Amara Traoré marabouté?

 

amara traoré

 

Pensez-vous que votre équipe a été marabouté?

« Rires…Vous savez, tout le monde est là et a vu cette équipe. Cette équipe-là ne peut pas devenir nulle come ça. J’ai vu mon peuple dans des causes communes s’unir. Il y a des choses que je ne dirai pas ici, une fois à la maison, on en parlera. « 

Le sélectionneur sénégalais y croit un peu apparemment!

3 matches en juin 2012 pour les Ecureuils

 

Le 3 juin à Cotonou face au Mali, le 10  juin au Rwanda, pour le compte de la coupe du monde 2014, le 17 juin à Cotonou contre l’Ethiopie pour le tour préliminaire retour de la Can.

Le mos de juin sera très stressant pour les Ecureuils du Bénin!

Can 2012 : Quand la pluie impose le timing

Guinée Equatoriale/ 2e journée du groupe A à Bata
(Libye-Zambie retardé d’une heure)
Le match Libye-Zambie est décalé, après le passage du trio arbitral emmené par le juge central malien Koman Coulibaly pour tenter en vain de faire rebondir le ballon jaune officiel sur la pelouse verte très trempée du « Estadio de Bata ». Sous la supervision du commissaire au match, le sud-africain Danny Jordan et du coordonnateur Général, le Ghanéen Anthony Baffoe, une dizaine de stadiers vont tenter de racler l’eau avec des balais et des bouts de bois. Ceci durant plus d’une demi-heure. C’est alors qu’un engin, va être essayé pour finir le travail. Ceci rappelle les patinoires de Hockey à chaque pause, avec les gros engins qui refont la glace ! Mais ici, l’engin va être vite rangé après un tour. Les joueurs pendant ce temps reviennent sur la main-courante pour s’échauffer à nouveau.
Le trio arbitral et les deux officiels vont ensuite revenir sur la pelouse et refaire le tour afin d’inspecter mètre carré par mètre carré. Les deux équipes finissent par monter sur le terrain à 17h55, pour échauffement avec le ballon.
Sur ces 10 dernières années, on a rarement connu un retard de plus de 30 minutes pour un match de la Can. La faute à qui ? A la nature, au climat tropical équatorial où 9 mois sur 12 il pleut. La faut également à une pelouse peut-être pas prévue pour accueillir recevoir un arrosage naturel aussi intensif !
Il y a la coupure de courant de Kano en 2000 au Nigeria lors d’un match du Maroc, l’envahissement du stade de Lagos par les supporters mécontents alors que le Sénégal menait en quarts de finale.
Aubay, à Bata en Guinée Equatoriale

can 2012/ Mamadou Niang « Ceux qui sont réalistes diront que la Guinée a eu de la réussite »

Amara Traoré, coach Sénégal « On a eu plus d’occasions et sur l’ensemble du match, on a été meilleur »

« Je félicite la Guinée Equatoriale de sa qualification. On a préparé le match toute la semaine. Je suis content de mes joueurs car ils ont tout donné.

C’est un sentiment de frustration qui m’anime, car on était venu pour gagner quelque chose. Maintenant ceci nous permettra de bien comprendre que c’est la Can, surtout pour les jeunes joueurs qui découvrent la compétition. On tout donné et tout gagné.

Le groupe se bonifie en vivant ensemble. On va bien analyser ce qui s’est passé ce soir. Cette équipe-là a de la marge. C’est le processus des éliminatoires qui continue avec les gros qui sont éliminés. Cette Can sera très ouverte. Il y a des années comme ça.

C’est une équipe qui a joué la défensive. On a eu plus d’occasions et sur l’ensemble du match, on a été meilleur.

Le terrain a gêné tout le monde, il ne faut pas chercher d’excuse. On a tout essayé et quand ça ne veut pas rentrer, ça ne rentre pas. J’ai toujours parlé de reconstruction. En 2008 on a été éliminés au premier tour, en 2010 on n’a pas été qualifié. C’est donc un processus qu’on entame et il ne faut pas brûler les étapes.

Sur ce match je n’ai pas de regret. C’est ce qu’on a fait contre la Zambie qui nous a plus fait mal. Ces prestations ne remettent pas le groupe en cause. Il y a des joueurs expérimentés, et d’autres plus jeunes, la moyenne d’âge est de 25 ans donc c’est une équipe d’avenir.

 

 

« On savait qu’il fallait mettre un deuxième but, car le nul ne nous arrangeait pas. Il fallait tout donner et c’est comme ça qu’on s’est trop découvert. La chance était du côté de la Guinée. Entre nous, on va se parler pour savoir ce qui n’a pas marché. L’équipe est jeune.

Tout le monde a sa part de responsabilité dans le résultat. Il faut éviter d’avoir des réactions à chaud. On a envie d’aller au bout et de joueur le prochain match pour l’honneur. On va bien le préparer. Les gars ont fait une superbe première mi-temps. Si on avait ouvert le score, le match aurait été différent. Ceux qui sont réalistes diront que la Guinée a eu de la réussite, mais que le Sénégal a fait tout le match. »

Edjogo Owono, capitaine « On savait que le Sénégal avait besoin de gagner

Edjogo Owono, capitaine «  On savait que le Sénégal avait besoin de gagner

«Nous avons fait du bon boulot. Le Sénégal a de grands joueurs et je suis content de ce que nous avons fait.

Le Sénégal avait besoin d’un bon score pour se relancer. Nous avons donc attendu notre heure et l’opportunité s’est présentée. Nous avons eu de la chance. Nous sommes contents du soutien des supporters et nous restons optimistes pour la suite.

La Zambie sera difficile à jouer. Elle a de bons joueurs très rapides. Mais nous avons envie de gagner ce match et finir en tête du groupe. »

 

 

Gilson Pauho, coach Guinée Eq. «  Nous avaons été meilleurs que face à la Libye »

« Nous n’avons pas eu le temps nécessaire pour la préparation, mais au fil des matches, l’équipe s’améliore. La prestation de l’équipe face au Sénégal est meilleure à celui de la Libye. Ce n’est pas seulement en défense qu’on a bien joué, c’est aussi en attaque. »

 

Amara Traoré, coach Sénégal « On a eu plus d’occasions et sur l’ensemble du match, on a été meilleur »

« Je félicite la Guinée Equatoriale de sa qualification. On a préparé le match toute la semaine. Je suis content de mes joueurs car ils ont tout donné.

