Entretien : Gestede « ça va être un groupe compliqué »

Après ses débuts avec  M’Boro, hier , Rudy Gestede (28 ans) nous a accordé un entretien exclusif où il nous parle de son récent transfert , son nouveau club , les raisons de son départ , des Bjfoot Awards et du tirage des qualifications de la Can 2019. Il nous a même fait une confidence sur sa femme. Entretien.

Six mois après la relégation avec Aston Villa, vous revenez en première division anglaise à M’Boro, vous êtes soulagés ?

Je suis très heureux d’avoir la chance de jouer à nouveau en Premiere League. La relégation la saison passée a été dure à encaisser.  Chaque joueur se prépare pour jouer au plus haut niveau et là j’ai la chance d’y retourner après seulement six mois de Championship. Donc je remercie Dieu et j’espère qu’on va pourvoir faire une deuxième bonne partie de saison et se maintenir en Premiere League.

On vous annonçait à Crystal Palace et West Brom pourquoi avoir finalement opté pour M’Boro ?

J’étais sur la liste de plusieurs clubs, après pas forcément en tant que choix numéro un. Donc M’Boro a montré plus d’intérêts.  Ils m’ont fait comprendre que j’étais leur cible numéro un et qu’ils voulaient que ca se fasse rapidement. Je ne voulais pas perdre mon temps. Je voulais vraiment partir d’Aston Villa et avoir un nouveau défi pour cette saison et voilà. La communication avec le manager s’est très bien passée. C’est un club qui vit bien avec un bon groupe de joueurs  de qualité. C’est une bonne chose pour moi qu’ils aient montré leurs intentions de le faire rapidement.  Et je n’ai pas hésité.

Votre ancien coéquipier à Blackburn, Jordan Rhodes joue à M’Boro, vous vous êtes rencardé avant de  signer ?

Ouais. Forcément je me suis renseigné auprès des joueurs que je connaissais un peu. Il y en a deux qui étaient avec à Aston Villa la saison dernière. Brad Guzan et Adama Traoré. Albert Adomah qui nous a rejoints cet été à Aston Villa. Et bien évidemment Jordan Rhodes. J’ai pris un peu la température pour savoir comment ils fonctionnaient. Après chacun se fait son idée.  Dans un club certains apprécient comment ça se passe d’autres moins. J’ai rencontré les dirigeants.  Je me suis fait ma propre idée pour l’instant ca se passe bien et je suis content d’avoir fait ce choix.

 

 «  content d’être nominé pour les Bjfoot Awards 2016 »

 

Avant de parler de votre adaptation à M’Boro , si on devait faire un bilan de votre passage à Aston Villa. ?

Je dirai un bilan mitigé. J’ai bien commencé la saison dernière avec Tim Sherwood j’avais mis 4 buts en 10 matches. C’était plutôt pas mal. Ensuite il y a l’arrivée de  Rémi Garde. A sa prise de fonction, il m’explique qu’il ne joue pas avec un attaquant de mon profil qu’il préfère des mecs de profondeur. Maintenant j’ai accepté le choix du coach. Je faisais ce que j’avais à faire. Quand il me donnait ma chance je devais la saisir du mieux que je pouvais. Le changement de coach m’a été un peu fatal l’année dernière. Cette saison, Di Matteo reprend c’est pareil. Je mets quatre buts en début de championnat. Mais les résultats sont moins là puisqu’on se faisait souvent égaliser en fin de match.  Avec l’arrivée de Steve Bruce mon temps de jeu a considérablement diminué. Parce qu’il m’explique qu’on n’a pas les joueurs de côté pour bien utiliser un mec dans mon profil. On n’a pas de centreur. Ce qui est vrai d’ailleurs. Donc c’est pour ça que je n’étais pas mis en valeur. La façon dont on jouait ne correspondait pas forcément à mes qualités. Mais grâce à Dieu j’ai la chance de me retrouver en PL maintenant donc à moi de montrer en valeur. Faire en sorte d’être servi dans la surface et aider l’équipe. Si tout va bien on se maintiendra en PL et je ferai les meilleures performances possibles.

Parlons de votre nouvelle équipe, vous étiez remplaçant en FA Cup, comment se passe l’adaptation ?

Pour le moment l’accueil est plutôt bon. Comme j’ai dit je connaissais certains joueurs, d’autres indirectement à force de jouer contre eux en Championship. C’est des visages familiers, tout se passe bien. Ils font en sorte que je me sente à l’aise. Que je sois le plus rapidement possible intégré. Tout le monde essaye de donner un coup de demain. Après comme je parle déjà anglais, c’est très facile, les mecs sont ouverts. Aucun problème là-dessus. Le staff technique pareil. Non c’est vraiment un club accueillant, un club familial. Tout se passe très bien, je suis très heureux d’être ici.  Je suis heureux.

A Blackburn et à Aston vous avez porté le dossard 39 puis le 14 cette saison à Aston Villa et maintenant à M’boro vous portez le 29, c’est quoi l’histoire qui se cache derrière vos numéros ?

J’ai commencé avec le 39 à Blackburn. Petit je rêvais de numéro 9, c’est mon numéro préféré. J’aimais jouer avec ça. Arrivé à Cardiff, ce n’était pas disponible j’ai pris ce qu’on m’avait donné (ndlr : numéro 15). Ensuite à Blackburn, le 9 était déjà pris également, j’ai pris 39. C’est un numéro que j’appréciais parce qu’il y a le 9 dedans. Parce que Nicolas Anelka l’a porté, Craig Bellamy avec qui je jouais à Cardiff. Et voilà je me suis dit c’est un bon numéro qui portait chance aux joueurs qui faisaient une belle carrière. Arrivé à Aston Villa j’ai commencé avec le 39 et cette année j’ai changé pour le 14.Parce que le 14 c’est le jour de naissance de ma femme. Et le 29 c’est pareil c’est le jour de notre rencontre.  C’est des numéros qui signifient des choses pour moi et c’est pour ça que je l’ai choisit.

Après avoir été élu joueur de l’année 2015 lors des Bjfoot Awards et cette année vous êtes nominés dans la catégorie des buts de l’année…

Toutes  récompenses individuelles ou collectives sont bonnes à recevoir et font énormément plaisir. J’ai déjà été joueur béninois de l’année j’en suis ravi. Maintenant  cette nouvelle nomination pour le but de l’année je suis également content. Il y d’autres joueurs qui ont fait de belles saisons, qui ont mis de beaux buts. C’est bien que certains joueurs soient reconnus pour leur travail. Le fait qu’il s’améliore de saison en saison. Je suis heureux, une fois que je suis nominé j’espère avoir la récompense.  Ça ne sera pas facile, il y a de beaux buts comme j’ai pu les regarder.

Jeudi dernier , à Libreville, les Ecureuils ont hérité d’une poule très équilibré pour les qualifications de la Can 2019 avec l’Algérie , le Togo et la Gambie, ça s’annonce pas facile….

Ça va être un groupe compliqué, l’Algérie on a l’habitude de les rencontrer.  Le Togo a l’habitude de jouer les grandes compétitions, les Can et ils ont récemment joué une coupe du monde (2006). Ça reste une sélection de qualité, ça ne vas pas être facile pour nous. La Gambie je ne les connais pas. Je ne peux pas donner mon avis sur eux. Après toutes les équipes d’Afrique sont entrain d’évoluer. Le niveau devient de plus en plus dur. A nous d’élever notre niveau. Les joueurs béninois sont également entrain de s’imposer chacun dans leur club. Ça amène de l’expérience, ça amène de la qualité. On a une carte joué mais ça ne sera pas facile

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Entretien : Bessan « mon contrat est toujours valable»

Alors que des rumeurs annoncent depuis plusieurs jours la résiliation de son contrat avec le Club Africain de Tunis où il est arrivé seulement l’été dernier, Jacques Bessan nous a accordé une interview exclusive où il clarifie la situation avec le club tunisien auquel il est toujours lié. Entretien.

Il y a une rumeur qui annonce avec insistante que vous avez quitté le Club Africain de Tunis qu’en est-il ?

Sincèrement je suis bleu dans tout cela concernant l’intox qui circule. Mon contrat  est toujours valable, je n’ai pas résilié.  Je ne comprends pas. J’ai apporté un démenti mais il y a des journalistes qui insistent que j’ai résilié. Je ne comprends rien. C’est un faux problème si je suis sans club je ne vois pas pourquoi je vais le cacher.

Donc vous êtes régulièrement au Club Africain ?

Nous jouons en championnat le dimanche. Je fais des réclamations au club par rapport à ma prime de signature. Si la signature n’est pas réglée je n’irai pas au match. Et je confirme que mon contrat n’est pas résilié.

Donc  il y a un différend financier qui vous oppose au club ?

C’est bien cela le problème. Ceux qui disent que je suis sans club c’est de l’intoxication.

Vous envisagez un départ, est-ce la possibilité d’une résiliation a été évoqué ?

Cette question n’a pas été évoquée. Le club  n’a jamais dit cela. Je réclame mes droits c’est tout.  Le club n’a jamais pris contact avec pour moi pour parler de résiliation.

Cette situation empêche évidemment une intégration sportive réussie au sein de l’effectif puisque vous n’avez marqué qu’un seul but. ?

