Affaire Fbf : La décision qui dit stop au gouvernement et à Anjorin

 

-Le juge de l’exécution  ordonne  à l’Etat béninois d’avoir à cesser tous troubles sous astreintes comminatoires de 1.OOO.OOO FCFA par jour de résistance

 

-Enjoigne  à ANJORIN Moucharafou de remettre les clés des bureaux de la FBF sous astreintes comminatoires  de 200.000 FCFA par jour de résistance

 

 

 

Dossier ATTOLOU Victorien et  autres

 

C/

 

ANJORIN Moucharafou et autres

 

 

 

Statuant publiquement  et contradictoirement  à l’égard de ANJORIN Moucharafou  et par défaut réputé contradictoire  à l’égard de l’AJT

 

Nous déclarons compétent

 

Rejetons les moyens de ANJORIN Moucharafou à voir déclarer irrecevable les moyens des demandeurs

 

Disons  que la non exécution de l’arrêt  N° 25/ 2012 du 12 juillet 2012  n’est imputable ni à ANJORIN Moucharafou, ni à Didier Aplogan mais à l’Etat béninois

 

Ordonnons  à l’Etat béninois d’avoir à cesser tous troubles sous astreintes comminatoires de 1.OOO.OOO FCFA par jour de résistance à compter de la notification de la décision et enjoignons  à ANJORIN Moucharafou de remettre les clés des bureaux de la Fédération sous astreintes comminatoires  de 200.000 FCFA par jour de résistance

 

 Condamnons l’Etat béninois  à payer 5.OOO.OOO FCFA à titre de dommages et intérêts

 

Dit n’y  avoir lieu à exécution à provisoire

 

 

 

 

 

Qui va empêcher le ballon de rouler sur les stades ?

 

(Reprise annoncée des championnats professionnels de Ligue1 et Ligue2)

Un communiqué invite les arbitres à une journée de mise à niveau demain mercredi 6 avril. Au-delà des querelles de clochers et de la guerre des clans, la question que je me pose est de savoir qui veut faire rouler ou pas le ballon au Bénin ?

Aubay

Le jeu, c’est ce qu’on a vu dimanche 27 mars à Accra et puis dimanche 3 avril à Cotonou. Les Ecureuils ont perdu 3 points face aux Eléphants le 27 mars, parce que les expatriés même brinquebalants sont venus jouer les gros bras, car les jeunes évoluant au pays, quoique talentueux restent sans compétition. C’est une des conséquences néfastes et insidieuses de la crise. L’Aspac dominée 0-5 à Radès s’impose 2-0 dimanche 3 avril à Cotonou. Avec un championnat régulier, les choses auraient pu être plus serrées. Voilà deux événements sportifs internationaux qui mettent en exergue nos joueurs locaux et qui ne nous laissent que d’amers regrets !

La crise qui secoue le football béninois est là, bien têtue. Depuis, on ne se régale plus avec le terrain. On devient vite fan des courriers de la Fifa et des contre-courriers des deux camps. Etat d’alerte intellectuel qui n’a rien à voir avec le « pur foot » pour citer une émission de l’Ortb.

Le communiqué signé par Bernard Hounnouvi parle de redémarrage du championnat. A deux mois du match contre la Côte d’Ivoire, on se demande si les Ecureuils locaux auront enfin de la compétition afin de suppléer les expatriés dans ce match décisif. Les acteurs de chaque côté de la crise ont clamé leur militantisme pour le football, le jeu, le terrain, la compétition. Alors, qui osera bloquer les ligue1 et 2 ?

Ligue1 et ligue2 : Laisseront-ils le championnat démarrer ?

La question est simple. Elle n’est pas po ou anti. Le football doit reprendre. Les pro-Fifa accusaient le camp Attolou de prendre le football en otage. Mais ce dernier a montré avant le match contre la Côte d’Ivoire qu’il ne voulait pas entraver la préparation des Ecureuils. Le parallèle est vite fait avec la reprise du championnat. Laisser le jeu se dérouler et mener la crise devant le Tribunal arbitral du sport. Telle est donc une voie logique et sage. Il reste à savoir si les arbitres invités seront présents pour cette séance de mise à niveau. Ce qui pourrait les bloquer : la peur. Anjorin étant en odeur de sainteté avec la Caf, il pourrait nuire à la carrière de certains arbitres internationaux s’il ne cautionne pas la reprise des ligues 1 et 2. Tout le nœud est là.

