Entretien : Poté  « à Chypre c’était l’une de mes plus belles années»

Soulier d’or béninois pour la deuxième année consécutive lors des Bjfoot Awards, Michael Poté nous accordé un entretien exclusif. Auteur d’un doublé, le week-end dernier avec l’Adana Demirspor en deuxième division turque, l’attaquant international  béninois  s’est ouvert à nous sur sa situation, en club, ses choix de carrière, son académie et les Ecureuils. Entretien.

Vous avez fêté la conservation  votre « soulier d’or » béninois  lors de l’annonce des vainqueurs des Bjfoot Awards cette semaine  avec un doublé…

Ouais ça fait toujours plaisir d’avoir un titre.  Après ça s’est bien passé ce week-end, je suis un peu dans la continuité de l’année dernière. Je continue. Le club me fait confiance. Je suis passé capitaine cette année. Je continue à travailler sereinement et à être le plus efficace possible.

Avec dix buts en vingt journées, vous faites une saison plus difficile que la précédente ?

Dire que je fais une saison plus difficile que l’année dernière ? Oui. Après au niveau statistique certes en vingt journées j’ai joué seize ou dix-sept (ndlr : dix-huit exactement)  avec dix buts donc le ratio  est intéressant. Sinon en termes d’équipe, on a fait six mois un peu compliqués. Malgré un classement en milieu de tableau, on est l’équipe qui a le moins perdu avec beaucoup de matches nuls (Ndlr : 11 nuls )  en poche.  En ce qui me concerne statistiquement, je reste sur  trente-deux ou trente-trois buts en deux saisons, je continue, je ne vais pas m’arrêter là. Donc c’est intéressant, c’est satisfaisant.

L’Adana Demirspor a lutté pour la promotion la saison écoulée mais cette saison vous êtes 8e  en milieu de tableau, l’échec de la saison dernière pèse-t-il encore dans vos têtes ?

Au niveau de la direction peut-être mais au niveau des joueurs, non. Parce que la plus part des joueurs sont partis. Ça été un changement total.  A part la direction qui est toujours la même. Après c’est toujours compliqué de bisser une saison qui se passe pour le mieux. On a fait six mois compliqués avec un effectif chamboulé. Mais là on a fait des recrues intéressantes et ils ont stabilisé un joueur à toutes les lignes et ça a étoffé un peu le groupe. Les recrues ont comblé ce qui nous manquait.

Qu’est ce qu’il vous manque collectivement pour davantage faire la différence ?

Offensivement on était un peu limité. On était un peu dépendant à ce que je fasse des exploits mais c’est  comme on dit je ne peux pas prendre le ballon et dribler tout le monde. C’était un peu compliqué. Maintenant il y a eu des apports offensifs qui  non seulement ça me soulage un peu, ça donne un peu plus de solutions à l’équipe. Parce que quand on jouait contre nous, c’était assez basique parce que les défenseurs étaient focalisés sur moi et on n’avait pas cette deuxième solution pour se servir de moi pour être efficace. C’est ce qui nous a fait un  peu défaut ces six premiers mois. Comme j’ai dis avec les recrues c’est beaucoup plus intéressant.

« Le club ne m’a pas trop laissé le choix »

Vous avez prolongé votre contrat l’été dernier, vous pensez à un départ au cas où  Demirspor n’arrivera pas à monter en fin de saison ?

En ce qui concerne mon contrat il y a eu un malentendu. Je n’ai pas prolongé. J’ai décidé de rester, pas que j’ai décidé c’est que le club ne m’a pas trop laissé le choix aussi. J’avais de fortes demandes mais le club demandait beaucoup et il me restait encore un an de contrat. Donc cette année je serai en fin de contrat donc je verrai à la fin de la saison ce que je ferai. Dieu merci j’ai encore des clubs intéressants qui s’intéressent à moi que ce soit en Turquie ou à l’étranger. Donc j’attends jusqu’à la fin de saison ce qui peut se passer. Tout  est encore possible donc je ne me prends trop la tête par rapport à ça. Certes, la proposition a été faite mais je n’ai pas prolongé et je suis en fin de contrat.

En sélection vous avez manqué le wagon de la Can 2017 in extremis, avec du recul comment analysez-vous cette situation ?

On a loupé la Can. Franchement ça été une grosse déception. Surtout que c’était à notre portée, Dieu en a voulu autrement. Ce n’est que partie remise. On aura l’occasion de se rattraper.  De voir les autres équipes jouer à la Can sachant qu’on était tout proche  ça faisait bizarre. Ça fait partie des choses qui se passent dans une carrière dans le football. Il faut se servir de ça pour essayer d’être plus fort les prochaines fois.

En club vous êtes utilisé dans l’axe de l’attaque en sélection un peu moins, c’est un repositionnement que vous vivez un peu mal et qui déteint sur votre efficacité avec les Ecureuils ?

Vous avez tout dit dans la question. C’est sûr que j’ai joué sur le côté comme on dit pour dépanner.  Les statistiques ne m’intéressent pas en équipe nationale  sinon je n’aurai jamais accepté de jouer sur le côté. Mais je le fais parce que je sais que je peux aider  et c’est aussi par un défaut d’effectif et je savais que je pouvais apporter ma pierre à l’édifice à ce poste et à ce moment  là. Maintenant on a beaucoup plus de choix. En ce qui me concerne mon poste de prédilection c’est attaquant de pointe je l’ai toujours été.  En club j’ai joué sur le côté mais c’était pareil mais arrivé à un moment chasser le naturel il revient aux galops.  Quand on a une certaine caractéristique, une certaine capacité qui se dégage plus l’autre. Il faut savoir s’en servir à bon escient. Mes caractéristiques, je suis un joueur de profondeur de surface, un joueur d’axe. Après au niveau de l’efficacité  de l’équipe nationale si je regarde mes statistiques, ça peut paraître étrange mais ça ne me touche pas trop donc les gens savent pourquoi c’est ainsi. Si demain  le sélectionneur me rappelle et me dis de jouer latéral droit ou autre, décide que je peux apporter à ce poste,  je le ferai sans hésiter.

A 32 ans comment envisagez-vous votre avenir avec les Ecureuils, vous avez pensé à arrêter après Bamako ?

Je suis toujours sélectionnable, je suis toujours performant  en club. Tant que je le serai, tant que la sélection aura besoin de moi je serai présent.  Je suis en bonne santé. Si je dois arrêter ce ne sera certainement pas après un échec, ce n’est pas dans ma mentalité. Tant qu’on m’appellera je répondrai présent ça c’est clair et net.

« Mon académie c’est ma fierté »

Après une expérience pas très heureuse à Nice en Ligue 1, vous avez fait votre trou en Allemagne, en Chypre puis en Turquie, comment expliquez-vous cette réussite dans les championnats étrangers à celui où vous avez été formé ?

