Entretien : Allagbé «l’essentiel, c’est d’être décisif»

 

Avant la réception  de Tours demain soir pour le compte de la quatrième journée de Ligue 2 française , le gardien international béninois de Niort , Saturnin Allagbe (23 ans) a accordé un entretien au site officiel de son club. L’ancien gardien de l’Aspac qui a conservé ses buts inviolés sur les trois premières journées parle sa bonne forme et celle des Chamois en ce début de saison.  

 

Saturnin bonjour. À quoi attribues-tu ce meilleur départ en championnat que celui de la saison dernière?
Au travail, tout simplement. À l’engagement et l’envie du groupe aussi.
On est dans la continuité. Le groupe a peu changé, ce qui nous permet aussi de travailler plus sereinement.

Cette première victoire contre Auxerre va-t-elle lancer votre saison?
Évidemment. Une première victoire, c’est toujours libérateur, surtout quand ça arrive tôt.
Maintenant, il faut rester concentré pour enchaîner les bons résultats.

Votre seule défaite a été concédée à Tours, en Coupe de la Ligue. Et vous les recevez vendredi soir. Ça peut jouer?
Ce sont deux compétitions différentes, même si on joue à fond sur tous les tableaux. Il n’y a pas de désavantage psychologique. La défaite en coupe est déjà derrière nous. C’est à nous de mettre tous les avantages de notre côté pour faire un bon match. On joue pour gagner.

« QUAND ON JOUE À RENÉ GAILLARD, C’EST POUR GAGNER. »

Gagner deux fois de suite à la maison n’est jamais facile. Si vous y parvenez, vous pourriez vous retrouver sur le podium. Vous y pensez?
Honnêtement, non. Le classement n’est pas forcément la priorité après si peu de journées. Même si ça fait toujours plaisir et redonne confiance d’être en haut de tableau.
Le plus dur sera de continuer sur cette lancée. Pour y arriver, il faut qu’on continue à être solide comme on le fait depuis le début de ce championnat.

Tours, votre adversaire, reste sur trois échecs en trois matches. Est-ce le bon moment pour les affronter?
Il n’y a jamais de bon moment pour affronter une équipe. Eux, ils auront envie de se relever. Nous devons rester concentrés, ne pas sous-estimer l’adversaire. Être sérieux sur le terrain.
Peu importe la série de Tours, on sera devant notre public et, quand on joue à René Gaillard, c’est pour gagner et faire plaisir aux supporters.

Vous n’avez toujours pas encaissé de buts. D’où provient cette solidité défensive?
Ah bon? (rires) Sérieusement, c’est tout le travail défensif collectif de l’équipe que je mets en valeur. Même si ça fait toujours plaisir d’enchaîner des matches sans prendre de but.
Il y a le travail effectué avec le staff qui paie, et la confiance. J’espère que ça continuera. L’essentiel, c’est d’être décisif.

Comment allez-vous aborder la rencontre de vendredi afin d’obtenir les 3 points?
Être patient, contenir l’adversaire, ne pas se mettre la pression, jouer notre football comme on le fait depuis le depuis de la saison et le résultat arrivera.

source: Chamoisniortais.com 

Entretien : Kiki « je veux découvrir la Ligue 1 »

Avant de reprendre le chemin de l’entraînement avec son club Niort, David Kiki (23 ans) nous a accordé un entretien exclusif. L’arrière gauche des Ecureuils revient sur sa saison dernière, son match face à la Gambie et parle de son mercato. Entretien.

 

A quelques jours de la reprise après une saison aussi longue en club et en sélection nationale comment on se remet en route ?

La saison été longue, c’est le haut niveau qui demande ça. De toute façon on joue pour jouer autant de matches. Je suis content de ma saison. Tant que je peux continuer à faire beaucoup de matches comme ça dans une saison  moi ça me va.

En début de saison en club, il y avait un nouveau coach, Denis Renaud et de la concurrence au poste d’arrière gauche avec Jonathan Brison venu de Saint Etienne, comment vous arrivez à surmonter tout cela pour terminer titulaire ?

C’est vrai que  quand on change de coach, ils aiment au départ les joueurs expérimentés. Donc Jonathan est un joueur expérimenté qui a joué à Saint Etienne. Pour moi au début c’était compliqué, le coach avait préféré faire jouer Jonathan parce qu’il avait l’expérience. C’est difficile. Quand t’es tout seul c’est compliqué. J’avais ma copine et mes amis autour. Après on continue de travailler sur le terrain montrer au coach qu’on a des choses à montrer.  On se donne après ça paie. Le coach fait tourner l’équipe. Quand on tourne et tu joues tu te donnes à fond. C’est petit à petit que je me suis imposé, j’ai gagné ma place. Franchement c’est difficile de vivre des situations comme ça surtout psychologiquement. Il faut être prêt quand le coach te fait appel parce que ça peut arriver à tout moment.

Quel a été le match du déclic pour  vous. ?

Je pense que le match au Red Star qu’on m’a titularisé et j’ai fais un bon match. Le coach savait déjà de quoi j’étais capable, ce match a plus confirmé.

Vous étiez en fin de contrat en juin mais vous avez prolongé jusqu’en 2019, est ce parce que vous n’avez pas eu mieux où Niort vous a convaincu ?

Je n’ai pas prolongé  parce que je n’avais pas d’offre ailleurs. Le club m’a convaincu qu’il me faisait confiance. Il fallait que je termine la saison avec eux. Niort c’était le premier club qui m’as donné mon contrat pro donc par respect je suis resté. Mais je n’ai pas prolongé parce que je n’avais pas d’offres. J’avais des offres. J’ai préféré continuer à Niort pour la confiance et à la fin de la saison on verra bien ce qui va se passer je n’ai que 23 ans.

Vous êtes un ancien attaquant replacé arrière gauche au fil du temps, quelle est la spécificité de ton poste actuellement  et vos références           ?

Le poste d’arrière gauche maintenant ce n’est plus comme avant où les gars défendent tout le temps.  Quand t’es arrière gauche maintenant ton premier rôle c’est de défendre après il faut apporter aussi  offensivement. Pour atteindre le haut niveau, il faut que je m’améliore dans tous les domaines. Je suis en Ligue 2, c’est parce que je n’ai pas encore atteint tous les niveaux que je suis encore là. Si j’étais exceptionnel je ne serai pas en Ligue 2, ça veut dire que forcement j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, à progresser dans beaucoup de domaines. A voir mes références en Ligue 1, je suis beaucoup Benjamin Mendy de Monaco, Marcelo (Real Madrid)  et David Alaba (Bayern Munich) je m’inspire un peu de ces joueurs là.  Celui qui m’impressionne le plus c’est Marcelo , je  regarde beaucoup de ces résumés pour essayer de faire un peu comme lui mais en sachant que je suis David Kiki et j’ai aussi ma touche personnelle.

