Entretien: Imorou « je suis déçu de louper la Can »

Emmanuel Imorou , l’arrière gauche des Ecureuils et Caen a accordé la semaine dernière un entretien à nos confrères de Bein Sports. L’ancien clermontois a parlé ses blessures , de l’élimination des Ecureuils pour la Can 2017 et de Stéphane Sèssegnon. Entretien.

Après votre longue absence, comment réagit votre corps à ce retour à la compétition ?

Pour le moment, je me sens bien. J’ai repris seul le chemin de l’entraînement trois semaines avant le groupe. Je suis passé par des moments qui ne sont pas forcément faciles. Travailler seul pendant que les autres sont en vacances, ce n’est pas toujours simple. Ensuite, la préparation s’est bien déroulée. Le staff n’a pas hésité à me laisser souffler de temps en temps aux entraînements pour ne pas que je sois dans le rouge. Là, je sors de trois matchs complets et je me sens plutôt bien.

Appréhendiez-vous de retrouver les terrains ?

Oui et pas qu’un peu ! J’en avais d’ailleurs parlé à l’entraîneur (Patrice Garande) pendant la reprise. Même si j’étais guéri physiquement, je ne l’étais pas psychologiquement. J’avais peur d’une rechute générale, que ce soit mon tendon ou ailleurs car j’ai quand même pas mal enchaîné les blessures la saison dernière. Je lui ai dit que j’avais besoin de temps pour retrouver une totale confiance dans mon corps. C’est en train de revenir petit à petit.

Vous avez enchaîné les pépins la saison dernière avec quatre blessures (mollets, sciatiques) avant de connaître cette fameuse rupture partielle du tendon d’Achille. Vous avez su relativiser devant ces différentes épreuves qui constituent parfois la vie d’un footballeur ?

Oui car cela reste seulement du foot malgré tout. Il y a des choses tellement plus importantes que cela finalement. J’ai une famille et des enfants en bonne santé. Et puis je venais de prolonger avec le club donc j’avais des certaines « garanties » même si je n’aime pas employer ce terme. Pendant cette période, le coach a continué à me témoigner toute sa confiance et cela m’a aidé. Il ne m’a pas lâché et cela a compté pour moi, ça m’a aidé à revenir.

Sur un plan plus international, la déception de manquer la CAN 2017 avec le Bénin est-elle digérée ?

Avec mes blessures, je n’ai pu participer à aucun des matchs éliminatoires et je suis absent de la sélection depuis un an désormais. Donc le fait ne pas avoir participé à l’aventure m’a fait vivre les choses différemment. J’aurais été bien plus déçu si j’avais pris part à toutes les rencontres. Mais honnêtement je suis déçu de louper cet évènement, surtout après avoir connu la Coupe d’Afrique en 2010.
C’est une compétition merveilleuse à vivre mais ne pas la jouer, c’est peut-être un mal pour un bien. J’aurai moins de matchs, pas de coupure d’un mois en cours de saison et plus de moments pour me concentrer sur mon club.

Votre coéquipier de sélection Stephane Sessègnon effectue son comeback dans l’Hexagone, à Montpellier. Vous avez eu l’occasion de lui parler depuis sa signature au MHSC ?

Pas encore. Je m’entends bien avec Stéphane mais on n’est pas spécialement proche dans la vie de tous les jours. Mais je vais vite le revoir donc on pourra en discuter (ndlr : Caen se déplace à Montpellier lors de la 9ème journée).

Avec le SMA, le début d’exercice a été marqué par cette lourde défaite contre Paris le 16 septembre dernier (0-6)… le jour de votre anniversaire ! Vous avez eu le cœur à fêter l’évènement après le match ?

(Rires) Je ne l’ai pas fêté après, même si j’ai des amis qui m’ont fait la surprise de venir assister à la rencontre. C’était une semaine à trois matchs donc je n’aurais pas eu trop l’occasion de toute façon.

Depuis, le club s’est bien relancé avec un nul à Bordeaux (0-0) et une victoire devant Toulouse (1-0). On peut dire que la machine caennaise est repartie sur de bons rails ?

Je l’espère. Déjà contre Angers (défaite 2-1), on avait montré de bonnes choses. Contre Bordeaux, on a fait preuve d’un état d’esprit irréprochable et défensivement, on a été très costaud même si en attaque, ce fut plus compliqué. Et enfin à Toulouse, même si on subit des occasions, on ne craque pas. On sort de deux matchs sans encaisser de buts et c’est important car en début de saison, on savait que c’était notre point faible et une des choses à travailler pour le groupe. En défense, on se connaît bien et on évolue ensemble depuis deux-trois ans hormis avec Romain (Genevois).

Un mot sur Ivan Santini, meilleur réalisateur de Caen à l’heure actuelle (3 buts) ?

Il possède un profil totalement différent de celui d’Andy Delort qui est un joueur de profondeur. Nous et plus particulièrement les joueurs offensifs avons besoin de nous adapter. Cela ne se fait pas d’un claquement de doigt. Il est très grand (1,90m) et a une protection de balle qui est juste extraordinaire. Sur les longs ballons, quand les autres s’arrachent pour mettre la tête, lui réalise un contrôle-poitrine. C’est sur cet aspect qu’il m’impressionne le plus. Devant le but, il est très adroit. Il a une vraie présence dans la surface.

Vous vous surnommé le « meneur de jeu du FC Twitter » mais êtes-vous aussi un meneur de vestiaire ?

Pas du tout ! Sur les réseaux sociaux, je suis beaucoup dans le second degré. Dans le vestiaire, je ne me considère pas comme un leader, ce n’est pas ma personnalité et cela ne me correspond pas trop. Quand il faut être sérieux et mener les autres, c’est moins mon domaine (rires). Je préfère laisser ça aux autres.

Source : entretien réalisé par Nicolas Sarnak pour Bein Sport

Caen : Imorou rêve du PSG et du FC Barcelone

Invité hier sur la chaine cryptée canal + dans l’émission J+1,Emmanuel Imorou reconnu pour son humour décalé sur twitter s’est montré à son aise sur le plateau et a même révélé ses deux clubs de rêve.En effet, interrogé par le présentateur Nicolas Tourriol sur les clubs dont il rêvait de porter les maillots, l’arrière gauche des Ecureuils a répondu : « Barça » et en France « PSG ».Le caennais a reçu en cadeau un maillot du club francilien floqué du numéro 5 de l’ancien international français Bernard Mendy. Pas mal non ?
Geraud Viwami

Télévision : Imorou, invité de J+1 sur Canal + demain soir !

