Entretien : Allagbé «l’essentiel, c’est d’être décisif»

 

Avant la réception  de Tours demain soir pour le compte de la quatrième journée de Ligue 2 française , le gardien international béninois de Niort , Saturnin Allagbe (23 ans) a accordé un entretien au site officiel de son club. L’ancien gardien de l’Aspac qui a conservé ses buts inviolés sur les trois premières journées parle sa bonne forme et celle des Chamois en ce début de saison.  

 

Saturnin bonjour. À quoi attribues-tu ce meilleur départ en championnat que celui de la saison dernière?
Au travail, tout simplement. À l’engagement et l’envie du groupe aussi.
On est dans la continuité. Le groupe a peu changé, ce qui nous permet aussi de travailler plus sereinement.

Cette première victoire contre Auxerre va-t-elle lancer votre saison?
Évidemment. Une première victoire, c’est toujours libérateur, surtout quand ça arrive tôt.
Maintenant, il faut rester concentré pour enchaîner les bons résultats.

Votre seule défaite a été concédée à Tours, en Coupe de la Ligue. Et vous les recevez vendredi soir. Ça peut jouer?
Ce sont deux compétitions différentes, même si on joue à fond sur tous les tableaux. Il n’y a pas de désavantage psychologique. La défaite en coupe est déjà derrière nous. C’est à nous de mettre tous les avantages de notre côté pour faire un bon match. On joue pour gagner.

« QUAND ON JOUE À RENÉ GAILLARD, C’EST POUR GAGNER. »

Gagner deux fois de suite à la maison n’est jamais facile. Si vous y parvenez, vous pourriez vous retrouver sur le podium. Vous y pensez?
Honnêtement, non. Le classement n’est pas forcément la priorité après si peu de journées. Même si ça fait toujours plaisir et redonne confiance d’être en haut de tableau.
Le plus dur sera de continuer sur cette lancée. Pour y arriver, il faut qu’on continue à être solide comme on le fait depuis le début de ce championnat.

Tours, votre adversaire, reste sur trois échecs en trois matches. Est-ce le bon moment pour les affronter?
Il n’y a jamais de bon moment pour affronter une équipe. Eux, ils auront envie de se relever. Nous devons rester concentrés, ne pas sous-estimer l’adversaire. Être sérieux sur le terrain.
Peu importe la série de Tours, on sera devant notre public et, quand on joue à René Gaillard, c’est pour gagner et faire plaisir aux supporters.

Vous n’avez toujours pas encaissé de buts. D’où provient cette solidité défensive?
Ah bon? (rires) Sérieusement, c’est tout le travail défensif collectif de l’équipe que je mets en valeur. Même si ça fait toujours plaisir d’enchaîner des matches sans prendre de but.
Il y a le travail effectué avec le staff qui paie, et la confiance. J’espère que ça continuera. L’essentiel, c’est d’être décisif.

Comment allez-vous aborder la rencontre de vendredi afin d’obtenir les 3 points?
Être patient, contenir l’adversaire, ne pas se mettre la pression, jouer notre football comme on le fait depuis le depuis de la saison et le résultat arrivera.

source: Chamoisniortais.com 

Entretien : Aifimi « je voulais découvrir autre chose »

Son transfert dans les rangs de Black Leopards (D2 Afrique du Sud) a été officialisé cette semaine, nous avons eu un entretien exclusif avec le gardien international béninois Christophe Aifimi (27 ans) qui s’est engagé pour deux saisons. Il nous parle de sa nouvelle vie en Afrique du Sud et ses ambitions pour la saison à venir.

Vous arrivé dans un club où la lutte pour le poste de numéro un est ouverte, quel sera votre rôle ?

 

C’est ouvert parce qu’il y a déjà trois gardiens  qui sont là. Deux étaient déjà présents la saison dernière et deux nouveaux dont je fais partie. Mais le numéro un de la saison dernière n’est plus là du coup c’est ouvert pour tout le monde. On bosse on joue les matches amicaux maintenant c’est le coach qui va définir. Pour le moment il n’y pas encore d’hiérarchie. Seul le travail définira ma position.

Vous aviez débarqué en Afrique du Sud il y a sept mois avec une première expérience au FC Durban (D3 sud-africaine)…

Je suis arrivé en Afrique du Sud en fin décembre 2016 juste après le tournoi de l’Uemoa avec la sélection nationale. Je suis arrivé avec une blessure à aux adducteurs contracté en sélection d’ailleurs  qui a perturbé un peu mon mercato de janvier. Je pensais que j’étais guéri mais ce n’était pas le cas. Du coup j’ai fait deux trois mois de soins. Parce qu’après  j’ai contracté deux maux au niveau de la cuisse et à l’épaule  qui m’ont vraiment ralenti.  Je n’avais plus d’opportunités étant blessé et je suis resté avec Durban Fc.  Je me suis soigné au club le temps de rebondir. Je m’entrainais et je jouais les matches. Je n’avais pas de repos, le but était d’être opérationnel pour ce mercato. J’apprenais en même temps la langue anglaise, la culture sud-africaine. C’était un défi pour moi parce que je pouvais revenir en Côte d’ivoire par exemple. Mais je voulais autre chose. Je n’ai pas voulu trop attendre et j’ai saisi la première opportunité avec Black Leopards.

Quand on a connu sept mois compliqués comment on arrive à convaincre un club ambitieux comme Black Leopards de miser sur vous ?

J’ai galéré on peut dire niveau blessure.  Ne pas avoir la chance de jouer les matches intenses, d’être sous pression. J’ai su combler ça par le travail mais j’ai eu la chance d’avoir le soutien de mes proches. J’ai signé à Black Leopards grâce un à un ami proche qui a un bon carnet d’adresse, Wilfried Ayedon. Je le remercie c’est lui qui m’as mis en contact avec le club et a facilité ma venue grâce à ses relations avec le coach Jean-François Loscuito notamment. J’avais d’autres pistes en première division mais c’est le foot, la première offre qui se déclare il  faut y aller.

Après avoir été meilleur gardien du championnat ivoirien en 2015, vous allez ouvrir un nouveau chapitre de votre carrière en Afrique du Sud, vous vous êtes déjà fixés des objectifs ?

Il faut dire que j’ai passé dix saisons en Côte d’ivoire j’ai commencé en troisième division. Ensuite six ans le Stella Club d’Adjamé et deux ans à l’As Tanda. Pour moi il était tant de partir. Il y a ce qu’on veut et ce que Dieu décide. Je voulais partir. Mes agents travaillaient dans ce sens afin que je joue dans un championnat encore plus professionnel. J’ai tout connu en Côte d’ivoire. J’ai opté pour l’Afrique du Sud en décembre, hélas je me suis blessé. Je ne regrette pas mon choix. Souvent dans la vie il faut forcer le destin. Je n’ai pas la carrière de Neymar ou Messi mais j’ai mon football à moi. Je suis arrivé avec un fort mental. Quand tu regardes le championnat sud-africain tout est réuni pour faire du foot de qualité. Je me suis engagé avec Black Leopards pour un autre défi. J’ai pour but de faire une bonne saison et continuer à progresser.

Alors la définition de la saison parfaite pour vous ?

Pour tout joueur, faire une saison parfaite c’est d’abord jouer tous les matches sans se blesser. Jouer tous les matches en aidant son équipe à atteindre ses objectifs.

Parlez-nous de votre intégration dans  votre nouvelle équipe ?

J’ai de la chance.  Je n’ai pas eu trop de soucis à me faire. D’abord le coach il est belge, il parle français. Le capitaine parle français  il est défenseur. Du coup ils me permettent de vite m’intégrer. J’essaye avec mon anglais même si c’est encore à l’état brut. J’essaye quand même de m’exprimer et d’échanger. C’est sur le terrain que je veux faire parler de moi. C’est à travers les matches qu’on obtient le respect de tous. Sinon tout va bien. Je sais ce que je veux je reste concentré sur mon principal objectif.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Adjidé  « j’admire Eden Harzard »

Il fait ses classes chez les U16 d’Amiens, nous avons réalisé un entretien  intéressant avec l’ailier polyvalent franco-béninois, Jonas Adjidé (15 ans). Ce gaillard (1m85) nous parle de sa vie de jeune footballeur, son modèle, ses objectifs  et du Bénin.

 

Vous venez de boucler une saison avec les jeunes d’Amiens, si vous deviez résumer cette saison et votre parcours. ?

J’ai eu un début de saison un peu compliqué. J’avais  du mal à m’imposer. Au fil de la saison je me suis senti plus à l’aise. J’ai réussi à gagner ma place. Jouer plus de matches et marquer plus. (16 matches 9 buts et 8 passes décisives). Sinon J’ai commencé le foot à Méaulte FC ensuite je suis parti dans un club à côté Albert Sport. Puis j’ai été recruté par Amiens en U12, il y a quatre ans.

Ces quatre années ont changé quoi dans votre vie de footballeur encore que cette saison l’équipe fanion va jouer en Ligue 1 ?

Ces quatre années m’ont permis de devenir autonome. J’ai mûri dans mon style jeu. J’ai essayé de m’adapter pour gagner ma place. J’ai évolué techniquement, tactiquement mais en tant qu’homme aussi.

Alors quand on joue en U16, une journée normale ressemble à quoi ?

Une journée normale c’est toute la matinée les cours jusqu’à quinze ou seize heures ensuite direction entraînement. Tous les jours jusqu’à dix-heures. C’est mon quotidien. Et j’ai la chance malgré mon âge de m’entraîner avec les U17 même si je joue avec les U16

En parlant de terrain, vous êtes connu comme un joueur de couloir, ailier moderne ou latéral offensif c’est quoi votre préférence parce qu’on sait que vous êtes polyvalent

Naturellement je suis plus un ailier moderne, jouer à gauche et revenir sur mon pied droit et mettre des buts. C’est toujours plus intéressant de marquer des buts. Mais je suis capable de jouer latéral et de faire le boulot et d’être là où il faut au bon moment et savoir défendre.

A Amiens le béninois le plus connu c’est Khaled Adénon , vous l’avez déjà croisé ?

J’ai eu des contacts avec lui. On s’est parlé en face quelques fois. Je connais son frère. Je le supporte naturellement et j’espère qu’il va continuer plus fort et ça va marcher pour lui en Ligue 1.

En Ligue 1, vous supporter Amiens ?

Depuis tout petit je supporte Lyon. Mais comme j’ai joué à Amiens je supporte le club.

Alors ta référence à ton poste…

Le joueur que j’admire le plus à mon poste c’est Eden Hazard. Il est tellement dribleur et habille dans ces gestes, il laisse peu de chances à l’adversaire.

Vous avez toujours vécu en France, quels sont vos attaches avec le Bénin ?

Je suis né en France mais je suis déjà allé au Bénin deux trois fois en vacances. On a une maison au pays. Et je compte bien si je peux venir porter le maillot des Ecureuils.

Vous êtes en fin de contrat, alors l’avenir se présente comment ?

Je suis libre. J’espère me trouver un autre club d’ici et atteindre mon objectif devenir professionnel le plus vite possible.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Bouraima « Glodjinon me disait qu’il allait arrêter le tir togolais suivant »

Trois jours après la qualification  des Ecureuils locaux face au Togo au premier tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique Kenya 2018, nous avons rencontré l’ailier de l’Aspac Abdel Bouraima (24 ans) qui nous raconte la folle journée de dimanche dernier.