Le foot c’est une question de trajectoire. Quand j’étais à Nice il me restait encore un an de contrat.  Je me rappelle à l’époque Eric Roy (le directeur sportif)  m’a dit que je ne sais pas si  tu joueras cette année etc. c’est à toi de voir. J’aurai pu rester et finir mon année. J’ai décidé de voire autre chose. Je voulais vraiment changer et puis j’ai eu l’opportunité d’aller en Allemagne. C’est un championnat qui m’attirait. Aussi  j’ai eu un parcours atypique, je suis venu un peu tard dans le foot. J’ai été formé certes en France mais j’intègre le centre de formation à seize ans contrairement à d’autres. A seize ans il y avait une certaine base que je n’avais pas. Donc à ce moment je n’étais pas si spécialement prêt pour évoluer et être performant tout de suite en Ligue 1. J’ai été prêté en Ligue 2   au Mans. ça m’a vraiment fait du bien je suis revenu avec d’autres intentions  même si on avait un groupe  assez relevé avec beaucoup d’internationaux notamment David Ospina , Loic Rémy. Ce n’était pas évident pour moi aussi, venant de la deuxième division. C’est un choix de carrière. Je ne vais pas dire que je n’aurai pas pu réussir en France, je pense que j’ai fais mon petit trou.  Même si ce n’était pas forcement en première division, le peu de matches que j’ai fais j’ai marqué deux buts. J’ai fais deux trois prestations intéressantes. A  l’étranger en Allemagne ça m’a plu, en Chypre ? je n’aurai pu jamais penser que j’aurai joué là-bas. Mais c’était une de mes plus belles années. Parce que  j’ai joué la coupe d’Europe, j’ai joué contre le Dinamo Moscou, contre des joueurs comme Mathieu Valbuena , William Vainqueur. C’était  vraiment une  bonne expérience. Ça m’a plu de jouer aussi  au haut niveau . C’est une question de trajectoire, on ne choisit pas forcement sa destinée. Seul Dieu sait. Je suis content du petit bout de carrière que j’ai effectué.

Aujourd’hui Nice fait une saison incroyable en Ligue 1, vous suivez toujours  le club ou vos amis qui sont restés ?

Je suis encore en contact avec le staff niçois. Je les suis et les félicitent. En même temps je ne suis pas étonné. Quand je suis  parti, le président Rivière venait d’arriver. J’ai vu quelqu’un de vraiment ambitieux. Et même quand je suis parti en Allemagne, le directeur sportif  avait dit qu’il «  regrettait » de ne m’avoir pas conservé pour avoir au moins essayé. Parce qu’ils avaient vu ce que j’avais fait par la suite et ça leur avait fait plaisir. Vraiment j’ai quitté de bonnes personnes. C’est pour ça que je ne suis pas trop étonné de ce qu’ils font. Je pense que c’est un club qui a beaucoup d’avenir.

Depuis quelques années vous avez mis en place une académie qui porte le nom de votre paternel à Cotonou, racontez-nous l’histoire l’Académie Poté Joseph…

C’est une  petite fierté. Depuis mon plus jeune âge j’ai toujours voulu être en place. J’ai toujours été attiré parce que ce qui est formation, encadrement des jeunes. Quand je suis arrivé au  Bénin j’ai vu qu’il y avait quelque chose à faire. Pour faire ça il faut être passionné, ça demande  du temps. On a plus de quarante gamins, onze employés qui travaillent etc.  C’est toute une chaîne ce n’est pas quelque chose qui est fait comme ça. Mais c’est un plaisir c’est un kiff et une fierté aussi.  On n’a d’excellents joueurs. Il y a beaucoup de joueurs qu’on a repéré qui jouaient dans les rues, qui étaient dans des conditions un peu plus difficiles. On a voulu leur donner un coup de main. Je dis bien « on » parce que c’est vraiment un travail d’équipe. Je suis content de ce que ce que l’APJ est et sera. Donner la chance à des gamins qui ont un potentiel, on leur tend la main. On essaye d’amener des conditions tout en ayant une ligne de conduite, une humilité. Ce n’est pas parce qu’ils sont déjà dans l’académie que ça veut dire qu’ils vont réussir. En premier lieu on essaye de faire d’eux des hommes. Et ça marche même au niveau scolaire on a de très bons résultats, et au niveau du football ça suit aussi.  Tout doucement ça prend forme. On a des projets, c’est notre avenir, c’est l’avenir du Bénin aussi. C’est des jeunes qui demain nous remplaceront et j’espère que ça portera ces fruits. Quoiqu’il arrive on est fier de ce qu’on a déjà produit.

Enfin vous avez suivi la Can 2017, si vous devez jetez un regard sur la compétition ?

J’ai beaucoup aimé le Cameroun. Bravo. Je pense qu’avec l’effectif avec lequel ils ont participé à cette Can, pas beaucoup de gens auraient parié sur eux.  Comme quoi le plus important dans le foot c’est le collectif, ça reflète ça. Ce qu’ils avaient ce n’était pas des individualités mais un collectif. C’est ce qui a payé. C’est une bonne leçon pour le foot africain et en général. Le collectif paiera toujours. J’espère que nous aussi on pourra participer à la prochaine Can , on a un effectif qui n’est pas mal avec un mix de joueurs d’expérience et une nouvelle génération qui arrivent donc on a toutes les armes maintenant en espérant que tout suive.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Gbaguidi « ils me comparent à David Silva»

Il vit sa première expérience hors des frontièrs  béninoises,  au Gabon , nous avons rencontré,  le nouveau milieu offensif de l’Us Bitam, actuel 7e du championnat gabonais après  sept journées, Pacifique Gbaguidi  (19 ans) s’est confié à nous. L’ancien pétrolier du Mogas , nous parle de son adaptation, ses ambitions et sa nouvelle famille.

 

Après environ deux mois à l’Us Bitam, la vie est belle …

Mes premières semaines étaient difficiles, au fil du temps je me suis d’abord acclimaté ensuite  je me suis habitué à la manière de jouer de l’équipe. Je joue souvent dans un milieu à trois dans notre 4-3-3 habituel et j’arrive à me projeter. Je suis bien à l’aise maintenant.

Sur le terrain on connait votre qualité technique, vous êtes  utilisé sur le côté ou dans l’axe ?

J’aime jouer en milieu de terrain, en  meneur. C’est mon poste de prédilection où j’ai été formé. Mais quand je suis amené à jouer sur le côté je m’adapte et je mets mon intelligence en jeu pour être au service de l’équipe.

En termes de philosophie  quelle est la différence avec ce que vous avez connu précédemment au Bénin ?

La première différence c’est que le championnat gabonais est un plus médiatisé que celui du Bénin. Il y a plus d’infrastructures également.  On s’entraîne différemment c’est un peu plus professionnel. Les styles de jeu sont différents. Ici on pratique un football où la projection rapide vers l’avant est prioritaire ce que je ne voyais pas au Bénin.

Vous comptez déjà une passe décisive en deux matches joués alors quels sont vos objectifs avec Bitam cette saison ?

C’est difficile de se fixer une barre, je n’aime pas avoir de limites. Mon but c’est d’amener mon club à gagner quelque chose cette saison, le championnat ou la coupe.  C’est un club qui joue le haut de tableau. Personnellement être le plus décisif possibles avec des dernières passes et des buts aussi.