L’arrière gauche de Caen Emmanuel Imorou sera à l’honneur demain soir sur la chaine cryptée Canal +. Il sera l’invité de l’émission J+1, consacré à l’actualité de la journée de Ligue 1 française. L’international béninois apapru à deux reprises en Ligue 1 cette saison, réputé pour son humour et sa forte activité sur twitter sera confronté à la bande à Nicolas Tourriol et surtout à Julien Cazarre. Emission à suivre à partir de 22h06 minutes, heure de Cotonou sur la chaîne numéro 11 pour les abonnés de Canalsat.
Géraud Viwami

Ecureuils : Danvidé remplace Imorou

Sorti contre Lyon en championnat il y a une semaine, Emmanuel Imorou ne rejoindra pas les Ecureuils cette semaine. L’arrière gauche pourtant retenu par le sélectionneur Omar Tchomogo a repris le chemin de l’entrainement avec Caen en milieu de semaine mais il parait trop juste pour être opérationnel à pleine capacité contre le Mali dans environ sept jours. Imorou sera donc forfait et en remplacement, le défenseur polyvalent de l’As Douane, vainqueur de la coupe du Niger 2016 Appolinaire Danvidé a été convoqué. Toutefois le poste d’arrière gauche devrait revenir à David Kiki de Niort.
Géraud Viwami

Caen : Imorou, la saison galère

Il n’avait plus joué en Ligue 1 depuis le 6 février dernier, Emmanuel Imorou n’aura tenu que 79 minutes samedi dernier contre Lorient alors qu’il faisait son retour à la compétition. L’arrière gauche béninois touché cette fois-ci au tendon d’Achille ne reviendra pas avant la fin de la saison. Retour sur sa  saison galère.

15 petits matches pour un but ainsi se résument les statistiques d’Emmanuel Imorou avec Caen en Ligue 1 française cette saison. Pour un titulaire indiscutable ses chiffres sont très maigres.  C’est d’ailleurs son plus faible total sur une saison, hormis la saison de ses débuts (2007-2008) où il n’a joue que sept matches avec Châteauroux en Ligue 2. Habitué à toujours dépasser la barre des vingt matches ce qui risque de ne pas être le cas cette saison puisqu’il ne reste que cinq journées à disputer  et il ne sera pas rétabli avant la fin de l’exercice.

Absent des pelouses de Ligue 1 depuis le 06 février, il croyait signer son grand retour lors de la 33e journée contre Lorient  le samedi dernier à d’Ornano mais ça tourne court puisque blessé au tendon d’Achille il cédera sa place à son compatriote Jordan Adéoti à la 79e minute. La grosse tuile,  le coup de trop cette saison.

L’arrière gauche a été blessé à six  reprises  cette saison.  Des ennuis musculaires, lombaires mais aussi gêné au mollet  et une rupture partielle du talon d’Achille contracté samedi dernier. Cette nouvelle blessure le prive de la fin saison.  Avant ce dernier coup dur, l’ancien clermontois a déjà  été indisponible pendant quatre-vingt jours cumulés  depuis le début de la saison.

Pourtant avant ses ennuis de santé, l’international béninois faisait des siennes, si Saint-Etienne lorgnait sur lui ce n’était pas pour rien. Il était en pleine progression après son premier but en Ligue 1 contre le Gazélec Ajaccio en septembre dernier. En fin de contrat en juin 2016, la régularité de ses performances a même poussé  les dirigeants normands à prolonger son bail jusqu’en 2019. Pour sa première en Ligue 1, Imorou avait aligné 30 titularisations n’ayant été blessé qu’une seule fois, cet exercice  qui devrait être celui de la confirmation est bien plus compliqué pour lui malheureusement.

Plus incontournable en sélection ?

Ses nombreuses blessures l’ont  évidemment empêché d’être régulier dans les rangs des Ecureuils. Si en club, Vicent Bessat et  Chaker Alhadur  qui l’ont souvent suppléent ne semblent pas en mesure de lui ravir la vedette à son retour, en sélection la donne pourrait changer.

Sur les sept matches disputés par la sélection nationale depuis juin 2015, Imorou n’a joué qu’une mi-temps contre le Congo à Brazzaville en amical en octobre dernier. Touché au dos, il a été remplacé à la pause par David Kiki. L’arrière gauche de Niort qui ne s’est pas fait prier pour s’installer sur le coté gauche de la défense béninois en son absence. Kiki fait l’unanimité tant ses prestations  lors des six dernières sorties des Ecureuils sont plutôt convaincantes. On en vient presque à oublier l’absence d’Imorou, le préposé au poste.  Omar Tchomogo pourrait bien faire face à un casse-tête si le caennais revenait. Les Ecureuils peuvent s’estimer heureux d’avoir une concurrence de bon niveau sur le flanc gauche à condition qu’Imorou soit de retour avant la réception de la Guinée Equatoriale en juin prochain. En attendant nous lui souhaitons un bon rétablissement.

Géraud Viwami

Caen:  Adéoti «on est un peu en train de tout gâcher actuellement»

Battu chez lui par Lorient (1-2) après un revers à Toulouse (0-2), hier, Caen rentre dans le rang. Le milieu caennais Jordan Adéoti a du mal à comprendre pourquoi l’équipe normande flanche.

 

«Comment ressortez-vous de cette défaite (à domicile face à Lorient) ? 
Tout n’a pas été mauvais dans ce match, mais ce qui prime, c’est la déception. On voulait faire un gros match pour recommencer à prendre des points avant d’aller à Paris, et c’est ce qu’on n’a pas réussi à faire. On a fait un bon premier quart d’heure, mais ils nous ont pris à notre propre jeu. On a perdu beaucoup de ballons qui les ont mis en confiance, et quand on reprend la seconde période en prenant tout de suite un deuxième but, c’est compliqué. Ils ont bien défendu, bien contré, félicitations à eux.
Le but d’Appiah à l’heure de jeu vous a un peu relancé, mais pas assez…
On a espéré mais il aurait fallu onze Appiah pour espérer plus. Il a encore été énorme. Malheureusement, on n’a peut-être pas tous eu sa détermination ce soir, avec cette envie de tout arracher, de vraiment aller marquer ce deuxième but et de revenir. On en avait largement les moyens.
Caen marque clairement le pas… 
C’est difficilement compréhensible d’avoir fait tous ses efforts et de s’écrouler un peu comme ça dans la dernière ligne droite. Là, ça ne devrait être que du bonus, que du bonheur, on devrait prendre du plaisir, voire de la joie et du jeu, et on est un peu en train de tout gâcher actuellement.»
Source : francefootball.fr

Caen : Adéoti dans le top 5 des Africains du week-end (Francefootball)

Auteur d’un très bon match au cœur de la défense à trois de Caen dimanche dernier , Jordan Adéoti a été flashé quatrième dans le top 5 des africains du week-end par FranceFootball.

