Ecureuils : Et maintenant, on fait quoi ?


Après 2012, 2013 et 2015, les Ecureuils ont encore manqué le wagon de la Can 2017 une élimination qui suscite logiquement des interrogations. Quel avenir pour la sélection nationale ?

Changer de staff

Il est le premier responsable sportif de l’échec des Ecureuils, en 15 mois de service sur le banc il aura dirigé huit matches officiels et un match amical. Le bilan est flatteur mais trompeur quatre victoires, deux nuls et trois défaites. Parmi ces trois matches perdus deux étaient décisifs. En novembre 2015 les Ecureuils battus 2-0 à Ouaga par le Burkina Faso au deuxième tour des préliminaires du Mondial 2018 disaient adieu aux rêves de Russie après avoir gagné la manche aller 2-1 à Cotonou. Puis il y a la déconvenue de dimanche 4 septembre à Bamako. Au-delà du score 5-2, il y la manière et l’enjeu du match qui font qu’Oumar Tchomogo a raté une marche qui aurait pu faire lui un héros national. Hélas, Wabi Gomez est toujours le seul entraineur local à qualifier le Bénin pour une phase finale de Coupe d’ Afrique. Mais pourquoi Tchomogo doit lever le camp ?
Parce qu’il a montré ses limites de technicien sur la scène internationale. Parce qu’il a fait des choix très contestables comme replacer Jordan Adéoti arrière droit et laisser Nana Badarou, Paterne Counou , Richard Bakary, spécialistes du poste sur le carreau. Parce qu’il a en réalité très peu d’influence sur ses joueurs et qu’il n’a pas réussi à faire progresser d’un point de vue collectif. La réalité est là. L’expérience était belle et enrichissante pour lui mais cette génération d’internationaux béninois mérite un sélectionneur mieux qualifié et un staff qui apporte une plus-value. Tchomogo n’ayant au demeurant jamais encadré un club d’un certain niveau dans sa carrière d’entraîneur.

Que viser ?

La Can Cameroun 2019 est le prochain tournoi d’envergure que les Ecureuils peuvent viser. Mais il ne faut pas attendre la veille, les qualifications débuteront en mars 2017 et prendront fin en juin 2018. En effet, le Bénin a peu de temps pour s’apitoyer sur son sort et doit se remettre au travail. En saisissant l’opportunité de disputer les matches amicaux lors des prochaines journées Fifa. Le Bénin ayant toujours été sollicité, mais si gourmand en demande de cash que les portes se ferment désormais les une après les autres. Il y aura deux dates en octobre et novembre prochains avant le début des qualifications. Il faut se réveiller tôt pour ne pas retomber dans les mêmes travers. Dans le même temps, l’équipe nationale locale sera mise à contribution et servira de tremplin. D’abord avec le tournoi de l’Uemoa qui se jouera fin novembre à Lomé au Togo. Et les éliminatoires du CHAN Kenya 2018 qui se joueront entre juin et octobre 2017.

Avec quel groupe ?

La triste défaite de Bamako sonne comme la fin d’un cycle en sélection nationale, à l’image de celle de juin 2011, (6-2) à domicile contre la Cote d’ivoire avec Fortuné Glèlè sur le banc des Ecureuils. Ce soir là, Romuald Boco et Damien Chrysostome avaient tiré un trait sur leur parcours international. Quand on se projette sur la Can 2019 qui se jouera dans moins de trois ans certains joueurs pourraient paraître « limite » en termes de compétitivité vu leurs âges respectifs à moins de garder leur rythme en club. Les Ecureuils entrent clairement dans un nouveau cycle. Des rumeurs feraient état de ce que le capitaine Stéphane Sèssegnon (32 ans), Michael Poté (31 ans) et Fabien Farnolle (31 ans) songeraient à mettre un terme à leur carrière sous le maillot de la sélection nationale.
Une page va sûrement se tourner à partir des prochains regroupements et les nouveaux piliers des Ecureuils seront probablement, Khaled Adénon (30 ans), Frédéric Gounongbé (28 ans), Rudy Gestede (27 ans) et Jordan Adéoti (26 ans). Les semaines à venir nous édifieront.

Et relancer le foot local

Il restera à régler l’éternelle question de guéguerre entre les acteurs du football béninois parce que les compétitions locales en souffrent depuis 2011. Les championnats nationaux organisés depuis cinq ans au Bénin sont peu fiables et se déroulent toujours dans une atmosphère tendue. Le très volontaire ministre des sports, Oswald Homeky s’est porté médiateur afin de réunir les protagonistes. Au lieu de vouloir, réconcilier des acteurs profondément divisés depuis bientôt dix années, il serait plus judicieux de repenser à relancer notre foot local. Avec de meilleures structures pour organiser et suivre les championnats. Inviter les clubs à s’inscrire dans une politique sportive et économique afin de rentabiliser leurs investissements tout en ouvrant la porte aux sponsors. Favoriser et promouvoir, les compétitions de jeunes au sein de différentes ligues afin de garantir une production continue de la pépinière. Voila autant de mesures qui feraient encore plus de bien que des discussions sans fin entre personnes uniquement guidées par des intérêts.

Géraud Viwami

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