Entretien : Kiki « je veux découvrir la Ligue 1 »

Avant de reprendre le chemin de l’entraînement avec son club Niort, David Kiki (23 ans) nous a accordé un entretien exclusif. L’arrière gauche des Ecureuils revient sur sa saison dernière, son match face à la Gambie et parle de son mercato. Entretien.

 

A quelques jours de la reprise après une saison aussi longue en club et en sélection nationale comment on se remet en route ?

La saison été longue, c’est le haut niveau qui demande ça. De toute façon on joue pour jouer autant de matches. Je suis content de ma saison. Tant que je peux continuer à faire beaucoup de matches comme ça dans une saison  moi ça me va.

En début de saison en club, il y avait un nouveau coach, Denis Renaud et de la concurrence au poste d’arrière gauche avec Jonathan Brison venu de Saint Etienne, comment vous arrivez à surmonter tout cela pour terminer titulaire ?

C’est vrai que  quand on change de coach, ils aiment au départ les joueurs expérimentés. Donc Jonathan est un joueur expérimenté qui a joué à Saint Etienne. Pour moi au début c’était compliqué, le coach avait préféré faire jouer Jonathan parce qu’il avait l’expérience. C’est difficile. Quand t’es tout seul c’est compliqué. J’avais ma copine et mes amis autour. Après on continue de travailler sur le terrain montrer au coach qu’on a des choses à montrer.  On se donne après ça paie. Le coach fait tourner l’équipe. Quand on tourne et tu joues tu te donnes à fond. C’est petit à petit que je me suis imposé, j’ai gagné ma place. Franchement c’est difficile de vivre des situations comme ça surtout psychologiquement. Il faut être prêt quand le coach te fait appel parce que ça peut arriver à tout moment.

Quel a été le match du déclic pour  vous. ?

Je pense que le match au Red Star qu’on m’a titularisé et j’ai fais un bon match. Le coach savait déjà de quoi j’étais capable, ce match a plus confirmé.

Vous étiez en fin de contrat en juin mais vous avez prolongé jusqu’en 2019, est ce parce que vous n’avez pas eu mieux où Niort vous a convaincu ?

Je n’ai pas prolongé  parce que je n’avais pas d’offre ailleurs. Le club m’a convaincu qu’il me faisait confiance. Il fallait que je termine la saison avec eux. Niort c’était le premier club qui m’as donné mon contrat pro donc par respect je suis resté. Mais je n’ai pas prolongé parce que je n’avais pas d’offres. J’avais des offres. J’ai préféré continuer à Niort pour la confiance et à la fin de la saison on verra bien ce qui va se passer je n’ai que 23 ans.

Vous êtes un ancien attaquant replacé arrière gauche au fil du temps, quelle est la spécificité de ton poste actuellement  et vos références           ?

Le poste d’arrière gauche maintenant ce n’est plus comme avant où les gars défendent tout le temps.  Quand t’es arrière gauche maintenant ton premier rôle c’est de défendre après il faut apporter aussi  offensivement. Pour atteindre le haut niveau, il faut que je m’améliore dans tous les domaines. Je suis en Ligue 2, c’est parce que je n’ai pas encore atteint tous les niveaux que je suis encore là. Si j’étais exceptionnel je ne serai pas en Ligue 2, ça veut dire que forcement j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, à progresser dans beaucoup de domaines. A voir mes références en Ligue 1, je suis beaucoup Benjamin Mendy de Monaco, Marcelo (Real Madrid)  et David Alaba (Bayern Munich) je m’inspire un peu de ces joueurs là.  Celui qui m’impressionne le plus c’est Marcelo , je  regarde beaucoup de ces résumés pour essayer de faire un peu comme lui mais en sachant que je suis David Kiki et j’ai aussi ma touche personnelle.

Face à la Gambie, le 11 juin dernier avec les Ecureuils vous avez pris beaucoup d’initiatives mais vous avez manqué quelques centres, en club vous seulement délivré deux passes décisives malgré toute votre qualité technique, il y a des progrès à faire…

Déjà le terrain était compliqué à jouer. Donc pour faire les passes décisives, il te faut des attaquants avec qui tu t’entends bien. De toute façon comme j’ai dis il faut que je travaille beaucoup déjà mes  centres à l’entraînement. Je me suis amélioré et il me reste encore  à faire. Je travaille au quotidien pour améliorer mes passes, mes centres toutes mes qualités c’est petit à petit. Il faut aussi de la réussite pour les attaquants devant les buts pour valider tout ce qu’on fait.

Le Bénin a débuté par une victoire, on pourrait  regretter de n’avoir gagné qu’un but à zéro face à un adversaire à sa portée lors du décompte final ?

La victoire est plus importante, on aurait pu marquer beaucoup de buts. Mais on fera les calculs après. Pour gagner au Bénin c’est compliqué. On a eu des occasions on n’a pas été efficace.  Le plus important c’était de bien commencer, pour le reste on verra comment ca va se passer.

Personnellement quand on enchaine deux bonnes saison en Ligue 2, c’est quoi votre prochain objectif ?

Je veux viser haut. Le mercato est ouvert donc on verra bien ce qui va se passer d’ici à la fin. L’objectif il reste toujours le même c’est de jouer en Ligue 1 ou à l’étranger en Angleterre ou Espagne. Pour l’instant je veux bien découvrir la Ligue 1 d’abord avant d’aller à l’étranger.

En 2015-2017 Niort s’est maintenu difficilement puis la saison dernière vous avez assuré votre survie rapidement, il y a du progrès collectif…

Je  pense que le changement de coach à redistribuer les cartes. Chacun se donnait un peu plus. Le club a été intelligent dans le recrutement. Il  y a eu de bonnes recrues. Le nouveau coach a apporté sa nouvelle philosophie, on a un bon groupe qui vivait bien. C’est grâce à tout ça on a fait une bonne saison.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Inter: Claesen « On ne sait jamais qui va gagner la coupe des Confédérations »

Ancien coach des Dragons et des Tonnerres au Bénin , Daniel Claesen , le technicien belge qui possède une grosse expérience sur le continent Africain s’est confié à Aubay Rolland Zohoun dans un entretien exclusif à voir ci-dessous. Passé par le Cameroun , Claesen nous parle des Champions d’Afrique camerounais qui débutent demain en coupe des Confédérations, de l’académie malienne de l’Etoile du Mandé vainqueur du Tic2f en avril dernier qu’il a dirigé pendant quelques mois et du foot béninois.

 

Entretien : Allagbé « Etre capable de faire mieux »

Après deux jours de stage, le gardien des Ecureuils, Saturnin Allagbé nous a accordé un entretien exclusif, il nous parle de son exercice en club à Niort (Ligue 2 France) et de la prochaine campagne des Ecureuils qui débute dimanche prochain à Cotonou  contre la Gambie.

Alors ça fait du bien de retrouver les Ecureuils même si ça coupe vos vacances…

C’est toujours avec plaisir qu’on arrive en sélection. On a fini en club ça fait un moment en Ligue 2. Je suis déjà habitué à ce genre de stage. Donc ça va.

Aujourd’hui vous avez enchaînez deux séances journalières,  comment se  passe le travail ?

Dans une bonne ambiance. On connait le mode de travail du coach. On se donne à fond, c’est engagé on a envie de faire quelque chose.

Après l’élimination de Bamako comment le groupe revit ?

C’est la seconde fois qu’on se retrouve après ce fameux match. Le groupe a un peu changé avec les jeunes locaux et les nouveaux comme Cédric Hountondji , Olivier Verdon et Moise Adilehou. C’est intéressant on a un bon niveau. On  est au complet avec l’arrivée du capitaine Sèssegnon. On retrouve notre ambiance habituelle petit à petit.

Vous étiez titulaire lors de deux premières journées des qualifications de 2017 ensuite  Fabien Farnolle est passé un numéro, vous vous attendez à jouer dimanche prochain ?

Il  faut être prêt à tout moment quand tu viens en sélection nationale. On se préparer pour jouer. Après le choix revient au coach . Avec Fabien on a une concurrence saine. C’est un ainé qui me conseille, on de bonnes relations. Peu importe qui sera dans les buts,  l’autre sera là pour le soutenir.

Vous avez échoué aux portes des qualifications de la Can 2017, pour cette campagne vous avez un groupe avec l’Algérie, le Togo et la Gambie que vous recevez dimanche, c’est jouable ?

C’est sur le terrain que la vérité se saura. Lors des éliminatoires de 2017, on a été au maximum sauf ce dernier match où on a flanché. Ça nous sert d’expérience. On a fait de bonnes choses il ne faut pas l’oublier et retenir uniquement l’élimination. On a été proches de battre le Mali à Cotonou.  Avec le Togo et l’Algérie ce sont deux pays qui étaient à la Can qui sont en reconstruction avec de gros moyens. La Gambie est présentée comme le « petit  » mais nous on prendra tout le monde avec le même sérieux. Pour sortir de ce groupe et aller au Cameroun nous devons élever notre niveau et ça commence dès dimanche.

