Fbf contre Mjsl, le masque est jeté…

fbf contre mjsl 2fbf contre mjsl 1A 3 mois du premier match des Ecureuils du Bénin comptant pour les éliminatoires de la Can 2017, le ministre de la jeunesse, sports, et loisirs a déclenché un ensemble d’actions médiatiques contre la fédération béninoise de football. Décryptage d’un clash.
La gestion de la fédération est directement mise en cause par Safiou Affo dans ses différentes sorties médiatiques depuis un mois. Le langage est frontal et la démarche n’a rien de policée. Elle est clairement déstabilisante pour la Fédération béninoise de football. Un temps le ministre a cru à la réconciliation des acteurs du football. Voici venue peut-être l’heure de la désillusion. Quand le président de la Fbf s’arrangeait pour que le titre de champion soit attribué aux Buffles afin de ménager les décideurs politiques, le ministre Affo a dû applaudir. Les mois sont passés et d’autres paramètres ont repris leurs droits.
Politique ?
Pendant de longs mois, Safiou Affo a ménagé la Fbf. Pourquoi déclencher aujourd’hui une série d’actions dans les médias ? Politique ? Peut-être.
Augustin Ahouanvoébla a-t-il tourné dos à la majorité présidentielle dans la confection de la liste électorale informatisée ? Lui, le vice-président de la commission chargée de réaliser une nouvelle liste électorale ? Peut-être.
Au Bénin on sait tout mélanger ou tout analyser de façon transversale. Le paramètre politique est donc important, pas essentiel dans notre analyse. Il y a 3 mois, le président de la fédération de football était intouchable. Peu critiqué et même pressenti au gouvernement. Mais la période électorale choisie par le ministre Affo est-elle juste une coïncidence ? On se pose des questions. Entre deux camps, on peut toujours se lancer quelques pics à la veille des élections…

Ollé-Nicolle, la goutte qui fait déborder le vase…
L’Etat béninois paye les entraîneurs, mais c’est la fédération qui signerait les contrats. L’expérience a été tentée avec Manuel Amoros. L’Etat acceptant verser sa subvention et laisser à la fédération le choix du sélectionneur. Si Ollé-Nicolle a été relevé de ses fonctions par le Ministère des sports, il reste, selon la Fbf (du moins en façade), le sélectionneur des Ecureuils du Bénin. Le français viré par le ministre sans consulter la Fbf est comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Safiou Affo a pris le risque de vexer la plus puissante fédération sportive. Il a certainement préservé les intérêts financiers, mais il a agi de façon unilatérale.
En courroux parce qu’écarté du choix du sélectionneur ?
En réaction à cette décision du ministre des sports, la Fbf s’est braquée. Pour le futur sélectionneur, elle a décidé de lancer une nouvelle procédure de candidatures. Seulement voilà, Safiou Affo aurait aimé que ce soit un béninois. Et pourquoi pas quelqu’un dont il aurait déjà coché le nom. Sauf qu’à la Fbf, on lui a clairement signifié que le choix du sélectionneur ne relève pas de ses compétences. Le ministre veut-il se venger parce que la fédération a décidé de ne pas faire un choix identique au sien ? On en est convaincu dans les milieux proches de la Fbf.
Safiou Affo, comme nombre de ses prédécesseurs, ne passe-t-il pas trop de temps à parler du football ? Il est vrai que les fonds importants alloués à la fédération béninoise de football et gérés par les services du ministère des sports peuvent rendre fous n’importe quel ministre. Copain ou ennemi des présidents de la Fbf, les ministres sont souvent dans les extrêmes.
Si tout le monde sait que les fédérations de football en Afrique sont intouchables, car surprotégés par la Fifa, le ministre Affo a certainement encore du mal à comprendre qu’à la veille des élections à la fédération internationale, il ne peut que perdre son bras de fer avec la Fbf. Ses tapages médiatiques répétés ne sauraient vraiment résoudre les problèmes profonds du football béninois.
Il va falloir voler plus haut, monsieur le ministre…
Aubay-Rolland ZOHOUN

Ligue 1 : Les Buffles champions du Bénin? explications et polémique…

 
(Ayéma Fc perd le match sur tapis vert pour avoir aligné le joueur Georges HOUNKANRIN)
 
Au coup de sifflet final, les joueurs d’Ayéma Fc ont jubilé et savouré leur titre de champion du Bénin pour avoir battu la formation des Buffles de Parakou sur la marque de 1-0. Mais cette joie sera de courte durée. Les protégés du Président Alphonse Pedro Ayéma ont perdu le match finalement sur tapis vert…et les Buffles de Parakou empochent les trois points et sont champions du Bénin.
Les faits
 
Lors du match Ayéma Fc # Panthères Fc de la 24ème journée, le joueur Georges HOUNKANRIN écope d’un carton rouge direct. La commission d’homologation ayant pris connaissance du rapport du commissaire au match sanctionne le joueur.
« Le joueur Georges HOUNKANRIN est suspendu pour deux matches dont l’automatique » : tel est l’extrait de la décision.
Conséquence, il n’est pas aligné contre le Mogas 90 lors de la 25ème journée. Or, lors de la 26ème journée, Ayéma devrait recevoir la Jeunesse Athlétique du Plateau (JAP). La JAP n’étant plus dans le championnat tout comme Adjobi, le match n’a pas eu lieu.
Ainsi, le joueur Georges HOUNKANRIN ne doit pas disputer le match rejoué Ayéma #  Buffles de mercredi, selon la commission.
Conséquence, Ayéma Fc perd les points de la rencontre au profit des Buffles de Parakou. Le club de la cité des « Kobourous » est alors champion de la saison 2013-2014 de la ligue1 du Bénin avec 46 points +6.
La ligue de football professionnel et le coach des Panthères confirment l’information
 Nous avons pris le soin de joindre le Vice-président de la ligue de football professionnel, Imorou Bouraïma qui a confirmé l’information. La commission d’homologation des matches a été claire dans sa décision rendue publique : « Le joueur Georges HOUNKANRIN est suspendu pour deux matches dont l’automatique ». Même son de cloche du côté de Alassane Aminou, coach des Panthères : « Le joueur Georges HOUNKANRIN a bel et bien écopé d’un carton rouge direct suite à un coup volontaire sur un de mes joueurs. »
La polémique peut commencer!
(Avec Perez Lekotan)

Khaled Adénon , le pari de la renaissance

 

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Suspendu un an par la Fifa, Khaled Adénon est sorti  de sa suspension depuis le 24 aout dernier. Toujours lié à son club Lemans jusqu’à la fin de la saison va-t-il pouvoir relever le pari de la renaissance ?

