Can 2017- Togo : Leroy « plus de chances d’être en quarts que de se qualifier pour la Can »

A la veille du match crucial qui opposera la RD Congo au Togo dans le groupe C demain soir à Port-Gentil, le sélectionneur des Eperviers s’est présenté en conférence de presse ce matin sans mâcher ses mots, il a évoqué l’enjeu du match de demain et le cas de son gardien Kossi Agassa.

 

Claude Leroy, coach du Togo

Sur l’enjeu

« je pense que c’est la dernière journée demain, c’est notre dernière chance. Ça ne dépend pas de beaucoup de paramètres. Si on gagne il y a qu’un cas de figure qui pourrait nous poser des problèmes c’est un match nul entre le Maroc et la Côte d’ivoire. Ce qui éliminerait la Côte d’ivoire et mettrait, le Maroc, nous en cas de victoire on aurait 4 points, la RD Congo aura 4 points aussi. On aura trois équipes à 4 points et dans ce cas là, le goal average ne nous sera pas favorable si nous gagnons le match  par un but d’écart par contre si nous gagnons le match par deux buts d’écart nous seront qualifiés. Il n’y a pas cinquante mille paramètres, il y a un seul. On peut penser qu’entre la Côte d’ivoire et le Maroc il y aura un vainqueur. Nous, on sait que la seule façon de nous qualifier c’est de gagner contre la RD Congo. Maintenant on sait que cette équipe de la qualité.  On a complètement décrypté cette équipe. Maintenant on était les petits de ce groupe. On a fait un très bon premier match. Beaucoup de bonnes choses dans le deuxième match avec des faits de jeu qui se sont retournés contre nous. Ce qu’on sait c’est qu’on a plus de chances statistiquement d’être en quarts de finale qu’on avait de chances de se qualifier à la Can»

Sur la forme du groupe

« La forme physique ou morale ? (rires). Je vous l’ai dit ce qui est arrivé à Kossi Agassa évidemment ça m’a beaucoup perturbé. Il est très déstabilisé psychologiquement. Et ça abîmé moralement toute l’équipe. Autrement en ce qui concerne les joueurs, on a fait notre vingt-sixième séance entraînement depuis le 1er janvier. Les gars ont été formidables avec un chef de clan qui n’a pas joué depuis plus de huit mois et qui a été exceptionnel dans le comportement. Physiquement on a vingt-trois joueurs opérationnels, on a bossé comme des fous et on est prêts à en débattre demain pour un troisième match. On sait qu’en face il y a une équipe énorme. »

Sur le Cas Agassa

« Au moment où je vous parle j’ai laissé l’entière  décision au joueur. Et pour être honnête, ça va  un tout petit peu mieux qu’il y a deux jours mais je pense qu’il est trop abîmé, trop ébranlé.  Adébayor c’est occupé de lui. Même sa maman a du mal à lui parler, tellement elle était stressée, paniquée par ce qui s’est passé. Donc on verra demain, la décision n’est pas prise mais je doute fort qu’il soit prêt à affronter un troisième match. C’est quelqu’un qui a une grande loyauté. C’est terrible pour un joueur qui a trente-huit-ans et qui a  donné vingt  ans de sa vie à l’équipe nationale. On parle des joueurs que ceci cela mais les joueurs souvent font des sacrifices énormes pour venir à la Can. Je vois les conflits que j’ai avec les clubs qui ne veulent pas les libérer. Quand on tout ce qu’il a donné à ce pays, il ne faut pas l’oublier en coupe d’Afrique et en coupe  du monde. C’est quand même énorme pour un pays comme le Togo. On peut comprendre que lui ne comprenne pas ce qu’il subit aujourd’hui. Je ne sais pas à cent pour cent aujourd’hui mais ça me parait très compliqué.

Kossi Agassa qui est complètement perturbé psychologiquement et l’équipe avec  ce qui s’est passé en ce qui le concerne au Togo. C’est un moment douloureux, la solidarité de l’équipe est telle qu’ on va retrouver des jours beaucoup plus calme et ne pas se laisser impressionner par quelques excités »*

De Port-Gentil , Géraud Viwami

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