Revenons sur votre saison en club, finalement c’est facile de s’imposer en Ligue 2 française ?

(rires) il faut d’abord le faire. Je suis content de ce que j’ai réalisé. Ce n’est que le début.  Il a fallu un temps pour s’adapter, travailler dans l’ombre pour saisir sa chance.  J’ai fais de très bons matches j’en suis fier. Il y en a d’autres où j’ai été moins bon. C’est cela le défi, progresser davantage et franchir d’autres paliers. Etre titulaire en Ligue 2 c’est très bien mais je dois être capable de faire mieux.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Ecureuils : ce qu’on aimerait voir pendant ce  stage

Les Ecureuils débutent cet après-midi leur stage de préparation en vue d’affronter la Gambie dans une semaine pour la première journée des qualifications de la Can Cameroun 2019, à domicile. Après avoir échoué si près de but de lors des qualifications de la Can 2017, le groupe d’Omar Tchomogo  entre dans une phase décisive. Voici  trois choses qu’on aimerait bien voir pendant ce stage de préparation.

 

La remobilisation du groupe

L’élimination de Bamako a laissé des séquelles émotionnelles chez  les joueurs, sur les 23 convoqués  112  étaient dans la capitale malienne en septembre dernier. La charpente de l’équipe va devoir relever  la tête et se remotiver pour cette nouvelle campagne. L’état d’esprit des joueurs sera scruté. Certains comme Khaled Adénon l’homme de base de la défense a manqué l’unique match amical disputé en Mauritanie en mars dernier, Jodel Dossou habituel titulaire est resté sur le banc sans entrer en jeu à Nouakchott, Saturnin Allagbé auteur d’une saison régulière à Niort n’a disputé la moindre minute. Tchomogo devra trouver les mots pour  rassembler et redynamiser l’équipe. Une communion indispensable pour faciliter l’intégration aux néos internationaux que sont Olivier Verdon, Moise Adilehou et Cédric Hountondji qui vont vivre un première à Cotonou. Titulaire et peu convaincant à Nouakchott  où il a été sorti à la mi-temps, Richard Bakary cherche encore ses repères dans le cocon des Ecureuils.  Quand on sait le sélectionneur doit gérer également l’intégration des huit locaux dont six néophytes propulsés en sélection A, l’ancien guingampais  et son staff ont du boulot

La progression dans le travail

En poste depuis juin 2015, Tchomogo peine encore a installé son identité de jeu.  Même si l’équipe a rendu des copies très correctes comme face au Mali en septembre 2015 à domicile (1-1) où face au Sud Soudan en mars 2016, on a du mal à identifier la philosophie de jeu propre au sélectionneur. Après l’échec de son 4-4-2 qui n’a tenu qu’un quart d’heure face au Burkina Faso en novembre 2015 lors du tour préliminaire  des qualifications du Mondial Russie 2018, il s’est rabattu sur son 4-3-3  qui est son système le plus utilisé. Au Sud Soudan en mars 2016, il a mis en place un 4-4-2 en losange avec deux attaquants de pointe qui a été plutôt concluant avec une victoire à l’extérieur et un match assez maitrisé. En mars dernier face à la Mauritanie, le sélectionneur a essayé un nouveau schéma en avec un trio défensif en 3-5-2.  Un système inhabituel dans lequel l’équipe avait peu de ressources. Tchomogo a reconduit le même dispositif avec les A’ il y a quelques semaines contre le Burkina Faso à domicile.  Les choix tactiques du coach seront attendus et sa semaine de travail devrait laisser entrevoir des indices. Mais il est évident que les Ecureuils ont des progrès à faire en terme de jeu dans un groupe où il y deux clients de la taille du Togo et de l’Algérie, élever son niveau de jeu est un minimum si on veut faire mieux que lors de dernières qualifications et effacer le drame de Bamako des têtes. Le capitaine Stéphane Sèssegnon et ses acolytes sont avertis.

Le niveau des locaux

Enfin on s’interroge tous sur le niveau réel des locaux convoqués. Malgré les cinq  matches de préparation internationaux disputés dont quatre le mois dernier ces jeunes, sans championnat,  découvriront le haut niveau international et peuvent être lancé en fonction de la situation. Inconnus du grand public on ne demande qu’à être éblouit. On a déjà vu de belles histoires comme celle de Jocelyn Ahoueya lancé avec réussite en sélection A en 2003 alors qu’il était encore dans le championnat local au Mogas 90. « Kini Kini » avait même été titulaire lors de la Can 2004 en Tunisie. Donner la chance aux jeunes de se frotter aux cadres de la sélection est une manière subtile de préparer l’avenir mais en auront-ils  les moyens ? On ne demande qu’à voir.

Géraud Viwami

Ecureuils : Farnolle sera apte pour la Gambie

Touché au genou, Fabien Farnolle (32 ans) n’a plus foulé de pelouse en club depuis fin mars mais le gardien convoqué en sélection nationale face à la Gambie le 11 juin prochain, contacté par nos soins a donné des précisions sur son état de forme. « Je me sens très bien, j’ai repris avec le groupe. C’est moi-même qui aie opté pour ne pas jouer la fin de saison, pour ne pas revenir trop tôt. Ma blessure me permettait de rejouer les deux derniers matches mais  il n’y avait plus rien à jouer j’ai préféré bien me renforcer, me remettre en forme pour la sélection. Maintenant après c’est le choix du coach. Il y aura une discussion après on verra. Athlétiquement je me sens très bien. »  nous a confié l’ancien bordelais. Il sera donc en mesure de tenir son rôle de numéro un face à la Gambien dans une dizaine de jours.

Géraud Viwami

Entretien : Sogbo « c’est assez incroyable comme résultat »

Attaquant de Gbikinti  (D1 Togo) cette  saison, Joel Sogbo (18 ans) nous accordé un entretien exclusif, l’international béninois nous parle de l’actualité de son ancien club  et de sa carrière.

Comment avez-vous vécu la fin de saison de Gbikinti qui s’est maintenu en première division togolaise lors de la dernière journée en gagnant dimanche dernier 11-0 face à Maranatha ?

De loin !  Ça c’est sure parce que je ne suis plus au club. J’ai été aussi surpris comme tout le monde par le score final. C’est assez incroyable comme résultat. Cela n’arrive pas souvent dans le football.

Est-ce que vous croyez vos anciens coéquipiers avaient les moyens de réaliser une telle performance ?

Rires. C’est une question piège. C’est vrai qu’on était sur une bonne dynamique et on réalisait un bon début de saison.  On était même leader. Après ça a dégringolé avec le changement de coach et tout. Mais honnêtement je n’ai plus trop suivi les matches de l’équipe depuis mon départ. Je m’informe de temps des résultats pas plus. Je ne saurai vraiment juger

Pourquoi avez-vous quitté le club ?

J’avais été sollicité par d’autres clubs. Il faut avouer aussi qu’il y avait des choses à régler avec le club aussi, on était en discussions.  Donc j’ai préféré partir.

Vous avez participé au tournoi de l’Uemoa avec les Ecureuils en novembre dernier à Lomé, comment analysez-vous cette expérience ?

C’est toujours un honneur de porter le maillot national. Mon rêve s’est enfin réalisé. J’étais déjà avec les juniors quelques mois plutôt mais on n’a pas pu jouer les qualifications parce qu’on a été disqualifié. Mais au tournoi de l’Uemoa on avait un bon groupe et je me suis senti bien.

La saison est maintenant terminée, vous avez des pistes pour ce mercato. ?

Je suis patient. Mon agent discute par rapport aux propositions que nous avons eues. Par la grâce de Dieu je trouverai une porte de sortie. Récemment on était en contacts avancés avec des clubs étrangers mais rien n’est encore fait. Il y a d’autres pistes on attend que ça se concrétise.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Entretien : Sèssegnon «  je n’ai vraiment aucun regret  »

En fin de saison, Stéphane Sèssegnon a accordé il y a quelques jours un entretien à nos confrères de So Foot. Le capitaine des Ecureuils revient sur sa saison à Montpellier, ses années parisiennes et ses choix de carrière.

 

On arrive à la fin de ta première saison montpelliéraine, sur un plan personnel, qu’en penses-tu ?

Le fait d’avoir enchaîné les matchs et d’avoir enfin pu vraiment jouer est une satisfaction. Mais je ne suis jamais vraiment satisfait. Je pense que j’aurais pu apporter plus à l’équipe, notamment en matière de passes décisives ou de buts.

 

Pourquoi être revenu en Ligue 1 à Montpellier ?

Les discours du coach et du président étaient intéressants. J’avais d’autres propositions, mais ça tardait à se concrétiser, Montpellier m’a appelé et j’ai sauté sur l’occasion parce que j’avais besoin de retrouver les terrains. Pour moi le plus important était d’avoir la possibilité de pouvoir rejouer, et d’avoir le soutien du président et du coach. Montpellier était vraiment une belle opportunité que je ne pouvais pas laisser filer.