L’après-match

C’était fou!  vu le scénario c’était presque inespéré.  On a savouré, on était libéré.  On a chanté dans le bus, on était content.

L’appel du Président Talon

Dans la célébration  le dimanche soir à l’hôtel, nous avions reçu la visite du ministre des sports, Oswald Homeky qui était en ligne avec le président Patrice Talon au téléphone.  Il a mis la conversation sur haut-parleur et le président nous a facilité et a promis mettre les moyens à notre disposition. C’était touchant et encourageant.

l’avant-match 

c’était un dimanche pluvieux. Le ciel était sombre depuis le matin. Puis il y a eu cette forte pluie juste avant le coup d’envoi qui a rendu la pelouse un peu difficile. Nous étions confiants et motivés et je pense que cela s’est remarqué dans notre début de match.

Ce n’est que le premier tour

Oui on en est conscient. On doit rapidement se concentrer d’ailleurs on reprend la préparation dès demain lundi.

Le Nigéria , un gros morceau

Un très gros même je dirai. Mais comme souvent plus l’adversaire est favori plus ça nous libèrent et nous motivent. Nous savons qu’ils seront athlétiquement prêts parce qu’ils sont en championnat. Mais nous voulons écrire l’histoire du Bénin et décrocher cette première qualification.

Votre tir au but manqué

C’était la catastrophe. Après mon dernier coup d’œil, je voulais prendre le gardien à contre-pied mais le dosage était trop fort malheureusement et ça passe au-dessus. Je ne veux même plus y penser (rires). J’étais abattu mais le gardien Steve Glodjinon était venu me réconforter et me disait qu’il allait arrêter le tir togolais suivant et il l’a fait. Ça m’a soulagé et j’ai commencé à y croire de nouveau. C’était trop fort émotionnellement. Je n’ai rien vécu de pareil dans ma carrière.

 Votre analyse de la double confrontation

Je dirai que le match aller était équilibré même si je pense qu’on aurait pu gagner si on avait pas manquer de concentration en début de seconde période. J’étais impliqué dans notre but. On s’en sort bien avec un nul à l’extérieur.  Ensuite sur le retour à domicile, on mène encore et on se fait rattraper. Même j’étais remplaçant je pense qu’on a fait une première période très aboutie. En seconde période on a encore baissé un peu du pied, il falloir qu’on y travaille dans les semaines à venir. En somme je pense qu’on aurait pu passer sans aller aux tirs aux buts avec un peu plus de concentration. Le Togo a une bonne pépinière aussi, c’était un bon adversaire. L’essentiel était de passer et c’est fait.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Entretien : Steve Mounié, «Je me trouvais au Bénin, en sélection, lorsque j’ai appris l’intérêt de Huddersfield»

L’international béninois a accordé un entretien à nos confères FranceFootball, il parle de son transfert en Angleterre, de la saison à venir et Louis Nicollin.

Auteur de 14 buts en L1 avec Montpellier en 2016/17, Steve Mounié a pris le large et a répondu favorablement à l’offre de Huddersfield Town, promu en Premier League. L’attaquant béninois raconte ses premiers pas outre-Manche. Et assure qu’il est prêt au défi.

«Vous voilà joueur de Huddersfield Town depuis le 5 juillet dernier. Comment se sont déroulées vos premières heures avec votre nouveau club ?

C’est la découverte d’un nouveau pays, le début d’une nouvelle aventure. Une langue différente à apprendre, et un peu d’adaptation à avoir comme par exemple au niveau du climat, de la nourriture. Ensuite, question entraînement, les séances se font beaucoup avec ballon. Même le travail d’endurance, on le fait avec le ballon. C’est légèrement différent que ce que j’ai pu voir en France. Ils insistent aussi beaucoup sur la prévention des blessures.

La nourriture, le climat, c’est pas trop dur ?

(Il sourit.) Il y a certains trucs un peu marrant. Par exemple, à la collation, on mange des pâtes, du poulet, de l’omelette. En France, généralement, ce sont plutôt des choses sucrées. Il faut s’adapter ! Le matin, tu as des œufs avec des beans… À l’anglaise ! Le climat ? C’est sûr que Montpellier et Huddersfield (NDLR : à 305 kilomètres au nord de Londres, entre Leeds et Manchester), ce n’est pas vraiment la même situation. Mais depuis que je suis arrivé (NDLR : jeudi 6, notre interview a été réalisée le jeudi 13), j’ai eu cinq jours de soleil. Donc ça va. Il ne fait pas 35 degrés comme à Montpellier mais c’est agréable. Le temps ne pèse donc pas sur mon moral pour le moment.

Rendez-vous en hiver alors…

Oui ! Même si je pense que ça va changer dès septembre.

Revenons rapidement sur votre très belle saison 2016/17, la première complète en Ligue 1 et la première dans la peau d’un titulaire. Avec 14 buts et 2 passes décisives, était-ce une saison inespérée ?

Pas du tout. En commençant la saison, lors du stage de préparation, Frédéric Hantz nous avait demandé de noter sur un petit papier le nombre de buts qu’on souhaitait marquer. J’avais inscrit 12. Dès le début de la saison, je savais que j’étais capable de le faire. Je n’ai pas été surpris par mes capacités à pouvoir marquer en Ligue 1. Ma saison avec Nîmes, en Ligue 2, avait déjà gonflé ma confiance. À Montpellier, je m’attendais à avoir un temps d’adaptation bien sûr, mais je savais que je pouvais scorer. 

Si on fait une rétrospective de ces dernières semaines, comment s’est déroulé ce transfert ? Vous vous y attendiez ?

Pas forcément. Je me trouvais au Bénin, en sélection, lorsque j’ai appris l’intérêt de Huddersfield. Au début, je ne connaissais pas du tout le club. Je me suis renseigné sur le coach, l’équipe, sa manière de jouer. Le projet, au contraire du climat, m’a plu dans son ensemble (il sourit). Je me suis dit que je pouvais m’inscrire dedans : être un promu avec le challenge de prouver qu’on n’est pas là pour rigoler.

Un départ était inéluctable pour vous cet été ?

J’attendais de voir si j’avais des offres, sans me prendre la tête plus que ça. Rester une saison de plus à Montpellier m’allait très bien également. Il s’est avéré que l’offre de Huddersfield était très intéressante pour moi au regard de mon style de jeu et pour ma progression personnelle. Découvrir un nouveau pays, parler une nouvelle langue, dans ma vie personnelle, c’est une expérience enrichissante. Ça faisait huit ans que j’étais à Montpellier, donc changer d’air ne pouvait pas me faire de mal.

Quelle a été votre réaction quand on vous a annoncé qu’un club de Premier League souhaitait vous recruter ?

Je n’ai pas eu de réaction particulière. Je m’y attendais au regard de ma saison dernière. Après, c’est vrai que je ne pensais pas que les offres arriveraient si tôt. J’en suis très content.

Y avait-il d’autres offres ?

Avant Huddersfield, non, aucune autre proposition de Premier League. Ce n’est qu’après ma signature que j’ai eu d’autres sollicitations. Mais c’était trop tard.

Votre bizutage en chanson, c’est déjà fait ?

Non, pas encore. Cela se passera sûrement lors du prochain stage en Autriche.

Et vous allez chanter quoi ?

Je chante toujours « Juicy » de Notorious B.I.G. Je chante anglais, c’est déjà pas mal. Je ne parle pas très bien la langue, mais je commence à comprendre la majeure partie de ce qu’on me dit. Ce n’est pas encore parfait.

Vous étiez bon en anglais à l’école ?

J’ai toujours été un élève très studieux. Bon, l’anglais n’était pas ma langue favorite, je préférais plutôt l’espagnol, que j’avais commencé assez tôt au collège. Mais le fait d’avoir passé plusieurs vacances dans des pays anglophones comme la Barbade ou les États-Unis, m’a fait progresser. En arrivant en Angleterre, je n’étais pas complètement perdu

Jouer en Angleterre, c’était un rêve de gosse ?

C’était davantage un objectif que je me suis toujours mis en tête. Aujourd’hui, j’y suis, je peux donc cocher la case « objectif atteint ».

La Premier League, ça vous fait tout de suite penser à quoi ? Aux stades mythiques ? Aux stars ?

C’est le Championnat le plus relevé et le plus compétitif au monde. Il n’y a que des internationaux, que des grandes équipes, que des stades pleins. Il n’y a rien de plus excitant que d’évoluer là où jouent les meilleurs. J’ai hâte de commencer.

Y a-t-il un stade plus qu’un autre que vous avez envie de découvrir ?

Il y en a plein ! Je suis déjà passé devant l’Etihad Stadium (Man City) qui a l’air magnifique. L’Emirates Stadium (Arsenal), Stamford Bridge (Chelsea), pfiou… Tous les stades sont magnifiques ! En fait, j’ai plutôt hâte de jouer pour la première fois à domicile pour apprécier l’ambiance qu’il peut y avoir. En deux jours, 20 000 abonnements se sont vendus ici !

C’est aussi ça qui vous a motivé…

Faire perdurer ce club en Premier League est un vrai challenge. Tout le monde ne s’attend pas à ce qu’on reste. C’était la même chose pour Leicester. Quand ils sont montés, personne n’imaginait qu’ils allaient devenir champions. J’espère qu’on sera le nouveau Leicester.

Vous avez été acheté 13 millions d’euros. C’est quelque chose qui peut vous mettre la pression ?

Non, ce n’est pas vraiment une forme de pression, mais je sais que je suis le record du club au niveau des transferts et qu’il y a beaucoup d’attentes. Je donnerai tout ! Je ne vais rien inventer parce que je suis le joueur le plus cher. Maintenant, c’est le travail, l’adaptation à un Championnat très physique. Je ne pense pas que je serai véritablement prêt dès le premier match. Mais avec le travail, je vais m’accrocher.

Y a-t-il un secteur où vous vous êtes dit que vous alliez devoir insister dessus pour vous mettre au niveau exigé ?

Je ne me sens pas en-dessous du niveau. Mais je sens que la dimension physique est différente, c’est vrai. L’arbitre siffle rarement, c’est d’ailleurs pour ça que c’est si intense. Il faut prendre le rythme.

Que répondez-vous aux gens qui vous voient partir en Angleterre après une saison en Ligue 1 et qui estiment que vous allez faire comme les Thauvin ou Cabella, à savoir vite revenir en France ?

Sans critiquer les qualités de Thauvin ou Cabella, je n’ai déjà rien à voir avec ce type de joueurs. Je n’ai pas le même gabarit, pas le même style de jeu. Eux sont plus des joueurs techniques. Et, ensuite, pourquoi moi je ne réussirais pas ? Chacun a une capacité d’adaptation différente. On en reparlera en fin de saison, pour évoquer la difficulté de la chose. Je n’ai pas peur de ça.

Rendez-vous le 12 août pour la première journée face à Crystal Palace, avant votre première à domicile devant Newcastle…

Les premiers matches sont primordiaux. Ce ne sera pas face au top 5, mais c’est dans ces moments-là qu’on se doit de prendre le maximum de points.

