Qualifications Can Cameroun 2019 : Sexy (Sessi) Victory, les Ecureuils se sont sublimés

Au bout du suspense et réduit à dix après l’expulsion de Stéphane Sèssegnon en début de seconde période, le Bénin a pris le dessus sur l’Algérie cet après-midi au stade Mathieu Kérékou devant 30 mille supporters sous un temps pluvieux. Sessi d’Almeida a marqué l’unique but d’un match à haute tension pour un succès qui ramène les Ecureuils à hauteur des Fennecs en tête du groupe avec 7 unités.

 Homme du match : Les 30 mille supporters

La forte pluie qui s’est abattue sur la ville pendant toute la journée n’a pas empêché 30 mille supporters de prendre d’assaut les gradins. Ils ont fait la « Hoola » avant le début du match, du clapping  pendant la rencontre pour pousser les Ecureuils. Et quand c’était dur ils n’ont pas lâchés les joueurs une seule seconde. Ils ont chanté. Ils ont mêmes répondu à l’appel du sélectionneur pour donner de la force aux Ecureuils. Que dire quand ils ont  entonné l’Aube Nouvelle à deux reprises pendant les dix minutes d’arrêts de jeu. C’était tout simplement. Enorme.

 C’était parfait 

On a presque rien a trouvé à dire sur la première période des Ecureuils. En plus dans un nouveau système en 4-3-3, le Bénin prive rapidement l’Algérie du ballon et va lancer son match au quart d’heure. Esseulé à droite, Sèssegnon élimine deux algériens puis pénètre dans la surface avant de servir d’Almeida lancé au point de pénalty. D’un plat du pied bien appliqué, le milieu de Yeovil Town ouvre le score. Le stade explose.

L’Algérie cafouille son  jeu, la faute forcément aux cinq changements effectués dans le onze par Djamel Belmadi. Les Ecureuils en confiance, produisent du jeu et dominent.

A droite, Seidou Barazé tente une percée après un crochet puis adresse un centre parfait au second sur Steve Mounié qui voit sa tête plongeante fuir le cadre pour peu. (28e).

Les Ecureuils rentrent aux vestiaires sur un premier acte abouti où l’Algérie n’a pas existé.

C’était plus que parfait !

L’Algérie entame mieux sa seconde période avec des offensives. Pas exempt de tout reproche, l’arbitrage Jackson Pavaza sera l’homme du match avec l’exclusion de Stéphane Sèssegnon. Le capitaine des Ecureuils qui réclamait une faute de Feghouli, après un échange de mots, le   namibien dégaine un carton jaune  puis un rouge dans la foulée (54e).

A dix , un autre match commence pour les Ecureuils qui passe en 4-4-1 avec deux blocs de quatre bien soudés. Poussé par un stade Mathieu Kérékou en feu, le Bénin ne craquera pas.

Mounié s’offre un rush solitaire mais sa frappe passe juste au-dessus (60e). L’envie est toujours là.

Les Ecureuils défendent très bas et procèdent par contre-attaque.  A bout Michel Dussuyer n’hésite pas à demande aux supporters de donner la force aux joueurs (73e et 88e). Son appel a été entendu. Le stade gronde et les dix Ecureuils ne lâchent rien.

Entré en jeu, Désiré Azankpo n’était pas loin de faire le break mais son tir en angle fermé suite à une combinaison avec Jordan Adéoti est bloqué par Rais Mblohi (80e).

Ryad Mahrez foule la pelouse en seconde période pour mettre la pression. Les  Fennecs  poussent fort devant les buts de Fabien Farnolle et passent près de l’égalisation à deux reprises. D’abord devant Bagdad Bounedjah mais sa tentative est maîtrisé par le gardien de Yeni Malatyaspor d’une main ferme (96e). Puis Adam Ounas, trouve l’équerre  de la transversale (100e). Ouf !

Le Bénin tient sa deuxième victoire à domicile au bout de dix minutes de temps additionnel dans ses qualifications et recollent aux algériens en tête du groupe.

