Requins Fc : Charles Ana revient aux affaires (Claude Yenké et son staff technique limogés)

Il fallait s’y attendre, la direction des Requins de l’Atlantique a décidé de mettre à la porte tout son staff technique. Un limogeage qui sonne comme les prémices du grand ménage.

Géraud Viwami (coll.)

8défaites, 3victoires et 2nuls c’est le bilan que présente le club phare de Cotonou à l’issue de la phase allé de la ligue 1. Le club (13e) est scotché à l’avant-dernière place du classement. Et Lundi après-midi, le staff technique a été dissout  par le comité de direction. Claude Yenké et ses adjoints ont donc failli à leur mission. Mais sont-ils vraiment les coupables ?

En effet depuis juin 2010 où Michel Sorin a décidé de  quitter le club, la direction a perdu assez de temps pour le remplacer. Claude Yenké a pris la tête de l’équipe à une semaine du démarrage du championnat et de la fermeture du marché. Soit le 5 septembre 2010. En compagnie de ses adjoints qui s’attelaient à la tâche  trois semaines avant son arrivée. Des éléments vitaux tels que  Dossou, Bézo, Traoré, Kadé  sont partis. L’équipe a été remaniée à plus de 60% et pas renforcée. Yenké a recruté un de ses compatriotes inexpérimentés comme gardien de buts et fait avec les moyens de  bord. II a contribué à noyer les Requins. Du point de vue sportif au fil des matches rien ne s’est arrangé. Le staff du technicien togolais en 13 rencontres n’aura pas convaincu. Son limogeage est tout à fait logique.

Charles Ana, assure l’intérim

Hier mardi, c’est Charles Ana, qui a dirigé l’équipe pour sa première séance depuis le départ  de l’ancien staff. Aucune précision officielle n’a donné sur la nature de l’engagement l’ancien international béninois.

Au tour des dirigeants ?

Le torchon brûle entre les dirigeants du club aussi. Ils sont tiraillés par leurs intérêts respectifs. Des conditions peu propices à l’évolution du navire Rouge et Blanc qui ne cesse de tanguer. Les jours à venir nous réserve quelques surprises dans l’équipe dirigeante. Un ménage profond  au sein de la famille des Awissi-Wassa est inéluctable. Cette dissolution du staff technique n’est que le début.

En prélude au Mercato de janvier, les tractations ont repris

 

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Dans un mois, ils auront le droit de se renforcer. Le marché va s’ouvrir en janvier que déjà, ça commence à bouger. Bénin/Bénin, Bénin/extérieur. Les premières rumeurs.

 

L’Aspac sur un ancien des Dragons ?

Il a marqué quelques buts la saison écoulée sous les couleurs des range-Noirs. Cette saison, il l’a débuté chez lui. Il fait partie de la vague des joueurs mis à l’écart. Cet attaquant qui a été aperçu la semaine écoulée lors d’un entraînement de l’Aspac serait pressenti pour renforcer les rangs du champion.

 

Requins : Yao à l’essai

Ils vont le mal le club à besoin de renfort. Claude Yenké à souhaiter du renfort en milieu notamment dans l’entrejeu. A cet effet, Roland Yao l’ancien milieu de l’As Tonnerres est mis à l’essai.

Après quelques saisons passées avec les verts de Bohicon, Yao avait un détour au Congo en fin de saison dernière. N’ayant pas été conservé à l’As Tonnerres le joueur  est sans point de chute depuis le début de cet exercice.

Yenke fan de Bébila Loko !

Le patron des Rouges et Blancs de Cotonou a les yeux sur certains joueurs de la ligue 1. Parmi eux Dègnidé Bébila Loko, totalement séduit par la qualité du  milieu offensif international cadet du Mogas 90, il ne cache son envie « j’ai besoin d’un joueur comme ça dans mon milieu de terrain ».Reste à savoir si le club serait prêt à faire le maximum  pour l’enrôler. Un échange pourrait être envisagé avec Djokoué qui a failli s’engager avec le Mogas.

Dynamo Abomey à la recherche  d’un buteur  

Le club de Goho n’a pas soigné tous ces maux  lors du mercato d’intersaison. Maurice Noussindjin n’a pas de buteur attitré dans son équipe. Depuis le début de saison le club n’a inscrit que deux buts tous deux signés Jean-Paul Anato en neuf matches  de championnat.  Abomey recherche donc un vrai buteur et apparemment ça  urge.

Aubay & Géraud Viwami (coll.)

Bénin / Ligue 1- 10e journée : Les Requins en crise

 

requins de cotonou, après 10 journées, les supporters espèrent la révolte...