Fin aout 2012, coup de tonnerre dans la carrière du défenseur international béninois Khaled Adénon , il est suspendu par la Fifa pour un an , alors qu’il venait de débuter sa saison avec Lemans en ligue 2. Ses recours devant le Tribunal arbitral du sport (Tas) et  la ligue de football professionnelle en France sont vains. Adénon va connaitre une année de disette.

Les faits qui lui sont reprochés remontent à quelques mois plutôt au Rwanda en éliminatoires du Mondial 2014. Adénon commet un tirage de maillot en position de dernier défenseur et est exclu. Derrière il s’enflamme, proteste avec cafouillage devant l’arbitre et refuse de quitter la pelouse. La gaffe.  La tension est montée mais il fini par quitter ses coéquipiers. Derrière l’arbitre fais son rapport et la sentence de la Fifa fut dure très dure. Mais il y avait un moyen d’éviter cette lourde suspension.

 

Victime collatéral de la crise à la FBF

Après le rapport de l’arbitre sur l’incident au cœur duquel le défenseur manceau a été, la Fifa a adressé des courriers à la fédération béninoise de football pour la défense du cas du joueur. Sauf qu’en cette période précise, la guéguerre à la tête de la fédération entre Attolou et Anjorin battait son plein. Donc personne n’a prêté attention à ces courriers qui aurait permis d’alerter et de préparer la défense du joueur. En pleine suspension, et invité sur le plateau de l’émission Talents d’Afrique de Phillipe Doucet sur Canal +, il n’a été tendre avec la fédération. « La fédération ne m’a pas soutenu » Coup de cœur ou de coup gueule ?

Lemans malgré tout

Son club Lemans ne lâche pas bien au contraire il a encouragé et soutenu sa procédure devant le Tas. Mieux ils ont prolongé son bail d’une année alors qu’il arrivait à échéance dans une saison. Il avait la confiance des dirigeants manceaux qui étaient passé à  deux doigts de le résilier. Cette même saison, pendant qu’il se contentait juste des séances d’entrainement, son club va plonger dans une crise financière. Salaire impayés ou payés avec des mois de retard, Henri Legarda, le président va déposer le bilan. Lemans jouera en Cfa   ,( championnat amateur) cette saison  puisqu’il n’a plus les moyens de rester en ligue 2.  D’abord le club est relégué en National à l’issue de la sportive puis rétrogradé en CFA pour manque de moyen de financiers.  Une vraie année de calvaire pour l’ancien mimo.

Alors que ses coéquipiers rallient tous des clubs plus huppés, Sanson (Montpellier), Koura (Nimes) , Cuffaut (Nimes). Adénon est obligé de rester, d’abord parce qu’ensuite sa saison morte ne plaide pas en sa faveur et il va  respecter son contrat jusqu’à échéance en juin prochain.  Il prouve sa fidélité à un club qu’il porte dans cœur et qui ne l’a pas lâché dans ses moments sombres.  Même si c’est e n CFA , il doit relever le pari de la  renaissance à 27 ans. D’autres joueurs ont déjà survécu à cela , Kolo Touré , Adrian Mutu, les exemples ne manquent pas… Du courage Khaled

Crise à la Fédération béninoise de football : La Fifa annonce la révision des textes

Primo Corvaro et Prosper Abéga , en mission à Cotonou au nom de la Caf et de la Fifa ont tenu une conférence de presse au Novotel. Comme substance de cette rencontre avec la presse locale on peut noter la  révision annoncée des textes de la Fédération  béninoise de football en vue des élections d’Aout 2013. 

Propos recueillis par Géraud Viwami

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Fédération béninoise de football : Le Bénin attend d’être suspendu

 

Le Nouveau bureau de la Fédération béninoise de football

 

 

(La Fifa ira-t-elle jusque-là?)

Un Etat de droit ne peut fonctionner autrement que sur la base des textes de lois qui régissent la république. Dans le cas de la fédération béninoise de football, association régie par la loi du 1er juillet 1901, n’a pas le choix face à la justice béninoise. La suspension annoncée de la Fifa respecte la logique souvent discutable de l’institution, mais apparaît bien injuste.

Aubay

Seule une suspension du comité exécutif de la Fifa adressée après une assemblée générale de celle-ci est à considérer. Pourquoi ? Le service juridique de la Fifa, devant le tribunal arbitral du sport à Lausanne l’année dernière (dans l’affaire Fbf contre Fifa) a reconnu que les correspondances administratives n’ont qu’un « caractère informatif » et ne sont donc pas des injonctions qui contraignent le pays à une quelconque exécution. Seules les décisions du comité exécutif prises lors d’un congrès sont donc à prendre en compte. Nous y voilà. La suspension du Bénin annoncée pour ce 25 juillet 2012 n’aura de valeur que si en septembre prochain, le congrès de la Fifa s’y penchait.

D’autre part, le Bénin ne dispute aucune compétition sérieuse cette année et n’a donc pas tant de pression que cela. Le prochain rendez-vous du foot béninois est pour le 24 mars 2013 pour un match face à l’Algérie dans le cadre des qualifications du Mondial 2014. La diplomatie béninoise aura donc tout le temps pour expliquer auprès de la Fifa, que dans un Etat de droit, le gouvernement ne peut remettre en cause une décision de justice.

 

Un pays très pauvre, très dépensier dans le foot

Un pays pauvre très endetté qui chaque année depuis 2003 dépense environ 2 milliards de francs Cfa, soit 3 millions d’euros dans le football et qui n’a participé qu’à 3 coupes continentales des nations et engrangé 1 point en tout. Voilà le vrai portrait du Bénin. En face, la Fifa qui assure avoir mis beaucoup de subventions à la disposition du pays peut se rendre compte que sur le terrain, seule la pelouse synthétique du stade René Pleven est visible. Les centres de formation annoncée il y a 10 ans à Missérété et Abomey n’ont jamais démarré leurs activités. Aucun footballeur béninois n’a été formé avec l’argent de la Fifa malgré les projets Goal 1,2 et 3. Voilà l’image que les béninois ont de l’action de la Fifa au Bénin.

La suspension à laquelle s’attend tout le peuple béninois serait alors injuste. Ceci au vu du portrait du pays dans le monde du football dressé plus haut, de la perception qu’ont les béninois d’une Fifa défendant son pré-carré et surtout des lois béninoises. En envoyant un courrier pour suspendre le Bénin, l’administration de la Fifa devra attendre de soumettre le dossier Bénin au comité exécutif avant que cela ne soit considéré comme la position officielle de la Fifa. Et non celle automatiquement adoptée en règle générale.

