Encadrement technique des Ecureuils : Denis Goavec, éléphant blanc ou officier de réserve ?

 

(Modeste Kérékou devra clarifier la situation)

 

Deux fois Modeste Kérékou a pris ses responsabilités en déclarant que le sélectionneur était Denis Goavec. Mais quand est venu le match, le moment crucial où le sélectionneur a son sens, rien.

Aubay

Soit on vire Goavec et on en parle plus, ou alors on le remet face en scelle pour bosser tranquillement. C’est l’image de l’ex-capitaine Oumar Tchomogo debout sur la main courante avec derrière lui, assis la plupart du temps du match, Fortuné Glèlè qui revient à l’esprit des observateurs. Le flou entretenu est grand. Et cela ne fait pas sérieux et donne l’impression que l’équipe nationale est une épicerie sans patron. Et pourtant, Goavec est toujours sous contrat.

Dans deux mois exactement, les Ecureuils seront en stage, expatriés comme locaux, pour préparer le match face à la Côte d’Ivoire, une manche retour qui déterminera leur qualification ou non pour la Can 2012. Mais avant ce dernier stage, c’est au moins deux stages qui devront être programmés afin de permettre aux Ecureuils évoluant au Bénin d’être au niveau et de compléter valablement le groupe des professionnels expatriés.

Avant le match aller du dimanche 27 mars face à la Côte d’Ivoire, on a observé que Fortuné Glèlè soutenu par Moucharafou Anjorin n’a pas organisé un seul stage de préparation. Les raisons de notre défaite à Abidjan sont à aller chercher de ce côté-là aussi.

Mais pour pouvoir faire un planning sur 2 mois, il faut avoir un sélectionneur régulier et cela n’est pas encore le cas. Sur ce plan, le Bénin n’est pas encore sorti de l’auberge.

Match Côte d’Ivoire – : Beaucoup de millions dépensés, mais pas de match à la télé

 

1630 ecu finance

L’argent public n’a pas servi à diffuser le match sur la télévision nationale. Selon des sources proches de la télévision nationale, le « Ghana broadcasting corporation » qui produisait le signal du match a exigé des droits Tv. Ce qui est normal. Mais ce qui n’a pas été prévu au ministère des sports par ceux qui ont fait le budget du match.

Aubay

Ils ont oublié que le contribuable béninois avait droit au match et que les quelques millions exigés ne devraient pas constituer une barrière…Avec un abonnement de 40.000 francs Cfa et une mise mensuelle de 2.500f, on a accès à la télévision nationale ivoirienne (Rti). Alors pourquoi a-t-on privé les béninois de match pour quelques millions de droits de diffusion ? Ils ont payé des impôts pour que des personnes aient le droit et le privilège de dormir dans un hôtel 5 étoiles et de se sucrer à Accra. Mais pourquoi n’ont-ils pas vu jusqu’à mardi, le match en intégralité ? La raison n’est pas technique, mais donc financière. Les citoyens béninois les plus nantis ont pu voir la rencontre. Pour le grand nombre, ce fut la grande désillusion. Pour une fois que les Ecureuils marquaient avant les Eléphants, pour une fois que durant 32 minutes on pouvait (pour nous qui étions à Accra) savourer une avance béninoise, la majorité des béninois ont été écartés de ce moment de fierté.

Pourtant, le trésor public n’a pas lésiné sur les moyens. Et depuis, comme d’habitude, rien. Pas un point de presse, un communiqué ne viendra nous éclairer et nous expliquer quoi que ce soit. Le flou arrange bien plus de gens dans le système « Ecureuil ». Evidemment, personne ne sait pourquoi le match n’a pas été diffué. Et puis, finalement, qui s’occupe de savoir combien ce match a coûté et comment les fonds ont été dépensés ? Dans les couloirs du ministère des sports, on chuchote que pour la Coupe d’Afrique Angola 2010, il reste 800 millions à justifier.

Pour Accra, le premier chiffre avancé par plusieurs sources, est 244 millions. Le ministre des sports ayant refusé une semaine avant le match à Accra de révéler le montant des fonds débloqués pour l’expédition, on ne saura peut-être jamais ce qu’il en soit. L’opération a été menée avec des couacs. « Aucune œuvre humaine n’est parfaite ». Expression favorite des partisans de moindre effort qui se cache derrière cette expression pour justifier les défauts d’organisation ou encore le manque de sérieux dans la gestion de la chose publique.

Les fonds publics débloqués ont servi à acheter des billets d’avion pour des joueurs malades et convalescents. C’est l’argent du contribuable béninois que nous sommes chacun et tous, et non l’argent d’un groupe de personnes ou d’une administration quelconque.

La banalisation des événements les plus importants nous amènent à nous faire surprendre par les célébrations du 1er août. Le contrôle citoyen étant quasiment nul, on se demande parfois à quoi servent les fonds publics dans des domaines comme le sport. Pas certainement à offrir au citoyen des moments de joie, mais à sucrer les plus habiles. C’est bien dommage.

Aubay

Ecureuils face à la Côte d’Ivoire : Ce qui a manqué

 Quand on perd, on doit éviter d’être fataliste. Analyser froidement la défaite permet de mieux comprendre et d’avancer. Ceci n’est pas le rôle des dirigeants, car trop politiques, encore moins celui des coaches, trop souvent braqués contre les analyses.

A Accra, les Ecureuils ont donné l’impression de défendre un match nul après avoir pris l’avantage et concédé l’égalisation face à la Côte d’Ivoire. Le score 2-1 est flatteur pour le Bénin qui n’aura pas eu la moitié des occasions ivoiriennes. Les Ecureuils dans ce match avaient de quoi prendre le dessus ou jouer le nul.