Pour terminer, en tant que joueur formé à Montpellier, le décès de Louis Nicollin a forcément dû vous toucher…

Quand je l’ai appris, j’étais en Angleterre pour ma visite médicale. Ça m’a fait un choc. Même si je ne le voyais pas énormément au centre de formation, on savait qu’il était présent, on sentait sa présence. C’est lui qui a construit ce club, et sans lui, je ne serai pas là où je suis. Louis Nicollin, quand on le voyait, on se disait qu’il était immortel, qu’il serait toujours là. Même là, en parlant, j’ai l’impression qu’il est toujours là. Je représente encore toutes mes condoléances à sa famille.»

Entretien réalisé par Thimoté Crépin pour France Football

Entretien : Mounié « je suis un Terrier  »

En partance pour Huddersfield, Steve Mounié (22 ans) a accordé un entretien  à nos confrères  de  Lindépendant.fr l’attaquant international béninois qui va quitter Montpellier parle essentiellement de son futur club en Premiere League anglaise. En attendant l’officialisation des deux clubs, Mounié a bel et bien confirmé son départ et validé sa future destination. 

Vous devriez désormais jouer dans le grand monde, la Premier League. En signant en Angleterre, vous changez de dimension…

L’Allemagne m’attirait aussi (Fribourg l’avait contacté). Mais l’Angleterre, c’est « The place to be ». Le rêve quoi ! Vous imaginez, évoluer à l’Emirates Stadium, Old Trafford, Anflield Road… Défier Manchester City, United, Arsenal, Liverpool, Tottenham… ça fait rêver. Me projeter marquer un but face à de telles équipes, rien que d’y songer, j’ai les poils qui se hérissent. L’ambiance est fabuleuse dans les stades. A Huddersfield, les 20 000 abonnements (John Smith’s Stadium contient 24 500 places) sont partis en un rien de temps. Quand j’étais petit, je portais un maillot d’Arsenal. J’étais supporter des Gunners parce qu’il y avait plein de joueurs français. Mais maintenant, je suis un « Terrier » (nom des joueurs d’Huddersfield). Je vais découvrir l’Angleterre, moi qui n’y ai jamais mis les pieds.

Connaissez-vous le calendrier d’Huddersfield ?

Nous allons à Crystal Palace, puis nous recevons Newcastle avant de disputer un tour de Coupe je crois. Les premiers matches, il va falloir que je marque mon territoire. Car en Angleterre, ça ne rigole pas, vous êtes bidon et vous être mis au placard. Même si vous avez coûté 13 millions d’euros. Rien que pour la montée, le club a touché 200 millions de droits TV. Alors recruter un avant-centre à 20 millions au mercato, ça ne leur fait pas peur.

Pourquoi avoir, a priori, choisi Huddersfield plutôt que Watford, l’autre club anglais qui souhaitait votre venue ?

À Huddersfield, les choses ont tout de suite été claires. Ils me veulent, je veux y aller, point. À Watford, le président est également propriétaire du club italien de Udinese. Le club souhaitait me recruter pour me prêter dans la foulée dans le club du Frioul, en Italie. Non, je n’étais pas d’accord.

Votre ex-coéquipier à Montpellier Stéphane Sessegnon, le capitaine du Bénin, qui a joué à West Brom ou Sunderland, vous a-t-il donné des conseils sur les travers à éviter en Angleterre ?

J’ai aussi discuté avec mon coéquipier de Montpellier Yacouba Sylla (Mali), qui a joué à Aston Villa. C’est amusant mais les deux m’ont invité à prendre un préparateur physique privé. Maintenant, à Huddersfield, l’entraîneur est Allemand. Ça doit bosser pas mal, alors peut-être que cela ne sera pas utile. Benjamin Stambouli, qui a joué à Tottenham, m’a prévenu que physiquement ça tapait fort en match comme à l’entraînement. Du coup, j’ai accentué un peu la musculation ces derniers temps (sourires). Ils m’ont également mis en garde contre le piège des filles qui sont de mèche avec les tabloïds pour déclencher des scandales. Avec moi, pas de danger. Je vais rester cool, tranquille. Bien concentré sur le job.

 

Huddersfield, c’est aussi le pays du XIII… Vous iriez soutenir les Dragons Catalans quand ils affronteront les Giants?

Malgré ma fibre catalane, je n’apprécie que très modérément le rugby. Alors je ne vous promets pas vraiment d’aller supporter les Dragons.

Quels souvenirs conserverez-vous de vos années Montpellier ?

J’y ai passé neuf années tout de même. Une très belle maison. Que de bons souvenirs avec ce titre de champion de France de CFA2. Et puis j’ai aussi participé au sacre de l’équipe une en Ligue 1. Bien sûr que je suis triste de quitter l’Hérault. Mais avec le chèque que va toucher le club, je me dis que c’est un bon renvoi d’ascenseur. Mais pour moi, tout a commencé à Nîmes en Ligue 2 il y a deux ans. Un club qui avait démarré le championnat avec moins 8 points et avec lequel je me suis éclaté en marquant 11 buts. Et puis dans le Gard, quelle passion. Là-bas, je suis arrivé enfant et j’en suis parti homme.

 

  • Réalisé par Arnaud Hingray pour Lindépendant.fr

 

Entretien : Counou « accrocher une place Africaine »

Il totalise 18 apparitions sur 26 journées avec  Akwa United 4e en première division nigériane, le défenseur polyvalent Paterne Counou (21 ans) s’est confié à nous. L’ancien du Cifas nous parle de sa vie au Nigéria, son statut en club, les Ecureuils et son mercato. Entretien

 

 

Il y a quelques semaines vous avez affronté MFM de  Giscard Tchato dans un duel bénino-béninois c’est nouveau pour qui êtes à votre troisième saison  dans ce championnat de jouer des compatriotes?

C’était déjà arrivé avec Junior Salomon et Emmanuel Fabiyi. Ce n’est pas si nouveau que ça. Mais ça rajoute une petite motivation en plus. J’étais quand même fier d’affronter d’autres internationaux. A l’aller on s’était imposé 2-0 chez nous c’était une belle opération et je l’avais chambré. Au retour non a fait 0-0. J’étais remplaçant, lui était titulaire. Je suis entré en fin de match.

Vous étiez frustré d’être sur le banc ?

Personne n’est content d’être sur le banc. Dans la semaine j’ai été touché à l’épaule à l’entrainement, le docteur m’a soigné.  Mais le coach ne voulait pas prendre de risque. J’aurais aimé débuter mais bon.

Après un début de saison compliqué, la remontée de votre club au classement a coïncidé avec votre retour dans l’équipe, comment avez-vous vécu cela ?

Ce n’était pas ordinaire pour moi de voir mes coéquipiers jouer sans moi. Je négociais encore mon renouvellement avec la direction du club et cela pris un peu plus de temps que prévu. La saison a débuté avant que qu’on ne tombe d’accord. Ce qui a fait que j’ai manqué quelques matches en début de saison.

Vous vouliez un gros salaire…

Rires. J’avais un statut, je suis vice capitaine. Vous savez comment se passe les négociations il faut être pointu sur tous les points possibles. Et le club avait sollicité par d’autres clubs du championnat qui me voulait. Akwa voulait me prolonger finalement tout est rentré dans l’ordre.

Sur le terrain vous êtes trimbalé à droite et dans l’axe vous n’avez pas une préférence.

Ma polyvalence est un atout pour moi. Je ne suis pas du genre à me plaindre. Je m’adapte très vite entre les deux postes  j’ai mes repères et  je sais m’y prendre. J’ai une préférence pour le poste axial je suis vraiment dans mon élément à ce poste là.

Akwa United est 4e avec un match en retard vous êtes à un point du deuxième El Kanemi Warriors et mercredi prochain vous allez vous déplacez chez Remo Stars, c’est quoi l’objectif de la fin de saison

Accrocher une place africaine, ça serait un vrai dommage si on n’y arrive pas. Il faut être concentré pour aller au bout.   Chaque match est encore plus difficile.  Par exemple Remo Stars joue sa survie même s’ils sont dernier ce sera un match  compliqué.

Revenons sur votre parcours, le Niger puis le Nigéria depuis quatre ans vous êtes parti à l’étranger vous avez le goût de l’aventure ?

C’était l’une des conditions de ce métier, vous ne pouvez pas prétendre faire une carrière professionnelle en partant du Bénin si vous n’êtes pas prêt à voyager. Face à l’instabilité des compétitions locales j’ai vite eu des sollicitations étrangères. Je ne regrette pas ce choix. J’ai beaucoup appris aussi même si ce n’était pas assez facile.

Parlez-nous de votre adaptation au Nigéria…

Il faut avouer  que c’était compliqué. Quand on arrive au Nigéria on se dit que c’est proche du Bénin mais on oublie que le pays est très vaste. Donc on fait beaucoup de déplacement. La barrière linguistique elle est tombée petit à petit en plus je parle couramment le Yoruba, une langue populaire dans le pays. Je me suis fait à la vie à la nigériane.

Et vous êtes devenu un cadre dans votre club?

C’est une marque de confiance. Je l’ai mérité au fil de mes matches, ici on ne te donne rien surtout quand t’es étranger pour t’imposer tu dois  cravacher. Deux ans après mon arrivée je suis devenu vice-capitaine. Le club compte sur moi. Je fais partie des rares anciens. On a gagné la coupe nationale en 2015 et l’aventure continue.

D’ailleurs récemment vous avez décroché la coupe de votre Etat qui vous permet de prétendre au titre national

Oui c’est un bon pas vers le sacre nationale, le parcours est encore long on le connait. On sait comment ca fonctionne. On a célébré mais on reste concentré pour le prochain tour.

Donc  vous allez jouer toute votre vie à Akwa United.

Rires. Mais non je vais finir par découvrir autre chose. Il ne faut pas partir pour partir. Je suis dois aller vers quelque chose de mieux. Mon agent s’occupe de cet aspect.

Un départ prévu pendant ce mercato ?

Rien n’est à exclure. Le calendrier fait que nous sommes encore en plein championnat, on joue mercredi notre 26e journée on  est dans la dernière ligne droite. C’est difficile pour les clubs de laisser partir des joueurs dans cette période même si le marché est ouvert à l’étranger. Si il y une offre concrète sur la table on avisera.

Vous étiez présent à Bamako en septembre 2016 avec du recul comment analysez-vous cet echec ?

Beaucoup de regrets. J’étais triste, abattu , dégouté. On vit avec et on avance. Déjà c’est quelque chose d’énorme d’être convoqué en sélection nationale à mon âge. Comme je n’aime pas avoir de limites je continue mon parcours en club pour mériter d’être convoqué les prochaines fois. On a raté cette Can, j’espère qu’on accrochera le prochain wagon pour la Can 2019.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Entretien : Kiki « je veux découvrir la Ligue 1 »

Avant de reprendre le chemin de l’entraînement avec son club Niort, David Kiki (23 ans) nous a accordé un entretien exclusif. L’arrière gauche des Ecureuils revient sur sa saison dernière, son match face à la Gambie et parle de son mercato. Entretien.

 

A quelques jours de la reprise après une saison aussi longue en club et en sélection nationale comment on se remet en route ?

La saison été longue, c’est le haut niveau qui demande ça. De toute façon on joue pour jouer autant de matches. Je suis content de ma saison. Tant que je peux continuer à faire beaucoup de matches comme ça dans une saison  moi ça me va.