Comment considères-tu tes six saisons passées en Angleterre ?

Ça a été une belle expérience. Je suis allé en Angleterre pour découvrir certaines choses. Je pense que j’avais encore les moyens de continuer là-bas, mais bon le destin en a décidé autrement. Dans la vie d’un footballeur, ça arrive de devoir revenir au point de départ. Mais je suis satisfait de ces années là-bas, parce qu’il m’a fallu m’adapter au jeu anglais. Même si ça ne s’est pas toujours bien passé, j’en garde un bon souvenir.

 

Tu parles de revenir au point de départ, tu as vécu ça comme un retour en arrière, le fait de revenir en Ligue 1 ?

Il ne faut pas voir les choses comme ça. J’ai quitté le championnat, j’y suis revenu, il a beaucoup évolué depuis mon départ, il faut le dire. La Ligue 1 fait partie des plus grands championnats européens aujourd’hui. Donc revenir en France pour moi, ça n’est pas un pas en arrière, au contraire, le fait de rejouer ici m’a fait du bien, ça n’est pas du tout un échec.

 

Justement, après six ans d’absence as-tu trouvé le championnat changé ?

Oui bien sûr, en six ans la Ligue 1 a bien changé surtout au niveau de l’intensité et au niveau du jeu. Ça a beaucoup évolué, je pense qu’il y a plus de talents aujourd’hui. Quand on voit une équipe comme Nice qui arrive à être dans les trois premiers du championnat, c’est différent de l’époque où j’étais au Mans ou au PSG

Estimes-tu que ton passage à Paris a été un tournant dans ta carrière ?

Ah oui, bien sûr, ça a été un vrai tournant. À l’époque, jouer dans un club comme Paris, ce n’était pas évident. Ça m’a ouvert des portes au niveau de l’Angleterre. Je ne suis pas resté longtemps dans ce club, donc quand je suis parti, ça n’a pas été une vraie séparation. Mais être à Paris m’a permis d’avoir une certaine notoriété et d’avoir une visibilité dans les championnats étrangers. Même si j’ai eu des hauts et des bas, comme souvent chez les joueurs, j’ai de bons souvenirs de ces trois années parisiennes. Le meilleur reste de loin la victoire en Coupe de France. On n’était pas bien en championnat, et cette victoire nous a permis de sauver notre saison.

 

Depuis tes débuts, il t’a souvent été reproché ton manque de régularité, comment expliques-tu cela?

Moi, je ne vois pas les choses de cette manière, je ne pense pas avoir un souci de régularité en particulier. On fait tous le maximum pour être performant tout au long de la saison, mais il y a des moments où ça n’est pas évident, où on est moins bien, ça arrive à tous les joueurs. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui me disent que je ne suis pas régulier. Je pense qu’on me le reproche parce qu’avec la qualité et le potentiel que j’ai, je suis capable de faire encore plus, et de faire beaucoup mieux. Là dessus, je peux comprendre la critique des gens.

Qu’est-ce qui t’a manqué selon toi pour passer un palier ?

Je ne peux pas répondre à ça, je ne sais pas. Ce n’est que du football, il y a une saison où tu peux flamber, la saison d’après tu peux être moyen, c’est aussi ça qui fait la beauté de ce métier. Pour rester un top joueur, il faut être toujours bien, et ça n’est pas mon cas, c’est dommage, mais c’est comme ça.

Tu as fait quelques conneries plus jeune, est-ce totalement derrière toi aujourd’hui ?

Oui, avec l’âge je les ai laissées derrière. Après, c’étaient des bêtises de jeunesse, qui ne m’ont pas facilité les choses, notamment d’avoir le plan de carrière que j’aurais souhaité. Mais avec l’âge, j’essaye d’être un peu plus parfait, même si on ne peut jamais l’être.

À trente-deux ans, tu es proche de ta fin de carrière, quel regard portes-tu sur celle-ci?

Je suis satisfait. Comme je l’ai toujours dit, on a la chance de faire un métier que d’autres personnes rêvent de faire. Le métier est tellement difficile, il y a tellement de personnes qui veulent jouer au football et qui n’y arrivent pas. Quand on a la chance de jouer et de participer, comme moi dans tous les clubs où je suis passé, à 80% des matchs, c’est une satisfaction. En plus, j’ai eu la chance d’évoluer dans des clubs comme le PSG. Si je regarde mon parcours, je suis satisfait, jamais je ne me dirai : « J’aurais pu. » Je n’ai vraiment aucun regret.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR MAEVA ALLICHE pour SO FOOT

Entretien : Dagba « Mon choix est fait, ça sera les Bleus !»

Arrivé sur la pointe des pieds chez les U19 du PSG en provenance de Boulogne, Colin Dagba (18 ans) , arrière droit prometteur s’est vite imposé chez les jeunes du club francilien. Régulier dans sa catégorie, il a signé six apparitions avec la réserve en CFA et sur le plan continentale trois matches en Youth League (la ligue des champions des  U19). Le franco-béninois s’est même entraîné avec le groupe pro.

Dans cet entretien accordé il y a quelques mois à nos confrères de Lestitidupsg.fr, Dagba parle de son adaptation, son parcours mais aussi de son choix de sélection nationale. Contenu.  

 

Allez dis-nous, comment as-tu atterri au Camp des Loges ?

Je pense que le fait d’avoir réalisé de bonnes performances en CFA2 et en National m’a permis de me montrer auprès des grands clubs, dont le PSG. J’ai d’ailleurs été nommé meilleur latéral droit de notre championnat par le site FootNational. Je ne pensais  pas jouer en séniors aussi tôt, car je sortais de deux saisons en U17 National…La suite logique était de jouer en U19 DH et finalement le coach de la CFA2 m’a accordé sa confiance. Cette saison m’a véritablement permis de franchir un palier sur le plan physique. Le jeu va plus vite, j’ai donc amélioré ma lecture du jeu. Le responsable du recrutement des jeunes du PSG Marc Westerloppe m’a ensuite contacté…

As-tu cru à une blague ?

Non, non ! (rires) Je ne me suis posé aucune question ! J’avais quelques clubs qui m’avaient fait part de leur intérêt, mais sans offre concrète. Quand j’ai appris la nouvelle à mes proches, ils sont devenus fous ! (rires) Car ils habitent tous sur Paris et sont supporters du PSG. Ma maman est originaire du 95 et mon papa du Bénin. Elle avait été mutée professionnellement dans le Nord, mais toute ma famille vit sur Paris. Je ne connaissais pas Marc Westerloppe qui avait travaillé au RC Lens, mais il est venu m’observer à plusieurs reprises. Il entré en contact avec mon agent, et me voilà au PSG sans avoir réalisé d’essai…

Es-tu défenseur latéral droit de formation ?

Lorsque j’étais au pôle espoir de Liévin, je prenais plaisir à jouer défenseur lors des entraînements…Mais lorsque je retournais jouer en club au RC Lens, je jouais soit en N°6 ou bien milieu excentré. J’étais pourtant convaincu que mon style était plus adapté au poste de défenseur latéral. Je m’inspire de plusieurs joueurs reconnus, comme Daniel Alves pour sa technique, Serge Aurier pour sa puissance mais aussi Philipp Lahm pour son expérience.

« Lens, c’est mon club de cœur »

 Le RC Lens…Pourquoi avoir quitté ce club si tôt ?

Lorsque je jouais en U15 DH au RCL, le club connaissait de grosses difficultés financières. Les dirigeants ont donc supprimé les U17 DH pour privilégier les U17 Nationaux. Il y avait donc trop de joueurs pour une seule équipe. Ils n’ont pas conservé les 8 moins bons joueurs, dont moi…Ca a été très dur à vivre, car c’est mon club de coeur ! J’ai même été abonné pendant 3 ans en tribune Trannin au stade Bollaert avant même de porter le maillot du RCL…Quelle euphorie le jour où j’y ai signé !

Tu as signé un contrat de 2 ans stagiaire-pro avec le PSG. Tes impressions depuis ton arrivée ?

Lors de mes premiers entraînements, j’ai été très impressionné par le niveau technique des joueurs. Nous avions un bon niveau à l’USBCO, mais alors là…Sincèrement, j’ai eu un peu peur de ne pas avoir le niveau requis ! Mais j’ai travaillé pour m’adapter rapidement. Et puis que dire du staff…Il est immense ! A Boulogne, nous n’avions qu’un entraîneur et un préparateur physique. Pour le kiné et le médecin, il fallait prendre RDV nous-même et se rendre en ville…Ici, tout le monde est aux petits soins pour nous, nous avons tout sur place !

Et le Parc des Princes, qu’en penses-tu ?

Je ne pensais pas que l’ambiance serait si bonne, surtout après toutes les critiques que j’avais pu entendre avant de m’y rendre !

« C’est galère de se faire à manger les soirs »

As-tu eu l’occasion de croiser les pros du PSG ?