La préparation : guerre de listes, joueurs absents

Entre la guerre des listes, les conciliabules et les crocs-en-jambes, le Bénin a pris tout le temps pour jouer dans les couloirs du ministère un match qu’il fallait préparer sur le terrain. Mardi 22 mars à quelques jours du match, Denis Goavec le sélectionneur sous contrat et Fortuné Glèlè, officiellement adjoint étaient encore devant le ministre Modeste Kérékou pour s’entendre sur la liste à établir. Soutenu par des cadres du ministère, Moucharafou Anjorin parvient à contraindre le ministre à choisir Glèlè. Le passage en force est réussi, mais les jours ont passé et Goavec avait pourtant anticipé en débutant deux semaines avant le match, un stage avec les locaux laissés sans compétition en raison de la trêve imposée par la crise.

Le groupe n’a été au complet que jeudi, le sélectionneur adjoint attendant encore Omotoyossi et Louté qui manquaient à l’appel et qui n’arriveront jamais. Dans ce groupe, certaines présences sont injustifiées et surtout politiques. Celle de Mouri Ogunbiyi, convalescent en club et arrivé malade est surprenante. Le plus incisif des Ecureuils de ces 10 dernières années est resté spectateur, et bien utile. Sa place aurait pu servir à quelqu’un d’autre.

Les locaux convoqués ne sont pas les meilleurs

Daniel Lanignan, Seidou Barazé, Kenneth Odilo et Arnaud Séka ne sont pas chacun à leurs postes, les meilleurs du pays. Les raisons de leur présence sont à aller chercher ailleurs que dans la conception technique de la liste. Ces joueurs ont cessé depuis deux mois toute compétition. A ceux-ci s’ajoutent Mohamed Aoudou qui a pris de l’étoffe jusqu’en 2010 (deux buts miracles face au Mali et le Ghana en 2009) avant de commencer à replonger depuis son retour au pays. Et Fousséni Lazadi, un des meilleurs latéraux du pays, mais qui depuis 6 semaines n’a pas joué de match. Comment comprendre alors que ces joueurs-là aient été choisis au profit d’autres ? La crise. La scission du football béninois et la cristallisation des positions a vu Fortuné Glèlè choisir des seconds couteaux. Le coach snobe ainsi Salomon Junior, défenseur international régulier en sélection depuis 3 ans, titulaire à l’Aspac et qui une semaine avant ce match face à la Côte d’Ivoire était en Tunisie face à l’Espérance. Les cas de William Dassagaté meneur de jeu de l’Aspac en Tunisie en ligue des champions et encore de Fadel Suanon, actuel meilleur buteur du championnat sont édifiants. Si Lanignan sélectionnable, c’est que Suanon l’est 3 fois ! Mais au-delà de la liste, ce sont les choix tactiques de Fortuné Glèlè qui ont surpris.

Boco-dépendance, cas Adénon, Johnson et Lazadi

Coaching hésitant et minimaliste

C’est l’image de Fortuné Glèlè en train d’échanger avec Khaled Adénon abords de la surface de réparation la veille du match qui me vient à l’esprit. J’aurais tant donné pour connaître ce secret de vestiaires ! Le sort du match et donc la défaite des Ecureuils ont pu se jouer en ce moment-là.

 Pour tout comprendre, il faut remonter à plusieurs années. Khaled Adénon lors de ces débuts avec l’équipe première de l’Asec jouait en position de latéral droit. Depuis, il a grandi et pris son poste dans l’axe. En sélection, il y a toujours joué. Mais seulement voilà, dans le football les sacrifices sont légion. Fortuné Glèlè a manqué de poigne, il a hésité à s’affirmer en tant que patron de l’équipe en laissant aux joueurs le luxe de croire qu’ils pouvaient s’imposer à lui. Adénon devait débuter ce match comme latéral droit, Reda Johnson s’occupant du match sur Drogba. Cela aurait changé la configuration de notre défense. Lazadi étant trop juste et en manque de compétition pour être exposé à ce niveau-là. Glèlè a eu raison de lui dire qu’il ne lui reprochait pas grand-chose !

4-4-2 : Un échec

En attaque, le Bénin a joué avec deux joueurs en pointe. Depuis 5 ans, je n’ai pas vu ça ! On a perdu en récupération ce qu’on espérait gagner en attaque. C’est un échec. Poté était transparent, et Aoudou trop léger physiquement. Résultat des courses, ils totalisent à eux deux, 2 tirs dans le match. C’est une honte. Fortuné Glèlè aurait gagné à densifier son milieu de terrain, i à faire jouer Sessègnon en électron libre comme meneur de jeu. Nos contre-attaque auraient dangereux et notre défense ainsi soutenue par 5 milieux au lieu de 4 allait souffler. C’est une question de repère, les joueurs étant moins habitués à jouer avec deux avants-centre. Cette paire ayant eu du mal à se coordonner. Même lors de la mise en place tactique, les deux n’étaient pas dans cette configuration.

On ne saurait vider ce bilan technique sans parler de Bemenou. Il a eu sa chance sur un plateau, car ses parrains ont su évincer Djidonou, Alla et encore Allagbé. Il a su se faire respecter, même si l’essentiel était de ne pas encaisser. Difficile face à Drogba. Enfin, il lui faut de la concurrence pour qu’il s’impose en toute clarté. Et quand je parle de concurrence, je pense à mieux que Kenneth Odilo !

Aubay

Côte d’Ivoire – Bénin : Glèlè a manqué de poigne

 

La défense à quatre (Adénon à droite, chrysostome et reda dans l’axe et imorou à droite) qui a évolué en fin de match était la meilleure possible à aligner pour ce match. Mais le coach a juste oublié qu’il était le seul patron et qu’il se devait de se surprendre et de nous surprendre. la preuve de cet oubli est le choix porté sur lazadi, le jeune défenseur qui en manque de compétition était plus exposé que poromu dans ce genre de match. Le Bénin a encaissé par deux fois sur le même côté. Lazadi était sirti après le premier but; Sur le deuxième, c’est Adénon qui s’oublie, parce que n’ayant pas intégré les paramètres du poste dans son schéma de jeu. Il a été offensif au moment où il fallait rester concentré.