En début de saison en club, il y avait un nouveau coach, Denis Renaud et de la concurrence au poste d’arrière gauche avec Jonathan Brison venu de Saint Etienne, comment vous arrivez à surmonter tout cela pour terminer titulaire ?

C’est vrai que  quand on change de coach, ils aiment au départ les joueurs expérimentés. Donc Jonathan est un joueur expérimenté qui a joué à Saint Etienne. Pour moi au début c’était compliqué, le coach avait préféré faire jouer Jonathan parce qu’il avait l’expérience. C’est difficile. Quand t’es tout seul c’est compliqué. J’avais ma copine et mes amis autour. Après on continue de travailler sur le terrain montrer au coach qu’on a des choses à montrer.  On se donne après ça paie. Le coach fait tourner l’équipe. Quand on tourne et tu joues tu te donnes à fond. C’est petit à petit que je me suis imposé, j’ai gagné ma place. Franchement c’est difficile de vivre des situations comme ça surtout psychologiquement. Il faut être prêt quand le coach te fait appel parce que ça peut arriver à tout moment.

Quel a été le match du déclic pour  vous. ?

Je pense que le match au Red Star qu’on m’a titularisé et j’ai fais un bon match. Le coach savait déjà de quoi j’étais capable, ce match a plus confirmé.

Vous étiez en fin de contrat en juin mais vous avez prolongé jusqu’en 2019, est ce parce que vous n’avez pas eu mieux où Niort vous a convaincu ?

Je n’ai pas prolongé  parce que je n’avais pas d’offre ailleurs. Le club m’a convaincu qu’il me faisait confiance. Il fallait que je termine la saison avec eux. Niort c’était le premier club qui m’as donné mon contrat pro donc par respect je suis resté. Mais je n’ai pas prolongé parce que je n’avais pas d’offres. J’avais des offres. J’ai préféré continuer à Niort pour la confiance et à la fin de la saison on verra bien ce qui va se passer je n’ai que 23 ans.

Vous êtes un ancien attaquant replacé arrière gauche au fil du temps, quelle est la spécificité de ton poste actuellement  et vos références           ?

Le poste d’arrière gauche maintenant ce n’est plus comme avant où les gars défendent tout le temps.  Quand t’es arrière gauche maintenant ton premier rôle c’est de défendre après il faut apporter aussi  offensivement. Pour atteindre le haut niveau, il faut que je m’améliore dans tous les domaines. Je suis en Ligue 2, c’est parce que je n’ai pas encore atteint tous les niveaux que je suis encore là. Si j’étais exceptionnel je ne serai pas en Ligue 2, ça veut dire que forcement j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, à progresser dans beaucoup de domaines. A voir mes références en Ligue 1, je suis beaucoup Benjamin Mendy de Monaco, Marcelo (Real Madrid)  et David Alaba (Bayern Munich) je m’inspire un peu de ces joueurs là.  Celui qui m’impressionne le plus c’est Marcelo , je  regarde beaucoup de ces résumés pour essayer de faire un peu comme lui mais en sachant que je suis David Kiki et j’ai aussi ma touche personnelle.

Face à la Gambie, le 11 juin dernier avec les Ecureuils vous avez pris beaucoup d’initiatives mais vous avez manqué quelques centres, en club vous seulement délivré deux passes décisives malgré toute votre qualité technique, il y a des progrès à faire…

Déjà le terrain était compliqué à jouer. Donc pour faire les passes décisives, il te faut des attaquants avec qui tu t’entends bien. De toute façon comme j’ai dis il faut que je travaille beaucoup déjà mes  centres à l’entraînement. Je me suis amélioré et il me reste encore  à faire. Je travaille au quotidien pour améliorer mes passes, mes centres toutes mes qualités c’est petit à petit. Il faut aussi de la réussite pour les attaquants devant les buts pour valider tout ce qu’on fait.

Le Bénin a débuté par une victoire, on pourrait  regretter de n’avoir gagné qu’un but à zéro face à un adversaire à sa portée lors du décompte final ?

La victoire est plus importante, on aurait pu marquer beaucoup de buts. Mais on fera les calculs après. Pour gagner au Bénin c’est compliqué. On a eu des occasions on n’a pas été efficace.  Le plus important c’était de bien commencer, pour le reste on verra comment ca va se passer.

Personnellement quand on enchaine deux bonnes saison en Ligue 2, c’est quoi votre prochain objectif ?

Je veux viser haut. Le mercato est ouvert donc on verra bien ce qui va se passer d’ici à la fin. L’objectif il reste toujours le même c’est de jouer en Ligue 1 ou à l’étranger en Angleterre ou Espagne. Pour l’instant je veux bien découvrir la Ligue 1 d’abord avant d’aller à l’étranger.

En 2015-2017 Niort s’est maintenu difficilement puis la saison dernière vous avez assuré votre survie rapidement, il y a du progrès collectif…

Je  pense que le changement de coach à redistribuer les cartes. Chacun se donnait un peu plus. Le club a été intelligent dans le recrutement. Il  y a eu de bonnes recrues. Le nouveau coach a apporté sa nouvelle philosophie, on a un bon groupe qui vivait bien. C’est grâce à tout ça on a fait une bonne saison.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Inter: Claesen « On ne sait jamais qui va gagner la coupe des Confédérations »

Ancien coach des Dragons et des Tonnerres au Bénin , Daniel Claesen , le technicien belge qui possède une grosse expérience sur le continent Africain s’est confié à Aubay Rolland Zohoun dans un entretien exclusif à voir ci-dessous. Passé par le Cameroun , Claesen nous parle des Champions d’Afrique camerounais qui débutent demain en coupe des Confédérations, de l’académie malienne de l’Etoile du Mandé vainqueur du Tic2f en avril dernier qu’il a dirigé pendant quelques mois et du foot béninois.

 

Entretien : Allagbé « Etre capable de faire mieux »

Après deux jours de stage, le gardien des Ecureuils, Saturnin Allagbé nous a accordé un entretien exclusif, il nous parle de son exercice en club à Niort (Ligue 2 France) et de la prochaine campagne des Ecureuils qui débute dimanche prochain à Cotonou  contre la Gambie.

Alors ça fait du bien de retrouver les Ecureuils même si ça coupe vos vacances…

C’est toujours avec plaisir qu’on arrive en sélection. On a fini en club ça fait un moment en Ligue 2. Je suis déjà habitué à ce genre de stage. Donc ça va.

Aujourd’hui vous avez enchaînez deux séances journalières,  comment se  passe le travail ?

Dans une bonne ambiance. On connait le mode de travail du coach. On se donne à fond, c’est engagé on a envie de faire quelque chose.

Après l’élimination de Bamako comment le groupe revit ?

C’est la seconde fois qu’on se retrouve après ce fameux match. Le groupe a un peu changé avec les jeunes locaux et les nouveaux comme Cédric Hountondji , Olivier Verdon et Moise Adilehou. C’est intéressant on a un bon niveau. On  est au complet avec l’arrivée du capitaine Sèssegnon. On retrouve notre ambiance habituelle petit à petit.

Vous étiez titulaire lors de deux premières journées des qualifications de 2017 ensuite  Fabien Farnolle est passé un numéro, vous vous attendez à jouer dimanche prochain ?

Il  faut être prêt à tout moment quand tu viens en sélection nationale. On se préparer pour jouer. Après le choix revient au coach . Avec Fabien on a une concurrence saine. C’est un ainé qui me conseille, on de bonnes relations. Peu importe qui sera dans les buts,  l’autre sera là pour le soutenir.

Vous avez échoué aux portes des qualifications de la Can 2017, pour cette campagne vous avez un groupe avec l’Algérie, le Togo et la Gambie que vous recevez dimanche, c’est jouable ?

C’est sur le terrain que la vérité se saura. Lors des éliminatoires de 2017, on a été au maximum sauf ce dernier match où on a flanché. Ça nous sert d’expérience. On a fait de bonnes choses il ne faut pas l’oublier et retenir uniquement l’élimination. On a été proches de battre le Mali à Cotonou.  Avec le Togo et l’Algérie ce sont deux pays qui étaient à la Can qui sont en reconstruction avec de gros moyens. La Gambie est présentée comme le « petit  » mais nous on prendra tout le monde avec le même sérieux. Pour sortir de ce groupe et aller au Cameroun nous devons élever notre niveau et ça commence dès dimanche.

Revenons sur votre saison en club, finalement c’est facile de s’imposer en Ligue 2 française ?

(rires) il faut d’abord le faire. Je suis content de ce que j’ai réalisé. Ce n’est que le début.  Il a fallu un temps pour s’adapter, travailler dans l’ombre pour saisir sa chance.  J’ai fais de très bons matches j’en suis fier. Il y en a d’autres où j’ai été moins bon. C’est cela le défi, progresser davantage et franchir d’autres paliers. Etre titulaire en Ligue 2 c’est très bien mais je dois être capable de faire mieux.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Ecureuils : ce qu’on aimerait voir pendant ce  stage

Les Ecureuils débutent cet après-midi leur stage de préparation en vue d’affronter la Gambie dans une semaine pour la première journée des qualifications de la Can Cameroun 2019, à domicile. Après avoir échoué si près de but de lors des qualifications de la Can 2017, le groupe d’Omar Tchomogo  entre dans une phase décisive. Voici  trois choses qu’on aimerait bien voir pendant ce stage de préparation.

 

La remobilisation du groupe

L’élimination de Bamako a laissé des séquelles émotionnelles chez  les joueurs, sur les 23 convoqués  112  étaient dans la capitale malienne en septembre dernier. La charpente de l’équipe va devoir relever  la tête et se remotiver pour cette nouvelle campagne. L’état d’esprit des joueurs sera scruté. Certains comme Khaled Adénon l’homme de base de la défense a manqué l’unique match amical disputé en Mauritanie en mars dernier, Jodel Dossou habituel titulaire est resté sur le banc sans entrer en jeu à Nouakchott, Saturnin Allagbé auteur d’une saison régulière à Niort n’a disputé la moindre minute. Tchomogo devra trouver les mots pour  rassembler et redynamiser l’équipe. Une communion indispensable pour faciliter l’intégration aux néos internationaux que sont Olivier Verdon, Moise Adilehou et Cédric Hountondji qui vont vivre un première à Cotonou. Titulaire et peu convaincant à Nouakchott  où il a été sorti à la mi-temps, Richard Bakary cherche encore ses repères dans le cocon des Ecureuils.  Quand on sait le sélectionneur doit gérer également l’intégration des huit locaux dont six néophytes propulsés en sélection A, l’ancien guingampais  et son staff ont du boulot

La progression dans le travail

En poste depuis juin 2015, Tchomogo peine encore a installé son identité de jeu.  Même si l’équipe a rendu des copies très correctes comme face au Mali en septembre 2015 à domicile (1-1) où face au Sud Soudan en mars 2016, on a du mal à identifier la philosophie de jeu propre au sélectionneur. Après l’échec de son 4-4-2 qui n’a tenu qu’un quart d’heure face au Burkina Faso en novembre 2015 lors du tour préliminaire  des qualifications du Mondial Russie 2018, il s’est rabattu sur son 4-3-3  qui est son système le plus utilisé. Au Sud Soudan en mars 2016, il a mis en place un 4-4-2 en losange avec deux attaquants de pointe qui a été plutôt concluant avec une victoire à l’extérieur et un match assez maitrisé. En mars dernier face à la Mauritanie, le sélectionneur a essayé un nouveau schéma en avec un trio défensif en 3-5-2.  Un système inhabituel dans lequel l’équipe avait peu de ressources. Tchomogo a reconduit le même dispositif avec les A’ il y a quelques semaines contre le Burkina Faso à domicile.  Les choix tactiques du coach seront attendus et sa semaine de travail devrait laisser entrevoir des indices. Mais il est évident que les Ecureuils ont des progrès à faire en terme de jeu dans un groupe où il y deux clients de la taille du Togo et de l’Algérie, élever son niveau de jeu est un minimum si on veut faire mieux que lors de dernières qualifications et effacer le drame de Bamako des têtes. Le capitaine Stéphane Sèssegnon et ses acolytes sont avertis.

