Entretien : Bouraima « Glodjinon me disait qu’il allait arrêter le tir togolais suivant »

Trois jours après la qualification  des Ecureuils locaux face au Togo au premier tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique Kenya 2018, nous avons rencontré l’ailier de l’Aspac Abdel Bouraima (24 ans) qui nous raconte la folle journée de dimanche dernier.

L’après-match

C’était fou!  vu le scénario c’était presque inespéré.  On a savouré, on était libéré.  On a chanté dans le bus, on était content.

L’appel du Président Talon

Dans la célébration  le dimanche soir à l’hôtel, nous avions reçu la visite du ministre des sports, Oswald Homeky qui était en ligne avec le président Patrice Talon au téléphone.  Il a mis la conversation sur haut-parleur et le président nous a facilité et a promis mettre les moyens à notre disposition. C’était touchant et encourageant.

l’avant-match 

c’était un dimanche pluvieux. Le ciel était sombre depuis le matin. Puis il y a eu cette forte pluie juste avant le coup d’envoi qui a rendu la pelouse un peu difficile. Nous étions confiants et motivés et je pense que cela s’est remarqué dans notre début de match.

Ce n’est que le premier tour

Oui on en est conscient. On doit rapidement se concentrer d’ailleurs on reprend la préparation dès demain lundi.

Le Nigéria , un gros morceau

Un très gros même je dirai. Mais comme souvent plus l’adversaire est favori plus ça nous libèrent et nous motivent. Nous savons qu’ils seront athlétiquement prêts parce qu’ils sont en championnat. Mais nous voulons écrire l’histoire du Bénin et décrocher cette première qualification.

Votre tir au but manqué

C’était la catastrophe. Après mon dernier coup d’œil, je voulais prendre le gardien à contre-pied mais le dosage était trop fort malheureusement et ça passe au-dessus. Je ne veux même plus y penser (rires). J’étais abattu mais le gardien Steve Glodjinon était venu me réconforter et me disait qu’il allait arrêter le tir togolais suivant et il l’a fait. Ça m’a soulagé et j’ai commencé à y croire de nouveau. C’était trop fort émotionnellement. Je n’ai rien vécu de pareil dans ma carrière.

 Votre analyse de la double confrontation

Je dirai que le match aller était équilibré même si je pense qu’on aurait pu gagner si on avait pas manquer de concentration en début de seconde période. J’étais impliqué dans notre but. On s’en sort bien avec un nul à l’extérieur.  Ensuite sur le retour à domicile, on mène encore et on se fait rattraper. Même j’étais remplaçant je pense qu’on a fait une première période très aboutie. En seconde période on a encore baissé un peu du pied, il falloir qu’on y travaille dans les semaines à venir. En somme je pense qu’on aurait pu passer sans aller aux tirs aux buts avec un peu plus de concentration. Le Togo a une bonne pépinière aussi, c’était un bon adversaire. L’essentiel était de passer et c’est fait.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

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