Aspac : Maxime Singbo tout proche

Frère cadet du défenseur international, Félicien Singbo. Maxime Singbo est tout proche de  s’engager avec l’Aspac. Le milieu défensif fait partie des renforts souhaités par Alain Gaspoz. Milieu défensif, il avait évolué l’année dernière sous les couleurs des Dragons avant de faire un détour par le Nigéria en début de saison. Il effectuerait donc un retour  au pays au cas sa venue sera confirmée.

23e Assemblée Générale Ordinaire de la CAF (Soudan, 23 février 2011) : Anjorin candidat à la Caf dans un contexte de crise

 

Le Bénin est en pleine crise depuis la démission de 12 membres sur 15 du comité exécutif et les développements quasi-hebdomadaires qui cristallisent les positions. C’est dans ce contexte que le 23 décembre 2010, la Caf a validé les candidatures à l’élection des membres de son comité exécutif  prévue le 23 février 2011. Les candidatures ont été publiées le 12 janvier sur le site officiel de l’instance.

Aubay

La mandature 2011-2015 du comité exécutif de la confédération africaine de football sera connue le 23 février prochain. Parmi les 4 candidats de la Zone Ouest B prétendants au poste du sortant Seyi Memene, on retrouve le béninois Moucharafou Anjorin. Face à lui, un ghanéen, un nigérian et un milliardaire togolais avec lequel il a eu en 2007 quelques « échanges d’amabilités » lors de la Can cadette au Togo. Le casting est costaud, mais en attendant de parler des chances du candidat béninois à la veille de l’assemblée générale, parlons de l’opportunité de cette candidature. Pour une fois, un béninois prétend à un tel poste électif. Celui-ci a pour particularité de s’afficher aux côtés du président Hayatou et de battre campagne pour ce dernier régulièrement depuis quasiment une décennie. Le retour d’ascenseur est espéré. Venant d’un pays dont la sélection a fait ses classes en 2004, 2008 et 2010 durant la compétition reine – la Can – Moucharafou Anjorin peut être le porte-voix des pays émergents ouest-africains. Face aux poids lourds nigérian et ghanéen, c’est un acte courageux et un risque aussi. L’un ne va pas sans l’autre dans une élection comme celle-là. Pour un pays comme le Bénin qui est en proie à quelques démons de la division de son football, la candidature de Moucharafou Anjorin est délicate.

Sous l’angle diplomatique, elle reste un bon point. Ne soyons pas « patrioticide ». Sous l’angle du profil du candidat, ce n’est pas le meilleur dans l’absolu qui se présente. Le monde du football en est conscient. C’est un handicap au plan national, mais pas forcément visible au plan international. Le Bénin a bien besoin d’être défendu dans le gotha du football africain, mais on se demande si ce sera effectivement le cas. Ou bien juste une cause personnelle.

Martin Adjagodo, Bruno Didavi et désormais Sébastien Ajavon, ses amis d’hier lui reprochent beaucoup de choses sur sa façon de gérer le bien commun et de mettre en avant ses ambitions personnelles. D’autre part, ils sont légions les exemples de personnalités qui sont restées à la Caf sans éviter à leur pays les germes de la division et des crises répétées (le Togo avec Séyi Memene). Enfin, les cas de suspicions de corruption qui ont pesé sur plusieurs africains présents à la Fifa, montrent bien que l’image d’un pays peut être ternie si la moralité du représentant est mise en cause. Il n’y a donc pas que des avantages à avoir un compatriote dans une instance internationale. Le revers de la médaille est parfois plus important à l’heure de la candidature et du début de l’aventure. On aime bien le drapeau béninois, mais on espèrera que Moucharafou Anjorin devienne un dirigeant meilleur dans la foulée de cette candidature et pourquoi pas dans le sillage de son élection à la Caf.

Ce changement passe par son pays le Bénin avec la gestion de la crise actuelle qui secoue la fédération dont il reste le président incontesté par les lois, mais contestable au vu de certaines décisions cavalières prises ces derniers temps.