Face à la Gambie, le 11 juin dernier avec les Ecureuils vous avez pris beaucoup d’initiatives mais vous avez manqué quelques centres, en club vous seulement délivré deux passes décisives malgré toute votre qualité technique, il y a des progrès à faire…

Déjà le terrain était compliqué à jouer. Donc pour faire les passes décisives, il te faut des attaquants avec qui tu t’entends bien. De toute façon comme j’ai dis il faut que je travaille beaucoup déjà mes  centres à l’entraînement. Je me suis amélioré et il me reste encore  à faire. Je travaille au quotidien pour améliorer mes passes, mes centres toutes mes qualités c’est petit à petit. Il faut aussi de la réussite pour les attaquants devant les buts pour valider tout ce qu’on fait.

Le Bénin a débuté par une victoire, on pourrait  regretter de n’avoir gagné qu’un but à zéro face à un adversaire à sa portée lors du décompte final ?

La victoire est plus importante, on aurait pu marquer beaucoup de buts. Mais on fera les calculs après. Pour gagner au Bénin c’est compliqué. On a eu des occasions on n’a pas été efficace.  Le plus important c’était de bien commencer, pour le reste on verra comment ca va se passer.

Personnellement quand on enchaine deux bonnes saison en Ligue 2, c’est quoi votre prochain objectif ?

Je veux viser haut. Le mercato est ouvert donc on verra bien ce qui va se passer d’ici à la fin. L’objectif il reste toujours le même c’est de jouer en Ligue 1 ou à l’étranger en Angleterre ou Espagne. Pour l’instant je veux bien découvrir la Ligue 1 d’abord avant d’aller à l’étranger.

En 2015-2017 Niort s’est maintenu difficilement puis la saison dernière vous avez assuré votre survie rapidement, il y a du progrès collectif…

Je  pense que le changement de coach à redistribuer les cartes. Chacun se donnait un peu plus. Le club a été intelligent dans le recrutement. Il  y a eu de bonnes recrues. Le nouveau coach a apporté sa nouvelle philosophie, on a un bon groupe qui vivait bien. C’est grâce à tout ça on a fait une bonne saison.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

France-L2-J18 : Allagbé – Farnolle, le duel en trois chiffres

Ce soir à l’occasion de la 18e journée de Ligue 2 française, Niort de Saturnin Allagbé accueille Le Havre de Fabien Farnolle. Ce sera la première fois que deux gardiens internationaux s’affrontent dans le championnat hexagonal. Nous vous présentons ce duel entres les deux  portiers  des Ecureuils en trois chiffres.

 

Une grande première

Le stade René Gaillard accueillera ce soir une grande première dans l’histoire du football béninoise. En effet ce sera la toute première fois que deux gardiens internationaux béninois s’affrontent en tant que titulaire en Ligue 2 française. Lors des deux duels opposants Niort au Havre la saison dernière, Allagbé était remplaçant pendant que Fabien Farnolle officiait déjà dans les cages havraises. Cette fois-ci les deux Ecureuils seront sur la pelouse dans un duel à distance.

Le nombre de matches en L2

159 apparitions à l’actif de Farnolle contre 22 pour Allagbé, il n’y a pas photo sur ce tableau. Le géant havrais est largement plus expérimenté que le néophyte niortais. Déjà nommé parmi les meilleurs gardiens de la division en 2012, Farnolle s’est déjà bâti une solide réputation sur la pelouse de L2.  En plus de briller cette saison, Allagbé présente tout de même un  motif de satisfaction qui reste son âge, 23 piges soit huit années de moins que son concurrent de ce soir. Quand Farnolle avait l’âge d’Allagbé il ne comptait pas encore de matches professionnels en Ligue 2. La marge de progression du « chat » est comme une évidence mais l’expérience du bulldozer havrais n’est pas négligeable.

Clean Sheet

Cette saison, Allagbé réalise une première partie de saison de très grande qualité avec six matches sans encaisser à son actif et deux penalties arrêtés dans le jeu en dix-sept apparitions. Quand à Farnolle il compte déjà sept matches sans encaisser  en 16 apparitions, dont une prestation monstrueuse contre Clermont qui lui valu son unique présence dans l’équipe type de France Football cette saison avec une note de 9/10. Quant à Allagbé il a déjà figuré à trois reprises dans l »équipe type  de l’hebdomadaire hexagonal.

Géraud Viwami

Niort : Allagbé «  je savoure tout ce travail »

En grande forme avec Niort, Saturnin Allagbé réalise un début de saison de rêve avec six clean sheet en quinze matches en a vu son club revenir à trois points du podium en Ligue 2 française après un succès (3-2) sur la pelouse du leader Brest lundi dernier.  Avant la réception d’Ajaccio vendredi prochain, le gardien international béninois s’est confié au site officiel de son club.

 

Saturnin bonjour. Cette victoire acquise chez le leader vous fait-elle changer de statut dans ce championnat?

Non, pas du tout, ça ne change rien. Le plus important pour nous, c’est d’engranger les points.Ce n’est pas parce qu’on a gagné chez le leader qu’on va changer nos objectifs. Continuons à travailler pour prendre le maximum de points le plus rapidement possible.

On dit toujours qu’après un tel exploit, le plus dur est de confirmer à la maison. C’est le cas?

Oui, c’est vrai. Ce sera à nous de savoir rester concentrés. Ne pas nous enflammer et nous projeter sur le prochain match contre Ajaccio. C’est ce qu’on a commencé à faire dès mardi.

Cette victoire a été obtenue dans des conditions météorologiques épouvantables. Ce doit être horrible pour un gardien?

Ça n’a pas été facile effectivement. Le vent et la pluie obligent à encore plus de concentration. Bien savoir lire les trajectoires, les anticiper, c’est différent. Mais on a su le faire puisque la victoire a été au bout.

À aucun moment on ne vous a senti douter à Brest. C’est dans ce domaine que vous avez le plus progressé?

On n’a pas douté car on savait que Brest était une équipe très joueuse et que si on arrivait à garder le ballon le plus longtemps possible, on pouvait, eux, les faire douter. C’est ce qu’on a réussi à faire en première mi-temps.

En seconde, quand ils ont changé de système, ça nous a fait un peu reculer. Mais on a su rester costauds du début à la fin.

Pour ta première saison à ce niveau, tu fais déjà partie des meilleurs gardiens du championnat. Comment t’étais-tu préparé à cette échéance?

Je savais que ça ne serait pas facile.

J’ai commencé à m’y préparer dès la fin de saison dernière, lorsque Paulo (Delecroix, NDLR) était blessé. J’ai accentué mon travail avec Pascal (Landais, NDLR), notamment sur la concentration.

Aujourd’hui, je savoure tout ce travail à travers les victoires avec toute l’équipe.

Avais-tu la pression de devoir faire oublier Paul Delecroix, qui a laissé une très bonne image au club?

Non, moi, mon objectif n’est pas de faire oublier Paulo.