 

Encadré 1

Le combat juridique

Victorien Attolou président de la fédération béninoise de football a pris fonction dans un climat particulier, 10 jours après la décision de la cour d’Appel de Cotonou. Si cela ne tenait qu’au nouveau président du foot béninois, il aurait pris fonction depuis bien longtemps ! Le Bénin est un pays de droit, et ses adversaires ont épuisé leurs voies de recours dans une bataille juridique dans laquelle ils ont pris part pleinement. Moucharafou Anjorin n’a pas fait d’Etat financier de sa gestion avant de céder les clés de la fédération.

Une question d’égo qui a fait que c’est par exploit d’huissier que l’ancien président a quitté l’instance faîtière du sport-roi béninois.

Il était question de reconnaître deux assemblées générales, celle du 04 février 2001 ayant vu l’élection de Victorien Attolou et celle du 15 avril 2011 ayant vu la validation des cooptations effectuées par Moucharafou Anjorin. L’absence d’une juridiction d’arbitrage interne à la Fbf comme prévu par les textes, a amplifié la crise.

L’article 69 des Statuts de la Fbf stipule « Quand la Fifa prend une décision définitive contraignante à une fédération, cette décision peut être interjetée devant le Tas ». Cela justifie toute la procédure engagée devant le tribunal arbitral du sport à Lausanne en Suisse. Ce tribunal n’a pu juger dans le fond la crise, la Fifa ayant déclaré que ses courriers contraignants n’étaient pas des « actes décisionnels ». Tant qu’il n’y avait pas « autorité de la chose jugée, le juge béninois s’est déclaré compétent », rappelle la décision ayant demandé à Moucharou Anjorin de céder la place à Victorien Attolou.

 

 

 

 

 

Déclaration intégrale du Président de la Fédération béninoise de football

«  La situation de notre football n’autorise pas de discours, elle requiert plutôt une thérapie de choc.

Mais en pareilles circonstances, il est d’usage de lever un coin de voile sur les perspectives.

C’est à cela que nous allons nous atteler ici à travers une trilogie des R (Remerciements, Rassemblements et Rénovation).

Remerciements

–          Au Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du gouvernement qui a su prendre de la hauteur pour ne pas s’immiscer personnellement dans la crise que nous conjuguons au passé.

–          Au ministre de la Jeunesse, des sports et loisirs qui, préoccupé par le développement de notre football a crû devoir adopter la posture qui lui paraissait juste,

–          A l’endroit du tribunal arbitral du Sport en Suisse qui par sa décision du 13 septembre 2011 a davantage clarifié la famille du football dans le monde entier sur les relations entre la Fifa et les fédérations Membres de la Fifa,

–          A l’endroit des respectables institutions Fifa et Caf qui ont tout de même manifesté leur souci de voir la balle rouler au Bénin

–          A l’endroit du Cnosb qui s’est débattu comme il pouvait pour aider à une solution,

–          A toutes les fédérations sœurs qui nous ont soutenus pendant cette traversée du désert,

–          A l’endroit des anciens footballeurs qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour tenter un arbitrage,

–          A tous les journalistes en général et aux journalistes sportifs en particulier qui n’ont ménagé aucun effort pour appeler au retour de la paix

–          A tous les anciens et actuels footballeurs de renommée internationale qui n’ont pas hésité à s’indigner de la violation flagrante des normes dans la gestion de cette crise,

–          A tous les supporters de nos différentes équipes qui ont su se contenir malgré leur passion

–          A l’endroit de toute la famille du football au Bénin sans exclusion aucune,

–          A cette dernière famille, nous rappelons que rien de bon ne se construit dans la désunion. Il nous faut nous rassembler, oui, nous rassembler sur la base de la justice et de l’éthique.

Rassemblement

« Ce n’est pas la victoire d’un camp sur l’autre, c’est la victoire du football »

La décision de la Cour d’Appel de Cotonou qui rappelons-le, n’a pas été saisie par nous, sonne le rassemblement. Ce n’est pas la victoire d’un camp sur l’autre, c’est la victoire du football.

Nul ne peut en effet se prévaloir de suffisamment de talent pour faire à lui seul décoller le football aussi bien chez nous au Bénin qu’ailleurs.

Chers amis du football, nous prenons ici, devant vous, en face du monde et devant Dieu le ferme engagement de ne poser aucun acte qui frise ce qu’on appelle « la chasse aux sorcières ».

Nous sommes convaincus, chers amis du football qu’il n’y a pas entre nous des sorcières pour qu’il y ait besoin de chasse.

Il y a de la place pour tout le monde et nous sommes à cet effet largement ouvert à toutes les propositions visant le retour à l’harmonie dans notre famille en vue d’une rapide rénovation de notre football.

Rénovation

Oui, il nous faut rénover. N’oublions pas qu’en 2009, notre football a connu une période novatrice qui a malheureusement cédé place à la crise qui elle aussi fort heureusement rentre dans l’histoire.

Chers amis du football, l’équipe que j’ai l’honneur de présider a été élue sur la base d’un programme auxquels vous avez massivement adhéré.

Plus de dix sept mois après cette élection, il est plus évident que les réalités ne sont plus les mêmes.

Nous allons donc faire très rapidement le tour du propriétaire en vue de sortir un chronogramme des actions à mener lequel chronogramme aura pour assiette bien évidemment notre plan d’action.

Chers amis du football, il y a certes une urgence à agir pour sortir notre football de sa torpeur mais il nous faudra comme le disait le défunt président chinois MAO TSE TUNG » agir en homme de pensée et penser en homme d’action ».

Football / Après 6 mois de trêve forcée en Ligue1 et Ligue2 : 20 clubs sur 26 impatients de renouer avec les stades

 

Ismaël Adéothy, Pierre Hinvi, Athanase Bocco et Magloire Oké étaient entre autres chargés de porter la parole des 20 clubs professionnels sur 26 qu’ils représentent, hier au siège de la Ligue du football professionnel. De la reprise du championnat à une issue pour la crise du football en passant par les rôles du ministre des sports et du président de la république.