C’est dommage que le coach n’ait fait ce choix qu’après les deux buts. Mais bon, jouer congtre la Libye en amical et affronter la Côte d’Ivoire en match officiel, ce n’est pas pareil.

Côte d’Ivoire – Bénin 2-1 : Glèlè : « des individualités et du talent en face »

 

« Nous savions qu’en face il y avait beaucoup d’individualités et du talent. On a essayé de motiver les enfants à faire des efforts, ce qui a payé.

On a beaucoup couru. Les inattentions ne font pas bon ménage avec les individualités qu’il y avaient en face».

En seconde période, On a eu des joueurs qui débutaient à ce niveau. On a essayé d’avoir quelques balles de contre, mais on n’a pas su les exploiter. »

Côte d’Ivoire – Bénin 2-1 : Kalou « On a bien réagi »

 

« On a fait une très grande deuxième mi-temps. On a bien réagi. On a pris les 3 points et ça nous fait du bien.

On a prouvé qu’on a une équipe.

Les gens au pays peuvent prendre exemple sur nous, car nous portons haut les couleurs nationales. Chacun en Côte d’Ivoire peut prendre exemple sur nous. »

Côte d’Ivoire – Bénin 2-1/ Sessègnon : « Pour la qualification, il reste trois matches et rien n’est perdu »

« On a fait une bonne première mi-temps. On savait que si l’équipe ivoirienne revenait au score on allait souffrir.

On n’est pas satisfait. Certains joueurs qui débutaient à ce niveau ont essayé.

Pour la qualification, il reste trois matches et rien n’est perdu. On sait que ça va être difficile.

On vise l’une des 3 places de meilleurs deuxièmes et le peuple béninois mériterait bien de revivre une nouvelle Can ».

Côte d’Ivoire – Bénin, Coach Glèlè et Sessègnon parlent du match

 

Glèlè et Sessègnon parlent pour la paix en Côte d’Ivoire avant de parler du match.

Par Aubay

 Glèlè :

« Nous savions qu’en face il y avait beaucoup d’individualités et du talent. On a essayé de motiver les enfants à faire des efforts, ce qui a payé.

On a beaucoup couru. Les inattentions ne font pas bon ménage avec les individualités qu’il y avaient en face».

En seconde période, On a eu des joueurs qui débutaient à ce niveau. On a essayé d’avoir quelques balles de contre, mais on n’a pas su les exploiter. »

Sessègnon : « Pour la qualification, il reste trois matches et rien n’est perdu »

« On a fait une bonne première mi-temps. On savait que si l’équipe ivoirienne revenait au score on allait souffrir.

On n’est pas satisfait. Certains joueurs qui débutaient à ce niveau ont essayé.

Pour la qualification, il reste trois matches et rien n’est perdu. On sait que ça va être difficile.

On vise l’une des 3 places de meilleurs deuxièmes et le peuple béninois mériterait bien de revivre une nouvelle Can ».

Kalou « On a bien réagi »

« On a fait une très grande deuxième mi-temps. On a bien réagi. On a pris les 3 points et ça nous fait du bien.

On a prouvé qu’on a une équipe.

Les gens au pays peuvent prendre exemple sur nous, car nous portons haut les couleurs nationales. Chacun en Côte d’Ivoire peut prendre exemple sur nous. »

Depuis Accra, Aubay

Eliminatoires Can 2012 / Côte – d’Ivoire – Bénin : Drogba qui cloue le Bénin 2-1

 

(Seidah a bousculé les Eléphants)

 

20 mille spectateurs environs étaient au stade Ohene Djan d’Accra. La plupart ivoiriens, et pour le reste, des ghanéens et évidemment des béninois. Les surprises étaient attendues. La première est Lazadi Fousséni, côté béninois. La deuxième est la frappe de Seidah Tchomogo. Au finish, c’est Drogba qui frappe deux fois et cloue le Bénin. 2-1.

Depuis Accra, Aubay

 

Temps forts

1ere minute 

Le Bénin engage la partie avec Ahouéya qui s’impose devant Drogba. 17 secondes après les Eléphants avaient le ballon. Longue balle pour Drogba qui part dans le dos, réussit son contrôle, mais se fait rattraper par Chrysostome. Les ivoiriens jouent longs. La première fois qu’ils jouent court, c’est Gervinho qui accélère et est fauché par Sessègnon.  Drogba frappe à côté (2e).

3e minute

Poté accélère et crée la faute pour un coup franc de Sessègnon à droite. Celui-ci décale Ahouéya qui place le plat du pied, contré ! Sessègnon à nouveau centre et Kobéna seul devant le gardien met au-dessus !

8e minute

Cela fait situations dangereuses pour le Bénin. Quelques imprécisions côté ivoirien, preuve que la machine n’est pas parfaite ! Mais c’est une illusion ! Ndri sert Drogba en profondeur, Bemenou sort, mais Kalou en une touche, c’est au fond, mais refusé ! 8e

Le Bénin presse très haut, c’est certainement du bluff, mais ce n’est pas forcément le bon moyen, car on s’expose aux longs ballons. 10e

 

13e minute 1-0

Seidah Tchomogo des 25 mètres allume la mèche et Yeboah se troue ! 1-0 pour le Bénin !

Lazadi après ce corner tente de partir, mais il est trop excentré et met en touche.

Gervinho efface Imorou et accélère, Ahouéya tacle en corner 17e ; Adénon sort sur Eboué avec un tacle, c’est un coup franc.  Su1r Bemenou qui capte.

28e minute

Tiéné centre sur Drogba qui place une tête sous la menace de Khaled Adénon.