Je veux jouer. Tant qu’on ne règle pas mon problème j’ai déjà pris mes précautions. J’ai rencontré le président même et il m’a dit que le problème sera réglé. Je travaille régulièrement avec le groupe. Il y a un nouveau coach qui compte sur moi.  Il m’a même dit qu’il a confiance en moi. Qu’il me soutient  et qu’il espère que ça va vite se régler.

Récapitulons vous n’avez touché aucun centime du club jusqu’ici ?

Je n’ai pas touché mon argent. Le problème est que le club craint la pression médiatique et dément mais la situation est telle pour beaucoup de joueurs. Je me suis sacrifié. Certains joueurs ont peur de s’exprimer. Moi j’en ai assez. Je veux être payé. J’ai été convoqué contre Hammam-Lif en championnat par exemple mais j’ai refusé de jouer. Deux jours avant le match je suis resté chez moi. C’est à partir de là que les rumeurs se sont enflammés alors qu’ils ne veulent pas dire ce qui se passe en réalité.

Si la situation ne règle pas alors que dans quelques semaines, le marché hivernal va s’ouvrir, vous envisagez un départ ?

La situation j’espère qu’elle va se régler. Il  y a toujours des clubs intéressés qui me suivent.  Si la situation ne se règle pas. On verra bien.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Bouraima « il faut bien débuter »

Le Bénin affronte cet après-midi la Guinée Bissau pour son entrée en lice dans la 7e édition du tournoi de l’Uemoa à Lomé. L’ailier des Ecureuils locaux Abdel Bouraima nous a accordé un entretien exclusif où il parle du tournoi mais aussi de sa carrière. Entretien.

Vous allez débuter votre tournoi contre un adversaire qui n’a jamais résisté au Bénin, ça vous rassure ?

Non non même pas ! On  respecte toujours  nos adversaires. C’est vrai que les matches précédents ont été à l’avantage du Bénin mais aujourd’hui pour moi ça ne veut rien dire.  Ils se sont qualifiés pour la prochaine Can avec une base de joueurs locaux. Il faut les prendre au sérieux encore plus cette année.

Après avoir manqué la Can Junior 2013 alors que vous participé aux éliminatoires, ce sera votre premier vrai tournoi avec les Ecureuils…

Effectivement et ça fait longtemps que j’attendais de pouvoir honorer ce maillot national. Ça me tenait vraiment à cœur. En 2013, je n’ai pas pu jouer la Can parce que j’étais en train de signer pro en Suède ça m’a fendu de le cœur de ne pas avoir été de l’expédition algérienne. Mais c’est passé.  Aujourd’hui il y a ce tournoi et je me concentre là-dessus.

En parlant justement de ce tournoi dans quel état d’esprit allez-vous l’aborder ?

J’ai faim actuellement (rires).  Je vais dire que je suis motivé pour faire le meilleur tournoi possible. Faire gagner mon équipe en faisant des passes ou en marquant. L’équipe et le staff me font confiance et je vais leur rendre sur le terrain.

En parlant de terrain vous sentez le Bénin capable d’aller en finale voir gagner le tournoi ?

Il ne faut pas s’enflammer. Tout est possible. On prendra les matches les uns après les autres. Il faut bien débuter par une victoire pour avoir un peu plus de marge sur les matches à venir. Mais vu la préparation effectuée, nous avons de quoi faire. Il y a un bon mélange de joueurs d’expérience et des jeunes intéressants.  On a de quoi faire.

Parlons de votre carrière, vous êtes en  quête de relance d’où votre retour au pays à l’Aspac après des expériences en Suède et en Irlande ?

Oui j’espère que les choses iront mieux dans les semaines à venir. Mon agent travaille bien dans ce sens. Je me concentre sur la pelouse et ce tournoi peut me servir de tremplin aussi qui sait ? Je garde la tête froide je connais mes qualités et la grâce de Dieu ça va se décanter bientôt.

Entretien réalisé par Géraud Viwami.

 

Niort : Allagbé «  je savoure tout ce travail »

En grande forme avec Niort, Saturnin Allagbé réalise un début de saison de rêve avec six clean sheet en quinze matches en a vu son club revenir à trois points du podium en Ligue 2 française après un succès (3-2) sur la pelouse du leader Brest lundi dernier.  Avant la réception d’Ajaccio vendredi prochain, le gardien international béninois s’est confié au site officiel de son club.

 

Saturnin bonjour. Cette victoire acquise chez le leader vous fait-elle changer de statut dans ce championnat?

Non, pas du tout, ça ne change rien. Le plus important pour nous, c’est d’engranger les points.Ce n’est pas parce qu’on a gagné chez le leader qu’on va changer nos objectifs. Continuons à travailler pour prendre le maximum de points le plus rapidement possible.

On dit toujours qu’après un tel exploit, le plus dur est de confirmer à la maison. C’est le cas?

Oui, c’est vrai. Ce sera à nous de savoir rester concentrés. Ne pas nous enflammer et nous projeter sur le prochain match contre Ajaccio. C’est ce qu’on a commencé à faire dès mardi.

Cette victoire a été obtenue dans des conditions météorologiques épouvantables. Ce doit être horrible pour un gardien?

Ça n’a pas été facile effectivement. Le vent et la pluie obligent à encore plus de concentration. Bien savoir lire les trajectoires, les anticiper, c’est différent. Mais on a su le faire puisque la victoire a été au bout.

À aucun moment on ne vous a senti douter à Brest. C’est dans ce domaine que vous avez le plus progressé?

On n’a pas douté car on savait que Brest était une équipe très joueuse et que si on arrivait à garder le ballon le plus longtemps possible, on pouvait, eux, les faire douter. C’est ce qu’on a réussi à faire en première mi-temps.

En seconde, quand ils ont changé de système, ça nous a fait un peu reculer. Mais on a su rester costauds du début à la fin.

Pour ta première saison à ce niveau, tu fais déjà partie des meilleurs gardiens du championnat. Comment t’étais-tu préparé à cette échéance?

Je savais que ça ne serait pas facile.

J’ai commencé à m’y préparer dès la fin de saison dernière, lorsque Paulo (Delecroix, NDLR) était blessé. J’ai accentué mon travail avec Pascal (Landais, NDLR), notamment sur la concentration.

Aujourd’hui, je savoure tout ce travail à travers les victoires avec toute l’équipe.

Avais-tu la pression de devoir faire oublier Paul Delecroix, qui a laissé une très bonne image au club?

Non, moi, mon objectif n’est pas de faire oublier Paulo.

Ce qu’il a fait ici reste remarquable, mais ça ne va pas influencer mon travail.

Moi, j’essaie de tracer mon chemin pour toujours progresser.

Si vous battez l’AC Ajaccio, vous allez être aux portes du podium. Cela vous fera changer vos ambitions?

Non pas du tout. L’ambition reste de faire mieux que l’année dernière et de prendre le plus de points possible.

On n’a pas changé d’objectif parce qu’on a gagné un match. On reste concentrés jusqu’au bout sur ceux fixés en début de saison. On travaille encore et encore.

Dans quel état d’esprit allez-vous aborder cette rencontre?

Avec un état d’esprit conquérant. On sait que ce ne sera pas un match facile.

Il va falloir gérer le déroulement du match, se montrer efficace aux moments décisifs et concrétiser les occasions qu’on se procurera. C’est sur ces aspects qu’on va rester bien concentrés pour obtenir les trois points.

Entretien réalisé par le site officiel des Chamois Niortais.

Entretien : Mounié  « on me reconnait plus dans la rue »

Avant le déplacement de Montpellier à Bastia ce soir, l’attaquant Steve Mounié s’est confié  en exclusivité à votre site préféré. L’international béninois est revenu sur son bon début de saison en Ligue 1, l’arrivée de Stéphane Sèssegnon ses choix de carrière et sur les Ecureuils. Entretien. 

Avec trois buts en neuf matches joués cette saison, vous réalisez des débuts plutôt encourageants en Ligue 1, le championnat est-il est plus facile que prévu ?

Je ne dirai pas que c’est aussi facile j’ai un temps d’adaptation, aujourd’hui  j’ai commencé à connaître le championnat à connaître mon équipe et c’est beaucoup plus facile pour moi. Et je pense que sur la fin de saison ça ira encore mieux

Si vous devez comparer le niveau de la Ligue 2 où vous avez brillé la saison dernière et la Ligue 1 que vous découvrez cette saison ?

Je dirai que la différence est au niveau de l’intensité  dans le match. Les courses qu’on fait en Ligue 1 sont plus intenses et  l’impact physique aussi. Cet aspect là est vraiment différent  de la Ligue 2. Après il y a aussi la précision, en Ligue 1 les joueurs sont plus précis. On ne loupe pas une passe quand ils ont une occasion elle va au fond  c’est pareil pour nous il faut mettre de l’intensité et être précis si on veut être performant dans nos matches.

Avec la blessure de Casimir Ninga , vous êtes devenu  le fer de lance de l’attaque héraultaise surtout après votre match contre Marseille, vous ressentez une certaine pression ou est-ce que ça change les regards des supporters sur vous notamment ?

Au contraire la blessure de  Ninga nous a beaucoup attristés. Après je ne ressens aucune pression au contraire je ressens plutôt une fierté de pouvoir être l’attaquant numéro un de mon club formateur. Pour l’instant les résultats sont en ma faveur, j’arrive à marquer des buts  et faire de bonnes performances, j’espère que ça va continuer. C’est vrai que les regards des supporters changent un peu sur moi. Surtout après ce but contre Marseille, ils commencent à se rendre compte que je tiens la baraque en attaque et que je suis capable de réaliser de gros matches.  Donc leurs regards ont beaucoup changé. On m’apprécie beaucoup plus on me reconnait beaucoup plus dans la rue. C’est une très bonne chose et je suis content de pourvoir rendre à ça à mon club.

