Entretien: Saturnin Allagbé « parce que je reviens de loin »

En fin de contrat avec les Chamois Niortais, le gardien béninois Saturnin Allagbé s’apprête à disputer son 38e match de la saison ce vendredi. Et a indiqué, en conférence d’avant-match, ne pas avoir encore fait son choix concernant son futur proche.

Comment abordez-vous ce dernier match de la saison ?

D’abord, avec beaucoup de détermination. On sait que c’est le dernier match, et qu’on n’a plus rien à espérer. Il faut jouer décontracté, sans pression, et faire une bonne rencontre pour avoir la victoire.

Ces dernières rencontres sont-elles des moments spéciaux ?

Oui, avec le public autour. Ça fait plaisir de finir à domicile. C’est vrai que la deuxième partie de saison a été difficile, mais il faut finir par une bonne note pour que tout le monde soit content.

Que retenez-vous de ce championnat qui se termine ?

De bonnes émotions, et un côté négatif aussi. La première partie était vraiment intéressante. On a pris le maximum de points, avec un groupe qui vivait bien. La deuxième partie a été difficile, par rapport à beaucoup de choses que vous connaissez tous. Aujourd’hui, il faut bien finir la saison, et préparer la prochaine.

Cet écart de performance vous laisse-t-il de la frustration ?

Oui. On est tous des compétiteurs, et on a envie de tout gagner ! Même si on savait que, dès le début de la saison, ça serait difficile avec un groupe jeune, on a su faire une bonne entame. Mais la suite n’a été bonne. On arrivait à tout donner pendant les entraînements, mais le jour du match, on n’arrivait pas à aller au bout de nos ambitions. Ce sont des erreurs qu’on a commises, et il faut se baser sur ça pour préparer l’avenir.

Personnellement, vous avez réalisé une saison pleine. Quel regard portez-vous sur votre saison ?

Je suis satisfait, parce que je reviens de loin après une blessure (fracture du péroné et rupture des ligaments) en 2017 qui m’a éloigné pendant près de huit mois. Si, dès le début de la saison, on m’avait dit que j’allais faire les 38 matchs, j’aurais signé tout de suite ! Sincèrement, ça me fait plaisir. C’est à moi de continuer à travailler, et à faire ce qu’il faut.

Cette blessure vous a-t-elle fait douter ?

Oui. J’ai eu des moments de doute, parce qu’au début, on m’avait dit que ça ne durerait que quatre à cinq mois. Après les cinq mois, je ne voyais pas d’amélioration, et je commençais à douter. Au bout de huit mois, plein de choses me sont venues en tête. Heureusement, j’ai une famille autour, et des gens avec moi. J’avais commencé la préparation deux semaines avant le groupe, et je sentais toujours des douleurs. J’ai su rester déterminé, avec les conseils du staff et des gens du club qui m’ont vraiment soutenu et qui sont toujours là pour moi. Ça m’a aidé à revenir.

Vous arrivez en fin de contrat : savez-vous de quoi votre avenir est fait ?

Pour l’instant, non. Je ne sais pas encore. Tout le monde veut que je reste, et moi, ça ne me dérange pas. Mais comme vous le savez, le football aujourd’hui, c’est quelque chose qu’on ne peut pas prévoir. S’il y a des opportunités, pourquoi pas ? Je prendrai ma décision à la fin de la saison, dans les prochains jours. Avant d’aller en vacances, et avant la CAN.

Comment analysez-vous vos précédentes saisons à Niort, où vous êtes arrivé très jeune ?

Passer de troisième gardien à titulaire, c’était prévu dès mon arrivée. La première année, ça a été vraiment difficile. J’ai toujours eu la confiance du club, du staff. Et j’ai aussi la chance d’avoir quelqu’un qui est là pendant les entraînements et même hors des séances, Pascal Landais. Il fait partie intégrante de ceux qui m’ont permis d’être à ce niveau aujourd’hui. Dans les moments difficiles, il est toujours là. Il prend toujours ma défense, même s’il s’en prend plein la gueule ! Sincèrement, c’est quelqu’un avec qui je m’entends bien. La chance que j’ai eu, c’est de venir très jeune. Il y a eu Paulo (Delecroix, désormais à Metz), et Rodolphe Roche qui m’ont vraiment accueilli et permis d’avoir confiance en moi, de continuer à travailler. Maintenant, c’est à moi de continuer comme ça, et de ne pas décevoir ceux qui m’ont fait confiance.