Chrysostome surpris par ce décalage à droite s’affole et se jette. Carton jaune et coup franc pour Drogba. Bemenou a semblé touché, pas l’avis de l’arbitre.

 

30e minute

Sessègnon fait du show et affole Tioté et Demel, c’est mis en touche par ce dernier finalement.

Seidah tente une frappe du gauche, mais ça ne part pas !

Kalou efface 3 béninois et sert Drogba, mais le ballon n’arrive pas ! 32e

34e minute

Drogba sert cette fois-ci Kalou qui hérite d’une passe de Chrysostome, mais l’arbitre estime qu’il y a hors jeu. 34e

Drogba efface Imorou et sert au 2nd poteau Kalou qui se rate à deux pas des buts béninois…35e

 

38e minute

Sur ce coup franc, Demel place la tête sur Bemenou bien en place !

Lazadi efface Gervinho pour le plaisir. Ce dernier va lui rendre la monnaie de sa pièce et obtient un corner grâce à Ahouéya.

Corner ivoirien, tête de Drogba, repoussée par la défense

Bemenou sans difficulté capte face à Drogba qui avait frappé des 25 mètres.

45e minute : Egalisation de Drogba 1-1

Gervinho à nouveau passe à droite et centre. Sessègnon dégage et sauve les buts béninois ! 44e

Gervinho mystifie le côté droit béninois et sert Drogba qui d’une feinte de corps efface Chrysostome, un peu à la rue sur cette action. La frappe au second poteau est imparable 45e. 1-1

Bemenou était aussi distrait.

Deuxième mi temps : Drogba frappe encore, Demel expulsé

Drogba a signé son retour, la Côte d’Ivoire se porte mieux. Poté et Aoudou négocient le maillot de Drogba.

Lazadi sort Koukou entre, Ahouéya glisse latéral droit.46e Kobéna sort Daniel Lanignan entre.

Keita entre, Eboué sort 46e

48e minute

Centre de Tiéné, Adénon repousse sur Drogba qui accélère à droite, Ahouéya fait faute. Coup franc. Kader Keita joue, c’est juste au-dessus.48e

Les béninois font en ce début de mi-temps le pressing bas, contrairement au début de match. Ils vont donc jouer en contre-attaque.

 

52e minute

Sessègnon essaye de remonter le ballon qu’il récupère trop bas. C’est une faute, mais le Bénin perd vite le ballon.

Chrysostome a compris la leçon et prend le ballon à Drogba qui avait essayé à nouveau une feinte de corps.

Tioté, carton jaune 54e

56e minute

Keita humilie Lanignan puis Koukou qui tente mêlme un placage ! 56e La faute qui suit donne un coup franc pour les elaphants. C’est une reprise de volée de Keita qui marque, mais hors-jeu ! 57e

Devant  Drogba, Bemenou sauve sa défense centrale à la rue qui espérait un hors-jeu…l’action est chaude, mais Gervinho n’y arrive pas 58e

Bemenou, le carton jaune tout bête pour le « gagneur de temps »…

Gervinho tire entre les jambes de Bemenou qui bloque, c’est en corner 64e.

67e minute

Chrysostome fait un cadeau à Kalou qui sert Drogba qui remise à nouveau, Bemenou passe sous la pichnette, mais est sauvé par Chrysostome qui corrige son erreur. 67e

Reda Johnson entre, Aoudou sort 68e minute, Adénon passe latéral droit. ?

70e minute revoilà le transparent Poté qui tente de prendre de vitesse Zokora qui le reprend.

La défense béninoise se remonte bien et piège l’attaque ivoirienne avec le hors-jeu.

Kalou fixe Ahouéya et frappe sur Bemenou qui est surpris et repousse, Ahouéya va récupérer le ballon.

75e minute

75e Poté se laisse tomber, les ivoiriens récupèrent, Adénon était en position d’ailier, son côté est vide, Keita l’y a remplacé, il fixe Chrysostome et centre pour Drogba qui place sa tête et marque.

 

77e minute : Lanignan enfin quelque chose de bien

 77e Lanignan va réagir pour le Bénin, il frappe, mais c’est contré ! Corner pour le Bénin, Sessègnon tire dans les bras de Yeboah. Enfin une offensive béninois en cette période.

Lanignan est bien vu par Koukou qui se rend enfin utile, mais c’est hors-jeu…

79e Les Eléphants réduits à 10

79e Demel perd du temps et écope d’un carton jaune, il devrait être remplacé, il est exclu !

Adénon décalé par Sessègnon centre vers Ahouéya, mais Gohouri est là et relance grâce à cette tête. 83e.

85e Koukou rate une occase en or !

85e Koukou n’est pas Seidah Tchomogo, et pourtant Sessègnon avait fait le boulot et mis le ballon en bonne position dans les 20 mètres. La frappe est à côté. Dommage.

87e Décalé par Seidah Tchomogo, Adénon centre, mais c’est pour Yeboah.

Adénon une fois monté a laissé la place aux ivoiriens qui attaquent, mais Gervinho manque de précision.

89e Keita va fixer un défenseur béninois et obtenir le coup franc. Les ivoiriens traînent les pas et gagnent du temps.

4 minutes de temps additionnel

92e Drogba humilié par Chrysostome se jette pour mettre en touche.

93e Tioté met 4 béninois en échec, efface Chrysostome, mais tire à côté !

Feuille de match

Stade : Ohene Djan, accra

Côte – Ivoire / Bénin 2-1 – 3e journée des qualifications Can Gabon – Guinée Eq 2012

 

Bénin : Bemenou (Cj) ; Lazadi (Koukou 46e), Adénon, Chrysostome (Cj), Imorou ; Ahouéya, Seidah tchomogo ; Sessègnon, Kobéna (Lanignan 46e) ; Poté ; Aoudou (Reda Johnson).

 non utilisés : Arnaud séka, Mouri Ogunbiyi; Odilo; Seydou Barazé;

Côte d’Ivoire : Yeboah ; Demel (Cj), Gohouri, Zokora ; Tioté, Eboué (Coulibaly 46e), Ndri (Keita 46e) ; Gervinho, Kalou, Drogba.

