Fédération béninoise de football : Bernard Hounnouvi confirme les élections pour le 4 février au Bénin Marina Hôtel

 

La Fbf pourrait rentrer dans un vide juridique où l’application des statuts deviendrait caduque. C’est ce qui inquiète certains acteurs notamment les clubs. Dans le respect des textes, confie-t-il, Bernard Hounnouvi a donc décidé de rester fidèle à sa démarche et surtout de respecter la demande des clubs pétitionnaires. Le Directeur Exécutif réaffirme qu’il reste le seul et unique de la Fbf et a soulevé plusieurs autres points. D’abord il s’est dissocié des 12 démissionnaires qui eux, « sont des élus » alors que lui « est un exécutif ». En évoquant le blocage des comptes, le Directeur Exécutif a expliqué que les  trois différentes banques pour changer les signataires des comptes devront recevoir un procès-verbal issu d’une assemblée générale élective. Ce qui n’est pas encore le cas. L’accès aux comptes ne saurait être autorisé, en conclut-il, parce que les banques ne reconnaissent pas la Fifa, mais la fédération béninoise et ses statuts.

En évoquant le match contre la Côte d’Ivoire, Bernard Hounnouvi s’est inquiété de la lenteur envisagée au niveau de la Fifa par certains acteurs. Ce qui mettrait l’équipe nationale du Bénin dans  une situation difficile quant à l’organisation.

Bernard Hounnouvi a ensuite déploré « les propos méprisants de Mohamed Iya, chef de délégation qui l’a qualifié de Directeur exécutif sortant alors qu’il a reçu les membres cooptés par Anjorin. On n’est pas aussi bête au Bénin pour être traité comme des enfants».

Enfin, Bernard Hounnouvi a montré une pétition de 20 délégués ayant au total 29 voix sur 51 à l’assemblée générale et qui ont décidé de boycotter la 17e journée des championnats professionnels de Ligue1 et Ligue2.

Aubay

Lire la déclaration de Bernard Hounnouvi

 (…)Aux dires de Monsieur IYA Mohamed, chef de ladite mission conjointe, elle est venue officiellement au Bénin pour rencontrer tous les acteurs du football béninois afin de  tenter un  dénouement heureux à  la crise qui mine la Fédération Béninoise de Football depuis le 20 décembre  2010.

A cet effet, un programme conçu unilatéralement par le Président ANJORIN Moucharafou lui a été remis. Les personnes à rencontrer ont été retenues par le Président ANJORIN. Dans ce programme, le Directeur Exécutif de la Fédération Béninoise de Football que je suis jusqu’à nouvel ordre, a été exclu. C’est pourquoi, dès notre arrivée dans la salle de réunion à l’hôtel le Palais à Porto-Novo le vendredi 28 janvier 2011, le chef de délégation a estimé qu’il ne pouvait pas m’admettre à la séance car je ne suis plus reconnu par la FIFA. Alors, il lui a été demandé d’exhiber la correspondance de la FIFA qui le spécifie clairement. Il s’est mis à fouiller ses affaires quand Monsieur Primo Carvaro a sorti le courrier du 23 décembre 2010 qui parle plutôt de la non reconnaissance du processus électoral lancé par le Directeur Exécutif et non par l’ex ou l’ancien Directeur Exécutif. Cependant, il nous a demandé de les excuser d’abord. Ce que nous avons fait.

          Mais, sur insistance du collège des 12 démissionnaires et sachant qu’il devait recevoir l’ensemble de l’équipe d’ANJORIN avec ses membres cooptés et son Directeur Exécutif,  Monsieur IYA Mohamed et son équipe, ont fini par me recevoir et m’écouter pendant 60 minutes environs.

Les échanges ont porté essentiellement sur :

–         L’interprétation de l’article 41 des statuts de la FBF ;

–         Le remplacement des 12 démissionnaires par les 3 membres non démissionnaires ;

–         La poursuite du processus électoral en cours malgré la correspondance de la FIFA du 23 décembre 2010 ;

–         La nomination d’un nouveau Directeur Exécutif par ANJORIN ;

–         La non ouverture des comptes de la FBF malgré la même correspondance ci-dessus visée ;

–         Ma connaissance de la crise  et possibilité de réconciliation entre les différentes parties.

Me fondant sur les Statuts de la Fédération Béninoise de Football ratifiés par l’Assemblée Générale le 23 Novembre 2010, j’ai apporté les réponses adéquates qu’il fallait au point où ils ont reconnu que le bureau composé par ANJORIN et le Directeur Exécutif qu’il a nommé n’ont aucune légitimité. Mais, ils ont réitéré leur intention de ne pas reconnaître le bureau qui sera issu des élections du 4 février 2011. Selon eux, il s’agit d’une mauvaise interprétation de l’article 41 qui manquerait de précision. Mais,  ils n’ont pas pu dire clairement si à trois (03) les membres non démissionnaires pouvaient délibérer et prendre une quelconque décision devant engager la vie de la Fédération.

