Can 2017-finale : Bassogog – Salah, duel de gauchers

Dans quelques heures le Cameroun et l’Egypte vont s’affronter pour l’acte final de la Can 2017. On vous présente les leaders techniques des deux équipes et ils sont  tous les deux gauchers.

 

Christian Bassogog, le dynamiteur

Il faisait partie de nos découvertes à l’issue du premier tour et il l’a bien confirmé au second tour.  S’il n’a pas été verni face au Sénégal en quart, en demi contre le Ghana, il a donné le tournis à la défense des Black Stars.  Avant ce choc du dernier carré il ne comptait qu’une petite décisive à laquelle il va rajouter un but de grande classe. Homme du match, face au Ghana, on aura évidemment l’œil sur lui. Gaucher habile positionné sur le côté droit, il répète à la perfection sa spéciale pour repiquer sur son pied fort. Accélérateur de talent, l’ailier de 21 ans d’Aalborg est une source de danger dès qu’il trouve l’espace. L’Egypte est prévenue.

Mohamed Salah, Mister Danger 

Il n’est pas titulaire indiscutable pour rien, l’Egypte repose sur lui offensivement. L’équipe a marqué trois buts dans tout le tournoi, l’ancien Blues a délivré une passe décisive et marqué deux buts magnifiques. Il est impliqué dans tous les buts de son équipe. Difficile de croire que le danger n’arrivera pas par lui. Lui aussi est un gaucher de qualité qui aime jouer à droite et se balader sur le front de l’attaque. Il n’a pas besoin de cadeaux pour faire mouche, son talent seul lui suffit reste à savoir si l’arrière garde camerounaise réputée solide pourra le maîtriser.  Parce qu’il est aussi très adroit sur coup de pied arrêté.

A Libreville , Géraud Viwami

Can 2017 : Ce qu’il faut retenir des demies

Avant  les deux derniers matches de cette Can 2017, nous avons vécu deux demi-finales exceptionnelles. En attendant la finale de dimanche prochain entre le Cameroun et l’Egypte et le match pour la troisième place entre le Burkina Faso et le Ghana, demain , On vous résume ce que vous avez peut-être raté.

 

On s’est prosterné devant El Haddary

Il était parti pour jouer un rôle de cadre dans le vestiaire mais pour son retour à la Can , l’histoire avait prévu autre chose pour Essam El Haddary. Remplaçant lors du premier match face au Mali , l’homme de 44 ans est appelé à entrer en jeu à la 25e minute , Ahmed El Shenawi s’est blessé.  El Haddary s’installe dans les buts et récupère le brassard. Calme et sobre sur sa ligne, il a su rassurer sa défense.

Dans ce match intense, Mohamed Salah nous a fait apprécier sa patte gauche avec un but magistrale avant qu’Aristide Bancé nous rappelle qu’il a encore de beaux restes à 32 ans.

Jusqu’à la demi-finale face au Burkina Faso, El Haddary faisait un tournoi plutôt normal. Mais dans une opposition où les Etalons ont eu les meilleures occasions, le gardien de Wadi Degla a longtemps maintenu son équipe en vie même s’il a encaissé son premier but dans ce tournoi. Aux tirs au but, il redeviendra encore une fois le héros du peuple Egyptien. Il a écœuré, Koffi Kouakou et Bertand Traoré avec des arrêts incroyables qui ont qualifié l’Egypte pour la finale. Il est vieux mais diablement efficace.

On a aimé ce Cameroun là

Avec un effectif considérablement rajeuni, personne n’aurait fait un procès à cette équipe si elle échouait au premier tour mais c’est mal connaître le mental camerounais. Après avoir sorti le Sénégal en quart, le Cameroun s’est offert un autre favori hier pour s’ouvrir la voie de la finale  de dimanche prochain.  Cette fois-ci, ils ne doivent leur victoire qu’à eux-mêmes, avec plus d’envie et d’abnégation, les Lions Indomptables ont eu les  meilleures d’occasions dans le match.  Michael Ngadeu  a été béni d’un opportunisme digne d’un buteur et Christian Bassogog a apporté la touché finale pour une victoire 2-0 bien mérité.  Le peuple camerounais célèbre ces nouveaux héros qui affichent déjà un état d’esprit extraordinaire, Hugo Broos a bien réussi son pari.

On eu de la peine pour les Etalons

Hervé Koffi était en larmes à la fin du match, il regrette encore, son tir manqué. Le gamin de 20 ans a eu très mal comme les millions de supporters ou simples spectateurs qui ont pris du plaisir à voir ce Burkina Faso dicté son football à l’Egypte. Même si les Pharaons adoptent un  système défensif, les Etalons ont largement répondu en face en présentant un football de très haut niveau. On a vu sans aucun doute l’un des meilleurs matches de la compétition. Le Burkina Faso a agréablement surpris tout le monde en élevant son niveau de jeu. Le scénario était si cruel pour eux, mais comme on dit souvent dominer n’est pas gagner. Les Etalons devront sauver l’honneur en allant chercher le bronze.

On n’a pas reconnu les Black Stars

Demi-finaliste pour la sixième fois consécutive et vice-champion en titre, le Ghana était un prétendant au titre déclaré mais les Black Stars ont sombré en demi-finale. Si face à la RD Congo, ils ont eu les ressources pour sortir du piège, hier face au Cameroun, ils n’ont pas pu réagir. Timorés en début de partie, ils ont faillit craquer à plusieurs reprises. Finalement, ils encaissent sur un malentendu défensif en Boye et Razak et derrière ils ne relèveront plus jamais la tête. Bassogog va aussi passer par là. On a été presque dégouté par le visage des ghanéens sur cette opposition. Jordan Ayew et Mubarak Wakaso ont failli marquer mais ce n’était clairement pas le soir du Ghana.

L’équipe a souffert et a fait souffrir ses supporters hier soir. C’était une salle soirée à Accra.

A Libreville, Géraud Viwami