Fédération béninoise de football : Le front béninois de défense du football dénonce une imposture

 

On connaissait l’opération « mille femmes » pour les Ecureuils, revoilà le mouvement qui s’étoffe et s’associe avec d’autres pour former un front de défense du football.

 

 

                                                                                 

 

 

Lire la DECLARATION SUR LA SITUATION DE LA CRISE DE LA

 FEDERATION BENINOISE DE FOOTBALL

 

 

 Le Front Béninois de Défense du Football, à l’origine dénommé Front National de Défense du Football Béninois a été crée en l’an 2010 par des organisations de supporters sportifs qui n’attendaient point demeurer des spectateurs de la crise qui survenait au sein de la Fédération Béninoise de Football (FBF), au moment où, cette discipline reprenait, pour leur plus grand joie de l’essor.

 

Les Supporters Sportifs que nous sommes prenaient ainsi leurs responsabilités en s’organisant en groupe de pression pour donner de la voix, agir et se faire entendre des dirigeants nationaux de notre football, mais aussi de ceux de la Confédération Africaine de Football (CAF) et de la FIFA.

 

Ce Front comporte une demi-douzaine d’organisations membres et est géré par un Secrétariat Exécutif.

 

Au début du mois de janvier 2011, le Front avait déjà, par courrier, exprimé au Ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs (MJSL) son indignation au sujet de cette nouvelle crise qui venait d’éclater au sein de la FBF.

 

Crise au cœur de laquelle se retrouvait encore le Président Moucharafou ANJORIN qui avait, déjà, au paravent,  crée, par deux fois, des remous dans l’organisation faîtière du football béninois.

 

A cette lettre au MJSL était joint un récapitulatif d’actions graduelles que nous voulions déjà mener pour exprimer notre colère.

 

N’eût été l’intervention de certains acteurs du football pour nous exhorter à la patience, nous aurions déjà battu le macadam et mené des actions pour prévenir l’imposture dont a été victime notre football le vendredi 15 avril 2011.

 

Depuis vendredi dernier, notre raison nationale d’espérer en l’évolution de notre football a été cyniquement assassiné par monsieur Moucharafou, sa bande, la CAF et la FIFA.

La quatrième crise vient d’être ouverte par ce Président atypique et décrié par la majorité des supporters du football.

Cela, nous ne pouvons le tolérer, d’autant plus la conséquence immédiate de leur acte a été la suspension du Championnat de la Ligue Moov 1 par les Présidents de Clubs de Football dont l’autorité a été bafoué il y a huit jours à l’occasion d’une mascarade d’Assemblée Générale Extraordinaire fortement militarisée sous les ordres des représentants de la CAF et de la FIFA.

 

Le bel essor que prenait depuis le mois d’octobre 2009, le football béninois ne menacerait il pas, à terme celui d’un pays africain francophone classé parmi les meilleurs en la matière ? N’est pas pour cette raison que deux ressortissants de ce pays se sont servi de leur pouvoir à la CAF pour comploter contre notre football, tout en sachant que le dessein de monsieur Moucharafou Anjorin et de sa bande est de ramener le football professionnel en cours dans notre pays au niveau du football amateur ?

Une crainte exprimée au sujet de cette supposée menace a été clairement

exprimée sur une télévision par un acteur sportif de ce pays.

 

Les membres du Front Béninois de Défense du Football tiennent à informer, par média interposés qu’ils démarrent en ce jour une campagne d’indignation contre l’imposture à la Fédération Béninoise de Football et aussi de soutien aux Présidents de Clubs de Football dont l’autorité a été bafouée.

Ce sont ces Présidents, rappelons-le, qui financent et gèrent la majorité des clubs de football.

Pour preuve, leur décision d’arrêter le championnat professionnel a beaucoup pesé dans la balance, même le MJLS l’a déploré dans son point de presse de lundi dernier.

A lui de prendre ses responsabilité pour ramener ces Présidents de clubs de football sur leur décision en les rétablissant dans leur droit.

 

Seul lui le peut au nom du Gouvernement Béninois car :

 

  • La Fédération Béninoise de Football (FBF) en sa qualité d’association de droit béninois est d’abord régie par la loi 1901 en vigueur en République du Bénin,

 

  • L’affiliation de la FBF à la CAF et à la FIFA ne la soustrait point aux droits et obligations que confèrent cette loi aux associations béninoises,

 

  • La CAF et la FIFA n’ont droit de regard que sur la gestion des matchs que livrent les pays qui leur sont affiliés,

 

  • L’article 17 des Statuts de FIFA leur interdit de s’ingérer dans les affaires internes des fédérations nationales, encore moins de venir imposer un comité exécutif  à des  acteurs du football d’un pays membre,

 

  • Le Bénin a été humilié par la CAF et la FIFA, parce qu’il est un petit pays qui comportent certains grands hommes que ces instances à renommée mafieuse tiennent à humilier. Aussi quelque soit nos clivages politiques, nous devons, à l’instar du Sénégal et du Togo, nous lever comme un seul homme pour défendre la dignité de notre pays. Rappelons-nous du comportement inqualifiable de la CAF à l’endroit du Togo suite au drame survenu à Cabinda aux Eperviers et de sa reculade suite à la réaction citoyenne des Togolais toutes tendances politiques confondues.

 

  • Car, le Gouvernement Béninois, par l’intermédiaire du MJSLS n’a fait que déléguer son pouvoir de gestion du football national à la Fédération de Football Béninoise et qu’il, peut, à tout moment lui retirer cette délégation.

 

Quant au Front Béninois de Défense du Football, il démarre en ce jour les activités suivantes (voir programme d’action) dont le clou demeure des marches qui commenceront bientôt. Cette campagne couvrira toute la période d’attente de la décision du Tribunal Arbitral Sportif (TAS).

 

Le Front demeure ouvert à tous ceux que veulent le rejoindre.

 

Il demande à tous les supporters sportifs qui déplorent la quatrième crise ouverte par monsieur Moucharafou Anjorin de se tenir prêts pour les actions qu’il lancera les prochains jours.

 

Les supporters sportifs que nous sommes, exigeons du Gouvernement Béninois,

à l’instar de ceux du Togo et du Sénégal, de prendre ses responsabilités, afin que :

 

  • Le Championnat professionnel reprenne pour satisfaire notre passion,
  • Nos joueurs et leur personnel retrouvent leur emploi et s’épanouissent socialement,
  • Nous reprenions le chemin des stades pour notre plus grand bonheur,
  • Le football béninois redevienne compétitif.

 

Gémissons, gémissons, gémissons pour la situation déplorable que vit présentement le monde de notre football, mais espérons.

 

Je vous remercie

 

Ginette Ablamba JOHNSON Secrétaire Exécutif du Front.