Sébastien Adjavon répond aux attaques…

Lors d’une conférence de presse largement relayée, l’homme d’affaires a évoqué la crise du football…

« Je vais faire une petite incursion dans le domaine du football. Je suis Opérateur économique du Bénin et en même temps président du Patronat. Ce qui veut dire que lorsque le Tribunal prend une décision contre l’Etat, le Chef de l’Etat peut l’arrêter. Là, la séparation du pouvoir n’existe plus. Si je dis cela, ce n’est pas parce que c’est arriver au football, c’est dans un cas général. La Cour d’appel de mon pays a pris une décision Continuer la lecture de « Sébastien Adjavon répond aux attaques… »

Moucharafou Anjorin : Utiliser la Fifa comme bouclier, une idée qui date de février

 

Une correspondance écrite par la Fifa en réponse à une autre envoyée par Monsieur Moucharafou Anjorin dès février et tendant à convaincre l’instance internationale que la procédure alors à peine enclenchée portait sur les fonds de l’instance internationale alloués à la Fbf. Mais pour qui connaît les termes de la plainte déposée par des membres-même de la fédération, on comprend que le but de la manœuvre était d’utiliser la Fifa comme arme pour obliger la justice à arrêter la procédure. Pour certains observateurs, si la Fifa avait connaissance du contenu exact de la plainte, elle s’abstiendrait d’intervenir dans une affaire purement interne. Surtout que les fonds alloués par un réseau Gsm (Mtn, société de droit béninois) étaient destinés au financement de la sélection nationale béninoise.

 

 

Malversations autour des 300 millions de Mtn

Des amalgames pour faire pression sur la justice

La plainte déposée par Maurice Zanda et consorts porte sur les 300 millions versés à la fédération béninoise de football par le réseau Mtn et destinés à sponsoriser les Ecureuils du Bénin, patrimoine national. Pourquoi aujourd’hui des voix s’élèvent-elles pour évoquer les fonds de la Fifa ?

Aubay

Depuis le début de cette affaire, nous avons suivi pas à pas pour vous les allers et retours des différents protagonistes. Sur les 300 millions versés par Mtn, on retrouve les traces de quelques 34 millions environ dans les états financiers (2009 et 2010). En faisant les calculs avec les 50% (taux usurier relevé par les inspecteurs de la brigade économique) reçus par Ifap Sport en tant qu’intermédiaire, on constate que 116 millions devraient malgré tout être retracés. Mais il n’en est rien. C’est donc ce qui a amené les plaignants à déposer la plainte pour malversation autour des 300 millions de Mtn.

Ces plaignants étant des membres de l’association Fbf, loi 1901, et connaissant bien le fait que les fonds reçus de la Fifa ne se justifie que par rapport à la Fifa (le linge sale se lave en famille !), ils n’ont pas jugé utile de porter une plainte devant la justice béninoise sur ce volet.

 

Si c’était réellement les fonds de la Fifa, que viennent y chercher Dègbo et Marc Montcho ?

L’ex directeur des ressources financières du ministère des sports, Marc Montcho et l’ex-directeur de cabinet Clément Dègbo sont dans les mailles de l’affaire Mtn. Le premier est inculpé, le deuxième est régulièrement écouté. Alors, la question qu’on se pose est e savoir ce qu’ils viendraient chercher dans cette affaire si le dossier concernait les fonds alloués par la Fifa et gérés exclusivement la Fbf, association Loi 1901. L’Etat béninois n’a rien à voir avec les fonds la Fifa. Et si des cadres de l’administration sont aujourd’hui écoutés, c’est parce qu’ils sont au courant du contrat Mtn et ont eu des contacts avec Moucharafou anjorin dans la gestion de ses fonds-là.