De l’annonce de reprise à la reprise effective, il y a donc plusieurs pas à franchir et ceci reste un test autant pour Anjorin que pour Attolou. Le vrai partisan du football sera connu. Ce n’est plus qu’une question d’heure.

Réunion du comité exécutif de la Fifa : Jeudi décisif dans la résolution de la crise à la Fbf

 

Loin des bruits de coulisses, la Fifa aura une démarche qui lui permettra de rester maître du jeu. Car le cas béninois peut faire école et au sein de la maison Fifa on craint bien que la situation n’échappe à l’institution. Entre les solutions transitoires et le règlement selon les textes de l’association, le comité exécutif dans sa session de ce jeudi devra trancher.

Aubay

 Confirmer le bureau d’Attolou serait une façon de désavouer les représentants de la Caf qui dans la commission mixte (Fifa / Caf) de janvier dernier ont été taxés de « partisans » par les 12 démissionnaires, et les auteurs des différentes lettres parvenues au Bénin.

Choisir de couper la poire en deux et mettre sur pied un comité transitoire, c’est s’exposer à un précédent grave et réel : la saisine du Tribunal Arbitral (Tas) par des membres d’une fédération africaine pour demander justice contre la Fifa.

L’instance faîtière est dans une position délicate sur le cas béninois, et s’inspirera peut-être de l’actualité à la Caf pour trancher. En ce sens que la défaite (19 contre 35) d’Anjorin jugé «président légitime » jusque-là par la Fifa, est un facteur pour évaluer son poids actuel. Ce dernier qui a souvent clamé sa maîtrise des rouages de l’institution et qui à plusieurs reprises a eu des avis favorables à travers certaines correspondances serait-il devenu un dirigeant comme tout autre ? Dans la logique des intérêts, sans le soutien de sa base béninoise, il serait à valeur géopolitique faible.

Ce jeudi, c’est donc le droit supposé être dit par le Comité des Associations réuni mardi dernier, et la géopolitique dont doivent tenir compte les élus du Comité exécutif de la Fifa qui seront mis ensemble. Le résultat sera connu en fin de journée. Pour l’instant, les acteurs retiennent leur souffle.

Afrique de l’Ouest / Anouma versus Adamu & Anjorin : l’effet boomerang

 

Jacques Anouma réélu au sein du comité exécutif de la Fifa succède à lui-même pendant que l’Algérien Mohamed Raouraoua remplace le nigérian Amos Adamu accusé de corruption dans l’affaire d’attribution des coupes du monde 2018 & 2022. Jacques Anouma a dirigé l’Union des fédérations ouest-africaines de football (2004 – 2008). Mais en pleine ascension institutionnelle, l’ivoirien a été stoppé net par une assemblée générale extraordinaire. Un coup de force « légal » entériné par une assemblée générale de consensus suscité par une décision de la Caf.

Jacques Anouma a transmis à son successeur tous les états financiers et moraux de l’association il y a quatre ans. Sans solder les comptes personnels vis-à-vis de ceux qui l’ont évincé, Jacques Anouma s’est retiré durant 4 ans. Pendant ce temps, l’ivoirien a démontré par les résultats des Eléphants, deux fois qualifiés de suite en coupe du monde (2006 & 2010), qu’il était un leader important de l’Afrique de l’Ouest.

La crise de l’Ufoa qui a éclaté en 2007 précédait de peu la campagne électorale à la Caf (2009). Malgré ses déclarations tendant à expliquer qu’il n’était pas candidat, les suspicions étaient fortes. L’axe créé par Amos Adamu et soutenu par Moucharafou Anjorin n’a pas raté l’occasion de l’affaiblir pour lui succéder. Le temps est passé, l’eau a coulé sous le pont et les deux « ex-puschistes légaux » ont connu des fortunes diverses.

Les deux ouest-africains déjà élus à la Fifa en 2006 pour l’exercice 2007-2011 avaient tu leurs divergences. Mais c’est le nigérian Amos Adamu qui va passer à la trappe quand il se fait piéger par les reporters de la Bbc se faisant passer pour des lobbyistes pro-candidatures américaine ou anglaise.