Vous êtes désormais coéquipiers avec Stéphane Sèssegnon, votre capitaine en sélection comment l’avez-vous accueillis  et est-ce qu’il s’est rencardé chez vous avant de débarquer ?

Oui c’est un grand honneur  de recevoir notre capitaine dans mon club où j’ai grandi ça fait vraiment plaisir d’évoluer avec lui. Après il s’est rencardé  auprès de moi avant de venir mais je ne lui ai pas tout dit parce que je voulais qu’il vienne. Il ne fallait pas lui dire les mauvaises choses qu’il y avait dans le club. On a essayé de lui dire les bonnes choses pour qu’il vienne nous aider parce qu’on en avait besoin. C’est toujours bien de jouer avec des béninois, il est même assis à coté de moi dans le vestiaire. Je suis heureux qu’il nous ai rejoint.

Il y a un troisième béninois dans l’effectif dont on parle très peu, il s’agit de votre troisième gardien Jonathan Ligali, est-ce qu’il vous arrive de parler de la sélection béninoise avec lui ?

Oui bien sûre on en parle souvent. Je lui dis que de bonnes choses de la sélection j’essaye de le faire venir. Pour l’instant il n’est pas encore prêt de toutes les façons il n’a pas encore été appelé. Il a le temps. Et puis nous avons deux très bons gardiens. Que ce soit Saturnin Allagbé qui fait des prouesses  à l’heure actuelle avec Niort et Fabien Farnolle qui est toujours présent. Si Jonathan exprime un jour le souhait de venir je pense qu’il a les qualités aussi pour faire partie de cette équipe.

Avec du recul comment analysez-vous le naufrage de Bamako en septembre dernier avec les Ecureuils ?

Ce match du Mali je l’analyserai en disant que le match n’a pas été préparé dans les conditions optimales dans lesquelles ont doit préparer un match international. C’est ce qui a fait que nous n’étions pas préparé sur le plan physique ou mental à jouer un match avec un tel en jeu ce jour là.  Cela  n’explique pas tout mais je pense que c’est quand même  très important d’être mis  dans de très bonnes conditions avant un match d’une telle importance où avant  n’importe quel match pour pourvoir avoir des résultats. Si le Bénin reste dans ses anciennes habitudes nous n’arriverons jamais à nous qualifier pour des compétitions telles que la Can.  La Can nous ne la perdons pas qu’au Mali. Il faut rappeler qu’au mois de juin nous avons failli louper le match face à la Guinée Equatoriale parce qu’il y avait pas de président de la fédération. Et ça a failli jouer contre nous et on aurait pu perdre la qualification dès ce match. Je pense quand même que c’était déjà une belle chose d’arriver où on a été. On a quand même eu 11 points au terme de cette campagne et on a été éliminé à la différence de buts. Je pense que le parcours a été beau et qu’il ne faut pas se focaliser sur ce match du Mali. Il faut se focaliser sur l’ensemble des conditions dans lesquelles on a été  mises du début à la fin et ce qu’on a réussi à faire malgré ces conditions.

En parlant justement de ces conditions, comment vivez vous l’absence de matches amicaux sur les dates Fifa d’octobre et de novembre ?

Comme je le disais c’est toujours mieux de faire des matches amicaux pour la cohésion de l’équipe. C’est cela qui nous permet après quand on a des matches officiels  pour des qualifications on se connait et on plus prêts pour réaliser des performances. Aujourd’hui moi j’adore venir en sélection  quand je vois  mes partenaires qui sont aussi internationaux qui partent en sélection et je dois rester  ça me fait mal surtout que je suis international. Il y a des possibilités d’avoir des matches amicaux mais qu’on en pas. C’est ça qui est dommage.  Nous sommes une équipe qui a actuellement  de bons joueurs qui évoluent dans des clubs assez importants. C’est très dommage de ne pas pouvoir  créer une équipe encore plus solide par des matches amicaux pour travailler des choses pour l’avenir. Et on ne nous en donne pas la possibilité.

Fulham était prêt à vous débaucher l’été dernier et puisque vous confirmez déjà les attentes placées en vous, votre téléphone ou celui de votre agent sonne t-il déjà pour recevoir des sollicitations pour le prochain mercato ?

C’est vrai que cet été que ce soit le téléphone de mon agent ou le mien ça a beaucoup sonné. On a eu beaucoup de coups de fil de divers clubs. C’était une période  où on était très sollicités j’ai pris la décision de rester à Montpellier donc même au mercato hivernal il n’y aura pas de mouvement je pense à part offre exceptionnelle.  Dans ma tête je souhaite terminer ma saison à Montpellier et essayer de faire une belle saison en Ligue 1 et de mener mon équipe à une très bonne place.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

 

 

Entretien :  Aoudou « J’ai résilié pour sauver ma vie »

Il a résilié contre toute attente son contrat avec le CR Belouizdad en Algérie en fin de semaine dernière, Mohamed Aoudou (26 ans) nous dévoile en exclusivité les raisons et conditions de son départ  d’Algérie et fait le point sur son avenir. Entretien.

A la base votre contrat prenait fin en juin 2017 mais nous avons été surpris d’apprendre votre départ  en pleine saison …

Moi-même je surpris d’être parti comme cela.  Je n’en reviens pas encore parce que je n’ai jamais imaginé que mon aventure avec le CR Belouizdad allait se terminer de façon prématurée. Tout ce que Dieu fait est bon  et ce sont les concours de circonstances qui ne m’ont pas laissé le choix et idem pour le club.

Alors pour quelles raisons  avez-vous résilié ?

Je dirai pour des raisons de sécurité et de survie carrément. J’ai été victime de deux tentatives d’agressions en moins d’une semaine. C’était trop je me sentais menacé. J’ai résilié pour sauver ma vie.

Dans quelles conditions vous avez été attaqué ?

La première c’était à la sortie d’une séance d’entrainement, ils ont essayé de m’atteindre à l’arme blanche. Heureusement mes coéquipiers ont réagit à temps et j’ai été vigilant aussi. Puis à la sortie de mon dernier match contre Bel Abbès à domicile. Nous avions perdu 1-0.  Ils ont encore essayé une alors que j’allais rentrer dans le bus de l’équipe à la fin du match. Les agents de sécurité ont  été prompts.  A ce moment c’était trop dès le lendemain matin j’ai fais comprendre au club que mon intégrité physique  était en danger que je pouvais continuer dans une situation pareille.

Pourquoi vous avoir attaqué ?

Je ne saurai le dire. C’est vrai le club connait un début de saison compliqué dans ce genre de situation il y a toujours des pseudos supporters impatients qui se laissent emporter et cherchent  des bouc-émissaires. C’est triste pour l’image  du foot algérien.

Le club n’a pas voulu vous retenir

Bien sure, ils ont tout essayé mais une fois que ma décision était prise je ne pouvais faire marche arrière. Le président du club et plusieurs membres du bureau m’ont soutenu, rassuré mais c’était trop dans ma tête je ne me voyais plus continuer. Le jour où le président signait ma résiliation, il avait des larmes aux yeux. Ils regrettaient tous mon départ

Vos coéquipiers aussi…

Oui ils m’ont témoigné leur soutien jusqu’au bout, ils ne voulaient pas que je m’en aille c’était trop tard pour me retenir. Ils ont tous compris ma décision même s’il avait beaucoup du mal à l’accepter. J’ai reçu énormément de messages des supporters qui me soutenaient et regrettaient que je m’en aille ainsi. C’est dur parce qu’il y a de vrais passionnés-la-bas.

Quels souvenirs gardez-vous finalement des deux saisons et demie passées en Algérie ?

Sportivement je retiens mes 15 buts marqués à la JS Saoura. Puis au CR Belouizdad j’ai une première bonne saison même je n’ai pas beaucoup marqué. Après humainement j’ai connu des gens biens motivés et passionnés comme je disais. Mais aussi il y avait de la mauvaise graine comme les derniers évènements.  J’essaye de tourner la page maintenant. J’ai reçu aussi énormément de messages de soutient de la part de certains supporters et ça m’a touché.

Justement comment envisagez votre avenir ?

Écoutez,  je suis libre, je vais prendre quelques jours pour me ressourcer en famille. C’est important. Ensuite je laisse mes agents et conseillers faire leur travail avec les contacts que nous avons. On verra de quoi demain sera fait.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Niort : Kiki « montrer que je mérite d’être là »

Passé titulaire depuis sept rencontres sur le côté gauche de la défense niortaise , David Kiki poursuit son ascension en Ligue 2 française et surfe sur la bonne vague de son club actuellement.  Impliqué sur un but et passeur décisif, l’international béninois s’est confié à nos confrères d’Est Républicain avant le déplacement à Sochaux demain soir pour le compte de la 13e journée de championnat.

 

David Kiki, a-t-on raison de dire que Sochaux vient vous rendre visite au mauvais moment ?

Je ne sais pas si vous avez raison ! C’est vrai qu’en ce moment on est bien. À nous de continuer comme ça et de poursuivre cette belle série.