C’est un sentiment de frustration qui m’anime, car on était venu pour gagner quelque chose. Maintenant ceci nous permettra de bien comprendre que c’est la Can, surtout pour les jeunes joueurs qui découvrent la compétition. On tout donné et tout gagné.

Le groupe se bonifie en vivant ensemble. On va bien analyser ce qui s’est passé ce soir. Cette équipe-là a de la marge. C’est le processus des éliminatoires qui continue avec les gros qui sont éliminés. Cette Can sera très ouverte. Il y a des années comme ça.

C’est une équipe qui a joué la défensive. On a eu plus d’occasions et sur l’ensemble du match, on a été meilleur.

Le terrain a gêné tout le monde, il ne faut pas chercher d’excuse. On a tout essayé et quand ça ne veut pas rentrer, ça ne rentre pas. J’ai toujours parlé de reconstruction. En 2008 on a été éliminés au premier tour, en 2010 on n’a pas été qualifié. C’est donc un processus qu’on entame et il ne faut pas brûler les étapes.

Sur ce match je n’ai pas de regret. C’est ce qu’on a fait contre la Zambie qui nous a plus fait mal. Ces prestations ne remettent pas le groupe en cause. Il y a des joueurs expérimentés, et d’autres plus jeunes, la moyenne d’âge est de 25 ans donc c’est une équipe d’avenir.

 

 

Mamadou Niang « Ceux qui sont réalistes diront que la Guinée a eu de la réussite »

« On savait qu’il fallait mettre un deuxième but, car le nul ne nous arrangeait pas. Il fallait tout donner et c’est comme ça qu’on s’est trop découvert. La chance était du côté de la Guinée. Entre nous, on va se parler pour savoir ce qui n’a pas marché. L’équipe est jeune.

Tout le monde a sa part de responsabilité dans le résultat. Il faut éviter d’avoir des réactions à chaud. On a envie d’aller au bout et de joueur le prochain match pour l’honneur. On va bien le préparer. Les gars ont fait une superbe première mi-temps. Si on avait ouvert le score, le match aurait été différent. Ceux qui sont réalistes diront que la Guinée a eu de la réussite, mais que le Sénégal a fait tout le match. »

Groupe A/ Guinée Equatoriale – Sénégal : Le Nzalang foudroie les Lions de la Téranga

 

En éliminant le Cameroun, il se disait avoir un destin de favori. Mais avec un coaching artisanal et une équipe peu collective, le Sénégal en deux matches est devenu le premier éliminé de la Can 2012 après sa défaite 1-2 contre la Guinée Equatoriale.

Aubay à Bata

Dia centre au second poteau vers Papiss Cissé trop court (2e). Les Lions de la Téranga tentent de jouer long, mais la précision n’est pas encore au rendez-vous (5e).

Après 10 minutes, le Sénégal a montré une nette domination, même si les actions ne s’enchaînent pas. Ndoye va tenter une frappe depuis son côté gauche. Il est contré, ce sera un corner pour les Lions. La défense équato-guinéenne repousse dans les pieds de Dia qui fait une longue chevauchée jusqu’à mettre le ballon en sortie de but.

Tazemeta ! Il glisse le ballon en profondeur vers Balboa et contraint Diawara à tacler en corner pour empêcher la transmission (13e). Dia se fait prendre le ballon par Konaté Mamadou.

Diawara monte aux avant-postes et réussit son renversement vers Ndoye qui centre sur Cissé. Ce dernier contrôle de la poitrine et place un bon lob sur Clementino Silva. La claquette est belle et le ballon est ainsi dévié de justesse par le gardien équato-guinéen (15e).

A la réception d’une longue passe, Ndoye joue en une touche vers Dia qui centre dans les 20 mètres pour Demba Ba. Ce dernier est seul, mais sa frappe est complètement manquée (22e). Les Lions manquent de lucidité dans les 20 derniers mètres.

Tazemeta lancé par Iyanga perd son duel face à Diawara dans la surface de réparation (24e).

Ndaw récupère un ballon repoussé par la défense adverse et arme une belle frappe. Le ballon repoussé par Clementino ne trouve pas preneur (30e).

Corner pour le Sénégal tiré par Ndaw avec une puissante reprise de la tête de Demba Ba, mais qui ne cadre pas (32e).

Clementino Silva perd du temps et concède un coup franc indirect dans sa surface (41e). Le coup franc est décalé pour Demba Ba qui se fait contrer. La contre-attaque est encore enrayée par Diawara très présent aujourd’hui (43e).

Tazemeta ! Il balance la défense sénégalaise et tente un centre vers les buts de Coundoul. Ndaw vient mettre en corner (44e).

 

Iyanga marque, Sow ramène le Sénégal

Demba Ba remise pour Ndoye dont le tir est contré (46e). Une frappe équato-guinéenne vient répondre à l’offensive sénégalaise, mais Coundoul bloque bien (48e).

Alvarez réussit son passement de jambes sur Diawara mais manque complètement son centre au second poteau (56e).

Ekanga sur le côté droit parvient à centrer vers Tazemeta qui est trop court. Le Sénégal a eu des sueurs froides (59e).

La défense sénégalaise hésite sur cette balle aérienne anodine venant d’Alvarez Aguirre. Iyanga place sa tête et bat Coundoul (1-0 ; 63e).

Niang ! Son appel était au premier poteau et le centre Ndiaye Demé est arrivé à temps. Mais la tête est passée de peu à côté (75e).

Niang profite d’une touche rapide et centre devant les buts vers Cissé et Sow qui n’y arrivent pas. Le Sénégal pousse, mais tombe sur une bonne défense (77e). Niang à nouveau frappe du gauche sur Clementino qui bloque bien (78e).

