Togo – Bénin : le best of de la conférence de presse de Dussuyer

Avant de défier le Togo demain après-midi au stade municipal de Lomé, Michel Dussuyer a abordé longuement sujet en conférence d’avant-match dans la capitale togolaise. Morceaux choisis. 

Le contexte du match

« C’est toujours important de bien débuter. Nous sommes dans une période délicate. Tous les matches sont difficiles en Afrique. Ce sera un match engagé. On sait ce qui nous attend. Le temps est court, c’est cinq jours pour se préparer. C’est peu il faut du temps en sélection pour prendre contact. Il y a des anciens que je connais. J’ai un bon effectif avec des nouveaux que j’apprends à découvrir »

Le niveau de son effectif

«  On est dans une configuration où on a un effectif réduit. On a un effectif de qualité pour prétendre jouer notre carte à fond pour se qualifier dans ce groupe »

Le poste d’arrière droit

« On a travaillé à onze (rires) pas à dix donc il y aura quelqu’un à ce poste-là »

La hiérarchie des gardiens

« il y a une  hiérarchie qui existait avant mon arrivée , on va rester sur une forme de continuité »

La pelouse synthétique

« Les joueurs ont quelques repères fondamentaux. On a travaillé hier et aujourd’hui sur ce genre de pelouse pour qu’il prenne leurs habitudes. »

La santé du groupe

«  A part le forfait de Manu Imorou, on a avait une petite crainte pour David Kiki mais avec les soins ça va. Il sera apte »

Le niveau de l’adversaire

«  malgré qu’on soit en avance au classement Fifa , le Togo est une excéllente équipe. On aura fort à faire avec un effectif à rivaliser. L’objectif c’est la qualification. Mon style de jeu est de faire en sorte que mon équipe pratique son jeu , sans balancer. Tout ça demande du temps. »

Un plan anti-Adébayor

« Non. Sheyi tout le monde le connait. On sait de quoi il est capable. On sait tous l’importance qu’il a dans cette équipe. Il faudra être très attentif, il est capable de faire la différence »

Géraud Viwami

Niort : «Le défi, c’est de pouvoir mettre tout le monde en confiance »

Avant la réception de Clermont demain soir à René Gaillard à l’occasion de la deuxième journée de Ligue 2 française , Saturnin Allagbé , le gardien titulaire de Niort , s’est confié au site officiel de son club. son retour de blessure , la dynamique de début de saison , son nouveau rôle de vice-capitaine , la jeunesse de l’effectif ont été évoqués dans cet entretien. 

Saturnin bonjour. Heureux de retrouver la compétition après cette longue indisponibilité?
Oui, bien sûr. C’est quelque chose que j’attendais patiemment.
Aujourd’hui, je suis très content d’avoir retrouvé la compétition. Ça fait partie de mon travail, mais ce n’est pas une fin en soi. Il faut continuer.

As-tu retrouvé l’intégralité de tes sensations?
Pas totalement. À l’heure actuelle, au niveau où je suis, j’essaie de m’adapter par rapport à ma blessure et ma progression. Mais comme tout s’est bien passé, les sensations reviennent. Je travaille pour. Et, au fur et à mesure des matches, ça reviendra naturellement.

Tu diriges une défense très remaniée. C’est plus compliqué au niveau des automatismes?
Non, dans la mesure où on a fait la préparation ensemble et disputé des matches amicaux. Ce qui nous a permis de nous mettre en confiance.
Aujourd’hui, je me sens à l’aise avec eux. C’est une défense très jeune, mais on s’adapte. J’espère que notre entente va continuer.

Démarrer par une victoire, ça faisait longtemps. Rien de tel pour la confiance?
Tout à fait. Si j’ai bonne mémoire, ça doit faire dix ans que ce n’était plus arrivé.
Sincèrement, c’est vraiment quelque chose qu’on attendait, par rapport à notre préparation et notre série de matches amicaux.
On est resté dans la continuité et, pour moi, ça montre du caractère.
Quand j’ai débuté en Ligue 2, c’était déjà contre le Red Star. L’histoire se répète.

« ON AURA À CŒUR DE S’IMPOSER À LA MAISON. »

Le plus dur sera de confirmer contre Clermont?
C’est ça. On sait que ce ne sera pas un match facile. Clermont est une bonne équipe.
On a bien travaillé et ce sera à nous de hausser notre niveau. On sait que le championnat est très relevé, et on aura à cœur de s’imposer à la maison, ce qui n’a pas été notre point fort la saison dernière.
Les équipes qui jouent le haut de tableau gagnent beaucoup de matches chez elles. À nous d’essayer de faire la même chose.

À seulement 24 ans, tu fais figure d’ancien. Cela te donne plus de responsabilités?
Depuis deux saisons, j’essaie de faire au mieux dans ce rôle. Avoir une présence dans le vestiaire auprès des jeunes. Également par rapport au poste où je joue, où les responsabilités sont très grandes.
Le défi, c’est de pouvoir mettre tout le monde en confiance. C’est tous ensemble qu’on va y arriver. Sans oublier l’énorme apport de notre capitaine Ande, qui nous donne beaucoup de conseils.

Que t’inspire la jeunesse de cette équipe?
La jeunesse, c’est un peu l’euphorie. Quand on est jeune et qu’on découvre le niveau, on se donne les moyens d’être performant tous les week-ends.
Les dirigeants ont lancé un signe fort en faisant confiance à tous ces jeunes.

Comment allez-vous aborder cette rencontre contre Clermont pour tenter de l’emporter?
Dans les meilleures conditions possibles grâce à notre grosse semaine de travail.
Il faudra rester concentré de la première à la dernière seconde et, surtout, ne pas prendre ce match à la légère. On se parle beaucoup, et on sait qu’il ne faudra jamais rien lâcher.

Source: Chamoisniortais.fr 

France – L2 : Saturnin Allagbé « je suis un leader de par mon poste»

De retour de blessure après huit mois d’absence dans les buts de Niort , le gardien international béninois , Saturnin Allagbé (24 ans) a accordé un entretien à nos confrères de la Nouvelle Republique  avant la première journée de Ligue 2 vendredi dernier, il parle de sa période de rémission , son retour à la compétition , son nouveau statut dans le groupe des Chamois et des Ecureuils. 

 

Comment vous sentez-vous avant la reprise de la L2 ?

 Je suis très content. Je me sens bien. J’ai fait une bonne préparation. Cela n’a pas été facile, mais je me suis accroché. 

Cela a été difficile par rapport à votre fracture du péroné en décembre dernier ?

Quand ça fait six mois que tu n’as pas joué, que tu te soignes, c’est dur au début, mais j’ai pu revenir. Avant de reprendre la compétition, je me sens prêt. 

Comment l’avez-vous vécue, cette blessure ?

 Cela a été très compliqué. On ne s’attend jamais à une blessure. C’est arrivé à un moment où je me sentais très bien. J’étais déçu ne pas avoir pu participer aux six derniers mois de championnat avec le groupe. Personnellement, ça a été très dur. Mais voilà, aujourd’hui, c’est du passé. 

C’est une force supplémentaire ?

Oui, mais il ne faut pas précipiter les choses. Je reviens de mieux en mieux. C’est à moi, pendant les entraînements, d’être plus déterminé, et travailler plus. Encore plus que ce que je faisais d’habitude pour retrouver mon niveau. 

Comment avez-vous vécu cette deuxième partie de saison ?

 Sincèrement, c’était encore plus difficile pour moi d’être dans les gradins, à voir mon équipe dans le dur. J’étais plus stressé qu’au moment où j’étais sur le terrain avec eux. Des fois, pendant les déplacements, devant la télé, j’étais tout seul, dans mon coin, à prier pour que l’équipe gagne. Je n’imaginais pas qu’on puisse descendre. J’avais confiance dans le groupe. 


Comment voyez-vous cette saison, avec Patrice Lair comme nouveau coach ?

La préparation s’est bien passée. On a gagné quatre de nos cinq matchs amicaux. On s’est mis en confiance, même si ce n’est pas la Ligue 2. Le championnat n’est jamais facile. C’est à nous de bien l’entamer, comme on l’a fait avec les amicaux. C’est un nouveau groupe, avec beaucoup de jeunes. C’est à nous de donner tout ce qu’il y a. Le coach nous pousse à aller dans nos retranchements. Il est derrière nous tous. 


Quels rapports entretenez-vous avec lui ?

Il est proche de tout le monde. Quand on a commencé la préparation, j’étais vraiment dans le dur. Il me mettait en confiance en me disant de ne pas douter, que ça irait. A chaque fois, au début, j’avais mal, et il me disait de ne pas me décourager, que ça s’arrangerait. Il a confiance en moi, et c’est à moi de lui rendre. 


Vous avez porté le brassard de capitaine lors du dernier amical. Êtes-vous prêt à le devenir si on vous confie ce rôle ?

Cela ne sera pas une option. Ce n’est pas le brassard qui fait de moi un leader. Je le suis déjà de par mon poste. Aujourd’hui, j’essaie de me donner à fond, et le groupe sait que ce n’est pas le brassard qui va me faire parler à un joueur. C’est à moi, aussi, d’être le plus performant. Je sais que je suis un ancien dans l’effectif. Je continue à encourager tout le monde, même s’il n’y a pas le brassard. Ce n’est pas quelque chose de primordial pour moi. 


Vous aurez aussi comme objectif les qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations avec le Bénin.

C’est un objectif majeur pour nous. On ne s’est pas qualifié depuis 2010. On est dans une poule qui n’est pas facile, avec l’Algérie, le Togo et la Gambie. On doit tout faire pour se qualifier. Pour le moment, on attend de voir comment ça va se passer au niveau de la fédération par rapport au sélectionneur. Je suis concentré sur le championnat, mais si la sélection arrive, on travaillera pour cet objectif. 

Source: Nouvelle République 

Niger : Affissou Tamou « faire gagner ton équipe, c’est important »

Arrivé au pays du Sahel cette saison, l’attaquant Affissou Tamou (22 ans, 9 matches, 2 buts) s’est confié à nous sur son nouveau club l’As Douane du Niger, son adaptation et sa situation personnelle. L’international béninois nous accordé un  entretien exclusif.

Après un début de saison difficile l’As Douane termine un peu mieux cette première partie de saison ?

Effectivement. On a eu des débuts très compliqués avec peu de victoires. L’équipe ne se connaissait pas encore assez. Il y a beaucoup de nouveaux joueurs comme moi. Une grosse partie de l’équipe a été transférée dont des cadres. On découvrait la compétition et les résultats ne suivaient pas. Depuis quelques journées on perd moins. Nous sommes 9e bien loin du premier Sonidep (36 points). On joue la dernière journée de la phase aller ce week-end (15e journée). Nous sommes conscients de nos forces quand même, on se doit de remonter.

Les mauvais moments sont donc derrière vous ?

On espère en tout cas. Personne n’aime perdre. En plus dans un club habitué à jouer le haut de tableau. L’As Douane a joué en coupe Africaine il y a deux saisons à peine encore. Ce n’est pas une équipe taillée à jouer le milieu de tableau d’où la nécessité de faire une seconde phase de meilleure qualité.

Personnellement, on ne vous attendait pas au Niger au cette saison ?