Ce qu’il a fait ici reste remarquable, mais ça ne va pas influencer mon travail.

Moi, j’essaie de tracer mon chemin pour toujours progresser.

Si vous battez l’AC Ajaccio, vous allez être aux portes du podium. Cela vous fera changer vos ambitions?

Non pas du tout. L’ambition reste de faire mieux que l’année dernière et de prendre le plus de points possible.

On n’a pas changé d’objectif parce qu’on a gagné un match. On reste concentrés jusqu’au bout sur ceux fixés en début de saison. On travaille encore et encore.

Dans quel état d’esprit allez-vous aborder cette rencontre?

Avec un état d’esprit conquérant. On sait que ce ne sera pas un match facile.

Il va falloir gérer le déroulement du match, se montrer efficace aux moments décisifs et concrétiser les occasions qu’on se procurera. C’est sur ces aspects qu’on va rester bien concentrés pour obtenir les trois points.

Entretien réalisé par le site officiel des Chamois Niortais.

France-L2-J12 : Allagbé (encore) dans l’équipe type de France Football

Sa prestation héroïque face à Clermont ponctuée par son pénalty arrêté ne pouvait pas passer inaperçu, Saturnin Allagbé (22 ans, 12 matches en L2)  est  retenu avec une note de 7/10 comme le gardien dans l’équipe type de la 12e journée de Ligue 2 française désigné par l’hebdomadaire français France Fooball. Le gardien  de Niort signe sa deuxième présence de la saison dans ce onze type après le 8/10 décroché lors de la 10e journée. L’ancien gardien de l’Aspac  voit sa bonne forme récompensée et reconnue. Bravo monsieur

Géraud Viwami

France-L2-J12: Kiki passeur décisif, Allagbé stoppe un pénalty

Décisif le week-end dernier, David Kiki (22 ans) a poursuivi sur sa lancée ce vendredi soir contre Clermont.  Les Chamois se sont imposés 2-1. L’arrière gauche béninois a délivré un centre réussi pour le deuxième but des siens inscrit par Rocheteau juste avant la pause.  Kiki signait ainsi sa toute première passe décisive  sous le maillot niortais après une trentaine de matches disputés. A noter que Saturnin Allagbé (22 ans) était titulaire dans les buts. Le gardien des Ecureuils a confirmé sa bonne forme moment en stoppant un pénalty de Thiam à la 58e minute..  L’ailier David Djigla (21 ans) quant à lui est resté sur le banc de touche sans entrer en jeu. Ce troisième succès  de la saison permet à Niort de remonter à la 13e place avec 14 points.

 

Entretien : Djigla « je ne veux pas m’arrêter là »

Avec huit matches et un but à son actif cette saison, David Djigla (21 ans) a accordé un entretien au site officiel de son club, Niort à la veille du déplacement à Valenciennes pour le compte de la 11e journée de Ligue 2 française. L’ailier international béninois parle de la bonne forme de son club  et son début de saison personnel.

David bonjour, dans quel état d’esprit se trouve le groupe après ces deux victoires consécutives?

Ces deux victoires nous ont fait le plus grand bien, que ce soit dans les têtes ou au niveau comptable. Elles récompensent enfin tout le travail fourni depuis le début de saison.

Comment avez-vous meublé cette mini-trêve internationale?

Comme nous n’avons pas disputé de match amical, nous avons travaillé plus intensément chaque séance. Et le coach nous a donné le week-end pour bien récupérer. Ca change de nos habitudes mais il faut savoir s’adapter afin de repartir avec le même degré de forme.

Avez-vous travaillé un secteur particulier?

Pas spécialement. Les dernières séances ont été plutôt basées sur le jeu, ce qui n’empêche pas de travailler physiquement.

En quoi l’équipe a t-elle progressé pour sortir de la zone rouge?

Nous sommes restés solides défensivement ces dernières semaines. En début de saison nous prenions trop de buts. Et nous avons su trouver un certain équilibre pour attaquer également. Maintenant rien n’est acquis, il nous faut persévérer en conservant le même état d’esprit.

Vous allez vous déplacer à Valenciennes avec quelles ambitions?

Avec l’objectif de continuer dans le même sens que ce qu’on réalise depuis quatre semaines, à savoir rester costauds défensivement et faire mal offensivement. Et avec évidemment la volonté de ramener des points. Une victoire nous placerait dans la première moitié de tableau, et ce serait assurément une bonne affaire.

Sur un plan plus personnel, comment juges-tu ton début de saison?

Plutôt correct. Au départ je n’étais pas dans le groupe, mais ensuite le coach m’a donné ma chance. Pouvoir enchaîner les matchs est très important. Je ne veux pas m’arrêter là. Je souhaite naturellement avoir un maximum de temps de jeu afin d’apporter la meilleure contribution possible pour le bien de l’équipe.

Source : Propos recueillis par Bruno AHIME pour Chamoisniortais.fr

France-L2-J10: Allagbé , le dernier rempart de Niort

Brillant et décisif vendredi contre Orléans , Saturnin Allagbé a récolté un cinglant 8/10 et mène l’équipe type de France Football cette semaine. Un bel hommage pour l’international béninois.

Le zoom : Allagbe, Chamois d’or

Comme d’autres avant lui (Malcuit, Martin…), Paul Delecroix s’est révélé Chamois avant de grimper vers d’autres sommets (il a signé en L1 cet été, chez les Merlus lorientais). C’est la vocation d’un club comme Niort de vendre ses meilleurs talents. Encore fallait-il avoir un successeur au niveau. Le début de saison de Saturnin Allagbe donne raison aux décideurs niortais, et explique pourquoi ils ont pris le risque de laisser partir leur gardien titulaire : ils avaient sur le banc un remplaçant aussi fiable que prometteur. A bientôt 23 ans (il les aura le mois prochain), Allagbe s’est installé sans crainte et sans délai dans le but niortais, comme en atteste sa performance éblouissante vendredi soir face à Orléans, ponctuée d’une victoire probante (1-0) notamment grâce à ses exploits qui lui ont valu d’obtenir la note de 8 dans France Football. Son entraîneur Denis Renaud salue ainsi la prestation de son gardien : «Ce week-end, il a vraiment fait le match parfait. Il a été déterminant, notamment dans des grosses situations de un contre un. Il a aussi été très rassurant sur coups de pied arrêtés. Au-delà de la victoire, je suis vraiment content pour lui. Il découvre le poste de numéro un, et malgré les débuts difficiles de l’équipe, il a montré de la lucidité et du caractère dans cette mauvaise période.»