Aubay

« Chaque club présent est décidé à reprendre le championnat et nous allons écrire à la ligue pour demander cela. » L’objectif de la rencontre avec la presse est donc clair : la reprise des championnats. Ismaël Adéothy, président du collectif des clubs plante le décor. « Des échéances sont proches, enchaîne-t-il, et on se demande si on aura les bons éléments qui peuvent jouer début septembre ». L’inquiétude des clubs face à la prestation des joueurs dans un contexte d’inactivité est bien perceptible. Mais pour ceux qui ont eu le temps d’oublier les raisons de l’arrêt du championnat, Pierre Hinvi vient rappeler : « Certains responsables au plus haut niveau ont décidé de fouler aux pieds les règles qui régissent nos institutions du football. Nous avons décidé de stopper le championnat. » Dans la chronologie, le directeur technique de l’Aspac, champion en titre, regrette la reprise avortée du championnat le 9 avril 2011 du fait des interférences organisées par une partie des acteurs du monde du football. Ainsi, Ismaël Adéothy dira que les clubs, après maintes tentatives ont été reçus par les responsables de la Ligue qui ont confié avoir compris que l’instance chargée d’organiser les championnats avait pris les dispositions au plan sécuritaire dans les stades pour la reprise. Tirant conclusion de tout cela, les « clubs déclinent toute responsabilité quant à la non reprise du championnat.»

Le football est malade d’un système voulu par certaines entités (…) La solution à la crise n’est pas dans nos mains. A la suite d’Ismaël Adéothy, Pierre Hinvi enchaînera, « ce n’est pas une crise entre les hommes, mais une crise de vision. A l’ère du professionnalisme, la méthode a changé et il ne faut pas revenir en arrière.

Prolongation de délai pour le dépôt de sa réponse au fond : Le Tribunal arbitral du sport rejette la demande de la Fifa

(L’audience prévue le 26 ou le 29 juillet)

Après avoir déclaré recevable la plainte du camp Attolou alors que la Fifa lui demandait de se déclarer incompétent, le Tribunal arbitral du sport a décidé de rejeter également la demande de prolongation faite par la fédération internationale. Verdict attendu le 26 ou le 29 juillet.

Aubay

Selon une correspondance adressée aux deux parties, le tribunal arbitral du sport a été clair : la Fifa n’ayant pas déposé dans les délais ses arguments quant au fond du sujet n’en n’aura plus l’occasion jusqu’à l’audience. C’est la première information majeure qui découle de la correspondance adressée aux deux parties en conflit en date du 23 juin 2011. La deuxième observée concerne la date de l’audience. Le Tas a demandé aux parties de choisir entre le 26 et le 29 juillet. Le camp Attolou, selon des sources proches du dossier, aurait choisi le 26 juillet. La Fifa, le 29 juillet. Le TAS choisira pour les deux parties, la date définitive de l’audience dans quelques jours.

Le camp Attolou avait souhaité que la Fifa fasse ses conclusions

Selon nos sources, le débat interne a été difficile et rude, mais au final, c’est l’aile modérée qui l’a emporté. En effet, après avoir été saisi pour avis par le TAS sur la demande de prolongation faite par la Fifa, le camp Attolou n’y a pas trouvé d’objection. Cette acceptation de la prolongation demandée par la Fifa était dans le sens du fair play. Le TAS ne l’a pas vu du même œil, en décidant que la Fifa étant hors délai pour déposer ses conclusions ne devrait pas être favorisée ou excusée. Toutefois, la Fifa sera autorisée à répondre aux arguments du camp Attolou lors de l’audience. Pour les uns c’est une mini-bataille de gagner, pour les autres ce n’est qu’une étape dans la procédure. Le verdict est attendu pour qu’enfin cesse cette « chienne » de crise !

Aubay

Lire la correspondance

Lausanne, le 23 juin 2011/WS/em

Concerne : TAS 2011/ A/2371 Fédération Béninoise de Football c. FIFA

Messieurs,

J’accuse réception du courrier en date du 21 juin 2011 de la Fifa, dont une copie est jointe à la présente à l’attention de l’appelante, et informe les parties que la formation arbitrale a décidé de ne pas faire droit à la demande de prolongation de la Fifa pour le dépôt de sa réponse au fond.

En outre, la formation arbitrale souhaite tenir une audience qui se tiendrait le 26 ou le 29 juillet 2011 au siège du TAS à Lausanne/Suisse.

Si aucune objection motivée n’est soulevée par les parties d’ici au 29 juin 2011, l’une de ces dates sera confirmée. La formation arbitrale se réserve le droit d’imposer l’une de ses dates.

Je me tiens  volontiers à votre disposition pour toute information complémentaire et vous prie de croire, Messieurs à l’assurance de ma considération distinguée.

William Sternheimer

Conseiller auprès du TAS

La lettre ministérielle qui dit « stop » aux magouilles de Moucharafou Anjorin

 

Monsieur le Président,

Dans le cadre de la recherche des solutions de sortie de la crise qui sévit au sein de la Fédération Béninoise de Football et aux termes de la décision de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) contenue dans la lettre citée en première référence, il a été recommandé au Président de la Fédération Béninoise de Football, l’organisation d’une Assemblée Générale Extraordinaire exclusivement consacrée à un vote de défiance ou de légitimation du Comité Exécutif coopté par ses soins après la démission de douze (12) membres dudit Comité.

Déférant à cette recommandation de la FIFA, vous avez organisé l’Assemblée Générale Extraordinaire du vendredi 15 avril 2011 au siège de la Fédération à Porto-Novo sous la supervision d’une mission conjointe FIFA/CAF.
A l’issue de cette Assemblée Générale Extraordinaire, les deux représentants de la FIFA et de la CAF reçus en audience à mon Cabinet, ont attesté disposer de tous les documents procéduraux relatifs à la convocation et au déroulement de ladite Assemblée Générale Extraordinaire.

Cependant, suite à plusieurs plaintes portant sur le non-respect des procédures parvenues à mon Cabinet, avant et après la tenue de cette Assemblée Générale Extraordinaire, je vous avais saisi aux fins de mettre à ma disposition les documents indispensables à une bonne appréciation des griefs évoqués par les uns et les autres.
En réponse à cette première requête, vous avez transmis à mon Cabinet un certain nombre de documents. Mais à l’analyse de ceux-ci, il est apparu nécessaire d’obtenir un complément d’informations sollicitées par ma correspondance citée en troisième référence et portant sur les éléments de réponses aux préoccupations ci-après :

  1. La non convocation de certains Clubs et associations à savoir :
  • le club du Centre International de Football AJAVON Sébastien
  • l’Association Nationale des Footballeurs du Bénin
  • l’Union Nationale des Arbitres de Football du Bénin.
  1. le refus d’acceptation des mandats envoyés dans le délai fixé par les délégués appartenant au camp des démissionnaires ;
  2. les noms et prénoms des délégués qui ont effectivement représenté I’ASPAC et le signataire de leur mandat;
  3. les conditions d’acceptation de Messieurs Guy Marie d’ALMEIDA et Vizir TOURE pour représenter « Soleil FC » et du refus du mandat des délégués mandatés par le Président de ce Club ;
  4. la capacité de Monsieur Emmanuel TCHETCHE à siéger à une Assemblée Générale de la Fédération Béninoise de Football en qualité de représentant d’un Club dont il n’est pas membre ;
  5. les conditions d’acceptation du délégué de ‘ Entente FC ‘ qui a communiqué le nom de son délégué hors délai ;
  6. les instances qui ont délivré les mandats aux délégués ci-après et copie de ceux-ci :
  • Marcellin HOUNSA;
  • Alain QUENUM;
  • Cécile AZON.

