Sondage : XI type 2000-2020 des Ecureuils , Votez pour le choix de l’arrière gauche!

SFAX, TUNISIA: Benin defender Anicet Adjamossi (R) controls the ball in front of his South African opponent Zuma Sibusiso, during their African nations Cup match 27 January 2004 in Sfax. AFP PHOTO ISSOUF SANOGO (Photo credit should read ISSOUF SANOGO/AFP via Getty Images)

Après trois Can dont un quart de finale en Egypte 2019 , Bjfoot vous propose de voter pour le meilleur XI type des Ecureuils des vingts dernières années.Les internationaux sélectionnés entre 2000 et 2020 sont pris en compte avec les critères suivants: Phase finale de Can disputée, nombres de sélections et influence.

L’équipe sera composée dans un 4-3-3. Sur chaque poste vous aurez le choix entre quatre noms.

Saturnin Allagbé a dominé le vote des gardiens. Romuald Boco avec 54% a fini en tête  du vote pour le poste d’arrière droit.

Le scrutin continue avec le poste d’arrière gauche. Anicet Adjamossi (Can 2004, 2008 et 2010) , Emmanuel Imorou (Can 2010 et 2019), David Kiki (Can 2019) et Moussa Safradine (Can U20 et Mondial U20 2005) sont en concurrence.

Vous avez donc deux jours pour faire vos choix parmi nos propositions. Pour voter , il faut participer au sondage sur notre compte Twitter. Vous avez deux jours pour faire votre choix.

Ecureuils Story : 2003, Bénin – Zambie  3-0 

En cette période de crise sanitaire mondiale,  Bjfoot vous rafraîchit la mémoire avec une série exceptionnelle consacrée aux matches les plus mythiques des Ecureuils des années 2000. Première escale le 6 juillet 2003 pour revivre Bénin – Zambie dernier match des qualifications de la Can Tunisie 2004. 

 

Le contexte et l’enjeu

Les Ecureuils accueillent la Zambie au stade de l’amitié de Kouhounou pour le compte de la sixième et dernière journée des éliminatoires de la Can Tunisie 2004. Avant cette rencontre, le Bénin était deuxième du groupe 3  avec dix points, devancé par son adversaire du jour, les Chipo-polos , leaders avec onze unités. L’équation était simple : Pour se qualifier, le Bénin devait s’imposer, la Zambie avait besoin d’un nul pour conforter la première place qualificative.

Dans le même groupe, le Soudan et la Tanzanie qui comptaient respectivement quatre et un point avant cette ultime journée étaient déjà hors course. Bénin – Zambie était donc comme une finale.

Le Bénin courait après sa première qualification à la Coupe d’Afrique des Nations et le stade était comble avec un engouement inhabituel. Car le pays sortait d’une longue crise qui a secoué la fédération béninoise de football et  occasionné l’absence des championnats locaux en 1999 et 2001.

Martin Adjagodo avait pris la tête de la FBF secondé par Moucharafou Anjorin , vice-président à l’époque pour un nouvel élan.

 

L’effectif

Arrivé en cours de campagne, en avril 2003, Cecil Jones Attuquayefio a  pris le relais du belge, René Taelman emporté par la lourde défaite  3-0 encaissée à Khartoum contre le Soudan lors de la troisième journée des  qualifications  et par sa gestion du cas Mouri Ogounbiyi.

Le technicien ghanéen va réussir sa mission sur les trois derniers matches à disputer dont celui du 6  juillet 2003 qui restera à jamais dans l’histoire. Voici ses soldats du jour.

Gardien : Rachad Chitou (Dragons)

Défenseurs centraux: Damien Chrysostome (Citaddella Padova/Italie), Tony Toklomety (Maccabi Netanya/Israël)  , Seidah Tchomogo (Lions Atacora)

Latéraux : Anicet Adjamossi (Bordeaux/France) , Alain Gaspoz ((Aarau/Suisse)

Milieux défensifs : Jocelyn Ahoueya (Mogas) , Jonas Okétola (Dragons)

Attaquants : Oumar Tchomogo (Guingamp/France), Moussa Latoundji (Energie Cottbus/Allemagne), Laurent Djaffo (Abedeern/Ecosse)

Le scénario  du match

Il faisait chaud, le stade remplit par trente milles spectateurs grondait ! Le match va vite se débloquer pour les Ecureuils qui ouvrent le score grâce à Oumar Tchomogo (9e). Lancé dans le dos de la défense, le guingampais montre la voie en faisant la différence avec sang froid. Les Zambiens vont encaisser un second coup dur avec la sortie du gardien Phiri  sur blessure. Derrière le Bénin va dérouler, sans être réellement inquiété. Tchomogo va s’offrir un doublé sur pénalty obtenu par Laurent Djaffo (26e). A la pause , le Bénin tenait déjà son ticket pour la Tunisie.