Sow reçoit une belle remise de Cissé et frappe ! C’est contré. Sur le corner, Sow à nouveau de la tête inquiète le Nzalang, mais Clementino veille au grain (83e).

90e Le providentiel Sow égalise pour le Sénégal après une passe de Niang consécutive à un coup franc titré des 30 mètres.

Ndiaye ! Il contrôle et enchaîne sa frappe. Mais ça passe à côté.

 

5 dernières minutes : Alvarez Aguirre envoie le Sénégal à la maison

Le Sénégal pousse et Cissé centre pour Ndiaye qui se rate. La réplique du Nzalang viendra de Balboa qui manque de très peu les buts sénégalais sur cette frappe surpuissante. Niang et Sow continuent de combiner, mais ce dernier est trop court pour placer sa tête. Et revoilà maintenant Alvarez Aguirre ! La frappe des 25 mètres est limpide et ne laisse aucune chance à Coundoul (90e+5).

 

 

Feuille de match

Estadio de Bata

Arbitre : Khaled Abdulrahan (Soudan)

 

Avertissements

Hervé Renard : « C’est inadmissible de jouer sur un terrain comme ça »

 
Après les difficiles conditions de jeu et le nul 2-2 obtenu par son équipe, Hervé renard s’est lâché sur l’organisation.
 
«Ce n’était pas du football. C’était du “kick and rush”. L’équipe qui possédait le moins de qualité technique est avantagée sur ce genre de terrain. Il faut pousser le ballon et repousser encore, faut lutter dans les airs, et cela n’est pas notre football favori donc voilà. Même si j’avais remporté le match, ce serait une déception, parce que ce n’est pas un terrain pour pratiquer du football.
Christopher Katongo, Emmanuel Mayuka et Rainford Kalaba, ce ne sont pas des joueurs qui peuvent jouer sur un terrain comme ça. En face, il y avait de grands gabarits capables de lutter dans les airs et de jouer sur un terrain comme ça. Ceci n’est pas ma philosophie de jeu. Voilà. Maintenant on ne va pas pleurer parce qu’on a fait match nul. C’est notre faute, mais c’est inadmissible de jouer sur un terrain comme ça. Il y a un autre match après nous et ça ne va ressembler à rien.
On est dans le football et il y a le business et le foot. Même si j’avais gagné, je n’ai pris aucun plaisir. Je me suis emmerdé.»
Recueillis par Aubay, à Bata

Groupe C / MAROC –TUNISIE 1-2 : Des Aigles de Carthage opportunistes et réalistes

 

Le Maroc aura beau garder le ballon en début de partie, c’est la Tunisie qui reste campée sur ses appuis et place des contres ravageurs pour se procurer les 2 buts de la victoire. Le Groupe C a deux patrons désormais avec le Gabon.

Aubay, à Libreville

Jemal va faire une faute grossière sur son vis-à-vis marocain. Le coup franc à la lisière droite de la surface de réparation est intéressant pour le Maroc. Mbark Boussoufa tire, au-dessus (3e).

Amrabat tente un raid solitaire, mais Karim Hagui protège bien son ballon (5e). Sur un premier corner tunisien, Hagui va reprendre le ballon, Lamyaghri se détend parfaitement et remet en corner (7e).

Amrabat tente de passer en un coup de rein, mais il est contré. Le corner est tiré par Boussoufa dans les bras d’Aymen Mathlouthi (11e).

Chamakh ! Une-deux avec Boussoufa dans un petit carré et l’attaquant se retrouve face à Mathlouthi. Il frappe en force, le gardien repousse le ballon. Sur coup franc ensuite, le gardien tunisien dégage du poing sous la menace de Chamakh (14e).

Aymen  Abdennour a du mal face à Chamakh qui protège cette balle aérienne et obtient un coup franc dangereux à l’entrée des 16 mètres (27e).

 

Khorbi surprend un Maroc pourtant dominateur

Dhaoudi comme un éclair va mettre en difficulté l’axe central marocain. El Mouttaqui est contraint à la faute occasionne un coup franc. Khorbi place son ballon et enroule une belle frappe que feint de dévier Khalifa esseulé au second poteau. La Tunisie surprend le Maroc (1-0 ; 34e).

C’est chaud ! La Tunisie sans vraiment jouer à plusieurs joueurs en attaque pose de gros problèmes au Maroc. Illustration avec cette passe en profondeur qui contraint Lamyaghri à sortir à 25 mètres de ses buts pour dégager le ballon juste devant Khalifa (37e).

Belhanda enchaîne quelques passements de jambes et frappe plein axe, mais ne cadre pas (43e).

Basser se faufile sur le flanc droit et centre pour une jambe tunisienne. Le Maroc essaye de réagir, en vain (44e)

Chamakh ! Sur ce centre venu de la gauche, l’attaquant marocain y va franchement sur Mathlouthi qui dégage en catastrophe en corner et reste au sol (45e+1).

 

Youssef Msakni ruine les espoirs des Lions de l’Atlas

Servi par Chamakh à 18 mètres sur le flanc gauche, Taarabt le nouvel entrant tente de surprendre Mathlouthi dans un angle fermé. Le gardien met en corner. (47e).

Hadji ! De loin la meilleure occasion marocaine du match pour l’attaquant qui élimine son adversaire direct dans les 16 mètres, mais tire au-dessus du pied gauche (66e). Quel dommage.

Chaude alerte sur les buts de Lamyaghri qui va repousser cette frappe dans le champ. Heureusement pour le Maroc, aucun tunisien tout près pour reprendre dans les filets (68e).

Youssef Msakni réussit à se défaire du marquage de deux défenseurs marocains et bas au second poteau el pauvre Lamyaghri. La Tunisie plie le match. (2-0 ; 75e). Chermiti entré en jeu va suivre une énième longue balle, mais Lamyaghri anticipe bien et se dégage (80e).

 

Houssine Kharja réduit la marque

Sur une action concertée à gauche, Kantari centre de la tête pour Kharja qui reprend dans les filets tunisiens. (1-2 ; 86e) Preuve que le Maroc avait des arguments dans ce match. Le Maroc va remettre la pression et obtenir un corner.