Le niveau des locaux

Enfin on s’interroge tous sur le niveau réel des locaux convoqués. Malgré les cinq  matches de préparation internationaux disputés dont quatre le mois dernier ces jeunes, sans championnat,  découvriront le haut niveau international et peuvent être lancé en fonction de la situation. Inconnus du grand public on ne demande qu’à être éblouit. On a déjà vu de belles histoires comme celle de Jocelyn Ahoueya lancé avec réussite en sélection A en 2003 alors qu’il était encore dans le championnat local au Mogas 90. « Kini Kini » avait même été titulaire lors de la Can 2004 en Tunisie. Donner la chance aux jeunes de se frotter aux cadres de la sélection est une manière subtile de préparer l’avenir mais en auront-ils  les moyens ? On ne demande qu’à voir.

Géraud Viwami

Ecureuils : Farnolle sera apte pour la Gambie

Touché au genou, Fabien Farnolle (32 ans) n’a plus foulé de pelouse en club depuis fin mars mais le gardien convoqué en sélection nationale face à la Gambie le 11 juin prochain, contacté par nos soins a donné des précisions sur son état de forme. « Je me sens très bien, j’ai repris avec le groupe. C’est moi-même qui aie opté pour ne pas jouer la fin de saison, pour ne pas revenir trop tôt. Ma blessure me permettait de rejouer les deux derniers matches mais  il n’y avait plus rien à jouer j’ai préféré bien me renforcer, me remettre en forme pour la sélection. Maintenant après c’est le choix du coach. Il y aura une discussion après on verra. Athlétiquement je me sens très bien. »  nous a confié l’ancien bordelais. Il sera donc en mesure de tenir son rôle de numéro un face à la Gambien dans une dizaine de jours.

Géraud Viwami

Entretien : Sogbo « c’est assez incroyable comme résultat »

Attaquant de Gbikinti  (D1 Togo) cette  saison, Joel Sogbo (18 ans) nous accordé un entretien exclusif, l’international béninois nous parle de l’actualité de son ancien club  et de sa carrière.

Comment avez-vous vécu la fin de saison de Gbikinti qui s’est maintenu en première division togolaise lors de la dernière journée en gagnant dimanche dernier 11-0 face à Maranatha ?

De loin !  Ça c’est sure parce que je ne suis plus au club. J’ai été aussi surpris comme tout le monde par le score final. C’est assez incroyable comme résultat. Cela n’arrive pas souvent dans le football.

Est-ce que vous croyez vos anciens coéquipiers avaient les moyens de réaliser une telle performance ?

Rires. C’est une question piège. C’est vrai qu’on était sur une bonne dynamique et on réalisait un bon début de saison.  On était même leader. Après ça a dégringolé avec le changement de coach et tout. Mais honnêtement je n’ai plus trop suivi les matches de l’équipe depuis mon départ. Je m’informe de temps des résultats pas plus. Je ne saurai vraiment juger

Pourquoi avez-vous quitté le club ?

J’avais été sollicité par d’autres clubs. Il faut avouer aussi qu’il y avait des choses à régler avec le club aussi, on était en discussions.  Donc j’ai préféré partir.

Vous avez participé au tournoi de l’Uemoa avec les Ecureuils en novembre dernier à Lomé, comment analysez-vous cette expérience ?

C’est toujours un honneur de porter le maillot national. Mon rêve s’est enfin réalisé. J’étais déjà avec les juniors quelques mois plutôt mais on n’a pas pu jouer les qualifications parce qu’on a été disqualifié. Mais au tournoi de l’Uemoa on avait un bon groupe et je me suis senti bien.

La saison est maintenant terminée, vous avez des pistes pour ce mercato. ?

Je suis patient. Mon agent discute par rapport aux propositions que nous avons eues. Par la grâce de Dieu je trouverai une porte de sortie. Récemment on était en contacts avancés avec des clubs étrangers mais rien n’est encore fait. Il y a d’autres pistes on attend que ça se concrétise.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Entretien : Sèssegnon «  je n’ai vraiment aucun regret  »

En fin de saison, Stéphane Sèssegnon a accordé il y a quelques jours un entretien à nos confrères de So Foot. Le capitaine des Ecureuils revient sur sa saison à Montpellier, ses années parisiennes et ses choix de carrière.

 

On arrive à la fin de ta première saison montpelliéraine, sur un plan personnel, qu’en penses-tu ?

Le fait d’avoir enchaîné les matchs et d’avoir enfin pu vraiment jouer est une satisfaction. Mais je ne suis jamais vraiment satisfait. Je pense que j’aurais pu apporter plus à l’équipe, notamment en matière de passes décisives ou de buts.

 

Pourquoi être revenu en Ligue 1 à Montpellier ?

Les discours du coach et du président étaient intéressants. J’avais d’autres propositions, mais ça tardait à se concrétiser, Montpellier m’a appelé et j’ai sauté sur l’occasion parce que j’avais besoin de retrouver les terrains. Pour moi le plus important était d’avoir la possibilité de pouvoir rejouer, et d’avoir le soutien du président et du coach. Montpellier était vraiment une belle opportunité que je ne pouvais pas laisser filer.

Comment considères-tu tes six saisons passées en Angleterre ?

Ça a été une belle expérience. Je suis allé en Angleterre pour découvrir certaines choses. Je pense que j’avais encore les moyens de continuer là-bas, mais bon le destin en a décidé autrement. Dans la vie d’un footballeur, ça arrive de devoir revenir au point de départ. Mais je suis satisfait de ces années là-bas, parce qu’il m’a fallu m’adapter au jeu anglais. Même si ça ne s’est pas toujours bien passé, j’en garde un bon souvenir.

 

Tu parles de revenir au point de départ, tu as vécu ça comme un retour en arrière, le fait de revenir en Ligue 1 ?

Il ne faut pas voir les choses comme ça. J’ai quitté le championnat, j’y suis revenu, il a beaucoup évolué depuis mon départ, il faut le dire. La Ligue 1 fait partie des plus grands championnats européens aujourd’hui. Donc revenir en France pour moi, ça n’est pas un pas en arrière, au contraire, le fait de rejouer ici m’a fait du bien, ça n’est pas du tout un échec.

 

Justement, après six ans d’absence as-tu trouvé le championnat changé ?

Oui bien sûr, en six ans la Ligue 1 a bien changé surtout au niveau de l’intensité et au niveau du jeu. Ça a beaucoup évolué, je pense qu’il y a plus de talents aujourd’hui. Quand on voit une équipe comme Nice qui arrive à être dans les trois premiers du championnat, c’est différent de l’époque où j’étais au Mans ou au PSG

Estimes-tu que ton passage à Paris a été un tournant dans ta carrière ?

Ah oui, bien sûr, ça a été un vrai tournant. À l’époque, jouer dans un club comme Paris, ce n’était pas évident. Ça m’a ouvert des portes au niveau de l’Angleterre. Je ne suis pas resté longtemps dans ce club, donc quand je suis parti, ça n’a pas été une vraie séparation. Mais être à Paris m’a permis d’avoir une certaine notoriété et d’avoir une visibilité dans les championnats étrangers. Même si j’ai eu des hauts et des bas, comme souvent chez les joueurs, j’ai de bons souvenirs de ces trois années parisiennes. Le meilleur reste de loin la victoire en Coupe de France. On n’était pas bien en championnat, et cette victoire nous a permis de sauver notre saison.

 

Depuis tes débuts, il t’a souvent été reproché ton manque de régularité, comment expliques-tu cela?

Moi, je ne vois pas les choses de cette manière, je ne pense pas avoir un souci de régularité en particulier. On fait tous le maximum pour être performant tout au long de la saison, mais il y a des moments où ça n’est pas évident, où on est moins bien, ça arrive à tous les joueurs. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui me disent que je ne suis pas régulier. Je pense qu’on me le reproche parce qu’avec la qualité et le potentiel que j’ai, je suis capable de faire encore plus, et de faire beaucoup mieux. Là dessus, je peux comprendre la critique des gens.

Qu’est-ce qui t’a manqué selon toi pour passer un palier ?

Je ne peux pas répondre à ça, je ne sais pas. Ce n’est que du football, il y a une saison où tu peux flamber, la saison d’après tu peux être moyen, c’est aussi ça qui fait la beauté de ce métier. Pour rester un top joueur, il faut être toujours bien, et ça n’est pas mon cas, c’est dommage, mais c’est comme ça.

Tu as fait quelques conneries plus jeune, est-ce totalement derrière toi aujourd’hui ?

Oui, avec l’âge je les ai laissées derrière. Après, c’étaient des bêtises de jeunesse, qui ne m’ont pas facilité les choses, notamment d’avoir le plan de carrière que j’aurais souhaité. Mais avec l’âge, j’essaye d’être un peu plus parfait, même si on ne peut jamais l’être.

À trente-deux ans, tu es proche de ta fin de carrière, quel regard portes-tu sur celle-ci?

Je suis satisfait. Comme je l’ai toujours dit, on a la chance de faire un métier que d’autres personnes rêvent de faire. Le métier est tellement difficile, il y a tellement de personnes qui veulent jouer au football et qui n’y arrivent pas. Quand on a la chance de jouer et de participer, comme moi dans tous les clubs où je suis passé, à 80% des matchs, c’est une satisfaction. En plus, j’ai eu la chance d’évoluer dans des clubs comme le PSG. Si je regarde mon parcours, je suis satisfait, jamais je ne me dirai : « J’aurais pu. » Je n’ai vraiment aucun regret.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR MAEVA ALLICHE pour SO FOOT

Entretien : Dagba « Mon choix est fait, ça sera les Bleus !»

Arrivé sur la pointe des pieds chez les U19 du PSG en provenance de Boulogne, Colin Dagba (18 ans) , arrière droit prometteur s’est vite imposé chez les jeunes du club francilien. Régulier dans sa catégorie, il a signé six apparitions avec la réserve en CFA et sur le plan continentale trois matches en Youth League (la ligue des champions des  U19). Le franco-béninois s’est même entraîné avec le groupe pro.

Dans cet entretien accordé il y a quelques mois à nos confrères de Lestitidupsg.fr, Dagba parle de son adaptation, son parcours mais aussi de son choix de sélection nationale. Contenu.  

 

Allez dis-nous, comment as-tu atterri au Camp des Loges ?