Oui, lors d’un entraînement en commun et lors d’une opposition. Quelle joie ! Ils sont impressionnants techniquement. Maxwell…Il est trop propre ! Trop intelligent ! Il lit toutes les trajectoires de balle…

Dorénavant, tu vis dans ton propre appartement, pas trop dure la vie de célibataire ?

Depuis la 5ème, j’ai toujours fréquenté un internat. A Boulogne/Mer, j’étais en internat et je me rendais tous les jours au lycée à Outreau. Cette année, j’ai mon propre appartement. J’avoue que c’est galère pour me faire à manger le soir, mais on se débrouille comme on peut ! (rires) Le midi, je mange au CFA. N’ayant pas encore le permis, c’est Makan (Traoré) qui m’emmène aux entraînements.

Peux-tu présenter le footballeur que tu es pour ceux qui ne t’ont pas encore vu jouer ?

Je suis plutôt rapide et je possède une bonne vision du jeu. Par contre, je dois encore davantage m’imposer dans les duels. Je ne pense pas être mauvais techniquement, mais le niveau ici est si haut que je me dois de m’améliorer encore, surtout mon mauvais pied.

Pour l’heure, tu navigues entre les U19 et la CFA, est-ce facile à gérer ?

 

Honnêtement, cela ne me dérange pas. J’ai davantage joué en U19 car la concurrence avec Alec (Georgen) est quand même rude. Peu importe l’équipe dans laquelle je joue, j’essaye de donner le meilleur de moi-même. Mais quand le coach m’appelle en CFA, je suis forcément content.

« M’imposer au PSG par la suite »

Peut-on affirmé aujourd’hui que ta phase d’adaptation est terminée ?

Oui, oui, même si ce ne fut pas si facile que cela au début. Je suis plutôt quelqu’un de renfermé. Tous mes nouveaux coéquipiers se connaissent depuis de nombreuses années. Chacun a fait l’effort d’aller vers l’autre et avec le temps je suis devenu un Titi !

Quelles sont tes ambitions personnelles ?

Signer au PSG n’est qu’une étape. Il est certain que j’espère gagner une place de titulaire en CFA la saison prochaine et pourquoi pas m’imposer au PSG par la suite…

Tu as des originaires béninoises, as-tu songé à opter pour une sélection plus qu’une autre si ça venait à se présenter à toi ?

Mon choix est fait, ça sera les Bleus ! Je n’ai jamais trop suivi la sélection du Bénin, d’ailleurs je ne m’intéresse très peu aux sélections internationales, sauf lors de l’Euro par exemple. Je porte plus d’intérêt à la L1, la Premier League et la Liga.

Nous allons devoir nous quitter, un mot sur tes études…Tout d’abord félicitations pour l’obtention de ton Baccalauréat, de quoi préparer le futur ?

Merci beaucoup ! J’ai effectivement eu mon BAC Scientifique. Une vraie joie pour mon père qui chaque semaine n’a cessé de me répéter quelle était l’importance des études. Mais le foot est devenu ma priorité. Toutefois, je réfléchis à suivre une formation de langues, afin de donner une suite à ce diplôme. »

Source : Lestitisdupsg.fr

Entretien :  Tchato « je participe à l’évolution du groupe »

Il a enchaîné quinze matches au milieu de terrain sur la première partie de saison, son club, MFM, maintenu in extremis la saison dernière,  est la surprise générale pour cet exercice, ils sont deuxième avec 33 unités à un point du leader, Plateau United, Giscard Tchato (22 ans) s’épanouit à l’Est sans faire du bruit. A la trêve, l’ancien pétrolier du Mogas , dans un échange relaxe au bout du fil  dans la bonne humeur et avec confiance s’est confié à nous en exclusivité. Entretien. 

On nous a raconté que  Gernot Rhor, le sélectionneur du Nigéria a assisté à votre match de la 18e journée contre El Kanemi Warriors à domicile et il s’est renseigné sur vous auprès de votre coach ?

J’ai été surpris aussi quand le staff m’en a parlé. Effectivement le sélectionneur était présent pour superviser Stephen Odey notre attaquant qui est le meilleur buteur du championnat qui fait de très bonnes choses depuis le début de la saison avec déjà 14 buts marqués. Mais à la fin du match il s’est renseigné sur moi et notre coach lui a répondu que j’étais étranger parce qu’il disait que j’étais intéressant comme milieu défensif. C’est toujours flatteur que grands techniciens comme signent des remarques positives sur vous.

Après une première saison d’adaptation, vous vous éclatez cette saison avec MFM en première division nigériane…

J’ai une saison un peu compliquée comparée à cette saison où je m’éclate vraiment. J’ai du temps de jeu, je me sens bien. Je suis à l’aise dans l’équipe, je participe l’évolution du groupe et à nos victoires

Quand on a peu joué sur une saison précédente comme vous, comment on se motive pour revenir en force comme vous actuellement ?

La saison passée n’a pas été facile du tout pour moi mais je travaillais toujours. Je savais que j’avais eu des soucis administratifs liés à ma qualification ca m’a rendu la saison un peu difficile. Mais je me connais mentalement je savais de quoi j’étais capable. J’ai confiance en mes forces. Je continuais de travailler parce que je sais qu’un jour j’aurai ma chance.  Cette saison j’ai redoublé d’effort par la grâce de Dieu tout se passe bien. J’ai du temps de jeu, je  m’exprime bien et je suis important pour l’équipe. Ma motivation c’est le courage et le travail.

« Je suis quand même indispensable »

Vous faites partie des hommes de base l’équipe maintenant, après un maintien difficilement obtenu la saison dernière, actuellement vous premier à une journée de la fin de la première phase du championnat, qu’est ce qui a métamorphosé le club ?

Cette année on avance match après match. Nous avons cru en nous en notre potentiel. Je ne peux pas dire que c’est moi je suis venu changer quelque chose. Mais je suis quand indispensable, une des pièces maitresses. On a accepté souffrir en travaillant et ça paye on espère finir champion par la grâce de Dieu

Si vous devriez comparer la ligue nigériane et la ligue béninoise vous qui avez porté les couleurs de l’As Police et du Mogas avant de quitter le pays…

La différence  c’est qu’au Nigéria les saisons sont régulières  mais au Bénin ce n’est pas le cas. C’est dommage parce que nous avons assez de joueurs capables de faire comme les nigérians par exemple. La grande différence est là. Ici au Nigéria, ils connaissent la valeur de la chose footballistique. Au Bénin on le sait aussi mais nos dirigeants ne veulent pas laisser le ballon rouler et ça ne motive pas les joueurs.

On connait vos qualités de joueurs travailleur et teigneux au milieu mais vous vous êtes signalé cette saison avec un but magnifique dès votre premier match de la saison, d’où avez-vous eu cette inspiration ?

Le jour du match, le matin au campement, j’étais motivé. Et je chambrais mes coéquipiers en leur disant que si je marquais ce soir là on allait danser. Je leur ai montré un pas de danse pour ma célébration au cas où je marquerai. Et ce jour là deux minutes après mon entrée en jeu, le but est arrivé.  Je mets une frappe en dehors de la surface de réparation boooommm !  Une fusée. Et on a célébré avec ma danse. Même quand j’étais sur le banc de touche je me disais que je marquerai.

 

C’était votre premier match d’ailleurs vous aviez manqué le début de saison pour une histoire d’erreur sur le flocage de votre maillot…

Oui oui , j’ai manqué les deux premières journées à cause de ce problème de numéro de maillot.  Parce que lors de la première journée j’étais sur la feuille de match comme titulaire. Après l’échauffement je prends mon maillot et c’est là je me rends compte que sur le short il y a avait le numéro 26 or sur le maillot même c’était le 6 qui était mon véritable numéro. Donc je n’ai pas participé à ce match on a dû faire changer mon flocage.

« Je suis chez moi à Lagos »

Alors parlez nous de la vie à Lagos…

A Lagos, l’ambiance est tranquille.  Je me sens bien, on est solidaire. J’ai mes repères dans la ville aussi. Je me dis que je suis chez moi aussi.

MFM (Mountain of Fire and Miracle) , est un club qui appartient à une église est ce qu’on sent le caractère religieux du club dans votre vie quotidienne ?

Notre force c’est la prière aussi et Dieu  nous aide. Nous avons des pasteurs autour de l’équipe et entre nous les joueurs ont pris beaucoup.

Cela veut dire que vous avez match  vous priez à fond ?

Pas seulement pour nos matches à domicile même pour nos matches à l’extérieur, on a un pasteur spécial qui nous suit partout pour la prière. Le jour du match on prie les matins, même quand on n’a pas match en semaine on prie. C’est aussi cela une de nos forces c’est la prière. Parce que quiconque croit en Dieu n’est jamais déçu.

Il parait que votre stade, Aguégué Stadium il parait que c’est une grosse ambiance…

Quand on joue à domicile on a le soutien des supporters de nos fans.  Il y a de l’ambiance, il y a du monde au stade, c’est rempli. Avec des cris et des chants, ça nous motivent plus pour nous donner à fond et gagner  les matches. Et à tous les matches c’est comme ça.