On  vous  compare à  David Silva ?

Je pense que c’est à cause de ma manière de jouer.  Quand je suis arrivé à Bitam après mon premier match, je me souviens mes coéquipiers m’ont surnommé David Silva parce qu’ils me disent qu’on a un style de jeu similaire avec mon pied gauche.  Ça fait toujours plaisir d’être comparé à des stars (rires)

Qui est votre modèle ?

Lionel Messi. Il une grande intelligence et je pense qu’il a tout, il sait tout faire et il a un pied gauche  comme moi. C’est mon modèle.

Vous avez connu toutes les catégories de jeunes en sélections nationales avec les Ecureuils, le prochain objectif c’est l’équipe A…

Je dirai oui parce que tout footballeur j’aimerai défendre les couleurs de mon pays chez les séniors. Qui ne voudrait pas disputer une Can avec son pays ?  J’en rêve déjà de jouer les qualifications serait un premier pas.

En parlant justement de Can, vous avez eu la chance de vivre cette compétition ici au Gabon, vous avez même vu des matches au stade, comment avez-vous vécu ce tournoi ?

C’est fantastique de voir de grands professionnels jouer, Jordan, André Ayew , Mubarak Wakaso, ça fait rêver, ça donne envie. C’est là qu’on voit que notre métier est un grand métier de voir tout un peuple derrière  23 joueurs. J’ai eu la chance de voir les congolais et les ghanéens et je pense qu’on peut faire comme eux si on se donne les moyens.

Il y a quelques années vous étiez suivi par les recruteurs du Havre, vous avez toujours eu des contacts à l’étranger ?

Oui ! Le Havre avait coché mon profil après les qualifications avec les cadets.  Ensuite la piste s’est refroidie. C’est le foot. Récemment j’ai eu pas mal de contacts en Afrique de l’Ouest comme en Europe avant de signer au Gabon. C’est un milieu difficile, il faut être prêt quand les opportunités se présentent.

A Libreville, Géraud Viwami

 

 

 

 

 

 

Can 2017-Cameroun: Njie «le fruit de notre travail»

Après le sacre du Cameroun, hier soir devant l’Egypte, Clinton Njie, l’attaquant de Marseille, remplaçant, s’est exprimé à notre micro. Extraits.

Clinton Njie  , Attaquant, Cameroun

« je n’ai même pas les mots pour exprimer cette fois qu’on ressent aujourd’hui. c’est quelque chose de grand. On a réussi à soulever ce trophée on est très fier de nous. Je remercie nos supporters pour les encouragements. On sait que ça n’a pas été facile depuis le début mais ils ont été derrière nous, c’est cela qui nous a aussi poussé à aller chercher cette victoire. C’est vrai qu’on a eu du mal à rentrer dans la première période , on a su rebondir en deuxième mi-temps. A la pause, le coach nous a demandé d’aller chercher les égyptiens plus haut et de bien utiliser le ballon à la récupération. Je suis très heureux ce soir même sans avoir joué. On a été un groupe et c’est avec le travail qu’on a abouti, c’est le fruit de notre travail»
A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017-Cameroun : Moukandjo « personne n’aurait misé un centime sur nous »

Avant la finale face à l’Egypte, demain soir à Libreville, le capitaine des Lions Indomptables du Cameroun , Benjamin Moukandjo s’est longuement confié en conférence de presse. Extraits.

Benjamin Moukandjo , attaquant  – capitaine du Cameroun

Sur les objectifs

Déjà se qualifier pour les quarts c’était un objectif qu’on s’était fixé à court terme. On s’est donné les moyens pour se qualifier. Quand on est footballeur, sportif de haut niveau , il faut toujours avoir de l’ambition. Une fois qu’on a atteint ce premier objectif, on s’est dit qu’il fallait passer ce quart. On prend les matches les uns après les autres. On ne va pas regarder plus loin que là où nous sommes. Maintenant nous somme en finale et quand on arrive à cette étape on a envie de gagner, l’adversaire aussi. Malheureusement demain au terme de ce match, il y aura une équipe qui sera heureuse et l’autre déçu. Mais quand on regarde notre parcours c’est déjà bien ce qu’on a fait. Je pense que dans cette salle personne n’aurait mis un centime sur nous et c’est bien dommage parce qu’elle aurait gagné

 

Sur le parcours et le foot africain

« Avant d’arriver en finale il y a des étapes à franchir. Ces étapes là se préparent, on s’est préparé pour arriver là.  On n’est pas tombé du ciel pour se retrouver en finale. Il y a un coach qui est arrivé et qui a une philosophie, nous les joueurs on adhère à son discours. Nous on savait qu’en venant ici on avait l’image de notre football au Cameroun à redresser. Il ne faut pas avoir peur de le dire, il y avait un désamour complet entre les joueurs et les supporters. Donc c’était important pour nous de montrer  d’autres visages. Au fur et à mesure qu’on avançait dans la compétition l’objectif on le revoyait à la hausse. Nous sommes en finale.  Ça n’a pas été simple. C’est un groupe qui vis bien c’est un état d’esprit. On est tous ensemble on est unis. Maintenant quand on arrive en finale on a envie de jouer pour gagner cette finale. Le football africain a toujours été une fête énorme. Bien que la Can se joue au mois de janvier en plein championnat, pour moi c’est important d’être là, de représenter nos pays. Le football c’est un sport qui rassemble. On essaye de profiter au maximum. Vivre ses moments intenses de bonheurs. C’est une grosse fierté d’être d’autant plus que de participer à une finale »

Sur le peuple camerounais

« C’est vrai qu’en ce moment dans notre pays il y a de petits troubles. Mais nous on essaye de jouer au foot, procurer du plaisir aux gens et je pense que  pendant toute cette campagne, ces gens là on prit du plaisir. Ils ont partagé avec nous même s’ils étaient loin. On souhaite que les tensions s’apaisent. Nous essaye de procréer du plaisir en espérant que tout rentre dans l’ordre. On espère que demain tout le pays sera uni pour nous pousser vers la victoire. »

Sur l’état d’esprit et l’adversaire

« Quand le coach est arrivé, ça été le maître mot, c’était retrouver une équipe avec un état d’esprit conquérant. Une équipe qui devait montrer qu’elle pouvait vivre ensemble. Ça fait un peu plus d’un mois que nous sommes ensemble. On n’a montré qu’on n’était pas seulement une équipe mais une famille. En ce qui concerne l’Egypte, on ne peut pas choisir ses adversaires. On fait avec ce qui est là. Maintenant il y  a une histoire entre l’Egypte et le Cameroun. Depuis le début de cette compétition on a brisé quelques signes indiens. Donc on va essayer d’en briser un autre demain c’est notre objectif. »

A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017- Cameroun : Broos « « Avant d’arriver au Cameroun j’avais déjà mon projet dans ma tête »

Hugo Bross , le sélectionneur belge du Cameroun s’est exprimé à la veille de sa première finale de Can face à l’Egypte. Il a parlé des atouts de son équipe et sa philosophie.