Sessegnon a vu Leproux

Toujours décidé à quitter le paris SG, avec qui il ne s’entraîne plus depuis la reprise début janvier, Stéphane Sessegnon a eu un long entretien avec son président, Robin Leproux, ce mercredi au Parc des Princes

sessègnon, un premier tournant

Toujours décidé à quitter le paris SG, avec qui il ne s’entraîne plus depuis la reprise début janvier, Stéphane Sessegnon a eu un long entretien avec son président, Robin Leproux, ce mercredi au Parc des Princes. Le milieu de terrain béninois est ressorti du stade parisien après près de deux heures de discussions mais n’a pas souhaité s’exprimer.

Ligue1/14e journée : Requins –J.A. Plateau 1-1 : Un nul amer pour les cotonois

 

Ils ont produit un beau jeu, dominés copieusement leurs adversaires et menés au score.  Mais les Requins ont été contraints dans les derniers instants du match au partage des points par la J.A. Plateau.

Géraud Viwami

Les Rouges et Blancs de Cotonou entrent dans le match de plein pied. A la 1ere minute, la défense de la J.A. Plateau tergiverse. Achille Ounsoukpoé en profite pour  éliminer son défenseur d’une feinte de corps et battre Ganiou Salami d’un tir croisé à ras de terre du gauche 1-0. Cueillie à froid la J.A. Plateau va manquer de repères durant toute la première période. Les Requins posent le jeu et dominent proprement. Les occasions pleuvent mais Shakirou Abikoyé, Ceikezie Stanley et Achille Ounsopkoé manquent le cadre à plusieurs reprises.

Paul Fakyé, tête bénie

En seconde partie, la J.A. Plateau se métamorphose. Patrice Baderman demande à ses poulains de jouer haut. Un positionnement qui gêne énormément la bande à Mohamed Aly  qui n’arrive plus à sortir. Les Requins procèdent alors par contre. Juste après l’heure, Achille Ounsoupkoé, le buteur, seul dans les six mètres face Ganiou manque une énorme occasion. Son équipe le payera cher. Dans les arrêts de jeu, Mayowa Onanlapko le messie de la J.A. Plateau, dépose un coup franc sur la tête de Paul Fakyé qui marque en plongeant 1-1. Au vu du match les Requins ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes.

Effet Ana ou prise de conscience ?

Dimanche dernier, les Requins ont livré de notre point de vue,  leur meilleur match sur le plan du jeu. Les joueurs ont montré de l’envie et de la volonté. Ils ont constamment posé le ballon et joué dans les espaces. L’équipe a évolué dans son 4-3-3 habituel avec un fond de jeu enfin potable. A noter les prestations remarquées du milieu défensif Antonin Salanon et de l’arrière droit Mohammed Aly. On se demande si c’est la méthode Charles Ana qui est déjà adoptée et efficace, ou est-ce une prise de conscience des joueurs eux-mêmes ? En tout cas s’ils veulent relever la tête en cette phase retour, ils doivent continuer sur cette lancée.

Encadré

Tous les résultats

Dynamo abomey – Panthères 0-1

Cifas – Uss Kraké 3-0

Mambas Noirs – Buffles 1-0

Avrankou –Aspac 2-0

Dragons- Soleil 2-1

Requins – J.A.Plateau 1-1

Tonnerres – Mogas 1-2

Classement  après 14 journées

1- Soleil   24 pts +1

2-Tonnerres  23 pts + 9

3- mogas 22 pts +3

4- J.A. Plateau 21 – 2

5- mambas noirs 20 pts -2

6- Uss Kraké 20 -3

7- cifas 19 pts +5

8–avrankou 19 pts +0

9- buffles 19 -1

10- Dynamo Abomey  18 + 1

11 -dragons 17 pts -1

12- requins 15 pts -3

13- aspac 14 pts +0

14- panthères 13 pts  -10

 

L1/14e journée : Mambas Noirs – Buffles 1-0

 

En ouverture de la 14e journée de la ligue 1. Mambas Noirs a accueilli au stade René Pleven d’Akpakpa  les Buffles du Borgou. Grâce au coup de patte de Falikou Coulibaly, les jaunes et noirs ont décroché un succès précieux 1-0.