Menace de boycott sur la reprise du championnat : Des clubs et arbitres sous le coup de sanctions

requins et mogas espèrent reprendre la compétition

« La crise qui secoue la Fbf dans les couloirs du pouvoir n’est pas de nature à empêcher que le football continue sur le terrain. » Cette déclaration d’un haut responsable du football béninois n’est peut-être pas partagée par tout le monde…

 

Aubay

 

Entre règlement de comptes sur fond de crise, des dirigeants de clubs entendent instrumentaliser la Ligue1. Et pourtant, on a du mal à comprendre pourquoi. Selon les uns, les textes de la Fbf n’empêchent pas la ligue de fonctionner normalement, malgré la démission du président Ajavon, un comité de gestion est en place et fonctionne correctement. Utiliser le championnat comme arme reste un exercice à haut risques pour ces derniers.

La semaine écoulée, sur le plateau de Golfe Tv Ignace Yètchénou, chargé de communication de Tonnerres Fc, actuel leader de la Ligue1 a clairement dit que son équipe serait présente à la reprise. Même si le président Valère Glèlè de Tonnerres Fc s’est rangé pour le moment du côté du clan Anjorin-Didavi. Certaines sources feraient le lien facilement entre les dirigeants de la Jeunesse athlétique du plateau (appartenant au clan Didavi), leur appartenance au clan Anjorin et une possible fronde. D’autres citent pêle-mêle tous les clubs dont les dirigeants se retrouvent dans le bureau non-reconnu mis sur pied par le président Anjorin.

D’une part du côté de la ligue, on s’en tient aux engagements pris et aux textes. « Légitimement, les clubs bénéficient de subventions de la ligue et de ses sponsors. Ceci les oblige à produire le spectacle attendu», confie une source anonyme. D’autre part, la comparaison ne saurait être faite avec les championnats organisés les années précédentes par la fédération, sans réelle subvention apportée aux clubs.

Enfin, et on pourrait commencer par là, les textes de la ligue sont formels : en cas de forfait, le club risque une relégation automatique en division amateur.

Entre les textes et la politique, que choisiront les clubs et leurs présidents ? Entre le jeu et les intérêts de couloirs dans la crise, le cœur a tant balancé que même la raison semble balancer. Et pourtant, il va falloir jouer, car pour l’instant, personne ne sait quelle issue aura la crise. Les cas d’Asos, Unb et Energie laissés en rade après les élections à la Fbf en août 2009 sont là pour nous édifier.

Encadré

7 arbitres et 14 assistants : La lourde responsabilité de relancer la machine

Selon la procédure habituelle, le tirage au sort des arbitres des 7 matches du week-end prochain a effectué au siège de la Fbf hier mardi. Il reste maintenant à la fédération à transmettre cette liste à la ligue afin qu’elle procède au paiement des divers frais de mission. En général, selon nos sources, la transmission de la liste est attendue au plus tard demain jeudi.

« Ces 21 juges centraux et assistants, quelque soit leur provenance ont le droit et le devoir d’assurer une reprise effective du championnat » signifie un président de club qui prône la neutralité dans la crise. Ceci afin de démontrer, selon la plupart des acteurs, que la crise qui secoue le football n’a pas atteint le rectangle vert. Du côté des textes, les arbitres qui n’honoreront pas leurs engagements risquent de fortes sanctions. Voici les noms des arbitres et assistants de la 14e journée.

Matches et arbitres de la 14e journée

Tonnerres – Mogas / Arbitre : Koolé Germain ; Assistants : Viagninon Corneille – Aitchémon Cosme

Dynamo – Panthères : Sitou Rafiatou ; Zountchémé Jacques & Louis Sonia

Cifas – Kraké : Bada Edgard ; Houdanvi Tomabé  & Salifou Noussirath

Mambas – Buffles : Dégboé Joseph ; Djidonou Junior & Gérard Daoude

Requins – JAP : Zodéhougan Marius ; Bello Razack & Bonou Martial

Avrankou – Aspac : Igué Brice ; Attoyo Hilaire & Houloumè Gabin

Dragons – Soleil : Egounleti Martin ; Kouton Narcisse & Ogoudédji Sylvain

Martin Adjagodo : « La Fifa n’a pas validé les observations faites par le président Anjorin»

 

Dans la 3e semaine de crise, l’interview de Martin Adjagodo, ancien président de la fédération, vient comme pour clarifier les rôles. Entre Ajavon, Anjorin, le ministère des sports et les différents acteurs du football, chacun est remis à sa place.

 

 

Il y a  quelques jours maintenant, vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a une crise au sein du comité exécutif de la fédération béninoise de football, vous devez avoir votre réflexion sur cette situation. D’abord est-ce que cette situation vous surprend ?

Martin Adjagodo : Honnêtement, non. Je n’ai pas peur de dire la vérité, vous le savez, et je suis gêné de quelque chose, on n’a pas besoin d’en arriver là. Cette crise pouvait être épargnée dans la mesure où le Bénin n’est pas  encore une nation au sommet du  football  donc logiquement il n’ya pas encore de points de bataille. Si nous avons des compétitions, nous avons des enjeux auxquels on participe, voilà des points de batailles au sein de la structure d’organisation.

 

Aujourd’hui, la crise est là, certainement que vous l’aviez prédit ?

Je l’ai prédit, mais ceux mêmes pour qui je l’ai prédit ont mal pris ça, je veux parler du président Ajavon que je respecte beaucoup. Il n’avait pas compris le sens de mon message quand je le lui disais il y a un an ; il n’a pas vu tous les aspects. Aujourd’hui, il a vraiment mal, il en souffre.