4-Jordan Adéoti (Bénin, Caen)

A Geoffroy-Guichard, Jordan a brillé et remporté de nombreux duels, comme sur ce tacle glissé en position de dernier défenseur, alors que le score était encore de 0-0. A Caen, on a souvent cité cette saison Alaeddine Yahia, le défenseur central et vétéran tunisien. A Saint-Etienne, c’est son jeune coéquipier béninois Adéoti qui s’est mis en évidence, au cœur d’une défenseur axiale à trois, entre Syam Ben Youssef et Yahia. Découvert en L2 à Laval – qui l’avait fait venir de Colomiers (CFA) – Adéoti dispute seulement sa deuxième saison en Ligue 1.
Frank Simon (Francefootball) et Géraud Viwami

Caen : double passeur, Imorou leader du top 5 des Africains de Francefootball !

Chaque lundi, Francefootball.fr vous présente son top 5 des Africains ayant brillé en L1. Cette semaine, ce sont les défenseurs qui se sont illustrés comme l’Algérien Mandi ou le Béninois Imorou. L’attaquant de Troyes Babacar Gueye est le petit nouveau de ce rendez-vous hebdomadaire.

  1. Emmanuel Imorou (Caen/Bénin)

Il avait pris le bouillon la semaine dernière face à Bouna Sarr, le Guinéen de l’OM. Emmanuel Imorou est un défenseur plein de ressources, et pas seulement sur les réseaux sociaux où son humour fait souvent mouche, le Béninois a été décisif dans le succès de Caen à Montpellier. Défensivement, il a été très costaud et a réduit à néant les efforts de Ribelin, Boudebouz ou Ninga. Et puis, il s’est transformé en livreur de caviars avec deux centres pour Rodelin (40e) et Delort (52e). Bien joué.

Source : FranceFootball

Caen : Imorou ne jouera pas contre le PSG

Exclu d’un rouge direct contre Rennes le vendredi dernier en championnat, l’arrière gauche Emmanuel Imorou (27 ans, 10 matches , 1 en L1) est suspendu pour un match ferme et un autre avec sursis. C’était son premier rouge sous les couleurs caennaises et le deuxième de sa carrière. L’international béninois sera absent pour le choc de la dernière journée de la phase aller contre le leader PSG à Michel d’Ornano demain après-midi. Caen réalise une bonne mi-saison  4e  de la Ligue 1 avec 30 unités loin derrière les 48 des franciliens.

Géraud Viwami

Entretien: Imorou : « La Can c’était quelque chose de magique »

On qualifie souvent un joueur d’ »atypique » à partir du moment où il s’exprime plutôt bien, avoue lire quelques livres de temps en temps, et s’autorise à donner son avis sur autre chose que le ballon rond. Qualifions donc Emmanuel Imorou d’atypique. Mais ajoutons quand même que le défenseur du Stade Malherbe est un peu plus que cela. Titulaire d’un bac scientifique, musicien, cultivé, ouvert, capable de parler et de « tweeter » sans faute de grammaire ni d’orthographe, et de faire preuve d’autodérision dans toutes les situations, autant dire qu’il est un footballeur à part, et le client idéal pour une interview intéressante.Ça tombe bien, FIFA.com est allé à sa rencontre pour évoquer son parcours, la saison du Stade Malherbe, la sélection du Bénin avec laquelle il s’apprête à disputer les qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™, et son autre équipe de cœur : le FC Twitter…

Emmanuel, il y a un peu plus d’un mois, vous avez inscrit le premier but de votre carrière en Ligue 1. Il restera donc une trace de vous dans les livres d’histoire du football français…


Si les gens se souviendront de moi, je ne pense pas. Mais moi, je m’en souviendrai, c’est sûr ! Je marque très rarement. Le dernier but, c’était il y a deux ans. Le fait de marquer rarement, ça apporte quelque chose de particulier à l’événement. Même si ce n’est pas mon rôle premier de marquer des buts, c’est quand même un événement qui fait énormément plaisir. Et j’avais à cœur de marquer au moins un but en Ligue 1 dans ma carrière. Maintenant, c’est fait.

Cet événement arrive dans une période où Caen joue les premiers rôles en Ligue 1. Caen est-il à sa place en haut du classement, ou vous frottez-vous les yeux pour y croire ?
Les deux. On reste sur notre dynamique de notre fin de saison dernière. En 2015, nous sommes la cinquième équipe de Ligue 1. C’est quand même que ça dure depuis plusieurs mois. Nous n’avons pas des joueurs de grand talent, donc on est obligé de compenser par beaucoup d’envie, de générosité, de solidarité. Et quand on est comme ça, on arrive à avoir de très bons résultats. L’année dernière, nous avons réalisé quelques exploits. On a battu Lyon 3:0, on a battu Marseille là-bas en étant menés 2:0. On est capable de ce genre de choses, parce qu’on a du cœur et quand même de très bons joueurs. Mais on est conscient que sur la durée, ce sera très dur de se maintenir à ce niveau-là. On ne vise pas la lune, notre objectif ne change pas, c’est de rester en Ligue 1 la saison prochaine. On sait que dans l’année, il y aura des périodes qui vont être très compliquées et c’est là qu’on verra si on est vraiment une équipe solidaire et capable de faire face aux difficultés.

Vous avez été formé comme ailier. Cela vous aide-t-il dans les phases offensives et dans votre capacité à multiplier les courses dans les deux sens ?
Oui, beaucoup. Jusqu’à 19 ans, j’étais attaquant ou milieu gauche, donc en ayant passé toute ma jeunesse à jouer à des postes offensifs, aujourd’hui, je suis toujours un peu attiré vers l’avant. J’aime toucher le ballon, être dans les zones offensives. La chose qui change, c’est qu’aujourd’hui, je suis défenseur avant tout. Mon rôle premier est d’aider l’équipe à ne pas prendre de but, ou en tout cas à en prendre le moins possible, et ça, même si au début j’avais peut-être un peu de mal à l’intégrer, je l’accepte totalement. Et j’arrive à prendre du plaisir à défendre et je sais que je peux prendre du plaisir offensif uniquement si j’arrive à être bon défensivement. Aujourd’hui, je pense avoir réussi à trouver le juste milieu entre la défense et l’attaque. Ça m’arrive de faire des matches où je n’attaque quasiment pas, mais où je termine en étant vraiment content.

Depuis 2009, vous jouez pour le Bénin, le pays de votre père. Y étiez-vous déjà allé avant d’accepter la sélection ?
Non, jamais, et d’ailleurs, je n’ai toujours pas d’attache particulière là-bas. C’est aussi pour ça que j’ai bien pris mon temps avant d’accepter. Ils m’ont contacté lorsque je n’étais même pas encore professionnel. Je ne me sentais pas prêt à aller dans un pays que je ne connaissais pas, à découvrir un autre football, d’autres exigences. Je ne savais pas si j’étais légitime dans cette sélection. Une fois que je me suis senti prêt, quand j’étais à Gueugnon, titulaire et bien installé, je me sentais armé pour franchir ce cap. Et je ne regrette pas d’avoir attendu, parce qu’une sélection, surtout africaine, c’est un contexte particulier, très exigeant. Il y a toujours des difficultés qu’on ne rencontre pas en Europe, donc il faut être solide et mûr dans sa tête pour répondre à ça.