Géraud Viwami

Le début de partie est à l’avantage des Mambas qui dominent. Emmanuel Kido et Abalo Razack animent bien le jeu. Du côté des Buffles, Junior Mvondo et Sidiki Sylla gagnent beaucoup de duels dans l’axe du milieu. Mais, ils avaient du mal à alerter Jonas Guera et Djalilou Ibrahim en attaque.

Les protégés de Béchir Mahamat ouvrent le score juste avant à la pause. A la 45e minute, alors que Mama Moudachirou l’arrière droit des Buffles étaient touchés et à terre, les jaunes de Mambas relancent dans son couloir. Clément Abalo centre à ras de terre pour Falikou Coulibaly dans les six mètres. Ola Azizou hésite à sortir, Coulibaly conclut tranquillement d’un plat du pied.

Du retour des vestiaires les Buffles vont pousser les Mambas dans leurs derniers retranchements. L’entrée d’Abdoulaye Ouzérou apporte un plus mais insuffisant. Les poulains d’Agoroh Tchagodonou n’arrivent pas à égaliser. La rencontre s’achève sur ce succès étriqué mais précieux pour les Mambas Noirs qui remontent au classement. Quant aux Buffles la tourmente continue.

Reda Johnson souffle le chaud et le froid sur la FL One

Reda Johnson, défenseur central de Plymouth Argyle (D3 anglaise) a rejoint mercredi dernier 5 janvier 2011 le club de Sheffield wednesday (D3 anglaise) pour une durée de 3 ans et demie. Le montant du contrat n’a pas été dévoilé, tout comme c’était le cas lors de son départ de Amiens en 2009 pour Plymouth.

Mais en attendant son premier match sous ses nouvelles couleurs, c’est plutôt une toute autre histoire qui fait l’actualité de Reda. Le défenseur béninois dans la foulée de sa signature comparaissait pour devant une cour pour séquestration d’une femme au domicile d’un joueur de blackburn dont le nom n’a pas été dévoilé. La dame, apparamment pas blessée, ni violée aurait porté plainte contre lui. Il a été libéré sous caution à condition de ne pas s’adresser à deux autres femmes (drôle d’histoire), avant de comparaitre le 07 Avril prochain d’après le manchester evening news.

L’attaquant béninois Sidoine Oussou pour 4 ans au Vålerenga

sidoine oussou à gauche tenant le maillot de sa nouvelle équipe

Sidoine Oussou a été présenté hier dans l’après-midi à la presse norvégienne comme étant l’une des 3 nouvelles recrues du  Vålerenga, un club de 1ère division qui occupe actuellement la 2ème place au classement. Agé de 18 ans, l’ancien joueur de l’Aspac du Bénin  a été détecté lors du tournoi de l’Uémoa que le Bénin a abrité en novembre 2009. L’attaquant béninois n’a disputé que 45 minutes de jeu au cours du match d’ouverture contre le Togo avant de sortir sur une civière, blessé. Mais cette brève apparition a suffi aux recruteurs qui ont fait le déplacement de Cotonou pour faire le tour d’horizon du talent du jeune footballeur béninois. Contacté par un agent ivoirien qui l’a pris sous sa protection, Sidoine Oussou est allé se soigné à Abidjan en Côte d’Ivoire où il a subi plusieurs semaines de rééducation avant de retrouver le chemin des stades. Convoité par l’Asec d’Abidjan et l’Africa sport, il a su résister aux propositions mirobolantes des présidents de ses deux clubs mythiques de la Côte d’Ivoire puisque Cluj, le club Roumain  s’est montré plus convaincant. Mais c’est finalement le président  Norvégien du Vålerenga qui a fait la bonne affaire en enrôlant dans son effectif, Sidoine Oussou. A l’issue de la cérémonie de signature du contrat, Truls Haakonsen, le directeur sportif a déclaré : «C’est un joueur que que nous avons détecté comme un talent majeur. Malgré son jeune âge, il a déjà joué pour la sélection nationale A du Benin et, nous pensons qu’il le  type de joueur que cadre très bien avec Vålerenga. Nous sommes très heureux que Sidoine soit recruté par Vålerenga. Maintenant, Il est clair que le passage à Vålerenga n’est qu’une étape de carrière en ce moment». Torbjornsen qui a été impliqué dans le recrutement du béninois et qui affirme l’avoir découvert en novembre 2007 affirme lui que Sidoine est un attaquant possédant des compétences différentes. Il est très rapide, il a une bonne capacité de sauter. C’est vrai que lorsque vous récupérez des joueurs en provenance d’Afrique, il est toujours question de savoir si le joueur pourra réussir son intégration à la fois sur et hors du terrain. La langue,  l’environnement, le style de jeu, le climat et d’autres facteurs sont à prendre en considération.  Mais Sidoine est un joueur très engagé qui je pense a ce qu’il faut pour réussir dans Vålerenga. C’est un bon coup qui nous permettra d’obtenir de bons résultats et atteindre nos objectifs.»