Le premier check-point du championnat est là. Les Requins sont enfoncés dans les entrailles du classement. Même si c’est encore serré entre les 14 clubs, le premier constat nous donne une équipe en grande difficulté entre son coach en panne d’inspiration et des dirigeants en froid.

Aubay

Sur le plan sportif, le football pratiqué est loin de celui de la bande à Bézo et Kotchoni en début de saison dernière. L’équipe sur le terrain, pratique un football où le vent m’emporte. Et pourtant, les individualités ne sont pas si mauvaises. Abikoyé a toujours ses jambes pour courir et son flair de buteur. Friday qui est arrivé cette saison reste un bon homme de couloir. Marcel Noumon (traitez-le de vieux si vous voulez) reste un des piliers importants dans l’axe central ou devant la défense. Hervé Quenum n’a rien perdu de sa solidité. Et pourtant, ça ne marche pas. Il y a donc des explications dans l’avant-saison. Entre les pistes qui se sont brouillées et les transferts ratés de coaches, Claude Codjo Yenke s’est imposé comme unique choix à quelques jours du début de saison. Le flou qui a précédé son recrutement l’a accompagné en ce début de saison. Il a du mal à composer son équipe. La preuve est que selon des observateurs, le groupe-type a souvent changé. L’équipe manque de repère.

Conflits de personnes

Si sur le plan sportif, on a du mal à situer le jeu des roues et blancs qui évoluent avec 3 milieux récupérateurs, dans les coulisses de l’administration, le flou est plus prononcé.

Le président du bureau de coordination reste bel et bien Bocco. Mais dans cette artillerie légère de 5 personnes, il y a deux clans. L’organigramme pose problème aux uns, la gestion des finances aussi. Le fond du problème est basé sur les personnes. Les uns ne sont pas contents du poste où ils sont encore moins des rémunérations fixées par Sébastien Ajavon, selon certaines sources. Ceci n’est qu’un aperçu de la complexité de la situation.

Depuis la fin de la saison dernière, le club des 5 dirigeants a montré que la cohésion s’est effritée. Les mois sont passés et désormais, les choses se sont empirées au point où la plupart des membres de la coordination restent chez eux quand l’équipe joue. La famille Requins ne peut plus nier qu’elle est en crise. Non pas en raison des résultats, mais surtout à cause de l’ambiance électrique entre dirigeants.

Sébastien Ajavon qui a désormais la charge du Cifas, promu cette saison, n’aurait plus, selon certaines personnes, la tête à gérer les contradictions des Requins. 10 journées sont passées et l’équipe, à ce rythme, ira tout droit en ligue2. On attend de voir le sursaut d’orgueil des « anciens » Requins. En attendant, joueurs et staff semblent bien perdus…

Aubay

Claude Codjo Yenke: « On peut être champion si tout le monde adhère à cet état d’esprit »

Entretien exclusif avec Claude Codjo Yenke, coach des Requins

« On peut être champion si tout le monde adhère à cet état d’esprit »

Nous avons rencontré, le technicien togolais des Requins de l’Atlantique. Claude Codjo Yenke parle du club. De son arrivée, de son groupe, de l’organisation. Tout ceci en exclusivité !

Réalisé par Géraud Viwami

Présentez vous au public béninois ?

Je suis Claude Codjo Yenké, marié père de trois enfants. J’ai 49 ans (Né le 06 mars 1961). J’ai été, attaquant de formation, j’ai fait toute ma carrière de footballeur à Asco de Kara en première division togolaise. J’ai été trois fois champion du Togo (1984,1987 et 1996), deux fois vainqueur de la coupe nationale du Togo (1987 et 1995). J’ai eu 37 sélections en équipe nationale A au Togo de 1984 à 1998. J’ai été capitaine des Eperviers de 1994 à 1998.

Votre carrière d’entraineur ?

Je suis devenu entraineur sur un coup du sort, parce que j’ai écopé d’un carton rouge à Tunis en en ligue des Champions Africaine contre l’Espérance de Tunis. Au retour notre entraineur a été limogé. Alors il a fallu que je prenne les camarades  pendant les deux semaines pour préparer le match retour. Et ça a marché, la  preuve on a battu les Tunisiens à Lomé 3 buts à 1. Et les dirigeants ont décidé de ce que j’entame la carrière d’entraineur-joueur.  Deux ans plus tard j’ai raccroché complètement pour me consacrer à cette noble mission.

Votre Parcours ?