S’agissant  de la non ouverture des comptes, je n’ai fait observer qu’il ne me revient pas de faire débloquer les comptes, mais qu’il fallait les statuts, le procès-verbal de l’Assemblée générale élective qui a consacré la légitimité du nouveau bureau d’ANJORIN  et/ou le procès- verbal de passation de service entre les Directeurs Exécutifs pour permettre aux banques de s’exécuter.

Mesdames et messieurs les journalistes, l’objet de notre présente sortie médiatique est recommandée par les propos méprisants, outrageants tenus par le Chef de mission Monsieur IYA Mohamed lors de sa conférence de presse tenue au siège de la Fédération Béninoise de Football le vendredi 28 janvier 2011 après les différentes rencontres où il disait qu’il a reçu de façon informelle le Directeur Exécutif sortant. Monsieur IYA doit savoir qu’avant de parler de sortant il faut qu’il y ait un entrant ; ce qu’il n’a pu dire. Il s’agit là d’un mépris vis-à-vis  de notre institution, de ses membres dirigeants et de tous les membres  de la FBF. Car, nous avons été nommés régulièrement par le Comité Exécutif légalement élu en Assemblée Générale. Monsieur IYA n’a pas pu dire au cours de sa conférence, que ni le bureau coopté d’ANJORIN et son directeur exécutif n’ont aucune légitimité et que tous les actes posés par eux sont nuls et de nuls effets. Pour lui, les réunions se tiennent (quelles réunions et avec qui ?), les matches se jouent, c’est cela l’essentiel.

Ce qui nous paraît quand même curieux, lors de la crise du football togolais, Monsieur Primo Carvaro et Monsieur Jacques ANOUMA de la Côte- d’Ivoire, après avoir constaté que sur 12 membres 5 ont démissionné, ont dit clairement que le Comité Exécutif ne pourra plus délibérer faute de quorum (2/3 des membres). Par conséquent, il faut aller aux élections. Pourquoi alors au Bénin, il y a tant de tergiversation ? Pourquoi veut-on tordre le cou aux textes en cherchant la petite bête, en trouvant des insuffisances par ci par là ?

Le Directeur Exécutif que je suis toujours, est au service du Comité Exécutif et de l’Assemblée Générale de la FBF à qui je dois rendre compte.

Ainsi, conformément donc aux pouvoirs  qui  me sont conférés par les dispositions statutaires et au regard des différentes pétitions signées par 3/5eme des délégués ayant voix délibérative à l’Assemblée Générale, nous maintenons la date du 4 février 2011 pour la tenue de l’Assemblée Générale élective. Toutefois, si entre temps une correspondance venait de la FIFA  dans ce sens, elle sera soumise à l’Assemblée Générale qui en décidera.

Pour finir, je voudrais rappeler que conformément à l’article 20.6, les organes de la Fédération Béninoise de Football sont, soit élus, soit désigné par la FBF elle-même sans influence extérieure et conformément aux procédures décrites dans les présents statuts.

Je vous remercie”

Menace de boycott sur la reprise du championnat : Des clubs et arbitres sous le coup de sanctions

requins et mogas espèrent reprendre la compétition

« La crise qui secoue la Fbf dans les couloirs du pouvoir n’est pas de nature à empêcher que le football continue sur le terrain. » Cette déclaration d’un haut responsable du football béninois n’est peut-être pas partagée par tout le monde…

 

Aubay

 

Entre règlement de comptes sur fond de crise, des dirigeants de clubs entendent instrumentaliser la Ligue1. Et pourtant, on a du mal à comprendre pourquoi. Selon les uns, les textes de la Fbf n’empêchent pas la ligue de fonctionner normalement, malgré la démission du président Ajavon, un comité de gestion est en place et fonctionne correctement. Utiliser le championnat comme arme reste un exercice à haut risques pour ces derniers.

La semaine écoulée, sur le plateau de Golfe Tv Ignace Yètchénou, chargé de communication de Tonnerres Fc, actuel leader de la Ligue1 a clairement dit que son équipe serait présente à la reprise. Même si le président Valère Glèlè de Tonnerres Fc s’est rangé pour le moment du côté du clan Anjorin-Didavi. Certaines sources feraient le lien facilement entre les dirigeants de la Jeunesse athlétique du plateau (appartenant au clan Didavi), leur appartenance au clan Anjorin et une possible fronde. D’autres citent pêle-mêle tous les clubs dont les dirigeants se retrouvent dans le bureau non-reconnu mis sur pied par le président Anjorin.

D’une part du côté de la ligue, on s’en tient aux engagements pris et aux textes. « Légitimement, les clubs bénéficient de subventions de la ligue et de ses sponsors. Ceci les oblige à produire le spectacle attendu», confie une source anonyme. D’autre part, la comparaison ne saurait être faite avec les championnats organisés les années précédentes par la fédération, sans réelle subvention apportée aux clubs.