Source : LaNouvelleRépublique.fr 

Trophée UNFP : Saturnin Allagbé nommé dans les choix pour la composition de l’équipe de la saison

Saturnin Allagbé (25 ans) est nommé parmi les six gardiens  pour composer l’équipe de la saison en Ligue française.  Les choix finaux seront effectués  par les votes de ses pairs comme le règlement des trophées UNFP l’indique. Les autres nommés sont Vincent Demarconnay (Paris Fc) Jean Louis Leca (RC Lens) , Mamadou Samassa (Troyes) Gauthier Larsonneur (Brest) et Alexandre Oukidja (FC Metz).

La cérémonie officielle aura lieu le 19 mai prochain.

Auteur de 12 clean cheet en 36 matches il  est cinquième gardien de Ligue 2 dans son domaine. Il garde sa cage inviolée presque une fois sur deux, il est classé comme avec 93 arrêts comme le quatrième gardien dans ce cette secteur en Ligue 2 sur cette saison . Avec seulement 38 buts encaissés en 36 matches. En 2016-2017 , en 37 matches il avait récolté 55 buts. Le chat est en nette progression est récompensé par cette nomination. Félicitations à l’international béninois et croisons les doigts.

Les fans peuvent composer leur équipe type sur ce lien : https://11typelfp.tropheesunfp.com/play?id=748

Géraud Viwami

France : Saturnin Allagbé centenaire , cinq dates à retenir. 

Titulaire dans les cages de Niort hier contre Lorient , Saturnin Allagbé (25 ans) a passé la barre mythique des cents matches professionnels avec les chamois niortais. En disputant son 101e match, l’international  rentre dans l’histoire du football béninois. Cinq dates importantes dans son parcours hexagonal.

15 juillet 2014 : le jour où tout a commencé
Un an après avoir été repéré lors de la Can junior Algérie 2013 et un essai à Bordeaux , alors qu’il était encore gardien de l’Aspac dans le championnat local, il est annoncé à Niort. Arrivé pour s’engager pour un an à la base sous les ordres de Régis Brouard, il signe finalement trois ans. Il va ensuite prolonger son bail de deux années en juin 2017. En fin de contrat dans quelques semaines , il a rendu de beaux services au club. Arrivé en parfait inconnu , il a conquis le cœur des chamois. L’aventure va-t-elle durer ?

19 janvier 2016: lancé  dans le grand bain
Après une première saison d’apprentissage avec la réserve qui a été promue de la division d’honneur vers la National 3 , il est passé numéro deux de Paul Delecroix sur la saison 2015-2016 en Ligue 2. Il dispute son premier match professionnel en coupe de France contre Sarre Union le 19 janvier 2016.
(Ndlr: défaite 1-0)

19 décembre 2017 : l’arrêt forcé 
C’est le premier trou noir dans son parcours français , en décembre 2017 alors qu’il venait d’enchaîner 18 titularisations il se blesse à la cheville pendant l’échauffement juste avant le coup d’envoi contre Le Havre. il manquera le dernier match de la phase aller et le reste de la saison. L’ancien gardien de l’Aspac affronte cette épreuve avec force mental et soutien de son club et ses proches et revient dans de meilleures dispositions sur cet exercice

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15 avril 2016: Premier clean sheet
Après avoir passé 33 journées sur le banc en Ligue 2 , il remplace Paul Delecroix au plancher contre le Red Star le 15 avril 2016. Le titulaire venait de se blesser à l’échauffement. Il officie avec brio sur les cinq derniers matches de la saison contribuant au maintien du club à l’issue de l’exercice. Il débute avec deux clean sheet (Ndlr: 0-2 contre le Red Star et 0-0 contre Bourg en Bresse). Une belle transition puisqu’il devient numéro un dès l’été 2016. Il fait des cleansheet sa spécialité , cette saison il en compte déjà 12 en 36 apparitions.

08 février 2019 :  une histoire de brassard
Devenu un leader naturel dans le vestiaire par ses prises de paroles en plus de ses performances sur le terrain. Il est nommé vice-capitaine en début de saison , il portera le brassard en match officiel à l’occasion de la 21e journée de championnat contre Ajaccio. A ce jour , il cumule 96 matches de Ligue 2 , 3 matches en coupe de France et en 2 matches en coupe de France. 101 apparitions au total. Bienvenue dans le club des centenaires.

Géraud Viwami 

France : Décisif , Allagbé stoppe un pénalty !

