Ligue 1: Augustin Ahouanvoébla et le défi d’un champion crédible

 
 

 Le titre déjà promis à Ayéma, Us Kraké ou Tonnerres ?

 

 

Un championnat annoncé comme professionnel, un Renouveau du football souhaité et prôné, mais pas grand changement en somme, au vu des indices montrant des pressions sur les arbitres pour influencer le cours des matches…Le prochain champion sera-t-il crédible ?

 

 

Au fil des journées de championnat, dans les couloirs des clubs, on s’interroge sur le rôle des présidents de clubs à la fois membres du comité exécutif de la fédération, auprès des arbitres du championnat de Ligue1. Souvent en mission pour leurs « patrons », les arbitres n’hésitent pas à faire basculer certains matches. Certains présidents de clubs n’acceptent plus perdre à la régulière à domicile et usent de tous les moyens pour l’emporter. Le syndrome Jap (Jeunesse athlétique du Plateau basé à Pobè, Sud-est) est-il de retour ? Les observateurs s’inquiètent. En effet avant la saison 2012-2013, la JA Plateau, champion désigné par les membres influents de la Fbf d’alors, a effectivement remporté le titre avec des scores étriqués à chaque match avec des expulsions et des penaltys contre ses adversaires les plus forts. Au final, cette équipe montée de toutes pièces n’a même pas eu les moyens de postuler au tour préliminaire de la ligue des champions en 2014. Une honte pour le Bénin et son football. C’est ce que nous appelons le syndrome Jap. Un champion du Bénin très banal, et d’un niveau trop bas pour s’exporter donc. Voilà ce qui attend encore le championnat national si chacun essaye de jouer de sa position à la fédération pour manipuler les résultats à travers les arbitres. Si ces derniers, sous pression, font le jeu de certains membres du comité exécutif, ils discréditent peu à peu le championnat…et éloignent les potentiels sponsors.

 

 

Augustin Ahouanvoébla piégé ?
 

Sébastien Ajavon, qui avait 8 clubs à sa charge sur la ligne de départ, a réussi à démontrer à tout le monde que les meilleurs pouvaient gagner. Aspac, Kraké et Buffles étaient sur le podium 2009-2010 du championnat. Dans ce trio, seuls les Buffles lui appartenaient. Et pourtant ces derniers disputaient la finale du championnat dans face à l’Aspac à domicile, lors de la dernière journée. 400 forces de l’ordre mobilisées et un arbitrage irréprochable pour un match nul 0-0 sacrant l’Aspac champion du Bénin. Dans le même temps, son club de cœur, les Requins sur lesquels il investissait le plus n’étaient même pas sur le podium ! Dans la même veine, cette saison, Avrankou Omnisports, club du président de la Fédération ne semble pas bénéficié d’un soutien flagrant des arbitres.
 

Début février, le club et ses supporters s’en sont pris aux arbitres. Le stade est suspendu pour six matches. Les événements déplorables d’Avrankou comportent un point positif, en cela qu’ils donnent la preuve que le président de la fédération est loin de la folie manipulatrice des arbitres dont usent ses pairs élus au comité exécutif. Autour d’Augustin Ahouanvoébla, on a plusieurs présidents de clubs qui comptent bien s’adjuger le titre de champion ou bien figurer au classement en utilisant leurs positions au sein du comité exécutif.
 

Le président de la Fbf devra maintenant jouer des coudes pour ne pas se faire piéger par son entourage afin d’offrir au Bénin un champion crédible ayant les moyens de défier l’Afrique et d’intéresser les sponsors.
 

Aubay

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