Par ailleurs, je vous ai demandé de me faire tenir d’une part, copie des correspondances par lesquelles les associations et clubs ayant droit conformément à l’article 22.1 des statuts de la Fédération Béninoise de Football ont communiqué à la Fédération, les noms et prénoms de leurs délégués à l’Assemblée Générale Extraordinaire tenue le 15 avril 2011 et d’autre part, de me dire le fondement juridique de la décision de remplacement des dirigeants des Ligues régionales en poste que vous avez prise.

En réaction à ces correspondances et sur le fondement des dispositions de l’article 68.1 des statuts de la Fédération Béninoise de Football, vous avez évoqué l’incompétence du Ministère à se prononcer sur les irrégularités dénoncées par les autres acteurs.

Je voudrais relever ici que le Ministère, autorité de tutelle n’est pas membre de la Fédération Béninoise de Football et ne saurait être lié par une quelconque clause compromissoire insérée dans les textes de la Fédération.

De sa propre initiative ou sur la base des informations qui lui parviennent, le Ministère, dans son rôle de garant de la bonne application des textes est habilité à interpeler les Présidents de toutes les structures sportives sur les éventuelles violations des textes qui leur sont reprochées.

Dans le cas d’espèce, votre refus de transmettre à l’autorité de tutelle, les documents que vous avez mis à la disposition des membres de la délégation conjointe FIFA/CAF constitue un manquement grave que l’Administration ne saurait tolérer.

Ledit refus de coopération ne contribue pas à la manifestation de la vérité sur les conditions de convocation et de déroulement de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 15 avril 2011.

J’en déduis que vous craignez que l’Autorité qui est suffisamment renseignée sur le dossier ne découvre les manœuvres et artifices que vous avez utilisées pour réunir le quorum factice par la manipulation des mandats de certains délégués et l’acceptation des mandats délivrés par les personnes non qualifiées ou à des personnes qui ne peuvent en recevoir dans le dessein de tromper la vigilance des émissaires de la FIFA/CAF sur la réunion de toutes les conditions pour la tenue d’une Assemblée Générale Extraordinaire valable.

Ce faisant, vous avez abusé de la bonne foi des émissaires des instances internationales qui se sont appuyés sur les éléments que vous leur avez fournis pour statuer.  

Au regard des manquements à l’Autorité et des manquements intrinsèques à la convocation et au déroulement de l’Assemblée Générale Extraordinaire et qui pourraient se résumer ainsi qu’il suit:

  • Absence de l’indication de la date et du lieu de déroulement de l’Assemblée Générale Extraordinaire dans la lettre de convocation ;
  • Le rejet des mandats de la majorité des clubs sur la base du non-respect des délais de dépôt des mandats, lesquels délais ne sont pas prévus par les statuts;
  • La signature de la lettre de convocation par Monsieur Quentin DIDAVI qui n’a pas qualité de Directeur Exécutif ;
  • L’acceptation de mandats fictifs délivrés à des délégués à l’insu des instances compétentes des clubs et associations mandants ;
  • La modification de la composition de l’Assemblée Générale Extraordinaire à travers la révocation unilatérale des membres des ligues régionales et la nomination de nouveaux membres à la tête des dites Ligues en pleine crise ;
  • Le vote en lieu et place d’autres personnes qui n’étaient pas présentes dans la salle.

De tout ce qui précède, il résulte que les conditions d’organisation de l’Assemblée Générale Extraordinaire de la Fédération Béninoise de Football du 15 avril 2011 ont creusé davantage la fracture entre les membres de la famille du football béninois plutôt que contribuer à apaiser la tension perceptible depuis le 20 décembre 2010.

Par conséquent, le Ministère ne saurait prendre acte des conclusions de cette Assemblée Générale Extraordinaire.

A cet égard, en votre qualité de Président de la Fédération Béninoise de Football, vous poursuivrez votre mission à la tête de la Fédération pour la bonne poursuite des éliminatoires dans lesquelles notre équipe nationale est engagée. Vous devrez en accord avec la FIFA, la CAF et le Ministère prendre les dispositions idoines pour convoquer une nouvelle Assemblée Générale Extraordinaire ouverte à tous les délégués statutaires conformément aux termes de la décision de la FIFA en date du 03 mars 2011.

En cas de non-respect de cette directive, le Ministère se verrait dans l’obligation d’envisager des sanctions prévues par les textes en vigueur dans notre pays notamment le retrait de l’agrément et de la délégation à la Fédération Béninoise de Football.

Comptant sur votre habituelle collaboration, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Aspac : La Fbf de Victorien Attolou octroie encore 5 millions

 

Ce vendredi soir, au moment où les petits sont en train d’être mis dans les grands pour le match de ligue des champions, la Fbf de Victorien Attolou va offrir quelques 5 millions de francs à l’Aspac. Ceci pour soutenir financièrement une équipe portuaire dont le budget est devenu important en raison de la qualification pour les 16e de finale de la ligue africaine des champions.

Ce geste vient montrer l’engagement profond de Victorien Attoulou et des siens pour développement du football béninois. Car en l’absence du championnat, seul l’Aspac reste en compétition depuis près de deux mois. Les 5 millions qui seront octroyés ce soir viennent porter à 10 le nombre total de millions de francs offerts par la Fbf de Victorien Attolou.

Aubay

Réunion du comité exécutif de la Fifa : Jeudi décisif dans la résolution de la crise à la Fbf

 

Loin des bruits de coulisses, la Fifa aura une démarche qui lui permettra de rester maître du jeu. Car le cas béninois peut faire école et au sein de la maison Fifa on craint bien que la situation n’échappe à l’institution. Entre les solutions transitoires et le règlement selon les textes de l’association, le comité exécutif dans sa session de ce jeudi devra trancher.

