Histoire

L’origine de la Coupe d’Afrique des nations remonte à juin 1956, lorsque la création de la CAF est proposée durant le troisième congrès de la FIFA à Lisbonne par l’intermédiaire de l’Égyptien Abdelaziz Abdellah Salem qui est débouté de sa demande en raison du faible nombre de membres africains (quatre). Celui-ci décide alors de quitter le congrès en disant : « Si nous ne sommes pas tous traités ici sur le même pied d’égalité, il n’est nullement question de notre présence parmi vous » et est accompagné par solidarité par le Soudanais Mohamed Abdelhalim, ce qui pousse la FIFA à réagir favorablement à sa demande.

Immédiatement, un projet de créer une compétition continentale se met en place, à laquelle Salem souhaite donner son nom, mais devant l’opposition des autres membres, l’appellation Coupe d’Afrique fut adoptée (a contrario le trophée remis au vainqueur porte le nom de Salem).

En février 1957 la première édition de la coupe d’Afrique, inaugurée par le premier ministre soudanais Sayed Ismail El Azhari, voit le jour en prenant place à Khartoum au Soudan après la construction d’un stade d’une capacité de 30 000 places. Cette édition se déroule sans aucune phase éliminatoire, et réunit les quatre nations fondatrices de la CAF : le Soudan, l’Égypte, l’Éthiopie et l’Afrique du Sud. Toutefois, cette dernière refuse finalement d’envoyer une équipe multi-raciale à cette compétition (le délégué sud-africain Fred W. Fell propose alors d’envoyer une équipe composée uniquement de blancs ou uniquement de noirs) entraînant sa disqualification et permettant à l’Éthiopie d’être qualifiée directement pour la finale. Le règlement d’alors stipule que seuls les joueurs évoluant dans leur pays peuvent disputer la compétition. Durant ce tournoi, seuls deux matchs ont lieu avec la demi-finale opposant le Soudan à l’Égypte, remportée par cette dernière sur le score de 2-1, puis la finale entre l’Éthiopie et l’Égypte, également remportée par l’Égypte 4-0, qui lui permet de devenir le premier champion d’Afrique de l’histoire et de recevoir le Trophée Abdelaziz Salem.

Pour la troisième édition de la coupe d’Afrique en 1962, repoussée d’un an en raison du coup d’État manqué en décembre 1960, le nombre de participants passe à neuf, et une phase éliminatoire est mise en place pour le tournoi final qui a lieu en Éthiopie à Addis-Abeba. La phase finale réunit quatre nations dont le pays hôte, l’Éthiopie, et le tenant du titre, l’Égypte, sont automatiquement qualifiés. Ils sont rejoints par la Ouganda et la Tunisie. L’Égypte parvient pour la troisième fois d’affilée en finale, mais c’est l’Éthiopie qui remporte le titre, après son succès contre la Tunisie en demi-finale et sa victoire contre l’Égypte dans les prolongations de la finale.

En 1963, le Ghana indépendant depuis 1957, entraîné par Charles Giamphy, fait sa première apparition en phase finale puisque qualifié d’office en tant que pays hôte de la CAN 1963. Il remporte le titre en battant en finale le Soudan (3-0) à Accra. Le Ghana réitère cette performance deux années plus tard en 1965 en Tunisie, entre-temps la Coupe d’Afrique devient la Coupe d’Afrique des Nations, égalant ainsi le record de victoires de l’Égypte de deux titres avec une équipe comptant seulement deux membres de l’édition 1963.

Lors de l’édition 1968, le règlement (modifié en mai 1967) autorise désormais les sélections à prendre jusqu’à deux joueurs évoluant en dehors de leur pays pour le tournoi. 28 nations participent au tour préliminaire. Les huit équipes qualifiées pour la phase finale sont regroupées en deux groupes de quatre jouant une rencontre contre chacun de leurs adversaires, et les deux premières de chaque groupe se qualifient pour les demi-finales (système utilisé jusqu’en 1982). Cette année-là, le Congo Kinshasa, grâce à ses deux joueurs professionnels M’Pelé et Balekita, gagne son premier titre continental en battant en finale le Ghana. À partir de 1968, le tournoi se tient tous les deux ans les années paires.

Depuis sa création, pas loin de quinze pays différents ont déjà accueilli l’évènement, la palme revenant à l’Égypte (4 éditions : 1959, 1974, 1986 et 2006) et au Ghana (4 éditions : 1963, 1978, 2000, 2008). Les prochaines éditions suivent la volonté de la CAF de confier son organisation à de nouvelles nations comme l’Angola en 2010 ou la candidature conjointe du Gabon et de la Guinée équatoriale en 2012.

Palmarès

Victoires Nation Édition(s)
1 6 fois Égypte Égypte 1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008
2 4 fois Cameroun Cameroun 1984, 1988, 2000, 2002
4 fois Ghana Ghana 1963, 1965, 1978, 1982
4 2 fois Nigeria Nigeria 1980, 1994
2 fois Flag of the Democratic Republic of the Congo.svg RD Congo 1968, 1974
6 1 fois Algérie Algérie 1990
1 fois Afrique du Sud Afrique du Sud 1996
1 fois Congo-Brazzaville Congo 1972
1 fois Côte d'Ivoire Côte d’Ivoire 1992
1 fois Éthiopie Éthiopie 1962
1 fois Maroc Maroc 1976
1 fois Flag of Sudan.svg Soudan 1970
1 fois Tunisie Tunisie 2004

Source: Wikipédia

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