Cinq victoires, deux nuls pour une seule défaite depuis septembre. Elle vous a permis de sortir de l’ornière. Vous voilà 12e.

Dès le départ, on savait que notre groupe était fait pour jouer au ballon. Mais cela a mis du temps pour prendre, pour que le coach passe son message et ses principes. En ce moment tout nous réussit, on se donne aussi beaucoup plus que d’habitude. Chaque match qui arrive, on le joue à fond, comme une finale. On ne se pose plus de question. La confiance est là. Quand on peut gagner 4-0 comme on vient de le faire à Auxerre, ça veut dire que la qualité est là et qu’en plus on est soudés.

C’est à votre image. Vous êtes titulaire depuis la 8e journée, avez marqué et déjà adressé une passe décisive…

Attention ! Mon rôle N° 1, c’est défendre, être solide dans mon couloir comme le coach me le demande. Le but contre VA et la passe décisive que j’ai pu donner dans le match d’après, c’est du bonus. Du passé aussi ! Aujourd’hui, je me dis juste : comment faire pour le refaire. Je suis en pleine forme. Dans une période où toutes les choses vous semblent plus faciles et il faut que ça serve à l’équipe.

Comment évaluez-vous Sochaux en ce moment ?

Pour moi, ils ne sont pas dans une mauvaise passe. Ils viennent juste de perdre un match contre Strasbourg. Ce ne sont pas trois défaites d’affilée. Ils ont des certitudes et, nous, notre confiance. Il faut rester intelligent et ne pas croire que tout va rouler parce qu’on vient de faire une démonstration à l’extérieur. Si on pense ça, on va être surpris par Sochaux.

Vous redoutez une réaction ?

Tout va très vite dans cette Ligue 2. Il faut rester les pieds sur terre. On sait très bien que Sochaux va nous emmener sur un match difficile. Il faut bien se préparer.

Vous pouvez dépasser Sochaux si vous gagnez ?

On l’a vu. Cela faisait un long moment que le club n’avait pas enchaîné autant de victoires. Ce serait bien pour tout le monde d’aller plus haut. Mais je le répète, ça va être compliqué. Je connais tous les Sochaliens. C’est une équipe de qualité, capable de tout. En fait, si on réfléchit bien, ça va être un match piège pour les deux…

À Niort de qui doit-on se méfier, à part vous ?

(Rires). De tout le monde ! Si Niort gagne ce n’est pas grâce à quelqu’un en particulier. C’est le travail d’un groupe. L’équipe marche par sa cohésion.

Vous êtes épanoui à Niort ?

En début de saison c’était compliqué pour moi. Je ne jouais pas trop. Après, je ne sais pas, si le coach a compris un truc, mais il m’a donné ma chance et je l’ai saisie. Depuis on gagne et ça me profite. C’est le football. Quand tu ne joues pas la vie va moins bien. Là, vu que je joue, tout est super, je me plais ici. Je me bats tous les week-ends pour montrer que je mérite d’être là…

Source : Recueilli par François DIDION pour Est Republicain

Niort : Kiki « mon début de saison a été compliqué

Niort : Kiki « mon début de saison a été compliqué »

Niort accueille ce jeudi soir, Clermont pour le compte de la 12e journée de Ligue 2 française, l’arrière gauche David Kiki s’est confié au site officiel de son club. L’international béninois parle de sa première partie de saison avec les chamois et du duel de ce soir

David bonjour, quel a été ton sentiment après cette défaite à Valenciennes?

Elle a été très difficile à accepter, surtout parce qu’on pensait avoir fait le nécessaire pendant 80 minutes, et en plus après avoir mené au score… On s’est un peu relâchés, c’est une vraie déception. Nous avions fait un bon match et nous méritions au moins le nul.

Est-ce compliqué de récupérer mentalement après un tel scénario?

Non. La physionomie du match montre qu’il est anormal de prendre trois buts en si peu de temps. C’est ce qui est difficile à encaisser, surtout après avoir prouvé notre solidité durant les rencontres précédentes. Malgré tout nous avons montré de belles choses. On avait bien défendu et bien contre-attaqué avant ce relâchement coupable. En plus nous avons eu les occasions pour mener deux buts à un après l’égalisation de Valenciennes. Nous allons donc vite nous relever de cette défaite. Maintenant on met tout en oeuvre pour bien préparer ce match face à Clermont.

Sur un plan plus personnel tu enchaînes les matchs, ce qui doit te faire un bien fou pour démontrer ce dont tu es capable…

Bien sûr. Quand on enchaîne les matchs on est satisfait, surtout quand il y a les résultats au bout. Le début de saison avait été un peu plus compliqué pour moi mais voilà, c’est le football professionnel, il faut être prêt quand le coach fait appel à vous.

Vous êtes-vous attardés sur un secteur particulier avant la réception de Clermont?

Nous avons surtout peaufiné l’aspect tactique en essayant de mettre en place des choses bien précises, que ce soit concernant le replacement défensif de toute l’équipe ou la manière d’être plus efficaces devant.

Comment appréhendes-tu ce nouveau rendez-vous?

Ce sera un match compliqué face à une équipe qui vient de perdre chez elle et voudra se reprendre à l’extérieur. De notre côté nous aurons à cœur de nous montrer intraitables à domicile. Nous sommes prêts à aller au combat afin de prouver à notre public que nous restons costauds et que cette défaite à Valenciennes n’est plus qu’un mauvais souvenir. Une chose est sûre: nous allons tout mettre en oeuvre pour obtenir la victoire!

Source : entretien réalisé par Bruno AHIME pour chamoisniortais.fr

Entretien : Djigla « je ne veux pas m’arrêter là »

Avec huit matches et un but à son actif cette saison, David Djigla (21 ans) a accordé un entretien au site officiel de son club, Niort à la veille du déplacement à Valenciennes pour le compte de la 11e journée de Ligue 2 française. L’ailier international béninois parle de la bonne forme de son club  et son début de saison personnel.

David bonjour, dans quel état d’esprit se trouve le groupe après ces deux victoires consécutives?

Ces deux victoires nous ont fait le plus grand bien, que ce soit dans les têtes ou au niveau comptable. Elles récompensent enfin tout le travail fourni depuis le début de saison.

Comment avez-vous meublé cette mini-trêve internationale?

Comme nous n’avons pas disputé de match amical, nous avons travaillé plus intensément chaque séance. Et le coach nous a donné le week-end pour bien récupérer. Ca change de nos habitudes mais il faut savoir s’adapter afin de repartir avec le même degré de forme.

Avez-vous travaillé un secteur particulier?

Pas spécialement. Les dernières séances ont été plutôt basées sur le jeu, ce qui n’empêche pas de travailler physiquement.

En quoi l’équipe a t-elle progressé pour sortir de la zone rouge?

Nous sommes restés solides défensivement ces dernières semaines. En début de saison nous prenions trop de buts. Et nous avons su trouver un certain équilibre pour attaquer également. Maintenant rien n’est acquis, il nous faut persévérer en conservant le même état d’esprit.

Vous allez vous déplacer à Valenciennes avec quelles ambitions?

Avec l’objectif de continuer dans le même sens que ce qu’on réalise depuis quatre semaines, à savoir rester costauds défensivement et faire mal offensivement. Et avec évidemment la volonté de ramener des points. Une victoire nous placerait dans la première moitié de tableau, et ce serait assurément une bonne affaire.

Sur un plan plus personnel, comment juges-tu ton début de saison?

Plutôt correct. Au départ je n’étais pas dans le groupe, mais ensuite le coach m’a donné ma chance. Pouvoir enchaîner les matchs est très important. Je ne veux pas m’arrêter là. Je souhaite naturellement avoir un maximum de temps de jeu afin d’apporter la meilleure contribution possible pour le bien de l’équipe.

Source : Propos recueillis par Bruno AHIME pour Chamoisniortais.fr

Montpellier: Sèssegnon « apporter mon expérience »

Au lendemain de sa signature à Montpellier en Ligue 1 française , le capitaine des Ecureuils a accordé un entretien à nos confrères de FranceFootball. Substance.


«Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Montpellier ?

J’avais besoin de revenir en France après six bonnes années en Angleterre. C’était une belle opportunité pour moi de revenir, de rejouer au foot.

Retrouver Frédéric Hantz, qui vous avait lancé au Mans, a été un facteur important ?

J’ai échangé avec lui avant de venir. Ces discussions ont influencé mon choix. On a discuté comme des hommes. Il m’a dit ce qu’il attendait de moi. Il a été sincère, correct, ça m’a fait prendre conscience que je revenais dans un Championnat que j’avais quitté depuis longtemps. J’avais besoin d’un entraîneur qui pourrait me faire confiance tout de suite. Je me suis dit que c’était un bon challenge.


Que pensez-vous apporter à cette équipe ?

Ça fait deux jours que je suis là et j’ai vu une bonne équipe de Montpellier à l’entraînement, avec des joueurs de talent. Je vais tenter d’apporter mon expérience. A moi aussi d’apporter ce petit truc qui manquait. Mais les réponses, on les verra sur le terrain.

Comment vous sentez-vous physiquement ?

Je ne suis pas encore prêt. La trêve internationale, la semaine prochaine, va me donner la chance de me préparer au maximum pour être prêt à commencer un match. Mais on va voir comment je serai durant les entraînements cette semaine. Le plus important est d’être à 100% pour commencer.