Les 5 dernières minutes

Le Maroc termine comme il a commencé, avec la possession du ballon et des déchets dans les 20 derniers mètres. A l’exception de ce travail de Kharja qui plante la défense tunisienne mais envoie sa frappe légèrement au-dessus des buts de Mathlouthi. La tête de Bénatia aussi passera au-dessus après le centre venu de la drolite.

 

Aubay, à Libreville

 

 

Arbitre : Daniel Benett

Avertissements : Mathlouthi (Tunisie)

Remplacements

 

Maroc

Taarabt entre, Ossama Assaidi entre (46e)

Boussoufa sort, Hadji entre (60e)

Chamakh sort, El Arabi entre (78e)

Tunisie

Sami Allagui sort, Youssef Msakni engtre (57e)

Yasine Chikhaoui sort, Hocine Ragued entre (65e)

Amine Chermiti entre, Dhaoudi Zouhaier sort (80e)

 

 

Gabon : Rohr et Ovono parlent de la victoire des Panthères

 

Rohr, coach du Gabon « Aujourd’hui on a fait un premier pas et il reste encore deux pas à faire »

Il faut regarder vers l’avant. On a fait des matches de préparation pour permettre aux joueurs de mieux se trouver sur le terrain. On a également inséré de jeunes joueurs. Il y a beaucoup de joueurs locaux et j’espère qu’ils vont se faire remarquer par les observateurs pour passer le cap du professionnalisme.  Aujourd’hui on a fait un premier pas et il reste encore deux pas à faire pour passer au prochain tour. On sait que ça va être difficile.

Nous aurons à nous préparer pour jouer contre le Maroc qui pour moi est une des meilleures équipes du tournoi. Nous n’avons pas eu de blessure et pas de carton non plus aujourd’hui, et l’équipe a bien joué. J’espère que ça va continuer.

J’ai toujours eu confiance en les joueurs qui font partie des 23. Ce fut un choix difficile. Maintenant, on a emmagasiné un maximum de forces pour faire face à la pression de la compétition. Il faut juste qu’on continue sur cette lancée. »

 

 

Didier Ovono, gardien de buts et capitaine du Gabon

Dans le jeu, je demandais à ma défense de se calmer, parce que Maazou je le connais, c’est un joueur très dangereux, j’ai eu à jouer contre lui quand il était à Monaco. Je parlais beaucoup plus que d’habitude d’autant qu’on a perdu un joueur en défense et qu’il fallait communiquer avec le nouveau. On avait deux buts d’avance et il fallait qu’on calme le jeu.

Propos recueillis par Aubay à Libreville

Groupe C / Gabon – Niger 2-0 : Les Panthères bouffent le Mena

 

 

Une ambiance de fête pour l’ouverture cette fois-ci au Gabon de la Can avec le groupe C de Libreville. Face au Niger, le Gabon n’a pas tremblé, s’imposant avec la manière après deux buts d’Aubameyang et Nguéma inscrits en première période.

Aubay, à Libreville

 

Chicoto stoppe net Eric Mouloungui à l’entrée de la surface (2e) Mais le Gabon va revenir à la charge et obtenir un premier corner (4e).

La partie s’enlise quelque peu en milieu de terrain avec un léger avantage pour le Gabon par Moubamba qui va frapper fort sans réussir à cadrer, à l’entrée des  16 mètres (9e).

Le Niger parvient enfin à combiner, mais la frappe d’Issoufou Alhassane à ras de terre n’est pas puissante pour inquiéter Ovono (14e).

Le Gabon revient de plus en plus dans les 16 mètres nigériens, et Eric Mouloungui va avoir l’occasion de frapper, mais il est contré dans la surface (17e).

Aubameyang ! Il récupère un centre au second poteau, contrôle, et frappe ! Daouda avait bien réduit son angle et repoussé le tir du gabonais (18e).

 

 

Pierre Emerick Aubameyang ouvre la marque

Une action encore bien construite du côté gabonais laisse de marbre la défense nigérienne. Longue ouverture pour Nguema qui centre au second poteau sur Aubameyang  qui place son coup de tête dans l’angle fermé. Daouda avait manqué sa sortie. (1-0 ; 31e).

Longue balle nigérienne qui met quelque peu en difficulté la défense gabonaise, mais Ovono quitte ses buts et vient couvrir le ballon (37e).

Moussa Maazou Ouwo parviengt enfin à se mettre en évidence face à Ecuélé Manga. Il centre et obtient un précieux corner repoussé (42e). Un deuxième corner est repoussé à 3 reprises par la défense gabonaise pour une contre-attaque (43e).

Mais le Niger va revenir à la charge et se procurer un deuxième corner, sans danger pour le Gabon (45e).

 

Ondo Nguema assène un 2e but au Niger

Le Niger va pourtant subir  un nouveau revers après ce semblant de réveil.

Cette fois-ci c’est sur le flanc gauche que ça se passe avec Moussono qui centre idéalement devant les buts nigériens. Aubameyang place une première tête repoussée dans les pieds de son partenaire Stéphane Ondo Nguema (2-0 ; 45+1). Les rôles sont inversés entre le passeur du premier but et son buteur.

La réaction nigérienne intervient sur une frappe d’Issoufou Boubacar des 30 mètres. Ovono capte bien et rassure les siens avant la pause.

 

Le Niger finit à 10 après avoir épuisé ses changements

Le Gabon place quelques offensives en début de partie, sans plus.

Le Niger place quelques incursions avec Maazou Ouwo contré par Moussono pour un corner sans suite (61e).

Aubameyang ! Il récupère presque le centre, mais le drapeau s’élève alors que l’attaquant gabonais était à 3 mètres des buts nigériens. (66e).

La blessure de Moutari Amadou laisse le Niger à 10 pour finir le match. C’est un fait de match dû aux changements trop vite opérés par le staff nigérien.

