Qualifications Coupe du monde 2014 – Groupe H : A 23, c’est studieux, à 30, c’est la kermesse ?

 

Le technicien français a tenté à maintes reprises, au lendemain de la défaite 1-3 à Blida en Algérie de défendre son bilan. Il va falloir désormais regarder devant. Et on y est. En convoquant un groupe de 30 joueurs, paritaire entre expatriés et locaux, il a envoyé un signal sur sa connaissance du football national. Mais attention, peut-on bâtir un collectif avec 30 joueurs à l’entraînement ? Peut-être. Mais peut-on créer une ambiance studieuse avec 30 joueurs dans un hôtel où les visiteurs et visiteuses peuvent passer entre les mailles des filets de sécurité? Pas sûr. A 23, c’est déjà difficile de canaliser les tendances festives de joueurs en vacances. C’est donc une sélection à deux vitesses où en réalité 18 ou 20 joueurs sont réellement concernés, le reste faisant le décor.

A 30 joueurs dans un hôtel, ce pourrait être une kermesse. Un mini-bordel où les soirées arrosées peuvent plomber l’essentiel…comme l’année dernière. Au lendemain de la victoire face au Mali, l’équipe était l’ombre d’elle-même pour la suite. C’est face au Rwanda et à l’Ethiopie que cela s’est ressenti.

Eliminatoires Mondial 2014 / Bénin : Amoros tente de rassurer avant les deux chocs de juin…

Après 14 mois à la tête de la sélection nationale qu’il n’a pu qualifier pour la Can 2013, Manuel Amoros voit du bon dans son bilan….

 

Manuel Amoros espère avoir tout son groupe en juin pour battre l’Algérie. C’est ce qu’a confié le technicien français à la télévision nationale samedi dernier. Plutôt satisfait de son bilan d’une défaite sur 6 matches malgré une élimination dans les qualifications de la Can 2013 par l’Ethiopie, il est revenu sur l’arbitrage en Algérie et d’autres facteurs externes. C’est un Manuel Amoros convaincu que son équipe a fait un bon match à Blida qui est apparu aux téléspectateurs béninois. L’expulsion de Fabien Farnolle, et un supposé hors jeu de position sur le 3e but algérien sont autant de points évoqués par le coach des Ecureuils du Bénin. Sans réellement analyser les failles de son équipe et les errements défensifs d’Arsène Ménessou, tout comme la petite forme d’Omotoyossi entré en 20 minutes de la fin, Amoros a réfuté la thèse d’un boycott du match par Sessègnon. Le capitaine des Ecureuils avec lequel il est en contact « régulièrement » était réellement blessé confirme le sélectionneur national. Amoros a ainsi tenté de désamorcer toutes les polémiques ambiantes. Seul test pour le technicien français et son groupe, le mois de juin avec deux matches contre les deux premiers du groupe. Des tests majeurs pour lesquels le soutien de tous les béninois est souhaités par le technicien français.

Aubay

BENIN / D.KOUKOU : “La pression sur l’Algérie”

Appelé par Manuel Amoros pour le déplacement de mardi prochain en Algérie, Djiman Koukou fait figure d’ancien parmi les Ecureuils du Bénin. En exclusivité pour Footafrica365.fr, le milieu défensif de Niort analyse le défi qui attend son équipe contre un adversaire qu’elle n’a jamais battu.

http://www.footafrica365.fr/infos-pays/algerie/article_627097_exclu365-benin-d.koukou-La-pression-est-sur-l-Algerie-.shtml

Pour nous, le Bénin est quand même en tête du groupe, avec un coach qui est en froid avec le président de la fédération depuis l’élimination du pays de la Can 2013. Donc les deux équipes ont la pression. Si le Bénin perd lourdement, je pense que Manuel Amoros sera viré avec des indemnités…, à 9 mois du terme de son contrat.

Préparation d’Algérie – Bénin du 24 mars prochain : Les Ecureuils en Arabie Saoudite puis à Oman : Pourquoi des sélections fictives ?