«Un gardien d’avenir»

S’il découvre effectivement les charges et le poids du poste de titulaire en France et s’il n’est que doublure du Havrais Fabien Farnolle en sélection, Allagbe l’avait déjà expérimenté au pays, lorsqu’il s’était installé à peine majeur dans la cage de l’ASPAC, un club de première division béninoise. Lancé par Alain Gaspoz (entraîneur suisse d’origine béninoise), il a mûri rapidement grâce à cette promotion express et était prêt pour le voyage vers l’Europe. Recalé par les Girondins de Bordeaux après un essai en 2013, il a été récupéré au pays quelques semaines plus tard par Karim Fradin, le manager général niortais, avant de passer deux saisons en couveuse en réserve puis sur le banc, dans l’ombre de Delecroix. Le départ de ce dernier a poussé sa promotion, «une lourde tâche» à entendre Denis Renaud, ravi de l’évolution du «gamin», comme il l’appelle. «C’est un gardien d’avenir, assure le technicien des Chamois. Il franchit les marches pas à pas, accompagné par notre entraîneur des gardiens Pascal Landais. C’est un garçon très intelligent, très à l’écoute. Il mérite ce qui lui arrive.»

Source: Arnaud Tulipier (France Football)

Entretien : Kiki « le foot est parfois cruel »


Quelques heures après le naufrage de Bamako face aux aigles de Mali, David Kiki l’arrière gauche des Ecureuils revient sur cette triste élimination du Bénin et parle également de son début de saison à Niort.Entretien.

Tout le Bénin y croyait malheureusement hier soir, la qualification s’est envolée. Dans quel état d’esprit êtes vous après cette lourde défaite ?

Tout le monde est déçu.On y croyait mais personne n’a compris ce que s’est passé. Jusqu’à maintenant on n’a pas de réponses. C’est vraiment dommage pour nous les joueurs, nos familles, tout le Bénin. C’est dommage pour le tout monde.

En parlant de ce qui s’est passé, l’équipe béninoise était méconnaissable , à votre avis qu’est ce qui a manqué hier soir ?

Franchement si je vous dit que je sais pourquoi on a joué comme cela c’est que j’ai tord. Moi-même je cherche toujours des réponses.

Malgré sa qualification, l’équipe malienne était à fond dans son match, est-ce que cet engagement vous a surpris ?

Pas du tout, on savait qu’ils n’allaient pas nous faire un cadeau, qu’ils allaient jouer comme si c’était leur dernier match. Franchement dans la détermination on était plus déterminés qu’eux mais ça se voyait pas sur le terrain. On aurait dit qu’on était qualifiés et ce sont eux qui voulaient la qualification. On n’était pas bons en défense comme au milieu partout. Et je ne peux toujours pas expliquer.

A la pause vous étiez déjà menés 3-1, quel a été le discours du coach parce qu’on n’a constaté aucune révolte à la reprise…

Même à la mi-temps malgré qu’on perdait 3-1 tout le monde y croyait encore. Le coach nous a dit de ne pas lâcher de continuer à jouer. Il a donné de la voix, le capitaine aussi qu’il faut relever la tête mais….

Le Bénin n’ira pas à la Can 2017, vous avez 22 ans, vous pensez déjà aux futures échéances puisque vous êtes considérés comme la relève?

Ça fait mal mais je prends ça comme une bonne leçon et grandir avec. Dans la vie tant qu’on vit il y a de l’espoir on va se relever les prochaines fois.

Revenons un peu sur votre parcours, en moins de deux ans vous êtes passés du monde Amateur au niveau international, comment analysez vous tout cela avec du recul.?

J’ai travaillé pour en arriver à ce niveau, c’est allé vite mais c’est que le travail. J’avais mes objectifs et je les atteint petit à petit, ce n’est que le début j’espère. Je vis une grande déception en ce moment mais j’espère bien disputer une Can. Le foot c’est comme ça.Cela va vite dans les deux sens.

En club, comme la saison dernière le nouveau coach, Denis Renaud tarde à vous donner votre chance après quatre journées de championnat, vous attendez votre heure?

Je ne suis pas inquiet, le coach il a fait un choix pour l’instant. Je le respecte. C’est sa volonté. Ça va tourner j’ai confiance en mon potentiel et ça va aller.

Pour conclure…

J’ai une pensée pour tous les supporters. Nous sommes désolé car on a pas été à la hauteur de leurs attentes et malheureusement le foot est parfois cruel. On reviendra plus fort merci à tous les supporters qui ont fait le déplacement au Mali et à tout ceux qui nous ont soutenu à distance tant qu’on vie il y a de l’espoir.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien: Allagbé « être régulier sur le long terme »


Devenu numéro dans les buts niortais cette saison en Ligue 2 française, Saturnin Allagbé nous accordé un entretien exclusif avant la réception de Tours pour le compte de la 4e journée de Ligue 2. Avec malgré ses trois buts encaissés en trois matches, le gardien international béninois a réalisé un clean sheet avec beaucoup de promesses. Nous avons parlé de son nouveau statut en club, ses modèles de gardien de but et des Ecureuils. Entretien.


Alors, Allagbé être numéro n’est pas si compliqué que cela ?

(Rires). C’est très facile d’ailleurs. Non sérieusement c’est très exigeant comme poste, ça je le savais déjà. Ça demande une régularité, être décisif pour que l’équipe puisse compter sur moi tout au long de la saison. Il faut être régulier sur le long terme, la Ligue 2 est championnat difficile avec beaucoup de jeu direct. Les gardiens ne se reposent pas. Ce n’est pas un poste tranquille mais j’en ai le coffre.

Vous avez réalisé une bonne préparation et vous avez également séduit lors de la première journée, vous êtes déjà en confiance ?

On peut le dire comme ça. La Ligue 2 j’ai eu le privilège de découvrir la compétition en fin de saison dernière. Le stress n’était pas le même. Je savais un peu à quoi m’attendre. Pendant la préparation, je suis monté en régime, le staff m’a tout de suite mis dans les conditions. Dans ma tête je n’ai pas mis du temps à rentrer dans le rôle. Après les deux premières journées on a été costaud et j’ai reçu énormément de messages sur les réseaux sociaux et sur mon téléphone, ça m’a motivé davantage. J’espère que ma saison sera réussie.

La saison écoulée vous étiez numéro 2 et Niort a lutté jusqu’à l’ultime journée pour accrocher le maintien, cette saison quels sont les objectifs ?

Personnellement, c’est de confirmer les attentes du club. Etre à la hauteur de ce costume de numéro un. Ensuite pour le club, se rassurer le plus vite, allez chercher le maintien. Après dans le championnat tout reste possible. Après trois journées, on cherche toujours notre première victoire la saison. Le groupe travaille bien j’espère qu’on va vite enchaîner.

Au club, après le départ Djiman Koukou (Lens) , vous êtes devenu le doyen des béninois avec David Djigla et David Kiki…

Un peu. On s’entendait déjà bien à quatre. Koukou a un nouveau club. Maintenant on forme un trio et on s’entend toujours aussi bien.

Il y a une sorte de duel à distance avec Fabien Farnolle du Havre qui est votre numéro un chez les Ecureuils, comment le vivez vous ?