Saturnin Allagbé (25 ans, 34 matches, 12 Clean Sheet) a brillé hier à  l’occasion de la 34e journée de Ligue 2 française avec Niort (11e). Le gardien des Ecureuils a stoppé un pénalty tiré par Romain Armand (33e) contre le Gazélec Ajaccio (15e). Il a retardé l’échéance avant de s’incliner face au même attaquant trois minutes plus tard.  Décisif , il a permis aux chamois de se contenter d’un point avec un nul 1-1 puisque Louiserre égalisera (68e).

G.V. 

 

France : Saturnin Allagbé , élu joueur du mois de mars

Auteur d’un mois complet avec deux clean sheet notamment et une qualification avec les Ecureuils pour la Can Egypte 2021, le gardien Saturnin Allagbé a été élu joueur du mois de mars par les votes des supporters de Niort. Félicitations

Transfert-Exclu: Saturnin Allagbé suivi en Angleterre

Saturnin Allagbé (25 ans , 21 matches en L2 française) pourrait quitter Niort en fin de saison. Avec  neuf  matches sans encaisser à son actif toutes compétitions confondues,  il est répertorié parmi les gardiens les plus réguliers de la Ligue 2 française sur cet exercice. Selon nos informations l’ancien portier de l’Aspac a été supervisé à plusieurs reprises par des émissaires de clubs pensionnaires de Championship (D2 Anglaise) sur la première partie de saison. A  six mois de son bail qui s’expire en juin prochain , Allagbé pourrait d’ores et déjà donner son accord à son futur club en cas de départ dès ce mercato s’il ne prolonge pas son contrat chez les Chamois. Un départ libre du club reste envisageable.

Arrivé à l’été 2014 , le gardien des Ecureuils a prolongé son bail de deux années en 2017.  Avec 88 matches de Ligue 2 en quatre saisons professionnelles celui qu’on surnomme le Chat pourrait quitter la France libre à la fin de cette saison. A suivre.

Géraud Viwami 

Bjfoot Awards 2018 : Saturnin Allagbé , meilleur gardien

 

Bjfoot.com dévoile ce soir les vainqueurs des Bjfoot Awards 2018 pour récompenser les performances des acteurs du football béninois sur l’année civile.

Le gardien de Niort Saturnin Allagbé (25 ans) est élu meilleur gardien et décroche à nouveau le prix Yessoufou Sèmiou.

 

Prix Yessoufou Semiou (meilleur gardien)

  • Saturnin Allagbé 59,32%
  • Fabien Farnolle 27,16 %
  • Christophe Aifimi 21%

NB : les résultats finaux ont été obtenus de la manière suivante. Le vote du public compte pour 50% ainsi les voix récoltés à l’issue des votes du public ont été divisés par deux puis additionnés aux voix obtenus au sein de la rédaction qui comptent également pour 50%.

LA REDACTION 

France: Les chiffres impressionnants de Saturnin Allagbé

Si Niort 7e de Ligue 2 est devenu un candidat inattendu pour la promotion  , la bonne forme de son gardien Saturnin Allagbé (25 ans , 18 matches, 8 clean sheet) n’y est pas étrangère. Le vice-capitaine a des chiffres qui confirment sa première partie de saison réussie avec 78% d’arrêts réussis il se classe deuxième dans l’exercice derrière Demarconnay le gardien du Paris FC qui domine ce classement avec 87%. Le portier international béninois affiche aussi le second pourcentage de clean  44% soit 8 sur 18 matches disputés. Seul Demarconnay fait encore mieux avec 70%. Des statistiques révélées cette semaine par nos confrères de Bein Sports. Avec seulement 15 buts encaissés soit moins d’un but par match , il dirige la cinquième meilleure défense du championnat. Le chat justifie pleinement sa réputation dans les cages niortaises.

En fin de contrat en juin prochain , l’ancien joueur de l’Aspac  réalise l’une de ses meilleures saisons dans l’Hexagone.

Géraud Viwami

France : Allagbé sauve un pénalty et s’offre un record personnel

Niort (6e) a encore validé son début de saison ce soir avec une victoire tardive sur pénalty transformé par son capitaine-buteur Andé Dona Ndoh. Un succès 1-0 acquis grâce une nouvelle performance de gardien et vice-capitaine Saturnin Allagbé (25 ans , 17 matches , 8 clean sheet)  dans sa cage à domicile contre Valenciennes. L’international béninoise a stoppé un pénatly de Guezoui (35e) qui a permis de maintenir son équipe en vie. Son premier pénatly arrêté de la saison pour aligner un huitième clean sheet en 17 journées, son record personnel sur un exercice . L’ancien gardien de l’Aspac réalise une première partie de saison plus que correcte. Niort en profite puisque le club compte 30 points tout comme Lorient qui occupe la cinquième place de barragiste pour la montée après 17 journées.