Je pense que le fait d’avoir réalisé de bonnes performances en CFA2 et en National m’a permis de me montrer auprès des grands clubs, dont le PSG. J’ai d’ailleurs été nommé meilleur latéral droit de notre championnat par le site FootNational. Je ne pensais  pas jouer en séniors aussi tôt, car je sortais de deux saisons en U17 National…La suite logique était de jouer en U19 DH et finalement le coach de la CFA2 m’a accordé sa confiance. Cette saison m’a véritablement permis de franchir un palier sur le plan physique. Le jeu va plus vite, j’ai donc amélioré ma lecture du jeu. Le responsable du recrutement des jeunes du PSG Marc Westerloppe m’a ensuite contacté…

As-tu cru à une blague ?

Non, non ! (rires) Je ne me suis posé aucune question ! J’avais quelques clubs qui m’avaient fait part de leur intérêt, mais sans offre concrète. Quand j’ai appris la nouvelle à mes proches, ils sont devenus fous ! (rires) Car ils habitent tous sur Paris et sont supporters du PSG. Ma maman est originaire du 95 et mon papa du Bénin. Elle avait été mutée professionnellement dans le Nord, mais toute ma famille vit sur Paris. Je ne connaissais pas Marc Westerloppe qui avait travaillé au RC Lens, mais il est venu m’observer à plusieurs reprises. Il entré en contact avec mon agent, et me voilà au PSG sans avoir réalisé d’essai…

Es-tu défenseur latéral droit de formation ?

Lorsque j’étais au pôle espoir de Liévin, je prenais plaisir à jouer défenseur lors des entraînements…Mais lorsque je retournais jouer en club au RC Lens, je jouais soit en N°6 ou bien milieu excentré. J’étais pourtant convaincu que mon style était plus adapté au poste de défenseur latéral. Je m’inspire de plusieurs joueurs reconnus, comme Daniel Alves pour sa technique, Serge Aurier pour sa puissance mais aussi Philipp Lahm pour son expérience.

« Lens, c’est mon club de cœur »

 Le RC Lens…Pourquoi avoir quitté ce club si tôt ?

Lorsque je jouais en U15 DH au RCL, le club connaissait de grosses difficultés financières. Les dirigeants ont donc supprimé les U17 DH pour privilégier les U17 Nationaux. Il y avait donc trop de joueurs pour une seule équipe. Ils n’ont pas conservé les 8 moins bons joueurs, dont moi…Ca a été très dur à vivre, car c’est mon club de coeur ! J’ai même été abonné pendant 3 ans en tribune Trannin au stade Bollaert avant même de porter le maillot du RCL…Quelle euphorie le jour où j’y ai signé !

Tu as signé un contrat de 2 ans stagiaire-pro avec le PSG. Tes impressions depuis ton arrivée ?

Lors de mes premiers entraînements, j’ai été très impressionné par le niveau technique des joueurs. Nous avions un bon niveau à l’USBCO, mais alors là…Sincèrement, j’ai eu un peu peur de ne pas avoir le niveau requis ! Mais j’ai travaillé pour m’adapter rapidement. Et puis que dire du staff…Il est immense ! A Boulogne, nous n’avions qu’un entraîneur et un préparateur physique. Pour le kiné et le médecin, il fallait prendre RDV nous-même et se rendre en ville…Ici, tout le monde est aux petits soins pour nous, nous avons tout sur place !

Et le Parc des Princes, qu’en penses-tu ?

Je ne pensais pas que l’ambiance serait si bonne, surtout après toutes les critiques que j’avais pu entendre avant de m’y rendre !

« C’est galère de se faire à manger les soirs »

As-tu eu l’occasion de croiser les pros du PSG ?

Oui, lors d’un entraînement en commun et lors d’une opposition. Quelle joie ! Ils sont impressionnants techniquement. Maxwell…Il est trop propre ! Trop intelligent ! Il lit toutes les trajectoires de balle…

Dorénavant, tu vis dans ton propre appartement, pas trop dure la vie de célibataire ?

Depuis la 5ème, j’ai toujours fréquenté un internat. A Boulogne/Mer, j’étais en internat et je me rendais tous les jours au lycée à Outreau. Cette année, j’ai mon propre appartement. J’avoue que c’est galère pour me faire à manger le soir, mais on se débrouille comme on peut ! (rires) Le midi, je mange au CFA. N’ayant pas encore le permis, c’est Makan (Traoré) qui m’emmène aux entraînements.

Peux-tu présenter le footballeur que tu es pour ceux qui ne t’ont pas encore vu jouer ?

Je suis plutôt rapide et je possède une bonne vision du jeu. Par contre, je dois encore davantage m’imposer dans les duels. Je ne pense pas être mauvais techniquement, mais le niveau ici est si haut que je me dois de m’améliorer encore, surtout mon mauvais pied.

Pour l’heure, tu navigues entre les U19 et la CFA, est-ce facile à gérer ?

 

Honnêtement, cela ne me dérange pas. J’ai davantage joué en U19 car la concurrence avec Alec (Georgen) est quand même rude. Peu importe l’équipe dans laquelle je joue, j’essaye de donner le meilleur de moi-même. Mais quand le coach m’appelle en CFA, je suis forcément content.

« M’imposer au PSG par la suite »

Peut-on affirmé aujourd’hui que ta phase d’adaptation est terminée ?

Oui, oui, même si ce ne fut pas si facile que cela au début. Je suis plutôt quelqu’un de renfermé. Tous mes nouveaux coéquipiers se connaissent depuis de nombreuses années. Chacun a fait l’effort d’aller vers l’autre et avec le temps je suis devenu un Titi !

Quelles sont tes ambitions personnelles ?

Signer au PSG n’est qu’une étape. Il est certain que j’espère gagner une place de titulaire en CFA la saison prochaine et pourquoi pas m’imposer au PSG par la suite…

Tu as des originaires béninoises, as-tu songé à opter pour une sélection plus qu’une autre si ça venait à se présenter à toi ?

Mon choix est fait, ça sera les Bleus ! Je n’ai jamais trop suivi la sélection du Bénin, d’ailleurs je ne m’intéresse très peu aux sélections internationales, sauf lors de l’Euro par exemple. Je porte plus d’intérêt à la L1, la Premier League et la Liga.

Nous allons devoir nous quitter, un mot sur tes études…Tout d’abord félicitations pour l’obtention de ton Baccalauréat, de quoi préparer le futur ?

Merci beaucoup ! J’ai effectivement eu mon BAC Scientifique. Une vraie joie pour mon père qui chaque semaine n’a cessé de me répéter quelle était l’importance des études. Mais le foot est devenu ma priorité. Toutefois, je réfléchis à suivre une formation de langues, afin de donner une suite à ce diplôme. »

Source : Lestitisdupsg.fr

Entretien :  Tchato « je participe à l’évolution du groupe »

Il a enchaîné quinze matches au milieu de terrain sur la première partie de saison, son club, MFM, maintenu in extremis la saison dernière,  est la surprise générale pour cet exercice, ils sont deuxième avec 33 unités à un point du leader, Plateau United, Giscard Tchato (22 ans) s’épanouit à l’Est sans faire du bruit. A la trêve, l’ancien pétrolier du Mogas , dans un échange relaxe au bout du fil  dans la bonne humeur et avec confiance s’est confié à nous en exclusivité. Entretien. 

On nous a raconté que  Gernot Rhor, le sélectionneur du Nigéria a assisté à votre match de la 18e journée contre El Kanemi Warriors à domicile et il s’est renseigné sur vous auprès de votre coach ?

J’ai été surpris aussi quand le staff m’en a parlé. Effectivement le sélectionneur était présent pour superviser Stephen Odey notre attaquant qui est le meilleur buteur du championnat qui fait de très bonnes choses depuis le début de la saison avec déjà 14 buts marqués. Mais à la fin du match il s’est renseigné sur moi et notre coach lui a répondu que j’étais étranger parce qu’il disait que j’étais intéressant comme milieu défensif. C’est toujours flatteur que grands techniciens comme signent des remarques positives sur vous.

Après une première saison d’adaptation, vous vous éclatez cette saison avec MFM en première division nigériane…

J’ai une saison un peu compliquée comparée à cette saison où je m’éclate vraiment. J’ai du temps de jeu, je me sens bien. Je suis à l’aise dans l’équipe, je participe l’évolution du groupe et à nos victoires

Quand on a peu joué sur une saison précédente comme vous, comment on se motive pour revenir en force comme vous actuellement ?

La saison passée n’a pas été facile du tout pour moi mais je travaillais toujours. Je savais que j’avais eu des soucis administratifs liés à ma qualification ca m’a rendu la saison un peu difficile. Mais je me connais mentalement je savais de quoi j’étais capable. J’ai confiance en mes forces. Je continuais de travailler parce que je sais qu’un jour j’aurai ma chance.  Cette saison j’ai redoublé d’effort par la grâce de Dieu tout se passe bien. J’ai du temps de jeu, je  m’exprime bien et je suis important pour l’équipe. Ma motivation c’est le courage et le travail.

« Je suis quand même indispensable »

Vous faites partie des hommes de base l’équipe maintenant, après un maintien difficilement obtenu la saison dernière, actuellement vous premier à une journée de la fin de la première phase du championnat, qu’est ce qui a métamorphosé le club ?

Cette année on avance match après match. Nous avons cru en nous en notre potentiel. Je ne peux pas dire que c’est moi je suis venu changer quelque chose. Mais je suis quand indispensable, une des pièces maitresses. On a accepté souffrir en travaillant et ça paye on espère finir champion par la grâce de Dieu

Si vous devriez comparer la ligue nigériane et la ligue béninoise vous qui avez porté les couleurs de l’As Police et du Mogas avant de quitter le pays…

La différence  c’est qu’au Nigéria les saisons sont régulières  mais au Bénin ce n’est pas le cas. C’est dommage parce que nous avons assez de joueurs capables de faire comme les nigérians par exemple. La grande différence est là. Ici au Nigéria, ils connaissent la valeur de la chose footballistique. Au Bénin on le sait aussi mais nos dirigeants ne veulent pas laisser le ballon rouler et ça ne motive pas les joueurs.

On connait vos qualités de joueurs travailleur et teigneux au milieu mais vous vous êtes signalé cette saison avec un but magnifique dès votre premier match de la saison, d’où avez-vous eu cette inspiration ?

Le jour du match, le matin au campement, j’étais motivé. Et je chambrais mes coéquipiers en leur disant que si je marquais ce soir là on allait danser. Je leur ai montré un pas de danse pour ma célébration au cas où je marquerai. Et ce jour là deux minutes après mon entrée en jeu, le but est arrivé.  Je mets une frappe en dehors de la surface de réparation boooommm !  Une fusée. Et on a célébré avec ma danse. Même quand j’étais sur le banc de touche je me disais que je marquerai.

 

C’était votre premier match d’ailleurs vous aviez manqué le début de saison pour une histoire d’erreur sur le flocage de votre maillot…

Oui oui , j’ai manqué les deux premières journées à cause de ce problème de numéro de maillot.  Parce que lors de la première journée j’étais sur la feuille de match comme titulaire. Après l’échauffement je prends mon maillot et c’est là je me rends compte que sur le short il y a avait le numéro 26 or sur le maillot même c’était le 6 qui était mon véritable numéro. Donc je n’ai pas participé à ce match on a dû faire changer mon flocage.