A quel poste allez-vous évoluer ?

L’entraîneur sait que je peux jouer attaquant ou dans un milieu à trois. L’idéal serait d’être dans une position où je pourrais apporter tout de suite.»

Source: Francefootball.fr

Entretien : Bessan « je veux battre mon record »

Buteur le jeudi dernier, pour sa première apparition avec le Club Africain, Jacques Bessan réussit son début de saison nous accordé un entretien exclusif et heureux le jour de ses 23 ans. L’attaquant parle de son été très agité, son transfert avorté au TP Mazembé, son nouveau club, des Ecureuils et de son gâteau. Entretien d’anniversaire.

Vous êtes arrivés au Club Africain, le mois dernier, et vous avez déjà disputé une finale de Coupe de Tunisie puis marqué lors de la première journée de championnat, votre adaptation a été rapide donc ?

Tunis c’est une ville que je connais très bien. Mais au Club Africain je connaissais peu de gens maintenant je suis là. Je suis content de mon transfert. Et aussi d’avoir marque mon premier but. C’est toujours bien d’ouvrir son compteur-but.

Vous aviez terminé avec 12 buts la saison dernière et vous avez eu beaucoup de sollicitations pourquoi avoir choisi le Club Africain ?

Effectivement j’ai eu beaucoup de contacts. J’ai été au TP Mazembe pendant une semaine. Nous avions négocié un contrat de trois saisons mais arrivé surplace, le club voulait que je signe quatre années. J’ai demandé un temps de réflexion. Le Club Africain a fait une offre. Je connais bien le championnat tunisien j’ai préféré ce club là.

Pourquoi vous n’avez pas choisi de prendre le pari avec un club européen puisque vous aviez été approche par un club portugais et autrichien?

Ces contacts étaient bien abouties mais j’ai choisit de rester encore dans le championnat tunisien pour apprendre encore un peu.

Revenons sur votre saison dernière, vous aviez quitté Bizerte en janvier pour Gafsa qui était déjà relégable, pourquoi avoir fait ce choix surprenant en pleine saison ?

J’ai fais ce choix parce que je suis un attaquant de pointe et à Bizerte on me faisait jouer sur le côté. Aussi c’était difficile pour moi de marquer, d’avoir des occasions. J’ai décidé de partir parce que vu la situation je n’arrivais pas à scorer. La preuve j’ai mis deux buts seulement avec eux. Mais à Gafsa je me sentais bien, on me faisait jouer en pointe, sans pression et on a vu le résultat.

Vous aviez finit la saison avec 12 réalisations, deuxième meilleur buteur du championnat mais vous n’avez pas pu éviter la relégation de Gafsa, une déception…

Ça m’a vraiment touché, parce que j’aurai aimé rester et faire beaucoup de choses pour le club.
Vous sentez que vous avez un nouveau statut, vu votre saison dernière, les regards ne sont plus les mêmes sur vous?
Ce titre de deuxième meilleur buteur m’a fait grandir. On a parlé de moi un peu partout. Même les clubs qui disent qu’ils veulent un attaquant comme « Jacques Bessan  » c’est un honneur pour moi et j’en suis content.

Vous êtes international béninois, vous avez vécu de loin l’élimination des Ecureuils à Bamako le 4 septembre dernier ?

J’étais (après un long silence) je ne même pas quoi dire. C’était le rêve de toute une nation, on s’y attendait. Je n’ai même pas pu dormir j’attendais la qualification. Mais c’est le foot on prend ça comme ça.

Aujourd’hui, vous êtes dans un club qui va jouer le titre, est-ce que vous sentez que vous pouvez passer un cap
dans ce club, avec autant de pression et d’ambition ?

Dans un grand club il y a toujours la pression. Je peux la supporter cette pression. Je suis toujours concentré pour évoluer. Ici ça joue le titre avec la grâce de Dieu on fera une bonne saison.

Vous êtes à un but en un match vous vous êtes fixé un objectif en termes de statistiques ?

Je sais que le club attend beaucoup de moi. Comme je le dis je reste concentré. Je veux battre mon record de la saison passée.

Ce jour (15 septembre) est particulier pour vous puisque vous fêtez vos 23 ans, ça sera pas une journée comme les autres…

C’est mon anniversaire (rires) je pense que le club a prévu me faire une surprise. Sinon j’ai déjà commencé à déguster les gâteaux. C’est tellement bon (rires)…

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Kiki « le foot est parfois cruel »


Quelques heures après le naufrage de Bamako face aux aigles de Mali, David Kiki l’arrière gauche des Ecureuils revient sur cette triste élimination du Bénin et parle également de son début de saison à Niort.Entretien.

Tout le Bénin y croyait malheureusement hier soir, la qualification s’est envolée. Dans quel état d’esprit êtes vous après cette lourde défaite ?

Tout le monde est déçu.On y croyait mais personne n’a compris ce que s’est passé. Jusqu’à maintenant on n’a pas de réponses. C’est vraiment dommage pour nous les joueurs, nos familles, tout le Bénin. C’est dommage pour le tout monde.

En parlant de ce qui s’est passé, l’équipe béninoise était méconnaissable , à votre avis qu’est ce qui a manqué hier soir ?

Franchement si je vous dit que je sais pourquoi on a joué comme cela c’est que j’ai tord. Moi-même je cherche toujours des réponses.

Malgré sa qualification, l’équipe malienne était à fond dans son match, est-ce que cet engagement vous a surpris ?

Pas du tout, on savait qu’ils n’allaient pas nous faire un cadeau, qu’ils allaient jouer comme si c’était leur dernier match. Franchement dans la détermination on était plus déterminés qu’eux mais ça se voyait pas sur le terrain. On aurait dit qu’on était qualifiés et ce sont eux qui voulaient la qualification. On n’était pas bons en défense comme au milieu partout. Et je ne peux toujours pas expliquer.

A la pause vous étiez déjà menés 3-1, quel a été le discours du coach parce qu’on n’a constaté aucune révolte à la reprise…

Même à la mi-temps malgré qu’on perdait 3-1 tout le monde y croyait encore. Le coach nous a dit de ne pas lâcher de continuer à jouer. Il a donné de la voix, le capitaine aussi qu’il faut relever la tête mais….

Le Bénin n’ira pas à la Can 2017, vous avez 22 ans, vous pensez déjà aux futures échéances puisque vous êtes considérés comme la relève?

Ça fait mal mais je prends ça comme une bonne leçon et grandir avec. Dans la vie tant qu’on vit il y a de l’espoir on va se relever les prochaines fois.

Revenons un peu sur votre parcours, en moins de deux ans vous êtes passés du monde Amateur au niveau international, comment analysez vous tout cela avec du recul.?

J’ai travaillé pour en arriver à ce niveau, c’est allé vite mais c’est que le travail. J’avais mes objectifs et je les atteint petit à petit, ce n’est que le début j’espère. Je vis une grande déception en ce moment mais j’espère bien disputer une Can. Le foot c’est comme ça.Cela va vite dans les deux sens.

En club, comme la saison dernière le nouveau coach, Denis Renaud tarde à vous donner votre chance après quatre journées de championnat, vous attendez votre heure?

Je ne suis pas inquiet, le coach il a fait un choix pour l’instant. Je le respecte. C’est sa volonté. Ça va tourner j’ai confiance en mon potentiel et ça va aller.

Pour conclure…

J’ai une pensée pour tous les supporters. Nous sommes désolé car on a pas été à la hauteur de leurs attentes et malheureusement le foot est parfois cruel. On reviendra plus fort merci à tous les supporters qui ont fait le déplacement au Mali et à tout ceux qui nous ont soutenu à distance tant qu’on vie il y a de l’espoir.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Gestede « la fierté que ça peut donner »

A la veille du très décisif Mali- Bénin comptant pour la sixième et dernière journée des qualifications de la Can Gabon 2017, l’attaquant d’Aston Villa et des Ecureuils Rudy Gestede s’est livré à votre site préféré en exclusivité. Il parle évidemment du duel ce dimanche soir et ses rêves de Can.

Ce dimanche soir, vous allez disputer un match décisif contre le Mali, vous sentez déjà l’enjeu du match mettre une pression sur le groupe ?

Non pour l’instant il n’y pas de pression particulière. On est encore assez loin du match donc on essaye de se détendre, penser à autre chose. Après on sait que c’est un match important pour la qualification. On essaye de rester tranquille. Il y a une bonne ambiance dans le groupe. Pas de pression.

Personnellement vous êtes muet depuis début de ces qualifications mais est ce que vous sentez le groupe capable de réaliser cet exploit de faire un résultat à Bamako pour se qualifier à la Can ?

C’est la force du groupe qu’on a actuellement. Peu importe qui est sur le terrain on est capable de faire un résultat. Ce n’est pas forcément par rapport au niveau où on joue en club qui va amener le but ou le résultat. Tout le monde a la qualité pour améliorer l’équipe lui permettre de remporter des matches. On est confiant peu importe le onze de départ qui sera aligné demain. On a largement de quoi faire un résultat au Mali. On l’a démontré à la maison ou on aurait pu remporter ce match avec un peu plus de réussite malheureusement on ne l’a pas fait. Il faudra se rattraper ici à Bamako.

La qualification déjà acquise des maliens vous mets dans une zone de confort avant ce match ou vous faites fi de ça ?