Aubay

 Confirmer le bureau d’Attolou serait une façon de désavouer les représentants de la Caf qui dans la commission mixte (Fifa / Caf) de janvier dernier ont été taxés de « partisans » par les 12 démissionnaires, et les auteurs des différentes lettres parvenues au Bénin.

Choisir de couper la poire en deux et mettre sur pied un comité transitoire, c’est s’exposer à un précédent grave et réel : la saisine du Tribunal Arbitral (Tas) par des membres d’une fédération africaine pour demander justice contre la Fifa.

L’instance faîtière est dans une position délicate sur le cas béninois, et s’inspirera peut-être de l’actualité à la Caf pour trancher. En ce sens que la défaite (19 contre 35) d’Anjorin jugé «président légitime » jusque-là par la Fifa, est un facteur pour évaluer son poids actuel. Ce dernier qui a souvent clamé sa maîtrise des rouages de l’institution et qui à plusieurs reprises a eu des avis favorables à travers certaines correspondances serait-il devenu un dirigeant comme tout autre ? Dans la logique des intérêts, sans le soutien de sa base béninoise, il serait à valeur géopolitique faible.

Ce jeudi, c’est donc le droit supposé être dit par le Comité des Associations réuni mardi dernier, et la géopolitique dont doivent tenir compte les élus du Comité exécutif de la Fifa qui seront mis ensemble. Le résultat sera connu en fin de journée. Pour l’instant, les acteurs retiennent leur souffle.

Affaire Mtn – Fbf : La justice devra attendre, Anjorin annoncé en Libye mardi

 

(L’interdiction de voyage par la Bef ignorée)

La semaine écoulée, l’enquête préliminaire menée par la brigade économique et financière (Bef) a révélé d’importants soupçons de malversations au sujet des 300 millions de FCfa issus du sponsoring Mtn pour les Ecureuils du Bénin. La Bef en interdisant de voyage Moucharafou Anjorin s’apprêtait à présenter les principaux accusés à la justice cette semaine. C’est le moment choisi par le gouvernement béninois pour autoriser ce dernier à voyager dans le cadre d’un match amical des Ecureuils du Bénin où sa présence n’est pas forcément indispensable.

Parmi la majorité des membres de la fédération (37 voix sur 51), on dénonce une manœuvre qui mélange politique et gestion des affaires du sport, mais surtout « une intervention gouvernementale qui soustrait Anjorin de la justice. Notre source poursuit « En prétextant du match amical international qui se joue en Libye pour s’extirper de la justice, Moucharafou Anjorin reste comme un symbole d’impunité au soir d’un quinquennat durant lequel des personnalités pour moins que ça ont été emprisonnés».

Aubay

RESOLUTION A L’ISSUE DE L’ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE ELECTIVE

 

L’Assemblée Générale Extraordinaire élective de la Fédération Béninoise de Football, réunie en session élective                                                    ce jour vendredi 04 février 2011 ;

 

Vu    la loi 91-008 du 25 Février 91 portant Charte Nationale des  

         Sports en République du Bénin et ses différents Décrets

         d’application;

Vu    les Statuts de la Fédération Béninoise de Football du 23

         novembre 2010;

Vu    le Procès Verbal de l’Assemblée Générale Extraordinaire

         adoptive des textes tenue à Porto-Novo le 23 Novembre 2010;

Vu    les Statuts et Règlements de la CAF;

Vu    les Statuts et Règlements de la FIFA ;

Vu    la proclamation des résultats de l’élection des membres du

         Comité Exécutif de la Fédération Béninoise de Football du 04

         février 2011;

Vu    la recommandation de la FIFA aux Associations nationales

         d’opter pour la professionnalisation du Football dans leurs pays

         respectifs ;

Décide :

  1. d’approuver la procédure d’élection ayant conduit à la mise en place d’un nouveau Comité Exécutif, ceci conformément aux dispositions de l’article 20.6 des statuts de la Fédération Béninoise de Football.

 

  1. les membres qui composent la liste « RENAISSANCE du FOOTBALL » sont mandatés pour quatre (04) ans pour conduire la destinée du Football béninois à compter de ce jour vendredi 04 février 2011.

 

  1. le Comité Exécutif dont les membres viennent d’être élus, doit prendre toutes les dispositions  nécessaires pour accomplir les  formalités subséquentes à l’Assemblée Générale élective tant sur le plan national qu’international en vue de bien préparer les prochaines sorties des ECUREUILS et relancer les championnats professionnels et amateurs.

 

Fait à Cotonou, le vendredi 04 février 2011.

L’Assemblée Générale

Football/Dissolution puis réhabilitation des Ecureuils : Agir d’abord, réfléchir après : quel désastre !

 

Tant d’énergies dépensées, de passions déchaînées pour en arriver à quoi ? A un revirement de 180 degrés. Les plus hauts responsables de la fédération béninoise de football se sont ravisés, moins de 3 mois après leur surprenante décision de  dissoudre l’équipe nationale du Bénin en plein progrès malgré les mauvais résultats de la Can Angola 2010. La fédération est ainsi entrée à reculons dans le Guinness des records, ou presque. Après la fameuse annonce internet pour rechercher des footballeurs à la veille de la Can 2008, la fédération béninoise de football n’arrive toujours pas à sortir de l’ornière et à faire des choix clairvoyants sur le nettoyage de l’écurie, surtout au sommet. Et le temps presse !

On a eu honte, franchement en lisant la presse étrangère. Même des personnes qui ne connaissent rien au foot en Europe ont essayé d’en savoir plus sur cet événement inédit. C’est vrai qu’on dit souvent que le Bénin est le laboratoire de la démocratie, mais de là à être le laboratoire du piétinement et des décisions d’humeur…Il y a quelque inquiétude  à avoir sur l’avenir du football béninois sur l’échiquier international. Pour les plus sceptiques, c’est la pire des gestions du football de haut niveau !

Et voilà. On en était aux excuses, à faire le point de ceux qui avaient signé ou pas. On devrait être finalement à 9 joueurs sur 23. Mais depuis samedi, cette étape est du passé. On est bien fixés. Tous ceux qui seront sélectionnés parmi les 23 ex-bannis pourront rejouer en sélection. Sans aucun rituel spécial. Alors comment a-t-on pu prendre une telle décision, sachant qu’on ne peut gérer les meilleurs et les plus expérimentés par des humeurs  et que les bons joueurs ne se ramasse pas à la pelle au sein des clubs de football béninois, qui commencent à peine à renouer lentement avec ce que c’est qu’un vrai championnat national, lieu de construction des talents nationaux ? Qui a décidé de distraire les béninois à ce point ? Pourquoi avoir attendu le temps d’une crise de lèse majesté des joueurs contre leurs dirigeants pour suspendre une équipe construite pendant des années avec des milliards des contribuables, pourquoi avoir été pendant des années sourds aux critiques objectives sur la façon dont les Ecureuils ont été toujours confectionnés avec des naturalisés –accusés de manquer de patriotisme- pour décider d’autorité de jeter le bébé avec le bain ?  