Il y a une concurrence en sélection nationale, c’est vrai. Fabien est le préposé au poste. C’est un gardien d’expérience que j’apprécie énormément. J’apprenais déjà à ses cotés en équipe nationale avant de signer à Niort en France. Il est comme un guide pour le jeune gardien que je suis. Je veux bien être numéro un aussi si je le mérite je serai aligné et je travaille pour cela.

Vous êtes plutôt Manuel Neuer ou Gigi Buffon ?

Edwin Van Der Sar. C’est mon idole. Neuer est devenu la référence au poste avec surtout son jeu au pied et sa vista. Buffon impressionne par sa régularité au très haut niveau. Je les admire tous les deux mais je préfère Van Der Sar. (Rires)

Pour revenir aux Ecureuils, début septembre, il y a un match décisif à Bamako où vous avez fait vos débuts dans les cages des Ecureuils, vous sentez comment ce match ?

C’est un match qu’il faut gagner pour aller à la Can c’est aussi l’équation. Que je sois sur le banc ou sur le terrain je ferai mon job. Ca serait magique pour cette génération d’accrocher la Can. L’adversaire est le favori du groupe et jouera à domicile mais je pense que nous suffisamment motivé pour aller au delà de tout cela.

réalisé par Géraud Viwami

RC Lens: Koukou  » l’objectif est très clair: la montée »

En fin de contrat à Niort cet été , Djiman Koukou a rejoint gratuitement Lens. Le milieu défensif pour ses débuts officiels en Ligue 2 francaise va affronter les chamois qu’il connait. Avant ces retrouvailles qui lanceront la saison, Koukou a accordé un entretien au site officiel des chamois niortains. Contenu

le hasard du calendrier fait que tu reviens à Niort pour y rencontrer ton ancien club lors de la première journée. A quoi vas-tu penser en pénétrant sur la pelouse?

J’ai gardé de très bons souvenirs de Niort. De la ville, du club jusqu’aux joueurs. J’y ai passé de très bons moments. Avec bien sûr des hauts et des bas mais en m’imprégnant surtout de la culture qui règne au sein de cette équipe modeste qui a toujours su se serrer les coudes, s’accepter et se mobiliser pour se sortir des épreuves aussi difficiles qu’elles soient.

Tu débarques à Lens, un club d’une autre dimension. Où se situent les plus grosses différences?

Le RC Lens est un grand club en France, avec une très belle histoire et de grandes ambitions. C’est un club qui a tout pour être avec les meilleurs de Ligue 1, à commencer par un public extraordinaire qui constitue une vraie arme pour son équipe. Toute la ville ne vit que pour le football. Aujourd’hui elle n’est pas à sa juste place et l’objectif est très clair: la montée. Le club s’en donne tous les moyens possibles.

L’attente doit être grande du côté des supporters et du staff.

Ici le public est très exigeant. Autant faire de très belles performances en début de saison pour en faire une grande force, plutôt que de se le mettre à dos. Il faut tout donner dès les premiers matchs pour haranguer les supporters qui eux ne lâchent rien. On a un staff de qualité et d’expérience. Un collège d’entraîneurs avec à sa tête Alain Casanova, intransigeant et qui ne rigole pas avec le travail.

Lens et Niort ont-ils les moyens de leurs ambitions?

Le RC Lens a des joueurs de qualité et d’expérience de la Ligue 2 comme de la Ligue 1. J’ai vraiment confiance en ce groupe jeune et mature à la fois, et j’ai vraiment la foi pour atteindre la montée. Pour cela il faut gagner des matchs chaque week-end, à commencer par le premier. Quant aux Chamois je ne connais pas vraiment leurs objectifs pour cette saison. Mais je sais qu’ils ont un bon groupe et je ne doute pas qu’ils puissent faire une belle saison. Ils auront leur mot à dire.

A quel type de rencontre t’attends-tu vendredi soir?

A un premier match qui à mon avis ne sera pas très ouvert. Ce sera sans doute physique avec la plupart du temps des contacts dans l’entrejeu. La fluidité viendra au fur et à mesure de l’avancée du match.

Propos recueillis par Bruno AHIME Pour Chamoisniortais.fr

Niort : Allagbé « le club me fait confiance »

Titulaire sur les cinq derniers matches la saison en Ligue 2 française, Saturnin Allagbé (22 ans) a bien terminé sa saison avec Niort. Le gardien international des Ecureuils s’est confié à nous, il parle de sa saison en club et des Ecureuils.

 

Après 32 matches sur le banc vous avez finalement débuté en Ligue 2, l’attente a été longue ?

Trop (rires) Sérieusement c’est ma deuxième saison et j’étais numéro 2. C’est un poste particulier parce qu’il faut être prêt a suppléer le titulaire à tout moment. Je n’ai jamais perdu ma concentration ni ma régularité aux entrainements. La belle preuve, le club a eu besoin de moi à un moment décisif et j’ai su répondre  présent.

Quand Paul  Delecroix , le titulaire  se blesse et on vous annonce que vous serez aligné en Ligue 2 c’était différent des matches de coupe ?

Oui ça n’a rien à voir. Avant ma première titularisation en championnat, l’indisponibilité de Delecroix a été confirmée lors de l’annonce du groupe qui devait aller au match en week-end. A partir de ce moment j’ai commencé à penser à mon match sans trop stresser. Il y a une pression positive mais avec les conseils du coach des gardiens et mes coéquipiers je ne me suis pas senti trop seul et j’ai géré…

Vous avez très bien géré d’ailleurs ce premier match contre Red Star au point d’être nommé comme gardien dans l’équipe type du week-end par FranceFootball, vous ne pouvez pas rêver mieux ?

Difficile de rêver mieux vraiment, j’ai été très surpris d’avoir été choisit comme gardien de la journée. Le mardi matin je reçois pleins de messages sur mon téléphone, des félicitations et des encouragements. Après je suis allé chercher le magazine pour mieux réaliser. Ça fait vraiment plaisir.

Niort a finalement décroché son maintien, comment résumez-vous la saison du club ?

Compliqué je dirai. On n’a pas été récompensé sur des matches où on méritait beaucoup mieux que des nuls ou des défaites. Le championnat est une course de fond et dans la dernière ligne droite nous avons répondu présent. L’essentiel est assuré.

Denis Renaud sera le coach la saison prochaine, vous avez déjà discuté avec lui ?

Non pas encore. Il n’a encore  pris contact avec le groupe. A la reprise, nous sommes déjà en vacances.

Delecroix ne sera plus au club la saison prochaine, il a déjà annoncé son départ, la place de numéro un vous est garanti ?

C’est mon but depuis que je suis au club finir comme numéro un, Delecroix un gardien exceptionnel j’ai été fier de travailler à ses cotés. En ce qui concerne la place de numéro un, évidemment que je veux qu’on me donne ma chance. Jusqu’ici le club  m’as prouvé qu’il me faisait confiance et comptait sur moi.

Envisagez-vous un départ en vue d’avoir plus de temps de jeu ?