Bénin-Ligue 1 – 14e journée : Reprise de la phase retour sur fond de crise

La ligue 1 reprend ses droits ce weekend après deux semaines de pause. Les joueurs retrouveront les pelouses. Pendant que l’ambiance dans les bureaux  est morose. Voici les sept rencontres au programme ce weekend !

Géraud Viwami 

Samedi

Tonnerres – Mogas

Le leader sous pression à Bohicon

C’est un choc en de haut de tableau entre deux équipes qui veulent consolider leur position. Le Stade Paulin Tomanaga sera donc le théâtre d’un gros match. Les pétroliers ont besoin de points pour remonter vers le duo de tête. Pendant que les verts de Bohicon doivent s’imposer devant leur public pour rester en tête. L’enjeu est donc clair des deux cotés. Espérons que le jeu sera à la hauteur de l’enjeu.

Joueurs à suivre

Mohammed Aoudou (Attaquant, As Tonnerres), 4 buts

C’est le nouveau fer de lance des verts de Bohicon. L’international béninois représente une menace pour les défenses adverses. Lunel Dossougbété et les siens sont prévenus.

Fadel Suanon (Attaquant, Mogas), 9 buts

Il a fini meilleur buteur de la phase aller avec 9 réalisations. Il est l’atout offensif numéro un des pétroliers. Tous les regards seront tournés vers lui .Déjà buteur à lors de la manche contre Tonnerres. Il peut récidiver.

 

Les autres affiches  

 A Abomey, le Dynamo (8e) d’Eric Gnahoui reçoit la lanterne rouge  Panthères de Djougou  de Zacharie Séfoulaye.

A Djèffa, le Cifas (11e) accueille l’Uss Kraké (4e) pour un match très chaud.  Les jaunes de Lionel Soccoia manquent de points pour s’éloigner de la zone rouge. Ils compteront  sur le retour de Natabi Traoré. Quant aux Kraké Boys une victoire est impérative s’ils veulent maintenir leur position.

Enfin, au stade René Pleven d’Akpakpa les Mambas Noirs (10e) de Ludovic Alla accueille les Buffles (7e) de Junior Mvondo.

Dimanche

Dragons (8e)  – Soleil  (2e)

Deux maîtres dans la capitale ?

Pour cette reprise les Dragons jouent le rachat à domicile. Le public Ouéménou a soif de victoire. La bande à Eric Kintonou joue bien mais laisse filer les points domicile. Ils savent donc la mission qui les attend ce dimanche au Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Une pelouse bien connue par l’adversaire, Soleil FC. Cette saison, Isaac Louté et ses coéquipiers ont déménagé leurs matches à Porto-Novo. Et cela semble bien leur marcher vu leur rang. On verra bien qui sera le maître dans la capitale.  

Joueurs à suivre

Eric Kintonou (Attaquant, Dragons)

C’est un danger permanent pour les défenses adverses. Récemment élu dans l’équipe-type des révélations à l’issue de la phase aller par bjfoot.com, ce jeune attaquant a soif de confirmer son talent en cette phase retour.

Isaac Louté  (attaquant, Soleil)

Le moteur offensif de la bande à Vizir Touré c’est lui. Il porte l’équipe offensivement. Ses six buts marqués en phase en sont la preuve. Attention donc aux Dragons !