 

 

Menace de boycott sur la reprise du championnat : Des clubs et arbitres sous le coup de sanctions

requins et mogas espèrent reprendre la compétition

« La crise qui secoue la Fbf dans les couloirs du pouvoir n’est pas de nature à empêcher que le football continue sur le terrain. » Cette déclaration d’un haut responsable du football béninois n’est peut-être pas partagée par tout le monde…

 

Aubay

 

Entre règlement de comptes sur fond de crise, des dirigeants de clubs entendent instrumentaliser la Ligue1. Et pourtant, on a du mal à comprendre pourquoi. Selon les uns, les textes de la Fbf n’empêchent pas la ligue de fonctionner normalement, malgré la démission du président Ajavon, un comité de gestion est en place et fonctionne correctement. Utiliser le championnat comme arme reste un exercice à haut risques pour ces derniers.

La semaine écoulée, sur le plateau de Golfe Tv Ignace Yètchénou, chargé de communication de Tonnerres Fc, actuel leader de la Ligue1 a clairement dit que son équipe serait présente à la reprise. Même si le président Valère Glèlè de Tonnerres Fc s’est rangé pour le moment du côté du clan Anjorin-Didavi. Certaines sources feraient le lien facilement entre les dirigeants de la Jeunesse athlétique du plateau (appartenant au clan Didavi), leur appartenance au clan Anjorin et une possible fronde. D’autres citent pêle-mêle tous les clubs dont les dirigeants se retrouvent dans le bureau non-reconnu mis sur pied par le président Anjorin.

D’une part du côté de la ligue, on s’en tient aux engagements pris et aux textes. « Légitimement, les clubs bénéficient de subventions de la ligue et de ses sponsors. Ceci les oblige à produire le spectacle attendu», confie une source anonyme. D’autre part, la comparaison ne saurait être faite avec les championnats organisés les années précédentes par la fédération, sans réelle subvention apportée aux clubs.

Enfin, et on pourrait commencer par là, les textes de la ligue sont formels : en cas de forfait, le club risque une relégation automatique en division amateur.

Entre les textes et la politique, que choisiront les clubs et leurs présidents ? Entre le jeu et les intérêts de couloirs dans la crise, le cœur a tant balancé que même la raison semble balancer. Et pourtant, il va falloir jouer, car pour l’instant, personne ne sait quelle issue aura la crise. Les cas d’Asos, Unb et Energie laissés en rade après les élections à la Fbf en août 2009 sont là pour nous édifier.

Encadré

7 arbitres et 14 assistants : La lourde responsabilité de relancer la machine

Selon la procédure habituelle, le tirage au sort des arbitres des 7 matches du week-end prochain a effectué au siège de la Fbf hier mardi. Il reste maintenant à la fédération à transmettre cette liste à la ligue afin qu’elle procède au paiement des divers frais de mission. En général, selon nos sources, la transmission de la liste est attendue au plus tard demain jeudi.

« Ces 21 juges centraux et assistants, quelque soit leur provenance ont le droit et le devoir d’assurer une reprise effective du championnat » signifie un président de club qui prône la neutralité dans la crise. Ceci afin de démontrer, selon la plupart des acteurs, que la crise qui secoue le football n’a pas atteint le rectangle vert. Du côté des textes, les arbitres qui n’honoreront pas leurs engagements risquent de fortes sanctions. Voici les noms des arbitres et assistants de la 14e journée.

Matches et arbitres de la 14e journée

Tonnerres – Mogas / Arbitre : Koolé Germain ; Assistants : Viagninon Corneille – Aitchémon Cosme

Dynamo – Panthères : Sitou Rafiatou ; Zountchémé Jacques & Louis Sonia

Cifas – Kraké : Bada Edgard ; Houdanvi Tomabé  & Salifou Noussirath

Mambas – Buffles : Dégboé Joseph ; Djidonou Junior & Gérard Daoude

Requins – JAP : Zodéhougan Marius ; Bello Razack & Bonou Martial

Avrankou – Aspac : Igué Brice ; Attoyo Hilaire & Houloumè Gabin

Dragons – Soleil : Egounleti Martin ; Kouton Narcisse & Ogoudédji Sylvain