Je suis encore lié à Niort pour une saison, je n’ai pas la tête ailleurs. Au contraire je veux tout faire pour gagner ma place. Pourquoi pas prolonger on ne sait jamais ?

Les Ecureuils sont dans l’attente de la levée de la suspension de la Fifa pour espérer valider leur ticket pour la Can Gabon 2017, cette situation n’est-elle pas gênante.  ?

C’est une situation particulière, on espère que ça va s’arranger parce que nous avons envie de jouer. Ce serait dommage pour notre génération de finir comme cela.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Niort : Djigla «On se doit de prendre rapidement des points»

Niort, 17e  lutte encore pour son maintien en Ligue 2  française, les chamois accueillent Tours (9e) ce soir pour le compte de la 36e journée, David Djigla (20 ans) a accordé un entretien au site officiel de son club avant ce nouveau rendez-vous décisif. Il évoque l’enjeu du match de ce soir et  la situation du club.

avid bonjour, quel sentiment prédomine après ce 0-0 concédé face à Bourg-Péronnas?


La déception. Tout le monde était déçu du résultat final, surtout par rapport à toutes les occasions que nous nous sommes crées en première mi-temps. On aurait vraiment dû mener par un voire deux buts d’écart à la pause.

Avez-vous changé quelque chose à votre mode d’entraînement cette semaine?


Pas vraiment. Justement on se sert du travail à l’entraînement pour oublier ces déboires. Pas le temps de nous apitoyer sur notre sort, on veut continuer à avancer. On met des choses en place afin de les transcrire en match.

Une certaine pression commence à s’installer?


Nous sommes tous conscients de l’importance de la situation. Le maintien est en jeu et on se focalise dessus. Nous sommes au-dessus de la ligne de flottaison et nous voulons y rester.

 Sur quelles certitudes vous appuyez-vous pour continuer votre marche en avant?

Sur ce que nous avons réussi à mettre en oeuvre lors des trois dernières rencontres. On doit conserver cette solidarité qui se manifeste par des occasions et une solidité défensive. On a réalisé de belles prestations mais on ne doit évidemment pas s’arrêter là.

 

Difficile d’évacuer cette frustration concernant vos matchs dominés mais pas gagnés?


Encore une fois on doit et on veut avancer pour conserver notre destin en mains, pour maintenir notre position voire l’améliorer. Tout le monde est habité par cet état d’esprit. On se doit de prendre rapidement des points pour nous maintenir le plus vite possible.

 

Comment imagines-tu ce match à Tours?


Je m’attends à une rencontre physique et tendue, mais nous avons les moyens de gagner!


Entretien réalisé par Bruno Ahime

 

Source : Chamoisniortais.fr

Niort : Première titularisation d’Allagbé en Ligue 2 avec un clean sheet et les chamois respirent!

En l’absence du titulaire Paul Delecroix, Saturnin  Allagbé (22 ans) a vécu sa première en titularisation en Ligue 2 ce soir contre le Red Star à l’occasion de la 34e journée de championnat. Une prestation ponctuée par un clean sheet et un succès 2-0 pour Niort qui sort de la zone rouge.

 

Niort n’avait plus gagné depuis trois matches d’affilée perdus, relégables avant cette 34e journée, les chamois ont signé un hold up parfait sur la pelouse du Red Star (4e).  Le gardien Saturnin Allagbé était titulaire pour la première fois en Ligue 2. David Djigla (20 ans) aussi était aligné d’entrée. Comme lors de la précédente journée, Djiman Koukou (25 ans) était remplaçant avec David Kiki (22 ans). Si le premier est entré en jeu à l’heure de jeu,  le second a vécu tout le match du banc.

Dans son opération maintien, Niort a signé une victoire vitale 2-0 sur la pelouse d’un prétendant à la montée. Une très belle affaire qui permet aux chamois de remonter à la 17e place avec 34 points. Un homme était particulièrement heureux ce soir, il s’agit d’Allagbé qui fêtait sa première apparition en Ligue 2 lui qui avait déjà été aligné en Coupe de France en Janvier dernier.  Le gardien international béninois a bien participé au succès des siens en conservant ses buts vierges grâce à des interventions réussies.  A la 11e minute une frappe lointaine de Naim Sliti  puis à la 26e minute il sort une double parade encore sur une sollicitation du tunisien et à la  41e il stoppe un tir contré une nouvelle tentative du même joueur.  A mettre aussi à son actif, deux  bonnes sorties décisives à la 54e et à la  89e  dans les pieds des attaquants adverses.  Une première réussie pour l’ancien portuaire qui a fait très bonne impression. Remplaçant à 33 reprises cette saison, Allagbé n’a pas loupé son baptême de feu dans un match important en championnat.

Géraud Viwami

Niort: Koukou « nous ne sommes pas à notre juste place »

Avant la réception de Lens demain soir pour le compte de la 33e  journée de Ligue 2 française, le milieu défensif des chamois  niortais  Djiman Koukou a accordé un entretien au site officiel de son club. L’international béninois parle du duel de demain soir et de la situation délicate du club actuel 17e du championnat.

Djiman bonjour. Vous restez sur deux défaites consécutives à Ajaccio puis à Metz, le moral est-il atteint?


Il n’est pas au top, forcément. Maintenant, est-ce qu’il faut rester dans la négativité? Je ne crois pas que ce soit la solution. Il faut tout de suite se remobiliser et aller chercher des résultats afin de sortir de cette situation.

Qu’est-ce qui a changé pour vous les joueurs, avec ce changement d’entraîneur?
Rien en particulier. L’entraîneur a changé, mais le groupe reste concerné et mobilisé. Les résultats ne suivent pas, mais au niveau du travail tout se passe très bien.

Comment gérez-vous cette dernière ligne droite, avec seulement un petit point d’avance sur Sochaux (premier relégable)?
Nous, on ne regarde pas forcément derrière. On est toujours confiants et sûrs de pouvoir faire quelque chose pour nous sauver. C’est par l’abnégation, le travail et un gros mental qu’il faut continuer à avancer. On va faire en sorte d’obtenir les points nécessaires rapidement.

Ressentez-vous une pression particulière avant d’entrer sur le terrain?
Bien sûr, elle est présente, il ne faut pas se voiler la face. Peut-être est-ce justement cette pression qui va nous pousser à mieux faire. Elle peut être la force de nos victoires prochaines.

Lens reste en course pour la montée. A quel type de match t’attends-tu?
On  n’a pas encore fait de performance face aux grosses écuries. Avoir la chance à six journées de la fin de recevoir un prétendant à la montée, je pense que c’est le meilleur des challenges pour nous. Il s’agit d’une grosse source de motivation. On va mettre tous les ingrédients nécessaires pour venir à bout de cette équipe et montrer encore une fois que e dans ce championnat de Ligue 2 .