Le très sérieux homme d’affaires Sébastien Ajavon n’irait pas jusque-là, si ce n’est pour changer quelque chose dans le système existant avant son avènement à la fédération.

Dès les jours qui ont suivi la décision, il a été mis en minorité, et son intransigeance au micro de la télévision nationale a mis à nu les divergences internes avec le président de la fédération. « Aucun des 23 ne reviendra.» Il a mis de l’eau dans son vin, constate-t-on depuis samedi dernier. Aujourd’hui, les mêmes médias qui avaient soutenu que la fédération n’a jamais reçu les excuses, viennent révéler que les Ecureuils se sont excusés…

La dissolution a été faite par communiqué largement diffusé tout comme les excuses de quelques Ecureuils. La réhabilitation des 23, quant à elle, aura emprunté les couloirs des médias…

 Les Ecureuils locaux : ils ont fait ce qu’ils étaient capables de faire

Du Niger au Nigeria, ils ont disputé en un mois, 4 matches, encaissant 7 buts sans marquer le moindre. Et cela a ouvert les yeux aux dirigeants du football, que la nouvelle Ligue1 avait besoin de temps pour grandir. Les échéances approchant, aucun sélectionneur sérieux ne voudrait venir officier au Bénin sans Sessègnon et compagnie. Alors, retour à la case-départ. Le terrain est préparé pour les sélectionneurs désireux d’encadrer le Bénin. Ils auront l’équipe A et non B.

 Dussuyer payé sans bosser

Pendant ce temps, c’est Dussuyer qui continue à prendre son salaire, sans bosser. Le technicien français ayant obtenu un règlement à l’amiable qui prévoit qu’il perçoive jusqu’en juin son salaire de sélectionneur national A. Et nous y voilà. Qui a dit que le Bénin était un pays pauvre aux ressources limitées où les gaspillages sont dénoncés par la société civile ? Allons voir ailleurs.

Maillots déchirés, chantage et indiscipline et puis quoi encore ?

Qui veut noyer son chien l’accuse de rage. Ogunbiyi déchirait son maillot après chaque match. En français normal, on aurait dit que le N°11 des Ecureuils « coupait les longues manches de ses maillots car il avait chaud. » Cela a été agité par des responsables de la fédération. N’ayant pu prouver ce genre de choses, ils ont évoqué les cas de chantages. Cette pratique a été initiée et encouragée par des responsables de la fédération. Demander plus pour gagner plus. La fédération aussi ayant eu plus que d’habitude. Tout comme les travailleurs du ministère des sports qui se sont répartis des primes de qualification. La kermesse, quoi !

Entre raison populaire et paix des braves

A l’annonce de la dissolution, les réactions des béninois avaient été dans la majorité des cas, une surprise puis un désaveu total des responsables. Les mois sont passés et beaucoup affirment que le peuple a eu raison des dirigeants. Mais la vérité semble encore moins évidente.

La dissolution était un prétexte pour donner l’impression que quelque chose allait changer. Que les comportements qui avaient cours dans les arcanes du football béninois et à son sommet avant Ajavon allaient s’estomper.  Mais là, non. Ne lui démontre-t-on pas ainsi que sa seule volonté ne pourra rien changer aux mauvaises pratiques instaurées entre joueurs et dirigeants qui jouent le « je t’aime moi non plus » à longueur de saisons ? Pourvu que chacun y trouve son compte. L’Etat béninois étant le bailleur éternel avec comme complices temporaires les ministres successifs.

La dissolution, c’était juste de la distraction, une mauvaise blague qui remet au grand jour les tares du management sportif au Bénin ? Dommage, que de temps perdu et de moyens gaspillés sur l’autel de décisions impulsives et incohérentes ! Et comment réintégrer ceux qui avaient été traités comme des bagnards, sans laisser des traces, la rancœur, l’amertume, la méfiance, la perte de cohésion et de l’âme de l’équipe, la recherche d’un nouvel entraîneur qui vaille la peine et qui s’avère difficile, gérer l’équipe avec la même vieille machine rouillées au sommet du football ? Il faut s’y prendre avec beaucoup d’humilité et de moralisation de la direction et de l’encadrement pour plus de motivation et d’efficacité.

Aubay

FBF : La nomination du sélectionneur national échappe à Moucharafou Anjorin

Le dépôt des dossiers pour l’appel à candidature au poste de sélectionneur des Ecureuils a été clôturé la semaine dernière. Mais avant même qu’une commission n’étudie les dossiers et que le Comité exécutif de la FBF ne soumette ses propositions à la validation du ministre des sports, une certaine presse a déjà lancé une campagne d’intoxication qui vise à faire croire à l’opinion publique que la charte des sports exige que ce soit le président de la FBF qui désigne le futur patron des Ecureuils.

Le processus qui conduit à la nomination du sélectionneur national au Bénin est connu de tous. Par le passé, du moins, jusqu’à ce jour, le Comité exécutif de la FBF lance un appel à candidature, met en place à l’interne, un comité ad hoc pour étudier les dossiers et faire des propositions. Tous les membres du Comité exécutif se réunissent ensuite en plénière pour établir une liste de trois prétendants qui est soumise à l’appréciation du ministre des sports. Ce dernier consulte son cabinet et nomme le patron des Ecureuils. Mais il se chuchote de plus en plus que cette formule viole les dispositions de la charte des sports qui veut que ce soit le Comité exécutif qui opère un choix et qui le soumette au ministre des sports pour validation. Mais qu’à cela ne tienne, certains journalistes sportifs dans leurs récents commentaires n’ont pas hésité à susciter le samedi dernier, la polémique, en précisant que c’est plutôt au Président de la FBF qu’échoit exclusivement le choix du sélectionneur national. En fait, il s’agit d’une manœuvre qui n’est que la première phase d’une campagne d’intoxication. Les difficultés relationnelles de Moucharafou Anjorin et de Sébastien Adjavon sont connues de tous. Mieux, puisque les deux hommes n’accordent plus leurs violons, chacun d’eux fait désormais minutieusement le point de ses hommes au sein du Comité exécutif de la FBF. Et, au bout de l’arithmétique, Moucharafou Anjorin et ses partisans ne pèse pas plus que 4 voix. En outre, d’autres membres dudit comité exécutif ont entre-temps rallié le camp de Sébastien Adjavon. Moucharafou Anjorin réduit en minorité, ne saurait donc influer sur le choix du futur sélectionneur des Ecureuils. Il va de soi que le technicien qui se verra confier les rênes des Ecureuils sera celui voulu par Sébastien Adjavon. Le contrôle de la sélection nationale est alors en passe de lui échapper. Les prérogatives du Président de la FBF sont donc de plus en plus réduites à celles de la représentation.