Les autres matches

A Avrankou (3e), le club phare de la localité reçoit le champion Aspac (13e). Les portuaires poursuivent leur opération rachat, après une phase aller chaotique. Quant aux amis d’Eric Tossavi, le succès est primordial pour s’installer sur la cime des honneurs.

Enfin, la dernière affiche opposera à Kouhounou, les Requins (13e) en pleine crise à la J.A. Plateau (5e).

Sessegnon : « Paris, ça sera sans moi »

Stephane SESSEGNON, la perle béninoise reste catégorique

 

Stéphane Sessegnon n’a pas changé d’avis et va définitivement au clash. Insulté, selon ses dires par son entraîneur, il y a quelques semaines, le milieu de terrain du PSG n’a qu’une envie : quitter le club de la capitale au plus vite. « Je veux partir. Après tout ce qui se dit sur moi, je n’y prête pas trop attention. Si Antoine Kombouaré s’est excusé, c’est qu’il se rend compte de la gravité des propos qu’il a pus tenir. Ça fait du bien de le savoir. Maintenant, les joueurs sont en préparation (NDLR : à Marrakech). Ils ont une deuxième partie de saison à faire. Je leur souhaite beaucoup de réussite pour la suite du championnat. Moi, j’essaie de passer à autre chose. Donc Paris, ça sera sans moi. », a expliqué Stéphane Sessegnon à RMC Sport.

( RMC)

http://news.maxifoot.fr/info-130230_110104/football.php

 http://www.rmc.fr/editorial/141689/sessegnon-a-lentrainement-a-linsep/

Menace de boycott sur la reprise du championnat : Des clubs et arbitres sous le coup de sanctions

requins et mogas espèrent reprendre la compétition

« La crise qui secoue la Fbf dans les couloirs du pouvoir n’est pas de nature à empêcher que le football continue sur le terrain. » Cette déclaration d’un haut responsable du football béninois n’est peut-être pas partagée par tout le monde…

 

Aubay

 

Entre règlement de comptes sur fond de crise, des dirigeants de clubs entendent instrumentaliser la Ligue1. Et pourtant, on a du mal à comprendre pourquoi. Selon les uns, les textes de la Fbf n’empêchent pas la ligue de fonctionner normalement, malgré la démission du président Ajavon, un comité de gestion est en place et fonctionne correctement. Utiliser le championnat comme arme reste un exercice à haut risques pour ces derniers.

La semaine écoulée, sur le plateau de Golfe Tv Ignace Yètchénou, chargé de communication de Tonnerres Fc, actuel leader de la Ligue1 a clairement dit que son équipe serait présente à la reprise. Même si le président Valère Glèlè de Tonnerres Fc s’est rangé pour le moment du côté du clan Anjorin-Didavi. Certaines sources feraient le lien facilement entre les dirigeants de la Jeunesse athlétique du plateau (appartenant au clan Didavi), leur appartenance au clan Anjorin et une possible fronde. D’autres citent pêle-mêle tous les clubs dont les dirigeants se retrouvent dans le bureau non-reconnu mis sur pied par le président Anjorin.

D’une part du côté de la ligue, on s’en tient aux engagements pris et aux textes. « Légitimement, les clubs bénéficient de subventions de la ligue et de ses sponsors. Ceci les oblige à produire le spectacle attendu», confie une source anonyme. D’autre part, la comparaison ne saurait être faite avec les championnats organisés les années précédentes par la fédération, sans réelle subvention apportée aux clubs.

Enfin, et on pourrait commencer par là, les textes de la ligue sont formels : en cas de forfait, le club risque une relégation automatique en division amateur.

Entre les textes et la politique, que choisiront les clubs et leurs présidents ? Entre le jeu et les intérêts de couloirs dans la crise, le cœur a tant balancé que même la raison semble balancer. Et pourtant, il va falloir jouer, car pour l’instant, personne ne sait quelle issue aura la crise. Les cas d’Asos, Unb et Energie laissés en rade après les élections à la Fbf en août 2009 sont là pour nous édifier.