L’ailier David Djigla (23 ans, 11 matches ,  1 but ) était également titulaire chez les Chamois, il a disputé 72 minutes avant d’être remplacé.

Olivier Verdon (23 ans, 13 matches)  était aussi titulaire pour son retour à la compétition avec Sochaux qui a battu le Gazélec Ajaccio 2-0.

Géraud Viwami 

France-L2: Le golazo exceptionnel de David Djigla!

Après le penalty obtenu lundi dernier , David Djigla (23 ans , 4 matches , 1 but) a été encore décisif ce soir avec Niort à l’occasion de la 9e journée de Ligue 2 à Beziers. L’ailier béninois a ouvert le score pour les Chamois d’une superbe reprise du gauche (29e). 1-1 score final. Djigla ouvrait ainsi son compteur cette saison alors que ce n’était que sa deuxième titularisation d’affilée. Une bonne montée en puissance pour l’Ecureuil qui est passé près du doublé à l’heure de jeu.

G.V.

France: l’incroyable statistique de Saturnin Allagbé

Battu 1-2 à domicile par Lens , lundi dernier en clôture de la huitième journée de Ligue 2 française , Saturnin Allagbé  (24 ans , 8 matches , en L2 française) a pourtant sorti un match de qualité avec trois arrêts décisifs dans les buts de Niort. La chaîne Bein Sports révèle dans son émission consacrée au championnat après le match que le gardien des Ecureuils détient le record du nombre d’arrêts effectués en Ligue 2 depuis le début de la saison , 27 au total. Énorme. L’ancien gardien de l’Aspac revient à son meilleur niveau.

G.V.

Niort : «Le défi, c’est de pouvoir mettre tout le monde en confiance »

Avant la réception de Clermont demain soir à René Gaillard à l’occasion de la deuxième journée de Ligue 2 française , Saturnin Allagbé , le gardien titulaire de Niort , s’est confié au site officiel de son club. son retour de blessure , la dynamique de début de saison , son nouveau rôle de vice-capitaine , la jeunesse de l’effectif ont été évoqués dans cet entretien. 

Saturnin bonjour. Heureux de retrouver la compétition après cette longue indisponibilité?
Oui, bien sûr. C’est quelque chose que j’attendais patiemment.
Aujourd’hui, je suis très content d’avoir retrouvé la compétition. Ça fait partie de mon travail, mais ce n’est pas une fin en soi. Il faut continuer.

As-tu retrouvé l’intégralité de tes sensations?
Pas totalement. À l’heure actuelle, au niveau où je suis, j’essaie de m’adapter par rapport à ma blessure et ma progression. Mais comme tout s’est bien passé, les sensations reviennent. Je travaille pour. Et, au fur et à mesure des matches, ça reviendra naturellement.

Tu diriges une défense très remaniée. C’est plus compliqué au niveau des automatismes?
Non, dans la mesure où on a fait la préparation ensemble et disputé des matches amicaux. Ce qui nous a permis de nous mettre en confiance.
Aujourd’hui, je me sens à l’aise avec eux. C’est une défense très jeune, mais on s’adapte. J’espère que notre entente va continuer.

Démarrer par une victoire, ça faisait longtemps. Rien de tel pour la confiance?
Tout à fait. Si j’ai bonne mémoire, ça doit faire dix ans que ce n’était plus arrivé.
Sincèrement, c’est vraiment quelque chose qu’on attendait, par rapport à notre préparation et notre série de matches amicaux.
On est resté dans la continuité et, pour moi, ça montre du caractère.
Quand j’ai débuté en Ligue 2, c’était déjà contre le Red Star. L’histoire se répète.

« ON AURA À CŒUR DE S’IMPOSER À LA MAISON. »

Le plus dur sera de confirmer contre Clermont?
C’est ça. On sait que ce ne sera pas un match facile. Clermont est une bonne équipe.
On a bien travaillé et ce sera à nous de hausser notre niveau. On sait que le championnat est très relevé, et on aura à cœur de s’imposer à la maison, ce qui n’a pas été notre point fort la saison dernière.
Les équipes qui jouent le haut de tableau gagnent beaucoup de matches chez elles. À nous d’essayer de faire la même chose.

À seulement 24 ans, tu fais figure d’ancien. Cela te donne plus de responsabilités?
Depuis deux saisons, j’essaie de faire au mieux dans ce rôle. Avoir une présence dans le vestiaire auprès des jeunes. Également par rapport au poste où je joue, où les responsabilités sont très grandes.
Le défi, c’est de pouvoir mettre tout le monde en confiance. C’est tous ensemble qu’on va y arriver. Sans oublier l’énorme apport de notre capitaine Ande, qui nous donne beaucoup de conseils.