Vous avez disputé la Can Junior Algérie 2013 avec la sélection béninoise ainsi quelques convocations chez les A en 2014 sous Ollé-Nicolle, vous pensez à la sélection A maintenant ?

Ça fait quand même un bon moment que je ne suis plus appelé en sélection.  Je ne me décourage pas. Je travaille dans l’espoir d’y arriver.  Mais je sais ce c’est possible. Je suis positif. Et si je suis régulier en club ça viendra forcément qu’on me donnera ma chance.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Entretien : Poté  « à Chypre c’était l’une de mes plus belles années»

Soulier d’or béninois pour la deuxième année consécutive lors des Bjfoot Awards, Michael Poté nous accordé un entretien exclusif. Auteur d’un doublé, le week-end dernier avec l’Adana Demirspor en deuxième division turque, l’attaquant international  béninois  s’est ouvert à nous sur sa situation, en club, ses choix de carrière, son académie et les Ecureuils. Entretien.

Vous avez fêté la conservation  votre « soulier d’or » béninois  lors de l’annonce des vainqueurs des Bjfoot Awards cette semaine  avec un doublé…

Ouais ça fait toujours plaisir d’avoir un titre.  Après ça s’est bien passé ce week-end, je suis un peu dans la continuité de l’année dernière. Je continue. Le club me fait confiance. Je suis passé capitaine cette année. Je continue à travailler sereinement et à être le plus efficace possible.

Avec dix buts en vingt journées, vous faites une saison plus difficile que la précédente ?

Dire que je fais une saison plus difficile que l’année dernière ? Oui. Après au niveau statistique certes en vingt journées j’ai joué seize ou dix-sept (ndlr : dix-huit exactement)  avec dix buts donc le ratio  est intéressant. Sinon en termes d’équipe, on a fait six mois un peu compliqués. Malgré un classement en milieu de tableau, on est l’équipe qui a le moins perdu avec beaucoup de matches nuls (Ndlr : 11 nuls )  en poche.  En ce qui me concerne statistiquement, je reste sur  trente-deux ou trente-trois buts en deux saisons, je continue, je ne vais pas m’arrêter là. Donc c’est intéressant, c’est satisfaisant.

L’Adana Demirspor a lutté pour la promotion la saison écoulée mais cette saison vous êtes 8e  en milieu de tableau, l’échec de la saison dernière pèse-t-il encore dans vos têtes ?

Au niveau de la direction peut-être mais au niveau des joueurs, non. Parce que la plus part des joueurs sont partis. Ça été un changement total.  A part la direction qui est toujours la même. Après c’est toujours compliqué de bisser une saison qui se passe pour le mieux. On a fait six mois compliqués avec un effectif chamboulé. Mais là on a fait des recrues intéressantes et ils ont stabilisé un joueur à toutes les lignes et ça a étoffé un peu le groupe. Les recrues ont comblé ce qui nous manquait.

Qu’est ce qu’il vous manque collectivement pour davantage faire la différence ?

Offensivement on était un peu limité. On était un peu dépendant à ce que je fasse des exploits mais c’est  comme on dit je ne peux pas prendre le ballon et dribler tout le monde. C’était un peu compliqué. Maintenant il y a eu des apports offensifs qui  non seulement ça me soulage un peu, ça donne un peu plus de solutions à l’équipe. Parce que quand on jouait contre nous, c’était assez basique parce que les défenseurs étaient focalisés sur moi et on n’avait pas cette deuxième solution pour se servir de moi pour être efficace. C’est ce qui nous a fait un  peu défaut ces six premiers mois. Comme j’ai dis avec les recrues c’est beaucoup plus intéressant.

« Le club ne m’a pas trop laissé le choix »

Vous avez prolongé votre contrat l’été dernier, vous pensez à un départ au cas où  Demirspor n’arrivera pas à monter en fin de saison ?

En ce qui concerne mon contrat il y a eu un malentendu. Je n’ai pas prolongé. J’ai décidé de rester, pas que j’ai décidé c’est que le club ne m’a pas trop laissé le choix aussi. J’avais de fortes demandes mais le club demandait beaucoup et il me restait encore un an de contrat. Donc cette année je serai en fin de contrat donc je verrai à la fin de la saison ce que je ferai. Dieu merci j’ai encore des clubs intéressants qui s’intéressent à moi que ce soit en Turquie ou à l’étranger. Donc j’attends jusqu’à la fin de saison ce qui peut se passer. Tout  est encore possible donc je ne me prends trop la tête par rapport à ça. Certes, la proposition a été faite mais je n’ai pas prolongé et je suis en fin de contrat.

En sélection vous avez manqué le wagon de la Can 2017 in extremis, avec du recul comment analysez-vous cette situation ?

On a loupé la Can. Franchement ça été une grosse déception. Surtout que c’était à notre portée, Dieu en a voulu autrement. Ce n’est que partie remise. On aura l’occasion de se rattraper.  De voir les autres équipes jouer à la Can sachant qu’on était tout proche  ça faisait bizarre. Ça fait partie des choses qui se passent dans une carrière dans le football. Il faut se servir de ça pour essayer d’être plus fort les prochaines fois.

En club vous êtes utilisé dans l’axe de l’attaque en sélection un peu moins, c’est un repositionnement que vous vivez un peu mal et qui déteint sur votre efficacité avec les Ecureuils ?

Vous avez tout dit dans la question. C’est sûr que j’ai joué sur le côté comme on dit pour dépanner.  Les statistiques ne m’intéressent pas en équipe nationale  sinon je n’aurai jamais accepté de jouer sur le côté. Mais je le fais parce que je sais que je peux aider  et c’est aussi par un défaut d’effectif et je savais que je pouvais apporter ma pierre à l’édifice à ce poste et à ce moment  là. Maintenant on a beaucoup plus de choix. En ce qui me concerne mon poste de prédilection c’est attaquant de pointe je l’ai toujours été.  En club j’ai joué sur le côté mais c’était pareil mais arrivé à un moment chasser le naturel il revient aux galops.  Quand on a une certaine caractéristique, une certaine capacité qui se dégage plus l’autre. Il faut savoir s’en servir à bon escient. Mes caractéristiques, je suis un joueur de profondeur de surface, un joueur d’axe. Après au niveau de l’efficacité  de l’équipe nationale si je regarde mes statistiques, ça peut paraître étrange mais ça ne me touche pas trop donc les gens savent pourquoi c’est ainsi. Si demain  le sélectionneur me rappelle et me dis de jouer latéral droit ou autre, décide que je peux apporter à ce poste,  je le ferai sans hésiter.

A 32 ans comment envisagez-vous votre avenir avec les Ecureuils, vous avez pensé à arrêter après Bamako ?

Je suis toujours sélectionnable, je suis toujours performant  en club. Tant que je le serai, tant que la sélection aura besoin de moi je serai présent.  Je suis en bonne santé. Si je dois arrêter ce ne sera certainement pas après un échec, ce n’est pas dans ma mentalité. Tant qu’on m’appellera je répondrai présent ça c’est clair et net.

« Mon académie c’est ma fierté »

Après une expérience pas très heureuse à Nice en Ligue 1, vous avez fait votre trou en Allemagne, en Chypre puis en Turquie, comment expliquez-vous cette réussite dans les championnats étrangers à celui où vous avez été formé ?

Le foot c’est une question de trajectoire. Quand j’étais à Nice il me restait encore un an de contrat.  Je me rappelle à l’époque Eric Roy (le directeur sportif)  m’a dit que je ne sais pas si  tu joueras cette année etc. c’est à toi de voir. J’aurai pu rester et finir mon année. J’ai décidé de voire autre chose. Je voulais vraiment changer et puis j’ai eu l’opportunité d’aller en Allemagne. C’est un championnat qui m’attirait. Aussi  j’ai eu un parcours atypique, je suis venu un peu tard dans le foot. J’ai été formé certes en France mais j’intègre le centre de formation à seize ans contrairement à d’autres. A seize ans il y avait une certaine base que je n’avais pas. Donc à ce moment je n’étais pas si spécialement prêt pour évoluer et être performant tout de suite en Ligue 1. J’ai été prêté en Ligue 2   au Mans. ça m’a vraiment fait du bien je suis revenu avec d’autres intentions  même si on avait un groupe  assez relevé avec beaucoup d’internationaux notamment David Ospina , Loic Rémy. Ce n’était pas évident pour moi aussi, venant de la deuxième division. C’est un choix de carrière. Je ne vais pas dire que je n’aurai pas pu réussir en France, je pense que j’ai fais mon petit trou.  Même si ce n’était pas forcement en première division, le peu de matches que j’ai fais j’ai marqué deux buts. J’ai fais deux trois prestations intéressantes. A  l’étranger en Allemagne ça m’a plu, en Chypre ? je n’aurai pu jamais penser que j’aurai joué là-bas. Mais c’était une de mes plus belles années. Parce que  j’ai joué la coupe d’Europe, j’ai joué contre le Dinamo Moscou, contre des joueurs comme Mathieu Valbuena , William Vainqueur. C’était  vraiment une  bonne expérience. Ça m’a plu de jouer aussi  au haut niveau . C’est une question de trajectoire, on ne choisit pas forcement sa destinée. Seul Dieu sait. Je suis content du petit bout de carrière que j’ai effectué.

