Ecureuils : déçu par l’amateurisme, Farnolle annonce son départ

Dans un entretien accordé à un quotidien local cette semaine, le gardien numéro un des Ecureuils  Fabien Farnolle a clairement évoqué sa retraite internationale à cause de l’environnement peu professionnelle autour de la sélection béninoise. Sans mâcher ses mots, le gardien de Yeni Malatyaspor, titulaire hier soir en coupe de Turquie contre Osmanlispor,  a  dit tout haut ce que  l’effectif de la sélection se disait en cachette.

 

Il n’est pas nouveau d’évoquer  l’amateurisme dans la gestion de la sélection béninoise, désormais ce sont les internationaux mêmes qui montent au créneau pour signifier leur ras-le-bol. International béninois depuis février 2013, il est désormais considéré comme un cadre des Ecureuils, numéro un incontesté Fabien Farnolle (32 ans, 17 capes)  s’est exprimé cette semaine dans la presse locale, via le quotidien  L’Evènement Précis, sans langue de bois sur son avenir en sélection béninoise. « Je suis fatigué de la lenteur des choses par rapport aux conditions de préparation des matches ; fatigué de courir un peu partout quand on est convoqué en sélection. D’ailleurs, je ne suis pas le seul. Quand nous venons en équipe nationale, c’est pour venir représenter le pays. On ne doit pas venir pour gérer en espérant qu’on aura deux maillots pour jouer, en espérant que nos primes seront payées, en espérant que nous allons avoir de vols directs, en espérant que ce n’est pas au dernier moment qu’on va nous prévenir, en espérant qu’on ne va pas courir derrière nos remboursements. C’est un peu dur. » a-t-il déclaré en substance. En difficulté en club où il est actuellement remplaçant, il  d’ailleurs aligné hier soir lors de la défaite 3-1 en coupe de Turquie contre Osmanlispor. L’ancien havrais reconnait que l’environnement des Ecureuils n’est pas propice  et qu’il a informé récemment les dirigeants de la fédération et du ministère de sa prise de distance par rapport à la sélection nationale après le match contre la Tanzanie récemment.

La lettre de Marseille.

Les déclarations de Fabien Farnolle sonnent comme un cri de désespoir au nom de tous les joueurs  internationaux béninois qui n’ont cessé de réclamer de meilleures conditions de travail autour de la sélection béninoise. Entre les plans de vols compliqués, les difficultés logistiques et organisationnelles  le cocon des Ecureuils n’inspire pas vraiment la sérénité. Selon nos informations et après confirmation de plusieurs internationaux contactés par nos soins, ces derniers ont transmis après le match amical d’octobre à Marseille contre le Gabon un courrier dans lequel ils ont fait une série de réclamations et de doléances aux autorités béninoises. Dans cette missive collective dont le contenu n’a pas été divulgué, on peut aisément deviner de quoi il s’agissait.

Farnolle en tête de vague ?  

Après Rudy Gestede qui a annoncé sa retraite internationale en aout dernier pour des raisons personnelles non connues jusqu’ici, Fabien Farnolle est le suivant  à prendre une décision forte vis-à-vis des Ecureuils. Selon nos informations, trois autres  internationaux béninois sont aussi en pleine réflexion par rapport à leur avenir sous le maillot des Ecureuils. De sources proches du capitaine Stéphane Sèssegnon ce dernier était absent au Congo en novembre dernier en guise de contestations parce que le courrier transmis un mois plutôt n’avait suscité aucune réaction de la part des dirigeants. Et si c’était le départ de Farnolle n’était que  le début de la vague.

Géraud Viwami

 

Transfert : Farnolle arrive en Turquie !

En fin de contrat avec Le Havre en Ligue 2 française, Fabien Farnolle (32 ans) va poursuivre sa carrière en première division turque. Le gardien international béninois va s’engager avec Yeni Malatyaspor promu cette saison. La durée du contrat n’a pas été précisée. En Normandie, il a joué 64  matches en deux saisons. Il sort d’une bonne saison où il a été nommé pour les trophées UNFP 2017 et désigné dans l’équipe type de Bein Sports.

Ce sera une troisième expérience en dehors de la France pour le gardien formé à Bordeaux qui était déjà passé par  Victoria Sétubal (Portugal) et Dinamo Bucarest (Roumanie).

Géraud Viwami.