Maazou Ouwo ! Enfin en tête à tête avec Ovono, la tête de l’attaquant nigérien est repoussée par le gardien gabonais (78e). Le Niger avait un bon coup à jouer.

Aubameyang trop perso récupère un ballon raté par la défense et tente sa frappe des 25 mètres sous les yeux de Mouloungui mieux placé.

Mouloungui alerte Cousin taclé par Chicoto, mais l’arbitre laisse couler…(87e). Mbanangoye lance Cousin sur le flanc gauche. Ce dernier centre sur Mouloungui qui manque sa reprise dans les 6 mètres sous la menace d’un adversaire (90e).

 

Encadré

Feuille de match

 

Stade de l’Amitié de Libreville

Gabon-Niger 2-0

Arbitre : Eddy Maillet (Seychelles)

Les buts : 31e Pierre Emerick Aubameyang ; 45e +1Stéphane Nguéma

 

Avertissements : Niger, Issoufou Alhassane ; Gabon : Stéphane Nguema

Les équipes

Gabon

1 Didier Ovono ; 3 Edmond Mouélé, 4 Ekwa Ebanega ; 5 Manga Ecuele, 7 Stéphane Ondo Nguema, 9 Pierre Emerick Aubameyang, 11 Eric Mouloungui, 14 Levy Clément Madinda, 15André Poko Biyogo, 18 Cédric Moubamba, 22 Charly Moussono Moussono

 

Niger

16 Kassaly Daouda, 2 Moussa Maazou Ouwo, 3 Karim Lancina, 4 Kader Amadou, 6 Idrissa Laouali, 10talatou Djibo Boubacar, 11 Issoufou Alhassane, 13 Mohamed Chicoto, 14 Issoufou Boubacar, 15 Johan Sulliman Mazadou

 

Remplacements

 

Niger

Alhassane sort, Seydou Yacouba entre (44e)

Issoufou Boubacar sort, Jimmy Bulus entre (57e)

Talatou Djibo Boubacar sort, Moutari Amadou entre (64e)

 

Gabon

Stéphane Nguéma sort, Bruno Mbanangoye entre (75e)

Pierre Emerick Aubameyang sort, Daniel Cousin entre (84e)

André Biyogo sort, Lloyd Palun entre (90e+1)

Ecureuils :Signature officielle d’Amoros attendue en semaine

Il a foulé le sol béninois vendredi dernier aux environs de 20 heures, l’ex-international français Manuel Amoros qui devrait sauf incident de dernière minute les rênes de la sélection nationale.

Edmé Codjo a bien rempli sa mission lors des deux dernières rencontres des éliminatoires de la Can2012. Le ministre Didier Aplogan à décider d’engager un sélectionneur étranger pour entamer la campagne 2013. Avec le concours de l’Ambassade de France, c’est l’ex-international français Manuel Amoros  qui a été retenu. L’ancien arrière droit de Marseille, est arrivé à Cotonou vendredi dernier en début de soirée. Il a quitté l’aéroport discrètement a bord d’une voiture officielle.

Futur sélectionneur, Amoros n’a pas perdu de temps, il a parcouru les stades ce weekend. D’abord samedi, en compagnie de son adjoint, Nicolas Philibert, il a assisté à Tonnerres-Soleil (0-0) à René Pleven puis dimanche le duo de techniciens français a suivi une mi-temps de Mogas-Panthères à Kouhounou puis et d’Aspac-Buffles au stade  René Pleven. Approché à la fin des matches, il avoue  déjà avoir une idée du football local et demande du crédit auprès des acteurs du foot béninois afin de mieux travailler.

Aux dernières nouvelles, Amoros fera une séance de travail avec les cadres du ministère des sports ce jour, il s’agira de régler les derniers détails de son contrat avant la signature. Il devrait donc s’engager pour deux ans et être présenté officiellement dans la semaine.

Aubay

Incarcéré il y a 4 mois dans l’affaire des 300 millions de Mtn : Anjorin libre, la fbf plus que jamais sous tutelle

 

 

27 juillet 2011 – 13 décembre 2011. Le temps est passé trop lentement pour le désormais ex-prisonnier Moucharafou Anjorin. Deux matches des Ecureuils derrière les barreaux et au finish une liberté provisoire presque dans la foulée de la validation de son bureau par le gouvernement. Mais aujourd’hui c’est une nouvelle ère qui commence. Il est plus que jamais sous surveillance, sous tutelle même du ministère d’Aplogan.

Aubay

L’affaire Mtn c’est quelques 300 millions de francs Cfa octroyé entre 2008 et 2010 sous-formes de sponsoring en direction des Ecureuils du Bénin. Mais les traces des fonds restent bien fines dans les comptes de la fédération, à peine le quart  du montant global. Voilà ce qui a amené les alliés d’hier à se rapprocher de la justice pour une procédure judiciaire. Entre février et juillet 2011, Moucharafou Anjorin a eu du mal à produire les différents documents demandés. La juge Opinta le 27 juillet va surprendre la famille du football en décidant d’incarcérer le président de la fédération. Une première qui fait jeter un autre regard sur le football national et sa gestion. Plus de 4 mois sont passés et Moucharafou Anjorin peut enfin goûter aux joies de la liberté…provisoire.

 

Le ministre Didier Aplogan prend la main

« La Fbf est une ambassade de la Fifa au Bénin. » C’est le genre d’inexactitude qu’on entendait il y a quelques mois. Mais depuis la détention du président Moucharafou Anjorin, nombre de ses alliés se sont tus. Le nom de la Fifa n’est donc plus une formule magique qui fait fléchir les genoux, surtout pas dans les arcanes judiciaires béninoises. La lettre de la Fifa agitée au lendemain de l’incarcération n’a pas pesé bien lourd. Le gouvernement béninois en s’impliquant dans la crise a pu obtenir la libération de Moucharafou Anjorin (d’une manière ou d’une autre). Cet acte renforce le ministère des sports vis-à-vis d’une fédération « récalcitrante et arrogante » se prévalant en général de la tutelle exclusive de la Fifa pour se soustraire au contrôle de l’Etat. C’est bien là le piège qui se referme sur Moucharafou Anjorin qui doit plus son statut de président d’une fédération validée au ministre Didier Aplogan qu’à ses avocats ou à la Fifa. Le ministre des sports a donc un pouvoir quasi-illimité sur l’ex-prisonnier désormais redevable. La collaboration entre le ministère des sports et la Fbf qui a une délégation de pouvoir de l’Etat, a toujours été rude, du fait de l’indépendance dont se prévaut l’association vis-à-vis du pouvoir public bailleur à 100% des sélections nationales. Les conflits à répétition autour des budgets des sélections nationales et des choix des sélectionneurs vicient souvent l’atmosphère entre une structure sous tutelle et sa hiérarchie. A présent, les temps vont changer quelque peu.