C’est la vie d’un footballeur quand vous faites ce métier vous devez être prêt pour toutes les opportunités qui se présente en fonction de votre situation.  C’est un pays que je découvre, leur culture la manière de jouer et tout le reste. J’ai eu la chance d’arriver assez tôt  pendant la présaison afin d’avoir le temps de m’adapter. Car ici il fait très chaud (rires).

Vous étiez attendu en Israël l’été dernier mais ça ne s’est pas fait ?

Comme vous le dites, ça ne s’est pas fait pour plusieurs raisons. Vous savez le football professionnel a plusieurs exigences qui ne dépendent pas que de la performance du joueur. J’ai fait un essai à l’Hapoel Rishon Lezion en deuxième division. J’ai fait le stage de préparation en entier avec le club mais ça a capoté pendant les négociations on n’a pas eu d’accord avec le club. Et le marché tendait déjà vers la fin du coup je n’ai pas pu rebondir ailleurs. Ce n’est que partie remise. A mon retour l’As Douane s’est manifesté et j’ai préféré me relancer.

Alors quels sont vos objectifs avec l’As Douanes ?

Le premier c’est de retrouver du temps de jeu. Pour l’instant ça va mais je veux bien jouer plus, tous les matches si possibles. Ensuite faire gagner l’équipe, être décisif. Dans les matches j’ai créé pas mal d’occasions je ne suis qu’à deux réalisations. J’ai une quinzaine de matches pour m’améliorer. Je suis conscient de cela.

Vous êtes reconnu comme un joueur assez explosif et rapide votre positionnement sur le terrain est aussi à la base de l’influence que vous avez au sein de l’équipe ?

Bien sûr. J’ai été formé au poste d’attaquant axial mais en plus j’ai souvent été utilisé à gauche comme à droite mais je me suis très bien adapté. Et puis ça m’arrange d’être capable d’évoluer à tous les potes offensifs. A l’As Douane je joue plus souvent sur un flanc mais j’aime jouer devant les buts comme tout attaquant. On le voit aujourd’hui dans le foot moderne dès que t’es un joueur offensif, tu dois faire gagner ton équipe peu importe ton positionnement devant. Quand vous voyez un joueur comme Mo Salah avoir des statistiques incroyables avec Liverpool en Angleterre alors qu’il joue à la base sur le côté, il faut juste prendre conscience de son rôle et s’améliorer.

On s’imagine alors que vous n’allez pas rester longtemps dans le sahel…

C’est une étape intermédiaire mais pour réussir un tremplin il faut avoir le niveau qui va avec pour espérer mieux. Je ne suis pas obsédé par un départ à tout prix…

Vous n’avez rien en vue pour le mercato d’été. ?

Honnêtement je ne pense même pas à ça en ce moment. Je suis concentré sur l’As Douane, aider le club à faire une très bonne saison finir le plus haut possible en championnat ou gagner la coupe nationale en étant décisif. Bien terminer la saison c’est primordial. Après si j’ai une offre qui correspond à mes ambitions je verrai avec  mes agents. Pour l’instant je ne me précipite pas. J’avoue qu’on  a déjà refusé des destinations « bizarres » récemment. En même temps il faut reconnaitre qu’il y a des opportunités sur lesquelles on ne réfléchis pas beaucoup.

Comme ?

Le PSG ! (Rires). Non sérieusement vous comprenez déjà ce que je veux dires. Si c’est un championnat qui offre une meilleure visibilité, professionnel d’un bon niveau. Je prendrai le pari.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

 

Jour des premières : Abdel Fadel Suanon raconte…

En ce 1er avril Bjfoot.com vous présente en exclusivité la deuxième de l’année 2018 de notre série réalisée le premier jour de chaque mois où notre invité nous raconte ses premières. Pour ce mois-ci l c’est l’attaquant de Dhamk (D2 Arabie Saoudite) , Abdel Fadel Suanon (22 ans, 21  matches 10 buts) qui s’est confié à nous.

 

Premier  numéro de maillot ?

Le 8.

premier club ?

JS Komondor. C’était un club amateur populaire à Gbégamey le quartier où j’ai grandi.

Votre premier carton rouge ?

C’était avec Komondor en D3 amateur dans un match contre Astec organisé par l’ambassade du Venezuela.

premier salaire ?

Mon premier salaire professionnel était de 1000 dollars. Et c’était beaucoup à l’époque (rires)

Première voiture ?

Wolfswagen Touareg.

Premier autographe ?

C’était en Norvège en 2012 alors que j’étais en essai à Honefoss Bk.

Première sélection ?                                        

En 2010 avec les U20 contre le Burkina Faso au premier tour des qualifications de la Can.

Premier but pro ?

Je n’en ai pas mis un mais deux d’un coup. J’ai marqué un doublé avec l’Etoile du Sahel contre l’Olympique de Beja c’était ma première titularisation d’ailleurs avec Roger Lemerre. Ce jour-là (4 janvier 2014) on gagne 3-0.

Premier trophée ?

Collectivement je retiens la coupe nationale gagnée avec le Mogas en 2011 contre Dragons. On gagne 3-0 et je signe un doublé en plus.

Premier souvenir fort dans le foot ?

Mon doublé avec la sélection national espoir en qualification pour les JO 2012 on a joué contre l’Afrique du Sud j’ai été buteurs à l’aller on s’était imposé 3-1. Et au retour on perd 5-1 à l’extérieur mais je marque encore.

Première visite sur Bjfoot.com ?

2011 , je crois.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Afrique – Coupe de la confédération : Jean-Marie Guera « une victoire favorable avant la manche retour»

Avant la réception des nigérians d’Enyimba demain après-midi au stade Mathieu Kérékou en seizième de finale de coupe de la confédération africaine nous avons rencontré Jean-Marie Guera, capitaine d’Energie Fc et héros de la qualification acquise à Conakry le mois dernier. L’ancien meneur de jeu d’Asos et du Mogas formé à l’académie France Bénin Football s’est confié à nous sur le duel africain.

Vous avez décroché qualification quasi inattendue au tour précédent devant le Hafia de Conackry ,, dans quel état d’esprit vous allez aborder la rencontre de demain soir ?

Nous partons tel un petit poucet mais avec beaucoup d’ambition quand même vu l’évènement qu’on a créé à Conackry  et au sein du public sportif béninois. Nous sommes dopés comme des soldats pour un assaut sans merci.

Vous connaissez un peu le favori nigérian ?

Je pense que le staff a pris ses dispositions par rapport à ce volet et cela a servi durant nos séances de préparation pour cette rencontre.

Alors vous découvrez le haut niveau, ça change fondamental des rencontres de championnat local…

Nous sommes actuellement sans championnat et c’est un facteur en notre défaveur. Je pense que le staff a fait un bon boulot sur la double confrontation contre le, Hafia Conakry ce qui nous a permis de gagner à Cotonou et de faire le nul synonyme de qualification au retour. Nous avons travaillé nos faiblesses comme toute équipe aspirant à une marge de progression  tout en prenant en compte le poids de la carte de visite du prochain adversaire, Enyimba. Notre équipe connait actuellement une bonne phase pour avoir joué un club de renommée africaine et régulier dans son championnat.

Une réelle différence de niveau ?

Il y a une différence sur plusieurs paramètres notamment l’identité du football adverse, le rythme est très appréciable et l’issue du match se joue sur des détails.

Quel serait le résultat idéal pour Energie demain ?

Une victoire certaine et favorable avant la manche retour.

Vous avez été le héros du tour précédent avec cette égalisation en toute fin de match, racontez-nous cet exploit personnel ?

Nous avions cru et c’est arrivé !  Je pense que j’ai été plus intelligent ou malin plutôt en appréciant mieux le rebond d’abord qui a trompé le premier défenseur ensuite la lucidité pour éliminer le second et enfin j’ai ajusté le gardien de but. C’était l’aboutissement d’un travail collectif.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Jour des premières fois : Rudy Gestede raconte…

En ce 1er mars Bjfoot.com vous présente en exclusivité la première de l’année 2018 de notre série réalisée le premier jour de chaque mois où notre invité nous raconte ses premières.  L’attaquant de M’Boro  en Championship (D2 Anglaise)  récemment blessé à la cheville, Rudy Gestede est  à l’honneur pour ce mois de mars.  

 

Votre premier numéro ?

Le  numéro 9 c’était le numéro de Ronaldo et quand tu étais attaquant il fallait porter le 9!

Votre premier club ?

Champenoux ! Un petit club en Lorraine.  C’était ma première licence. Mais le premier club structuré c’était l’US Vigy en lorraine près de Metz.

Votre premier but pro ?

Mon  premier but pro c’était en  coupe de France  contre Clermont Ferrand. Une reprise de volée après une remise de Diafra Sakho en 2010.

Votre premier carton rouge ?

En jeune j’en ai eu un pour bagarre mais chez les adultes c’est en CFA contre Beauvais j’avais 16 ans et j’ai mis une main sur un corner pour défendre mon but.

Votre premier trophée ?

En  jeune j’en ai eu quelques un mais en pro c’est champion de deuxième division anglaise en 2013 avec Cardiff.

Votre première victoire ?

Une Audi a3 s-line noire !

Le premier joueur dont vous étiez fan ?

Quand j’étais jeune j’étais fan de Thierry Henry

Votre première sélection avec le Bénin ?

En 2012 contre l’Algérie à Bida! Mon premier but également sur coup franc direct !

Votre premier amour ?

Ma femme avec qui je suis toujours je pensais avoir été amoureux plus jeune mais quand tu trouves ton vrai amour tu te rends compte que les autres ce n’était pas très sérieux.

Votre premier salaire ?  

600 francs français par mois lorsque j’avais 12 ans au FC Metz.

Première visite sur Bjfoot.com ?

Première visite sur Bjfoot ? Je ne m’en souviens plus du tout!

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien :  Paterne Counou «  la saison a été sauvée avec la coupe »

Il vient de boucler un troisième exercice à plus de trente matches et une deuxième coupe du Nigéria  glanée sur trois possibles avec Akwa United , Paterne Counou (21 ans) sort d’un parcours riche dont il nous parle dans cet entretien exclusif juste après le récent sacre en coupe nationale.

 

4e en championnat, vous avez remporté la Coupe du Nigéria, il y a une dizaine de jours c’était la consécration d’une longue saison ?

Je me sens. Je suis content. On a manqué la troisième place en championnat  qualificative pour la Coupe des Confédérations pour un point. Enyimba nous a chipé cette place.  Nous nous sommes ensuite focalisés sur la coupe nationale afin d’avoir une place Africaine  la saison prochaine. Nous avons réussi à le faire,  ça fait plaisir. La saison a été longue mais sauvée avec la coupe.

Vous étiez sur le banc pour la finale face à Niger Tonardoes , vous êtes forcément déçu …

C’est toujours un regret de ne pas jouer.  L’objectif d’un  joueur c’est de jouer tout le temps. Mais quand le coach décide autrement on n’a pas le choix. Je souhaite le meilleur à mes coéquipiers sur le terrain. On est allé jusqu’aux tirs aux buts, j’en avais les pieds qui tremblaient. C’était des moments fort. C’est mieux quand tu es sur le terrain. L’essentiel a été fait, c’était de remporter cette coupe.

C’est votre troisième saison à Akwa United, comment jugez-vous personnellement votre saison ?