Après appel, le nigérian voit sa sanction maintenue (3 ans plus une amende de 10.000 franc suisse). Evincé de la fédération nigériane en 2010, n’étant plus à la Fifa, Amos Adamu apparaît au bout de 4 ans comme l’homme qui a laissé le plus de plumes. Affaibli, ses ennuis déteignent sur ses amis, notamment le béninois Anjorin qui a échoué (19 contre 53) à l’élection au sein de la Caf.

L’axe Cotonou-Lagos épaulé par Issa Hayatou a pris un coup. Le paysage institutionnel, avec l’élection du ghanéen Kwesi Nyantaki va se recomposer, le Ghana devenant la puissante anglophone émergente qui entend s’affirmer sans le parapluie nigérian. Il n’en faut pas moins pour inspirer les analyses sur un changement à la tête de l’Ufoa.

Quatre années. Ça fait long et si peu à la fois. Mais ça suffit pour que la descente aux enfers des uns, coïncide avec l’ascension des autres. La morale de l’histoire est claire : la géopolitique a ses raisons que parfois les chefs ignorent. De là à conclure que le fauteuil du président de la Caf est menacé, il n’y a qu’un pas.

Aubay

(A suivre)

Soupçons de malversations au sujet de 450 mille euros à la Fbf

 

Les officiers de justice sous-pression

(Du répit pour Anjorin)

Une semaine après le début de ce qu’il convient d’appeler Affaire-Mtn, Moucharafou Anjorin et les plaignants étaient hier l’hôte de la Brigade économique et financière (Bef). Soupçonné d’avoir détourné une partie des fonds issus du contrat entre la FBF et l’opérateur Gsm MTN, Moucharafou Anjorin a fait des va-et-vient entre le Tribunal de Première instance de Cotonou et la Bef. Entre pressions politiques diverses et dans l’attente d’éclaircir le rôle du ministère des sports dans l’affaire, le principal mis en cause a un répit…

Les fonctionnaires de justice en charge de l’affaire sont sous-pression, mais cela ne semble pas ébranler leur démarche devant aboutir à la lumière dans cette affaire. Mardi 08 février 2011, Moucharafou Anjorin, devrait être écouté par le Procureur de la république. Craignant que cette audience au parquet ne soit la dernière qui le conduirait en prison, plusieurs pressions ont été faites sur les officiers de justice, selon des sources concordantes. Retour donc à la Brigade économique et financière en fin d’après-midi pour trouver une issue à la procédure enclenchée au cours de la journée. L’inspecteur en charge du dossier, au regard des déclarations de Moucharafou Anjorin, qui impliquent le ministère des sports, a décidé d’écouter le ministre Clément Dègbo. Celui-ci, alors président du Comité ad hoc chargé de la préparation et de la participation des Ecureuils à la Can 2008, avait co-signé avec Moucharafou Anjorin l’attestation quoi cède à la société Ifap sport, l’exclusivité des droits de marketing de la sélection nationale du Bénin.

Aubay

Menace de boycott sur la reprise du championnat : Des clubs et arbitres sous le coup de sanctions

requins et mogas espèrent reprendre la compétition

« La crise qui secoue la Fbf dans les couloirs du pouvoir n’est pas de nature à empêcher que le football continue sur le terrain. » Cette déclaration d’un haut responsable du football béninois n’est peut-être pas partagée par tout le monde…

 

Aubay

 

Entre règlement de comptes sur fond de crise, des dirigeants de clubs entendent instrumentaliser la Ligue1. Et pourtant, on a du mal à comprendre pourquoi. Selon les uns, les textes de la Fbf n’empêchent pas la ligue de fonctionner normalement, malgré la démission du président Ajavon, un comité de gestion est en place et fonctionne correctement. Utiliser le championnat comme arme reste un exercice à haut risques pour ces derniers.