Hugo Broos , coach du Cameroun 

Sur la condition physique

« Avant la Can, on été quelques jours en Guinée Equatoriale, on a très bien travaillé. On a bien dosé les choses, on ne l’a pas fait comme ça. On a  fait un programme avec le préparateur physique  jusqu’au bout. Aujourd’hui vous voyez que sur le plan physique le Cameroun est très bon. Mais ce n’est pas notre seul atout on en a d’autres. On en aura besoin demain dans le match contre l’Egypte »

Sur les joueurs qui ont refusé la Can

« Si dans quelques mois on aura un match rien ne dit que ce seront les mêmes, peut-être mais tu peux avoir des joueurs qui sont blessés mais c’est difficile à dire. De l’autre côté j’ai toujours dit, les joueurs qui ne sont là, ils ne sont pas là on a fait avec ceux qui sont là. C’est très  important mais la porte reste toujours ouverte pour eux. C’est évident. Mais l’initiative doit venir d’eux, j’ai assez pris d’initiatives ces mois précédents, maintenant c’est à eux de décider s’ils veulent revenir. Mais s’ils reviennent ce sera définitif. Ce ne sera pas parce que ce match là je veux le jouer et dans deux mois non parce que j’ai des choses importantes avec mon club. Non. Tu viens ou tu ne viens pas. Du moment où ils décident de venir il n’y a aucun problème. »

Sur sa philosophie

« Avant d’arriver au Cameroun j’avais déjà mon projet dans ma tête. J’avais entendu des rumeurs à propos du pays. Dès que j’ai commencé pour moi c’était clair j’avais deux choix : ou tu fais ce que les coachs avant moi on fait,  tu ne réussis pas et tu démissionnes ou tu fais ce que as dans ta tête ce que j’ai fais, ça ne va pas, tu peux aussi démissionner. Alors, c’est mieux de démissionner avec tes propres idées qu’avec les idées des autres et ça a toujours été mon moteur dès le début. Je le fais à ma manière si ça ne réussis pas tant pis pour moi. Mais aujourd’hui je peux dire que ça a réussi. »

A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017- Egypte : Cuper «  J’ai confiance en  notre style de jeu »

A la veille de finale qui opposera, demain à Libreville, son équipe au Cameroun, le sélectionneur de l’Egypte Hector Cuper s’est exprimé en conférence de presse. Morceaux choisis.

Hector Cuper , coach Egyptien

Sur l’équipe du Cameroun  et le match

« Le Cameroun est une équipe très forte, très collective et qui a déployé une excellente technique, qui a beaucoup de joueurs talentueux. Nous les avons regardés jouer et je pense qu’il y a d’ailleurs des similarités entre nos deux équipes. Mais chaque équipe à ses spécificités. Le problème avec notre équipe c’est que nous avons beaucoup de blessés, nos joueurs éprouvent également beaucoup de fatigue parce que nous avons joué avec peu de jours d’intervalles entre les matches. La décision dans  ce match va se jouer à l’envie et l’équipe qui sera là plus prête, explorer ses opportunités. Nous ne pouvons donc pas prédire avec exactitude qui va contrôler le match. Nous avons encore le temps de penser à la stratégie que nous allons adopter. Je pense que ce sera un match très difficile. Nous avons espoir que la stratégie que nous allons mettre en place nous sera utile pour gagner »

Sur sa tactique

«j’ai une confiance totale en notre système de jeu, je crois à notre style de jeu. Demain ce sera un match difficile, nous avons besoin de nous améliorer sur un certains nombres d’aspects que je ne vais pas dire ici. Mais je pense quand même qu’il y a certains aspects sur lesquelles nous avons besoin de changer et nous améliorer. Vous savez il est difficile de changer complètement  de système. On ne va pas tout changer du jour au lendemain mais nous avons quand même travaillé. Le plus important c’est le résultat et c’est la seule stratégie qui comptera demain. »

A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017-Egypte : El Haddary «  On a revu nos objectifs à la hausse »

Capitaine et héros de l’Egypte en  demi-finale , le gardien egyptien Essam El Haddary s’est aussi exprimé très brièvement en conférence de presse de veille de la finale contre le  Cameroun.

Essam El haddary , gardien – capitaine Egyptien

«Après avoir manque les trois dernières éditions aujourd’hui nous sommes en finale mais pour notre retour nous avions à cœur de faire très bonne impression même si nous n’étions pas sûrs d’arriver en finale nous avions de bien y figurer. Petit à petit nous avons revu nos objectifs  à la hausse. Maintenant nous sommes en finale  le seul objectif que nous avons c’est de remporter. Tout au long de la compétition nous avons respecté tous nos adversaires, pas un adversaire en particulier.»

A Libreville, Géraud Viwami

 

Troyes : Tinhan « il faut penser à ce que l’on fera à 34 ou 35 ans. »

À 27 ans, Jonathan Tinhan est un footballeur-étudiant, un cas rare dans le milieu du football professionnel. L’attaquant de Troyes, qui a rejoint l’Aube cet hiver en provenance d’Amiens, prépare les examens de mars, pour décrocher une licence en management du web. Un emploi du temps chargé qu’il s’efforce de respecter, entre ses obligations de footeux et ses heures à réviser à la BU plutôt que dans son canapé. Le franco-béninois a accordé un entretien à nos confrères de SoFoot.com

Alors, on prépare ses partiels ?

Oui. C’est pour le mois de mars. J’espère valider mon bachelor marketing, spécialité management du web. Comme j’ai changé de club et que j’ai dû emménager, j’ai perdu un petit peu de temps. Mais ça va, j’arrive à bosser. Au moins deux heures par jour. Surtout en début de semaine, car ensuite, on joue le vendredi le plus souvent. Et quand nous sommes en déplacement, ce n’est pas évident. Et s’il le faut, je travaille aussi un peu le week-end. Mais comme je fais quelque chose que j’aime, je suis motivé.

 

Cela doit demander une certaine organisation…

Ce que j’évite de faire, c’est de travailler chez moi. Trop de tentations ! Donc, je préfère me rendre à la bibliothèque universitaire, où là, au moins, je suis certain de ne pas me laisser distraire. Quand je travaille le week-end, j’avoue que c’est un peu difficile, surtout après avoir joué le vendredi. Il y a la fatigue de la semaine : les entraînements, le match… Mais je n’ai pas le choix, si je veux valider ma licence. Si j’obtiens mon diplôme, ce sera plus tranquille ensuite.

 

Que ferez-vous ?

Je devrai suivre des formations pour la pratique. Ce qui est intéressant, c’est que l’ESTAC est partenaire de l’Université. Donc, cela devrait faciliter les choses. Et ensuite, je passerai sans doute un Master.

 

Pourquoi avoir choisi de vous tourner vers le webmarketing ?