Que t’inspire la jeunesse de cette équipe?
La jeunesse, c’est un peu l’euphorie. Quand on est jeune et qu’on découvre le niveau, on se donne les moyens d’être performant tous les week-ends.
Les dirigeants ont lancé un signe fort en faisant confiance à tous ces jeunes.

Comment allez-vous aborder cette rencontre contre Clermont pour tenter de l’emporter?
Dans les meilleures conditions possibles grâce à notre grosse semaine de travail.
Il faudra rester concentré de la première à la dernière seconde et, surtout, ne pas prendre ce match à la légère. On se parle beaucoup, et on sait qu’il ne faudra jamais rien lâcher.

Source: Chamoisniortais.fr 

France – L2 : Saturnin Allagbé « je suis un leader de par mon poste»

De retour de blessure après huit mois d’absence dans les buts de Niort , le gardien international béninois , Saturnin Allagbé (24 ans) a accordé un entretien à nos confrères de la Nouvelle Republique  avant la première journée de Ligue 2 vendredi dernier, il parle de sa période de rémission , son retour à la compétition , son nouveau statut dans le groupe des Chamois et des Ecureuils. 

 

Comment vous sentez-vous avant la reprise de la L2 ?

 Je suis très content. Je me sens bien. J’ai fait une bonne préparation. Cela n’a pas été facile, mais je me suis accroché. 

Cela a été difficile par rapport à votre fracture du péroné en décembre dernier ?

Quand ça fait six mois que tu n’as pas joué, que tu te soignes, c’est dur au début, mais j’ai pu revenir. Avant de reprendre la compétition, je me sens prêt. 

Comment l’avez-vous vécue, cette blessure ?

 Cela a été très compliqué. On ne s’attend jamais à une blessure. C’est arrivé à un moment où je me sentais très bien. J’étais déçu ne pas avoir pu participer aux six derniers mois de championnat avec le groupe. Personnellement, ça a été très dur. Mais voilà, aujourd’hui, c’est du passé. 

C’est une force supplémentaire ?

Oui, mais il ne faut pas précipiter les choses. Je reviens de mieux en mieux. C’est à moi, pendant les entraînements, d’être plus déterminé, et travailler plus. Encore plus que ce que je faisais d’habitude pour retrouver mon niveau. 

Comment avez-vous vécu cette deuxième partie de saison ?

 Sincèrement, c’était encore plus difficile pour moi d’être dans les gradins, à voir mon équipe dans le dur. J’étais plus stressé qu’au moment où j’étais sur le terrain avec eux. Des fois, pendant les déplacements, devant la télé, j’étais tout seul, dans mon coin, à prier pour que l’équipe gagne. Je n’imaginais pas qu’on puisse descendre. J’avais confiance dans le groupe. 


Comment voyez-vous cette saison, avec Patrice Lair comme nouveau coach ?

La préparation s’est bien passée. On a gagné quatre de nos cinq matchs amicaux. On s’est mis en confiance, même si ce n’est pas la Ligue 2. Le championnat n’est jamais facile. C’est à nous de bien l’entamer, comme on l’a fait avec les amicaux. C’est un nouveau groupe, avec beaucoup de jeunes. C’est à nous de donner tout ce qu’il y a. Le coach nous pousse à aller dans nos retranchements. Il est derrière nous tous. 


Quels rapports entretenez-vous avec lui ?

Il est proche de tout le monde. Quand on a commencé la préparation, j’étais vraiment dans le dur. Il me mettait en confiance en me disant de ne pas douter, que ça irait. A chaque fois, au début, j’avais mal, et il me disait de ne pas me décourager, que ça s’arrangerait. Il a confiance en moi, et c’est à moi de lui rendre. 


Vous avez porté le brassard de capitaine lors du dernier amical. Êtes-vous prêt à le devenir si on vous confie ce rôle ?

Cela ne sera pas une option. Ce n’est pas le brassard qui fait de moi un leader. Je le suis déjà de par mon poste. Aujourd’hui, j’essaie de me donner à fond, et le groupe sait que ce n’est pas le brassard qui va me faire parler à un joueur. C’est à moi, aussi, d’être le plus performant. Je sais que je suis un ancien dans l’effectif. Je continue à encourager tout le monde, même s’il n’y a pas le brassard. Ce n’est pas quelque chose de primordial pour moi. 