seflimi, aubenouvelle.info

Anjorin : « vous n’êtes pas encore l’équipe des éliminatoires… »

Ce matin lors de la présentation officielle de l’équipe mise sur pied par le sélectionneur intérimaire Michel Sorin, le président de la fédération, Moucharafou Anjorin est revenu sur les raisons de la dissolution avant de s’adresser aux 20 joueurs retenus pour Niger – Bénin du dimanche.

« Ne vous dites pas que vous êtes les Ecureuils. Dans l’équipe qui disputera les éliminatoires, il n’y aura peut-être que 2 d’entre vous, même si je souhaite que vous soyez 15. »

Ceci est clair et commence par répondre à la question : quels Ecureuils iront aux éliminatoires.

Les 23 d’Angola 2010 peuvent déjà se dire qu’on aura recours à leur service en temps opportun. La dissolution, quelle grande blague!

(à suivre)

La Fbf lance enfin officiellement l’examen d’agents de joueurs

Les deux agents de joueurs béninois reconnus à ce jour par la Fifa comme agréé auprès de la Fédération béninoise de football sont Laurent Djaffo, ancien footballeur international béninois. Le second est Cosme Chrysostome

 

 

La Fbf va organiser pour une première l’examen pour les agents de joueurs et ce, officiellement. Les deux agents de joueurs béninois reconnus à ce jour par la Fifa comme agréé auprès de la Fédération béninoise de football sont Laurent Djaffo, ancien footballeur international béninois. Le second est Cosme Chrysostome dont la licence a été contestée par Moucharafou Anjorin. Tout cela semble du passé et la clarté est désormais de mise. Le Bénin va enfin sortir de son obscurité.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans le cadre de l’organisation de l’examen écrit des Agents de Joueurs FIFA, le 15 avril 2010 à partir de 10 heures au siège de la Fédération Béninoise de Football sis à Porto-Novo, il est porté à la connaissance de tous les Béninois intéressés par le présent examen d’envoyer leur dossier d’inscription sous pli fermé à l’adresse suivante: Fédération béninoise de Football. 01 BP 112 Porto-Novo Bénin avant le  26 mars 2010 le cachet de la poste faisant foi ; ou au secrétariat administratif de la Fédération Béninoise de Football à Porto-Novo aux heures ouvrables contre décharge.

Le programme de l’examen couvrira la réglementation suivante:

–          Statuts de la FIFA, comme adoptés lors du congrès ordinaire tenu le 3 juin 2009 à Nassau

–          Règlement d’application des Statuts de la FIFA, comme adopté lors du Congrès ordinaire tenu le 3 juin 2009 à Nassau

–          Règlement du Statut et du transfert du joueur de la FIFA, édition 2009, incluant ses annexes (annexe 1 à annexe 5)

–          Règlement du Statut et du transfert de joueurs de Futsal (annexe 6 du règlement du Statut et du règlement du joueur)

–          Règlement de la FIFA des Agents des joueurs, édition 2008, incluant ses annexes 1, 2 & 3

–          Règlement de la Commission du Statuts du joueur et de la chambre de résolution des litiges, édition 2008

–          Code disciplinaire de la FIFA, édition 2009, titre premier: chapitre premier, section 1 à 6 et chapitre II, section 8

–          Les circulaires et annexes suivantes:

–          N°792: calendrier international des matches coordonnés

–          N°1125: règlement révisé des Agents des joueurs de la FIFA

–          N° 1147 éligibilité des joueurs en équipe représentative, article 15-18 du règlement d’application des Statuts de la FIFA

–          N° 1148: révision du règlement de la commission du Statut du joueur et de la Chambre de résolution des litiges.

–          N°1160: règlement révisé des Agents de joueurs de la FIFA

–          N°1185: règlement du Statuts et du transfert des joueurs de la FIFA

–          N° 1190: révision du règlement du statut et du transfert des joueurs –protection des mineurs-

–          N° 1200: Amendements aux Statuts de la FIFA et au règlement d’application des Statuts

–          N° 1206: Amendements au règlement du Statut et du transfert des joueurs – article sur la protection des mineurs

–          N° 1209: protection des mineurs

Les circulaires susmentionnées ainsi que les autres documents d’examen peuvent être consultés et téléchargés sur le site officiel de la FIFA: www.fifa.com

Les documents énumérés serviront seulement de base de référence pour les questions concernant la réglementation internationale.

Les candidats devront également étudier les règlements nationaux correspondants indiqués par la fédération de football dont ils relèvent.

La liste des candidats retenus sera affichée le 5 avril 2010 au siège de la Fédération Béninoise de Football à Porto-Novo, quartier Djassin.

CONDITIONS A REMPLIR

Peut faire acte de candidature les personnes remplissant les conditions ci-après:

–          Etre de nationalité béninoise

–          Etre de bonne moralité et jouir parfaite santé

–          Un candidat ne peut en aucun titre que ce soit occuper une fonction quelconque (dirigeant, officiel, employé) au sein de la FIFA, d’une confédération, d’une association, d’une ligue, d’un club ou d’une organisation liée à cette dernière.

–          Si un candidat vit dans un autre pays de l’UE/EEE que celui dont il est ressortissant, il doit envoyer une candidature écrite à l’association de son pays de résidence sans y avoir obligatoirement vécu de manière permanente pendant au moins deux ans.

PIECES A FOURNIR

–          Un extrait d’acte de naissance légalisé

–          Une demande d’inscription adressée au Directeur Exécutif de la Fédération Béninoise de Football.

–          Un casier judiciaire datant de moins de trois mois.

–          Produire un certificat de nationalité.

–          Payer les droits d’inscription qui s’élèvent à deux cent mille francs (200.000) CFA.

–          Les candidats doivent se munir d’une pièce d’identité en cours de validité le jour de l’examen.

Fait à Porto-Novo, le 02 Mars 2010.

Bernard HOUNNOUVI

Directeur Exécutif