10 mois de crise du football au Bénin : Le Tas sifflera-t-il la fin réelle de la crise ?

 

Dans cette crise du football, les positions sont marquées et le rôle centriste apparent de l’Etat béninois face à la trop puissante Fifa ne permet pas de mieux entrevoir une sortie réelle du tunnel. A la veille du 15 septembre, nouvelle date annoncée pour le verdict du tribunal arbitral du sport, on se pose des questions : le verdict rendu sera-t-il clair, respecté de tous et sifflera-t-il la fin ?

Aubay

15 septembre 2011, c’est la nouvelle date annoncée par le tribunal arbitral du sport pour rendre le verdict dans l’affaire Fbf contre Fifa. Joueurs au chômage, sélection nationale en panne et accumulant les mauvais résultats. L’image du Bénin est ternie, brouillée et le football, malgré les millions investis par l’Etat ces derniers mois, est devenu répugnant. La décision attendue reste dans le plus grand secret. Au fil des atermoiements et de l’exacerbation des positions, le verdict du Tas, différé du 6 juillet au 15 septembre (on vous passe des dates intermédiaires) aura l’effet d’une bombe.

En voyant les tentatives de pressions, par médias interposés sur le Juge chargé d’instruire l’affaire Mtn, et un certain nombre d’affirmations apportées par le camp plaignant, on se rend compte que le poisson peut être noyé. La décision rendue ne devrait pourtant souffrir d’aucune contestation : quand le Tas parle, le monde du sport se plie. Autant la Fifa fait trembler les Etats africains (entre nous soi dit), autant le Tas fait plier la Fifa. Et par ricochet les adeptes de la théorie de « l’impériale Fifa », surtout en Afrique subsaharienne. Alors, le monde du football, quelque soit les bords, et les autorités béninoises sont contraintes de respecter le verdict du Tas. Car la Fifa elle-même (si la décision lui était défavorable) est contrainte de se plier. Mais la question essentielle nous interpelle tous : le verdict du Tas va-t-il siffler la fin de la crise ?

 

 

 

Ecureuils : Edmé Codjo siffle la fin de la crise sur le terrain !

 

Si Fortuné Glèlè n’avait pas de solution crédible de rechange, c’est bien parce qu’il se cantonnait à convoquer des joueurs issus de Tonnerres, Avrankou ou encore Soleil et Aspac, clubs qui se retrouvent du côté de Moucharafou Anjorin. Revoilà enfin les joueurs des Requins, du Cifas club de Ligue1 et du centre de formation, mais aussi des Buffles de Parakou et de l’Us Kraké. Voilà qui apaisera la crise tout au moins sur le terrain. L’union espérée autour de la sélection devant commencer par l’union des talents locaux.