Vous aurez aussi comme objectif les qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations avec le Bénin.

C’est un objectif majeur pour nous. On ne s’est pas qualifié depuis 2010. On est dans une poule qui n’est pas facile, avec l’Algérie, le Togo et la Gambie. On doit tout faire pour se qualifier. Pour le moment, on attend de voir comment ça va se passer au niveau de la fédération par rapport au sélectionneur. Je suis concentré sur le championnat, mais si la sélection arrive, on travaillera pour cet objectif. 

Source: Nouvelle République 

Transfert : David Djigla prolonge à Niort !

David Djigla (22 ans) va poursuivre l’aventure avec Niort en Ligue 2 française. Arrivé à l’été 2015 , l’ailier était fin de contrat à la fin  de ce mois , le club vient d’annoncer ce soir sa prolongation. L’international béninois  auteur de 4 buts en 22 matches la saison dernière est désormais lié au club jusqu’en juin 2020 avec une année en option. L’ancien bordelais était d’ailleurs présent ce matin à la reprise de l’entraînement du club  sous les ordres de Patrice Lair, le nouveau coach.

Géraud Viwami

France : En fin de contrat , Niort veut prolonger Djigla , Konyaspor à l’affût

Auteur d’une bonne deuxième partie de saison en 2018, David Djigla (22 ans) en fin de contrat s’est vu proposer une prolongation par Niort mais l’international béninois réfléchit à un départ.

Arrivé à Niort à l’été 2015, après deux années d’apprentissage et une apparition en Ligue 1 à Bordeaux, Djigla a découvert le monde professionnel dans l’antichambre de l’élite française. Son troisième exercice en Ligue 2 chez les chamois a été à double visage. Entre les six premiers mois où il était diminué par une blessure au pubis il a retrouvé des couleurs après janvier. Une montée en puissance illustrée par ses chiffres sur la période 4 buts et une passe décisive en 22 apparitions dont 12 fois d’entrée.   Ses meilleures statistiques depuis son arrivée au club (76 apparitions pour 7 buts en 3 ans). Paradoxalement c’est la saison où il le moins joué qu’il a eu ses meilleurs chiffres. L’ancien pensionnaire de Onze Créateurs a mûri dans son jeu, plus incisif et plus présent dans la surface.  Il a déjà ses repères sur son côté gauche où ses coups de reins lui permettent de se remettre sur son pied droit.

Son sublime coup franc marqué contre le Paris Fc restera comme l’un des meilleurs moments de la saison.

 

Le président Fradin veut le conserver « à tout prix »

Son retour en forme a bien convaincu au sein du club, cette semaine le président niortais a révélé que l’ailier formé à l’Usp, actuellement en vacances à Cotonou dispose d’une offre de prolongation entre ses mains et ne cache pas sa volonté de le  conserver « à tout prix » selon ces termes le natif d’Avakpa. Mais si Djigla tempère , il attend le prochain coach de Niort afin d’avoir des garanties sur son rôle dans le projet de ce dernier ou  qu’il a des pistes ailleurs. L’été dernier Bristol Rovers (, 13e en D3 anglaise) avait déjà coché son nom sur sa shortlist. La semaine dernière certains médias turcs ont évoqué l’intérêt de Konyaspor. Le club de Samuel Eto’o, 15e du dernier championnat. A suivre.

Géraud Viwami  

Niort : Djigla enfin sur la bonne pente?

Buteur lors des deux dernières sorties avec Niort en Ligue 2 dont un sublime coup franc, vendredi dernier contre le Paris FC, l’ailier international béninois a enfin lancé  la saison. 

Freiné en première partie de saison par une blessure au pubis notamment, David Djigla (22 ans, 12 matches, 2 buts) signe un retour en grâce remarquée dans le onze type des chamois niortais en Ligue 2 française. Vendredi dernier  en 80 minutes il a rendu une copie très propre avant d’être remplacé. En plus de donner la victoire (0-1) sur un superbe coup franc enroulé en pleine lucarne il a été bien  actif sur son côté et crée quelques occasions.  Il retrouve ses sensations et son envie. Un retour au premier plan tant espéré par son coach Denis Renaud qui ne s’en est pas caché après la rencontre  « On est satisfait pour David Djigla. Il avait besoin de revenir physiquement et mentalement. On s’en sortira par ce genre d’état d’esprit ». Niort, 14e de Ligue 2 sortait d’une série de 6 matches sans victoire en Ligue 2.