« Je suis chez moi à Lagos »

Alors parlez nous de la vie à Lagos…

A Lagos, l’ambiance est tranquille.  Je me sens bien, on est solidaire. J’ai mes repères dans la ville aussi. Je me dis que je suis chez moi aussi.

MFM (Mountain of Fire and Miracle) , est un club qui appartient à une église est ce qu’on sent le caractère religieux du club dans votre vie quotidienne ?

Notre force c’est la prière aussi et Dieu  nous aide. Nous avons des pasteurs autour de l’équipe et entre nous les joueurs ont pris beaucoup.

Cela veut dire que vous avez match  vous priez à fond ?

Pas seulement pour nos matches à domicile même pour nos matches à l’extérieur, on a un pasteur spécial qui nous suit partout pour la prière. Le jour du match on prie les matins, même quand on n’a pas match en semaine on prie. C’est aussi cela une de nos forces c’est la prière. Parce que quiconque croit en Dieu n’est jamais déçu.

Il parait que votre stade, Aguégué Stadium il parait que c’est une grosse ambiance…

Quand on joue à domicile on a le soutien des supporters de nos fans.  Il y a de l’ambiance, il y a du monde au stade, c’est rempli. Avec des cris et des chants, ça nous motivent plus pour nous donner à fond et gagner  les matches. Et à tous les matches c’est comme ça.

Vous avez disputé la Can Junior Algérie 2013 avec la sélection béninoise ainsi quelques convocations chez les A en 2014 sous Ollé-Nicolle, vous pensez à la sélection A maintenant ?

Ça fait quand même un bon moment que je ne suis plus appelé en sélection.  Je ne me décourage pas. Je travaille dans l’espoir d’y arriver.  Mais je sais ce c’est possible. Je suis positif. Et si je suis régulier en club ça viendra forcément qu’on me donnera ma chance.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Entretien : Poté  « à Chypre c’était l’une de mes plus belles années»

Soulier d’or béninois pour la deuxième année consécutive lors des Bjfoot Awards, Michael Poté nous accordé un entretien exclusif. Auteur d’un doublé, le week-end dernier avec l’Adana Demirspor en deuxième division turque, l’attaquant international  béninois  s’est ouvert à nous sur sa situation, en club, ses choix de carrière, son académie et les Ecureuils. Entretien.

Vous avez fêté la conservation  votre « soulier d’or » béninois  lors de l’annonce des vainqueurs des Bjfoot Awards cette semaine  avec un doublé…

Ouais ça fait toujours plaisir d’avoir un titre.  Après ça s’est bien passé ce week-end, je suis un peu dans la continuité de l’année dernière. Je continue. Le club me fait confiance. Je suis passé capitaine cette année. Je continue à travailler sereinement et à être le plus efficace possible.

Avec dix buts en vingt journées, vous faites une saison plus difficile que la précédente ?

Dire que je fais une saison plus difficile que l’année dernière ? Oui. Après au niveau statistique certes en vingt journées j’ai joué seize ou dix-sept (ndlr : dix-huit exactement)  avec dix buts donc le ratio  est intéressant. Sinon en termes d’équipe, on a fait six mois un peu compliqués. Malgré un classement en milieu de tableau, on est l’équipe qui a le moins perdu avec beaucoup de matches nuls (Ndlr : 11 nuls )  en poche.  En ce qui me concerne statistiquement, je reste sur  trente-deux ou trente-trois buts en deux saisons, je continue, je ne vais pas m’arrêter là. Donc c’est intéressant, c’est satisfaisant.

L’Adana Demirspor a lutté pour la promotion la saison écoulée mais cette saison vous êtes 8e  en milieu de tableau, l’échec de la saison dernière pèse-t-il encore dans vos têtes ?

Au niveau de la direction peut-être mais au niveau des joueurs, non. Parce que la plus part des joueurs sont partis. Ça été un changement total.  A part la direction qui est toujours la même. Après c’est toujours compliqué de bisser une saison qui se passe pour le mieux. On a fait six mois compliqués avec un effectif chamboulé. Mais là on a fait des recrues intéressantes et ils ont stabilisé un joueur à toutes les lignes et ça a étoffé un peu le groupe. Les recrues ont comblé ce qui nous manquait.

Qu’est ce qu’il vous manque collectivement pour davantage faire la différence ?

Offensivement on était un peu limité. On était un peu dépendant à ce que je fasse des exploits mais c’est  comme on dit je ne peux pas prendre le ballon et dribler tout le monde. C’était un peu compliqué. Maintenant il y a eu des apports offensifs qui  non seulement ça me soulage un peu, ça donne un peu plus de solutions à l’équipe. Parce que quand on jouait contre nous, c’était assez basique parce que les défenseurs étaient focalisés sur moi et on n’avait pas cette deuxième solution pour se servir de moi pour être efficace. C’est ce qui nous a fait un  peu défaut ces six premiers mois. Comme j’ai dis avec les recrues c’est beaucoup plus intéressant.

« Le club ne m’a pas trop laissé le choix »

Vous avez prolongé votre contrat l’été dernier, vous pensez à un départ au cas où  Demirspor n’arrivera pas à monter en fin de saison ?

En ce qui concerne mon contrat il y a eu un malentendu. Je n’ai pas prolongé. J’ai décidé de rester, pas que j’ai décidé c’est que le club ne m’a pas trop laissé le choix aussi. J’avais de fortes demandes mais le club demandait beaucoup et il me restait encore un an de contrat. Donc cette année je serai en fin de contrat donc je verrai à la fin de la saison ce que je ferai. Dieu merci j’ai encore des clubs intéressants qui s’intéressent à moi que ce soit en Turquie ou à l’étranger. Donc j’attends jusqu’à la fin de saison ce qui peut se passer. Tout  est encore possible donc je ne me prends trop la tête par rapport à ça. Certes, la proposition a été faite mais je n’ai pas prolongé et je suis en fin de contrat.

En sélection vous avez manqué le wagon de la Can 2017 in extremis, avec du recul comment analysez-vous cette situation ?

On a loupé la Can. Franchement ça été une grosse déception. Surtout que c’était à notre portée, Dieu en a voulu autrement. Ce n’est que partie remise. On aura l’occasion de se rattraper.  De voir les autres équipes jouer à la Can sachant qu’on était tout proche  ça faisait bizarre. Ça fait partie des choses qui se passent dans une carrière dans le football. Il faut se servir de ça pour essayer d’être plus fort les prochaines fois.

En club vous êtes utilisé dans l’axe de l’attaque en sélection un peu moins, c’est un repositionnement que vous vivez un peu mal et qui déteint sur votre efficacité avec les Ecureuils ?

Vous avez tout dit dans la question. C’est sûr que j’ai joué sur le côté comme on dit pour dépanner.  Les statistiques ne m’intéressent pas en équipe nationale  sinon je n’aurai jamais accepté de jouer sur le côté. Mais je le fais parce que je sais que je peux aider  et c’est aussi par un défaut d’effectif et je savais que je pouvais apporter ma pierre à l’édifice à ce poste et à ce moment  là. Maintenant on a beaucoup plus de choix. En ce qui me concerne mon poste de prédilection c’est attaquant de pointe je l’ai toujours été.  En club j’ai joué sur le côté mais c’était pareil mais arrivé à un moment chasser le naturel il revient aux galops.  Quand on a une certaine caractéristique, une certaine capacité qui se dégage plus l’autre. Il faut savoir s’en servir à bon escient. Mes caractéristiques, je suis un joueur de profondeur de surface, un joueur d’axe. Après au niveau de l’efficacité  de l’équipe nationale si je regarde mes statistiques, ça peut paraître étrange mais ça ne me touche pas trop donc les gens savent pourquoi c’est ainsi. Si demain  le sélectionneur me rappelle et me dis de jouer latéral droit ou autre, décide que je peux apporter à ce poste,  je le ferai sans hésiter.

A 32 ans comment envisagez-vous votre avenir avec les Ecureuils, vous avez pensé à arrêter après Bamako ?

Je suis toujours sélectionnable, je suis toujours performant  en club. Tant que je le serai, tant que la sélection aura besoin de moi je serai présent.  Je suis en bonne santé. Si je dois arrêter ce ne sera certainement pas après un échec, ce n’est pas dans ma mentalité. Tant qu’on m’appellera je répondrai présent ça c’est clair et net.

« Mon académie c’est ma fierté »

Après une expérience pas très heureuse à Nice en Ligue 1, vous avez fait votre trou en Allemagne, en Chypre puis en Turquie, comment expliquez-vous cette réussite dans les championnats étrangers à celui où vous avez été formé ?

Le foot c’est une question de trajectoire. Quand j’étais à Nice il me restait encore un an de contrat.  Je me rappelle à l’époque Eric Roy (le directeur sportif)  m’a dit que je ne sais pas si  tu joueras cette année etc. c’est à toi de voir. J’aurai pu rester et finir mon année. J’ai décidé de voire autre chose. Je voulais vraiment changer et puis j’ai eu l’opportunité d’aller en Allemagne. C’est un championnat qui m’attirait. Aussi  j’ai eu un parcours atypique, je suis venu un peu tard dans le foot. J’ai été formé certes en France mais j’intègre le centre de formation à seize ans contrairement à d’autres. A seize ans il y avait une certaine base que je n’avais pas. Donc à ce moment je n’étais pas si spécialement prêt pour évoluer et être performant tout de suite en Ligue 1. J’ai été prêté en Ligue 2   au Mans. ça m’a vraiment fait du bien je suis revenu avec d’autres intentions  même si on avait un groupe  assez relevé avec beaucoup d’internationaux notamment David Ospina , Loic Rémy. Ce n’était pas évident pour moi aussi, venant de la deuxième division. C’est un choix de carrière. Je ne vais pas dire que je n’aurai pas pu réussir en France, je pense que j’ai fais mon petit trou.  Même si ce n’était pas forcement en première division, le peu de matches que j’ai fais j’ai marqué deux buts. J’ai fais deux trois prestations intéressantes. A  l’étranger en Allemagne ça m’a plu, en Chypre ? je n’aurai pu jamais penser que j’aurai joué là-bas. Mais c’était une de mes plus belles années. Parce que  j’ai joué la coupe d’Europe, j’ai joué contre le Dinamo Moscou, contre des joueurs comme Mathieu Valbuena , William Vainqueur. C’était  vraiment une  bonne expérience. Ça m’a plu de jouer aussi  au haut niveau . C’est une question de trajectoire, on ne choisit pas forcement sa destinée. Seul Dieu sait. Je suis content du petit bout de carrière que j’ai effectué.

Aujourd’hui Nice fait une saison incroyable en Ligue 1, vous suivez toujours  le club ou vos amis qui sont restés ?

Je suis encore en contact avec le staff niçois. Je les suis et les félicitent. En même temps je ne suis pas étonné. Quand je suis  parti, le président Rivière venait d’arriver. J’ai vu quelqu’un de vraiment ambitieux. Et même quand je suis parti en Allemagne, le directeur sportif  avait dit qu’il «  regrettait » de ne m’avoir pas conservé pour avoir au moins essayé. Parce qu’ils avaient vu ce que j’avais fait par la suite et ça leur avait fait plaisir. Vraiment j’ai quitté de bonnes personnes. C’est pour ça que je ne suis pas trop étonné de ce qu’ils font. Je pense que c’est un club qui a beaucoup d’avenir.