La semaine écoulée, sur le plateau de Golfe Tv Ignace Yètchénou, chargé de communication de Tonnerres Fc, actuel leader de la Ligue1 a clairement dit que son équipe serait présente à la reprise. Même si le président Valère Glèlè de Tonnerres Fc s’est rangé pour le moment du côté du clan Anjorin-Didavi. Certaines sources feraient le lien facilement entre les dirigeants de la Jeunesse athlétique du plateau (appartenant au clan Didavi), leur appartenance au clan Anjorin et une possible fronde. D’autres citent pêle-mêle tous les clubs dont les dirigeants se retrouvent dans le bureau non-reconnu mis sur pied par le président Anjorin.

D’une part du côté de la ligue, on s’en tient aux engagements pris et aux textes. « Légitimement, les clubs bénéficient de subventions de la ligue et de ses sponsors. Ceci les oblige à produire le spectacle attendu», confie une source anonyme. D’autre part, la comparaison ne saurait être faite avec les championnats organisés les années précédentes par la fédération, sans réelle subvention apportée aux clubs.

Enfin, et on pourrait commencer par là, les textes de la ligue sont formels : en cas de forfait, le club risque une relégation automatique en division amateur.

Entre les textes et la politique, que choisiront les clubs et leurs présidents ? Entre le jeu et les intérêts de couloirs dans la crise, le cœur a tant balancé que même la raison semble balancer. Et pourtant, il va falloir jouer, car pour l’instant, personne ne sait quelle issue aura la crise. Les cas d’Asos, Unb et Energie laissés en rade après les élections à la Fbf en août 2009 sont là pour nous édifier.

Encadré

7 arbitres et 14 assistants : La lourde responsabilité de relancer la machine

Selon la procédure habituelle, le tirage au sort des arbitres des 7 matches du week-end prochain a effectué au siège de la Fbf hier mardi. Il reste maintenant à la fédération à transmettre cette liste à la ligue afin qu’elle procède au paiement des divers frais de mission. En général, selon nos sources, la transmission de la liste est attendue au plus tard demain jeudi.

« Ces 21 juges centraux et assistants, quelque soit leur provenance ont le droit et le devoir d’assurer une reprise effective du championnat » signifie un président de club qui prône la neutralité dans la crise. Ceci afin de démontrer, selon la plupart des acteurs, que la crise qui secoue le football n’a pas atteint le rectangle vert. Du côté des textes, les arbitres qui n’honoreront pas leurs engagements risquent de fortes sanctions. Voici les noms des arbitres et assistants de la 14e journée.

Matches et arbitres de la 14e journée

Tonnerres – Mogas / Arbitre : Koolé Germain ; Assistants : Viagninon Corneille – Aitchémon Cosme

Dynamo – Panthères : Sitou Rafiatou ; Zountchémé Jacques & Louis Sonia

Cifas – Kraké : Bada Edgard ; Houdanvi Tomabé  & Salifou Noussirath

Mambas – Buffles : Dégboé Joseph ; Djidonou Junior & Gérard Daoude

Requins – JAP : Zodéhougan Marius ; Bello Razack & Bonou Martial

Avrankou – Aspac : Igué Brice ; Attoyo Hilaire & Houloumè Gabin

Dragons – Soleil : Egounleti Martin ; Kouton Narcisse & Ogoudédji Sylvain

Un bien cher match nul

 

Le dernier prix des billets pour le stade était de 2.000 Fcfa. Le monde du spectacle à 2 règles en matière de fixation de prix. La qualité du spectacle, d’une part, et le contexte politique et économique d’autre part.

Le Burundi n’est pas la Côte d’ivoire. Même éliminés, les Ecureuils attireront plus de foule face aux Eléphants en mars prochain, que face au Burundi lors de la première journée. C’est la loi de la qualité des acteurs. On s’est plantés sur ce coup.

Le Bénin est en crise et on s’entend que ceux qui peuvent payer les billets d’entrée dans un stade sont de la classe sociale inférieure. La plupart ont du mal à avoir 2 dollars par jour (800 franc Cfa). Le prix du billet doit être social. Car en dehors de la pauvreté permanente, il y a la crise. 300 milliards appartenant à des béninois pauvres sont dans la nature à cause des structures illégales de placement d’argent. Le gouvernement qui cherche des moyens de calmer son peuple et lui offrir des occasions d’évasion a bien raté son coup avec des billets fixés à 2.000FCfa.