Ce n’est pas encore fait 

Avec ce succès le Bénin partage la tête du groupe avec 7 points et tient son destin en main malgré la victoire du Togo en Gambie 0-1 (Floyd Ayité 92e) ce soir. Le Togo grappille 5 unités désormais. Les scorpions sont d’ailleurs éliminés après cet échec avec 2 points en 4 journées. Ainsi, les Eperviers, les Fennecs et les Ecureuils  sont en course pour les deux billets du groupe. Les béninois devront valider leur billet lors de la prochaine journée en Gambie sans où  un succès pourrait être suffisant se qualifier pour la Can.

Géraud Viwami

 

Feuille de match

4e journée , Qualifications Can Cameroun 2019

Stade : Mathieu Kérékou

Groupe D : Bénin – Algérie 1-0

Arbitre : Jackson Pavaza (Namibie)

But : Sessi d’Almeida 15e.

Bénin : Farnolle – Adénon , Verdon , Imorou , Barazé (Chaona 83e) – Adéoti , d’Almeida, Sèssegnon © – Poté (Azankpo 71e) , Dossou (Djigla 88e ) , Mounié.

Coach : Michel Dussuyer

Algérie : Mbolhi – Mandi , Tarhat , Bensebaini , Farès – Guédioura , Bentaleb (Mahrez 62e), Feghouli – Ghezzal (Bounedjah 45e), Brahimi , Belfodil (Ounas 72e).

Coach : Djamel Belamdi

Can 2017 : les leçons des premières 

Toutes les équipes engagées dans cette Can 2017 ont foulé les pelouses gabonaises durant cette première journée, avant l’entame des seconds matches de groupe cet après-midi, on vous propose les premières leçons de compétitions.

Les surprises

Pas grand monde ne misait sur eux mais ils ont été bien à la hauteur par leur prestation. Dans cette fenêtre des surprises, la Guinée Bissau avait déjà donné le ton pendant l’ouverture de la compétition face au Gabon, pays hôte. Les Jurtus qui disputaient leur premier match en phase finale ont joué sans pression et ont réussi à arracher une égalisation dans les ultimes instants du match avec du caractère.  Le groupe A était bien lancé.

Le lendemain dans le Groupe B, le Zimbabwe a failli faire mieux face aux favoris Algériens.  Alors qu’on pensait qu’ils allaient prendre une valise après l’ouverture du score de Mahrez. Mais non, ils ont renversé les verts en menant 2-1. Il a fallu un second exploit personnel du ballon d’or africain pour éviter l’humiliation aux Fennecs. Le Zimbabwe s’est montré aussi à la hauteur en produisant un football de qualité.  Il ne faudra plus les sous-estimer.

Enfin le dernier élève de cette classe c’est le Togo. Face aux champions d’Afrique ivoiriens, les Eperviers ont sorti un match très costaud défensivement. Ils ont anéanti la ligne offensive des Eléphants  qui sont passés à coté de leur première sortie carrément. On n’a pas oublié le mérite des togolais qu’on voyait prendre un carton mais non ils ont pris un point mérité.

Les déceptions

Dans le jeu présenté tout comme dans les résultats, rien n’était bon à retenir dans la prestation des ivoiriens.  Les hommes de Michel Dussuyer sont dans l’obligation de se réveiller s’ils veulent assumer leur statut. Au second match, ils auront un gros client, la RD Congo. Le moment idéal pour se lever.

En ouverture du tournoi, les Panthères Gabonais ont concédé un nul aux allures de défaite face à la Guinée Bissau, le petit nouveau. Un match nul presque inquiétant. Et pour cause les gabonais ont tâtonné dans le jeu, sans vraiment convaincre. La fébrilité en fin de match a coûté chère.  Avec un public qui traîne les  pas il va falloir vite se remettre dans le sens de la marche. Sinon en avant le flop total.

Quand on a le meilleur joueur du dernier champion anglais et ballon d’or africain, Mahrez et des joueurs de classes  mondiales comme Brahimi et Slimani faire nul contre le Zimbabwé sonne une contre-performance pour nos amis algériens. On attendait beaucoup mieux d’El Khedra et ils le savent.

Les maîtres

Eux, ils ont assumé leur statut d’entrée sans vraiment trembler. Le Sénégal de Sadio Mané , buteur a vite plié le match face à la Tunisie. Une nette victoire (2-0) qui placent les Lions de la Téranga dans un certain confort avant le deuxième match dans le Groupe B.