Peu importe comment l’adversaire va prendre ce match. Nous savons que nous devons gagner pour être sûrs de nous qualifier. A nous d’être concentré sur nos performances. Après ce que vont faire les maliens ça c’est un autre problème. Nous on sait qu’on va être à 100%. On est prêt à remporter ce match. On va tout faire pour. On s’est bien préparé et on est concentré.

Alors quelles seront les clés du match ?

Ça va être un match assez compliqué comme ça l’a toujours été face aux maliens. On sait qu’ils ont des joueurs de qualité et ils jouent devant leur public. Ils vont avoir à cœur de faire une belle performance. La clé je pense ça va être la patience. Il faut être patient et solide derrière. Si on n’encaisse pas de buts même avec un point on peut se qualifier. Si on est solides avec les armes offensives qu’on a on doit être capable d’en mettre un au minimum.

Si au coup de sifflet final demain soir les Ecureuils se qualifient, vos premières pensées porteront sur…

La première chose serait de remercier Dieu pour ce cadeau. Ensuite je penserai à ma famille, mes amis, à tous les béninois. La fierté que ça peut donner. Ça permettra de donner un élan, un nouvel engouement autour de la sélection nationale ce qui manque un peu au Bénin. Ça permettrait à tout le monde de s’accrocher à quelque chose. Ça donnera de la ferveur au pays. Au niveau des sentiments c’est difficile à dire.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Counou « il y a quelque chose à faire »

Après quatre jours de stage à Cotonou, nous avons rencontré le défenseur polyvalent des Ecureuils Paterne Counou qui s’est confié à nous. Le sociétaire d’Akwa United (Nigéria) parle de la rencontre décisive contre le Mali et dresse un bilan de sa saison personnelle. Entretien.

Vous êtes présent dans le groupe des Ecureuils depuis mars dernier, dimanche prochain vous abordez un match décisif contre le Mali, vous sentez la pression monter ?

Je ne dirai pas qu’il y a la pression mais nous savons qu’il y a quelque chose à faire. Et nous allons là-bas pour faire un résultat. Nous sommes tous concentrés sur cela. 

Vous sentez que l’enjeu du match a une influence sur votre motivation habituelle?

L’ambiance est toujours la même. Seulement que c’est un match à l’extérieur qui ne sera pas facile. Nous allons nous battre pour ramener la qualification, c’est l’objectif et nous sommes tous conscients.

Quel est le discours du coach à propos de cet objectif crucial pendant ce stage de préparation ?

Il nous a dit de rester sérieux dans le boulot comme nous en avons l’habitude et le résultat suivra.

Vous attendez de faire vos débuts officiels avec les Ecureuils mais en club vous avez une polyvalence entre le poste d’arrière droit et celui de défenseur central, le sélectionneur national vous a-t-il promis de vous utiliser à un poste précis ?

Nous n’avons pas discuté spécialement de ça.  Mais je suis prêt à évoluer partout où le besoin se fera sentir tant ce que sera dans mes cordes.

A quel poste vous aimeriez être aligné ?

En défense dans l’axe ou à droite. J’ai joué à ces deux postes toute la saison je m’y connais.

Est-ce que c’est difficile d’attendre sa première sélection après trois matches passés sur le banc de touche sans entrer en jeu ?

Je n’ai aucun problème particulier avec ça.  Le coach connait bien ses joueurs et sait comment les utiliser au moment opportun. Donc comme je dis j’attends mon heure patiemment. 

Akwa United est 8e du championnat nigérian à quatre journées de l’épilogue de la saison, si vous devriez dresser un premier bilan personnel?

Je dirai que c’est une saison positive pour moi. J’ai fais 27 matches de championnat pour un but. C’est de bonnes statistiques. J’ai pas mal progressé pour les deux saisons que je viens faire dans la ligue nigériane. Chaque joueur doit pouvoir faire son bilan personnel de façon objective et je suis plutôt satisfait de mes performances même si je vise plus haut.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Hessou « ma saison la plus aboutie »


Son nom figurait à juste titre sur la présélection de 29 noms initialement dévoilé par le sélectionneur Omar Tchomogo, Harriston Hessou (22 ans) sort d’une saison pleine dans les buts d’Ethiopia Bunna en Ethiopie. L’ancien gardien des Dragons et les siens ont terminé vice-champion et l’international béninois a impressionné avec ses 21 matches sans encaisser sur 27 apparitions. En vacances sur ses terres, Hessou nous accordé un entretien exclusif où il parle de son aventure en terre éthiopienne entre autre. Entretien.


Après un passage au Cheminots FC au Congo, vous sortez d’une nouvelle expérience dans le championnat éthiopien, comment avez-vous atterrit la-bàs ?

Je remercie Dieu car c’était un coup de bol et le fruit de mon travail. J’ai eu la chance d’être repéré par un recruteur au Congo qui était à la recherche d’un gardien de but. Le contact s’est vite fait et je me suis retrouvé en Ethiopie.

Si vous devriez dresser un bilan de votre première saison ?

Cette saison a été très riche en enseignement. Cela n’a pas été du tout facile. Comme bilan je dirai très positif. Sur le plan personnel, j’ai beaucoup progressé. C’est la saison la plus aboutie de ma jeune carrière. J’ai réussi à obtenir ma place de titulaire dans l’équipe première. Puis j’ai réalisé mon meilleur ratio de match joué et de but encaissé (ndlr : 21 matches sans encaisser sur 27 joués). Sur le plan collectif, c’était une très bonne aventure humaine. Grâce à mes coéquipiers et tout le staff on a terminé vice-champions. Une véritable satisfaction, même si on aurait aimé finir champions.

Votre club a terminé vice-champion et est qualifié en coupe africaine la saison prochaine, de quoi sera fait votre avenir, vous allez rester ou faire vos valises ?

C’est un tremplin pour toute l’équipe. J’ai déjà vécu une fois l’aventure africaine avec les Dragons en Coupe Caf. Je suis très impatient de goûter à nouveau à cette compétition. En ce qui concerne mon avenir, j’ai encore un an de contrat avec mon club. Donc pour l’instant mon aventure éthiopienne continue. Mais bon dans le foot on n’est jamais sûr de rien.

Avez-vous eu des offres ?

Les sollicitations ne manquent pas. Mais pour l’instant il n’y a rien de concret.

« Travailler dur et attendre mon heure en sélection nationale »

Sinon parlez-nous de votre vie en Ethiopie, l’adaptation, la langue anglaise, la culture anglophone comment vous vous êtes intégré ?

Ce n’est pas facile de vivre loin de chez soi. C’est très différent du Bénin. Pour ma part j’ai le goût de l’aventure, découvrir de nouvelles choses donc je m’adapte vite. Dans mon club il y a aussi des coéquipiers francophones qui ont facilité mon intégration. La vie est agréable et les gens sont très chaleureux dans la ville.

Comment jugez-vous le niveau du championnat éthiopien comparé au Bénin et Congo où vous êtes déjà passé ?

Le championnat éthiopien n’est pas facile à jauger de l’extérieur. Mais c’est un vrai championnat professionnel. il est très bien structuré et régulier. Il est très difficile surtout pour les étrangers en raison de l’altitude. C’est vrai que ça manque d’impact physique à mon avis mais c’est très fluide, rapide et surtout tactique.

Vous étiez deuxième gardien lors de la Can junior 2013 et votre nom était sur la liste élargie sortie par le sélectionneur des Ecureuils il y quelques jours, vous visez clairement l’un des trois places de gardien chez les A même si vous n’avez pas été retenu dans la liste finale pour le match de Bamako contre le Mali ?

C’est déjà une véritable satisfaction d’être dans la présélection. Cela m’a un peu surpris car je ne m’y attendais pas. Le rêve de tout joueur de foot c’est d’arborer la tunique de sa sélection nationale et d’y jouer les premiers rôles. Pour l’instant je ne pense pas trop à ça. C’est déjà une satisfaction de savoir que je suis suivi par le sélectionneur national. On a une génération de très bons gardiens de but et en plus c’est un poste à concurrence plus que tout autre. Je vais juste continuer a travailler et attendre mon heure.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien: Allagbé « être régulier sur le long terme »


Devenu numéro dans les buts niortais cette saison en Ligue 2 française, Saturnin Allagbé nous accordé un entretien exclusif avant la réception de Tours pour le compte de la 4e journée de Ligue 2. Avec malgré ses trois buts encaissés en trois matches, le gardien international béninois a réalisé un clean sheet avec beaucoup de promesses. Nous avons parlé de son nouveau statut en club, ses modèles de gardien de but et des Ecureuils. Entretien.


Alors, Allagbé être numéro n’est pas si compliqué que cela ?

(Rires). C’est très facile d’ailleurs. Non sérieusement c’est très exigeant comme poste, ça je le savais déjà. Ça demande une régularité, être décisif pour que l’équipe puisse compter sur moi tout au long de la saison. Il faut être régulier sur le long terme, la Ligue 2 est championnat difficile avec beaucoup de jeu direct. Les gardiens ne se reposent pas. Ce n’est pas un poste tranquille mais j’en ai le coffre.

Vous avez réalisé une bonne préparation et vous avez également séduit lors de la première journée, vous êtes déjà en confiance ?

