Ecureuils : quatre raisons de jouer en Tanzanie.

 

La raclée encaissée, hier à Dar Es Salam en match amical laisse un arrière-goût amer à l’enthousiasme suscité par l’annonce de ce premier rendez-vous du genre de l’ère Ollé-Nicolle. Au-delà du résultat tout de même décevant, nous exposons quatre raisons pour lesquelles le Bénin devait jouer ce match. Analyse.

1– Ne pas perdre la dynamique

Avant le match contre le match contre le Malawi en aout dernier, Didier Ollé-Nicolle avait  demandé à jouer un match amical sans succès. La suite vous la connaissez.  Il faut corriger les mauvaises habitudes.

Il était important pour le groupe de se retrouver après les derniers regroupements ayant précédé les matches contre le Sao –Tomé et le Malawi. Le technicien français essaie de mettre en place une philosophie de jeu et il est nécessaire de répéter les gammes avant les prochaines échéances décisives et créer une harmonie dans son effectif.

2- Donner la chance aux jeunes

Comme face au Malawi, les Ecureuils ont dû faire sans une grande partie de  l’effectif habituel hier, notamment  ces cadres (Adénon, Johnson, Imorou, Gestede, Koukou et Gounongbé). Ce match a été l’occasion de poursuivre la mise en évidence des jeunes joueurs intégrés récemment à la sélection. Par exemple, Eric Tossavi (22 ans), le défenseur-capitaine d’Avrankou vient d’enchaîner son deuxième match de rang chez les A et Fadel Suanon (19 ans) a inscrit son premier chez les A pour sa troisième apparition seulement. D’autres comme Sessi d’Almeida (19 ans) ou Didier Sossa (21 ans) ont également eu la chance  de débuter à ce niveau. Ça leur fait déjà une expérience et c’est positif.

3- 2017, c’est maintenant !

Le Bénin a rarement eu le flair de préparer ses équipes nationales dans la durée, l’échéance de 2017 reste un défi à révéler. Même si le contrat du sélectionneur s’expire en 2016, ce dernier n’est pas inquiet dans son travail et garde un regard de visionnaire. Encourageant. La sélection A c’est tout ce qui reste d’ailleurs au football béninois à l’international, les cadets et les juniors étant suspendus pour les prochaines années, les A seront plus que jamais mis en vitrine et suivis. Le moment de présenter un visage sans doute meilleur, mobilisateur et fondateur d’espoir.  Et l’équipe ne se bâtira qu’à travers les enseignements tirés des rencontres comme celle d’hier.

4 – La patience du public, fin des générations spontanées

Au Bénin, nous avons été habitué aux générations spontanées,  des joueurs propulsés de nulle part en sélection A notamment. La prochaine  grande compétition à disputer c’est la Can 2017 et ses éliminatoires débuteront dans quelques mois. Si on a déploré au Malawi, l’inexpérience d’une grande partie du groupe pour un match aussi important, il ne faut pas oublier que cela se prépare. Ollé-Nicolle a intégré beaucoup de jeunes joueurs et fait des choix importants pour l’avenir. Le résultat d’hier ne doit pas refroidir même s’il est frustrant pour les passionnés. Le public doit apprendre à avoir la patience de voir son équipe grandir. Oui ! Ce n’est pas du gaspillage mais de l’apprentissage. Le Bénin a fait sa première Can il y a dix ans et son dernier match amical respectable remonte à cinq ans. Donc patience !

Géraud Viwami