C’était seulement sa deuxième titularisation d’affilée sur ses les 4  de la saison où il n’a joué que 11 matches pour le moment après 23 journées.

Soigner ses statistiques  pour partir libre ?

Arrivé à Niort à l’été 2015, l’international béninois a été lancé dans le grand bain professionnel même s’il affiche des progrès sur le plan tactique, il a souvent fait face à des soucis athlétiques et physiques qu’il a su remonter mais il a encore d’énormes paliers à franchir en termes de statistiques. Sur les deux premiers exercices il a cumulés 54 matches dont 31 titularisations. Entre le changement d’entraîneur lors de la saison dernière et son début de saison poussif il moins joués (23 apparitions seulement en 2016-2017).

En 2018, l’ancien pensionnaire de l’Union Sportive de la Plage à Cotonou a bien retrouvé son second souffle. En deux matches, il a déjà inscrit autant de but que lors de la saison dernière. Son casier en passes décisives est toujours vierge depuis deux saisons. Il faut remonter à sa première saison en Ligue 2 pour le voir délivrer 3 passes décisives. Un total très moyen pour un joueur offensif utilisé sur les flancs à gauche comme à droite.

Devenu titulaire indiscutable en sélection béninoise, Djigla doit soigner ses statistiques en club pour être plus tranchant pour espérer franchir cap. Car il sera en fin de contrat en juin prochain et Niort ne l’a toujours pas prolongé. S’il continue sur sa lancée dans les mois à venir, les Chamois pourraient bien le voir filer vers un meilleur horizon. Récemment pisté par les Anglais de Bristol, ça donne des idées de briller sur cette dernière ligne droite de la saison.

Débuts compliqués à Bordeaux

Après une Can Junior Algérie 2013 convaincante il a débarqué à l’été de la même année à Bordeaux avec un statut de grand espoir du football béninoise. Ailier rapide au drible facile, il n’y avait aucun doute sur son talent mais l’adaptation dans l’Hexagone prend du temps. Il ne fera qu’une petite apparition avec les girondins en Ligue 1 en deux ans  avant de prendre le pari niortais.

On pouvait lui reprocher un côté trop « gentil garçon » un manque d’audace et de prises de responsabilités sur les phases offensives. Il semble en pleine mutation à 22 piges

Et s’il l’espoir était enfin dans la lumière tant attendue, les semaines à venir nous diront.

Géraud Viwami

France : le bijou de Djigla qui délivre Niort !

Revenu en grâce dans le onze niortais,  David Djigla (23 ans ,  12 matches , 2 buts ) enchaîne bien en Ligue 2 française. En déplacement sur la pelouse du Paris Fc  ce soir , l’ailier international béninois a donné la victoire aux siens en inscrivant l’unique but du match à la 61e minute (0-1). Il marque sur une merveille de coup de franc direct. Djigla  marque pour la première fois sur deux matches consécutifs en pro puisqu’il avait déjà marqué lors de la précédente journée. Il égale d’ailleurs son total de la saison dernière.

Pour sa cinquième titularisation de la saison , l’ancien de Onze Créateurs marque des points et permet aux chamois de mettre fin à une série de 6 matches sans victoire.

Niort est 14e avec 29 points après 24 journées.

Géraud Viwami 

Niort : David Djigla «Jouer une équipe de Ligue 1, c’est toujours un tirage intéressant »

  Apparu à six reprises en Ligue 2 , David Djigla (22 ans) attend toujours sa première titularisation en championnat cette saison , avant de jouer le leader, Reims demain soir , l’ailier international béninois s’est confié au site web de son club. Il parle de la qualification en coupe de France et de Guingamp, du match de la 18e journée et de l’état d’esprit des Chamois.

Comment s’est déroulée cette semaine d’entraînement après la qualification en Coupe de France?

Très bien, surtout après une victoire.

On continue à travailler sérieusement, car on ne veut pas se reposer sur nos acquis. On veut poursuivre sur notre bonne dynamique.

Vous avez évité le piège qui vous était tendu. C’est bon pour la confiance?

Oui, bien sûr. On sait très bien que tous les matches de coupe peuvent réserver des surprises.

On a su rester concentrés tout au long de la partie. C’était une rencontre physique, agressive, où on a su concrétiser le peu d’occasions qu’on a eues.

Maintenant, on est déjà projetés sur le match de vendredi.

On sent que l’équipe a gagné en maturité. C’est ton avis?

Oui, tout à fait.

Je pense que, par rapport à la saison dernière à cette même période, notre rendement n’aurait pas été le même.

Notre objectif est de continuer à progresser à tous les niveaux.