Avant ce premier voyage, étiez-vous curieux de connaitre le Bénin, ou était-ce un pays comme un autre sur la carte d’Afrique ?
Ah non, ça n’était pas un pays comme un autre ! C’était évidemment un pays particulier par rapport à mon père. Je n’y étais jamais allé, et je savais en commençant une carrière dans le foot que ce serait compliqué d’y aller. Mais c’est sûr que même si je n’avais pas été international, j’avais de toute façon prévu d’y aller, mais plutôt vers la fin de ma carrière, quand j’aurais eu plus de temps pour bien découvrir le pays et mes racines, tout simplement. Mais ça s’est fait comme ça, aujourd’hui  je connais le Bénin, et je suis très fier d’en porter les couleurs.

Vous souvenez-vous précisément de votre premier voyage en Afrique ?
C’était ma convocation pour la Coupe d’Afrique 2010 en Angola. J’y suis allé fin décembre, donc pas de Noël, pas de nouvel an en famille, et je découvrais un nouveau continent et un nouveau pays que je ne connaissais pas du tout. J’arrive à l’aéroport à Cotonou, il fait très chaud et très lourd. On m’amène à l’hôtel, et sur la route, je suis complètement dépaysé et je commence à prendre la mesure de ce qu’est le pays. La route déjà, ce n’est pas une route pour le coup, c’est une piste pas goudronnée ! Je découvre une population quand même assez pauvre. Au début c’était compliqué. J’étais déraciné, tout simplement. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour découvrir tout ça et l’appréhender au mieux. Aujourd’hui, je comprends le pays, et je sais ce qu’on représente pour les gens là-bas. Les joueurs de foot sont comme des idoles. Maintenant, quand j’y vais, j’essaie à mon niveau d’aider les gens en apportant des maillots parce que je sais que ça leur fait plaisir, de leur apporter une petite aide financière quand c’est possible. Il y a quand même beaucoup de gens qui vivent dans la pauvreté, et c’est dur à voir et à accepter. Quand je vais au stade, et que je le vois rempli de tous ces gens qui n’ont pas grand-chose et qui se raccrochent au football, c’est quelque chose de fort et de prenant sentimentalement. Ce sont des sensations uniques et très fortes.

Comment sont considérés les internationaux qui ne sont pas nés sur place. Êtes-vous considéré comme un Béninois à part entière ?
Moi, comme les autres expatriés, nous allons toujours être « les Européens ». Mais on est énormément reconnus, parce que nous sommes ceux qui ont réussi à percer dans le football européen. Pour cela, nous sommes considérés comme les fers de lance de l’équipe. On nous regarde avec des yeux grands comme ça. Même dans l’équipe, il y a des joueurs qui jouent encore au Bénin ou en Afrique noire, qui ne sont pas professionnels et qui rêvent d’être à notre place. Pour eux, nous sommes des exemples à suivre et ça nous donne une certaine responsabilité. Bien sûr, ceux qui comme moi, Jordan Adéoti ou Rudy Gestede sommes métis, on est quand même considérés comme des « Français ». Mais ce n’est pas du tout péjoratif ni agressif. Je n’ai pas de problème avec ça, je suis métis, j’ai deux cultures différentes et je les assume les deux.

Y a-t-il des anecdotes qui vous ont marqué ou vous ont surpris depuis que vous découvrez le football africain ?
Lors de mon premier voyage, lorsque nous devions partir en Angola pour la CAN 2010. Nous avions rendez-vous à 6h00 du matin dans le hall de l’hôtel pour aller à l’aéroport. Moi qui aime bien être à l’heure,  je descends tout content à 5h45. Personne dans le hall. 6h00, personne… 6h10, 6h15… Le temps passe, toujours personne. On était deux dans le hall ! On commence à chercher : tout le monde était encore en train de dormir. Du coup, je retourne dans ma chambre, mais je redescends toutes les demi-heures en me disant qu’on va bientôt partir, pour être sûr de ne pas rater le départ. Jamais personne… Au final, on est parti de l’hôtel vers 14h00 ! Bon, il faut reconnaitre qu’aujourd’hui ça va beaucoup mieux, parce que les entraîneurs qui sont passés ont réussi à instaurer une certaine rigueur, mais au début, c’était compliqué.

Une Coupe d’Afrique des Nations, comment la vit-on de l’intérieur quand on n’a pas grandi en Afrique ?


C’était une superbe expérience, déjà parce que c’était une belle compétition. Au niveau de l’organisation, nous étions dans des stades flambant neufs à l’époque, pour jouer contre des grosses équipes, j’ai croisé de grands joueurs. C’est un rêve grandeur nature, et aujourd’hui, ça reste mon plus beau souvenir dans le foot. J’espère pouvoir la revivre un jour en ayant cette fois plus de maturité, en tant qu’homme et que joueur, et pouvoir la vivre pleinement. Parce que là, j’étais encore nouveau, j’étais un peu timide, et je me dis que je n’en ai peut-être pas profité comme j’aurais dû.

Lorsqu’on repense à cette CAN 2010, on est obligé de se rappeler de la fusillade de Cabinda. Comment l’avez-vous vécue sur place ?
En fait, nous avons voyagé au moment de la fusillade, donc nous n’étions pas au courant. Lorsqu’on a atterri, j’ai vu plusieurs appels manqués de mon épouse. Quand je la rappelle, elle me demande, inquiète, comment ça va et m’explique qu’il y a eu cette fusillade. Je l’ai appris comme ça. Une fois qu’on est arrivés à l’hôtel, on en a parlé entre nous pour décider de ce qu’on allait faire. Nous avons pris la décision de rester et de jouer la compétition, mais on ne sortait jamais de l’hôtel, sauf pour aller aux entraînements et aux matches. C’était un climat lourd, c’était compliqué.

Et sur le plan sportif, qu’en retenez-vous après avoir  notamment affronté l’Egypte et le Nigeria ?


C’était difficile, mais je joue au foot pour ça, pour rencontrer de grands joueurs et de grandes équipes. Au Nigeria, il y avait John Obi Mikel, Peter Odemwingie, Taye Taiwo. A l’époque, j’avais 21 ou 22 ans, je les regardais avec des yeux grands comme ça, c’était quelque chose de magique. C’est bien de se frotter à des joueurs confirmés. Peut-être que quand on dit Odemwingie, ça ne fait pas forcément rêver, mais ça reste un joueur qui a accompli de très belles choses dans sa carrière. Je l’avais sur mon côté et c’était un sacré morceau. Pour moi ou la sélection en général, c’est bien de pouvoir se frotter à des grands joueurs, ça nous permet d’acquérir énormément d’expérience, c’est enrichissant.