Avec un trophée, c’est forcément positif du point de vue collectif. Personnellement, je pense que je capable de faire encore mieux. Je m’étais fixé des objectifs de jeu , ils m’ont pas tous été atteints. J’ai manqué un peu le début de saison mais je reste concentré pour la suite puisque c’est la progression qui compte.

Vous n’avez pas l’air très satisfait visiblement…

Comme je le disais, en début de saison  on avait un nouveau coach qui avait débarqué avec ses recrues qui avaient du mal à s’adapter malgré sa confiance donc au fil des matches il a fini par donner la main aux anciens comme moi. Certaines recrues sont parties à la mi- saison d’ailleurs. J’ai manqué le début de saison aussi parce que j’étais en renégociation.

En fin de contrat, qu’allez-vous faire, prolonger ou partir ?

Je ne sais pas encore honnêtement. Il y a encore du temps. Le championnat reprend dans deux mois environ. Le marché est fermé aussi est un peu partout, on verra la suite à partir du prochain mercato mais je ne me prends pas la tête. J’ai des touches. Je suis patient.

On vous a vu le mois dernier avec les Ecureuils lors du tournoi de l’Ufoa au Ghana , une grosse première expérience sous le maillot national…

Je crois que nous avons fait un bon tournoi jusqu’à la quatrième place. C’était un tournoi assez riche d’enseignements pour moi. C’était mes grands débuts en compétition avec les Ecureuils. J’ai su gérer parce qu’on jouait chaque 48 heures ce n’était pas évident.  On a fait un bon tournoi je pense.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Entretien : Emmanuel Imorou « En Belgique , ça va très vite d’un but à l’autre»

Cédé en prêt avec option d’achat par Caen (Ligue 1 France) au Cercle Bruges (D2 Belge), club satellite de l’As Monaco, l’arrière gauche international béninois, Emmanuel Imorou (29 ans , 7 matches cette saison) sort d’un premier mois accompli en Belgique. Dans un entretien accordé à nos confrères de France Football , il parle de vie loin de la Ligue 1. 
La Ligue 1 ne vous manque pas trop ?
Quelque part, si, ça me manque. J’aurais préféré rester en Ligue 1, c’était ma priorité. Je ne regrette en aucun cas mon choix, je m’y retrouve au final. Je continue de suivre la Ligue 1 pour garder le contact. Quand je ne joue pas au même moment, je regarde les matches. Parfois, je me concentre juste sur le match de Caen.
Quel regard portez-vous sur le bon début de saison du SM Caen ?
Je suis content pour eux. Après, je ne suis même pas surpris, dans la mesure où les joueurs qui sont arrivés apportent une réelle plus-value à l’équipe. Il fallait que la mayonnaise prenne. En soit, la qualité des joueurs est là. Le principal problème était de reprendre confiance par rapport à la saison dernière (Caen s’est sauvé lors de la dernière journée, en allant arracher le match nul à Paris, ndlr). À Caen, il ne faut jamais croire que tout est acquis, parce qu’on a vu par le passé que ça pouvait être parfois compliqué, mais ils ont les capacités pour faire une belle saison.
Il y a des joueurs de Ligue 1 qui vous manquent ?
Oui, plutôt au sein du vestiaire. Damien Da Silva, par exemple, qui est un très bon ami. On s’est vu sur Bruxelles la semaine dernière. J’ai aussi vu Dennis Appiah(Anderlecht), on était souvent ensemble à Caen. J’ai des nouvelles de Jordan Adéoti (Auxerre), dont j’étais proche. Nicolas Benezet (Guingamp), je sais que je serai amené à le revoir à un moment ou un autre, que ce soit dans le foot ou pas. On reste en contact malgré tout.
«J’ai l’impression que Paris va lâcher moins de points. Ils ont encore plus l’obligation d’être champions, avec l’arrivée de Mbappé et Neymar.»
Y’a-t-il des joueurs que vous êtes content de ne plus croiser ?
Il n’y en a pas tellement. C’est sûr qu’il y avait des joueurs dont je n’appréciais pas la personnalité, ou ce qu’ils dégageaient sur le terrain. Mais il n’y a pas de joueurs que je n’aimais pas dans le sens où j’avais peur de passer un mauvais moment (rires). Au contraire, un mec comme Neymar, j’aurais été content de l’affronter. Moi, c’est dans ces matches que je prends du plaisir. Quand j’ai joué contre Lyon, Paris, Marseille…c’est dans ces moments que le métier prend toute sa valeur.
Quelle analyse faites-vous de la Ligue 1, saison 2017-2018 ?
Je pense un peu comme tout le monde que Paris est ultra favori. On voit que Monaco, qui a perdu beaucoup de joueurs, continue d’être une grosse machine. L’année dernière, pendant très longtemps, on pensait que Monaco allait finir par craquer. Cela va beaucoup dépendre d’eux. J’ai l’impression que Paris va lâcher moins de points. Ils ont encore plus l’obligation d’être champions, avec l’arrivée de Mbappé et Neymar. Tout le monde a un peu l’image de Neymar qui sait faire des grigris. C’est bien plus que ça, dans sa qualité de passe, de déplacement, de contrôle, de vision du jeu…il est fort partout ! Ce sera compliqué pour les autres équipes, même si Lyon a quand même des résultats, Marseille reste une équipe qui doit accrocher une place européenne, et Nice aussi…
Bielsa à Lille, Ranieri à Nantes… Quel est votre avis sur les entraîneurs étrangers de L1, qui connaissent pour l’instant des fortunes diverses ?
Sur Twitter, on en parle souvent de ces débats… Je ne suis ni pro-coach français, ni pro-coach étranger… Je suis pour la meilleure solution. Je peux tout à fait comprendre qu’un club veuille avoir un coach français, ne serait-ce que pour la barrière de la langue et pour conserver une culture de club. Je peux tout aussi bien concevoir un club qui va vouloir un coach étranger pour amener des méthodes différentes. Dans le cas de Bielsa, le but est d’amener un jeu plus attirant, qui donne envie de prendre plus de plaisir dans le match, quitte à donner des points. Ce que je trouve dommage, c’est que j’ai l’impression qu’il y a un bashing avec les coaches étrangers quand ils n’y arrivent pas en France
Comment s’est passée l’adaptation à Bruges ?
Plutôt bien, parce que dans l’équipe, 90% des joueurs parlent français. Je sors d’une saison où je n’ai pas beaucoup joué (9 matches de Ligue 1 en 2016-2017), et je viens de faire sept matches en un mois. Forcément, ça tire un peu partout. On ne va pas se mentir : moi, je suis prêté, je m’y retrouve financièrement. J’avais des touches en Ligue 2, mais ce n’était tout simplement pas possible. Peut-être qu’on est perdants sur le plan de la compétitivité quand on joue le week-end, mais Bruges a des installations du niveau de la Ligue 1.
Par rapport à la Ligue 1, comment se situe votre Championnat ?
C’est la D2 belge, ce n’est forcément pas le niveau de la Ligue 1, mais il y a de bonnes individualités.Tactiquement, les équipes sont souvent coupées en deux, ça va très vite d’un but à l’autre. On a beaucoup moins la notion de bloc équipe, d’attaque plus posée, ça va beaucoup plus vite vers l’avant. Souvent, quand une équipe ouvre le score, l’autre équipe commence à se couper en deux. Mon premier match (contre Lierse lors de la quatrième journée, victoire 2-0, ndlr), c’était totalement ça, ce qui m’a d’autant plus surpris. Tu n’as pas le temps de souffler, on dirait que tu joues en 5-0-5 en fait !»
Source : France Football 

Entretien : Adilehou « j’ai eu un appel de José Anigo »

Avant de rejoindre la sélection béninoise pour affronter le Gabon en match amical en région marseillaise, Moise Adilehou (21 ans) le défenseur de Levadiakos (D1 Grèce) s’est confié en exclusivité à nous. L’ancien du Fc Porto parle de ses choix carrières, de son début de saison, des Ecureuils, de son avenir et ses modèles. Entretien.

 

Levadiakos fait un bon début saison en se positionnant en haut de tableau, 5e après 6 journées, vous avez joué la moitié des matches, vous vous sentez bien en ce moment…

Je me sens bien. Le groupe fonctionne bien. On travaille dur. J’ai joué 50% des matches. Tout le monde se sent concerné, le groupe des 28 joueurs. En étant tous concernés on ira très loin dans le championnat.

Dans ce groupe justement, à 21 ans vous êtes le défenseur le plus jeune du lot, est-ce à dire que vous avez besoin d’avoir plus d’expériences pour être davantage aligné ?

Ça c’est sur le papier. On est un groupe. Il n’y a pas de jeunes. C’est sûr qu’en termes d’années d’expérience je suis le joueur qui a le moins d’expérience mais si je suis bon je jouerai.  Il y a les joueurs plus expérimentés, je vais apprendre à côté d’eux chaque jour à l’entraînement même en match.

«Mes années de formations j’ai été mal conseillé»

Vous avez décidé de vous stabiliser en Grèce où c’est votre deuxième saison, alors le foot et la vie grecque ça ressemble à quoi ?

C’est un championnat très serré. On le voit dans ce début de saison que les petites équipes battent les grosses.  Et ces dernières peuvent être en bas de tableau. Après c’est  un championnat très compliqué il faut avoir les armes. Les grosses équipes comme le Panathinakos, l’Olympiakos , l’AEK Athènes et PAOK Salonique ,  ils arrivent à faire la différence parce qu’ils ont un gros effectif, même sur le banc. Donc à la longue ça leur permet de finir en haut de tableau. Nous on va faire avec nos armes. On va se battre. Mais je pense qu’il y a moyen d’être une surprise de finir parmi les cinq six premiers et d’avoir l’occasion de faire les barrages de l’Europa League. Maintenant la saison est longue, on verra, on vient de commencer. On a bien commencé et espérons bien finir.

Vous avez été formé à Valenciennes ensuite vous avez pas mal bougé, les équipes de jeunes du FC Porto , retour en France à Vitré et Pau en amateur puis départ en Slovaquie pour finir en Grèce , si jeune qu’est-ce qui vous fait bouger autant ?

Mes années de formations j’ai été mal conseillé. Et puis j’ai fait un an sans club.  J’ai pris de nouveaux objectifs. Je me suis bien entouré. Ce qui fait qu’aujourd’hui je suis en première division grecque. On peut dire en regardant mon CV que j’ai beaucoup voyagé etc mais chaque année j’évolue.  J’ai été en club amateur puis j’ai signé pro en Slovaquie. Après le rêve de tout footballeur c’est n’est pas de rester dans des championnats comme en Slovaquie. L’opportunité de joueur en Grèce qui est pour moi supérieur au championnat slovaque. Je n’ai pas hésité j’ai foncé. Maintenant l’année dernière j’étais à Kerkyra. Ça se passait plutôt pas mal. Le coach qui comptait beaucoup sur moi et qui voulait me lancer cette année est parti donc j’ai eu l’appel de José Anigo (Ndlr : entraîneur de Levadiakos) et le projet m’as convaincu donc je ne regrette pas. J’ai joué trois matches sur six. L’année dernière j’ai joué trois matches sur trente. Donc pour le moment je suis bien parti. J’ai beaucoup à progresser. Les cartes sont dans ma main. C’est un mal pour un bien d’avoir voyagé.