Aujourd’hui Nice fait une saison incroyable en Ligue 1, vous suivez toujours  le club ou vos amis qui sont restés ?

Je suis encore en contact avec le staff niçois. Je les suis et les félicitent. En même temps je ne suis pas étonné. Quand je suis  parti, le président Rivière venait d’arriver. J’ai vu quelqu’un de vraiment ambitieux. Et même quand je suis parti en Allemagne, le directeur sportif  avait dit qu’il «  regrettait » de ne m’avoir pas conservé pour avoir au moins essayé. Parce qu’ils avaient vu ce que j’avais fait par la suite et ça leur avait fait plaisir. Vraiment j’ai quitté de bonnes personnes. C’est pour ça que je ne suis pas trop étonné de ce qu’ils font. Je pense que c’est un club qui a beaucoup d’avenir.

Depuis quelques années vous avez mis en place une académie qui porte le nom de votre paternel à Cotonou, racontez-nous l’histoire l’Académie Poté Joseph…

C’est une  petite fierté. Depuis mon plus jeune âge j’ai toujours voulu être en place. J’ai toujours été attiré parce que ce qui est formation, encadrement des jeunes. Quand je suis arrivé au  Bénin j’ai vu qu’il y avait quelque chose à faire. Pour faire ça il faut être passionné, ça demande  du temps. On a plus de quarante gamins, onze employés qui travaillent etc.  C’est toute une chaîne ce n’est pas quelque chose qui est fait comme ça. Mais c’est un plaisir c’est un kiff et une fierté aussi.  On n’a d’excellents joueurs. Il y a beaucoup de joueurs qu’on a repéré qui jouaient dans les rues, qui étaient dans des conditions un peu plus difficiles. On a voulu leur donner un coup de main. Je dis bien « on » parce que c’est vraiment un travail d’équipe. Je suis content de ce que ce que l’APJ est et sera. Donner la chance à des gamins qui ont un potentiel, on leur tend la main. On essaye d’amener des conditions tout en ayant une ligne de conduite, une humilité. Ce n’est pas parce qu’ils sont déjà dans l’académie que ça veut dire qu’ils vont réussir. En premier lieu on essaye de faire d’eux des hommes. Et ça marche même au niveau scolaire on a de très bons résultats, et au niveau du football ça suit aussi.  Tout doucement ça prend forme. On a des projets, c’est notre avenir, c’est l’avenir du Bénin aussi. C’est des jeunes qui demain nous remplaceront et j’espère que ça portera ces fruits. Quoiqu’il arrive on est fier de ce qu’on a déjà produit.

Enfin vous avez suivi la Can 2017, si vous devez jetez un regard sur la compétition ?

J’ai beaucoup aimé le Cameroun. Bravo. Je pense qu’avec l’effectif avec lequel ils ont participé à cette Can, pas beaucoup de gens auraient parié sur eux.  Comme quoi le plus important dans le foot c’est le collectif, ça reflète ça. Ce qu’ils avaient ce n’était pas des individualités mais un collectif. C’est ce qui a payé. C’est une bonne leçon pour le foot africain et en général. Le collectif paiera toujours. J’espère que nous aussi on pourra participer à la prochaine Can , on a un effectif qui n’est pas mal avec un mix de joueurs d’expérience et une nouvelle génération qui arrivent donc on a toutes les armes maintenant en espérant que tout suive.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Gbaguidi « ils me comparent à David Silva»

Il vit sa première expérience hors des frontièrs  béninoises,  au Gabon , nous avons rencontré,  le nouveau milieu offensif de l’Us Bitam, actuel 7e du championnat gabonais après  sept journées, Pacifique Gbaguidi  (19 ans) s’est confié à nous. L’ancien pétrolier du Mogas , nous parle de son adaptation, ses ambitions et sa nouvelle famille.

 

Après environ deux mois à l’Us Bitam, la vie est belle …

Mes premières semaines étaient difficiles, au fil du temps je me suis d’abord acclimaté ensuite  je me suis habitué à la manière de jouer de l’équipe. Je joue souvent dans un milieu à trois dans notre 4-3-3 habituel et j’arrive à me projeter. Je suis bien à l’aise maintenant.

Sur le terrain on connait votre qualité technique, vous êtes  utilisé sur le côté ou dans l’axe ?

J’aime jouer en milieu de terrain, en  meneur. C’est mon poste de prédilection où j’ai été formé. Mais quand je suis amené à jouer sur le côté je m’adapte et je mets mon intelligence en jeu pour être au service de l’équipe.

En termes de philosophie  quelle est la différence avec ce que vous avez connu précédemment au Bénin ?

La première différence c’est que le championnat gabonais est un plus médiatisé que celui du Bénin. Il y a plus d’infrastructures également.  On s’entraîne différemment c’est un peu plus professionnel. Les styles de jeu sont différents. Ici on pratique un football où la projection rapide vers l’avant est prioritaire ce que je ne voyais pas au Bénin.

Vous comptez déjà une passe décisive en deux matches joués alors quels sont vos objectifs avec Bitam cette saison ?

C’est difficile de se fixer une barre, je n’aime pas avoir de limites. Mon but c’est d’amener mon club à gagner quelque chose cette saison, le championnat ou la coupe.  C’est un club qui joue le haut de tableau. Personnellement être le plus décisif possibles avec des dernières passes et des buts aussi.

On  vous  compare à  David Silva ?

Je pense que c’est à cause de ma manière de jouer.  Quand je suis arrivé à Bitam après mon premier match, je me souviens mes coéquipiers m’ont surnommé David Silva parce qu’ils me disent qu’on a un style de jeu similaire avec mon pied gauche.  Ça fait toujours plaisir d’être comparé à des stars (rires)

Qui est votre modèle ?

Lionel Messi. Il une grande intelligence et je pense qu’il a tout, il sait tout faire et il a un pied gauche  comme moi. C’est mon modèle.

Vous avez connu toutes les catégories de jeunes en sélections nationales avec les Ecureuils, le prochain objectif c’est l’équipe A…

Je dirai oui parce que tout footballeur j’aimerai défendre les couleurs de mon pays chez les séniors. Qui ne voudrait pas disputer une Can avec son pays ?  J’en rêve déjà de jouer les qualifications serait un premier pas.

En parlant justement de Can, vous avez eu la chance de vivre cette compétition ici au Gabon, vous avez même vu des matches au stade, comment avez-vous vécu ce tournoi ?

C’est fantastique de voir de grands professionnels jouer, Jordan, André Ayew , Mubarak Wakaso, ça fait rêver, ça donne envie. C’est là qu’on voit que notre métier est un grand métier de voir tout un peuple derrière  23 joueurs. J’ai eu la chance de voir les congolais et les ghanéens et je pense qu’on peut faire comme eux si on se donne les moyens.

Il y a quelques années vous étiez suivi par les recruteurs du Havre, vous avez toujours eu des contacts à l’étranger ?

Oui ! Le Havre avait coché mon profil après les qualifications avec les cadets.  Ensuite la piste s’est refroidie. C’est le foot. Récemment j’ai eu pas mal de contacts en Afrique de l’Ouest comme en Europe avant de signer au Gabon. C’est un milieu difficile, il faut être prêt quand les opportunités se présentent.

A Libreville, Géraud Viwami

 

 

 

 

 

 

Can 2017-Cameroun: Njie «le fruit de notre travail»

Après le sacre du Cameroun, hier soir devant l’Egypte, Clinton Njie, l’attaquant de Marseille, remplaçant, s’est exprimé à notre micro. Extraits.

Clinton Njie  , Attaquant, Cameroun

« je n’ai même pas les mots pour exprimer cette fois qu’on ressent aujourd’hui. c’est quelque chose de grand. On a réussi à soulever ce trophée on est très fier de nous. Je remercie nos supporters pour les encouragements. On sait que ça n’a pas été facile depuis le début mais ils ont été derrière nous, c’est cela qui nous a aussi poussé à aller chercher cette victoire. C’est vrai qu’on a eu du mal à rentrer dans la première période , on a su rebondir en deuxième mi-temps. A la pause, le coach nous a demandé d’aller chercher les égyptiens plus haut et de bien utiliser le ballon à la récupération. Je suis très heureux ce soir même sans avoir joué. On a été un groupe et c’est avec le travail qu’on a abouti, c’est le fruit de notre travail»
A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017-Cameroun : Moukandjo « personne n’aurait misé un centime sur nous »

Avant la finale face à l’Egypte, demain soir à Libreville, le capitaine des Lions Indomptables du Cameroun , Benjamin Moukandjo s’est longuement confié en conférence de presse. Extraits.