Au match aller vous aviez ramené un nul. Quels souvenirs en gardes-tu?
David Kiki qui marque un but tôt, qui nous a fait beaucoup de bien. Mais on n’avait pas su bien gérer derrière, nous montrer solides au moment où il le fallait. C’est à l’image de toute notre saison. On n’arrive pas à faire mal à l’adversaire. Aujourd’hui on doit plus que jamais se montrer forts et capables de rivaliser au niveau du jeu avec n’importe quelle équipe.

Sur quoi devez-vous vous concentrer pour battre Lens?
Avant tout la force du groupe. Notre caractère et notre conviction n’ont pas été assez récompensés depuis le début de la saison.

 

Propos recueilis par Bruno AHIME pour chamoisniortais.fr

Sud Soudan – Bénin : Allagbé « on n’a plus vraiment le choix, on doit gagner »

A la veille du match décisif des Ecureuils à Juba face au Sud Soudan, Saturnin Allagbé (22 ans),  le gardien de Niort évoque le match de demain, sa situation de numéro 2 et l’actualité de son club.

 

Avec deux points, le Bénin tâtonne dans le groupe  C, il y a une urgence à réagir ?

Forcément,  l’objectif c’est de qualifier et nous avons déjà trois points de retard sur le premier.  On a plus vraiment le choix, nous devons gagner pour nous relancer et faire le carton   plein pour bien se repositionner.

Repartir de Juba avec un autre résultat que la victoire serait une déception ?

On peut dire oui ! Tout dépend du scénario du match, il  y a des nuls qui ont une saveur de victoire. Mais nous ne sommes pas minimalistes, nous allons jouer pour gagner.

Vous savez très peu de choses sur votre adversaire et vous avez eu un seul jour de travail, comment jugez-vous ces facteurs ?

Ca fait plusieurs années que nous sommes habitués à nous déplacer comme cela pour les matches internationaux on a pas souvent beaucoup de temps mais on s’adapte c’est aussi cela la vie professionnelle. Quant à l’adversaire, ils ont plus de points que nous donc il ne faut pas les sous-estimer. S’ils n’avaient pas les arguments ils n’auraient pas battu la Guinée Equatoriale. Nous sommes concentrés et on fera un  match sérieux.

Vous étiez titulaire lors des deux premières journées  mais l’eau a coulé sous les ponts et vous êtes redevenus numéro 2 derrière Farnolle….

Le coach m’a fait confiance quand Farnolle était indisponible sauf contre le Mali. Après c’est des matches où j’ai appris énormément. Après pour un jeune gardien comme moi être numéro 2 derrière Farnolle ce n’est pas une déception j’apprends à ses cotés. C’est un bosseur et un énorme gardien pour ceux suivent ce qu’il fait en club. Je suis conscient de ma situation je continue à travailler pour répondre présent dès que ce sera mon tour de jouer.

A Niort aussi vous êtes numéro 2 aussi  même si vous avez joué en Coupe de France c’est la même philosophie ?

Oui c’est toujours l’apprentissage, j’ai débuté des matches en Coupe et j’ai fais quelques apparitions en réserve. En club le travail quotidien compte énormément et  tu es suivi par le staff. Tu t’améliores tant que tu ne baisses par les bras. Il y a une hiérarchie, Delecroix est le numéro un il fait de supers matches. Chaque vendredi soir je suis sur le banc, les mains me grattent (rires) mais ça fait partie du métier. Je sais que j’aurai bientôt ma chance je progresse bien avec le coach des gardiens Patrice Landais qui me guide beaucoup.  Je le remercie d’ailleurs pour tout ainsi que tout le staff et le club.

En Ligue 2, Niort lutte pour se maintenir c’est dur en ce moment…

C’est très compliqué en ce moment, on va devoir se battre jusqu’au bout.  Nous sommes premier non relégable c’est jamais facile ce genre de situation. Il suffit de décrocher quelques victoires pour sauver le club, le groupe en a les moyens. Le coach est parti mais on ne lâchera rien.

Un petit pronostic pour demain

(Rires) vous voulez que je me mouille. Les trois points ça ira.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

 

Niort : c’est qui Kiki ?

 Elément essentiel de la promotion de Belfort en National l’été dernier, David Kiki (22 ans) transféré dans la foulée à Niort a désormais gagné ses galons de titulaire indiscutable, l’arrière gauche internationale béninois sans faire du bruit se fait un nom sur les pelouses de Ligue 2 française.

 

Formé à l’Académie France -Bénin Football, David Kiki a réalisé son rêve de passer professionnel en Europe. En mai dernier, nous vous révélions son parcours atypique.  Après avoir intégré les équipes de jeunes de Belfort puis l’équipe fanion en CFA, il n’aura fallu que trois saisons pour que le talent brut puisse accrocher son ticket pour le monde professionnel.

Apparu  52 fois avec Belfort en trois exercices, le dernier 2014-2015 sera inoubliable avec une promotion en National acquise bien avant la fin de la saison. Le premier titre de  sa carrière. Titulaire régulier au poste d’arrière gauche, il a été  l’un des artisans incontestables de cette montée grâce à ses 3 buts inscrits en 21 matches joués.

 

Le joli coup de Niort !

Passé international béninois sous les ordres d’Omar Tchomogo début juin dernier avec une première apparition contre la Guinée Equatoriale pour la première journée des qualifications de la Can Gabon 2017. Kiki change déjà de statut. Troyes, Angers et Laval qui l’ont suivi toute la saison étaient intéressés par son profil mais Kiki choisit Niort et s’engage jusqu’en juin 2017.  Il n’aura pas attendu longtemps pour faire son trou chez les Chamois après une bonne préparation estivale et un mois d’adaptation. Titularisé pour la première fois contre Evian fin Aout, à la 4e journée de Ligue 2,   par Régis Brouard , l’international béninois ne quittera plus le onze des chamois. Il compte désormais 17 apparitions comme titulaire en championnat. Et il vient d’enchainer  également 17 titularisations  d’affilée toutes compétitions confondues depuis fin octobre.

Débuts réussis chez les Ecureuils

Régulier en club, il a conforté également son statut chez les Ecureuils. En concurrence avec Emmanuel Imorou , de Caen au poste d’arrière gauche, Kiki a rendu des copies très propres en l’absence de ce dernier lors des deux premières journées  des qualifications de la Can Gabon 2017 et de la double confrontation face au Burkina Faso pour le dernier tour des préliminaires du Mondial Russie 2018. Il est bien plus qu’un simple remplaçant.

Il est même devenu l’un des joueurs les plus appréciés du public local. Nominé parmi les meilleurs espoirs béninois de l’année par Bjfoot.com lors des Bjfoot Awards 2015, en six mois, le gamin de Missrété s’est mis René-Gaillard  et le Stade Mathieu Kérékou de Cotonou dans la poche et est devenu un visage désormais connu des pelouses de Ligue 2.