On peut le dire comme ça. La Ligue 2 j’ai eu le privilège de découvrir la compétition en fin de saison dernière. Le stress n’était pas le même. Je savais un peu à quoi m’attendre. Pendant la préparation, je suis monté en régime, le staff m’a tout de suite mis dans les conditions. Dans ma tête je n’ai pas mis du temps à rentrer dans le rôle. Après les deux premières journées on a été costaud et j’ai reçu énormément de messages sur les réseaux sociaux et sur mon téléphone, ça m’a motivé davantage. J’espère que ma saison sera réussie.

La saison écoulée vous étiez numéro 2 et Niort a lutté jusqu’à l’ultime journée pour accrocher le maintien, cette saison quels sont les objectifs ?

Personnellement, c’est de confirmer les attentes du club. Etre à la hauteur de ce costume de numéro un. Ensuite pour le club, se rassurer le plus vite, allez chercher le maintien. Après dans le championnat tout reste possible. Après trois journées, on cherche toujours notre première victoire la saison. Le groupe travaille bien j’espère qu’on va vite enchaîner.

Au club, après le départ Djiman Koukou (Lens) , vous êtes devenu le doyen des béninois avec David Djigla et David Kiki…

Un peu. On s’entendait déjà bien à quatre. Koukou a un nouveau club. Maintenant on forme un trio et on s’entend toujours aussi bien.

Il y a une sorte de duel à distance avec Fabien Farnolle du Havre qui est votre numéro un chez les Ecureuils, comment le vivez vous ?

Il y a une concurrence en sélection nationale, c’est vrai. Fabien est le préposé au poste. C’est un gardien d’expérience que j’apprécie énormément. J’apprenais déjà à ses cotés en équipe nationale avant de signer à Niort en France. Il est comme un guide pour le jeune gardien que je suis. Je veux bien être numéro un aussi si je le mérite je serai aligné et je travaille pour cela.

Vous êtes plutôt Manuel Neuer ou Gigi Buffon ?

Edwin Van Der Sar. C’est mon idole. Neuer est devenu la référence au poste avec surtout son jeu au pied et sa vista. Buffon impressionne par sa régularité au très haut niveau. Je les admire tous les deux mais je préfère Van Der Sar. (Rires)

Pour revenir aux Ecureuils, début septembre, il y a un match décisif à Bamako où vous avez fait vos débuts dans les cages des Ecureuils, vous sentez comment ce match ?

C’est un match qu’il faut gagner pour aller à la Can c’est aussi l’équation. Que je sois sur le banc ou sur le terrain je ferai mon job. Ca serait magique pour cette génération d’accrocher la Can. L’adversaire est le favori du groupe et jouera à domicile mais je pense que nous suffisamment motivé pour aller au delà de tout cela.

réalisé par Géraud Viwami

RC Lens: Koukou  » l’objectif est très clair: la montée »

En fin de contrat à Niort cet été , Djiman Koukou a rejoint gratuitement Lens. Le milieu défensif pour ses débuts officiels en Ligue 2 francaise va affronter les chamois qu’il connait. Avant ces retrouvailles qui lanceront la saison, Koukou a accordé un entretien au site officiel des chamois niortains. Contenu

le hasard du calendrier fait que tu reviens à Niort pour y rencontrer ton ancien club lors de la première journée. A quoi vas-tu penser en pénétrant sur la pelouse?

J’ai gardé de très bons souvenirs de Niort. De la ville, du club jusqu’aux joueurs. J’y ai passé de très bons moments. Avec bien sûr des hauts et des bas mais en m’imprégnant surtout de la culture qui règne au sein de cette équipe modeste qui a toujours su se serrer les coudes, s’accepter et se mobiliser pour se sortir des épreuves aussi difficiles qu’elles soient.

Tu débarques à Lens, un club d’une autre dimension. Où se situent les plus grosses différences?

Le RC Lens est un grand club en France, avec une très belle histoire et de grandes ambitions. C’est un club qui a tout pour être avec les meilleurs de Ligue 1, à commencer par un public extraordinaire qui constitue une vraie arme pour son équipe. Toute la ville ne vit que pour le football. Aujourd’hui elle n’est pas à sa juste place et l’objectif est très clair: la montée. Le club s’en donne tous les moyens possibles.

L’attente doit être grande du côté des supporters et du staff.

Ici le public est très exigeant. Autant faire de très belles performances en début de saison pour en faire une grande force, plutôt que de se le mettre à dos. Il faut tout donner dès les premiers matchs pour haranguer les supporters qui eux ne lâchent rien. On a un staff de qualité et d’expérience. Un collège d’entraîneurs avec à sa tête Alain Casanova, intransigeant et qui ne rigole pas avec le travail.

Lens et Niort ont-ils les moyens de leurs ambitions?

Le RC Lens a des joueurs de qualité et d’expérience de la Ligue 2 comme de la Ligue 1. J’ai vraiment confiance en ce groupe jeune et mature à la fois, et j’ai vraiment la foi pour atteindre la montée. Pour cela il faut gagner des matchs chaque week-end, à commencer par le premier. Quant aux Chamois je ne connais pas vraiment leurs objectifs pour cette saison. Mais je sais qu’ils ont un bon groupe et je ne doute pas qu’ils puissent faire une belle saison. Ils auront leur mot à dire.

A quel type de rencontre t’attends-tu vendredi soir?

A un premier match qui à mon avis ne sera pas très ouvert. Ce sera sans doute physique avec la plupart du temps des contacts dans l’entrejeu. La fluidité viendra au fur et à mesure de l’avancée du match.

Propos recueillis par Bruno AHIME Pour Chamoisniortais.fr

Entretien : Mounié « faire mon trou en Ligue 1 »


Revenu à Montpellier après une saison en prêt à Nîmes en Ligue 2, Steve Mounié (21 ans) s’est confié à Bjfoot.com en exclusivité. L’attaquant des Ecureuils parle l’exercice précédent, sa préparation estivale, ses ambitions avec les Héraultais, les Ecureuils, et les Bjfoot Awards. Entretien.

Après vos onze buts en Ligue 2, la saison dernière, vous en avez déjà planté deux avec Montpellier lors de la préparation estivale vous êtes déjà chaud pour la Ligue 1 cette année ?

Oui c’est vrai que la saison démarre bien pour moi, je reviens dans mon club formateur, j’arrive en conquérant en essayant de faire mon trou en Ligue 1.

Un bilan de votre saison écoulée Nîmes au delà de vos statistiques qui ont été plutôt satisfaisantes ?

La saison dernière a été assez compliquée parce qu’on est parti avec l’équipe de Nîmes avec un déficit de moins huit points en début de saison. Donc mentalement ça été dur. Tout au long de la saison pour essayer de remonter ces points. Au final, on est fiers d’avoir réalisé ce challenge, ca vous fait forcément grandir. Au-delà des stats j’ai eu l’opportunité de pourvoir jouer une trentaine de matches en Ligue 2 (32 plus précisément). J’ai gagné en maturité en expérience et il n’y a pas mieux.

Vous avez connu des bouts de matches en Ligue 1 la saison dernière avant d’être prêté dans les ultimes instants du mercato, le nouveau coach Frédéric Hantz vous a donné des garanties pour la saison à venir ?

Déjà que ce soit même au sein de l’administration ils ont montré une volonté de me garder par le fait que mon contrat a été prolongé de deux années. C’est une volonté du coach de pouvoir m’avoir dans son effectif. Maintenant c’est à moi de gagner ma place de montrer au staff que je suis capable d’évoluer en Ligue 1. Ma prolongation est une bonne chose et prouve qu’on compte sur moi pour l’avenir au sein du club.

« Les Ecureuils ? Je suis venu quand je me suis senti prêt »

Vous étiez dans le groupe pro de lors de la saison dernière, est-ce que vous vous sentez plus aguerri qu’à l’entame de l’exercice précédent ?

L’année dernière je me sentais déjà prêt à affronter la Ligue 1 après ça été un choix de l’ancien coach qui était en place. J’ai été obligé d’accepter et me concentrer vite pour pouvoir effectuer ma saison avec Nîmes. J’ai entamé la préparation comme l’année dernière avec un état d’esprit de combattant, en voulant donner le maximum en me préparant au mieux. Je suis quelqu’un qui travaille beaucoup, je bosse au maximum pour être prêt pour la saison à venir.

Alors si vous devez définir une saison réussie en Ligue 1 ?

Mon objectif c’est de faire du mieux possible quand je vais entamer la saison. Donner le maximum sur le terrain pour marquer et réaliser les meilleures performances possibles. Pour l’instant je n’ai pas d’objectif précis en tête on verra au cours des premiers matches comment ça se passe. Parce que je découvre quand même le niveau donc. Je me fixerai les objectifs en fonction.

Parlons de votre statut d’international avec les Ecureuils que vous avez rejoint récemment après plusieurs années d’attente comment vivez vous cette expérience internationale avec le Bénin ?

Les Ecureuils c’était un choix assez facile. Un choix du cœur. Je suis natif de Parakou, j’ai grandi au Bénin, je viens régulièrement en vacances. Pour moi le Bénin c’est mon pays, le choix n’a pas été difficile à faire. C’est vrai qu’on m’avait déjà appelé auparavant mais comme j’étais assez jeune je ne me sentais pas prêt à venir en sélection. Je préférais être bien aguerri et évoluer dans le monde professionnel avant de me dire que je vais être international béninois. Pour donner le maximum de mon talent aux Ecureuils. Donc quand je me suis senti prêt je suis venu. Au sein groupe, on vit bien. Je me sens bien, j’aime venir en sélection. Je suis content de retrouver les amis béninois et ça toujours plaisir de jouer pour le pays. J’espère avoir une longue carrière avec les Ecureuils.

