Gaspoz, coach Aspac : « Kraké n’a pas assumé sa supériorité hiérarchique »

Alain Gaspoz, au milieu de ses joueurs à la mi-temps...

C’est un grand jour, c’est une récompense pour les joueurs qui ont travaillé et qui y ont cru sans aucune aide extérieure. Si on en est là, c’est le mérite de l’équipe. Ils peuvent profiter une semaine au classement. Mais attention, le championnat n’est pas fini.

Avant le match, j’avais dit aux joueurs qu’il fallait être patients, que c’est un match qui va se jouer sur des détails et d’être concrets en cas d’occasion. On aurait pu marquer par William qui par la suite s’est bien rattrapé. Maintenant, c’était tactique, on a bien joué le coup. On peut encore améliorer des choses et on va travailler pour ça.

On va dire qu’on est dans la course, même si on n’avait pas gagné on restait dans la course. Kraké le savait. Pour eux, un match nul les maintenait en position de leader. Même avec un match nul, nous on restait en course, car le championnat ne se jouait pas forcément aujourd’hui. C’est plus une position agréable de mérite, qu’une position qui vous donne directement le titre.

Maintenant, Kraké a joué avec beaucoup trop de respect. Ils nous beaucoup trop je ne dirais pas surestimé. Ils sont à la maison et je pensais qu’ils allaient être plus conquérants. Dans ce genre de match, quand on a deux points d’avance au classement, on doit assumer sa supériorité hiérarchique au classement et le montrer dans le jeu. Ils ont été un peu attentistes, ils n’ont pas osé se livrer et ont spéculé sur le match nul.

Recueillis par Aubay

« Si rien n’est fait, nous ne saurions espérer faire bonne figure face aux Burkinabè» (Alain GASPOZ)

Alain Gaspoz, pour éclairer l’opinion sur son apparente inactivité par rapport à la sélection nationale junior, nous a accordé une interview dans laquelle il dresse le bilan de plus de 6 mois d’attente à la tête des moins de 20 ans.

Alain Gaspoz, pour éclairer l’opinion sur son apparente inactivité par rapport à la sélection nationale junior, nous a accordé une interview dans laquelle il dresse le bilan de plus de 6 mois d’attente à la tête des moins de 20 ans.

« Pour ce qui est du contrat, il y a eu beaucoup de problèmes autour de sa monture »

Tout d’abord, je ne sais pas d’où vous tenez ces informations mais je tiens à rappeler que c’est ma volonté de me mettre au service de mon pays qui m’a motivé à postuler au poste de sélectionneur  national des Ecureuils juniors. Et, depuis que l’arrêté me nommant a été pris, j’ai  résilié mon contrat en Suisse pour m’installer au Bénin avec toute ma famille. Maintenant, pour ce qui est du contrat, il y a eu beaucoup de problèmes autour de sa monture et puis nous avons eu à faire aussi à la lenteur administrative au niveau de la FBF. Mais l’essentiel c’est que même si mon contrat n’est pas effectif, mon engagement reste à 100% auprès des jeunes.

« Avec Eustache d’Almeida, nous avons pu mettre en place un groupe de 40 joueurs »

Le groupe existe. Avec Eustache d’Almeida et grâce à la collaboration de tous nos collègues, nous avons pu mettre en place un groupe de 40 joueurs. Nous pensions pouvoir organiser différents stages pour aboutir à un effectif de 25 mais malheureusement, il y a eu des problèmes de moyens qui nous ont empêchés d’exécuter notre plan. Nous avons jusqu’à juillet pour présenter une sélection nationale juniors compétitive. Nous comptons sur le tournoi de l’Ufoa pour mettre en place la sélection.

« Je connais les difficultés financières que traverse mon pays actuellement »

J’ai également conscience que par rapport à une date butoir, si rien n’est fait, nous ne saurions espérer faire bonne figure en juillet prochain face aux Burkinabè. Mais ce n’est pas pour autant que je m’aventurerai à mettre une pression médiatique sur les autorités en charge du football béninois puisque je connais les difficultés financières que traverse mon pays actuellement. Seulement, s’il ne nous est pas possible d’organiser l’ultime stage programmé, nous serons obligés d’harmoniser nos points de vue avec les responsables, par rapports aux ambitions que nous pourrions nous permettre de nourrir pour les Ecureuils juniors, quand ils prendront part au championnat d’Afrique. Nous pourrions travailler sur la durée, c’est-à-dire décider par exemple de nous servir de la compétition pour préparer la relève des Ecureuils séniors et pas nécessairement attendre de ces jeunes qu’ils réalisent des prouesses.

« Mon contrat expire le 1er août prochain »

Mon contrat expire le 1er août prochain, j’en ai pleinement conscience. Je dispose encore de 4 mois et je sais que si le contrat n’était pas renouvelé ou que si je me décidais à ne pas le prolonger, je n’aurais finalement pas bénéficié des fruits de mon investissement. Mais je ne suis pas découragé pour autant.

« Avec l’Aspac, je ne me serais pas engagé sans l’accord du ministre des sports »

Il faut dire que j’ai discuté avec plusieurs responsables du football béninois avant de signer un contrat avec As Pac. Je ne me serais pas engagé sans l’accord du ministre des sports. Il y a eu un accord même s’il a été verbal. Après, ils ont commencé par avoir des craintes par rapport à ma capacité à être impartial puisque qu’au niveau de l’As Pac, j’encadre une vingtaine de jeunes parmi lesquels plusieurs jeunes talentueux sont sélectionnables. Ces craintes sont justifiées,  je l’admets. Mais je voudrais rassurer tout le monde qu’il n’y a aucune crainte à avoir. Et puis, d’autres pays ont déjà connu cette expérience sans problème. Le Bénin n’est pas en train d’innover en la matière. J’ai toujours dit qu’au moment où je serai appelé à m’occuper de la sélection nationale, je saurai me décharger de mes responsabilités pour m’occuper exclusivement des Ecureuils juniors. A preuve, vous avez pu constater par vous-mêmes mon absence du banc de l’As Pac pendant plusieurs  journées. Cela est dû au fait que je supervisais les joueurs que j’avais sélectionnés pour voir s’ils ont gardé la forme. C’est la preuve que je n’abandonnerai jamais la sélection nationale au profit de l’As Pac.