Comment avez-vous ressenti le tirage, avec ce déplacement à Guingamp?

Jouer une équipe de Ligue 1, c’est toujours un tirage intéressant, même si on aurait préféré recevoir.

Mais, pour l’instant, on ne pense qu’aux deux matches qu’il nous reste à disputer avant la trêve.

Après seulement, on pourra se concentrer sur Guingamp. Je pense que ce sera un beau match.

Dès vendredi, vous recevez le leader Reims. C’est la meilleure façon de se replonger dans le championnat?

On n’a pas besoin de se replonger dans le championnat. On y est toujours.

On est sur une bonne dynamique, on reste sur trois victoires de suite. On est en pleine confiance, et je pense qu’on fera un bon résultat vendredi, si on reste concentrés, bien regroupés défensivement, et qu’on se montre efficaces en attaque.

Les Rémois viennent d’être éliminés de la Coupe de France après la prolongation. C’est un avantage pour vous?

Non, je ne pense pas. Ce sera un autre match pour eux.

Les matches de coupe sont différents, et je crois plutôt qu’ils auront à cœur de vouloir conforter leur place de leader.

Mais, nous, on fera tout notre possible pour l’emporter.

Ils réalisent un début de championnat presque parfait. Comment faudra-t-il s’y prendre pour les battre?

Comme je l’ai déjà dit, il faudra rester très concentré défensivement.

Ensuite, suivant la physionomie de la rencontre, on devra se montrer très précis en attaque.

Et puis, on est chez nous, on devra se faire respecter.

Source : Chamoisniortais.fr

Niort : infranchissable à Lorient, Allagbé progresse 

Face à Lorient, l’un des favoris à la montée hier à l’occasion du dernier match de la onzième journée de Ligue 2 française, Saturnin Allagbé (23 ans)  a été un grand artisan du nul vierge ramené par Niort au Moustoir. Le gardien des Ecureuils affiche des progrès et chiffres intéressants.

 

Si Niort a  raflé une belle cagnotte sur ses trois derniers matches  avec sept pris sur neuf possibles, son gardien Saturnin Allagbé en est pour beaucoup. Comme hier face à face à Lorient, Allagbé a sorti une prestation de haute facture.  Il a fait preuve d’un bon sens de l’anticipation sur sa sortie parfaite dans les pieds de Majeed Waris (27e).  ll a sorti un réflexe décisif sur la  parade devant Steven Moreira (37e) et une lecture de jeu parfaite sur un centre de Denis Bouanga (67e). Et quand il a été battu comme sur la frappe de Faiz Selemani (23e), il est verni car son poteau veille. Un match impeccable où on ne peut lui reprocher grand-chose. En plus d’être décisif, l’ancien portier de l’Aspac est le maître dans sa surface et n’hésite à replacer et donner de la voix sur sa défense dans les temps faibles. Des signes qui montrent qu’il gagne en charisme sur sa ligne. Il  a d’ailleurs été désigné joueur-clé du match sur Maligue2.fr  avec un 7/10.

Presque 50% de Clean Sheet

Allagbé a signé hier son quatrième matche sur onze sans encaisser. Près de la moitié des matches il a su conserver ses buts inviolés.  Il est bien parti pour battre son record de la saison dernière il avait aligné neuf matches sans encaisser en Ligue 2 sur 37 apparitions. Le gardien niortais a réalisé 35 arrêts en 990 minutes disputées cette saison en 11 journées. Des statistiques en  progrès car il avait réalisé 55 arrêts sur 37 matches l’exercice dernier en Ligue 2. Il devrait dépasser ce total au terme de l’exercice en cours. Intéressant.

Niort l’a sécurisé.

Arrivé à Niort à l’été 2014, après deux années d’apprentissage  une en réserve puis une sur le banc en Ligue 2 derrière Paul Delecroix, parti à Lorient, qui était d’ailleurs remplaçant chez les Merlus hier. L’ancien pensionnaire de Seam Taneka est devenu numéro un la saison dernière.  Il totalise désormais 53 matches  dans l’antichambre de la Ligue 1 et se fait compter parmi les gardiens les plus réguliers du championnat. En fin de contrat l’été dernier, Niort n’a pas hésité à lui proposer une prolongation jusqu’en 2019. Les chamois ont été vigilants car Metz était à l’affût et s’est renseigné sur le gardien des Ecureuils. Six jours après avoir été remplaçant avec la sélection nationale face au Gabon, Allagbé grandit bien dans son club, 11e de Ligue 2 et c’est bien ça l’essentiel.

Géraud Viwami