Benjamin Moukandjo , attaquant  – capitaine du Cameroun

Sur les objectifs

Déjà se qualifier pour les quarts c’était un objectif qu’on s’était fixé à court terme. On s’est donné les moyens pour se qualifier. Quand on est footballeur, sportif de haut niveau , il faut toujours avoir de l’ambition. Une fois qu’on a atteint ce premier objectif, on s’est dit qu’il fallait passer ce quart. On prend les matches les uns après les autres. On ne va pas regarder plus loin que là où nous sommes. Maintenant nous somme en finale et quand on arrive à cette étape on a envie de gagner, l’adversaire aussi. Malheureusement demain au terme de ce match, il y aura une équipe qui sera heureuse et l’autre déçu. Mais quand on regarde notre parcours c’est déjà bien ce qu’on a fait. Je pense que dans cette salle personne n’aurait mis un centime sur nous et c’est bien dommage parce qu’elle aurait gagné

 

Sur le parcours et le foot africain

« Avant d’arriver en finale il y a des étapes à franchir. Ces étapes là se préparent, on s’est préparé pour arriver là.  On n’est pas tombé du ciel pour se retrouver en finale. Il y a un coach qui est arrivé et qui a une philosophie, nous les joueurs on adhère à son discours. Nous on savait qu’en venant ici on avait l’image de notre football au Cameroun à redresser. Il ne faut pas avoir peur de le dire, il y avait un désamour complet entre les joueurs et les supporters. Donc c’était important pour nous de montrer  d’autres visages. Au fur et à mesure qu’on avançait dans la compétition l’objectif on le revoyait à la hausse. Nous sommes en finale.  Ça n’a pas été simple. C’est un groupe qui vis bien c’est un état d’esprit. On est tous ensemble on est unis. Maintenant quand on arrive en finale on a envie de jouer pour gagner cette finale. Le football africain a toujours été une fête énorme. Bien que la Can se joue au mois de janvier en plein championnat, pour moi c’est important d’être là, de représenter nos pays. Le football c’est un sport qui rassemble. On essaye de profiter au maximum. Vivre ses moments intenses de bonheurs. C’est une grosse fierté d’être d’autant plus que de participer à une finale »

Sur le peuple camerounais

« C’est vrai qu’en ce moment dans notre pays il y a de petits troubles. Mais nous on essaye de jouer au foot, procurer du plaisir aux gens et je pense que  pendant toute cette campagne, ces gens là on prit du plaisir. Ils ont partagé avec nous même s’ils étaient loin. On souhaite que les tensions s’apaisent. Nous essaye de procréer du plaisir en espérant que tout rentre dans l’ordre. On espère que demain tout le pays sera uni pour nous pousser vers la victoire. »

Sur l’état d’esprit et l’adversaire

« Quand le coach est arrivé, ça été le maître mot, c’était retrouver une équipe avec un état d’esprit conquérant. Une équipe qui devait montrer qu’elle pouvait vivre ensemble. Ça fait un peu plus d’un mois que nous sommes ensemble. On n’a montré qu’on n’était pas seulement une équipe mais une famille. En ce qui concerne l’Egypte, on ne peut pas choisir ses adversaires. On fait avec ce qui est là. Maintenant il y  a une histoire entre l’Egypte et le Cameroun. Depuis le début de cette compétition on a brisé quelques signes indiens. Donc on va essayer d’en briser un autre demain c’est notre objectif. »

A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017- Cameroun : Broos « « Avant d’arriver au Cameroun j’avais déjà mon projet dans ma tête »

Hugo Bross , le sélectionneur belge du Cameroun s’est exprimé à la veille de sa première finale de Can face à l’Egypte. Il a parlé des atouts de son équipe et sa philosophie.

Hugo Broos , coach du Cameroun 

Sur la condition physique

« Avant la Can, on été quelques jours en Guinée Equatoriale, on a très bien travaillé. On a bien dosé les choses, on ne l’a pas fait comme ça. On a  fait un programme avec le préparateur physique  jusqu’au bout. Aujourd’hui vous voyez que sur le plan physique le Cameroun est très bon. Mais ce n’est pas notre seul atout on en a d’autres. On en aura besoin demain dans le match contre l’Egypte »

Sur les joueurs qui ont refusé la Can

« Si dans quelques mois on aura un match rien ne dit que ce seront les mêmes, peut-être mais tu peux avoir des joueurs qui sont blessés mais c’est difficile à dire. De l’autre côté j’ai toujours dit, les joueurs qui ne sont là, ils ne sont pas là on a fait avec ceux qui sont là. C’est très  important mais la porte reste toujours ouverte pour eux. C’est évident. Mais l’initiative doit venir d’eux, j’ai assez pris d’initiatives ces mois précédents, maintenant c’est à eux de décider s’ils veulent revenir. Mais s’ils reviennent ce sera définitif. Ce ne sera pas parce que ce match là je veux le jouer et dans deux mois non parce que j’ai des choses importantes avec mon club. Non. Tu viens ou tu ne viens pas. Du moment où ils décident de venir il n’y a aucun problème. »

Sur sa philosophie

« Avant d’arriver au Cameroun j’avais déjà mon projet dans ma tête. J’avais entendu des rumeurs à propos du pays. Dès que j’ai commencé pour moi c’était clair j’avais deux choix : ou tu fais ce que les coachs avant moi on fait,  tu ne réussis pas et tu démissionnes ou tu fais ce que as dans ta tête ce que j’ai fais, ça ne va pas, tu peux aussi démissionner. Alors, c’est mieux de démissionner avec tes propres idées qu’avec les idées des autres et ça a toujours été mon moteur dès le début. Je le fais à ma manière si ça ne réussis pas tant pis pour moi. Mais aujourd’hui je peux dire que ça a réussi. »

A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017- Egypte : Cuper «  J’ai confiance en  notre style de jeu »

A la veille de finale qui opposera, demain à Libreville, son équipe au Cameroun, le sélectionneur de l’Egypte Hector Cuper s’est exprimé en conférence de presse. Morceaux choisis.

Hector Cuper , coach Egyptien

Sur l’équipe du Cameroun  et le match

« Le Cameroun est une équipe très forte, très collective et qui a déployé une excellente technique, qui a beaucoup de joueurs talentueux. Nous les avons regardés jouer et je pense qu’il y a d’ailleurs des similarités entre nos deux équipes. Mais chaque équipe à ses spécificités. Le problème avec notre équipe c’est que nous avons beaucoup de blessés, nos joueurs éprouvent également beaucoup de fatigue parce que nous avons joué avec peu de jours d’intervalles entre les matches. La décision dans  ce match va se jouer à l’envie et l’équipe qui sera là plus prête, explorer ses opportunités. Nous ne pouvons donc pas prédire avec exactitude qui va contrôler le match. Nous avons encore le temps de penser à la stratégie que nous allons adopter. Je pense que ce sera un match très difficile. Nous avons espoir que la stratégie que nous allons mettre en place nous sera utile pour gagner »

Sur sa tactique

«j’ai une confiance totale en notre système de jeu, je crois à notre style de jeu. Demain ce sera un match difficile, nous avons besoin de nous améliorer sur un certains nombres d’aspects que je ne vais pas dire ici. Mais je pense quand même qu’il y a certains aspects sur lesquelles nous avons besoin de changer et nous améliorer. Vous savez il est difficile de changer complètement  de système. On ne va pas tout changer du jour au lendemain mais nous avons quand même travaillé. Le plus important c’est le résultat et c’est la seule stratégie qui comptera demain. »

A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017-Egypte : El Haddary «  On a revu nos objectifs à la hausse »

Capitaine et héros de l’Egypte en  demi-finale , le gardien egyptien Essam El Haddary s’est aussi exprimé très brièvement en conférence de presse de veille de la finale contre le  Cameroun.

Essam El haddary , gardien – capitaine Egyptien

«Après avoir manque les trois dernières éditions aujourd’hui nous sommes en finale mais pour notre retour nous avions à cœur de faire très bonne impression même si nous n’étions pas sûrs d’arriver en finale nous avions de bien y figurer. Petit à petit nous avons revu nos objectifs  à la hausse. Maintenant nous sommes en finale  le seul objectif que nous avons c’est de remporter. Tout au long de la compétition nous avons respecté tous nos adversaires, pas un adversaire en particulier.»

A Libreville, Géraud Viwami

 

Troyes : Tinhan « il faut penser à ce que l’on fera à 34 ou 35 ans. »

À 27 ans, Jonathan Tinhan est un footballeur-étudiant, un cas rare dans le milieu du football professionnel. L’attaquant de Troyes, qui a rejoint l’Aube cet hiver en provenance d’Amiens, prépare les examens de mars, pour décrocher une licence en management du web. Un emploi du temps chargé qu’il s’efforce de respecter, entre ses obligations de footeux et ses heures à réviser à la BU plutôt que dans son canapé. Le franco-béninois a accordé un entretien à nos confrères de SoFoot.com

Alors, on prépare ses partiels ?