Comme Kurzawa

Attaquant quand il était encore sous les ailes de Jules Kodjo à l’académie France-Bénin Football, le gaucher va être replacé progressivement arrivé à Belfort. « À Belfort, j’étais considéré comme un joueur polyvalent, donc je jouais là où le coach me le demandait. Mais, si je dois choisir, je préfère le poste de latéral. C’est là où je me sens à l’aise, j’aime partir de loin pour déborder et apporter du soutien en attaque.» révèle-t-il. Un replacement qui rappelle le parcours du parisien Layvin Kurzawa.

Kiki a tout de l’arrière gauche moderne, ses allers-retours incessants sur son flanc et sa qualité technique garantissent une bonne présence offensive. A Niort il a déjà été utilisé comme piston gauche dans un 3-5-2 instauré par le coach. C’est d’ailleurs dans cette position qu’il a inscrit son premier but en pro le 24 novembre dernier, à la veille de son 22e anniversaire. Une reprise du pied droit en plus ! Un joli cadeau !

Kiki doit néanmoins progresser défensivement et mieux gérer son envie, 5 cartons jaunes et un rouge direct récoltés déjà cette saison, ça fait beaucoup pour un défenseur. Il devra être aussi un peu plus décisif notamment sur ses centres puisqu’il attend toujours sa première offrande de la saison.

Sa marge de progression évidente reste également l’une de ses garanties dans les années à venir.

Il n’est pas simplement un footballeur de talent, quelques jours avant de parapher son premier contrat pro avec Niort,  il  a passé avec succès son Brevet de technicien supérieur en conception et réalisation en chaudronnerie industrielle. Un footballeur diplômé ! Il en rajoute une couche à son modeste parcours.

Maintenant vous ne pouvez plus dire, C’est qui Kiki ?

Géraud Viwami

Niort : Quand M’sieur L2 découvre Djigla (FranceFootball)

Étincelant et décisif  (buteur et passeur décisif) vendredi à Créteil, l’ailier international béninois David Djigla (20 ans) fait partie des sensations de la journée. Dans son débrief hebdomadaire sur le très réputé site de football français FranceFootball.fr, M’sieur L2  a consacré un joli paragraphe à l’honneur de l’ancien bordelais. Contenu.

On a découvert Djigla

Son doublé en amical cet été face à Luçon (National) n’avait pas alerté grand monde, pas plus que son début de saison ou les quatre misérables minutes que lui avait laissées Sagnol et Bordeaux la saison passée face à Nice, en janvier dernier. L’entraîneur des Girondins avait pourtant dit du bien de cet attaquant béninois, recruté à l’adolescence au pays (au Onze Créateur, ça ne s’invente pas), mais avait rapidement spécifié qu’il lui fallait «du temps pour s’acclimater». Cela semble être le cas à Niort, où il a réussi une passe décisive et un but qui l’était tout autant, lors de la victoire à Créteil (2-3). Une bonne pioche ?

Géraud Viwami et Arnaud Tulipier (FranceFootball)

France-Ligue 2-J19 : Djigla ultra décisif pour Niort, Farnolle voit rouge !

Et si c’était le déclic de sa saison pour David Djigla (20 ans, photo). Avant sa rentrée la 71e minute Niort était mené 2-1 par Créteil, Djigla va changer le cours du match tout seul. D’abord en provocant l’expulsion de Montaroup à la 81e minute.  A dix contre onze l’ailier béninois enflamme le match en déposant un centre sur la tête de Dona Ndoh pour l’égalisation à la 87e minute. Sa deuxième passe décisive de la saison. L’ancien bordelais parachève son match en inscrivant le but de la victoire à la 89e  minute suite à un  numéro soliste. Score final 3-2.Son premier but professionnel et son premier également sous les couleurs niortaises. Ce premier  succès de la saison à l’extérieur permet à Niort de terminer la phase aller à la 14e place avec  20 points. Djiman Koukou et David Kiki etaient titulaires. Ce dernier a d’ailleurs été averti à la 8e minute. Le gardien Saturnin Allagbé était remplaçant.

Farnolle exclu , Le Havre gagne !

Titulaire dans les buts du Havre qui accueillait Auxerre, Fabien Farnolle a été exclu au quart d’heure de jeu. Derrière Le Havre s’impose quand même  2-1 et reste 6e de Ligue 2 avec 28 points.

Géraud Viwami

Niort : débuts professionnels d’Allagbé avec succès !

Arrivé à Niort, à l’été 2014, Saturnin Allagbé a connu des débuts professionnels plutôt réussis avec les chamois cet après-midi contre Les Herbiers en coupe de France. Une première presque parfaite pour l’international béninois. 

 

Annoncé comme un gardien prometteur, Saturnin Allagbé (22 ans) n’est pas prêt d’oublier sa première apparition professionnelle avec les Chamois de Niortais. Numéro 2, derrière Paul Delecroix il est remplaçant en Ligue 2 française, l’international béninois a eu le privilège de débuter cet après midi à l’occasion du 8e tour de Coupe de France contre Les Herbiers. Face au 6e de National, les Chamois de Djiman Koukou et David Kiki aussi titulaires se sont imposés 3-1. Allagbé n’aura pas réussi un clean sheet mais il a tout de même été décisif.  Sollicité dès la 3e minute, il a stoppé la tentative de Kisamba sans grande difficulté dans la surface. A la 81e il sort un arrêt réflexe sur une tête de M’Changama enfin à la 88e minute , aidé par sa transversale il cueille heureusement une nouvelle tentative de Kisamba.

« Il ne rechigne jamais »

Considéré comme la relève au club auquel  il est lié au club jusqu’en juin 2017, l’ancien gardien de l’Aspac a déjà  gravit les échelons dans la maison niortaise. Régulier la saison dernière avec la réserve il avait encaissé  10 buts seulement en 24 matches joués avec 19 clean sheet à la clé il avait largement contribué à la promotion en CFA 2. Ses coéquipiers l’ont d’ailleurs surnommé  « Le Chat » à cause de ses nombreux arrêts reflexes.

Quand il était arrivé il y a un peu plus d’un  an  son coach Régis Brouard disait déjà du bien de lui « «C’est un joueur pour préparer l’avenir. Il a un gros mental. Avec son équipe nationale, il a joué devant 30.000-40.000 personnes dans des matchs au couteau. Il a besoin d’apprendre en Europe. Il est dynamique, tonique. Il ne rechigne jamais. Il doit encore travailler sa technique de gardien et il a besoin de se renforcer physiquement » Sa progression devrait donner des idées à la direction du club.

L’apprentissage continue pour l’ancien pensionnaire du centre Tanéka qui devrait être encore dans les buts Chamois à l’occasion des 32e de finale de la Coupe de France qui se joueront en janvier 2016. En attendant il retrouvera son rôle dans l’ombre de Paul Delecroix en Ligue 2  mais il savoure sa première comme il l’a fait savoir sur son compte Twitter ce soir « Heureux pour mes débuts » a-t-il posté !

Géraud Viwami