Le Ghana aussi a sorti un match de qualité notamment en première période, le 4-4-2 d’Avram Grant a porté ses fruits en première période. Entre maîtrise du ballon et jeu vers l’avant, les Blacks Stars ont étouffé les Ougandais. Une victoire logique même s’ils ont souffert en seconde période. Savoir supporter les tempêtes c’est aussi la force des grandes équipes. Les vice-champions d’Afrique sont bien entrés dans leur tournoi dans le Groupe D.

On avait presque oublié qu’ils étaient médaillés de bronze en 2015, les congolais nous l’ont bien rappelle dans le groupe C. Un seul but aura suffit pour le bonheur des Léopards, très solides qui ont contenu les  marocains. Les protégés de Florent Ibengué n’ont jamais vraiment tremblé dans leur match. Réduit à 10 en fin de match, ils ont bien tenu la baraque. Ils ont pris la tête du groupe C et pourraient ne pas la lâcher de sitôt.

Les malchanceux

Ils ont concédés des matches nuls mais selon le contenu des matches ces équipes là méritent peut être un plus. On peut citer le Cameroun et le Burkina Faso (1-1) qui se sont neutralisés dans le groupe A. L’opposition d’hier soir entre le Mali et l’Egypte s’inscrit dans un contexte similaire.

Eux, aussi ils n’ont pas eu un résultat à la hauteur de leur prestation parce qu’ils ont carrément rentré bredouilles alors qu’un partage des points aurait été sans doute logique. On pense à la Tunisie, pas du tout verni face au Sénégal. Abdoulaye Diallo le gardien sénégalais en était pour beaucoup. Le Maroc aussi peut avoir de gros regrets, séduisant dans le jeu mais maladroits devant les buts. Hervé Renard et ses hommes peuvent se mordre les doigts de voir leur casier de points vierge.

Le joueur : Ryad Mahrez

Les grands joueurs sont ceux qui portent leur équipe. L’ailier de Leicester a été le sauveur des Fennecs face au Zimbabwé , sans ses deux buts. L’Algérie aurait débuté son tournoi par un gros flop. En plus ses deux buts, il ne les doit  qu’à son talent. Le premier est une spéciale qu’on lui connait, crochet intérieur et un petit enroulé du gauche. Sur le second, il était un peu verni mais la chance n’accompagne que les grands. C’était le joueur de cette première journée tout groupe confondu.

Géraud Viwami

Can 2017: mbe mba nsoane o Gabon !

Dans quelques heures, la 31e édition de la Coupe d’Afrique des Nations sera lancée sur le sol gabonais avec l’opposition entre le Gabon et la Guinée Bissau en ouverture à 17h locale. Bjfoot.com vous propose de vivre la compétition comme si vous y étiez mais avant et si on faisait les présentations ?

 

 

Le pactole

Cette 31e édition marque le début d’un nouveau cycle de partenariat financier pour la Caf et la conséquence immédiate est l’augmentation de la prime du vainqueur qui passe de 1,5 million de dollars à  4 millions de dollars soit environ 2,4 milliards de FCFA. Le foot de haut de niveau est forcément une question d’argent.  Ces messieurs ne se tueront sur les pelouses pour rien. Evidemment chaque nation en fonction de son chéquier a une grille de prime variable en fonction des performances. Ce qui est certain personne ne repartira d’ici les mains vides puisque rien la prime de participation versée à chacune des nations par le Caf.

Les stars

Ce sont leurs images qui tourneront en bouclent sur vos écrans, leurs noms résonneront dans vos radios, vous les lirez un nombre incalculable de fois par jour  sur vos Smartphones et ils seront célébrés dans les stades. Eux ce sont les stars annoncées de cette 31e édition.