Eviter un 3e front de combat

Au fil de la crise, et en butant contre les tribunaux nationaux (qui implicitement reconnaissent ses adversaires comme légaux) et la détermination de ses adversaires qui ont fini par l’envoyer en prison quelques temps, Moucharafou Anjorin aura compris que la Fifa a parfois des limites. La Fifa c’est bien, mais le gouvernement, c’est aussi pas mal ! Mais attention, et là commence le plus dur, jusqu’en août 2013 où finit son mandat, le président de la Fédération devra faire allégeance au ministre des sports qui qu’il soit. Car il ne faut pas ouvrir un 3e front (le camp Attolou et l’opinion publique). La nouvelle donne montre que son passage en prison et la décision gouvernementale le privent d’une marge certaine d’action et de tapage comme auparavant. Bon retour chez les gens libres, monsieur Anjorin!

Aubay

Football/ Interview avec Gustavo Carlos, formateur des académiciens en Côte d’Ivoire : Je pense que la génération qui arrive est plus forte

gustavo carlos,

 

 

Il est brésilien et ceci explique certainement pourquoi les joueurs ivoiriens qu’il a formés en compagnie de Jean-Marc Guillou portent des surnoms brésiliens. De Maestro à Gervinho, Gustavo Carlos livre son analyse sur les générations dorées du foot ivoirien et parle de Sessègnon.

Réalisée à Old Akradé (Est du Ghana) par Aubay

Gustavo Carlos, après 20 ans en Afrique au service du foot burkinabè puis surtout ivoirien, quel bilan tirez-vous ?

Le bilan est positif, parce que l’Afrique est plein de talents naturels. Les joueurs sont costauds physiquement et aussi intelligents dans le jeu. Ils sont aussi bons techniquement. C’est donc facile de faire la formation en Afrique, parce que les parents aussi facilitent le recrutement des joueurs. Je suis très content de mon travail ici.

Il y plus d’une dizaine d’années, vous avez commencé avec Jean-Marc Guillou à Sol Béni. Quelle comparaison faites-vous aujourd’hui entre les différentes générations que vous avez formées ?

Je pense que la génération qui arrive est plus forte.

 Sur quel plan ?

Au niveau technique et au niveau mental. Ils ont un mental plus costaud. Je pense qu’ils vont réussir à s’imposer plus facilement dans les clubs européens que leurs aînés de la première promotion. Ceci parce qu’on a amélioré la formation, les entraînements et aussi  dans les détections, on a pris des plus costauds. Ils sont donc techniquement et physiquement forts. Ils ont de bons gabarits. Et je pense que la Côte d’Ivoire va être plus forte.

Qu’est-ce qui fait la force  de la Côte d’Ivoire par rapport à vos concurrents en Afrique de l’Ouest  comme le Nigeria, le Ghana, le Mali et le Sénégal ?

La formation, justement. Le niveau de la formation est meilleur en Côte d’Ivoire présentement et c’est pour quoi on est numéro1 en Afrique actuellement. On fait un meilleur travail qu’auparavant. Par contre, les talents au Nigeria et au Ghana sont plus nombreux.

Qu’est-ce manque à la génération Drogba pour remporter une grande compétition ?

Un bon coach pour faire une bonne coupe d’Afrique et un bon parcours en coupe du monde. On n’a pas encore eu la chance d’avoir un bon coach.

Pour vous qui les avez connu en 1993, que ce soit Maestro Didier Zokora, Copa Barry, Aruné Dindane etc. Qui était le meilleur à ses débuts et n’a pas réussi à être plus haut aujourd’hui?

Aruna Dindané. Il était le meilleur de tous. Aujourd’hui au niveau sportif, il n’a pas la même réussite que Yaya ou Kolo. C’est peut-être ses choix de clubs ou encore le fait qu’il soit resté trop longtemps en Belgique.

Dans la génération que vous formez aujourd’hui à Ivoire Académie, pensez-vous qu’il y a des joueurs exceptionnels ?

Si. Il y en a deux. Moustapha Noël que j’ai surnommé Aruna, et Jean Aholou. Ils ont des talents différents de celui d’Aruna. Ce sont des génies.

Dans l’organisation du foot ivoirien aujourd’hui, que faut-il améliorer pour avoir de meilleures performances ?

Il y a beaucoup de choses à améliorer. Surtout les terrains.  Les pelouses ne sont pas agréables. Il y a aussi l’absence des championnats de jeunes. C’est ce qui est important et qui reste à faire en Côte d’Ivoire.

Le Brésil vous manque-t-il ?

Toujours. Mon pays natal me manque, mais ça ne me fait pas défaut !

 

Pour la Can à venir, selon vous entre le Sénégal, le Ghana et la Côte d’Ivoire, quel est le favori ?

C’est la Côte d’Ivoire. Si elle arrive à produire un meilleur jeu que présentement elle peut gagner. Mais vous savez, dans le foot, ce n’est pas souvent le favori qui gagne. Ce n’est pas facile. Il faut jouer d’abord.

Depuis 20 ans que vous êtes en Afrique, quel est l’événement ou le joueur qui vous a le plus marqué ?

Jay Jay Okocha. Parce qu’il est complet. Pied gauche, pied droit, le dribble facile. Il était merveilleux.

 

 

 

Parlons de Sessègnon, notre perle à nous au Bénin. Pourquoi n’a-t-il pas joué à l’académie de l’Asec ?