Enfin, sur le plan sportif, l’équipe était en crise depuis 7 mois et Sessègnon et les autres « revenants » n’ont pas disputé les matches de la sélection depuis janvier (deux dates Fifa ayant été sacrifiées). La dissolution a été de la mauvaise pub pour notre football et il fallait en tenir compte pour intéresser le public.

Résultat des courses : le public affamé rêve de victoire et au finish récolte un nul. Dans ses conditions, les jets de projectiles sont inévitables. Même si les flics chargés de l’ordre sont surpayés, ils vous diront qu’assurer la sécurité dans le désert est plus facile que sur un champ de mines. Nobilo, Anjorin and co ont eu du mal à s’extirper du stade. Triste spectacle.

Aubay

FBF : Les décisions fantaisistes qui cachent les réalités

 

la conférence de presse du président de la fédération a accouché de 6 bannis : Angan, qui s’et bien foutu devant témoin, de sa nationalité béninoie. Il est radié à vie. C’est normal. Tant mieux, même!

voici le point cliar et précis.

Chitou, porte-parole est viré. le meneur Ahouéya aussi!

Rachad Chitou qui a pris la parole pour dire les problèmes au chef de l’Etat est radié. Comme meneur de la fronde en Angola, Ahouéya aussi peut oublier le maillot jaune.

Singbo est trop âgé, donc radié! ça me fait rire, franchement.

Réda Johnson qui a fait croire qu’il a perdu de l’argent, est radié.

l’histoire des radiations et leur manque de crédit

Et puis, parler de radiation n’a rien d’extraordinaire dans le football béninois. Valère Glèlè et Pierre Hinvi au lendemain d’une conférence de presse tenue juillet dernier à la veille des élections à la Fbf avaient été radiés pour plusieurs années. Mais cela n’a tenu que quelques semaines. Le premier est resté président de son club et le deuxième a été nommé secrétaire général à la Ligue amateur du Sud et surtout conseiller du président de la Ligue !

Monsieur Anjorin, au milieu des années 1990 avait été radié à vie par Moucharafou Gbadamassi alors président de la Fbf. Ceci n’a pas empêché monsieur Anjorin de devenir en 2001, vice-président de la fédération, et puis en 2005, président de la Fbf.

Alors, les radiations, permettez-moi d’en rire !

FBF : La nomination du sélectionneur national échappe à Moucharafou Anjorin

Le dépôt des dossiers pour l’appel à candidature au poste de sélectionneur des Ecureuils a été clôturé la semaine dernière. Mais avant même qu’une commission n’étudie les dossiers et que le Comité exécutif de la FBF ne soumette ses propositions à la validation du ministre des sports, une certaine presse a déjà lancé une campagne d’intoxication qui vise à faire croire à l’opinion publique que la charte des sports exige que ce soit le président de la FBF qui désigne le futur patron des Ecureuils.

Le processus qui conduit à la nomination du sélectionneur national au Bénin est connu de tous. Par le passé, du moins, jusqu’à ce jour, le Comité exécutif de la FBF lance un appel à candidature, met en place à l’interne, un comité ad hoc pour étudier les dossiers et faire des propositions. Tous les membres du Comité exécutif se réunissent ensuite en plénière pour établir une liste de trois prétendants qui est soumise à l’appréciation du ministre des sports. Ce dernier consulte son cabinet et nomme le patron des Ecureuils. Mais il se chuchote de plus en plus que cette formule viole les dispositions de la charte des sports qui veut que ce soit le Comité exécutif qui opère un choix et qui le soumette au ministre des sports pour validation. Mais qu’à cela ne tienne, certains journalistes sportifs dans leurs récents commentaires n’ont pas hésité à susciter le samedi dernier, la polémique, en précisant que c’est plutôt au Président de la FBF qu’échoit exclusivement le choix du sélectionneur national. En fait, il s’agit d’une manœuvre qui n’est que la première phase d’une campagne d’intoxication. Les difficultés relationnelles de Moucharafou Anjorin et de Sébastien Adjavon sont connues de tous. Mieux, puisque les deux hommes n’accordent plus leurs violons, chacun d’eux fait désormais minutieusement le point de ses hommes au sein du Comité exécutif de la FBF. Et, au bout de l’arithmétique, Moucharafou Anjorin et ses partisans ne pèse pas plus que 4 voix. En outre, d’autres membres dudit comité exécutif ont entre-temps rallié le camp de Sébastien Adjavon. Moucharafou Anjorin réduit en minorité, ne saurait donc influer sur le choix du futur sélectionneur des Ecureuils. Il va de soi que le technicien qui se verra confier les rênes des Ecureuils sera celui voulu par Sébastien Adjavon. Le contrôle de la sélection nationale est alors en passe de lui échapper. Les prérogatives du Président de la FBF sont donc de plus en plus réduites à celles de la représentation.