Vous avez été président, vous avez vécu avec ces personnes avec qui il se trouve, rafraîchissez-nous un peu la mémoire. Est-ce que vous pensez qu’Ajavon a de sérieuses raisons de quitter les affaires en ce moment ?

Vous voulez ma confirmation, mais je n’étais pas dans ce milieu, je ne suis plus dans ce milieu, je n’étais pas avec eux donc je ne suis pas bien placé pour connaître tout ce  qu’ils ont traversés pour en être là aujourd’hui. Je connais très bien les deux. Pour vous dire la vérité, on ne gère pas le football par crise ou raisons épidermique. Je connais mon ami Anjorin, le président que je respecte beaucoup, il a souvent des réactions épidermiques et ça finit là. C’est un acteur du football, et malheureusement pour lui, ceux qui en sont les auteurs et qui l’ont entraîné dedans ne sont pas conscients de cela. Et je suis sûr que vous reviendrez la dessus parce que c’est profond ce que je dis.

Mais, vous avez vécu avec Moucharaf Anjorin, chaque fois on entend mauvaise gestion, gestion solitaire, ou a une assemblée générale, c’est le compte financier. Est-ce qu’en votre temps vous l’aviez vécu ?

Non, moi, je ne l’ai jamais vécu, je ne lui ai jamais confié la gestion de fonds. La gestion des fonds se faisaient au vu et au su de tout le monde. Moi je suis un ancien fonctionnaire de l’Etat béninois, j’ai servi la préfecture du Zou où j’ai fait le secrétariat et le service financier et où surtout j’étais à l’apurement et mandatement, donc je savais comment gérer chaque chose.

Donc, vous étiez prévoyant ?

 

Oui, naturellement, le Bénin toujours été cité en exemple au niveau de la gestion du football

Et pourquoi aujourd’hui, Moucharaf Anjorin ne fait pas l’unanimité à votre avis ?

 

Pour moi, le problème ce n’est pas Anjorin, je vais vous surprendre, vous avez vu que le ministre a écrit et a envoyé des gendarmes et des militaires en faisant injonction. C’est une injonction au secrétaire exécutif de la FBF, au directeur administratif. Je ne dis pas que le secrétaire et le directeur ne sont pas dans leurs rôles, mais je pense que le ministre est allé trop vite en besogne. La FIFA n’aime pas ça. Ce n’est pas le rôle du ministre qui ne représente que l’Etat en matière de gestion du football. Que ce qu’il dit soit conforme ou pas aux textes, il doit  limiter ses pouvoirs dès que la FIFA s’intéresse au dossier et a pris des initiatives pour son règlement. Il faut lire la lettre qu’il a envoyée à Bernard, dès que la FIFA va prendre des décisions on va dire que ce sont les magouilles d’Anjorin, de ci et ça.

Vous, on vous a vu partir avec les honneurs, vous auriez pu vous accrocher au poste et y rester longtemps, pourquoi vous n’avez pas fait ça ?

 

Je n’ai pas besoin de le faire parce que je sais qu’a ce niveau, ma mission était terminée. J’ai promis amener l’équipe à la CAN Tunisie et/ou aux compositions internationales de catégories d’âges juniors ou cadets, je l’ai fait. Pour avoir fait ça je pense avoir fait l’essentiel. Maintenant il fallait que les camarades me laissent un mandat pour mettre en place les structures de formation. Ils ne l’ont pas fait, la preuve ils n’ont pas évolués jusque-là.

Et là, vous aviez reçu un coup ?

 

J’ai reçu un coup, et je le leur ai dit et c’est ça qui me fait mal. Le fait qu’on ait des bâtiments, des centres, des stades et que personne ne les utilise, à Abomey comme à Missérété, ça me fait mal et c’est bien dommage.

A votre avis, le retrait de Sébastien Ajavon est-ce que ça pourrait porter un coup au bon déroulement des activités ?

 

De toutes les façons Ajavon, c’est un homme d’affaire qui sait de quoi il parle. Mais il ne peut pas avoir le retour de ses investissements tout de suite, on a besoin d’un homme comme lui qui aime le football et qui est un homme averti du domaine.

 

Aujourd’hui, en observant les nouveaux textes qui sont pris surtout la mise en place d’un nouveau bureau par Anjorin, est-ce que cela pourrait régler le problème ?

 

Je vais vous surprendre, Anjorin suit encore les textes, il n’a rien inventé. Mais ce n’est pas maintenant qu’il devait le faire, c’est un bureau dégarni car sur 12 lorsque 8 personnes démissionnent, vous n’existez plus. Vous devriez reprendre la procédure. En tant que membre de l’association, il est mon chef désormais donc je respecte ses décisions. Si c’est la méthode pour réussir, je ne sais pas mais je dis que la méthode est mauvaise.

Monsieur le président, on connaît vos relations avec la CAF et la FIFA et ce que vous êtes au sein de ces institutions aujourd’hui, selon vous, quelle pourrait être l’issue de la crise ?

Je ne suis pas Dieu pour  prédire l’avenir, ça dépend de l’appréciation de la Fifa et de la Caf mais ce que je sais…est difficile à dire.

Là, vous nous cachez des choses, Monsieur le président ?

Non, mais je sais que c’est le B       énin qui perd dans tout cela. Je dis et je le répète le Bénin n’a pas encore une équipe digne du nom. Du retour de la Can et de la coupe du monde, on devait enclencher une bonne équipe sénior pour continuer le développement à la base. Mais on a rompu et c’est Ajavon qui nous fait ce travail avec ses sous. Je vais vous surprendre, j’ai été le premier que Ajavon a emmené sur le chantier de construction du Cifas. Aujourd’hui voila ce que ça devient, c’est dommage.