Alors la connexion avec Anigo, qui est votre coach s’est passée comment ?

J’étais dans ancien club à Kerkyra ensuite j’ai eu l’appel de mon agent qui m’as dit qu’il allait avoir peut-être l’occasion de rejoindre Levadiakos qui allait avoir un coach français qui souhaitais travailler avec moi parce que j’avais déjà une saison en Grèce. Après j’ai rejoint le groupe en stage. Le coach m’as apprécié parce qu’il voulait me voir. Et après ça s’est fait.

« La ligue des champions, c’est dans un coin de ma tête j’ai encore du chemin »

Le Fc Porto vous avez des regrets de n’avoir pas pu vous imposer quand on connait l’ouverture que donne ce club aux jeunes talents recrutés assez tôt ….

C’est sûr que passer par Porto ça attire la convoitise mais après je ne regrette rien. Aujourd’hui je suis professionnel. Il y en a dans mon équipe au Fc Porto ils sont restés cinq six ans, ils ont fait toute leur formation là-bas et aujourd’hui ils n’ont pas réussi à passer le palier. Après il faut passer à autre chose. Si j’avais eu plus d’années j’aurais appris un peu plus. J’aurai eu plus de portes de sortie. C’est dommage, c’est triste mais c’est comme ça. Je suis professionnel et je suis content de mon parcours. Parfois c’est sûr qu’être dans le confort c’est bien. Mais c’est un mal pour un bien comme on peut dire parce que tu peux en étant dans la difficulté tu apprends plus et après tu ne fais pas les mêmes erreurs.

Sur le terrain vous êtes défenseur central, vous jouez à droite ou même en milieu défensif, votre kiff c’est où ?

C’est vrai que l’an dernier j’ai pu rentrer en numéro six mais mon poste de formation c’est défense centrale et c’est le poste où je me sens le mieux.

Aujourd’hui la carrière idéale pour vous se résume à quoi…

La carrière idéale ? Je suis plutôt quelqu’un qui vis au quotidien. Ce qui serait bien pour moi c’est de jouer d’abord parce que je suis jeune. Ensuite pourquoi ne pas signer dans un gros club en Grèce et jouer la ligue des champions. C’est mon rêve. C’est dans un coin de ma tête j’ai encore du chemin, il faut d’abord que je fasse une saison pleine et après penser à ces choses-là.

Pour moi mon prochain objectif c’est de jouer le maximum de matches, apprendre et quand un grand club estimera que j’ai les qualités, il m’appellera tout simplement.

Alors vous êtes plutôt Sergio Ramos ou Thiago Silva ?

Avant j’aimais beaucoup Thiago Silva, je l’aime toujours mais bon. Si on compare sur les deux dernières années Sergio Ramos il est devant et de loin.  Il fait de grosses saisons, il gagne des titres, il se blesse rarement. J’opte plus pour Ramos.

« Je vais jouer pour mon père contre ma mère »

Sinon le défenseur modèle que vous voulez devenir doit dans cinq, six ans doit avoir quelles qualités face aux joueurs offensifs actuels…

Déjà Anigo me répète toute le temps, à chaque entraînement « t’as des qualités de vitesse », que je suis bon de la tête et il me dit que je suis à l’aise techniquement. Il me dit que j’ai tout pour réussir, à chaque fois il me le répète, il me met en confiance. Je l’écoute et j’essaye de travailler. Je pense que j’ai beaucoup à travailler tactiquement sur la concentration aussi parce que à ce poste il faut toujours être concentré. Après c’est à force de jouer les matches que je vais progresser et que mes qualités vont se perfectionner. Je pense que si on résume tactiquement j’ai beaucoup à apprendre, à force de jouer ça va venir naturellement de toute façon et de la concentration pendant 95 minutes et pas 80 minutes parce que ça paie cash au haut niveau.

Votre nom avait pas mal circulé en sélection de jeunes béninoises avant d’obtenir votre première cap en mars dernier, c’est quoi le lien avec le Bénin pour vous qui êtes né en France, ça représente quoi de porter le maillot des Ecureuils ?

En ce qui concerne la sélection, déjà je suis très fier de porter les couleurs béninoises, les couleurs de mon père. C’est  une fierté pour mon père aussi. Ensuite j’ai été contacté très tôt par la sélection béninoise. J’étais encore en centre de formation, j’avais 15 ou 16 ans je pense. Ça me touche. Parce que c’est les premiers qui ont fait le pas. J’aurai pu choisir le Togo aussi. En 2014 j’ai pu participer à un match amical à Porto- Novo contre le Nigéria avec la sélection juniore. Je me souviens c’était la première fois que je portais le maillot des Ecureuils. C’était incroyable, le public. Ce jour-là je m’en étais bien sorti. Tout le monde m’applaudissait. J’avais un sentiment énorme. Je me suis dit mon père : il peut être fier de moi. Quand j’étais en U20, c’était un objectif d’être en A. c’était un rêve.  Je me rappelle que j’étais parti les voir en match et à l’entraînement aussi. J’avais plein d’objectif je voulais être pro et jouer en sélection A et voilà aujourd’hui je suis première division grecque et je vais encore jouer avec la sélection contre le Gabon dans quelques jours. J’ai travaillé et j’ai rien lâché malgré les épreuves.

Votre mère est togolaise, en mars 2018, le Bénin va jouer contre le Togo, vous allez jouer pour votre père contre le pays de votre mère?

Franchement ça va me faire bizarre. Parce que ma mère est togolaise, je vais jouer pour mon père contre ma mère. Ça va me faire bizarre. J’espère qu’on gagnera. Sans rancune avec ma mère (rires) je pense qu’elle comprendra. Je pense même qu’elle me supportera. Elle ne suit pas trop  le foot et son bonheur c’est que je sois heureux. Après c’est sûr que si on peut le battre le Togo et comme c’est le deux premiers du groupe qui doivent se qualifier que le Togo se qualifie avec nous, ça me ferait plaisir. Il faut qu’on les bat aller-retour mais c’est mon souhait.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Glodjinon « prendre le maximum de points »

Auteur d’une prestation très convaincante face au Cap Vert mardi dernier pour le premier tour éliminatoire du tournoi de l’Ufoa, le gardien des Ecureuils Steve Glodjinon (23 ans)   nous accordé un entretien intéressant. Le portier de la JA Cotonou nous parle sa première sortie réussie, de l’équipe béninoise et ses ambitions pour la suite la compétition et du duel de demain soir face aux ivoiriens.   

 

Après une première période totalement manquée face au Cap Vert, on a vu une équipe béninoise d’un autre niveau seconde période, il s’est passé quoi à la pause ?

L’entame de match a été un peu difficile. Nous même on s’attendait à avoir un match difficile vu la qualité l’adversaire. Ils nous ont pressés haut ce qui nous a empêchés de développer notre jeu en début de match. Donc c’est ce qui nous a gênés. A  la mi-temps, le coach a redonné les consignes on s’est réorganisé, ce qui a fait que la seconde mi-temps on a mieux joué.

Vous avez réalisé des arrêts décisifs dans ce match, vous êtes en pleine confiance, comment analysez-vous votre performance ?

Ce n’est pas facile de faire des arrêts décisifs en cours de match il faut être vraiment concentré.  C’est super d’en faire. Je suis fière de cela. Cela me donne de la confiance pour la suite de la compétition pour que les prochaines rencontres je puisse être encore plus décisif. On venu pour gagner, les arrêts c’est le fruit du travail. La confiance ça vient match après match. J’ai joué pas de mal de matches au niveau international ce qui fait que j’ai mûri un peu plus. Je continue de travailler pour pourvoir apprendre. Quand je suis en sélection A avec Fabien (Farnolle) et Saturnin (Allagbé), je suis concentré pour apprendre d’eux également.

Vous avez joué avec une nouvelle défense centrale pendant ce match, c’était un peu compliqué..

J’ai déjà eu la chance de m’entraîner plusieurs fois avec Junior Salomon et Paterne Counou chez les A. Je les connaissais un peu plus. Je compte beaucoup sur eux pour apporter un plus à la charnière centrale.

Le Bénin a passé un premier tour décisif, vous allez débuter la phase de groupe demain, qu’est ce qui est le plus important à ce niveau de la compétition ?

L’objectif c’est d’atteindre la finale. Faire tout ce qui est possible pour passer la phase de groupe et atteindre les demies. Nous sommes assez conscients.  On fera tout pour ramener une médaille. Maintenant on a gagné un premier important mais ça rentre déjà dans le passé, on va se concentrer pour la suite. On a une chance de passer les groupes,  essayé de prendre le maximum de points que nous pouvons.

Vous faites partie des joueurs les plus expérimentés de l’effectif, comment ressentez-vous la vie du groupe vous qui travaille ensemble depuis mars dernier…

Je pense que durant toute la préparation qu’on aura faite pour le Chan il y a une très bonne ambiance. Beaucoup de joies, beaucoup de plaisir. On prend du plaisir à jouer. On se concerte. C’est un groupe formidable. On travaille en harmonie, en sincérité. A  ce tournoi de l’Ufoa on a toujours un bon groupe, on essaye de communiquer pour faire avancer l’équipe.

Dans le groupe B, le Bénin va affronter des adversaires que vous avez croisé récemment en amical ou au tournoi de l’Ufoa, comment entrevoyez-vous ce premier duel de demain soir face à la Côte d’ivoire que vous avez déjà vu jouer contre le Togo ?

C’est un groupe assez relevé. Il y a de très bonnes équipes. Ils sont tous en jambe. On les a joués en match de préparation. On les connait. On a une chance d’aller au second tour à nous de la saisir. De tout mettre de notre côté pour gagner contre le Côte d’ivoire. C’est ce qui nous permettra de prendre une sérieuse option. On a vu l’équipe jouer on est assez conscient de ce qui va se passer demain. D’entrée de jeu on va essayer de les prendre en haut pour faire la différence.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Poté « Jouer contre CR7, c’est comme un aboutissement de quelque chose »

Avant d’entrer en lice en Ligue des Champions face au Réal Madrid ce soir , l’attaquant international béninois de l’Apoel Nicosie a accordé un entretien à nos confrères de Football365.fr. Poté revient sur ce rendez-vous important,  CR7 et son nouveau club. 

Mickaël, tu as démarré un nouveau projet sportif avec l’APOEL Nicosie. Comment t’y sens-tu ?

Oui, j’ai démarré un nouveau projet c’est vrai et c’était mon ambition. Je suis quelqu’un d’ambitieux, je cours vers la fin de ma carrière ; j’avais la possibilité de rester en Turquie, mais le projet sportif est une priorité pour moi. Aujourd’hui, je suis content parce que je ne me suis pas trompé. On s’apprête à jouer la plus grande des compétitions. C’était exactement ce que je voulais et je suis très content.

 

Jusqu’où penses-tu aller dans le football ?

Je n’ai pas de limite. Tant que mon corps me permettra de jouer, je pense que je jouerai le plus longtemps possible. Dieu m’est témoin que je suis un passionné, j’aime vraiment le foot, c’est ma passion et j’ai la chance de vivre d’elle ; donc je vais pousser au maximum jusqu’à ce que mon corps et mon esprit ne suivent plus, mais ce n’est pas le cas pour l’instant. Je me sens vraiment bien avec un peu d’expérience, je n’ai aucune raison pour l’instant d’envisager quoique ce soit. Je vais essayer d’aller le plus loin possible, de gagner le plus de titres possible aussi bien individuellement que collectivement.