Je voulais m’orienter vers un domaine porteur, en perpétuelle évolution. « Quand je jouais à Amiens, comme je devais faire un stage, j’ai demandé si je pouvais le faire au club. On m’a répondu favorablement et j’ai pu créer les comptes Facebook, Twitter et Instagram, et aussi les alimenter. » L’UNFP m’a au passage donné un sérieux coup de main en me proposant de m’orienter vers ce secteur. Les réseaux sociaux m’intéressent beaucoup. Et la création de sites internet également. Quand je jouais à Amiens, comme je devais faire un stage, j’ai demandé si je pouvais le faire au club. On m’a répondu favorablement et j’ai pu créer les comptes Facebook, Twitter et Instagram, et aussi les alimenter. J’aime beaucoup l’interaction avec les supporters, dans les bons moments comme dans les moments plus difficiles. Amiens m’a toujours soutenu dans mon souhait de reprendre mes études.

 

Poursuivre ses études tout en étant sportif de haut niveau, cela reste rare. Pourquoi avoir effectué ce choix ?

J’ai eu un bac S. Mais dans mon esprit, l’après-carrière était une chose à ne pas négliger. « Une carrière de footballeur est courte, aléatoire, et elle peut s’arrêter à n’importe quel moment. À moins de gagner beaucoup d’argent, il faut penser à ce que l’on fera à 34 ou 35 ans. » Une carrière de footballeur est courte, aléatoire, et elle peut s’arrêter à n’importe quel moment. À moins de gagner beaucoup d’argent, il faut penser à ce que l’on fera à 34 ou 35 ans. Après le bac, j’ai passé un DUT gestion des entreprises. Mais cela ne me plaisait pas trop, et j’ai arrêté au bout de six mois. Puis je me suis inscrit en DUT technique de commercialisation, et j’ai validé ma première année. Mais comme je suis passé professionnel ensuite, à Grenoble, je ne suis pas allé plus loin.

 

La suite, ça ne se fera donc pas dans le milieu du foot ?

Non. Je ne m’imagine déjà pas jouer jusqu’à 34 ou 35 ans. Je n’irai pas au bout du bout… A un moment, je crois que je vais saturer. Pas forcément physiquement, mais plutôt mentalement. J’adore le foot, mais je n’ai pas envie d’y passer ma vie. J’ai failli arrêter, après mon départ de Montpellier, puis après avoir quitté le Red Star. J’ai envie de découvrir le monde de l’entreprise. La plupart de mes amis ne sont pas dans le milieu du foot. Je ne dis pas que le monde de l’entreprise est mieux que celui du foot, que tout y est rose, mais j’ai l’objectif de le connaître. Je me suis lancé dans des études à priori porteuses, qui devraient m’ouvrir des portes.

Vous êtes un des étudiants les plus riches de France…

(Rires) Peut-être, oui. Je suis dans une position confortable, c’est évident. Je gagne très bien ma vie et je fais parallèlement des études. Je côtoie des personnes qui doivent travailler à côté de leurs études, et pour qui ce n’est pas facile…

 

Comment êtes-vous perçu par vos coéquipiers ?

Comme il y a assez peu de joueurs à mener de front une carrière de footballeur professionnel et des études supérieures, ils sont parfois un peu surpris. Ils se demandent comment que m’organise. Mais on me pose des questions sur ce que je fais, pourquoi, avec quels objectifs. C’est intéressant d’avoir des échanges avec eux. Je leur explique que c’est important de penser à la suite. Mais ce n’est pas toujours évident de de poser la question. On joue, on gagne bien sa vie, et je peux comprendre qu’il ne soit pas toujours évident de se projeter vers l’avenir…

Source : Sofoot.com

Can 2017-Egypte : Ibrahim Salah «ramener le trophée au pays»

Titulaire ce soir au milieu en l’absence d’Elneny, l’Egyptien, Ibrahim Salah s’est exprimé très brièvement à la fin du succès face au Burkina Faso.

Ibrahim Salah, milieu Égypte 
« je suis très content qu’on soit qualifié. maintenant on espère ramener le trophée au pays. ce soir le Burkina Faso est une bonne équipe, très forte. Toutes les équipes sont venues au Gabon pour gagner et ce sera pour nous si Dieu le veut»
A Libreville Géraud Viwami

Can 2017- Burkina Faso : Malo «On méritait mieux»

Remplaçant ce soir contre l’Egypte, Patrick Malo s’est confié à nous après l’élimination du Burkina Faso. Le défenseur des Étalons était partagé entre un sentiment de fierté des siens et la déception.

Patrick Malo, défenseur Burkinabé
«ce soir dans le jeu on était au dessus. c’est vrai que l’Egypte c’est une grande nation mais à partir de cet instant, ils peuvent placer le Burkina Faso là où il faut. Nous étions un peu mis au placard après avoir demontré notre football face à une si grande équipe qui était en difficulté sur tous les plans. On peut attendre le Burkina Faso dans les années à venir. Aujourd’hui on ne va pas trop s’attarder sur le choix des joueurs qui ont tirés. C’est Dieu qui en a décidé autrement, c’est vrai qu’on méritait mieux. ça aurait pu être l’Egypte mais aujourd’hui c’était nous. on a de l’espoir pour l’avenir et on va aller chercher cette troisième place»
A Libreville, Géraud Viwami

Can 2017: Benatia « on a tout donné»

Le défenseur de la Juventus, Medhi Benatia n’a pas caché sa déception après la cruelle éliminations des Lions de l’Atlas face aux Pharaons. Le capitaine marocain a aussi jeté un regard sur l’avenir.
Mehdi Benatia, défenseur-capitaine du Maroc
sur l’effectif
« on n’a un groupe très jeune , par rapport à nos capacités, personne n’a triché on n’a tout donné. on avait envie de mettre ce but, on aurait pu se contenter de rester derrière. de jouer comme en première mi-temps, pas beaucoup jouer mais défendre. On avait envie d’être ambitieux, on avait l’impression qu’on pouvait marquer. On n’a été les inquiéter, regarder la barre , les centres qui passent à deux trois mètres du but. on a eu les occasions malheureusement on n’a pas concrétisé. Tout le monde a fait un grand travail et c’est ce qu’il faut retenir. prendre un but sur coup de pied arrêté bien sûr que c’est rageant mais je peux vous dire qu’on a beaucoup appris en tous cas.»

message aux supporters
«leur dire qu’on est déçu de sortir en quart de finale , même si il y a deux mois on nous aurait dis ça , on aurait été content de faire ça. mais dans la compétition on a vu qu’on pouvait rêver mieux , il y a eu une réelle ambition dans ce groupe d’aller en finale. Le coach nous a dit depuis le début ne vous inquiétez pas , vous avez les capacités pour aller loin. Personne ne nous attendait là. lui il a cru en nous et on a cru ce qu’on pouvait faire. on est resté soudé. Aujourd’hui on ne passe pas mais ça se joue à pas grand chose. On est déçu pour nos supporters, on aurait aimé les voir faire la fête. on est loin un peu de tout mais on a tous vu les vidéos des familles, sur les téléphones entrain de voir les marocains faire la fête c’était magnifique. on joue pour le football aussi pour des moments comme ça. malheureusement on avait envie de répéter ça. On est éliminé c’est dur. »
sur le scénario
«ça s’est joué sur un coup de pied arrêté comme j’ai dis. c’était un match fermé. En seconde période c’était plus débridé on a eu des occasions de part et d’autre. Après il faut dire que le terrain facilitait pas pour jouer. Mais le plus important on a l’impression qu’on a tout donné c’est un sentiment qui fait plaisir »
A Port – Gentil, Géraud Viwami

Can 2017 : Renard «on voulait rendre le peuple marocain fier»

Battu par l’Egypte hier soir en quart de finale de la Can Gabon 2017 à Port – Gentil, le sélectionneur du Maroc, Hervé Renard est revenu sur l’élimination de son équipe avec beaucoup de lucidité.

