Ecureuils : Les Tops et flops contre la Zambie

Les Ecureuils se sont contentés d’un nul 2-2 face à la Zambie hier à domicile en match amical en attendant d’affronter (normalement) la Sierra Leone dans quelques jours pour la dernière journée des qualifications de la Can 2022. Nous avons sorti les tops et flops de cette rencontre. 

Les tops

Le nouveau rôle de Cèbio Soukou 

Annoncé avant le match, Soukou a joué pour la première fois avec les Ecureuils dans un rôle axial. Comme un vrai meneur de jeu, il a été la baguette pour donner de la fluidité au jeu béninois. Le nouveau joueur Sandhausen a confirmé sa polyvalence et son intelligence de jeu à haut niveau. Son positionnement a facilité les sorties de balle et la création des situations dangereuses. Il endosse facilement le costume d’un guide en prenant ses responsabilités comme sur son but avec une finition soliste. Mais, il confirme encore sa qualité de coup de pied sur le deuxième but. Impliqué sur les deux réalisations hier et  si c’était lui le nouveau leader technique de l’équipe.

Le jeu offensif 

Face à un adversaire qui a joué dans un bloc bas et agressif, les Ecureuils avaient le ballon plus qu’habitude  sans être embarrassés. Même si tout n’était pas parfait, on a vu plus d’entrain offensif dans la construction et la projection qu’à l’accoutumée. Quatre occasions nettes crées dans le jeu qui auraient pu faire la différence. Avec cinq joueurs à vocation offensif au coup d’envoi conjugués à l’apport en appui de Jordan Adéoti et des latéraux qui ont régulièrement pris les couloirs, le Bénin a joué l’attaque sans retenu. Un visage prometteur notamment après l’heure de jeu et les entrées des remplaçants.

Le coaching de Dussuyer 

Le sélectionneur français des Ecureuils a effectué un coaching payant hier malgré le nul. D’abord sa décision de confier les clés du jeu à Soukou s’est révélée payante. Ensuite après l’heure de jeu, son triple changement avec les entrées de Djiman Koukou au milieu, celles de Chabel Gomez et Marcellin Koukpo sur les couloirs étaient concluantes. Ce dernier s’est montré très remuant avec envie et capacité à créer des occasions. On oublie pas le sup sub, Yohan Roche. Lancé suite à la blessure de Moise Adilehou en défense centrale,  c’est lui qui ramène les Ecureuils au score. On peut aussi saluer, la volonté (enfin) de Dussuyer  de lancer les jeunes Rodrigue Kossi (21 ans) et Djalilou Ouorou (23 ans) pour leur première titularisation chez les A.  Enfin en effectuant six changements hier, Dussuyer a battu son  record de remplacement sur un match avec les Ecureuils.

 

Les flops

Mickael Poté sur le couloir gauche

Personne n’a oublié son doublé à la Can 2019  mais Mickael Poté n’est plus un joueur de couloir. Ça se voit au fil des matches en équipe nationale. Il multiplie les matches quelconques sur le côté. L’attaquant de 36 ans est sacrifié en sélection nationale. C’est évident qu’il n’a plus ses jambes de vingt ans. Si le couloir gauche n’a pas eu de vie pendant sa présence sur  le terrain , hier, il en est pour beaucoup. L’ancien niçois qui évolue exclusivement dans un rôle axial en club depuis une dizaine d’année ans n’a plus les repères ni la verve qu’il faut pour animer le flanc. Le buteur de Bandirmaspor serait bien plus utile comme joker en pointe, il a d’ailleurs souvent dézoné hier. Une option à oublier. Un vrai flop.

Les pertes de balle

Sur l’ouverture du score Rodrigue Kossi perd un ballon à quarante mètres de son camp mais l’action se termine par l’égalisation. La punition a été immédiate. Dans une position haute d’attaque, les Ecureuils ont quasiment donné des balles d’occasions aux zambiens. Une seconde action similaire à celle du but est arrivé quelques minutes plus tard s’est terminée dans la surface. Puis en seconde période, une tergiversation de Yohan Roche et un manque promptitude de Djiman Koukou ont failli coûté cher en contre. La concentration et l’application sur les sorties de balle demeurent un axe de progression. Face à des adversaires de meilleurs calibres la sanction peut être plus lourde.

La pelouse de GMK 

Après deux ans de rénovation, les Ecureuils ont retrouvé le stade Général Mathieu Kérékéou. Anciennement critiqué pour le mauvais état de la pelouse, hier même si elle était mieux. Nous étions loin du standard international.  Déception.

Géraud Viwami 

Author: Geraud V.

Rédacteur en chef ! Passionné de foot un peu trop attaché aux Écureuils du Benin. @GerovinhoV

Geraud V.

Rédacteur en chef ! Passionné de foot un peu trop attaché aux Écureuils du Benin. @GerovinhoV

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