Oui. C’est pour le mois de mars. J’espère valider mon bachelor marketing, spécialité management du web. Comme j’ai changé de club et que j’ai dû emménager, j’ai perdu un petit peu de temps. Mais ça va, j’arrive à bosser. Au moins deux heures par jour. Surtout en début de semaine, car ensuite, on joue le vendredi le plus souvent. Et quand nous sommes en déplacement, ce n’est pas évident. Et s’il le faut, je travaille aussi un peu le week-end. Mais comme je fais quelque chose que j’aime, je suis motivé.

 

Cela doit demander une certaine organisation…

Ce que j’évite de faire, c’est de travailler chez moi. Trop de tentations ! Donc, je préfère me rendre à la bibliothèque universitaire, où là, au moins, je suis certain de ne pas me laisser distraire. Quand je travaille le week-end, j’avoue que c’est un peu difficile, surtout après avoir joué le vendredi. Il y a la fatigue de la semaine : les entraînements, le match… Mais je n’ai pas le choix, si je veux valider ma licence. Si j’obtiens mon diplôme, ce sera plus tranquille ensuite.

 

Que ferez-vous ?

Je devrai suivre des formations pour la pratique. Ce qui est intéressant, c’est que l’ESTAC est partenaire de l’Université. Donc, cela devrait faciliter les choses. Et ensuite, je passerai sans doute un Master.

 

Pourquoi avoir choisi de vous tourner vers le webmarketing ?

Je voulais m’orienter vers un domaine porteur, en perpétuelle évolution. « Quand je jouais à Amiens, comme je devais faire un stage, j’ai demandé si je pouvais le faire au club. On m’a répondu favorablement et j’ai pu créer les comptes Facebook, Twitter et Instagram, et aussi les alimenter. » L’UNFP m’a au passage donné un sérieux coup de main en me proposant de m’orienter vers ce secteur. Les réseaux sociaux m’intéressent beaucoup. Et la création de sites internet également. Quand je jouais à Amiens, comme je devais faire un stage, j’ai demandé si je pouvais le faire au club. On m’a répondu favorablement et j’ai pu créer les comptes Facebook, Twitter et Instagram, et aussi les alimenter. J’aime beaucoup l’interaction avec les supporters, dans les bons moments comme dans les moments plus difficiles. Amiens m’a toujours soutenu dans mon souhait de reprendre mes études.

 

Poursuivre ses études tout en étant sportif de haut niveau, cela reste rare. Pourquoi avoir effectué ce choix ?

J’ai eu un bac S. Mais dans mon esprit, l’après-carrière était une chose à ne pas négliger. « Une carrière de footballeur est courte, aléatoire, et elle peut s’arrêter à n’importe quel moment. À moins de gagner beaucoup d’argent, il faut penser à ce que l’on fera à 34 ou 35 ans. » Une carrière de footballeur est courte, aléatoire, et elle peut s’arrêter à n’importe quel moment. À moins de gagner beaucoup d’argent, il faut penser à ce que l’on fera à 34 ou 35 ans. Après le bac, j’ai passé un DUT gestion des entreprises. Mais cela ne me plaisait pas trop, et j’ai arrêté au bout de six mois. Puis je me suis inscrit en DUT technique de commercialisation, et j’ai validé ma première année. Mais comme je suis passé professionnel ensuite, à Grenoble, je ne suis pas allé plus loin.

 

La suite, ça ne se fera donc pas dans le milieu du foot ?

Non. Je ne m’imagine déjà pas jouer jusqu’à 34 ou 35 ans. Je n’irai pas au bout du bout… A un moment, je crois que je vais saturer. Pas forcément physiquement, mais plutôt mentalement. J’adore le foot, mais je n’ai pas envie d’y passer ma vie. J’ai failli arrêter, après mon départ de Montpellier, puis après avoir quitté le Red Star. J’ai envie de découvrir le monde de l’entreprise. La plupart de mes amis ne sont pas dans le milieu du foot. Je ne dis pas que le monde de l’entreprise est mieux que celui du foot, que tout y est rose, mais j’ai l’objectif de le connaître. Je me suis lancé dans des études à priori porteuses, qui devraient m’ouvrir des portes.

Vous êtes un des étudiants les plus riches de France…

(Rires) Peut-être, oui. Je suis dans une position confortable, c’est évident. Je gagne très bien ma vie et je fais parallèlement des études. Je côtoie des personnes qui doivent travailler à côté de leurs études, et pour qui ce n’est pas facile…

 

Comment êtes-vous perçu par vos coéquipiers ?

Comme il y a assez peu de joueurs à mener de front une carrière de footballeur professionnel et des études supérieures, ils sont parfois un peu surpris. Ils se demandent comment que m’organise. Mais on me pose des questions sur ce que je fais, pourquoi, avec quels objectifs. C’est intéressant d’avoir des échanges avec eux. Je leur explique que c’est important de penser à la suite. Mais ce n’est pas toujours évident de de poser la question. On joue, on gagne bien sa vie, et je peux comprendre qu’il ne soit pas toujours évident de se projeter vers l’avenir…

Source : Sofoot.com

Can 2017-Egypte : Ibrahim Salah «ramener le trophée au pays»

Titulaire ce soir au milieu en l’absence d’Elneny, l’Egyptien, Ibrahim Salah s’est exprimé très brièvement à la fin du succès face au Burkina Faso.

Ibrahim Salah, milieu Égypte 
« je suis très content qu’on soit qualifié. maintenant on espère ramener le trophée au pays. ce soir le Burkina Faso est une bonne équipe, très forte. Toutes les équipes sont venues au Gabon pour gagner et ce sera pour nous si Dieu le veut»
A Libreville Géraud Viwami

Can 2017- Burkina Faso : Malo «On méritait mieux»

Remplaçant ce soir contre l’Egypte, Patrick Malo s’est confié à nous après l’élimination du Burkina Faso. Le défenseur des Étalons était partagé entre un sentiment de fierté des siens et la déception.

Patrick Malo, défenseur Burkinabé
«ce soir dans le jeu on était au dessus. c’est vrai que l’Egypte c’est une grande nation mais à partir de cet instant, ils peuvent placer le Burkina Faso là où il faut. Nous étions un peu mis au placard après avoir demontré notre football face à une si grande équipe qui était en difficulté sur tous les plans. On peut attendre le Burkina Faso dans les années à venir. Aujourd’hui on ne va pas trop s’attarder sur le choix des joueurs qui ont tirés. C’est Dieu qui en a décidé autrement, c’est vrai qu’on méritait mieux. ça aurait pu être l’Egypte mais aujourd’hui c’était nous. on a de l’espoir pour l’avenir et on va aller chercher cette troisième place»
A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017: Benatia « on a tout donné»

Le défenseur de la Juventus, Medhi Benatia n’a pas caché sa déception après la cruelle éliminations des Lions de l’Atlas face aux Pharaons. Le capitaine marocain a aussi jeté un regard sur l’avenir.
Mehdi Benatia, défenseur-capitaine du Maroc
sur l’effectif
« on n’a un groupe très jeune , par rapport à nos capacités, personne n’a triché on n’a tout donné. on avait envie de mettre ce but, on aurait pu se contenter de rester derrière. de jouer comme en première mi-temps, pas beaucoup jouer mais défendre. On avait envie d’être ambitieux, on avait l’impression qu’on pouvait marquer. On n’a été les inquiéter, regarder la barre , les centres qui passent à deux trois mètres du but. on a eu les occasions malheureusement on n’a pas concrétisé. Tout le monde a fait un grand travail et c’est ce qu’il faut retenir. prendre un but sur coup de pied arrêté bien sûr que c’est rageant mais je peux vous dire qu’on a beaucoup appris en tous cas.»

message aux supporters
«leur dire qu’on est déçu de sortir en quart de finale , même si il y a deux mois on nous aurait dis ça , on aurait été content de faire ça. mais dans la compétition on a vu qu’on pouvait rêver mieux , il y a eu une réelle ambition dans ce groupe d’aller en finale. Le coach nous a dit depuis le début ne vous inquiétez pas , vous avez les capacités pour aller loin. Personne ne nous attendait là. lui il a cru en nous et on a cru ce qu’on pouvait faire. on est resté soudé. Aujourd’hui on ne passe pas mais ça se joue à pas grand chose. On est déçu pour nos supporters, on aurait aimé les voir faire la fête. on est loin un peu de tout mais on a tous vu les vidéos des familles, sur les téléphones entrain de voir les marocains faire la fête c’était magnifique. on joue pour le football aussi pour des moments comme ça. malheureusement on avait envie de répéter ça. On est éliminé c’est dur. »
sur le scénario
«ça s’est joué sur un coup de pied arrêté comme j’ai dis. c’était un match fermé. En seconde période c’était plus débridé on a eu des occasions de part et d’autre. Après il faut dire que le terrain facilitait pas pour jouer. Mais le plus important on a l’impression qu’on a tout donné c’est un sentiment qui fait plaisir »
A Port – Gentil, Géraud Viwami