seflimi, aubenouvelle.info

Où sont passés les 5% des recettes de la Can 2010 et les 4% des Can 2004 et de 2008?

« Le budget de la Can pour le Bénin est de 1milliard 700 millions de francs Cfa », a souligné Moucharafou Anjorin dimanche dernier sur les antennes de la Golfe TV. Quant aux recettes, il a affirmé que rien n’est alloué par la Caf aux équipes. Nous avons fouillé et

Coupes d’Afrique des nations

« Le budget de la Can pour le Bénin est de 1milliard 700 millions de francs Cfa », a souligné Moucharafou Anjorin dimanche  dernier sur les antennes de la Golfe TV. Quant aux recettes, il a affirmé que rien n’est alloué par la Caf aux équipes. Nous avons fouillé et nous avons découvert que l’Etat béninois a été dribblé 2 fois. Soit le président de la FBF a menti soit la CAF n’a pas rempli ses engagements vis-à-vis du Bénin et pourquoi ?.

Aubay

Le chapitre 40 du règlement de la coupe des nations stipule  en effet, en l’article 94 et suite, que la Caf cède 5% des ressources financières issues des Recettes de stades, de publicité et des droits de retransmissions à chacune des sélections nationales classée 3ème de leur groupe. C’est dire donc que le Bénin peut récupérer dans les jours à venir, si ce n’est déjà fait, sa part du gain de la Can 2010. En outre, conformément au règlement de la compétition, les sélections nationales classée 4ème de leur groupe ont droit chacune, à 4% des recettes effectuées par la Caf. Cela suppose que pour avoir été 4ème de son groupe lors de la Can 2004 en Tunisie puis au Ghana en 2008, le Bénin a eu droit à chaque fois, à 4% des recettes de la Caf. Seulement, il n’a jamais été annoncé que les fonds ont été rétrocédés au trésor public par la FBF. Puisque les dépenses relatives à la préparation et la participation des Ecureuils aux 24ème, 26ème et 27ème éditions de la Can ont été financées exclusivement par le contribuable. Dans la logique des choses, et parallélisme des formes oblige, toute redevance provenant de la Caf, devra être restituée au Trésor public.  Il semble que ce ne soit pas encore le cas.

On sait que dans les relations entre les fédérations et la confédération africaine de football, les Etats sont souvent écartés et leur immixtion interdite. Il va falloir que la fédération de Moucharafou Anjorin nous éclaire.

Extrait du règlement de la Can

Chapitre 40 Recettes de stades, de publicité et des droits de retransmissions

Article 94

94.1. Pour le tournoi final, les recettes sont constituées par la vente des billets de tous les matches officiels et les revenus des droits de télévision, radiodiffusion et de la publicité à l’intérieur comme à l’extérieur des stades et ce, pour toute la durée du tournoi.

94.2. Les droits de télévision et de radiodiffusion d’une part, les revenus de la publicité à l’intérieur comme à l’extérieur des stades ainsi que l’exploitation des symboles d’autre part, feront l’objet de contrats séparés et librement négociés entre la CAF et des agences spécialisées pour une ou plusieurs éditions successives.

94.3. Les droits de télévision, radiodiffusion et de publicité de la cérémonie du tirage au sort de la phase finale appartiennent à la CAF. Ils feront l’objet de contrats séparés et librement négociés entre la CAF et des agences spécialisées.

94.4. Les fédérations organisatrices sont obligées de donner leur consentement et l’accord préalable de leurs gouvernements pour le respect intégral, sur tout le territoire de leur pays, des engagements de la CAF en vertu des contrats signés avec les agences spécialisées et de faciliter la tâche de ces dernières.