Depuis quelques années vous avez mis en place une académie qui porte le nom de votre paternel à Cotonou, racontez-nous l’histoire l’Académie Poté Joseph…

C’est une  petite fierté. Depuis mon plus jeune âge j’ai toujours voulu être en place. J’ai toujours été attiré parce que ce qui est formation, encadrement des jeunes. Quand je suis arrivé au  Bénin j’ai vu qu’il y avait quelque chose à faire. Pour faire ça il faut être passionné, ça demande  du temps. On a plus de quarante gamins, onze employés qui travaillent etc.  C’est toute une chaîne ce n’est pas quelque chose qui est fait comme ça. Mais c’est un plaisir c’est un kiff et une fierté aussi.  On n’a d’excellents joueurs. Il y a beaucoup de joueurs qu’on a repéré qui jouaient dans les rues, qui étaient dans des conditions un peu plus difficiles. On a voulu leur donner un coup de main. Je dis bien « on » parce que c’est vraiment un travail d’équipe. Je suis content de ce que ce que l’APJ est et sera. Donner la chance à des gamins qui ont un potentiel, on leur tend la main. On essaye d’amener des conditions tout en ayant une ligne de conduite, une humilité. Ce n’est pas parce qu’ils sont déjà dans l’académie que ça veut dire qu’ils vont réussir. En premier lieu on essaye de faire d’eux des hommes. Et ça marche même au niveau scolaire on a de très bons résultats, et au niveau du football ça suit aussi.  Tout doucement ça prend forme. On a des projets, c’est notre avenir, c’est l’avenir du Bénin aussi. C’est des jeunes qui demain nous remplaceront et j’espère que ça portera ces fruits. Quoiqu’il arrive on est fier de ce qu’on a déjà produit.

Enfin vous avez suivi la Can 2017, si vous devez jetez un regard sur la compétition ?

J’ai beaucoup aimé le Cameroun. Bravo. Je pense qu’avec l’effectif avec lequel ils ont participé à cette Can, pas beaucoup de gens auraient parié sur eux.  Comme quoi le plus important dans le foot c’est le collectif, ça reflète ça. Ce qu’ils avaient ce n’était pas des individualités mais un collectif. C’est ce qui a payé. C’est une bonne leçon pour le foot africain et en général. Le collectif paiera toujours. J’espère que nous aussi on pourra participer à la prochaine Can , on a un effectif qui n’est pas mal avec un mix de joueurs d’expérience et une nouvelle génération qui arrivent donc on a toutes les armes maintenant en espérant que tout suive.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Gbaguidi « ils me comparent à David Silva»

Il vit sa première expérience hors des frontièrs  béninoises,  au Gabon , nous avons rencontré,  le nouveau milieu offensif de l’Us Bitam, actuel 7e du championnat gabonais après  sept journées, Pacifique Gbaguidi  (19 ans) s’est confié à nous. L’ancien pétrolier du Mogas , nous parle de son adaptation, ses ambitions et sa nouvelle famille.

 

Après environ deux mois à l’Us Bitam, la vie est belle …

Mes premières semaines étaient difficiles, au fil du temps je me suis d’abord acclimaté ensuite  je me suis habitué à la manière de jouer de l’équipe. Je joue souvent dans un milieu à trois dans notre 4-3-3 habituel et j’arrive à me projeter. Je suis bien à l’aise maintenant.

Sur le terrain on connait votre qualité technique, vous êtes  utilisé sur le côté ou dans l’axe ?

J’aime jouer en milieu de terrain, en  meneur. C’est mon poste de prédilection où j’ai été formé. Mais quand je suis amené à jouer sur le côté je m’adapte et je mets mon intelligence en jeu pour être au service de l’équipe.

En termes de philosophie  quelle est la différence avec ce que vous avez connu précédemment au Bénin ?

La première différence c’est que le championnat gabonais est un plus médiatisé que celui du Bénin. Il y a plus d’infrastructures également.  On s’entraîne différemment c’est un peu plus professionnel. Les styles de jeu sont différents. Ici on pratique un football où la projection rapide vers l’avant est prioritaire ce que je ne voyais pas au Bénin.

Vous comptez déjà une passe décisive en deux matches joués alors quels sont vos objectifs avec Bitam cette saison ?

C’est difficile de se fixer une barre, je n’aime pas avoir de limites. Mon but c’est d’amener mon club à gagner quelque chose cette saison, le championnat ou la coupe.  C’est un club qui joue le haut de tableau. Personnellement être le plus décisif possibles avec des dernières passes et des buts aussi.

On  vous  compare à  David Silva ?

Je pense que c’est à cause de ma manière de jouer.  Quand je suis arrivé à Bitam après mon premier match, je me souviens mes coéquipiers m’ont surnommé David Silva parce qu’ils me disent qu’on a un style de jeu similaire avec mon pied gauche.  Ça fait toujours plaisir d’être comparé à des stars (rires)

Qui est votre modèle ?

Lionel Messi. Il une grande intelligence et je pense qu’il a tout, il sait tout faire et il a un pied gauche  comme moi. C’est mon modèle.

Vous avez connu toutes les catégories de jeunes en sélections nationales avec les Ecureuils, le prochain objectif c’est l’équipe A…

Je dirai oui parce que tout footballeur j’aimerai défendre les couleurs de mon pays chez les séniors. Qui ne voudrait pas disputer une Can avec son pays ?  J’en rêve déjà de jouer les qualifications serait un premier pas.

En parlant justement de Can, vous avez eu la chance de vivre cette compétition ici au Gabon, vous avez même vu des matches au stade, comment avez-vous vécu ce tournoi ?

C’est fantastique de voir de grands professionnels jouer, Jordan, André Ayew , Mubarak Wakaso, ça fait rêver, ça donne envie. C’est là qu’on voit que notre métier est un grand métier de voir tout un peuple derrière  23 joueurs. J’ai eu la chance de voir les congolais et les ghanéens et je pense qu’on peut faire comme eux si on se donne les moyens.

Il y a quelques années vous étiez suivi par les recruteurs du Havre, vous avez toujours eu des contacts à l’étranger ?

Oui ! Le Havre avait coché mon profil après les qualifications avec les cadets.  Ensuite la piste s’est refroidie. C’est le foot. Récemment j’ai eu pas mal de contacts en Afrique de l’Ouest comme en Europe avant de signer au Gabon. C’est un milieu difficile, il faut être prêt quand les opportunités se présentent.

A Libreville, Géraud Viwami

 

 

 

 

 

 

Can 2017-Cameroun: Njie «le fruit de notre travail»

Après le sacre du Cameroun, hier soir devant l’Egypte, Clinton Njie, l’attaquant de Marseille, remplaçant, s’est exprimé à notre micro. Extraits.

Clinton Njie  , Attaquant, Cameroun

« je n’ai même pas les mots pour exprimer cette fois qu’on ressent aujourd’hui. c’est quelque chose de grand. On a réussi à soulever ce trophée on est très fier de nous. Je remercie nos supporters pour les encouragements. On sait que ça n’a pas été facile depuis le début mais ils ont été derrière nous, c’est cela qui nous a aussi poussé à aller chercher cette victoire. C’est vrai qu’on a eu du mal à rentrer dans la première période , on a su rebondir en deuxième mi-temps. A la pause, le coach nous a demandé d’aller chercher les égyptiens plus haut et de bien utiliser le ballon à la récupération. Je suis très heureux ce soir même sans avoir joué. On a été un groupe et c’est avec le travail qu’on a abouti, c’est le fruit de notre travail»
A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017-Cameroun : Moukandjo « personne n’aurait misé un centime sur nous »

Avant la finale face à l’Egypte, demain soir à Libreville, le capitaine des Lions Indomptables du Cameroun , Benjamin Moukandjo s’est longuement confié en conférence de presse. Extraits.

Benjamin Moukandjo , attaquant  – capitaine du Cameroun

Sur les objectifs

Déjà se qualifier pour les quarts c’était un objectif qu’on s’était fixé à court terme. On s’est donné les moyens pour se qualifier. Quand on est footballeur, sportif de haut niveau , il faut toujours avoir de l’ambition. Une fois qu’on a atteint ce premier objectif, on s’est dit qu’il fallait passer ce quart. On prend les matches les uns après les autres. On ne va pas regarder plus loin que là où nous sommes. Maintenant nous somme en finale et quand on arrive à cette étape on a envie de gagner, l’adversaire aussi. Malheureusement demain au terme de ce match, il y aura une équipe qui sera heureuse et l’autre déçu. Mais quand on regarde notre parcours c’est déjà bien ce qu’on a fait. Je pense que dans cette salle personne n’aurait mis un centime sur nous et c’est bien dommage parce qu’elle aurait gagné

 

Sur le parcours et le foot africain

« Avant d’arriver en finale il y a des étapes à franchir. Ces étapes là se préparent, on s’est préparé pour arriver là.  On n’est pas tombé du ciel pour se retrouver en finale. Il y a un coach qui est arrivé et qui a une philosophie, nous les joueurs on adhère à son discours. Nous on savait qu’en venant ici on avait l’image de notre football au Cameroun à redresser. Il ne faut pas avoir peur de le dire, il y avait un désamour complet entre les joueurs et les supporters. Donc c’était important pour nous de montrer  d’autres visages. Au fur et à mesure qu’on avançait dans la compétition l’objectif on le revoyait à la hausse. Nous sommes en finale.  Ça n’a pas été simple. C’est un groupe qui vis bien c’est un état d’esprit. On est tous ensemble on est unis. Maintenant quand on arrive en finale on a envie de jouer pour gagner cette finale. Le football africain a toujours été une fête énorme. Bien que la Can se joue au mois de janvier en plein championnat, pour moi c’est important d’être là, de représenter nos pays. Le football c’est un sport qui rassemble. On essaye de profiter au maximum. Vivre ses moments intenses de bonheurs. C’est une grosse fierté d’être d’autant plus que de participer à une finale »

Sur le peuple camerounais

« C’est vrai qu’en ce moment dans notre pays il y a de petits troubles. Mais nous on essaye de jouer au foot, procurer du plaisir aux gens et je pense que  pendant toute cette campagne, ces gens là on prit du plaisir. Ils ont partagé avec nous même s’ils étaient loin. On souhaite que les tensions s’apaisent. Nous essaye de procréer du plaisir en espérant que tout rentre dans l’ordre. On espère que demain tout le pays sera uni pour nous pousser vers la victoire. »

Sur l’état d’esprit et l’adversaire

« Quand le coach est arrivé, ça été le maître mot, c’était retrouver une équipe avec un état d’esprit conquérant. Une équipe qui devait montrer qu’elle pouvait vivre ensemble. Ça fait un peu plus d’un mois que nous sommes ensemble. On n’a montré qu’on n’était pas seulement une équipe mais une famille. En ce qui concerne l’Egypte, on ne peut pas choisir ses adversaires. On fait avec ce qui est là. Maintenant il y  a une histoire entre l’Egypte et le Cameroun. Depuis le début de cette compétition on a brisé quelques signes indiens. Donc on va essayer d’en briser un autre demain c’est notre objectif. »

A Libreville, Géraud Viwami