En seconde période, le succès sera entériné par une frappe incroyable de Moussa Latoundji des vingt mètres qui a laissé le gardien pantois (77e).

Les jaunes vont terminer le match à dix après l’expulsion de Tchomogo  à un quart d’heure de la fin mais la bande à Cecil Jones Attuquayefio va tenir bon.

Arrivé en petit poucet, inconnu sur le continent, le Bénin a plié la Zambie qui venait d’enchaîner un record de dix matches sans encaisser depuis trois ans,  sur un score sans appel de trois buts à zéro et termine premier du groupe avec 13 points. Exploit.

Pour avoir  décroché son premier sésame historique pour la Can,  le président Mathieu Kérékou débloque une prime de 60 millions de FCFA pour le staff et les joueurs. C’est le début de l’ère des gros investissements publics dans le foot béninois.

 

Le héros du jour : Oumar Tchomogo

Numéro dix dans le dos avec brassard de capitaine, il a porté les Ecureuils sur toute la campagne. Sur le match le plus important, il signe un deuxième doublé en six matches qui lui permet de terminer co-meilleur buteur des éliminatoires avec cinq réalisations. Héros.

Géraud Viwami

 

Ecureuils : Tanzanie – Bénin, entre bons et mauvais souvenirs.

Demain après-midi, les Ecureuils reçoivent la Tanzanie en match amical au stade Mathieu Kérékou de Cotonou, une première à domicile depuis sept ans. Alors qui se souvient du dernier duel entre les deux nations en terre béninoise ?

Le foot béninois a entamé un renouveau au début des années 2000 avec un match référence le 3 septembre 2002 lors de la première journée des qualifications de la Can 2004. Le casier africain du Bénin était encore vierge, la fédération sortait d’une période de disette et une nouvelle génération de joueurs éparpillés en Europe était en train de naître.

Le doublé d’Adjamossi 

Alors cet après-midi-là, le stade René Pleven d’Akpakpa qui avait encore sa pelouse naturelle a affiché complet et les Ecureuils se sont baladés  4-0 avec le doublé d’un arrière gauche béninois qui était en fin de formation à Bordeaux Anicet Adjamossi (9e et 38e). Le numéro 15 des Ecureuils  a marqué les esprits ce jour-là tout comme Moussa Latoundji  (85e) et Omar Tchomogo (75e sp) qui ont aussi marqué. Le mythique capitaine Moudachirou Amadou portait le brassard.  Le sélectionneur de l’époque le belge René Taelman – qui s’est d’ailleurs marié à une béninoise- n’oubliera jamais sa première à la tête de l’équipe béninoise qu’il a dirigé pendant deux ans  jusqu’en  2003.

Cette campagne sera fructueuse pour le Bénin qui terminera en tête du groupe devant la Zambie , le Soudan et la Tanzanie avec 13 points pour décrocher sa première qualification à une coupe d’Afrique , Tunisie 2004 avec le ghanéen Cécil John Attuquayefio comme coach.

Maillot made in Bénin

Pour cette première journée de qualification, les Ecureuils arboraient une tunique blanche à domicile avec des dossards griffés en rouge. Le président de la FBF , Anjorin Moucharafou révelra quelques années plus tard que ce jeu de maillot avaient été confectionné par un couturier local dans le quartier populaire de Xwalacodji.

La raclée de Dar Es Salam

Mais la dernière confrontation entre les deux pays remonte à octobre 2014 en match amical à Dar Es Salam , sous Didier Ollé-Nicole , le Bénin a subi une sale défaite 4-1 au stade Benjamin Mkapa. Menés 4-0 (Canavaro 17e , Kiemba 40e, Ulimwengu 49e et Luzio 71e), les Ecureuils ont réduit le score grâce au premier but chez les A d’Abdel Fadel Suanon en fin de rencontre. Une petite revanche à prendre pour Stéphane Sèssegnon, Fabien Farnolle , Michael Poté , Jodel Dossou et David Djigla qui étaient tous titulaires  il y a trois ans.

Géraud Viwami