Certaines personnes doutent de l’intégrité des émissaires que la Fifa délègue dans ces cas ?

 

En tous cas, je dis que la Fifa ne peut pas sanctionner pour ça. Elle pourrait le faire si le Bénin se permet de cautionner les ordres du ministre en prenant des statuts, en maintenant des membres du bureau ; notre football sera alors pour le Bénin seul mais par contre si le ministre écoute les recommandations du ministre, la Fifa peut revenir et confirmer les décisions du ministre mais dès qu’elle s’est annoncée elle règlera le problème pacifiquement avec les autorités du ministère à son arrivée.

Donc, le football sera au calme jusqu’à l’arrivée des émissaires de la Fifa ?

 

Oui, le football sera au calme, seulement le ministre peut prendre des dispositions pour assurer la sécurité à la fédération en fermant les locaux comme il l’a fait. Mais il n’a pas le droit de s’impliquer dans la révision des textes et du fonctionnement du bureau. Il y a un Directeur exécutif qui peut jouer le rôle d’abord au niveau de la fédération.

Mais, il a été limogé par le président, est-ce qu’il peut encore exercer ?

 

Il doit exercer. La Fifa n’a pas encore validé les observations faites par le président dans sa lettre. A Abidjan (ndlr : avant les élections de 2009)  Ajavon avait promis œuvrer pour révolutionner le football béninois aux côtés du président Anjorin en aidant les clubs. Aujourd’hui quelle garantie voulez-vous qu’il ait pour le retour de son investissement. Moi, je ne sais pas…tout mon souhait, c’est que le ministre ne se mêle pas de cette affaire.

Monsieur le président, nous sommes à la fin de l’année, quels bilan faites-vous du football béninois ?

 

C’est la manière avec laquelle les choses se sont passées auparavant qui expliquent l’état actuel de notre football, je suis heureux que Ajavon ait compris, approchez-le et demander lui s’il a compris mon message d’entre-temps. A la fin de cette crise, nous devons nous retrouver pour reconstruire notre football. Je me rappelle que le président Ajavon m’a invité au PLM Alédjo, tous les acteurs étaient là, nous avons élaboré un document, et les gens ont voulu tout de suite instauré une bataille contre Anjorin en lui demandant de quitter les affaires, hors c’est lui qui a eu la bonne idée de rassembler tout le monde pour réfléchir ensemble. De ce pont de vue, je pense qu’on ne va pas faire à tout moment des conférences pour réussir le football.

Quel homme il faut pour remettre le football béninois sur les rails en lieu et place de Sébastien Ajavon ? 

Monsieur Ajavon est le président du patronat, il n’est pas obligé de faire ce qu’il fait mais c’est son rôle en tant que président du patronat et il doit le faire. Je me demande pourquoi nous sommes pressés, les acteurs du football se décideront eux-mêmes, ceux qui aiment et peuvent faire. Seulement, il faudra les accompagner et les laisser travailler librement. 

Pour vous, quel rôle revient au chef de l’Etat dans la crise ?

 

Le chef de l’Etat n’a rien à faire, même le ministre n’a rien à faire seulement il peut assurer la sécurité des lieux de rencontre. La fédération à des textes approuvés par la Fifa il suffit de  les utiliser pour résoudre la crise. 

(Source : Sabin Loumèdjinon, La Nation)

2010 : Le football béninois en chiffres

 

J’aime les chiffres et parfois ils parlent mieux que les mots : 1 point pris en matches lors de la Can Angola 2010, 1 dissolution concernant 30 joueurs et membres de l’encadrement; 2 démissions d’entraîneurs (Gaspoz et Nobilo), 12 démissions de membres du comité exécutif, 6 techniciens au total dont 4 français ont été utilisés sous contrat ou pour gérer au moins un match officiel de la sélection. L’année du football béninois se résume presque à cela. Nous y ajouterons le terrain. Les juniors montés dans la précipitation ont été éliminés au 2e tour par le Ghana en encaissant 6 buts contre 1 en deux matches. Les cadets ont tenu le temps de 2 matches face à la Côte d’Ivoire. Les seniors tenus en échec à Cotonou par le Burundi en septembre sont allés se rattraper au Rwanda en l’emportant 0-3. Et enfin, depuis deux ans, le Bénin a eu un nouveau champion : l’Aspac Fc qui entre dans l’histoire avec Alain Gaspoz pour la première ligue1 professionnelle.

Pour l’instant, on entre en 2011 avec une crise sous la main en attendant la chère Fifa qui viendra en janvier calmer les esprits et montrer la voie.

Malgré tout cela, recevez mes vœux les meilleurs pour 2011!

Aubay

Football : Goavec, 5e sélectionneur pour le Bénin en 2010

 

le "moineau" va diriger les Ecureuils...

 

Michel Dussuyer et son équipe ont été dissous. Michel Sorin a assuré l’intérim avec le match amical de la date Fifa en mars dernier, et le tournoi Ufoa au Nigéria. Pour la date Fifa d’août 2010, le Bénin a affronté le Niger avec Moïse Ekoué et Fortuné Glèlè sur le banc. Ensuite, Jean-Marc Nobilo a débuté les éliminatoires de la Can 2012 et disputé deux matches. Il a fait enfin sa dernière liste en convoquant 20 joueurs pour le tournoi de l’Uemoa. Mais son départ a propulsé Fortuné Glèlè à la tête de la sélection qui s’est hissée en finale de la compétition qui s’est tenue en novembre dernier.

Ils sont ainsi 4 voire 5 (en comptant Moïse Ekoué) à tenir les rênes des Ecureuils. Ce sera Denis Goavec pour finir l’année 2010, riche en sélectionneurs.

Aubay

Denis Goavec : Un contrat de 18 mois en tant que Dtn

Dans une interview accordée il y a quelques jours à nos confrères d’Ouest France, Denis Goavec a levé un coin de voile sur sa mission et ses objectifs.