 

Tu t’apprêtes à jouer l’un des gros matchs de ta carrière contre le double tenant de la Ligue des Champions, le Real Madrid. Comment comptes-tu aborder ce match ?

Oui, c’est vrai, je vais jouer contre la plus grande équipe du moment. C’est une grande fierté, mais ce n’est pas une fin en soi. C’est un aboutissement de beaucoup d’années de travail et de sacrifices et c’est une belle récompense de jouer aujourd’hui dans l’un des plus beaux stades au monde contre la meilleure des équipes à l’heure actuelle, contre de grands joueurs, des exemples. C’est enrichissant et en même temps cela véhicule une bonne image en tant que joueur béninois, africain que de jouer ce match regardé par toute la planète. C’est donc quelque chose de positif pour moi. On est des ambassadeurs dans le foot et, aujourd’hui, cela passe par des matchs comme celui-là. Nous abordons ce match comme les autres matchs parce que c’est quelque chose de particulier et en même temps nous ressentons une pression positive : on n’a rien à voir avec eux mais en football on ne sait jamais. On va aller là-bas pour essayer de ramener quelque chose même si on sait que la probabilité est très basse. Mais je le répète : en football, on ne sait jamais.

 

Et qu’est-ce que cela fait de jouer contre Cristiano Ronaldo ?

Jouer contre CR7, pour moi, c’est comme un aboutissement de quelque chose. On aura l’opportunité de les rencontrer deux fois au minimum, c’est beau. Après, il n’y a pas que lui : le Real Madrid, ce n’est pas juste Ronaldo, c’est tout un club, toute une histoire, ça part du stade en passant par le coach Zidane et il y a Modric, Isco, Bale. Benzema est absent de ce match-là mais il y a Sergio Ramos, vous les connaissez tous… C’est vraiment une très grande fierté et on va tout faire pour ne pas être ridicule.

 

Tu lances à cette occasion un appel au peuple béninois au public sportif africain…

Oui un appel au peuple béninois, tout le pays sera devant la télévision parce que c’est une fierté, j’attends leur soutien, j’attends leurs ondes positives (sourires) pour m’encourager afin que tout se passe pour le mieux. Dans mon quartier là-bas, à Gbégamey à Cotonou, le match sera retransmis en direct et tout le monde est invité à aller le regarder. C’est une petite fierté, pas seulement personnelle mais aussi collective et pour tout le monde : aussi bien pour la famille, pour le pays que pour tout le continent.

Entretien réalisé par Gilles Biguezoton. Source : Football365.fr

Entretien – Côte d’ivoire : Loko (Africa Sports) « finir avec la coupe nationale ce n’est que bonheur. »

Au terme d’une seconde partie de saison réussie (14 matches, 4 passes décisives et un but)   ponctuée par la  coupe nationale ivoirienne  remportée avec l’Africa Sports, 4e du championnat , le milieu relayeur international béninois Arsène Loko (22 ans), nous a accordé un entretien exclusif où il fait le point de son exercice, parle de son parcours, sa vie en Côte en d’ivoire et son mercato.

Après une première partie de saison délicate, vous êtes bien revenu sur la phase retour (17 matches disputés) et vous gagnez un trophée, vous ne pouvez pas mieux finir… 

La première partie a été très difficile, j’ai été blessé à la cheville.  Vers la fin de la phase aller j’ai retrouvé la pelouse et petit à petit. J’ai commencé à gagner en temps de jeu. Finir avec un trophée à l’appui c’est bénéfique pour nous les joueurs et le club. Vu que l’Africa Sports jouait le titre en championnat mais on a fini quatrième. Avec la coupe nationale on a su terminer en beauté. La plus grosse satisfaction est d’être Africain la saison prochaine c’était nécessaire, c’était notre priorité. Finir avec ce trophée ce n’est que bonheur.

Personnellement comment jugez-vous votre propre saison comparée aux deux précédentes ?

Je pense que ma saison a été moyenne. Du fait que je n’ai fait qu’une partie de saison où j’ai enchaîné les matches. La phase retour a été bénéfique pour moi. J’ai marqué mon unique but de la saison. Par rapport aux autres saisons, elle a été moyenne. Le plus important aussi c’était de bien finir. C’est une grâce. Dieu m’a fait grâce de retrouver ma forme et mon niveau pour enchaîner les matches. C’était important de bien finir les matches sans se blesser.

Aujourd’hui la Ligue 1 ivoirienne est entrée dans une autre dimension avec la diffusion des matches sur la chaine cryptée Canal + , comment appréciez-vous cet apport médiatique?

C’est ma troisième saison avec l’Africa Sports, avec l’apport de Canal + et la diffusion des matches, ça a donné une autre envergure à la Ligue 1 ivoirienne vu que les matches sont suivis. C’est de bonnes augures pour nous. Ça pousse les joueurs à travailler plus et se donner à chaque match à fond. Il y a plus de concurrence, d’enjeu. Personnellement chaque joueur travaille plus pour être au niveau attendu. C’est que du bonheur parce que tout joueur évoluant en Afrique doit travailler plus pour espérer un lendemain meilleur. L’apport de de Canal + est un plus pour la Ligue 1 ivoirienne.

En parlant d’exposition, nous sommes en plein mercato, vous avez encore un an de contrat, vous envisagez un départ ?

Justement nous y sommes. Tout joueur envisage toujours un départ vers un club mieux que le précédent mais pour l’instant je suis encore sous contrat avec l’Africa Sports. Le championnat est fini. Je me concentre sur les propositions d’ici là je vais prendre une décision. Rester à l’Africa ou quitter pour une autre destination. J’espère. Pour l’instant je me penche sur les propositions avec mes contacts et j’espère avoir quelque chose de bon.

Quand on regarde votre parcours de l’académie de l’Union Sportive de la Plage à Cotonou jusqu’à l’Africa Sports vous avez beaucoup appris ?

J’ai beaucoup appris. J’ai reçu une bonne formation à l’Usp. Je remercie d’ailleurs le coach et tout le staff dirigeant et le président qui ont beaucoup contribué à mon évolution. Aussi bien quand j’étais encore au centre ou à mon arrivée en Côte d’ivoire notamment à Korogho qui était très difficile. Même quand j’ai signé à l’Africa, ils m’ont beaucoup soutenu. J’ai beaucoup progressé mais rien n’est fait encore tant qu’il y a encore à faire. C’est à moi de me donner au travail. Tout mettre en œuvre pour que ça se passe bien pour espérer jouer au haut niveau. Sincèrement j’ai beaucoup appris en Côte d’ivoire notamment dans le jeu et j’aimerais faire plus.

En parlant de haut niveau, vous étiez pensionnaire de l’académie de l’Usp avec un certain David Djigla qui était votre pote…

David Djigla était non seulement mon coéquipier, mon pote mais c’était un frère avec qui j’ai fais les classes. Ça fait plaisir de le voir à Niort. Mon souhait est qu’il aille encore plus haut parce qu’il a les qualités pour ça. Il a la volonté, il aime le travail. J’espère que les saisons à venir on pourra le retrouver à un meilleur niveau. C’est aussi le moment de dire que notre génération à l’USP c’était une belle génération ce n’est pas seulement une équipe mais une famille.

Vous êtes reconnu pour votre qualité technique, vous êtes utilisé en position de milieu relayeur ou meneur de jeu, vous avez une préférence ?

Je n’ai pas de préférence particulière par rapport au poste. Je me sens bien à ces deux postes. Maintenant je me mets à disposition du coach et par rapport à ce qu’il attend de moi de me donner à fond et de répondre favorablement à ses attentes pour le bien de l’équipe et pour ma progression  aussi. Je travaille pour être meilleur à chaque match et chaque match à ces exigences. Chaque domaine une certaine discipline tactique et certains conditions que le coach seul à le secret, c’est à lui de demander à ses joueurs de mettre en application.

La Côte d’ivoire est un pays reconnu pour sa joie de vivre mais le pays a traversé  aussi quelques crises ces dernières années, vous avez débuté au nord du pays à Korhogo  avant d’arriver dans la capitale Abidjan, récemment la ville a été secoué par les protestations des mutins, alors comment traversez-vous genre de moment ?

Cette situation est difficile à vivre. Mais grâce à Dieu avec l’Africa Sports, on a quelques dirigeants qui prennent les dispositions qu’il faut pour qu’on soit en sécurité.

Entretien réalisé par Géraud  Viwami

Entretien : Mounié « ça me rend fier parce qu’on parle aussi du Bénin grâce à moi »

Steve Mounié (22 ans) qui réussit ses débuts en Première division anglaise a accordé un entretien à nos confrères de Sofoot.com. L’attaquant international béninois d’ Huddersfield parle de vie en  Angleterre, des Ecureuils et de son doublé inaugural.

Pourquoi rêve-t-on de rejoindre la Premier League ?

En fait, c’est un objectif que je m’étais fixé depuis le départ. Parfois, il y a des objectifs que l’on se fixe et qu’on ne pense pas pouvoir atteindre, mais au fil de ma carrière, j’ai vu que j’en étais capable. Finalement, ça s’est donc concrétisé cet été et me voilà en Premier League. J’en suis le plus heureux.

Qu’est-ce qui t’attirait particulièrement dans ce championnat ?

À l’heure actuelle, c’est le meilleur championnat du monde : il est diffusé dans plus de cent pays, des milliards de personnes regardent la Premier League donc en matière de diffusion, c’est le top. Qualitativement, c’est pareil, il n’y a que des bons footballeurs et quand tu es compétiteur, tu as envie de te confronter aux meilleurs, c’est normal. Venir ici, pour moi, revenait à devenir un meilleur joueur.

Comment t’es-tu retrouvé à Huddersfield ?

J’ai appris l’intérêt d’Huddersfield quand j’étais en sélection nationale, avec le Bénin. Tout a ensuite été très vite, j’ai été touché par leur discours, le système de jeu que m’a présenté le coach, la philosophie de l’équipe et j’avais aussi envie de retrouver un club similaire, dans la mentalité, à ce que j’avais à Montpellier. Rapidement, je me suis dit que, pour faire ses débuts en Angleterre, il n’y avait pas mieux que ce club là. Je sais que je vais bosser, qu’on va me faire progresser, mais c’est aussi un pari personnel parce que je pense qu’à l’heure actuelle, tout le monde nous voit descendre en fin de saison. J’aime bien relever les challenges, comme j’ai pu le faire avec Nîmes (il a été prêté à Nîmes lors de la saison 2015-2016 alors que le club avait une pénalité de huit points en début de saison, ndlr). Changer de pays en était un aussi, pour découvrir de nouvelles choses.

Avant cet appel, qu’est-ce que tu connaissais d’Huddersfield ?

Honnêtement, rien du tout. Je n’en avais jamais entendu parler. Après, j’ai commencé à m’intéresser à l’histoire du club et j’ai découvert qu’il avait remporté le championnat d’Angleterre trois fois de suite (en 1924, 1925, 1926, ndlr). Une fois sur place, j’ai rapidement compris qu’Huddersfield était un club historique, que tout le monde avait du respect pour son histoire. Si en France la majorité des gens n’arrive certainement pas à prononcer le nom, en Angleterre, c’est autre chose (rires).