94.5. Les droits de télévision et de radiodiffusion ainsi que les revenus de la publicité qui appartiennent exclusivement à la CAF seront répartis selon le barème suivant :

40% pour le fond commun,

20% pour le pays organisateur,

20% pour la CAF,

20% pour le fond de développement technique.

94.6. Les droits de merchandising et de l’exploitation des symboles qui appartiennent exclusivement à la CAF seront répartis selon le barème suivant :

50% pour la CAF

50% pour le fonds commun

94.7. Le montant total provenant des recettes des deux rubriques ci-dessus allouées au fonds commun sera réparti comme suit :

12% au vainqueur du tournoi,

11% à l’équipe classée deuxième,

8.5% à chacune des deux équipes perdantes des demi-finales,

6% à chacune des quatre équipes perdantes des quarts de finale,

5% à chacune des quatre équipes classées troisième dans leur groupe,

4% à chacune des quatre équipes classées quatrième dans leur groupe.

http://fr.cafonline.com/userfiles/file/CAN2010Frn(1).pdf

A la recherche d’un diplômé Uefa A

Le Bénin qui a tourné dos à un technicien comme Michel Dussuyer, entre autres pour défaut de coaching, devra se tourner vers une solution d’élite. La Fédération béninoise de football sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur dans son choix. Selon nos sources, un diplômé Uefa A ayant connu l’élite européenne est recherché.

Le Bénin qui a tourné dos à un technicien comme Michel Dussuyer, entre autres pour défaut de coaching, devra se tourner vers une solution d’élite. La Fédération béninoise de football sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur dans son choix. Selon nos sources, un diplômé Uefa A ayant connu l’élite européenne est recherché.

Aubay

Certains vous parleront en termes de degré. Le 3e, notamment dont beaucoup de techniciens béninois s’enorgueillis. Mais le monde du foot a tant évolué que les diplômes d’entraîneurs sont nivelés. Uefa A pour ceux qui doivent encadrer des seniors professionnels et Uefa B pour ceux qui encadrent des joueurs de catégories inférieures ou adjoints dans des ligues 1.

Michel Dussuyer, on le sait, n’a pas connu le haut niveau dans son pays, en tant qu’entraîneur. Son dernier club était l’As Cannes évoluant en D3 française (Le National).

Sur la place aujourd’hui, il n’existe donc pas d’entraîneur officiant au Bénin et ayant déjà encadré une équipe dans une ligue1 des 5 championnats majeurs européens (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne, France).

Un sélectionneur majeur pour les Ecureuils ?

Entre les faux diplômés, les amis des amis et les apprentis sorciers et les experts en tout qui n’ont jamais rien gagné dans leur carrière, l’Afrique se perd parfois. Et le Bénin était sur cette trace. Ils sont nombreux à avoir cédé aux sirènes de la ligue professionnelle béninoise. Ces entraîneurs importés sont à la hauteur du niveau du championnat professionnel expérimental. Mais sont-ils à la hauteur de la sélection nationale du Bénin où les rares talents sont déjà au-dessus du niveau de la ligue professionnelle béninoise ?

Il est des moments où il faut s’élever au-dessus pour tirer vers le haut de jeunes talents en quête d’expérience et de partage de vécu avec un entraîneur ayant connu des succès tant en tant que joueur que coach.

Le Bénin n’a jamais visé dans cette catégorie. Et le moment semble venu de rechercher un technicien qui a remporté des titres dans sa carrière, dans un championnat majeur européen. La fédération renifle sur cette piste. La Côte d’Ivoire (où l’Etat investit moins dans le foot que le Bénin !) a depuis 1992 et les années Yeo Martial décidé de se tourner vers des européens qui ont excellé dans les divisions d’élite de leur pays. Le résultat est là. Le pays a stabilisé sa progression. Le Bénin qui n’a pas le potentiel de la Côte d’Ivoire en termes de qualité de footballeurs en encore plus besoin d’un technicien de haut niveau pour montrer la voie.

Sébastien Ajavon qui a, apparemment, de grandes ambitions pour le football béninois, ne manquera certainement pas d’explorer cette piste.