Ecureuils du Bénin, encore des errements…

 

L’équipe d’Oman encadrée par le français Paul Leguen a dominé les Ecureuils de Manuel Amoros 2-0 hier à Oman. Après l’Arabie Saoudite Espoirs en novembre, la sélection béninoise semble fan de ce genre de rendez-vous à la sauvette sans aucune préparation…

Aubay

« Tu n’es pas en forme ! Et pourtant, tu m’avais dit que c’était le cas quand avant le match je t’avais posé la question ! » Ces propos d’un technicien du staff national rapportés par un attaquant ayant pris part au voyage des Ecureuils bis à Ryad en novembre dernier illustrent bien la supercherie. La sélection béninoise se fait au téléphone désormais ! Une invention béninoise. On bat de nouveaux records avec pourtant deux sélectionneurs français… Manuel Amoros, malgré une carrière exceptionnelle de footballeur s’égare peu à peu dans les dédales de l’impréparation à la béninoise…Comment jouer un match amical à 5.000 kilomètres de sa base, sans aucun entraînement, avec des joueurs sans club et des locaux sans entraînement ? La question mérite d’être posée. A la sauvette, onze joueurs sont embarqués vers le Golfe arabe, via Lagos au Nigeria pour disputer un match tous frais payés. Là-bas, ils sont rejoints par quelques autres résidents en Europe, mais pas forcément en compétition. Après 5 mois sans boulot, c’est donc à ça que se sont confinés Nicolas Philibert et Manuel Amoros. C’est malheureux qu’ils acceptent cela. C’est encore plus inquiétant quand on sait que le prochain adversaire du Bénin est l’Algérie qui compte tellement de joueurs de qualité dans les championnats européens qu’on se demande si les Ecureuils ne sont pas déjà partis perdants. En 10 mois au Bénin, les deux techniciens français se sont bien tropicalisés, épousant des pratiques, qu’ils critiqueraient avec force conviction dans leur propre pays. C’est affligeant. Amoros conduisant une sélection senior face à l’Arabie Saoudite Espoirs ! Pendant que dans le même temps, la vraie sélection saoudienne jouait l’Argentine. Le Bénin n’est pas une sous-sélection parce qu’il accepte cette invitation. Mais le pays de Sessègnon devient une sélection sans zone quand il se présente sans entraînement avec une sélection de joueurs « amis » des coaches et qui finissent par perdre 0-3 contre des Espoirs.

Celui qui s’est battu pour obtenir les deux matches face à l’Arabie Saoudite et à Oman a pensé au match capital contre l’Algérie le 24 mars 2013 comptant pour la coupe du monde 2014. Ceux qui ont coaché l’équipe ont pensé à tout, sauf à ce match. Ils ont pris en compte d’autres paramètres. Des affinités. Sans plus. Et pourtant, ce sont là deux occasions de préparer le match de l’Algérie avec sérieux. Ils laissent passer ces opportunités alors qu’il n’y en aura plus d’autres avant le fatidique 24 mars à Alger. C’est dommage. Et pour un pays pauvre qui débourse 8 millions de francs Cfa par mois pour les deux techniciens, et les loge dans une villa de luxe en bord de mer, c’est cruel…

Aubay

 

 

Sélection nationale de Football : Amoros, un grand nom face à un grand chantier

 

Il a signé mercredi pour deux ans et pour lui, une nouvelle aventure démarre. Va-t-il créer une nouvelle dynamique ? Sûrement. Mais face à deux compétitions imminentes et avec une génération à bout de course, le technicien français va-t-il faire du neuf avec du vieux, ou bien va-t-il bâtir pour l’avenir ?

Aubay

Il est un grand nom du football français des années 1980-90, mais il n’est pas un grand sélectionneur. A la limite, le nom du Bénin a plus de côte dans le monde du football que le sien. Autant en 2008, Michel Dussuyer a été précédé de son palmarès de sélectionneur de la Guinée ayant disputé un quart de finale, autant Amoros reste un débutant en la matière. Il n’en est pas moins compétent. Mais face aux enjeux qui l’attendent et attendent notre football, les délais seront courts, très courts. Le premier élément important reste la passation de pouvoir, la transmission de la base de données sur le foot béninois.