La pratique à l’académie était de recruter chaque 3 ans. On fait jouer 5000 voire 5500 jeunes et on en prend 20 avec lesquels on travaille 5 ans avant de sortir la promotion. Quand j’ai découvert Sessègnon, la promotion en place était plus jeune que lui. Salomon Kalou, Yaya Touré et consorts étaient plus jeunes. Et donc il n’a pas pu entrer à l’académie au même moment que ceux-là. Sa découverte avait été faite plus tard au moment où la liste était arrêtée. Je le lui ai expliqué.

 

Burkina Faso – Togo 2-0

 

Un doublé de Plange Adama permet au Burkina faso (0-0 face à la Côte d’Ivoire au 1er match) de se procurer une précieuse victoire dans un match sans grand éclat face à une équipe togolaise en manque d’enchaînements entre les lignes.

Can 2013 : Ethiopie – Bénin, pour le premier tour des éliminatoires

Les rencontres éliminatoires de la CAN Orange 2013 sont connues. Deux tours préliminaires permettront aux équipes qualifiées de disputer un barrage contre les équipes qualifiées à la CAN Orange 2012.  

Les équipes qualifiées disputeront un tour de barrage contre les équipes qui auront disputé la CAN Orange 2012. Les quinze équipes seront qualifiées pour la CAN Orange 2013 où elles retrouveront l’Afrique du Sud, pays organisateur.  Les rencontres se disputeront en septembre et octobre 2012.

En clair, le Bénin aura 4 matches à disputer pour se qualifier. 4 finales donc!

Les rencontres :

Tour préliminaire :
Seychelles – Swaziland
Sao Tome/Principe – Lesotho

Premier tour :
Ethiopie – Bénin
Rwanda – Nigeria
Congo – Ouganda
Burundi – Zimbabwe
Algérie – Gambie
Kenya – Togo
Sao Tome/Principe ou Lesotho – Sierra Leone
Guinée Bissau – Cameroun
Tchad – Malawi
Seychelles ou Swaziland – RD Congo
Tanzanie – Mozambique
Centrafrique – Egypte
Madagascar – Cap Vert
Liberia – Namibie

Victoire à Bolton 2-0 : Sessègnon marque et fait marquer, Sunderland souffle

Le bonheur ne vient jamais seul!
Flirtant dangereusement avec la zone de relégation avant cette journée, Sunderland s’est offert une bouffée d’oxygène à la faveur d’une victoire 2-0 sur le terrain de Bolton samedi.
Sur une bonne dynamique depuis les phases de préparation, Sessègnon a montré de l’envie et du talent face à Arsenal lors de la défaite 1-2 le week-end d’avant. Samedi, il a inscrit le premier but et créé le second pour Nicklas Bendtner. Mais avant, le béninois a dû buter à plusieurs reprises sur la défense adverse, sur à la 52e minute où sa frappe est bloquée par le gardien adverse. C’est à l’usure que le béninois aura raison de Bolton sur une belle reprise à la suite d’un corner tiré par Larsson à la 82e minute et sur une passe décisive à la 93e minute.

Le Procureur général maintient Moucharafou Anjorin en prison, l’affaire devant la Cour Suprême

 

 

Ils ont annoncé sa libération, mais il est toujours dans l’attente. Au bout de plus de 2 mois, Moucharafou Anjorin et son avocat se tourneront vers la Cour Suprême pour connaître la suite de la libération provisoire.

Aubay

27 juillet 2011, le juge Opinta prend le monde du foot à contrepied en incarcérant le président de la fédération Moucharafou Anjorin. Le 17 octobre, les médias relayent ce qui est la rumeur de sa libération. Seulement voilà, les arcanes de la justice ne sont pas si faciles à franchir. Voici le point.

Libération retardée, reportée ou annulée? Le président de la Fédération béninoise de football restera indisponible au moins quelques jours encore. Le juge d’instruction Opinta du deuxième cabinet du tribunal de Cotonou a refusé de le libérer sous caution. Mais son avocat, a interjeté appel auprès de la chambre d’accusations. Cette dernière a donné un avis favorable à sa mise en liberté provisoire. Un délai de 72 heures était nécessaire pour le pourvoi en cassation. C’est ce qu’a fait le Procureur Général, chargé de défendre les intérêts de la communauté, en saisissant la Cour Suprême. Dernier recours en la matière pour décider d’une libération provisoire ou pas. A cette étape, c’est le Greffier qui aura à rassembler les différents dossiers comprenant le mémoire de l’avocat de Moucharafou Anjorin pour l’adresser à la Cour Suprême. La haute juridiction étudiera le dossier et décidera si elle casse la mise en liberté provisoire prononcée par la Chambre d’accusations ou si elle valide.

L’autre possibilité reste une nouvelle demande devant le juge Opinta en charge de l’affaire dans un délai d’un mois. Mais ceci reste peu probable au vu du refus de ce dernier il y a quelques jours seulement d’accorder la liberté provisoire.

C’est au bout de ce circuit que Moucharafou Anjorin sera à nouveau disponible pour gérer en dehors de la prison les affaires du football.

La libération du président de la Fédération reconnu par le Gouvernement se joue donc dans les plus hautes sphères de la justice et il va falloir prendre son mal en patience.

Aubay

 

 

 

 

 

 

Football : Les dessous d’un système générateur d’échecs et de semi-victoires

 

 

 

Allons-nous continuer à soutenir un système qui a ruiné notre pays financièrement pendant les 10 dernières années, et qui salit depuis quelques mois notre image ? Allons-nous continuer à soutenir des hommes, des pions, aux détriments d’une organisation mieux réfléchie ?