Hervé Renard , sélectionneur Maroc

sur le réalisme de l’Egypte
«il n’y a pas de secret dans le football, on ne gagne pas huit coupes d’Afrique par hasard. Il y a une culture du football égyptien. Vous pouvez voir les joueurs sur le terrain ils ont une maturité, ils pensent à tout. Aux moments faibles, aux moments forts. Ils ne mettent jamais le ballon là oú il ne faut pas. c’est toujours juste ce n’est pas par hasard. C’est parce qu’ils ont un énorme football et sur un match qui se joue à de petits détails comme ça. Ça fait la différence, malheureusement on aurait dû la faire bien avant. »

sur le groupe marocain
« on est resté ensemble un mois on a travaillé , ils ont travaillé comme des acharnés. Ils ont donné le meilleur d’eux mêmes, c’est dommage qu’ils ne soient pas récompensés mais la défaite c’est toujours le coach qui l’assume et je suis fier d’eux »
sur les objectifs de départ
«l’objectif c’était d’atteindre premièrement les quarts de finale et bien sûre on veut toujours aller plus loin. J’ai connu comment aller plus loin donc je ne voulais surtout pas sortir ce soir. Ils ont su faire la différence, un tibia qui met le ballon en coner ou dans le but. il y a eu un match énorme des joueurs, à l’image de Medhi Benatia qui a emmené ce groupe ont été exceptionnels. sincèrement ce n’est pas pour passer la pommade. J’ai vécu dans beaucoup de groupe et ils ont tout donné. On voulait rendre le peuple marocain plus fier de ce qu’on a fait. mais c’est comme ça c’est le football parfois on perd pour apprendre. Avec la Zambie j’ai perdu en 2010 aux tirs aux buts en quarts de finale contre le Nigéria et en 2012, ça nous a pas empêché d’être champions. donc c’est comme ça qu’on progresse. Je pense que tout un peuple est déçu ce soir mais fiers de nous»
A Port-Gentil, Géraud Viwami

Entretien : Allagbé « on se serre les coudes »

A 23 ans, Saturnin Allagbé a découvert la Ligue 2 en fin de saison dernière dans les buts des Chamois Niortais. Propulsé numéro un cette saison suite au départ de Paul Delecroix, le gardien béninois laisse augurer de belles promesses. A mi-championnat, l’occasion de faire le bilan se présentait pour un joueur loin d’être étranger aux bons résultats de sa formation.

 

 Vous avez démarré cette nouvelle saison comme numéro 1, qu’est ce que cela a changé au quotidien et dans votre approche des matchs ?

Tout a changé. Ce n’est plus la même configuration. Quand on est titulaire on a une autre pression, ça demande une régularité au niveau des performances, être capable de rassurer sa défense, même aux entraînements. Travailler plus pour élever le niveau. Et prendre du plaisir sur le terrain.

Le début de saison fut très complexe avec pas mal de buts encaissés : à votre niveau, avez-vous douté et comment avez vous su franchir ce cap avec l’équipe ?

C’est vrai que le début de saison n’a pas été tel qu’espéré. Personnellement, je n’ai jamais douté, comme toute l’équipe d’ailleurs. On a continué à y croire et à bosser dur pour s’en sortir.

Depuis que l’équipe va mieux, vous prenez à peine un but par match. Et on vous sent en confiance sur votre ligne de but, vous prenez vous aussi vos marques match après match ?

C’est l’une des clés de mon poste, quand les matchs s’enchaînent et que les résultats sont là, on avance avec la confiance. Je suis content de ce que nous sommes en train de faire jusqu’à présent, on doit continuer a travailler. Je dois faire plus encore, maintenant on compte sur moi et c’est à moi de continuer à travailler plus pour que cette confiance perdure. Je souhaite faire autant de matchs que possible, être décisif pour l’équipe, progresser et qu’on atteigne les objectifs collectifs fixés.

Vous êtes international béninois, vous suivez donc de près la CAN 2017 ? Quels sont vos favoris pour cette compétition ?

Évidemment je suis la compétition. C’est dommage que le Bénin ait été éliminé de justesse mais bon… Dans mes favoris, il y a l’Algérie, la Cote d’Ivoire et le Ghana qui sortent du lot. Après, en Afrique, il n’y a plus de petites équipes, les matches sont très serrés et on a déjà eu des surprises avec la Guinée-Bissau et le Zimbabwe.

D’ailleurs, le Bénin est représenté en force aux Chamois. C’est plus facile pour s’intégrer au club et dans l’effectif ?

Quand j’étais arrivé, Djiman Koukou était là pour me guider. J’habitais même avec lui au début pour avoir plus de repères. Ensuite les deux David sont arrivés, ce qui fait qu’on n’est pas totalement dépaysés. On se croise aussi en sélection. On constitue une petite famille et on se serre les coudes.

Enfin, Niort est l’un des seuls bons élèves de Ligue 2 en Coupe de France : vous jouerez à Sarreguemines qui prend un malin plaisir à éliminer les clubs de Ligue 2, vous allez sortir le costume de Zorro et venger tous les autres ?

(rires) Nous, on ne venge personne ! En Coupe de France tout est possible, ils ont montré qu’ils avaient la capacité d’éliminer les clubs de Ligue 2. C’est à nous de bien de se préparer au moment opportun pour aller chercher un bon résultat. De toute façon, ce qui comptera, ce sera la qualification.

Source : Maligue2.fr

Entretien : Gestede « ça va être un groupe compliqué »

Après ses débuts avec  M’Boro, hier , Rudy Gestede (28 ans) nous a accordé un entretien exclusif où il nous parle de son récent transfert , son nouveau club , les raisons de son départ , des Bjfoot Awards et du tirage des qualifications de la Can 2019. Il nous a même fait une confidence sur sa femme. Entretien.

Six mois après la relégation avec Aston Villa, vous revenez en première division anglaise à M’Boro, vous êtes soulagés ?

Je suis très heureux d’avoir la chance de jouer à nouveau en Premiere League. La relégation la saison passée a été dure à encaisser.  Chaque joueur se prépare pour jouer au plus haut niveau et là j’ai la chance d’y retourner après seulement six mois de Championship. Donc je remercie Dieu et j’espère qu’on va pourvoir faire une deuxième bonne partie de saison et se maintenir en Premiere League.