Encadré

7 arbitres et 14 assistants : La lourde responsabilité de relancer la machine

Selon la procédure habituelle, le tirage au sort des arbitres des 7 matches du week-end prochain a effectué au siège de la Fbf hier mardi. Il reste maintenant à la fédération à transmettre cette liste à la ligue afin qu’elle procède au paiement des divers frais de mission. En général, selon nos sources, la transmission de la liste est attendue au plus tard demain jeudi.

« Ces 21 juges centraux et assistants, quelque soit leur provenance ont le droit et le devoir d’assurer une reprise effective du championnat » signifie un président de club qui prône la neutralité dans la crise. Ceci afin de démontrer, selon la plupart des acteurs, que la crise qui secoue le football n’a pas atteint le rectangle vert. Du côté des textes, les arbitres qui n’honoreront pas leurs engagements risquent de fortes sanctions. Voici les noms des arbitres et assistants de la 14e journée.

Matches et arbitres de la 14e journée

Tonnerres – Mogas / Arbitre : Koolé Germain ; Assistants : Viagninon Corneille – Aitchémon Cosme

Dynamo – Panthères : Sitou Rafiatou ; Zountchémé Jacques & Louis Sonia

Cifas – Kraké : Bada Edgard ; Houdanvi Tomabé  & Salifou Noussirath

Mambas – Buffles : Dégboé Joseph ; Djidonou Junior & Gérard Daoude

Requins – JAP : Zodéhougan Marius ; Bello Razack & Bonou Martial

Avrankou – Aspac : Igué Brice ; Attoyo Hilaire & Houloumè Gabin

Dragons – Soleil : Egounleti Martin ; Kouton Narcisse & Ogoudédji Sylvain

Martin Adjagodo : « La Fifa n’a pas validé les observations faites par le président Anjorin»

 

Dans la 3e semaine de crise, l’interview de Martin Adjagodo, ancien président de la fédération, vient comme pour clarifier les rôles. Entre Ajavon, Anjorin, le ministère des sports et les différents acteurs du football, chacun est remis à sa place.

 

 

Il y a  quelques jours maintenant, vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a une crise au sein du comité exécutif de la fédération béninoise de football, vous devez avoir votre réflexion sur cette situation. D’abord est-ce que cette situation vous surprend ?

Martin Adjagodo : Honnêtement, non. Je n’ai pas peur de dire la vérité, vous le savez, et je suis gêné de quelque chose, on n’a pas besoin d’en arriver là. Cette crise pouvait être épargnée dans la mesure où le Bénin n’est pas  encore une nation au sommet du  football  donc logiquement il n’ya pas encore de points de bataille. Si nous avons des compétitions, nous avons des enjeux auxquels on participe, voilà des points de batailles au sein de la structure d’organisation.

 

Aujourd’hui, la crise est là, certainement que vous l’aviez prédit ?

Je l’ai prédit, mais ceux mêmes pour qui je l’ai prédit ont mal pris ça, je veux parler du président Ajavon que je respecte beaucoup. Il n’avait pas compris le sens de mon message quand je le lui disais il y a un an ; il n’a pas vu tous les aspects. Aujourd’hui, il a vraiment mal, il en souffre.

Vous avez été président, vous avez vécu avec ces personnes avec qui il se trouve, rafraîchissez-nous un peu la mémoire. Est-ce que vous pensez qu’Ajavon a de sérieuses raisons de quitter les affaires en ce moment ?

Vous voulez ma confirmation, mais je n’étais pas dans ce milieu, je ne suis plus dans ce milieu, je n’étais pas avec eux donc je ne suis pas bien placé pour connaître tout ce  qu’ils ont traversés pour en être là aujourd’hui. Je connais très bien les deux. Pour vous dire la vérité, on ne gère pas le football par crise ou raisons épidermique. Je connais mon ami Anjorin, le président que je respecte beaucoup, il a souvent des réactions épidermiques et ça finit là. C’est un acteur du football, et malheureusement pour lui, ceux qui en sont les auteurs et qui l’ont entraîné dedans ne sont pas conscients de cela. Et je suis sûr que vous reviendrez la dessus parce que c’est profond ce que je dis.