Enfin, et on pourrait commencer par là, les textes de la ligue sont formels : en cas de forfait, le club risque une relégation automatique en division amateur.

Entre les textes et la politique, que choisiront les clubs et leurs présidents ? Entre le jeu et les intérêts de couloirs dans la crise, le cœur a tant balancé que même la raison semble balancer. Et pourtant, il va falloir jouer, car pour l’instant, personne ne sait quelle issue aura la crise. Les cas d’Asos, Unb et Energie laissés en rade après les élections à la Fbf en août 2009 sont là pour nous édifier.

Encadré

7 arbitres et 14 assistants : La lourde responsabilité de relancer la machine

Selon la procédure habituelle, le tirage au sort des arbitres des 7 matches du week-end prochain a effectué au siège de la Fbf hier mardi. Il reste maintenant à la fédération à transmettre cette liste à la ligue afin qu’elle procède au paiement des divers frais de mission. En général, selon nos sources, la transmission de la liste est attendue au plus tard demain jeudi.

« Ces 21 juges centraux et assistants, quelque soit leur provenance ont le droit et le devoir d’assurer une reprise effective du championnat » signifie un président de club qui prône la neutralité dans la crise. Ceci afin de démontrer, selon la plupart des acteurs, que la crise qui secoue le football n’a pas atteint le rectangle vert. Du côté des textes, les arbitres qui n’honoreront pas leurs engagements risquent de fortes sanctions. Voici les noms des arbitres et assistants de la 14e journée.

Matches et arbitres de la 14e journée

Tonnerres – Mogas / Arbitre : Koolé Germain ; Assistants : Viagninon Corneille – Aitchémon Cosme

Dynamo – Panthères : Sitou Rafiatou ; Zountchémé Jacques & Louis Sonia

Cifas – Kraké : Bada Edgard ; Houdanvi Tomabé  & Salifou Noussirath

Mambas – Buffles : Dégboé Joseph ; Djidonou Junior & Gérard Daoude

Requins – JAP : Zodéhougan Marius ; Bello Razack & Bonou Martial

Avrankou – Aspac : Igué Brice ; Attoyo Hilaire & Houloumè Gabin

Dragons – Soleil : Egounleti Martin ; Kouton Narcisse & Ogoudédji Sylvain

Football et Crise nationale des structures de placements d’argent : Modeste Kérékou sans moyens, face au défi du 25 juillet ?

 

Le stage des Ecureuils de moins de 20 ans a débuté sur le terrain, mais dans les arcanes administratives, ministère et fédération continuent leur sport favori : l’improvisation et la mauvaise coordination. Si Modeste Kérékou, nouveau ministre des sports à l’excuse de la crise nationale des structures de placement (Icc-gate), l’excuse des moyens n’est pas forcément la bonne. Le temps passe, et évidemment on ne sait de quoi le 25 juillet sera fait.

Le football : Pas une priorité à l’heure actuelle

Ils sont loin les années 2007, 2008 et 2009 où le président réglait les problèmes des Ecureuils en un tour de bras. L’argent a coulé à flots pour le bonheur des joueurs et de leurs responsables. Les temps sont durs. Le budget de l’Etat prévu à 1000 milliards de nos francs est ramené à 600. Et pourtant, ça chauffe toujours. La coupe des nations seniors a pompé plus de 2 milliards dans les caisses de l’Etat pour un résultat bien connu : la dissolution des Ecureuils.

Les mois sont passés et le milliardaire Ajavon, mécène du sport-roi, président de la ligue du football professionnel, mais surtout et avant tout grand importateur de divers produits agro-alimentaires est en froid avec l’Etat. Son business est mis en péril par des décisions concernant la Douanes. On vous passe des détails.

A cette double-crise s’ajoute la plus grande « banqueroute» des sociétés privées de placement illégal d’argent. L’Etat a laissé faire, les barons du régime tombent, les ministres encore dans le gouvernement ont dont droit chaque jour ou presque, à un conseil des ministres. Modeste Kérékou qui s’est annoncé il y a quelques semaines comme le manager-joueur d’une équipe qui veut gagner ses matches, devra attendre. Rester solidaire de l’équipe gouvernementale. S’occuper de toutes choses, sauf vraiment des dossiers du sport en général et du football en particulier. La présidence lui bouffe tout son temps. Au football, on parle du temps réglementaire. Pour en revenir à nos moutons, les Ecureuils juniors en l’occurrence, l’échéance c’est le 25 juillet. Pas de moyens financiers conséquents de l’Etat, face à un budget officiel pour les deux matches, qui dépasse largement les 250 millions de nos francs.

Alain Gaspoz qui semble comprendre le ministre Kérékou et sa situation, devra avec son équipe, limiter la casse le 25 juillet avec une ossature locale peu aguerrie. Ceci, en espérant que l’Etat reprenne ses responsabilités et que l’Icc-gate entre-temps, n’aurait pas emporté tout ce qui reste de l’Etat…

Aubay