Que manque-t-il au Bénin pour se rapprocher des meilleures sélections africaines ?


On en parle souvent entre nous, joueurs. On a vraiment une bonne ossature, pas mal de joueurs qui jouent dans des bons clubs, en Europe. Mais c’est vrai qu’au pays, il y a toujours des conflits, entre les ministères, la fédération, les entraineurs, etc. Il n’y a pas cette unité au sein de tout le football national par rapport à la sélection. Du coup, c’est compliqué pour nous. Par exemple, on n’a jamais ou très rarement des matches amicaux organisés pendant les trêves internationales. On ne se voit pas, alors qu’on pourrait jouer davantage ensemble, et jouer contre de grandes équipes et acquérir de l’expérience. C’est compliqué de n’être là que pour les matches qui comptent, parce qu’on n’a pas de repères entre nous. Et puis, il y a toujours des problèmes d’organisation, au niveau des primes notamment, ou des billets d’avion. Ça peut paraître des détails, mais au final, ce sont des choses qui sont hyper importantes pour que l’équipe soit dans les meilleures conditions. Parce que quand on va en sélection, on y va pour jouer au foot. Pas pour se prendre la tête avec des problèmes administratifs. Mais aujourd’hui, on  a un sélectionneur Oumar Tchomogo qui est un ancien capitaine de la sélection, qui connait très bien le football africain et européen. Il a de l’importance et une voix pour pouvoir nous représenter au niveau de la fédération et du ministère. Aujourd’hui, ça va en s’améliorant. C’est tant mieux parce qu’on a les joueurs qu’il faut pour espérer des jours meilleurs.

La qualification pour la Coupe du Monde 2018, est-elle  un objectif réaliste ?


Honnêtement, on en a déjà parlé avec Jordan (Adéoti, son coéquipier à Caen et en sélection). On sait que ça va être très très très compliqué… Mais une partie de nous se dit que c’est possible aussi. Il  a de petites équipes africaines qui ont réussi à se qualifier, comme le Togo ou l’Angola en 2006. Ils ont réussi à y aller, donc pourquoi pas nous ? Après, il faut un concours de circonstances favorables. Si jamais on arrive à sortir le Burkina Faso, il faut aussi avoir un bon tirage au sort, et que les gros matches, on arrive à les gagner. Même si les moyens sont limités, au sein du groupe on est quand même ambitieux.

Pour terminer, nous sommes obligés de parler de votre troisième équipe après Caen et la sélection : le FC Twitter dont vous vous considérez comme le meneur de jeu…
C’est vrai, je m’autoproclame meneur de jeu . C’est un outil auquel je me suis bien adapté et que j’apprécie aujourd’hui. Avec deux ou trois joueurs comme Pierre Bouby ou Nicolas Benezet, on arrive à donner une image différente du footballeur. C’est ça que les gens aiment voir : c’est qu’au final, on est des footballeurs, mais on est des mecs comme les autres, on regarde le foot comme les autres, on rêve des stars comme les autres, et on en rigole comme les autres ! On n’est pas forcément tous dans le cliché du footballeur qui ne pense qu’à lui, qu’à s’acheter de belles montres et de belles voitures. C’est pour ça que je me sers de Twitter : pour rigoler, pour faire de nouvelles connaissances, et pour donner une image plus cool du footballeur.

Est-ce important de garder le sens de l’humour, de l’autodérision, et de garder un regard décalé sur le football ?
C’est mon éducation qui veut ça. Je pense que j’ai été très bien éduqué. Avec mes parents, ce n’était pas « le foot et rien d’autre ». Quand j’ai grandi, mes parents m’ont ouvert à tout. Il se trouve que j’ai choisi le foot parce que les circonstances m’étaient favorables. Mais j’ai fait de la musique, j’ai fait de la guitare pendant des années, j’ai un Bac S, j’ai fait des études. Aujourd’hui, je suis ouvert à plein de choses, et j’essaie justement de ne pas me refermer que sur le foot. J’essaie de m’instruire, de m’ouvrir au monde, de savoir ce qui se passe ailleurs. Et je n’ai pas de mal à rigoler de moi-même.

Alors, d’après vos tweets après votre premier but, vous voilà meilleur que Messi et Ronaldo réunis, mais pour les célébrations, moins bon que Henry pour les glissades…


Meilleur buteur en Ligue 1 que Messi et Ronaldo ! Mais pour le Ballon d’Or, ça va être difficilement réalisable. Ballon d’Or de Twitter, peut-être ? La glissade, on en avait parlé avant le match : qu’est-ce qu’on fait si on marque ? J’ai dit : « Je ferai une glissade, en plus le terrain est mouillé, ça va être super ». Mais il y avait des petits graviers, et je n’imaginais pas que ça allait faire mal comme ça. J’ai réalisé dix minutes après quand j’ai vu mes genoux en sang. Je penserai à une autre célébration pour mon prochain but. Dans deux ans !

Source : Fifa.com

 

Ecureuils : (encore) blessé, Imorou sera absent contre le Burkina Faso !

Absent le week-end dernier en club, Emmanuel Imorou ne pourra pas rejoindre les rangs des Ecureuils pour la double confrontation du 12 et 17 novembre prochain contre le Burkina Faso dans le cadre du deuxième tour préliminaire de la Coupe du Monde Russie 2018.

l’arrière gauche de Caen a rechuté suite à sa précédente blessure au dos contracté au Congo il  devrait être absent pour six semaines.

Il devrait être remplacé par Antonin Kassa comme c’était déjà le cas lors des deux premières journées des qualifications de la Can 2017.

Géraud Viwami

Entretien: Adéoti « j’ai hâte de retrouver les Ecureuils »


Caen a réussi un carton plein, six points en deux journées et une troisième place méritée , le milieu défensif Jordan Adéoti, titulaire lors des deux premières journées , s’est confié à Bjfoot.com en exclusivité cette semaine. L’international béninois a fait le point de sa dernière saison, dévoilé ses objectifs pour la nouvelle et il a également évoqué son absence chez les Ecureuils à Bata en juin dernier. Entretien.

Vous avez fait 28 apparitions en Ligue 1 dont 18 titularisations pour une première saison dans l’élite, quel est votre point de vue sur votre saison personnelle ?

Cette première saison en ligue 1, elle a été mitigée. J’ai commencé été titulaire sur les dix ou onze premiers matches et ça été un peu moins le cas en deuxième partie de saison. J’espérais faire encore mieux sur le terrain mais pour une première faire 28 matches sur 38 possibles c’est déjà une bonne chose.

Donc on peut dire que vous êtes paré pour faire mieux, vous pensez avoir franchi un cap ?