Quels souvenirs gardes-tu de tes premiers jours sur place ?

Je ne vais pas te cacher qu’au début, je n’ai pas eu la chance d’avoir du beau temps. Mais là, on discute et il y a un grand ciel bleu, je suis en T-shirt, c’est magnifique. La température est raisonnable, ce n’est pas encore choquant, mais on verra en hiver. Sinon, mon adaptation a été assez rapide parce que j’avais déjà des petites bases en anglais, pas de souci pour rouler à gauche non plus…

Justement, David Wagner, ton entraîneur à Huddersfield, a souligné la qualité de ton anglais à ton arrivée et a même expliqué que ça avait été décisif pour te recruter. C’est un coach reconnu partout en Angleterre aujourd’hui pour ce qu’il a fait avec le club. Qu’est-ce que tu retiens de cette rencontre ?

Son discours m’a tout de suite parlé, surtout que c’est quelqu’un qui accorde une grande confiance aux jeunes joueurs. Quand il m’a expliqué la façon de jouer de l’équipe, la façon dont il souhaitait m’intégrer dans son système, je me suis dit que ça allait marcher et que j’allais me battre pour ce coach. C’est quelqu’un qui donne envie qu’on s’arrache pour lui.

L’an passé, Wagner avait décidé d’emmener le groupe sur une île en Suède, pour muscler sa préparation. Tu n’as pas eu cette chance toi ?

Je n’étais même pas au courant, mais cette année, c’est resté plus classique. Ce qui m’a changé surtout, c’est qu’on a énormément travaillé avec ballon, même en préparation, ce qui est rare. Bon, après, on n’a pas eu beaucoup de jours de repos, mais c’est normal, c’est la prépa donc on avait deux entraînements par jour, ça rigolait pas. On est footballeurs, on est payés pour ça.

Il y a des joueurs qui t’ont impressionné déjà ?

Oui, bien sûr, surtout Philip Billing, un grand milieu danois qui est très impressionnant. Déjà, il fait deux têtes de plus que tout le monde donc il est balèze et techniquement, il est très fort. Pour être franc, je suis arrivé là et je n’ai vu que des bons joueurs. Tu en as quelques-uns qui sont un peu au-dessus, mais tu n’as surtout pas un gars à propos de qui tu vas te dire : « ah ouais, celui-là il est un peu en dessous » .

Tu te souviens de l’avant-match à Selhurst Park samedi dernier ?

Déjà, il n’y avait pas besoin de nous motiver. C’est le premier match de la saison, le premier match de Premier League pour certains, on attendait ça depuis le début de la préparation. D’autres attendaient même ça depuis la fin de la saison dernière. Finalement, on est arrivés sur le terrain, on s’est battus comme des chiens et on a réussi à ramener la victoire (3-0). Moi, j’ai préparé ce match comme les autres, c’est un match de football, qu’on soit en Angleterre ou ailleurs : le terrain, c’est le même, le ballon aussi et les mecs en face ont deux bras, deux jambes… Je ne vais pas faire des choses différentes parce que je suis en Angleterre, en Chine ou je ne sais où.

Marquer un doublé dès son premier match, c’est déjà différent.

Oui, surtout que c’est la première fois de ma carrière que je marque un doublé dès mon premier match. Forcément, j’étais plutôt content de ma performance, mais, au-delà de ça, la performance collective du groupe a été très belle, c’est le plus important. Les supporters attendaient ça depuis 45 ans donc gagner 3-0 d’entrée à Crystal Palace, c’est assez exceptionnel.

Après la rencontre, tu as parlé de ton idole Didier Drogba à la presse. Tu t’en inspires ?

Pour moi, c’est un exemple à suivre, notamment sa carrière. Tous les Africains le prennent en référence. C’est important d’avoir des exemples comme ça, pour s’en inspirer ou pouvoir même faire mieux si possible. Je pense que tous les joueurs regardent des vidéos de Ronaldinho ou d’autres pour travailler. Moi, c’est Didier Drogba, comme je peux regarder des vidéos d’autres attaquants. Il faut toujours s’inspirer des meilleurs attaquants si on a la volonté d’en faire partie. Il n’y a pas de secret.

 

Plusieurs joueurs français se sont perdus en allant à Londres, c’est aussi pour ça que tu as choisi Huddersfield ?

Tu sais, je suis quelqu’un d’assez discret et calme donc je ne suis pas le genre à sortir tout le temps. Je suis plutôt casanier, je vais à l’entraînement, je me repose… Pour se relâcher, il y a les vacances. Pendant la saison, que je sois à Paris ou à Londres, je ne vais pas faire de trucs bizarres. Mon choix n’a été que sportif.

Quitter Montpellier a été compliqué ?

Au début, j’ai eu un peu de mal oui, surtout que ma copine est restée à Montpellier. Je ne peux pas cacher que ça a été difficile de laisser tout ça derrière moi surtout que j’ai grandi dans le sud. J’y ai passé dix-huit ans de ma vie donc décider de partir au fin fond de l’Angleterre alors que tu as toujours vécu dans le sud de la France, ça peut faire peur. J’ai eu cette crainte, mais aujourd’hui, même quand j’ai quelques jours de repos, je n’ai pas forcément envie de rentrer.

 

Petit, tu blaguais avec tes potes sur le fait de représenter un jour le Bénin. Aujourd’hui, tu comptes sept sélections, tu as même déjà marqué. Comment ça se passe ?

Si tu veux, l’équipe nationale a commencé à m’appeler quand j’étais en 19 ans nationaux. Pour moi, c’était un peu tôt, mais quand je me suis senti prêt, j’y suis allé. Il n’y a rien de plus beau que jouer pour son pays, que rendre fière sa famille. Mes parents sont rentrés au pays aujourd’hui donc c’est encore plus fort. Tu vois, quand on dit qu’un joueur béninois a signé en Premier League pour tant d’argent, ça me rend fier parce qu’on parle aussi du Bénin grâce à moi. On reste un petit pays qui essaye de se développer donc chaque détail comme un transfert en Angleterre est positif.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR MAXIME BRIGAND POUR SOFOOT.COM

Entretien : Allagbé «l’essentiel, c’est d’être décisif»

 

Avant la réception  de Tours demain soir pour le compte de la quatrième journée de Ligue 2 française , le gardien international béninois de Niort , Saturnin Allagbe (23 ans) a accordé un entretien au site officiel de son club. L’ancien gardien de l’Aspac qui a conservé ses buts inviolés sur les trois premières journées parle sa bonne forme et celle des Chamois en ce début de saison.  

 

Saturnin bonjour. À quoi attribues-tu ce meilleur départ en championnat que celui de la saison dernière?
Au travail, tout simplement. À l’engagement et l’envie du groupe aussi.
On est dans la continuité. Le groupe a peu changé, ce qui nous permet aussi de travailler plus sereinement.

Cette première victoire contre Auxerre va-t-elle lancer votre saison?
Évidemment. Une première victoire, c’est toujours libérateur, surtout quand ça arrive tôt.
Maintenant, il faut rester concentré pour enchaîner les bons résultats.

Votre seule défaite a été concédée à Tours, en Coupe de la Ligue. Et vous les recevez vendredi soir. Ça peut jouer?
Ce sont deux compétitions différentes, même si on joue à fond sur tous les tableaux. Il n’y a pas de désavantage psychologique. La défaite en coupe est déjà derrière nous. C’est à nous de mettre tous les avantages de notre côté pour faire un bon match. On joue pour gagner.

« QUAND ON JOUE À RENÉ GAILLARD, C’EST POUR GAGNER. »

Gagner deux fois de suite à la maison n’est jamais facile. Si vous y parvenez, vous pourriez vous retrouver sur le podium. Vous y pensez?
Honnêtement, non. Le classement n’est pas forcément la priorité après si peu de journées. Même si ça fait toujours plaisir et redonne confiance d’être en haut de tableau.
Le plus dur sera de continuer sur cette lancée. Pour y arriver, il faut qu’on continue à être solide comme on le fait depuis le début de ce championnat.

Tours, votre adversaire, reste sur trois échecs en trois matches. Est-ce le bon moment pour les affronter?
Il n’y a jamais de bon moment pour affronter une équipe. Eux, ils auront envie de se relever. Nous devons rester concentrés, ne pas sous-estimer l’adversaire. Être sérieux sur le terrain.
Peu importe la série de Tours, on sera devant notre public et, quand on joue à René Gaillard, c’est pour gagner et faire plaisir aux supporters.

Vous n’avez toujours pas encaissé de buts. D’où provient cette solidité défensive?
Ah bon? (rires) Sérieusement, c’est tout le travail défensif collectif de l’équipe que je mets en valeur. Même si ça fait toujours plaisir d’enchaîner des matches sans prendre de but.
Il y a le travail effectué avec le staff qui paie, et la confiance. J’espère que ça continuera. L’essentiel, c’est d’être décisif.

Comment allez-vous aborder la rencontre de vendredi afin d’obtenir les 3 points?
Être patient, contenir l’adversaire, ne pas se mettre la pression, jouer notre football comme on le fait depuis le depuis de la saison et le résultat arrivera.

source: Chamoisniortais.com 

Entretien : Aifimi « je voulais découvrir autre chose »

Son transfert dans les rangs de Black Leopards (D2 Afrique du Sud) a été officialisé cette semaine, nous avons eu un entretien exclusif avec le gardien international béninois Christophe Aifimi (27 ans) qui s’est engagé pour deux saisons. Il nous parle de sa nouvelle vie en Afrique du Sud et ses ambitions pour la saison à venir.

Vous arrivé dans un club où la lutte pour le poste de numéro un est ouverte, quel sera votre rôle ?

 

C’est ouvert parce qu’il y a déjà trois gardiens  qui sont là. Deux étaient déjà présents la saison dernière et deux nouveaux dont je fais partie. Mais le numéro un de la saison dernière n’est plus là du coup c’est ouvert pour tout le monde. On bosse on joue les matches amicaux maintenant c’est le coach qui va définir. Pour le moment il n’y pas encore d’hiérarchie. Seul le travail définira ma position.

Vous aviez débarqué en Afrique du Sud il y a sept mois avec une première expérience au FC Durban (D3 sud-africaine)…

Je suis arrivé en Afrique du Sud en fin décembre 2016 juste après le tournoi de l’Uemoa avec la sélection nationale. Je suis arrivé avec une blessure à aux adducteurs contracté en sélection d’ailleurs  qui a perturbé un peu mon mercato de janvier. Je pensais que j’étais guéri mais ce n’était pas le cas. Du coup j’ai fait deux trois mois de soins. Parce qu’après  j’ai contracté deux maux au niveau de la cuisse et à l’épaule  qui m’ont vraiment ralenti.  Je n’avais plus d’opportunités étant blessé et je suis resté avec Durban Fc.  Je me suis soigné au club le temps de rebondir. Je m’entrainais et je jouais les matches. Je n’avais pas de repos, le but était d’être opérationnel pour ce mercato. J’apprenais en même temps la langue anglaise, la culture sud-africaine. C’était un défi pour moi parce que je pouvais revenir en Côte d’ivoire par exemple. Mais je voulais autre chose. Je n’ai pas voulu trop attendre et j’ai saisi la première opportunité avec Black Leopards.

