Bruno Goudjo « Adoula » explique la lourde défaite d’Avrankou et dénonce l’absence de licences pour l’équipe des Panthères

 

En revenant sur le film de sa journée à Djougou, l’entraîneur d’Avrankou Omnisports dénonce le fait que le match se soit déroulé sans qu’aucune licence n’ait été présentée par l’équipe des Panthères. Il explique la défaite de son club par le fait qu’il a aligné son équipe B en préservant ses titulaires d’éventuels cartons jaunes.

« Vous n’êtes pas sans savoir que le championnat a un règlement intérieur qui exige que les clubs doivent avoir des licences pour leurs joueurs. Lors de la réunion technique, nous avons signifié aux responsables des Panthères que sans licences, on ne jouerait pas. Mon directeur sportif m’a calmé en me disant d’attendre 14h00.

Les heures passaient et après notre arrivée au stade puis l’échauffement, rien n’avait changé. A 16h05, nous sommes allés aux vestiaires pour constater auprès des arbitres que les Panthères n’ont pas de licences. Nous avons alors décidé de porter les réserves qui s’imposaient. Le commissaire au match et l’inspecteur ont signé. 

Nous avons ensuite appelé les dirigeants du club en les informant de la décision de ne pas jouer. Ils nous ont alors expliqué que si le match ne se tenait pas, nous aurions le public à dos et qu’il y aurait trop de dégâts. C’est alors que mon directeur sportif a décidé de faire jouer notre équipe. J’ai alors demandé qu’on consigne les insuffisances dans un document signé par les deux parties. Ce qui a été fait. Ceci porte à deux le nombre de documents signés avant le match. En fin de compte, j’ai décidé de composer une équipe remaniée afin de préserver les meilleurs d’éventuels cartons jaunes.»

Recueillis par Aubay

« Adoula », technicien prisé ou symbole de la guerre des clans

Bruno Goudjo "Adoula" à droite, a franchi un cap. Oké (à g) peut sourire...

Ligue1 – Bénin / Nouveau directeur sportif de l’Us Kraké

Bruno Goudjo « Adoula » est au cœur d’un transfert qui fera date dans la jeune expérience du football professionnel. Le nouveau directeur sportif de l’Us Kraké, désormais ex-coach d’Avrankou omnisports a été présenté à la presse en début de semaine.

Aubay

Augustin Ahouanvoébla et son club Avrankou Omnisports ont perdu leur coach. Bruno Goudjo « Adoula » a fini dans la première partie du classement la saison écoulée. Sa progression a fait la fierté de son président et des émules chez des entraîneurs locaux. Apparemment pas que : Magloire Oké, président de l’Us Kraké lui a signé un contrat intéressant en début de semaine. 450.000 fcfa par mois (contre 250.000fcfa à Avrankou) et une prime de signature de 500.000Fcfa pour 18 mois de contrat. On connaît ses revenus, ce qui est rare au Bénin. Ceci peut s’expliquer aussi par le contexte. La guerre des clans à la fédération. L’équilibre entre les membres s’effrite et rejaillit sur leurs clubs à travers les transferts. Celui de l’entraîneur d’Avrankou vers Kraké, de par la mise en scène organisée pour la presse a des allures plus politiques que techniques. Bien évidemment, et heureusement pour l’Us Kraké, Moussa Latoundji reste le coach et dans la hiérarchie, au-dessus du tout nouveau directeur sportif. Ce transfert dont les chiffres sont affichés, laisse donc beaucoup d’observateurs sceptiques. Quand on connaît le profil du jeune coach Adoula, on sait qu’il aime bouger et faire des choses. Il a envie de bien faire et de progresser. Il ne cache pas non plus ses ambitions. Un rôle dans l’ombre est difficilement compatible avec son profil. Car le banc de touche, quand on y prend goût, on n’a pas envie de s’en éloigner. A Kraké, il aura certes un salaire intéressant, mais il sera loin de la scène. Après ce gros coup frappé par Magloire Oké sur le marché, il va falloir penser à ne pas en faire un éléphant blanc. On se souvient du cas Jacques Roux, notre confrère nommé manager général la saison dernière et qui reste désormais peu visible dans les faits…

Aubay