 

Quels joueurs pour quelle sélection ?

Le terrain est vierge. Comme toujours. Au niveau de la fédération béninoise de football, en l’absence de toute direction technique, on a du mal à transmettre les bonnes listes aux nouveaux sélectionneurs. Les statistiques sur les temps de jeu des joueurs et les postes où ils jouent n’existent presque pas. Voilà le premier chantier qui attend Manuel Amoros. Connaître les joueurs. Au moment où la génération Ogunbiyi arrive au bout du rouleau, le défi est grand. Dans nombre de pays, on regarde vers l’avenir, mais au Bénin, on regarde encore trop en arrière pour espérer passer à autre chose que la génération 2004-2008. Et pourtant, il va bien falloir reconnaître que le temps fait son œuvre et que cette génération peut être d’un apport trop limité, bien loin des prestations de 2004, 2008 et 2010. Les joueurs sont en majorité en fin de parcours et devraient être remerciés, si le but est de construire sur 5 ans la sélection qui nous offrira de plus grandes victoires. Dans cette logique, les joueurs du championnat actuel constituent la réponse, et avec eux, les quelques talents qui sortent des centres de formation, du projet brésilien et de la diaspora. Le choix de la patience, contrairement à celui de la précipitation. La sélection béninoise, en épuisant la génération Ogunbiyi sur 3 coupes d’Afrique de nations est à un tournant important de son histoire. Amoros n’est pas gâté, mais on va lui demander de gagner ! Le système a broyé une vingtaine de sélectionneurs en 10 ans, et Amoros devra faire avec.

 

Le poids du système

Gagner. Obtenir coûte que coûte une qualification pour la Can 2013. C’est ambitieux et noble. Mais à quel prix ? Les budgets vont encore s’alourdir cette année avec les 4 matches prévus pour les qualifications expresses pour Afrique du Sud 2013. Sans la boussole qui devrait être la direction technique nationale, le ministère des sports ne peut que s’engouffrer dans la brèche ouverte depuis 10 ans par le système en place : construire notre football par le sommet. Ainsi, le recrutement de Manuel Amoros devient une affaire d’Etat, et les budgets suivront certainement, pour au bout du rouleau aboutir à l’enrichissement d’un système aux ambitions limitées.

 

 

Ecureuils :Signature officielle d’Amoros attendue en semaine

Il a foulé le sol béninois vendredi dernier aux environs de 20 heures, l’ex-international français Manuel Amoros qui devrait sauf incident de dernière minute les rênes de la sélection nationale.

Edmé Codjo a bien rempli sa mission lors des deux dernières rencontres des éliminatoires de la Can2012. Le ministre Didier Aplogan à décider d’engager un sélectionneur étranger pour entamer la campagne 2013. Avec le concours de l’Ambassade de France, c’est l’ex-international français Manuel Amoros  qui a été retenu. L’ancien arrière droit de Marseille, est arrivé à Cotonou vendredi dernier en début de soirée. Il a quitté l’aéroport discrètement a bord d’une voiture officielle.

Futur sélectionneur, Amoros n’a pas perdu de temps, il a parcouru les stades ce weekend. D’abord samedi, en compagnie de son adjoint, Nicolas Philibert, il a assisté à Tonnerres-Soleil (0-0) à René Pleven puis dimanche le duo de techniciens français a suivi une mi-temps de Mogas-Panthères à Kouhounou puis et d’Aspac-Buffles au stade  René Pleven. Approché à la fin des matches, il avoue  déjà avoir une idée du football local et demande du crédit auprès des acteurs du foot béninois afin de mieux travailler.

Aux dernières nouvelles, Amoros fera une séance de travail avec les cadres du ministère des sports ce jour, il s’agira de régler les derniers détails de son contrat avant la signature. Il devrait donc s’engager pour deux ans et être présenté officiellement dans la semaine.

Aubay