Quand on a connu sept mois compliqués comment on arrive à convaincre un club ambitieux comme Black Leopards de miser sur vous ?

J’ai galéré on peut dire niveau blessure.  Ne pas avoir la chance de jouer les matches intenses, d’être sous pression. J’ai su combler ça par le travail mais j’ai eu la chance d’avoir le soutien de mes proches. J’ai signé à Black Leopards grâce un à un ami proche qui a un bon carnet d’adresse, Wilfried Ayedon. Je le remercie c’est lui qui m’as mis en contact avec le club et a facilité ma venue grâce à ses relations avec le coach Jean-François Loscuito notamment. J’avais d’autres pistes en première division mais c’est le foot, la première offre qui se déclare il  faut y aller.

Après avoir été meilleur gardien du championnat ivoirien en 2015, vous allez ouvrir un nouveau chapitre de votre carrière en Afrique du Sud, vous vous êtes déjà fixés des objectifs ?

Il faut dire que j’ai passé dix saisons en Côte d’ivoire j’ai commencé en troisième division. Ensuite six ans le Stella Club d’Adjamé et deux ans à l’As Tanda. Pour moi il était tant de partir. Il y a ce qu’on veut et ce que Dieu décide. Je voulais partir. Mes agents travaillaient dans ce sens afin que je joue dans un championnat encore plus professionnel. J’ai tout connu en Côte d’ivoire. J’ai opté pour l’Afrique du Sud en décembre, hélas je me suis blessé. Je ne regrette pas mon choix. Souvent dans la vie il faut forcer le destin. Je n’ai pas la carrière de Neymar ou Messi mais j’ai mon football à moi. Je suis arrivé avec un fort mental. Quand tu regardes le championnat sud-africain tout est réuni pour faire du foot de qualité. Je me suis engagé avec Black Leopards pour un autre défi. J’ai pour but de faire une bonne saison et continuer à progresser.

Alors la définition de la saison parfaite pour vous ?

Pour tout joueur, faire une saison parfaite c’est d’abord jouer tous les matches sans se blesser. Jouer tous les matches en aidant son équipe à atteindre ses objectifs.

Parlez-nous de votre intégration dans  votre nouvelle équipe ?

J’ai de la chance.  Je n’ai pas eu trop de soucis à me faire. D’abord le coach il est belge, il parle français. Le capitaine parle français  il est défenseur. Du coup ils me permettent de vite m’intégrer. J’essaye avec mon anglais même si c’est encore à l’état brut. J’essaye quand même de m’exprimer et d’échanger. C’est sur le terrain que je veux faire parler de moi. C’est à travers les matches qu’on obtient le respect de tous. Sinon tout va bien. Je sais ce que je veux je reste concentré sur mon principal objectif.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Adjidé  « j’admire Eden Harzard »

Il fait ses classes chez les U16 d’Amiens, nous avons réalisé un entretien  intéressant avec l’ailier polyvalent franco-béninois, Jonas Adjidé (15 ans). Ce gaillard (1m85) nous parle de sa vie de jeune footballeur, son modèle, ses objectifs  et du Bénin.

 

Vous venez de boucler une saison avec les jeunes d’Amiens, si vous deviez résumer cette saison et votre parcours. ?

J’ai eu un début de saison un peu compliqué. J’avais  du mal à m’imposer. Au fil de la saison je me suis senti plus à l’aise. J’ai réussi à gagner ma place. Jouer plus de matches et marquer plus. (16 matches 9 buts et 8 passes décisives). Sinon J’ai commencé le foot à Méaulte FC ensuite je suis parti dans un club à côté Albert Sport. Puis j’ai été recruté par Amiens en U12, il y a quatre ans.

Ces quatre années ont changé quoi dans votre vie de footballeur encore que cette saison l’équipe fanion va jouer en Ligue 1 ?

Ces quatre années m’ont permis de devenir autonome. J’ai mûri dans mon style jeu. J’ai essayé de m’adapter pour gagner ma place. J’ai évolué techniquement, tactiquement mais en tant qu’homme aussi.

Alors quand on joue en U16, une journée normale ressemble à quoi ?

Une journée normale c’est toute la matinée les cours jusqu’à quinze ou seize heures ensuite direction entraînement. Tous les jours jusqu’à dix-heures. C’est mon quotidien. Et j’ai la chance malgré mon âge de m’entraîner avec les U17 même si je joue avec les U16

En parlant de terrain, vous êtes connu comme un joueur de couloir, ailier moderne ou latéral offensif c’est quoi votre préférence parce qu’on sait que vous êtes polyvalent

Naturellement je suis plus un ailier moderne, jouer à gauche et revenir sur mon pied droit et mettre des buts. C’est toujours plus intéressant de marquer des buts. Mais je suis capable de jouer latéral et de faire le boulot et d’être là où il faut au bon moment et savoir défendre.

A Amiens le béninois le plus connu c’est Khaled Adénon , vous l’avez déjà croisé ?

J’ai eu des contacts avec lui. On s’est parlé en face quelques fois. Je connais son frère. Je le supporte naturellement et j’espère qu’il va continuer plus fort et ça va marcher pour lui en Ligue 1.

En Ligue 1, vous supporter Amiens ?

Depuis tout petit je supporte Lyon. Mais comme j’ai joué à Amiens je supporte le club.

Alors ta référence à ton poste…

Le joueur que j’admire le plus à mon poste c’est Eden Hazard. Il est tellement dribleur et habille dans ces gestes, il laisse peu de chances à l’adversaire.

Vous avez toujours vécu en France, quels sont vos attaches avec le Bénin ?

Je suis né en France mais je suis déjà allé au Bénin deux trois fois en vacances. On a une maison au pays. Et je compte bien si je peux venir porter le maillot des Ecureuils.

Vous êtes en fin de contrat, alors l’avenir se présente comment ?

Je suis libre. J’espère me trouver un autre club d’ici et atteindre mon objectif devenir professionnel le plus vite possible.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Bouraima « Glodjinon me disait qu’il allait arrêter le tir togolais suivant »

Trois jours après la qualification  des Ecureuils locaux face au Togo au premier tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique Kenya 2018, nous avons rencontré l’ailier de l’Aspac Abdel Bouraima (24 ans) qui nous raconte la folle journée de dimanche dernier.

L’après-match

C’était fou!  vu le scénario c’était presque inespéré.  On a savouré, on était libéré.  On a chanté dans le bus, on était content.

L’appel du Président Talon

Dans la célébration  le dimanche soir à l’hôtel, nous avions reçu la visite du ministre des sports, Oswald Homeky qui était en ligne avec le président Patrice Talon au téléphone.  Il a mis la conversation sur haut-parleur et le président nous a facilité et a promis mettre les moyens à notre disposition. C’était touchant et encourageant.

l’avant-match 

c’était un dimanche pluvieux. Le ciel était sombre depuis le matin. Puis il y a eu cette forte pluie juste avant le coup d’envoi qui a rendu la pelouse un peu difficile. Nous étions confiants et motivés et je pense que cela s’est remarqué dans notre début de match.

Ce n’est que le premier tour

Oui on en est conscient. On doit rapidement se concentrer d’ailleurs on reprend la préparation dès demain lundi.

Le Nigéria , un gros morceau

Un très gros même je dirai. Mais comme souvent plus l’adversaire est favori plus ça nous libèrent et nous motivent. Nous savons qu’ils seront athlétiquement prêts parce qu’ils sont en championnat. Mais nous voulons écrire l’histoire du Bénin et décrocher cette première qualification.

Votre tir au but manqué

C’était la catastrophe. Après mon dernier coup d’œil, je voulais prendre le gardien à contre-pied mais le dosage était trop fort malheureusement et ça passe au-dessus. Je ne veux même plus y penser (rires). J’étais abattu mais le gardien Steve Glodjinon était venu me réconforter et me disait qu’il allait arrêter le tir togolais suivant et il l’a fait. Ça m’a soulagé et j’ai commencé à y croire de nouveau. C’était trop fort émotionnellement. Je n’ai rien vécu de pareil dans ma carrière.

 Votre analyse de la double confrontation

Je dirai que le match aller était équilibré même si je pense qu’on aurait pu gagner si on avait pas manquer de concentration en début de seconde période. J’étais impliqué dans notre but. On s’en sort bien avec un nul à l’extérieur.  Ensuite sur le retour à domicile, on mène encore et on se fait rattraper. Même j’étais remplaçant je pense qu’on a fait une première période très aboutie. En seconde période on a encore baissé un peu du pied, il falloir qu’on y travaille dans les semaines à venir. En somme je pense qu’on aurait pu passer sans aller aux tirs aux buts avec un peu plus de concentration. Le Togo a une bonne pépinière aussi, c’était un bon adversaire. L’essentiel était de passer et c’est fait.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Entretien : Steve Mounié, «Je me trouvais au Bénin, en sélection, lorsque j’ai appris l’intérêt de Huddersfield»

L’international béninois a accordé un entretien à nos confères FranceFootball, il parle de son transfert en Angleterre, de la saison à venir et Louis Nicollin.

Auteur de 14 buts en L1 avec Montpellier en 2016/17, Steve Mounié a pris le large et a répondu favorablement à l’offre de Huddersfield Town, promu en Premier League. L’attaquant béninois raconte ses premiers pas outre-Manche. Et assure qu’il est prêt au défi.

«Vous voilà joueur de Huddersfield Town depuis le 5 juillet dernier. Comment se sont déroulées vos premières heures avec votre nouveau club ?

C’est la découverte d’un nouveau pays, le début d’une nouvelle aventure. Une langue différente à apprendre, et un peu d’adaptation à avoir comme par exemple au niveau du climat, de la nourriture. Ensuite, question entraînement, les séances se font beaucoup avec ballon. Même le travail d’endurance, on le fait avec le ballon. C’est légèrement différent que ce que j’ai pu voir en France. Ils insistent aussi beaucoup sur la prévention des blessures.

La nourriture, le climat, c’est pas trop dur ?

(Il sourit.) Il y a certains trucs un peu marrant. Par exemple, à la collation, on mange des pâtes, du poulet, de l’omelette. En France, généralement, ce sont plutôt des choses sucrées. Il faut s’adapter ! Le matin, tu as des œufs avec des beans… À l’anglaise ! Le climat ? C’est sûr que Montpellier et Huddersfield (NDLR : à 305 kilomètres au nord de Londres, entre Leeds et Manchester), ce n’est pas vraiment la même situation. Mais depuis que je suis arrivé (NDLR : jeudi 6, notre interview a été réalisée le jeudi 13), j’ai eu cinq jours de soleil. Donc ça va. Il ne fait pas 35 degrés comme à Montpellier mais c’est agréable. Le temps ne pèse donc pas sur mon moral pour le moment.

Rendez-vous en hiver alors…

Oui ! Même si je pense que ça va changer dès septembre.

Revenons rapidement sur votre très belle saison 2016/17, la première complète en Ligue 1 et la première dans la peau d’un titulaire. Avec 14 buts et 2 passes décisives, était-ce une saison inespérée ?

