moi. Ce fut le travail de tout un groupe. Je pense avoir participé à l’exposition médiatique des Ecureuils au niveau de la scène internationale. Je n’ai eu aucun dirigeant pour me dire ce qui se passait, à part Nobilo. J’ai appris certaines choses comme quoi certains gardiens sont numéro1 désormais. C’est bien pour la concurrence. Mais il faudrait avoir du respect pour les gens qui étaient là avant et ont fait des choses pour le Bénin. Il y a par exemple Mouri qui n’est pas appelé, comme plusieurs autres. Je ne comprends pas pourquoi. C’est vrai que moi, je ne suis pas banni. Je vais revenir.

Aujourd’hui on est à la fin d’une autre Can. Le Bénin avec quatre points en 2 matches peut s’attendre à une rude épreuve. Quelle analyse faites-vous de la situation ?

J’ai suivi le match du Burundi, mais pour celui du Rwanda je jouais un match en même temps. Je crois que face au Burundi, 1-1 à domicile, c’était une vraie contre-performance, surtout qu’il y a un an de cela, on battait le Ghana…J’ai eu les gars au téléphone et ils étaient très déçus, maintenant, ils ont su relever la tête contre le Rwanda.  Pour la suite, il faut se relancer sera de prendre au moins trois points contre la Côte d’Ivoire. J’espère que tout le monde sera là.

La Côte d’Ivoire en double confrontation dans un schéma où il faut être leader ou meilleur deuxième. Au-delà du patriotisme, pensez-vous que nous irons à cette Can ?

Je n’ai pas encore vu comment ça se passe surplace. Je ne peux pas répondre exactement. Avec l’équipe que je connais, les joueurs que je connais et leurs qualités, on peut rivaliser avec les ivoiriens, et leur faire peur. Sur le terrain, ce sera 11 contre 11. Tout est possible. C’est vrai qu’il faut qu’on mette les chances de notre côté et je ne suis pas sûr qu’aujourd’hui, tout est fait ou que toutes les chances sont réunies pour qu’on puisse avoir de meilleurs résultats. J’espère que tout le monde tirera vers le haut les Ecureuils, au niveau des dirigeants, des supporters et des joueurs.

Dix mois après la coupe des nations, avec le recul sur les événements passés, quel enseignements tirez-vous ?

Je ne sais pas trop…On étaient dans une bulle. On étaient dans notre compétition. C’est pour cela que je dis que j’ai été surpris par la décision de dissolution. Après, chacun dans son club est passé à autre chose. Après deux ou tris ans de continuité, tout le travail a été cassé. C’est dommage. Et cette situation n’est pas un manque de respect par rapport à ma personne, mais surtout par rapport à la façon de faire les choses, et la façon de communiquer. Et quand on m’annonce sur une liste que je suis sélectionné et que deux jours après, sans que personne ne m’informe, j’apprends par les médias que je ne suis plus retenu…je trouve que cela manque de respect. Ce n’est pas parce qu’on m’a enlevé, mais parce qu’on ne m’a pas prévenu.

Je ne sais pourquoi c’est comme cela. Si c’est de la précipitation ou un manque d’organisation, mais une fois encore, je ne peux  le dire. Je ne suis pas surplace, et quand j’y serai, on verra.

Réalisé par Aubay-Rolland ZOHOUN

Interview avec Claude Codjo Yenke ,coach des Requins

Claude Codjo Yenke ,
coach des Requins de l’Atlantique

“J’ai pas de pression, les supporters sont là pour critiquer quand ça ne vas pas et pour vous aduler quand ça marche je m’y connais. C’est leur droit à moi de faire le travail pour qu’on soit en harmonie. Au niveau des dirigeants personnes ne me gène dans mon travail”

A lire en intégralité et en  exclusivité sur bjfoot.com

Ligue 1 : Les Dragons au bord de la crise


Après un mois de compétition, les oranges et noirs de Porto-Novo sont derniers avec un point au compteur. Une mauvaise situation qui annonce une crise presqu’inévitable.

Géraud Viwami (coll.)

Le club phare de Porto-Novo traverse une période difficile. Le club est-il poursuivi par ses propres démons ? Après les problèmes extra-sportifs de la saison écoulée et le départ provoqué du Belge Daniel Claesen en pré-saison, les oranges et noirs débutent cette nouvelle saison la tête sous l’eau. En quatre matches joués, ils ont enregistré trois défaites et un  nul. Les Dragons sont la seule équipe qui n’a pas encore enregistré de victoire cette saison.

Des supporters perspicaces

Ils sont  donc lanterne rouge au grand désarroi des supporters, pourtant perspicaces. Souvenez-vous qu’en pré-saison, ils avaient sévèrement contesté le rôle de certains dirigeants et même de l’entraineur Daniel Claesen. Ils avaient été même jusqu’à arrêter le match  amical contre l’Aspac à Cotonou en août dernier, alors que l’équipe était menée 4-0 après 47  minutes de jeu. Aujourd’hui tout porte à croire qu’ils avaient raison.

Le technicien belge Daniel Claesen aussi a été perspicace en quittant le navire à tant. Pour ne pas porter la responsabilité d’un futur échec qui n’était pas sien.

On se demande alors où se situe le vrai problème. Au niveau  des dirigeants ?  De  l’entraineur ? Des joueurs ? En tout  cas, les deux derniers sont les seuls capables de réagir  pour l’instant.

Les joueurs dos au mur

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Akinsola Akinyélou, le coach de Dragons, est conscient de la situation. L’équipe est dans une position inconfortable, elle a besoin de  points. Elle ne manque pour autant de talent. Emmanuel Iyindé et ses partenaires sont dos au mur.