« Ensemble pour le Bénin » offre un important lot de crampons à deux académies

 

william et christine chidikofan entourés des bénéficiaires

  

L’Association sportive Alphonse Djidonou Academy (Asada) de Porto-Novo et le centre de formation des Tanékas de Natitingou ont reçu des mains de William et Christine Chidokofan un important lot de crampons au nom d’ « Ensemble pour le Bénin », le 5 janvier dernier à Porto-Novo.

Aubay

Des ballons de compétition et 40 paires de crampons. Pour William Chidikofan, béninois résident en France, c’est un geste de solidarité, mais pour les jeunes joueurs, c’est un immense cadeau que de pouvoir enfin chausser des crampons neufs. Ce don est devenu une réalité, grâce à l’association française « Ensemble pour le Bénin » dont William Chidikofan est le président, et Christine Chidikofan la trésorière. « Je connais les difficultés des jeunes footballeurs de mon pays », rappelle le président, avant de souligner que ce geste est rendu possible grâce aux soutiens de Taxi Blandin, du crédit agricole de la Vendée et à plusieurs bonnes volontés. « Restez ici et progressez, ainsi, quand on viendra vous chercher, ce sera avec la tête haute que vous partirez. Ne pensez pas à l’aventure. » Le conseil est allé en direction des jeunes joueurs de Porto-Novo présents lors de la cérémonie. « Le foot est très important au Bénin est j’espère que ce petit geste vous fera plaisir » a lancé William Chidikofan pour clore le chapitre football. Il dira également sa volonté de faire des actions en direction des « personnes âgées et des écoles dans les mois à venir. »

A la suite de William Chidikofan, c’est Amidou Akouess, représentant du Centre Tanékas qui dira « ils ont comblé un de nos plus grands besoins : les ballons et les chaussures. Beaucoup viennent et savent ce qu’il nous faut, mais n’apportent jamais rien». L’hôte de la cérémonie, Patrick Djidonou rappellera combien une paire de crampons est importante pour le jeune footballeur, à travers une anecdote. Il raconte la mésaventure d’un jeune talentueux de Porto-Novo qui rate l’occasion de participer à la finale d’une détection à cause de ces chaussures qui se sont déchirées en cours de jeu.

Enfin, le représentant de la Mairie de Porto-Novo, Jean-Marie Honvo, chef du service des sports donnera des conseils aux jeunes qui « doivent continuer à jouer sur le tableau es études tout en jouant au foot. Ma joie est immense car les béninois aiment le foot, mais n’évoluent pas, pour plusieurs raisons. Nous serions ingrats de ne pas prendre part à cette cérémonie, car ces jeunes joueurs servent la ville de Porto-Novo à chaque fois qu’ils sont sollicités.»

Aubay

 

Après le tournoi de Montaigu : Quatre béninois de France offrent du matériel aux jeunes Ecureuils

 

Ils étaient au Tournoi de Montaigu qui s’est déroulé début avril en France. Ils ont suivi de près les moins de 16 ans béninois. Et à la fin, ses anciens footballeurs et passionnés de foot ont décidé de faire un geste. Parmi eux, notre chroniqueur William Chidikofan qui avait fait une belle analyse sur le match France – Bénin (4-0).

«Rémi, Ilias, Morille et moi-même avions fait ce geste pour marquer le coup par rapport à la première participation des béninois au tournoi de Montaigu. Cela a été une fierté pour nous de voir le drapeau béninois flotter dans le ciel Montacutain et d’entendre l’hymne national. La prestation des joueurs nous a aussi poussés à ce geste pour les encourager à travailler davantage», explique William Chidikofan.

20 ballons pour l’équipe, 25 sacs de sports. Voilà le petit geste venant de quatre béninois de la Vendée. C’est un geste qui montre la grande générosité de Nagnonhou ilias, Chidikofan William, Kpotanmè Rémi et Codjia Moril.

Aubay

Retour sur France – Bénin 3-0, L’analyse de William CHIDIKOFAN, depuis Montaigu

« J’étais à Montaigu mercredi et j’ai pu suivre le match du Bénin contre la France qui s’est soldé par la défaite des nôtres 0-3. Plusieurs facteurs ont été à la base de cette défaite des béninois à mon avis. Il faisait 10 degrés au stade Maxime Bossis de Montaigu ce qui n’a pas favorisé les béninois qui sont habitués à jouer sous une orte chaleur. Le stress de jouer devant le millier de spectateurs et sur une pelouse impeccable, et n’arrivant pas à bien doser le ballon. Avec un système de jeu en 4 – 4 – 2, les minimes béninois occupent bien le terrain avec de belles intentions d’aller défier la défense française, mais il leur manquait l’agressivité et n’étant pas assez costauds dans les duels les français ont pu utiliser cette force pour trouver le chemin des filets à trois reprises 7e, 58ème et 63ème minutes. Mais dans l’ensemble, l’équipe béninoise n’a pas du tout démérité car y a un fond de jeu, des individualités appréciables qui prouvent vraiment que ces jeunes viennent de centres de formation. L’encadrement technique dirigé par la paire Edmé CODJO – Moussa Latoundji n’a pas arrêté de donner des consignes à ces jeunes qui au retour des vestiaires ont développé un jeu meilleur, avec trois tirs même si cela n’a rien donné.

Les minimes béninois ont eu droit à des applaudissements du public à la fin du match ce qui prouve que c’est une équipe d’avenir. Mais il faut maintenant que les autorités de mon pays prennent les choses en main afin que cette génération ne soit pas sacrifiée. De mon œil de footballeur, je finirai en disant que les minimes béninois même avec cette défaite ont impressionné plus d’un.»

Nos remerciements à William CHIDIKOFAN qui nous a également gratifié des photos exclusives du premier match du Bénin.