Oui je le pense ! J’ai bien fini la saison dernière au poste de défenseur central cela m’a aidé. Pour cette nouvelle saison notamment dans la préparation j’étais beaucoup plus calme. Même au Vélodrome comme Marseille la semaine dernière j’ai senti que j’ai mieux aborder le match que l’année dernière avec moins d’appréhension et de pression. Cette première année d’expérience m’a fait beaucoup de bien pour démarrer la nouvelle. Et j’espère pouvoir m’installer durablement dans l’équipe cette année.

Cette année sera décisive pour vous puisque théoriquement c’est votre dernière année de contrat, vous avez déjà envisagé l’après-Caen ?

Je n’ai pas de plan de carrière particulier. Après une année en Ligue 1 j’ai juste envie de faire une deuxième très bonne saison. Il me restera une année de contrat supplémentaire si le club se maintient. Je ne suis pas entrain de planifier ce que je vais l’année prochaine. Je me concentre vraiment sur cette saison avec l’envie de faire une grosse et on verra par la suite. Après on verra avec le club ce qu’ils veulent faire de moi parce que la décision ne viendra pas que de moi.

Caen a connu une première partie de saison difficile avant de bien finir la saison, la pression du maintien ne pèse pas trop dans votre quotidien ?

Non ! On connait un peu la hiérarchie de la Ligue 1. On savait surtout l’année dernière qu’on faisait partie des équipes qui allaient jouer le maintien. On savait que ça serait difficile. La seconde année est la plus dur parce que Caen sur les dix dernières années n’a jamais réussi à enchaîner deux saisons d’affilée. On sait que ça être encore dur cette saison mais nous on ne se met pas de pression particulière, on sait qu’on a de la qualité comme on l’a démontré en deuxième partie de saison dernière. On va s’appuyer sur cela pour faire une bonne saison et assurer le maintien assez vite et se placer dans le ventre mou du championnat plutôt qu’en bas. Pour l’instant l’important c’est de prendre de points. Après la pression elle viendra et elle est venue l’année dernière quand on n’enchaînait pas les victoires. L’important c’est de se mettre en sécurité le plus rapidement possible.

Vous êtes arrivé au même moment que Manu Imorou, on dit que vous ne vous lâchez pas…

Arrivé dans un club avec quelqu’un qu’on connaissait déjà c’est beaucoup plus facile pour s’intégrer. On a été ensemble au début et on l’est toujours. On partage la même chambre quand on est en déplacement et même à domicile quand on va aux verts. On est proche. Manu (Imorou), il connaissait aussi Damien Da Silva, qu’il avait côtoyé à Clermont. On s’entend bien et ça facilité notre intégration.

Depuis novembre 2014, vous n’avez plus porté le maillot des Ecureuils, vous étiez absents en Guinée-Equatoriale, votre avenir international est-il en question ?

Je sais qu’il y a beaucoup de questions qui entourent ma non-présence en Guinée-Equatoriale. J’espère être convoqué contre le Mali à Cotonou en septembre prochain. Si je reviens en sélection je vais m’expliquer devant le peuple béninois en ce qui concerne mon absence. Mais ce n’était pas du tout dans le but de privilégier mes vacances comme les gens disent. C’était pour d’autres raisons. J’ai toujours répondu à la sélection en matches amicaux comme officiels. J’étais là en Tanzanie en octobre et au Maroc en Novembre dernier. Je ne pouvais pas privilégier mes vacances pour privilégier un match aussi important de qualification pour la CAN 2017. Je m’expliquerai quand je serai au Bénin et j’espère que ce sera le mois prochain. Je n’ai pas abandonné ma carrière internationale j’ai envie d’aider mon pays, de continuer avec la sélection nationale parce que ça me tient à cœur de faire quelque chose au pays, rendre fiers les béninois et surtout mon père aussi. Réussir quelque chose avec la sélection ce serait vraiment merveilleux d’aller à la Can et de faire un résultat. J’ai hâte de retrouver la sélection, j’ai envie de me battre pour les Ecureuils et ça changera jamais.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Caen: Adéoti au repos, retrouvailles pour Imorou

15e en Ligue 1, Caen entrera en lice ce soir en coupe de la Ligue contre Clermont. Le milieu défensif Jordan Adeoti (11 matches en club – 1 avec les Ecureuils) est laissé au repos par son coach Patrick Garande qui a décidé de faire tourner. L’ancien toulousain n’est donc pas convoqué. Emmanuel Imorou (4 matches cette saison en Ligue 1, photo) de retour de blessure, depuis deux semaines,sera bien présent , lui qui a besoin d’enchaîner les matches pour retrouver ses pleines sensations. Ce sera d’ailleurs un match particulier sur le plan émotionnel puisqu’il affrontera ses anciens coéquipiers. Imorou a porté les couleurs de Clermont , ces deux dernières saisons en Ligue 2. Avec les Auvergnats il avait disputé 62 rencontres et marqué une fois. Ce sera une soirée de retrouvailles pour lui.  Coup d’envoi , 20 heures française.

Géraud Viwami

Caen: Imorou de retour contre Bordeaux demain.

Blessé à la cuisse contre Lille lors de la 2e journée , l’arrière gauche Emmanuel Imorou fera son retour à la compétition demain 17h française contre Bordeaux pour le compte de la 10e journée de Ligue 1. L’international béninois figure dans le groupe convoqué par Patrick Garande. après sept semaines d’absences , Imorou devrait débuter comme titulaire sur son coté gauche.

Géraud Viwami

Caen: Imorou indisponible six semaines

Sorti à la 32e minute, suite à une blessure musculaire , contre Lille , le vendredi dernier , l’arrière gauche international béninois de Caen sera indisponible six semaines. Il pourrait faire son retour à la 10e jours lors du déplacement à Bordeaux.
Géraud Viwami.

France/Ligue 1-J2 : Imorou blessé, gros match d’Adéoti et Caen est frustré !

Après une première plutôt réussie face à Evian, Caen gardera un gout amer de cette deuxième journée face à Lille. Solides et organisés les caennais vont perdre deux joueurs sur blessure. D’abord, à la 34e Emmanuel Imorou , pourtant bien dans son match , se blesse tout seul aux quadriceps. Il devrait être absent quelques semaines. A la reprise Mathieu Duhamel, le buteur-providentiel aussi est obligé de quitter les siens, touché à la cheville. Le coup du sort inattendu intervient à la 67e , l’arbitre , Mr Desiage accorde un pénalty inexistant sur un tacle propre de Dennis Appiah. Ce dernier sera d’ailleurs exclu. Double peine donc. Le belge Divock Origi ne tremble pas et transforme le tir . 1-0. Derrière Caen pousse en vain. Frustré, Joran Adéoti (photo),titulaire , sans doute l’un des meilleurs caennais ce soir écope d’un jaune à la 75e minute. Lille s’impose 1-0, Caen ne digère pas.
Malgré un bon match, Caen n’obtient même pas un nul face à des lillois qui n’auront pas montré grand-chose, c’est ça aussi la Ligue 1.