Pas du tout. En commençant la saison, lors du stage de préparation, Frédéric Hantz nous avait demandé de noter sur un petit papier le nombre de buts qu’on souhaitait marquer. J’avais inscrit 12. Dès le début de la saison, je savais que j’étais capable de le faire. Je n’ai pas été surpris par mes capacités à pouvoir marquer en Ligue 1. Ma saison avec Nîmes, en Ligue 2, avait déjà gonflé ma confiance. À Montpellier, je m’attendais à avoir un temps d’adaptation bien sûr, mais je savais que je pouvais scorer. 

Si on fait une rétrospective de ces dernières semaines, comment s’est déroulé ce transfert ? Vous vous y attendiez ?

Pas forcément. Je me trouvais au Bénin, en sélection, lorsque j’ai appris l’intérêt de Huddersfield. Au début, je ne connaissais pas du tout le club. Je me suis renseigné sur le coach, l’équipe, sa manière de jouer. Le projet, au contraire du climat, m’a plu dans son ensemble (il sourit). Je me suis dit que je pouvais m’inscrire dedans : être un promu avec le challenge de prouver qu’on n’est pas là pour rigoler.

Un départ était inéluctable pour vous cet été ?

J’attendais de voir si j’avais des offres, sans me prendre la tête plus que ça. Rester une saison de plus à Montpellier m’allait très bien également. Il s’est avéré que l’offre de Huddersfield était très intéressante pour moi au regard de mon style de jeu et pour ma progression personnelle. Découvrir un nouveau pays, parler une nouvelle langue, dans ma vie personnelle, c’est une expérience enrichissante. Ça faisait huit ans que j’étais à Montpellier, donc changer d’air ne pouvait pas me faire de mal.

Quelle a été votre réaction quand on vous a annoncé qu’un club de Premier League souhaitait vous recruter ?

Je n’ai pas eu de réaction particulière. Je m’y attendais au regard de ma saison dernière. Après, c’est vrai que je ne pensais pas que les offres arriveraient si tôt. J’en suis très content.

Y avait-il d’autres offres ?

Avant Huddersfield, non, aucune autre proposition de Premier League. Ce n’est qu’après ma signature que j’ai eu d’autres sollicitations. Mais c’était trop tard.

Votre bizutage en chanson, c’est déjà fait ?

Non, pas encore. Cela se passera sûrement lors du prochain stage en Autriche.

Et vous allez chanter quoi ?

Je chante toujours « Juicy » de Notorious B.I.G. Je chante anglais, c’est déjà pas mal. Je ne parle pas très bien la langue, mais je commence à comprendre la majeure partie de ce qu’on me dit. Ce n’est pas encore parfait.

Vous étiez bon en anglais à l’école ?

J’ai toujours été un élève très studieux. Bon, l’anglais n’était pas ma langue favorite, je préférais plutôt l’espagnol, que j’avais commencé assez tôt au collège. Mais le fait d’avoir passé plusieurs vacances dans des pays anglophones comme la Barbade ou les États-Unis, m’a fait progresser. En arrivant en Angleterre, je n’étais pas complètement perdu

Jouer en Angleterre, c’était un rêve de gosse ?

C’était davantage un objectif que je me suis toujours mis en tête. Aujourd’hui, j’y suis, je peux donc cocher la case « objectif atteint ».

La Premier League, ça vous fait tout de suite penser à quoi ? Aux stades mythiques ? Aux stars ?

C’est le Championnat le plus relevé et le plus compétitif au monde. Il n’y a que des internationaux, que des grandes équipes, que des stades pleins. Il n’y a rien de plus excitant que d’évoluer là où jouent les meilleurs. J’ai hâte de commencer.

Y a-t-il un stade plus qu’un autre que vous avez envie de découvrir ?

Il y en a plein ! Je suis déjà passé devant l’Etihad Stadium (Man City) qui a l’air magnifique. L’Emirates Stadium (Arsenal), Stamford Bridge (Chelsea), pfiou… Tous les stades sont magnifiques ! En fait, j’ai plutôt hâte de jouer pour la première fois à domicile pour apprécier l’ambiance qu’il peut y avoir. En deux jours, 20 000 abonnements se sont vendus ici !

C’est aussi ça qui vous a motivé…

Faire perdurer ce club en Premier League est un vrai challenge. Tout le monde ne s’attend pas à ce qu’on reste. C’était la même chose pour Leicester. Quand ils sont montés, personne n’imaginait qu’ils allaient devenir champions. J’espère qu’on sera le nouveau Leicester.

Vous avez été acheté 13 millions d’euros. C’est quelque chose qui peut vous mettre la pression ?

Non, ce n’est pas vraiment une forme de pression, mais je sais que je suis le record du club au niveau des transferts et qu’il y a beaucoup d’attentes. Je donnerai tout ! Je ne vais rien inventer parce que je suis le joueur le plus cher. Maintenant, c’est le travail, l’adaptation à un Championnat très physique. Je ne pense pas que je serai véritablement prêt dès le premier match. Mais avec le travail, je vais m’accrocher.

Y a-t-il un secteur où vous vous êtes dit que vous alliez devoir insister dessus pour vous mettre au niveau exigé ?

Je ne me sens pas en-dessous du niveau. Mais je sens que la dimension physique est différente, c’est vrai. L’arbitre siffle rarement, c’est d’ailleurs pour ça que c’est si intense. Il faut prendre le rythme.

Que répondez-vous aux gens qui vous voient partir en Angleterre après une saison en Ligue 1 et qui estiment que vous allez faire comme les Thauvin ou Cabella, à savoir vite revenir en France ?

Sans critiquer les qualités de Thauvin ou Cabella, je n’ai déjà rien à voir avec ce type de joueurs. Je n’ai pas le même gabarit, pas le même style de jeu. Eux sont plus des joueurs techniques. Et, ensuite, pourquoi moi je ne réussirais pas ? Chacun a une capacité d’adaptation différente. On en reparlera en fin de saison, pour évoquer la difficulté de la chose. Je n’ai pas peur de ça.

Rendez-vous le 12 août pour la première journée face à Crystal Palace, avant votre première à domicile devant Newcastle…

Les premiers matches sont primordiaux. Ce ne sera pas face au top 5, mais c’est dans ces moments-là qu’on se doit de prendre le maximum de points.

Pour terminer, en tant que joueur formé à Montpellier, le décès de Louis Nicollin a forcément dû vous toucher…

Quand je l’ai appris, j’étais en Angleterre pour ma visite médicale. Ça m’a fait un choc. Même si je ne le voyais pas énormément au centre de formation, on savait qu’il était présent, on sentait sa présence. C’est lui qui a construit ce club, et sans lui, je ne serai pas là où je suis. Louis Nicollin, quand on le voyait, on se disait qu’il était immortel, qu’il serait toujours là. Même là, en parlant, j’ai l’impression qu’il est toujours là. Je représente encore toutes mes condoléances à sa famille.»

Entretien réalisé par Thimoté Crépin pour France Football

Entretien : Mounié « je suis un Terrier  »

En partance pour Huddersfield, Steve Mounié (22 ans) a accordé un entretien  à nos confrères  de  Lindépendant.fr l’attaquant international béninois qui va quitter Montpellier parle essentiellement de son futur club en Premiere League anglaise. En attendant l’officialisation des deux clubs, Mounié a bel et bien confirmé son départ et validé sa future destination. 

Vous devriez désormais jouer dans le grand monde, la Premier League. En signant en Angleterre, vous changez de dimension…

L’Allemagne m’attirait aussi (Fribourg l’avait contacté). Mais l’Angleterre, c’est « The place to be ». Le rêve quoi ! Vous imaginez, évoluer à l’Emirates Stadium, Old Trafford, Anflield Road… Défier Manchester City, United, Arsenal, Liverpool, Tottenham… ça fait rêver. Me projeter marquer un but face à de telles équipes, rien que d’y songer, j’ai les poils qui se hérissent. L’ambiance est fabuleuse dans les stades. A Huddersfield, les 20 000 abonnements (John Smith’s Stadium contient 24 500 places) sont partis en un rien de temps. Quand j’étais petit, je portais un maillot d’Arsenal. J’étais supporter des Gunners parce qu’il y avait plein de joueurs français. Mais maintenant, je suis un « Terrier » (nom des joueurs d’Huddersfield). Je vais découvrir l’Angleterre, moi qui n’y ai jamais mis les pieds.

Connaissez-vous le calendrier d’Huddersfield ?

Nous allons à Crystal Palace, puis nous recevons Newcastle avant de disputer un tour de Coupe je crois. Les premiers matches, il va falloir que je marque mon territoire. Car en Angleterre, ça ne rigole pas, vous êtes bidon et vous être mis au placard. Même si vous avez coûté 13 millions d’euros. Rien que pour la montée, le club a touché 200 millions de droits TV. Alors recruter un avant-centre à 20 millions au mercato, ça ne leur fait pas peur.

Pourquoi avoir, a priori, choisi Huddersfield plutôt que Watford, l’autre club anglais qui souhaitait votre venue ?

À Huddersfield, les choses ont tout de suite été claires. Ils me veulent, je veux y aller, point. À Watford, le président est également propriétaire du club italien de Udinese. Le club souhaitait me recruter pour me prêter dans la foulée dans le club du Frioul, en Italie. Non, je n’étais pas d’accord.

Votre ex-coéquipier à Montpellier Stéphane Sessegnon, le capitaine du Bénin, qui a joué à West Brom ou Sunderland, vous a-t-il donné des conseils sur les travers à éviter en Angleterre ?

J’ai aussi discuté avec mon coéquipier de Montpellier Yacouba Sylla (Mali), qui a joué à Aston Villa. C’est amusant mais les deux m’ont invité à prendre un préparateur physique privé. Maintenant, à Huddersfield, l’entraîneur est Allemand. Ça doit bosser pas mal, alors peut-être que cela ne sera pas utile. Benjamin Stambouli, qui a joué à Tottenham, m’a prévenu que physiquement ça tapait fort en match comme à l’entraînement. Du coup, j’ai accentué un peu la musculation ces derniers temps (sourires). Ils m’ont également mis en garde contre le piège des filles qui sont de mèche avec les tabloïds pour déclencher des scandales. Avec moi, pas de danger. Je vais rester cool, tranquille. Bien concentré sur le job.

 

Huddersfield, c’est aussi le pays du XIII… Vous iriez soutenir les Dragons Catalans quand ils affronteront les Giants?

Malgré ma fibre catalane, je n’apprécie que très modérément le rugby. Alors je ne vous promets pas vraiment d’aller supporter les Dragons.

Quels souvenirs conserverez-vous de vos années Montpellier ?

J’y ai passé neuf années tout de même. Une très belle maison. Que de bons souvenirs avec ce titre de champion de France de CFA2. Et puis j’ai aussi participé au sacre de l’équipe une en Ligue 1. Bien sûr que je suis triste de quitter l’Hérault. Mais avec le chèque que va toucher le club, je me dis que c’est un bon renvoi d’ascenseur. Mais pour moi, tout a commencé à Nîmes en Ligue 2 il y a deux ans. Un club qui avait démarré le championnat avec moins 8 points et avec lequel je me suis éclaté en marquant 11 buts. Et puis dans le Gard, quelle passion. Là-bas, je suis arrivé enfant et j’en suis parti homme.

 

  • Réalisé par Arnaud Hingray pour Lindépendant.fr