Mais, vous avez vécu avec Moucharaf Anjorin, chaque fois on entend mauvaise gestion, gestion solitaire, ou a une assemblée générale, c’est le compte financier. Est-ce qu’en votre temps vous l’aviez vécu ?

Non, moi, je ne l’ai jamais vécu, je ne lui ai jamais confié la gestion de fonds. La gestion des fonds se faisaient au vu et au su de tout le monde. Moi je suis un ancien fonctionnaire de l’Etat béninois, j’ai servi la préfecture du Zou où j’ai fait le secrétariat et le service financier et où surtout j’étais à l’apurement et mandatement, donc je savais comment gérer chaque chose.

Donc, vous étiez prévoyant ?

 

Oui, naturellement, le Bénin toujours été cité en exemple au niveau de la gestion du football

Et pourquoi aujourd’hui, Moucharaf Anjorin ne fait pas l’unanimité à votre avis ?

 

Pour moi, le problème ce n’est pas Anjorin, je vais vous surprendre, vous avez vu que le ministre a écrit et a envoyé des gendarmes et des militaires en faisant injonction. C’est une injonction au secrétaire exécutif de la FBF, au directeur administratif. Je ne dis pas que le secrétaire et le directeur ne sont pas dans leurs rôles, mais je pense que le ministre est allé trop vite en besogne. La FIFA n’aime pas ça. Ce n’est pas le rôle du ministre qui ne représente que l’Etat en matière de gestion du football. Que ce qu’il dit soit conforme ou pas aux textes, il doit  limiter ses pouvoirs dès que la FIFA s’intéresse au dossier et a pris des initiatives pour son règlement. Il faut lire la lettre qu’il a envoyée à Bernard, dès que la FIFA va prendre des décisions on va dire que ce sont les magouilles d’Anjorin, de ci et ça.

Vous, on vous a vu partir avec les honneurs, vous auriez pu vous accrocher au poste et y rester longtemps, pourquoi vous n’avez pas fait ça ?

 

Je n’ai pas besoin de le faire parce que je sais qu’a ce niveau, ma mission était terminée. J’ai promis amener l’équipe à la CAN Tunisie et/ou aux compositions internationales de catégories d’âges juniors ou cadets, je l’ai fait. Pour avoir fait ça je pense avoir fait l’essentiel. Maintenant il fallait que les camarades me laissent un mandat pour mettre en place les structures de formation. Ils ne l’ont pas fait, la preuve ils n’ont pas évolués jusque-là.

Et là, vous aviez reçu un coup ?

 

J’ai reçu un coup, et je le leur ai dit et c’est ça qui me fait mal. Le fait qu’on ait des bâtiments, des centres, des stades et que personne ne les utilise, à Abomey comme à Missérété, ça me fait mal et c’est bien dommage.

A votre avis, le retrait de Sébastien Ajavon est-ce que ça pourrait porter un coup au bon déroulement des activités ?

 

De toutes les façons Ajavon, c’est un homme d’affaire qui sait de quoi il parle. Mais il ne peut pas avoir le retour de ses investissements tout de suite, on a besoin d’un homme comme lui qui aime le football et qui est un homme averti du domaine.

 

Aujourd’hui, en observant les nouveaux textes qui sont pris surtout la mise en place d’un nouveau bureau par Anjorin, est-ce que cela pourrait régler le problème ?

 

Je vais vous surprendre, Anjorin suit encore les textes, il n’a rien inventé. Mais ce n’est pas maintenant qu’il devait le faire, c’est un bureau dégarni car sur 12 lorsque 8 personnes démissionnent, vous n’existez plus. Vous devriez reprendre la procédure. En tant que membre de l’association, il est mon chef désormais donc je respecte ses décisions. Si c’est la méthode pour réussir, je ne sais pas mais je dis que la méthode est mauvaise.

Monsieur le président, on connaît vos relations avec la CAF et la FIFA et ce que vous êtes au sein de ces institutions aujourd’hui, selon vous, quelle pourrait être l’issue de la crise ?

