Non respect des textes en vigueur et crise dans le : Les clubs professionnels à nouveau dans la rue

 

 

La pression ne baisse pas du côté des clubs professionnels. Deux semaines après, et au lendemain du retrait des clubs professionnels du septentrion, c’est le ministère des sports qui a reçu le soutien du collectif des clubs. Ensuite la caravane s’est ébranlée vers ministère de l’Intérieur et le ministère de l’Etat chargé du Développement, de l’Action Publique et de la coordination.

Aubay

Soutien au ministre des sports pour s’être inquiété de la mise à l’écart de plusieurs clubs et avoir demandé des comptes à Anjorin. Ensuite, il a été dénoncé la tentative de mise en veilleuse de la ligue du football professionnel. George-Marie d’Almeida, secrétaire général de l’institution dira dans la motion lue : « tout ce qui touches aux clubs de Ligue1 et Ligue2 concerne la Ligue de Football Professionnel (…) De plus, après cette assemblée générale extraordinaire, le Comité exécutif qui en est issu a procédé à la nomination d’un certain Président de la Ligue de football professionnel, ou d’une Commission de transition pour gérer le championnat, ce qui est contraire aux textes » en vigueur.

 

Les clubs dénoncent le parti-pris du ministère de l’Intérieur le 15 avril

(De troublantes révélations)

Le cap a été mis au ministère de l’Intérieur où les associations sont enregistrées et qui surtout a joué un rôle important le jour de l’assemblée générale du 15 avril à Porto-Novo. En rappelant la cooptation jugée exceptionnelle et non légale par la Fifa elle-même,  les clubs dénoncent une « violation flagrante des textes réglementaires en vigueur au Bénin et dans le monde du football ». Le remplacement de certains délégués de clubs par de faux mandants est également dénoncé « un faux et usage de faux » par les clubs dans cette deuxième motion lue devant les collaborateurs les plus proches du ministre de l’Intérieur. Le 15 avril, rappellent-ils, « la tenue de l’assemblée générale a été facilitée par l’implication recommandée des forces de sécurité publique sur instructions du ministère de l’Intérieur, tout ceci grâce aux affinités que sieur Valère Glèlè se vante d’avoir avec le ministre de l’Intérieur et celui de la Défense, se disant ainsi conseiller occulte du président de la république ».

Après ces troublantes révélations, « les clubs s’indignent du « changement de comportement des forces de sécurité sur les lieux le 15 avril dernier subitement vers 16 heures ». En fin de motion, les clubs disent vouloir désormais « compter sur l’impartialité personnelle de l’Autorité pour la résolution rapide de cette crise ».

 

« Une crise préjudiciable au développement économique et social de la Nation»

Dernière étape de la marche, le ministère d’Etat chargé de l’Action publique, du développement et de la coordination.

La motion lue à ce stade rappelle les différentes étapes de la crise qui secoue le football depuis le 20 décembre dernier. Pierre Hinvi, conseiller aux sorts du directeur général du port autonome de Cotonou exprimera au nom des clubs sa « profonde indignation face à la persistance de cette crise, déjà préjudiciable au développement économique et social de la Nation ».

Le dernier cri e détresse est clair : « nous voudrions compter, monsieur le ministre d’Etat, sur vos atouts indéniables et votre doigté bien connu dans la gestion des crises dans notre pays, afin que soit enfin libéré le football béninois (…) sauvez-nous, pour l’intérêt de la jeunesse béninoise ! »

Aubay

 

 

Auteur : Rolland

journaliste sportif...