J’ai été d’abord entraineur adjoint à Asco de Kara  de 1998 à 2000. De 2001 à 2003 j’étais à l’As douane de Lomé. La première année en tant qu’adjoint,  et  la dernière année en tant que titulaire. A la fin de cette période je me suis rendu à Togo Télécom, j’ai été entraineur principal pendant une saison. Ensuite je suis retourné à Kara (nord du Togo). Avant d’atterrir aux Requins j’étais encadreur à l’académie de Liberty Professionnel à Lomé.

Le contact avec les Requins ?

J’ai reçu un coup de fil le 05 septembre, je suis arrivé à Cotonou le 07, juste pour prendre contact avec les dirigeants. A mon grand étonnement on m’apprend que le championnat commence le 13. J’étais obligé de me sacrifier et rester. Vu la grandeur de la tache qui m’attendais.

Vu la proximité du championnat pourquoi avoir  accepté l’offre ?

En acceptant je ne savais pas que le championnat démarrait dans une semaine. Je pensais avoir un ou deux mois. C’est sur le terrain qu’on m’apprend que ça démarrait le 13 septembre. Je n’avais plus le choix.  Soit je reste soit je pars. Et comme j’aime relever les défis je suis resté.

Avant votre arrivée, connaissez-vous le club ?

Avant d’arriver je connaissais le club de nom.

Votre Contrat ?

J’ai signé officiellement un contrat d’un an renouvelable.

L’objectif fixé ?

Etre champion  et on peut y arriver si tout le monde adhère  à l’état d’esprit d’être champion. On ne peut être champion en restant les bras croisés.

Le contact avec le groupe ?

Franchement quand j’étais arrivé il n’y avait pas de groupe. Il y avait une quarantaine de joueurs. Il fallait tamiser et sortir une équipe avant  la fermeture du mercato. Avec mes adjoints on a du s’atteler à cette tache qui n’a pas été facile. C’est vrai que si on avait eu plus de temps on aurait  pu faire de meilleurs choix. Maintenant c’est fait, on fait avec ce que nous avons. Et si on doit refaire des choix, ce ne serait qu’au mercato de janvier 2011.

Avez-vous la pression ?

J’ai pas de pression, les supporters sont là pour critiquer quand ça ne vas pas et pour vous aduler quand ça marche. Je m’y connais ;  c’est leur droit. A moi de faire le travail pour qu’on soit en harmonie. Au niveau des dirigeants personne ne me gène dans mon travail.

Vous gagnez votre premier match de la saison Pobè et perdez ensuite  à domicile contre l’As Tonnerres, quel était votre sentiment ?

Je me suis senti très mal à l’aise, si on veut gagner le championnat, la règle c’est gagner tous les matches chez soi, faire au moins un nul ou gagner à l’extérieur. Ça m’a fait bizarre de gagner à l’extérieur et perdre trois buts à un à domicile.

Le derby Requins –Dragons ?

Les dirigeants m’ont contacté et les joueurs l’ont dit, que ce match était  un classico. Ils m’ont aussi dit  que ces dernières  années  le club avait souvent pris l’avantage à Kouhounou. On ne devait donc pas déroger à la règle. Surtout que lors du match précédent on avait  pris une raclée  contre Tonnerres .Il fallait remettre les garçons en confiance, et du même coup, faire un cadeau aux supporters. Et c’est ce qu’on a fait.

L’abondance de joueur étrangers ?

Je ne dirai pas que j’ai beaucoup de joueurs étrangers, j’ai quatre Togolais, un Ghanéen et des Nigérians. Et c’est des joueurs que j’ai retrouvés au Bénin.  Je n’ai pas fait venir de joueur  de l’extérieur.

Mais,  j’ai un principe.  Quand dans mon équipe un joueur autochtone et un joueur étranger ont le même niveau, je privilégie l’autochtone. Pour que j’accepte un étranger,  il doit être supérieur à l’autochtone.

Dernier mot ?

Je demande un peu de patience aux supporters des Requins. Le championnat est long et on n’a même pas fait la moitié de la phase aller. Et je souhaite vivement atteindre mon objectif, celui d’être champion à la fin de cette saison 2010-2011.

Interview à lire sur Bjfoot.com

Interview avec Claude Codjo Yenke ,coach des Requins

Claude Codjo Yenke ,
coach des Requins de l’Atlantique

« J’ai pas de pression, les supporters sont là pour critiquer quand ça ne vas pas et pour vous aduler quand ça marche je m’y connais. C’est leur droit à moi de faire le travail pour qu’on soit en harmonie. Au niveau des dirigeants personnes ne me gène dans mon travail »

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