 

Aubay

Ils ont dépensés 277 millions de francs Cfa pour aller à Accra en mars, et en octobre, les caisses sont si vides que l’équipe n’est internée à l’hôtel que la semaine du match ! Dites-nous que vous avez toujours raison…et vous dira aujourd’hui que la prison n’est même pas là où tous les acteurs de ce système doivent crécher, mais l’asile ! Depuis dix ans, l’équipe nationale n’a pas de base. Du défunt hôtel de la plage à la récente Atlantic Beach hôtel, en passant par le défunt hôtel Croix du sud, le sun beach hôtel, le Plm Alédjo, ou encore le Sheraton, ils ont fait le tour, entre quête effrénée de ristournes et querelles intestines pour choisir les hôtels hébergeurs. Combien a-t-on dépensé dans des hôtels ? Cet argent, croyez-moi, peut servir à en construire au moins deux ! Et quand en début de semaine on demande à un responsable de proposer un hôtel sur Porto-Novo, il produit un devis plus élevé que tous les hôtels de meilleurs standings de Cotonou ne pouvaient en proposer ! Résultat des courses : l’équipe vit à Cotonou, s’entraîne à Porto-Novo. Ce qu’il faut relever à ce stade est que malgré les motards accélérateurs de trajets, le nombre de kilomètres parcourus restent le même ! Les Ecureuils qui évoluent à domicile font ainsi du mardi au dimanche quelques 80 kilomètres par jour pour s’entraîner ! C’est du jamais vu. La faute à qui ? A personne évidemment ! Vous cherchez une solution ? Donnez d’abord à l’équipe un hôtel précis avec un terrain d’entraînement juste à côté. Et après, on pourra dire que nous sommes une nation de foot. Voilà qui réduirait les budgets et bien d’autres choses.

 

Drapeau salit, moral en berne

Le bilan de ces éliminatoires n’est pas juste une catastrophe, mais un séisme dont l’onde de choc devrait toucher chacun et tous y compris le premier des béninois, l’élu légitime du peuple. L’image est salie, le drapeau par terre et l’honneur est bien atteint tout comme le moral. A-t-on déjà essayé, à travers l’Insae (institut national des stats, pour faire court) de faire une étude sur le moral des béninois quand les Ecureuils gagnent ? Ce serait une façon de quantifier l’investissement public et les retombées positives sur le contribuable. Pas une seule victoire à domicile en 3 matches face à des équipes qui au classement Fifa sont bien loin de nous et qui n’ont qu’une participation à la Can dans leur palmarès. L’expérience acquise depuis 10 ans n’a pas été capitalisée, parce que la cupidité et l’absence de vision de ceux qui gèrent notre football sont flagrantes.

 

La valse des sélectionneurs : une instabilité qui rappelle la période des coups d’Etat

On a fait une liste non exhaustive des hôtels, voulez-vous savoir combien de sélectionneurs notre football a consommé en 1 an ? Trois. Chacun avec une vision différente du football. Avions-nous jamais atteint une croissance économique de 5% pendant la période d’avant 1972 où les coups d’Etat s’enchaînaient à longueur d’années ? Je pense que non. Alors, comment pouvons-nous croire qu’en changeant de sélectionneurs aussi rapidement, on puisse accroître nos performances sportives ? Nous utilisons ce parallèle avec les coups d’Etat pour que ceux qui ne sont pas fans ou experts de foot comprennent mieux. Et il en est autant des joueurs. Le Bénin doit en avoir utilisé une bonne quarantaine durant les éliminatoires. Le noyau est inexistant. Beaucoup de personnes auraient aimé qu’on s’attarde sur les joueurs, le sélectionneur quasiment sans adjoint crédible. Trop loin des réalités comme Oumar Tchomogo qui ne vit pas au Bénin, ou encore inexpérimenté comme Alohoutadé. On n’a pas eu de staff. Et puis, pourquoi tirer sur une ambulance au lieu de préparer la salle d’urgence et panser les plaies ? Déverser sa bile ne sert à rien, et c’est bien pourquoi après ce genre de match, il nous est difficile d’écrire un article, sans au moins 24 heures de recul ! Sinon on vitriolerait tout le monde, par excès de passion.

 

Des hommes, des pions et pas d’organisation

Monsieur Anjorin est présumé innocent. Mais il est en prison. Malgré cela, personne ne veut lui faire comprendre que sa situation est délicate et que dans les pays qui se respectent on devrait le prier de partir, quitte à revenir plus tard. Non, on veut le maintenir et créer un système à deux vitesses. En taillant pour ses adversaires un nouveau costume. Tout ça pour plaire à des hommes et non pour faire avancer notre football avec une organisation précise. Alors, on a des pions et pas d’organisation. Et ce comportement du politique reflète les pratiques dans les arcanes de la sélection depuis des années. Pas de championnat de football. Résultat, chaque responsable de la fédération vient avec les noms des sélectionnables en promettant l’enfer au sélectionneur. Il vaut mieux en rire pour ne pas choper un infarctus.

Et ensuite, certaines personnes ont cru utile de déclencher des polémiques sur la non-sélection de leurs stars préférées : Ogunbiyi et Omotoyossi. Ces deux joueurs sont talentueux, nous sommes mêmes fans ! Le premier est sur la fin de carrière, le second change de clubs comme il change de chaussures, faut de bons conseillers. Les parrains de ces deux joueurs déclenchent des cyclones, vicient l’atmosphère pour le sélectionneur quand à chaque fois qu’ils ne sont pas en sélection. Et quand ils y sont, ils deviennent les « cas » à gérer par le sélectionneur. Talentueux et capricieux, ils sont des pions utilisés par des personnes lorsque cela arrange ou non. Tout ceci parce que durant 10 ans de gestion, ces parrains-là n’ont pas compris que des centres de formation et de bons championnats auraient produit 4 Ogunbiyi et Omotoyossi plus disciplinés !

Voilà qui nous ramène à nos vraies réalités. Et nous renvoie à d’autres modèles. Sommes-nous prêts à devenir plus mature ? Une chose est sure, dans 9 mois, une autre aventure recommence, et tant que le ver serait dans le fruit, rien de bon ne sera tiré de notre foot. Le dire, c’est être réaliste, pas pessimiste. Ceci vaut pour nous tous, pas juste pour un ministre des sports sur la tête duquel tout tombe sans qu’il ne sache vraiment d’où ça vient.

Aubay