Affaire Fbf : La décision qui dit stop au gouvernement et à Anjorin

 

-Le juge de l’exécution  ordonne  à l’Etat béninois d’avoir à cesser tous troubles sous astreintes comminatoires de 1.OOO.OOO FCFA par jour de résistance

 

-Enjoigne  à ANJORIN Moucharafou de remettre les clés des bureaux de la FBF sous astreintes comminatoires  de 200.000 FCFA par jour de résistance

 

 

 

Dossier ATTOLOU Victorien et  autres

 

C/

 

ANJORIN Moucharafou et autres

 

 

 

Statuant publiquement  et contradictoirement  à l’égard de ANJORIN Moucharafou  et par défaut réputé contradictoire  à l’égard de l’AJT

 

Nous déclarons compétent

 

Rejetons les moyens de ANJORIN Moucharafou à voir déclarer irrecevable les moyens des demandeurs

 

Disons  que la non exécution de l’arrêt  N° 25/ 2012 du 12 juillet 2012  n’est imputable ni à ANJORIN Moucharafou, ni à Didier Aplogan mais à l’Etat béninois

 

Ordonnons  à l’Etat béninois d’avoir à cesser tous troubles sous astreintes comminatoires de 1.OOO.OOO FCFA par jour de résistance à compter de la notification de la décision et enjoignons  à ANJORIN Moucharafou de remettre les clés des bureaux de la Fédération sous astreintes comminatoires  de 200.000 FCFA par jour de résistance

 

 Condamnons l’Etat béninois  à payer 5.OOO.OOO FCFA à titre de dommages et intérêts

 

Dit n’y  avoir lieu à exécution à provisoire

 

 

 

 

 

Affaire crise Fbf / Athanase Bocco, président des Requins : « Il faut laisser le droit s’appliquer»

 

athanase bocco, président des Requins

 

La crise d la Fbf a deux ans. A la veille de ce triste anniversaire, une décision condamnant Moucharafou Anjorin pour rébellion contre une décision de justice et le gouvernement béninois pour voie de fait contre Victorien Attolou est intervenue. Athanase Bocco, président des Requins, livre son analyse de la situation et dresse les perspectives. Sans concession.

 

Propos recueillis par Aubay

 

« Une décision de justice s’impose à tous »

« Je suis rentré il y a 24 heures de Paris (ndlr : mercredi dernier), et je pense que l’important dans cette décision est que Moucharafou Anjorin a été une fois encore débouté par la justice béninoise dans le dossier de rébellion à une décision de justice. Je l’avais dit dans vos colonnes que toute décision de justice s’impose à tout le monde. Je réitère cela.

 

« Le Bénin n’était pas en danger comme on l’a fait croire…. »

Pour moi, le gouvernement a cru à un moment donné qu’on avait des relations légales en quelque sorte avec la Fifa. Des relations telles que celles conclues par l’assemblée nationale, ou des chartes. Ce qui n’est pas le cas. C’est l’Ong Fbf qui est affiliée à la Fifa, et non le pays. Dans ce cas donc le Bénin n’était pas en danger. On a fait croire au chef de l’Etat que si la décision de prise de service par Victorien Attolou était exécutée jusqu’au bout, le Bénin serait radié du football. Cette fois-ci je ne pense pas qu’on puisse encore induire le chef de l’Etat en erreur.

 

Le gouvernement a des problèmes économiques à régler

Le problème actuel du gouvernement est purement économique et il faut trouver des solutions. Je crois qu’il faut laisser le gouvernement s’occuper de cela et qu’on laisse définitivement le football à ceux qui peuvent s’en occuper. Il est temps que les hommes d’affaires, les administrateurs et les gestionnaires rejoignent le monde du football pour qu’enfin ce soit quelque chose de respectable et respecté.

« Il faut les laisser le droit s’appliquer »

J’ai toujours été optimiste et je n’ai jamais manqué d’objectivité dans cette affaire. Je crois en la justice de mon pays qui a prouvé sa liberté en disant le droit. Il faut remercier ces personnes-là. Il faut laisser le droit à présent s’appliquer.

Je suis resté dans les hautes sphères du football au Bénin, les gens leurs problèmes est qu’ils sont dans un système qui leur permette de faire n’importe quoi. C’est le cas de ce match à Oman dont votre quotidien a parlé jeudi. Dans le prochain classement Fifa, il serait tenu compte de ce match et on peut perdre des points pendant qu’Oman en gagnerait à coup de pétrodollars. Des membres de la fédération ont dû être intéressés pour accepter faire ce genre de match sans les vrais joueurs. Il y a un problème.

« Nous gagnons, nous restons ! »

Il y a deux ans, j’ai dit que si nous gagnons, nous restons, et que si nous perdons, nous partons. Je le réaffirme ici, il n’y aura pas de demi-mesure. Nous ne travaillerons avec personne d’autre qui soit de l’ancien système.

Pour ce qui est du délai, dès que nous aurons la minute de la décision, nous allons enclencher le mouvement. Et il faut savoir que toute décision de justice vous poursuit. Ceux qui vous supportent et vous encouragent à braver la justice ne seront pas là demain avec vous face aux conséquences. En ce moment, il faut être objectif et exécuter la décision. Nous ne demandons pas autre chose. Nous avions respecté la décision de l’exécutif il y a quelques mois. Nous sommes restés tranquilles, sans même faire de marches pacifiques.

 

« C’est de gestion et de bonne gestion qu’on parle »

Pour le public, je dis que nous sommes presque au bout. Pour les hommes d’affaires, ils doivent comprendre que nous sommes dans un business. Vous transférez un ou deux joueurs et vous êtes bien. Toute cette crise avec l’analphabétisme, l’irréalisme etc. ont fait que dans le cas de Sessègnon par exemple, les Requins n’ont rien reçu. Il faut y croire, car c’est un commerce comme les autres. Il faut connaître les textes et les appliquer que dans d’autres domaines. C’est de la gestion et de la bonne gestion qu’on parle. Tout le monde n’a qu’à venir. Je remercie en fin les supporters des Requins pour la protection qu’ils m’offrent et leur soutien indéfectible.»