En septembre contre le Mali à Bamako, le Bénin va disputer un match ultime et important pour les qualifications de la Can, comment entrevoyez-vous ce rendez-vous qui pourrait ouvrir les portes d’une quatrième Can aux Ecureuils, après être passé près de l’exploit à l’aller à Cotonou ?

Personnellement je ne trouve pas que ce soit un exploit de battre le Mali. L’équipe que nous avons actuellement a les moyens de battre beaucoup d’équipes africaines. Personnellement je pense que nous devons aller au Mali en cherchant la victoire parce que c’est uniquement la victoire qui nous qualifiera de toute façon. Le Mali on sait que c’est une équipe qu’on peut battre il n’y a aucune peur à avoir. Aujourd’hui nous connaissons nos qualités, nous pouvons battre le Mali chez lui.

En janvier dernier vous étiez nominé dans la catégorie « Meilleurs Espoirs » des Bjfoot Award 2016 mais vous n’aviez pas gagné…

Je suis vraiment déçu mais ça fait toujours plaisir d’être nominé déjà.

Pour finir ?
Je remercie la rédaction de Bjfoot, c’est toujours un plaisir de lire les articles sur les internationaux béninois. Mais également aux lecteurs et aux supporters de la sélection.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien: Gounongbé « je veux faire monter Cardiff en Premiere League »

Débarqué à Cardiff il y a une dizaine de jours, l’attaquant international béninois Frédéric Gounongbé s’est confié en exclusivité à Bjfoot.com. Il raconte les coulisses de son arrivée au Pays de Galles, ses premiers pas, dévoile ses objectifs et parle également des Ecureuils. Entretien.


Vous avez grandi Belgique et vous annoncez votre transfert du championnat belge vers un club gallois à la veille du quart de finale de l’Euro 2016 qui opposait les deux nations le 1er juillet dernier, le moment était bien choisit…

Rires. Ça on me l’a déjà servi plusieurs fois mais ce n’était pas calculé. Ma signature était intervenue quelques jours auparavant, nous devions attendre le 1er juillet pour l’officialisation. Donc je suis arrivé au pays de Galle dans cette période de confrontation entre les deux pays et d’ailleurs j’ai fais mon vol Brussels – Cardiff avec une partie des supporters gallois avec une certaine ambiance dans l’avion.

Alors vous découvrez un tout nouveau pays avec des repères à prendre comment ça se passe ?

Mon adaptation se passe bien. Dès mon arrivée on est parti une semaine dans le centre de l’Angleterre Winchester** en camp d’entrainement donc je n’ai pas pu bien découvrir Cardiff. On est rentré cette semaine. Du coup je suis toujours logé à l’hôtel le temps de me trouver un appartement et m’établir dans la ville sinon le contact avec les autres joueurs, le personnel du club se passe bien. Je n’ai pas encore pu bien découvrir la ville. Pour ce que j’ai pu voir ça à l’air d’être une petite ville à dimension humaine avec des gens très accueillants. J’aurai toute l’année pour mieux la découvrir

Vous aviez terminé votre saison à Westerlo depuis fin mars mais vous avez mis pas mal de temps à choisir votre nouveau club…

J’ai pris du temps oui et non à la fois. J’ai signé le 1er juillet en sachant que la période des transferts est ouverte jusqu’au 31 aout. J’aurais plus prendre plus de temps après mon choix vers Cardiff s’est justifié par plusieurs raisons. La première c’est que ça été l’un des premiers clubs à manifester son intérêt à mon encontre. Ils étaient déjà là lors de la trêve hivernale précédente. Ça été un élément qui m’as rassuré. Ensuite j’ai toujours eu envie d’évoluer en Angleterre donc j’estime que c’est un type de football qui peut me convenir donc ça répond aussi à cela. C’est vrai qu’il y a eu différents intérêts comme j’étais libre. J’ai rejeté des offres de pays exotiques parce que je ne me sentais pas prêt à sacrifier certaines choses pour cela et j’avais un bon défi sportif dans un cadre professionnel et haut de gamme comme Cardiff.

« Gestede m’a servi d’éclaireur »

Vous serez le deuxième béninois a porté les couleurs du club gallois, Rudy Gestede (2010-2013) était au club, vous aviez consulté votre coéquipier avant de porter votre choix sur Cardiff ?

Rudy et moi sommes en contact permanent donc fatalement il m’a servi un peu d’éclaireur sur Cardiff et encore maintenant. Je l’ai consulté et je le consulte tout le temps. Il m’a beaucoup aidé lors de cette période.

Vous allez découvrir une nouvelle mentalité de football dans un nouveau club, pour l’attaquant que vous êtes, la saison parfaite serait quoi ?

La saison parfaite d’un point de vue collectif c’est qu’on accède à la Premiere League , ça fait partie des ambitions du club. D’un point de vue individuel c’est de m’imposer au sein de cette équipe, d’acquérir un statut de titulaire et d’aider justement le club à monter. Participer par des buts ou des passes décisives à cette promotion. Evidemment être épargné par les blessures parce que le rythme de la deuxième division anglaise est très élevé avec deux matches par semaine au minimum.

Revenons sur votre départ de Westerlo, vous avez fini assez fort avec 13 buts lors de votre dernière saison et une nomination au soulier d’ébène, si vous devez résumer vos deux années en première division belge ?

Tout d’abord Westerlo c’est le club qui m’as permis de me faire connaitre en Belgique et un peu au-delà des frontières donc je lui dois beaucoup. C’est le club qui m’a donné ma chance en première division belge. C’est un club que j’estime énormément. En résumé je trouve ma dernière saison assez mitigée d’un point de vue collectif on n’a pas arrête de se battre contre la relégation. C’était éprouvant aussi bien physiquement que mentalement de toujours attendre un match couperet le week-end et d’un point de vue personnel je trouve aussi mitigée j’ai beaucoup marqué c’est vrai mais j’aurai pu faire plus. La finalité on s’est maintenu ça été le plus important. Globalement je dirai que c’était moyen j’espère que la je vais enclencher sur une bonne saison.

Avec les Ecureuils vous avez marqué une fois en trois apparitions dans les qualifs de la Can Gabon 2017, il y a un duel décisif en septembre face au Mali, elle vous fait rêver cette compétition continentale. ?

Ça fait clairement partie des objectifs de la sélection si ce n’est l’objectif principal c’est la qualification pour la Can. Cela passe par un bon résultat à Bamako en septembre. Ça représente beaucoup pour nous les joueurs et le peuple béninois. Il faut que tout le monde sache qu’il y a une équipe complètement investit pour réussir ce défi. On va mettre toutes les chances de notre coté pour y arriver.

Pour ce qui ont suivi l’Euro 2016, le capitaine islandais Gunnarson s’est illustré avec une manière particulière de remise en jeu latérale qui s’est révélée décisive, c’est votre futur coéquipier en club, ses longues touches vous donnent déjà des idées ?

Rires. Je n’ai pas encore eu la chance de le rencontrer parce qu’il est toujours en vacances après la compétition.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Ecureuils : Adéoti « ça serait merveilleux de jouer la Can « 

A la veille du duel décisif face à la Guinée Equatoriale demain après-midi au stade Mathieu Kerekou, le milieu défensif polyvalent Jordan Adéoti s’est confié à nous en exclusivité. Entretien.
A deux matches du terme des qualifications, les Ecureuils ont leur destin en main, dans quel état d’esprit allez vous disputer ces deux dernières rencontres en commençant par celle de demain ?
Avec l’envie de l’emporter tout simplement.On a un match important demain qui sera compliqué à jouer face à cette équipe de la Guinée équatoriale. Il faut l’aborder avec confiance et humilité.
En parlant de confiance, la situation administrative actuelle qui a entraîné le report du match ne vous a-t-elle pas perturbé ?
On a essayé de faire abstraction de ça et de se concentrer sur le terrain.Mais il est vrai, que ne pas savoir quand on va jouer, si on va jouer, être dans une constante incertitude n’aide pas du tout à la préparation de l’équipe et c’est vraiment dommage que ça se soit passé ainsi.
Vous étiez absent au match aller face à la Guinée Equatoriale est-ce un sentiment de rachat qui vous anime à la veille de ce match ?
Non absolument pas. Juste envie avec ce groupe d’aller le plus loin possible.

Apparemment vous tenez à disputer votre première Can avec les Ecureuils ?
On se concentre avant sur ce match très important pour nous et la suite de la compétition.Une victoire nous permettrait de rêver.Disputer une CAN avec le Bénin fait forcément parti de nos objectifs, ça serait vraiment merveilleux.
Parlons maintenant de votre rôle au sein de l’équipe vous êtes le pompier de service, arrière droit ou défense centrale, alors que vous aviez plus jouer devant la défense à Caen, quel poste vous convient le mieux ?
J’ai toujours eu la capacité de m’adapter au poste, d’être polyvalent donc je m’en sers pour répondre aux demandes du coach.Mais je dirais que le poste de défenseur central est celui dans lequel je suis le plus performant ces derniers temps.
Allez mouillez vous un peu, quel serait le scénario idéal demain. ?

Une victoire tout simplement.
Entretien réalisé par Géraud Viwami