On vous annonçait à Crystal Palace et West Brom pourquoi avoir finalement opté pour M’Boro ?

J’étais sur la liste de plusieurs clubs, après pas forcément en tant que choix numéro un. Donc M’Boro a montré plus d’intérêts.  Ils m’ont fait comprendre que j’étais leur cible numéro un et qu’ils voulaient que ca se fasse rapidement. Je ne voulais pas perdre mon temps. Je voulais vraiment partir d’Aston Villa et avoir un nouveau défi pour cette saison et voilà. La communication avec le manager s’est très bien passée. C’est un club qui vit bien avec un bon groupe de joueurs  de qualité. C’est une bonne chose pour moi qu’ils aient montré leurs intentions de le faire rapidement.  Et je n’ai pas hésité.

Votre ancien coéquipier à Blackburn, Jordan Rhodes joue à M’Boro, vous vous êtes rencardé avant de  signer ?

Ouais. Forcément je me suis renseigné auprès des joueurs que je connaissais un peu. Il y en a deux qui étaient avec à Aston Villa la saison dernière. Brad Guzan et Adama Traoré. Albert Adomah qui nous a rejoints cet été à Aston Villa. Et bien évidemment Jordan Rhodes. J’ai pris un peu la température pour savoir comment ils fonctionnaient. Après chacun se fait son idée.  Dans un club certains apprécient comment ça se passe d’autres moins. J’ai rencontré les dirigeants.  Je me suis fait ma propre idée pour l’instant ca se passe bien et je suis content d’avoir fait ce choix.

 

 «  content d’être nominé pour les Bjfoot Awards 2016 »

 

Avant de parler de votre adaptation à M’Boro , si on devait faire un bilan de votre passage à Aston Villa. ?

Je dirai un bilan mitigé. J’ai bien commencé la saison dernière avec Tim Sherwood j’avais mis 4 buts en 10 matches. C’était plutôt pas mal. Ensuite il y a l’arrivée de  Rémi Garde. A sa prise de fonction, il m’explique qu’il ne joue pas avec un attaquant de mon profil qu’il préfère des mecs de profondeur. Maintenant j’ai accepté le choix du coach. Je faisais ce que j’avais à faire. Quand il me donnait ma chance je devais la saisir du mieux que je pouvais. Le changement de coach m’a été un peu fatal l’année dernière. Cette saison, Di Matteo reprend c’est pareil. Je mets quatre buts en début de championnat. Mais les résultats sont moins là puisqu’on se faisait souvent égaliser en fin de match.  Avec l’arrivée de Steve Bruce mon temps de jeu a considérablement diminué. Parce qu’il m’explique qu’on n’a pas les joueurs de côté pour bien utiliser un mec dans mon profil. On n’a pas de centreur. Ce qui est vrai d’ailleurs. Donc c’est pour ça que je n’étais pas mis en valeur. La façon dont on jouait ne correspondait pas forcément à mes qualités. Mais grâce à Dieu j’ai la chance de me retrouver en PL maintenant donc à moi de montrer en valeur. Faire en sorte d’être servi dans la surface et aider l’équipe. Si tout va bien on se maintiendra en PL et je ferai les meilleures performances possibles.

Parlons de votre nouvelle équipe, vous étiez remplaçant en FA Cup, comment se passe l’adaptation ?

Pour le moment l’accueil est plutôt bon. Comme j’ai dit je connaissais certains joueurs, d’autres indirectement à force de jouer contre eux en Championship. C’est des visages familiers, tout se passe bien. Ils font en sorte que je me sente à l’aise. Que je sois le plus rapidement possible intégré. Tout le monde essaye de donner un coup de demain. Après comme je parle déjà anglais, c’est très facile, les mecs sont ouverts. Aucun problème là-dessus. Le staff technique pareil. Non c’est vraiment un club accueillant, un club familial. Tout se passe très bien, je suis très heureux d’être ici.  Je suis heureux.

A Blackburn et à Aston vous avez porté le dossard 39 puis le 14 cette saison à Aston Villa et maintenant à M’boro vous portez le 29, c’est quoi l’histoire qui se cache derrière vos numéros ?

J’ai commencé avec le 39 à Blackburn. Petit je rêvais de numéro 9, c’est mon numéro préféré. J’aimais jouer avec ça. Arrivé à Cardiff, ce n’était pas disponible j’ai pris ce qu’on m’avait donné (ndlr : numéro 15). Ensuite à Blackburn, le 9 était déjà pris également, j’ai pris 39. C’est un numéro que j’appréciais parce qu’il y a le 9 dedans. Parce que Nicolas Anelka l’a porté, Craig Bellamy avec qui je jouais à Cardiff. Et voilà je me suis dit c’est un bon numéro qui portait chance aux joueurs qui faisaient une belle carrière. Arrivé à Aston Villa j’ai commencé avec le 39 et cette année j’ai changé pour le 14.Parce que le 14 c’est le jour de naissance de ma femme. Et le 29 c’est pareil c’est le jour de notre rencontre.  C’est des numéros qui signifient des choses pour moi et c’est pour ça que je l’ai choisit.

Après avoir été élu joueur de l’année 2015 lors des Bjfoot Awards et cette année vous êtes nominés dans la catégorie des buts de l’année…

Toutes  récompenses individuelles ou collectives sont bonnes à recevoir et font énormément plaisir. J’ai déjà été joueur béninois de l’année j’en suis ravi. Maintenant  cette nouvelle nomination pour le but de l’année je suis également content. Il y d’autres joueurs qui ont fait de belles saisons, qui ont mis de beaux buts. C’est bien que certains joueurs soient reconnus pour leur travail. Le fait qu’il s’améliore de saison en saison. Je suis heureux, une fois que je suis nominé j’espère avoir la récompense.  Ça ne sera pas facile, il y a de beaux buts comme j’ai pu les regarder.

Jeudi dernier , à Libreville, les Ecureuils ont hérité d’une poule très équilibré pour les qualifications de la Can 2019 avec l’Algérie , le Togo et la Gambie, ça s’annonce pas facile….

Ça va être un groupe compliqué, l’Algérie on a l’habitude de les rencontrer.  Le Togo a l’habitude de jouer les grandes compétitions, les Can et ils ont récemment joué une coupe du monde (2006). Ça reste une sélection de qualité, ça ne vas pas être facile pour nous. La Gambie je ne les connais pas. Je ne peux pas donner mon avis sur eux. Après toutes les équipes d’Afrique sont entrain d’évoluer. Le niveau devient de plus en plus dur. A nous d’élever notre niveau. Les joueurs béninois sont également entrain de s’imposer chacun dans leur club. Ça amène de l’expérience, ça amène de la qualité. On a une carte joué mais ça ne sera pas facile

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

Entretien : Bessan « mon contrat est toujours valable»

Alors que des rumeurs annoncent depuis plusieurs jours la résiliation de son contrat avec le Club Africain de Tunis où il est arrivé seulement l’été dernier, Jacques Bessan nous a accordé une interview exclusive où il clarifie la situation avec le club tunisien auquel il est toujours lié. Entretien.