 «J’ai envie d’apporter ma contribution à l’évolution du football béninois qui possède une grosse richesse humaine et un potentiel de joueurs talentueux. Les moyens existent (…)»

Concrètement que comptez-vous apporter au football béninois ?

Le talent créatif est la marque du football africain, mais il faut que les joueurs expriment ce talent au travers d’un schéma adapté. J’aime le jeu, mais je suis rigoureux sur l’aspect tactique et défensif, base de tout système de jeu efficace. Toutefois, partout où je suis passé, j’ai toujours laissé libre cours à la créativité du joueur et à son inspiration individuelle. Le Bénin possède des joueurs et particulièrement des attaquants de talent. Mon rôle sera donc de donner à la sélection nationale ce cadre tactique et technique permettant à tous de progresser.

J’ai signé un contrat de 18 mois en tant que DTN (directeur technique national). Mon objectif est la qualification pour la CAN 2012. Je serai à pied d’œuvre à la fin de la semaine prochaine. »

(Ouestfrance)

La déclaration officielle de Nobilo

 

LE COMMUNIQUE DE PRESSE DE NOBILO 

J’ai l’honneur de vous informer que je quitte définitivement mes fonctions de sélectionneur A du Benin et ceci pour des raisons expliquées par courrier ou par entretien à :

Monsieur Kerekou, ministre des sports

Monsieur Anjorin président de la fédération de football du Benin

Monsieur Ajavon, président de la ligue professionnelle

Je souhaite particulièrement féliciter Monsieur Ajavon, président de la ligue pro pour le travail remarquable effectué au niveau de la ligue PRO et du CIFAS avec son équipe d’éducateurs et d’administratifs et pour  le respect de ses engagements à mon égard. Je tenais à remercier l’ensemble du staff de la sélection pour sa fidélité et  son investissement ainsi que les joueurs et en particulier les 3 capitaines de la sélection Sessegnon, Chrysostome et Boco qui ont été excellents dans leur état d’esprit.  Je laisse l’équipe nationale avec 4 points sur 6 possibles  dans la course à l’objectif et après une victoire 3-0 sur le Rwanda qui reste le meilleur résultat de la sélection A à l’extérieur sur les 10 dernières années. Je souhaite bonne chance au président Anjorin, à son équipe et au public très passionné et supporter pour la qualification à la CAN 2012.

Le 30 octobre 2010

Amicalement

JEAN MARC NOBILO

William Dassagaté : « Tout faire pour toujours être là »

Ils ont tous fait leur premier pas en équipe nationale A lors des deux dernières sorties des écureuils. Certains  ont eu la chance d’avoir du temps de jeu. D’autres apprécient déjà leur présence dans le groupe. Corea, Fassassi, Dassagaté, Allagbé, Bessan, et Alla parlent  en exclusivité de leur première avec les Ecureuils A.

Propos recueillis par Géraud Viwami

William Dassagaté

Ecureuils, un rêve devenu réalité ?

«J’ai été heureux de me retrouver en équipe A. Je ne m’y attendais pas, donc je suis encore jeune, très ému les prochaines fois je ferais tout pour être toujours là. C’était ma première sélection et c’est un défi en même temps pour toujours remonter la pente pour toujours être là. »

L’intégration ?

Ça été comme si on était ensemble depuis longtemps. On rigole ensemble. Ils nous corrigent sur le terrain et ça nous donne la confiance, le staff technique, les membres de la fédé aussi nous ont conseillés.

Ludovic Alla : « Je dois saisir cette opportunité »

Ils ont tous fait leur premier pas en équipe nationale A lors des deux dernières sorties des écureuils. Certains  ont eu la chance d’avoir du temps de jeu. D’autres apprécient déjà leur présence dans le groupe. Corea, Fassassi, Dassagaté, Allagbé, Bessan, et Alla parlent  en exclusivité de leur première avec les Ecureuils A.

Propos recueillis par Géraud Viwami

Ludovic Alla

L’entrée chez les A ?

« Je suis heureux d’être numéro un parce que c’est un honneur pour de devoir participer à ses éliminatoires ce n’est donné à n’importe qui .Pour tous les gardiens béninois il n’y qu’une seule place qu’on cherche. Comme je viens juste d’avoir cette opportunité je dois la saisir en même temps »

La pression ?

Je ne n’ai pas ressentis de pression je suis confiant. J’ai eu la chance d’être formé au cifas pendant deux saisons puis j’ai fait les éliminatoires de la Can junior 2009 .c’est une opportunité de jouer en A .j’ai deux sélections .J’ai le match contre le Burundi je me suis préparé en conséquence pour et celui contre le Rwanda.

Relations avec les « pros » ?

Adénon, Chrysostome, sessègnon, m’ont félicité par rapport à ma prestation à Kigali. Ils m’ont félicité pour les arrêts réflexes et pour tout ce j’ai fait au cours du match .Ils m’ont surtout dit de continuer comme ça parce que seul le travail paye et en qu’en travaillant je peux évoluer.

Elim. CAN 2012 : Scores live de la 2ième journée

Les yeux des béninois seront rivés sur le déroulement des opérations à Kigali. Les écureuils relèveront-ils le défi qui s’impose à eux après la presque irrecevable copie rendue face au Burundi?

Match

Rwanda Benin

0 - 3

2. journée

9 octobre 2010, 16 h 00 min

N/A


Rwanda Bénin
  TCHOMOGO S. 68'
  OMOTOYOSSI R. 78'
  SESSEGNON S. 88'


Les scores des autres matchs de cette 2ième journée

Match Score
9 octobre 2010 16 h 00 min N/A
Mali Liberia

2 - 1

9 octobre 2010 16 h 00 min N/A
Zimbabwé Cap Vert

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