Géraud Viwami

Perf’ des béninois : doublé de capitaine-Johnson, Boco et Gounongbé aussi buteurs, neuf titulaires.

Pour la première édition de la perf des béninois que vous retrouverez après chaque journée le résumé des performances des joueurs béninois évoluant à l’étranger pendant le weekend précédent. Les béninois évoluant en France et Angleterre ont repris, Koukou , Adéoti , Gestede, Ogounbiyi , Tinhan , Adénon, Boco, Johnson et Gounongbé tous les neufs béninois qui ont joué ce weekend étaient titulaires. Propulsé capitaine à Coventry, Johnson a signé un doublé pour sa première, Gounongbé et Boco aussi ont marqué. Point complet.

Belgique J3 : Gounongbé offre un point à Westerlo

En déplacement sur le terrain de Beveren, Westerlo a ouvert le score grâce à Frédéric Gounongbé à la 71e minute. Malheureusement sept minutes plus tard ils vont concéder l’égalisation. 1-1 score final. Westerlo est toujours invaincu après trois journées et partage la tête du championnat avec Anderlectch , Bruges et Gent , qui comptent le même nombre de points. 7.

France

Ligue 1-J1 : Première magique pour les néo-caennais

Ils étaient tous les deux titulaires pour leur première apparition en ligue 1 , Jordan Adéoti était aligné au milieu et Emmanuel Imorou sur le côté gauche de la défense caennaise. En déplacement à Annecy , Caen s’est régalé face à Evian , un succès surprenant 3-0 pour le promu qui vire en tête à l’issue de cette première journée. Tous les buts étaient inscrits en première période par Kanté (12e) et Duhamel (32e et 37e).

Ligue2 –J2 : Avec Koukou, Niort cale encore

Niort devra patienter pour signer sa première victoire de la saison. Après le nul (1-1) obtenu à Laval il y a une semaine, Niort a concédé un deuxième nul d’affilée, vendredi dernier à domicile contre Brest. Koukou a enchainé sa deuxième titularisation de la saison. Il a disputé l’intégralité de la rencontre. Quant au gardien, Saturnin Allagbé , ménagé après son retour du Malawi, il n’était pas dans le groupe. Au classement Niort, invaincu est 13e avec deux points.

National J1 : des débuts au ralenti pour Adénon, Ogounbiyi et Tinhan

De retour à la compétition, le défenseur Khaled Adénon était titulaire avec Luçon qui recevait Avranches. L’entrée en matière s’est soldé par un nul vierge. Même résultat pour Ogounbiyi aligné d’entrée pour ses débuts avec le Paris Fc qui accueillait le CA Bastia. Enfin, le milieu offensif Jonathan Tinhan aussi a débuté avec Istres par une défaite à domicile contre chambly 3-2. Malgré l’ouverture du score matinale de Dabo à la 2e minute, les istréens vont s’effondrer, Diawara 30e , Heinry 39e et Popelard 57e sont passé par là. Dabo s’offrira tout de même le doublé à la 72e. Tinhan a fait tout le match.

Angleterre

Championship J1 : Gestede entame par des retrouvailles

Blackburn a dû se contenter d’un point en ouverture de la Championship (D2 anglaise) , le vendredi dernier. Les Rovers accueillaient, Cardiff fraîchement relégué de la Premiere League. Face à son ancien club, Rudy Gestede, titulaire n’a pas marqué. Jones a ouvert le score pour les visiteurs à la 18e minute qui ont rétabli la parité grâce à Crainey à la 40e minute.

League One-J1 :

Doublé de capitaine- Johnson, Coventry perd sur le fil

On aurait pu parler de débuts fracassants pour Réda Johnson avec Coventry en League One (D3 Anglaise) où il est nommé capitaine malgré qu’il soit arrivé cet été. En déplacement à Bradford, Coventry a perdu 3-2 malgré un doublé du défenseur international béninois qui rétabli la parité pour les siens deux fois, 40e et 89e minute suite à des réalisations de Hanson à la 27e et Sheehan à la 49e sur pénalty. Malheureusement Coventry va perdre sur un troisième but encaissé dans les arrêts de jeu. Hansen s’est offert le doublé salvateur. Aligné à gauche dans la défense à trois du coach Pressley , l’ancien amiénois s’annonce déjà comme un guide dans une division où il a déjà connu une promotion avec Sheffield Wednesday .

Boco buteur décisif Chesterfield

Dans le même championnat, Romuald Boco débute bien avec Chesterfield par un succès 2-1 à l’extérieur devant Leyton Orient. Titulaire en position de milieu offensif, l’international béninois à montrer la voie du succès à ses coéquipiers en ouvrant le score dès la 7e minute. Doyle corse l’addition à la 79e minute avant que Henderson réduise l’écart la 83e minute.
Géraud Viwami.

Caen : Destins croisés pour Adéoti et Imorou

Depuis le départ de Stéphane Sèssegnon en janvier 2011, il n’y avait plus d’international béninois en ligue 1 française, ce soir Jordan Adéoti et Emmanuel Imorou, coéquipiers chez les Ecureuils, ont fait leurs débuts dans l’élite de l’hexagone avec le SM Caen. Une large victoire 3-0 devant Evian.

Ils ont évidemment le sourire après cette première rêvée. D’abord ils étaient titulaires ensuite ils enregistrés avec la manière un succès 3-0 contre Evian, Jordan Adéoti (25 ans) et Emmanuel Imorou (25 ans). Le premier a évolué en sentinelle au milieu à trois de Grande et le second était aligné sur le flanc gauche de la défense. Caen devient d’ailleurs leader du championnat en attendant les matches de demain. Pas mal pour commencer.

Imorou a réussi son pari

Transféré gratuitement en provenance de Clermont pendant cet été, l’arrière gauche a vite gagné son statut de titulaire dans sa nouvelle équipe. Après la première division portugaise avec Braga, il a découvert la ligue 1 ce soir. Après son expérience lusitanienne pas très heureuse, il a réussi son pari de relance à Clermont en ligue 2 pendant deux saisons avant de faire le saut en ligue 1. Caen, fraichement promu, le suivait depuis plusieurs mois et il n’a pas hésité à s’engager. Ce soir il était titulaire à Annecy et il savoure cette première presque idéale hors mis l’avertissement en fin de match. »On ne pouvait pas rêver d’un meilleur départ » conclu t-il après le match sur son compte Twitter.