Je ne suis pas Dieu pour  prédire l’avenir, ça dépend de l’appréciation de la Fifa et de la Caf mais ce que je sais…est difficile à dire.

Là, vous nous cachez des choses, Monsieur le président ?

Non, mais je sais que c’est le B       énin qui perd dans tout cela. Je dis et je le répète le Bénin n’a pas encore une équipe digne du nom. Du retour de la Can et de la coupe du monde, on devait enclencher une bonne équipe sénior pour continuer le développement à la base. Mais on a rompu et c’est Ajavon qui nous fait ce travail avec ses sous. Je vais vous surprendre, j’ai été le premier que Ajavon a emmené sur le chantier de construction du Cifas. Aujourd’hui voila ce que ça devient, c’est dommage.

Certaines personnes doutent de l’intégrité des émissaires que la Fifa délègue dans ces cas ?

 

En tous cas, je dis que la Fifa ne peut pas sanctionner pour ça. Elle pourrait le faire si le Bénin se permet de cautionner les ordres du ministre en prenant des statuts, en maintenant des membres du bureau ; notre football sera alors pour le Bénin seul mais par contre si le ministre écoute les recommandations du ministre, la Fifa peut revenir et confirmer les décisions du ministre mais dès qu’elle s’est annoncée elle règlera le problème pacifiquement avec les autorités du ministère à son arrivée.

Donc, le football sera au calme jusqu’à l’arrivée des émissaires de la Fifa ?

 

Oui, le football sera au calme, seulement le ministre peut prendre des dispositions pour assurer la sécurité à la fédération en fermant les locaux comme il l’a fait. Mais il n’a pas le droit de s’impliquer dans la révision des textes et du fonctionnement du bureau. Il y a un Directeur exécutif qui peut jouer le rôle d’abord au niveau de la fédération.

Mais, il a été limogé par le président, est-ce qu’il peut encore exercer ?

 

Il doit exercer. La Fifa n’a pas encore validé les observations faites par le président dans sa lettre. A Abidjan (ndlr : avant les élections de 2009)  Ajavon avait promis œuvrer pour révolutionner le football béninois aux côtés du président Anjorin en aidant les clubs. Aujourd’hui quelle garantie voulez-vous qu’il ait pour le retour de son investissement. Moi, je ne sais pas…tout mon souhait, c’est que le ministre ne se mêle pas de cette affaire.

Monsieur le président, nous sommes à la fin de l’année, quels bilan faites-vous du football béninois ?

 

C’est la manière avec laquelle les choses se sont passées auparavant qui expliquent l’état actuel de notre football, je suis heureux que Ajavon ait compris, approchez-le et demander lui s’il a compris mon message d’entre-temps. A la fin de cette crise, nous devons nous retrouver pour reconstruire notre football. Je me rappelle que le président Ajavon m’a invité au PLM Alédjo, tous les acteurs étaient là, nous avons élaboré un document, et les gens ont voulu tout de suite instauré une bataille contre Anjorin en lui demandant de quitter les affaires, hors c’est lui qui a eu la bonne idée de rassembler tout le monde pour réfléchir ensemble. De ce pont de vue, je pense qu’on ne va pas faire à tout moment des conférences pour réussir le football.

Quel homme il faut pour remettre le football béninois sur les rails en lieu et place de Sébastien Ajavon ? 

Monsieur Ajavon est le président du patronat, il n’est pas obligé de faire ce qu’il fait mais c’est son rôle en tant que président du patronat et il doit le faire. Je me demande pourquoi nous sommes pressés, les acteurs du football se décideront eux-mêmes, ceux qui aiment et peuvent faire. Seulement, il faudra les accompagner et les laisser travailler librement. 

Pour vous, quel rôle revient au chef de l’Etat dans la crise ?

 

Le chef de l’Etat n’a rien à faire, même le ministre n’a rien à faire seulement il peut assurer la sécurité des lieux de rencontre. La fédération à des textes approuvés par la Fifa il suffit de  les utiliser pour résoudre la crise. 

(Source : Sabin Loumèdjinon, La Nation)