Le Gabon comptera sur son ballon d’or 2015, Pierre-Emerick Aubameyang, le serial buteur de Dortmund. Les Algériens ne vont pas se lasser des dribles chaloupés du dernier ballon d’or africain de Leicester Ryad Mahrez. Le Sénégal, à la peine sur le continent depuis l’épopée de 2002 a une nouvelle icône, le véloce de Liverpool , Sadio Mané. André Ayew et Asamoah Gyan même s’il ne sont pas sur les feux des projecteurs respectivement à West Ham et Al Ain , ils sont des idoles incontestables sur le continent. Symbole de la renaissance de l’Egypte, Mohamed Salah , le génie de la Roma sera le fer de lance des Pharaons. Dans un rôle de cadre, Whabi Khazri , le Black Cat de Sunderland , mènera le Wagon des Aigles de Carthage. Les prestigieux défenseurs des Eléphants Serge Aurier (PSG) et Eric Bailly (Manchester United) seront les attractions. Le maestro Zimbabwéen des Mamelodi Sundowns est une véritable star chez lui tout comme Denis Oyango comme son partenaire en club en Ouganda, le gardien qui a été désigné meilleur joueur basé en Afrique des derniers Awards de la Caf. Enfin le Cameroun comptera sur l’audace de son nouveau capitaine, le lorientais Benjamin Mounkandjo.

Les chefs d’orchestres

Ce sont qui font les choix les difficiles  de cocher les 23 noms qui representent les nations, ils ne sont mis en valeur que quand leur équipe soulève le graal et c’est ce qui compte finalement. On gardera un œil sur, Hervé Renard , champion d’Afrique avec la Cote d’ivoire il y a deux ans qui sera au chevet du Maroc , cette année. Ancien vainqueur avec la Zambie en 2012, le technicien français entrera définitivement dans l’histoire du foot africain s’il réussissait la passe de trois. Bon n’allons pas vite en besogne.

Son ancien mentor, Claude Leroy va vivre sa neuvième Can à la tête des Eperviers du Togo, dernier pays qualifié.

Hugo Bross (Cameroun),  José Camacho (Gabon) ,  Baciro Candé (Guinée Bissau), Callisto Pasuma (Zimbabwe) Milutin Sredojevic (Ouganda) et  Aliou Cissé (Sénégal)  vont connaître leur première Can sur le banc d’une sélection nationale.

Une mention spéciale pour les techniciens locaux présents sur cette édition. Ils sont trois. Callisto Pasuma à la tête du Zimbabwe, Baciro Candé et sa Guinée Bissau  qui vont découvrir la Can et Florent Ibengué qui était déjà à la RD Congo lors de la troisième place décroché en 2015 en Guinée Equatoriale.

Nos paris

La Can c’est aussi l’endroit idéal pour découvrir les perles du football africain. Inutile de vous préciser qu’il y aura des centaines de recruteurs dans les tribunes pour observer et dénicher. Nous avons quelques idées de  joueurs qui peuvent être de bonnes surprises.

L’attaquant togolais de la RS Berkane, Fo-Doh Laba, le prodige burkinbè appartenant déjà à Chelsea, Bertrand Traoré,  l’ailier algérien de Lyon, Rachid Ghezzal et l’ailier camerounais passé par Monaco , Edgar Salli . Tous ces noms peuvent exploser pendant ce mois de compétition ou non. Enfin ce sont nos paris.

La situation sociopolitique

Le Gabon accueille sa deuxième Can après celle de 2012 co-organisé avec la Guinée Equatoriale, dans un contexte très particulier. Les séquelles des tensions politico-sociale déclenchée après l’élection controversée d’Ali Bongo en septembre dernier ne sont pas totalement dissipé. A l’image de cette jeune gabonaise de la trentaine, Merg que nous avons croisé aux alentours de l’aéroport de Libreville qui nous résume bien la situation «  Nous ne sommes pas contre la Can mais nous sommes contre le fait que le Gabon l’organise. Nous avons des problèmes bien plus sérieux. Les gens souffrent dans le pays. Je connais des employés de la fonction publique qui sont sans salaires depuis trois mois. Les milliards de la Can auraient pu servir à régler nos problèmes internes. » Mais elle garde sa fibre patriotique «  mais si Aubameyang marque je vais sauter puisque je vais supporter les Panthères. Il y a des passionnés qui s’en foutent qui seront dans les stades. L’Etat a baissé les prix des tickets en conséquence. Mais il y a aussi un tas de gens qui ne se sentent pas concerné » conclu-t-elle. On aura le temps de bien juger tout cela. En attendant Oyem, Port-Gentil, Franceville et Libreville dès ce soir seront sous les feux des projecteurs. Que la fête commence !

Géraud Viwami à Libreville

mbe mba nsoane  o Gabon * = bienvenue au Gabon