Adéoti est reparti de loin

Il est professionnel depuis deux ans seulement pourtant à voir sa prestation ce soir il s’annonce comme déjà comme une pierre angulaire du jeu caennais. Positionné en milieu récupérateur, il a beaucoup travaillé défensivement et orienter le jeu de son équipe. Et dire qu’il y a huit ans il quittait le centre de formation de Toulouse, qu’il affrontera bientôt lors de la 5e journée. Adéoti a dû rouler sa bosse en Cfa avec Colomiers pour finalement signer pro à l’été 2012 avec Laval en Ligue 2. Fort de caractère et travailleur, en deux saisons chez les Tangos il s’est révélé constant dans ses performances et attirent plusieurs clubs de ligue 1 qui le suivent. En fin de contrat cet été, il a choisi Caen en toute logique et il semble y prendre déjà ses quartiers.

En 2011, quand Imorou signait à Braga , Adéoti jouait encore à Colomiers en CFA pourtant ce soir ils ont débuté ensemble en Ligue 1. Leurs destins étaient croisés….
Géraud Viwami

LFP: 1500 euros d’amende et trois matches de suspension pour Imorou

Impliqué dans une affaire de paris illégaux la saison dernière Emmanuel Imorou a été sanctionné par la LFP. Rappelons les faits , Imorou avait parié sur une défaite de Clermont en ligue 2 la saison dernière alors qu’il était titulaire avec les auvergnats. Or la Ligue de Football Professionnel interdit aux joueurs professionnels ce genre de paris. Imorou figurait dans le groupe des joueurs dont les cas étaient plus grave.

Les sanctions sont tombées ce weekend , si la LFP s ‘est montrée relativement clémente , Imorou fait logiquement partie des joueurs les plus sévèrement réprimandés. Le néo-cannais , écope d’une amende de 1500 euros et trois en matches de suspension avec sursis. L’avocat Sébastien Deneux, président de la commission de discipline de la Ligue a expliqué les sanctions «Si eux cinq ont été un peu plus sanctionnés, c’est parce qu’ils étaient titulaires dans leurs clubs et qu’il s’agit de joueurs aguerris, et non de jeunes qui n’ont pas disputé un seul match avec leur club».

Espérons que Manu a retenu la leçon.

Géraud Viwami.

Journal des transferts : Allagbé est Niortais ! Le Standard de Liège a ciblé Tamou, L’USM Harrach est sur Bessan, Lens s’intéresse à Dossou, Mounié est passé pro à Montpellier et Imorou a été présenté à Caen.

Bjfoot , vous résume en exclusivité l’actualité du mercato des joueurs béninois évoluant au Bénin comme à l’étranger, chaque vendredi. Episode 3.

Niort : Allagbé a déjà signé !

Presque tout était déjà conclu avant qu’il n’embarque de Cotonou avec son coéquipier en sélection Djiman Koukou , niortais avant lui. Saturnin Allagbé (1m90, 20 ans) était arrivé à Niort pour s’engager avec le club et débuter la préparation dans la foulée. C’est chose faite depuis mardi dernier après la traditionnelle visite médicale, le gardien numéro un des Ecureuils a signé un contrat de trois ans avec Niort, club de Ligue 2 française. Il quitte donc l’Aspac dont il était le numéro un dans le championnat béninois depuis 2009. Une progression méritée pour ce jeune gardien qui avait déjà effectué un essai à Bordeaux l’été dernier. A Niort il arrive en concurrence avec Bobe (19 ans ) et Delcroix (25 ans). Formé au centre Taneka, il a débuté la préparation avec ses nouveaux coéquipiers « C’est un moment unique, un premier contrat professionnel pour un gardien en plus, maintenant il faut prouver en gardant la tête sur les épaules » nous a-t-il confié.

Le Standard de Liège a ciblé Afissou Tamou

Le jeune attaquant de l’Aspac, Affissou Tamou (photo ; 18 ans) pourrait bien faire le grand saut aussi. Auteur d’une bonne saison sous les couleurs de l’Aspac, il a été repéré à Cotonou par la direction technique du Standard Liège lors d’un stage de détection. Il devrait rallier le club belge très prochainement pour passer un essai. Arrivé à l’Aspac il y a un an il pourrait bien partir plutôt que prévu. Annoncé comme un crack de standing mondial, selon nos informations l’international béninois est également suivi des clubs français de Ligue 2 et des équipes réserves de première division.

USM Harrach est sur Jacques Bessan

En terminant meilleur buteur de son club avec 10 buts et une promotion en ligue 1 tunisienne à la clé, Jacques Bessan (21 ans) est un buteur courtisé actuellement. Si les dirigeants de Zarzis négocie une prolongation, les performances de l’international béninois ne sont pas passées inaperçues. L’USM Harrach, club de première division algérienne est très chaud sur l’ancien attaquant de Soleil. Une information confirmée par nos confrères algériens de Elkhabarerriadhi. Le club serait même en contact avancés avec Bessan. Seul bémol, ils ne sont pas seuls et le joueur ne semble pas encore emballé par leur proposition.

Lens s’intéresse à Dossou

En quête de renforts pour son retour en Ligue 1, le RC Lens s’est renseigné sur l’ailier béninois, Jodel Dossou (22 ans). A un an du terme de son contrat, le joueur de Salzburg pourrait bien faire ses valises. Les sangs et or sont très intéressés par le profil de l’international béninois pour palier le départ d’Edgar Salli, le camerounais prêté par Monaco qui a rejoint son club d’origine. Les lensois ont approché Dossou au début du mois de juin alors qu’il était en vacance en France. Entre la saison qui l’attend Salzburg avec une ligue des champions à la clé et ses six bons dernier mois, on imagine mal le joueur rejoindre la France. A suivre….

Le jeune attaquant Steeve Mounié est passé pro

Né à Parakou, d’un père français et d’une mère béninoise Steve Mounié (19 ans) a signé son premier contrat professionnel de trois ans avec Montpellier. L’attaquant franco-béninois qui revenait d’une longue blessure au genou aura d’abord à s’imposer en équipe réserve avant d’espérer intégrer le groupe des pros avec Courbis. En attendant il sera avec un autre franco-béninois, Joris Ahlinvi. Mounié figurait dans les petits papiers du sélectionneur junior pour la Can 2013 mais il n’a jamais été convoqué avec une quelque conque sélection des Ecureuils. Bien sûre il ne faut pas le confondre avec Anthony Mounier qui évolue avec l’équipe première de Montpellier, ils n’ont aucune affinité d’ailleurs.

Caen a présenté Imorou

C’était dans les airs depuis plusieurs semaines et l’officialisation est intervenue cette semaine, l’arrière gauche Emmanuel Imorou (25 ans) a fini par signer un contrat de trois ans avec le Stade Malherbe de Caen, ligue 1 française. Il quitte donc Clermont où il était arrivé en fin de contrat, après deux saisons de relances suite à son expérience manquée à Braga au Portugal. Manu fera ses débuts dans l’élite française cette saison.
Géraud Viwami