Ecureuils : Autopsie d’une risée

Acculés voire ridicules offensivement, les Ecureuils sont tombés face à un adversaire supérieur , le Nigéria. Au-delà du résultat, les hommes de Michel Dussuyer ont sans doute sorti l’une des pires prestations de l’équipe béninoise depuis des lustres. Autopsie d’une cuisante défaite.

 

Les choix de Dussuyer 

A dix secondes près sa tactique aurait payante, si l’équipe n’avait pas craqué au bout du temps additionnel. Mais le but encaissé était logique car les Ecureuils ont été copieusement dépassé dans le jeu. Les choix du technicien français peuvent être remis en question. D’abord le choix de jouer en avec une ligne de cinq derrière et un milieu axial à deux. Un choix qui obligeait les ailier Soukou et Dossou à s’impliquer davantage dans le repli défensif. Les Ecureuils ont perdu la bataille du milieu dès les premières minutes et ceci pendant toute la partie sans être corrigé. Un milieu à trois aurait été plus équilibré. Le coach n’a pas eu le flair. Ensuite , Yohan Roche préféré à Moise Adilehou a craqué au bout d’un mi-temps. Fatigué le défenseur de Rodez paie son manque de temps de jeu en club. Obligé de faire un changement à la pause, le technicien français a usé une munition. Idem pour Cebio Soukou qui revenait aussi de blessure, sa prestation était bien en dessous. Ses choix d’hommes n’ont pas été payants. Enfin, on peut aussi se poser des questions sur l’approche mentale de l’équipe qui a joué pendant toute la partie  avec des intentions de jeu minimaliste. Le sélectionneur a clairement raté le coche.

Un double pivot défaillant 

Face au duo Aribo – Ndidi , les Ecureuils ont bu l’eau pendant tout le match. Il n’y a même pas eu de bataille du milieu face à Adéoti-d’Almeida. Le double pivot béninois a clairement montré ses limites hier dans un grand rendez-vous, un manque de complémentarité et d’aisance technique pour aérer le jeu. Un troisième milieu comme meneur ou relayeur aurait soulagé le duo qui a été envoyé au suicide. Le Bénin a été copieusement dominé notamment parce que son milieu n’a pas pesé dans la balance face à un adversaire plus calibré.

Une jeu offensif limité 

Les trois buts marqués pendant les  cinq matches de qualifications , illustre bien la faiblesse offensive des Ecureuils. Les béninois ont mis autant de buts que Lesotho , dernier du groupe. Hier, les Ecureuils n’ont cadré qu’une seul  tir à domicile. Le Bénin galère à se créer des occasions depuis plusieurs matches. Sous Dussuyer, en place depuis juin 2018 , le Bénin n’a jamais gagné un match officiel pas plus d’un but d’écart. Des ambitions minimalistes.

L’équipe s’en est remis à des exploits de Jodel Dossou , double buteur et passeur décisif pour Stéphane Sessègnon face au Nigéria à l’aller pendant ces qualifications. Le trio d’attaque béninois peine à trouver des automatismes pour bousculer les adversaires , face à des clients du calibre de Nigéria , l’attaque s’effondre. Le manque de créativité au milieu aussi occasionne un manque de liant vers la ligne offensive. La défaite d’hier sanctionne une prestation médiocre qui n’était pas loin du non match livré face au Lesotho à Maseru en novembre dernier. L’impuissance offensive de l’équipe béninoise commence par inquiéter.

Géraud Viwami. 

 

Author: Geraud V.

Rédacteur en chef ! Passionné de foot un peu trop attaché aux Écureuils du Benin. @GerovinhoV

Geraud V.

Rédacteur en chef ! Passionné de foot un peu trop attaché aux Écureuils du Benin. @GerovinhoV

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