Football : Faut-il attendre le Tas pour jouer au ballon ?

 

Le ministre des sports avait déploré le fait que deux championnats allaient cohabiter, anticipant sur les risques de troubles dans es stades appartenant à 80% à l’Etat. Depuis, tout se passe comme si le monde du football attendait le tribunal arbitral du sport pour reprendre des activités normales. A votre avis, quel est le lien entre ce tribunal basé à Lausanne et les championnats béninois de football ?

Aubay

Les stades sont vides et la fin du tournoi des institutions, une semaine après la finale de la coupe de l’indépendance viennent rappeler que pendant bien de semaines encore, il n’y aura pas de football près de chez nous. Le constat est amer et nous interpelle tous. Le ministère des sports, si prompt à prendre les choses en mains quand il s’agit de la sélection nationale ne pourrait-il pas étudier de plus près la question de la reprise du championnat national de football ? Nombre d’observateurs se posent la question, et nous aussi. L’inquiétude se situe au niveau de nos jeunes joueurs qui restent sans activité au moment où la patrie a besoin d’eux pour 5 matches de la sélection nationale en moins de deux mois. A votre avis, où Edmé Codjo va-t-il voir évoluer les Ecureuils qu’il sélectionnera pour l’expédition burundaise et la dernière journée des éliminatoires face au Rwanda ? Nulle part. C’est évident et bien frustrant. Pour le technicien de haut niveau qu’il est, faire une sélection de joueurs en compétition reste problématique, alors, que dire quand les joueurs sont chez eux ? Ou au mieux, quand ils sont juste 3 clubs sur 14 à s’entraîner ? C’est là tout le paradoxe de la « révolution des espoirs » espérée par nous tous après la débâcle des seniors.

Alors, qu’est-ce qui peut empêcher un Etat souverain de faire organiser un championnat, malgré une crise de sa fédération ? Rien à notre avis. Si le ministère des sports a pu mener à bien la coupe de l’indépendance malgré l’emprisonnement du président de la fédération, c’est qu’un championnat reste possible avec comme appui, une institution comme la Ligue du football professionnel. Ceci peut se faire, car le ministère s’est bien basé sur la fédération de 3 membres reconnus, pour organiser des matches de la coupe de l’indépendance. Pourquoi ne pas redonner la confiance de l’Etat à une institution comme la ligue du football professionnel, pour organiser les activités pour lesquelles elle a été créée ? Voilà encore une question de plus qui nous amène à nous demander si la procédure devant le tribunal arbitral du sport doit nous empêcher de jouer au ballon tout simplement. Même si tout le monde ne porte pas cette Ligue dans son cœur (la fédération d’Anjorin non plus ne fait pas la majorité), il va falloir reprendre les activités. Car le Tas peut encore repousser sa décision comme c’est le cas depuis juillet.

 

 

Auteur : Rolland

journaliste sportif...

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