Il y a une rumeur qui annonce avec insistante que vous avez quitté le Club Africain de Tunis qu’en est-il ?

Sincèrement je suis bleu dans tout cela concernant l’intox qui circule. Mon contrat  est toujours valable, je n’ai pas résilié.  Je ne comprends pas. J’ai apporté un démenti mais il y a des journalistes qui insistent que j’ai résilié. Je ne comprends rien. C’est un faux problème si je suis sans club je ne vois pas pourquoi je vais le cacher.

Donc vous êtes régulièrement au Club Africain ?

Nous jouons en championnat le dimanche. Je fais des réclamations au club par rapport à ma prime de signature. Si la signature n’est pas réglée je n’irai pas au match. Et je confirme que mon contrat n’est pas résilié.

Donc  il y a un différend financier qui vous oppose au club ?

C’est bien cela le problème. Ceux qui disent que je suis sans club c’est de l’intoxication.

Vous envisagez un départ, est-ce la possibilité d’une résiliation a été évoqué ?

Cette question n’a pas été évoquée. Le club  n’a jamais dit cela. Je réclame mes droits c’est tout.  Le club n’a jamais pris contact avec pour moi pour parler de résiliation.

Cette situation empêche évidemment une intégration sportive réussie au sein de l’effectif puisque vous n’avez marqué qu’un seul but. ?

Je veux jouer. Tant qu’on ne règle pas mon problème j’ai déjà pris mes précautions. J’ai rencontré le président même et il m’a dit que le problème sera réglé. Je travaille régulièrement avec le groupe. Il y a un nouveau coach qui compte sur moi.  Il m’a même dit qu’il a confiance en moi. Qu’il me soutient  et qu’il espère que ça va vite se régler.

Récapitulons vous n’avez touché aucun centime du club jusqu’ici ?

Je n’ai pas touché mon argent. Le problème est que le club craint la pression médiatique et dément mais la situation est telle pour beaucoup de joueurs. Je me suis sacrifié. Certains joueurs ont peur de s’exprimer. Moi j’en ai assez. Je veux être payé. J’ai été convoqué contre Hammam-Lif en championnat par exemple mais j’ai refusé de jouer. Deux jours avant le match je suis resté chez moi. C’est à partir de là que les rumeurs se sont enflammés alors qu’ils ne veulent pas dire ce qui se passe en réalité.

Si la situation ne règle pas alors que dans quelques semaines, le marché hivernal va s’ouvrir, vous envisagez un départ ?

La situation j’espère qu’elle va se régler. Il  y a toujours des clubs intéressés qui me suivent.  Si la situation ne se règle pas. On verra bien.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Entretien : Bouraima « il faut bien débuter »

Le Bénin affronte cet après-midi la Guinée Bissau pour son entrée en lice dans la 7e édition du tournoi de l’Uemoa à Lomé. L’ailier des Ecureuils locaux Abdel Bouraima nous a accordé un entretien exclusif où il parle du tournoi mais aussi de sa carrière. Entretien.

Vous allez débuter votre tournoi contre un adversaire qui n’a jamais résisté au Bénin, ça vous rassure ?

Non non même pas ! On  respecte toujours  nos adversaires. C’est vrai que les matches précédents ont été à l’avantage du Bénin mais aujourd’hui pour moi ça ne veut rien dire.  Ils se sont qualifiés pour la prochaine Can avec une base de joueurs locaux. Il faut les prendre au sérieux encore plus cette année.

Après avoir manqué la Can Junior 2013 alors que vous participé aux éliminatoires, ce sera votre premier vrai tournoi avec les Ecureuils…

Effectivement et ça fait longtemps que j’attendais de pouvoir honorer ce maillot national. Ça me tenait vraiment à cœur. En 2013, je n’ai pas pu jouer la Can parce que j’étais en train de signer pro en Suède ça m’a fendu de le cœur de ne pas avoir été de l’expédition algérienne. Mais c’est passé.  Aujourd’hui il y a ce tournoi et je me concentre là-dessus.

En parlant justement de ce tournoi dans quel état d’esprit allez-vous l’aborder ?

J’ai faim actuellement (rires).  Je vais dire que je suis motivé pour faire le meilleur tournoi possible. Faire gagner mon équipe en faisant des passes ou en marquant. L’équipe et le staff me font confiance et je vais leur rendre sur le terrain.

En parlant de terrain vous sentez le Bénin capable d’aller en finale voir gagner le tournoi ?

Il ne faut pas s’enflammer. Tout est possible. On prendra les matches les uns après les autres. Il faut bien débuter par une victoire pour avoir un peu plus de marge sur les matches à venir. Mais vu la préparation effectuée, nous avons de quoi faire. Il y a un bon mélange de joueurs d’expérience et des jeunes intéressants.  On a de quoi faire.

Parlons de votre carrière, vous êtes en  quête de relance d’où votre retour au pays à l’Aspac après des expériences en Suède et en Irlande ?

Oui j’espère que les choses iront mieux dans les semaines à venir. Mon agent travaille bien dans ce sens. Je me concentre sur la pelouse et ce tournoi peut me servir de tremplin aussi qui sait ? Je garde la tête froide je connais mes qualités et la grâce de Dieu ça va se décanter bientôt.

Entretien réalisé par Géraud Viwami.

 

Niort : Allagbé «  je savoure tout ce travail »

En grande forme avec Niort, Saturnin Allagbé réalise un début de saison de rêve avec six clean sheet en quinze matches en a vu son club revenir à trois points du podium en Ligue 2 française après un succès (3-2) sur la pelouse du leader Brest lundi dernier.  Avant la réception d’Ajaccio vendredi prochain, le gardien international béninois s’est confié au site officiel de son club.

 

Saturnin bonjour. Cette victoire acquise chez le leader vous fait-elle changer de statut dans ce championnat?

Non, pas du tout, ça ne change rien. Le plus important pour nous, c’est d’engranger les points.Ce n’est pas parce qu’on a gagné chez le leader qu’on va changer nos objectifs. Continuons à travailler pour prendre le maximum de points le plus rapidement possible.

On dit toujours qu’après un tel exploit, le plus dur est de confirmer à la maison. C’est le cas?

Oui, c’est vrai. Ce sera à nous de savoir rester concentrés. Ne pas nous enflammer et nous projeter sur le prochain match contre Ajaccio. C’est ce qu’on a commencé à faire dès mardi.

Cette victoire a été obtenue dans des conditions météorologiques épouvantables. Ce doit être horrible pour un gardien?

Ça n’a pas été facile effectivement. Le vent et la pluie obligent à encore plus de concentration. Bien savoir lire les trajectoires, les anticiper, c’est différent. Mais on a su le faire puisque la victoire a été au bout.

À aucun moment on ne vous a senti douter à Brest. C’est dans ce domaine que vous avez le plus progressé?

On n’a pas douté car on savait que Brest était une équipe très joueuse et que si on arrivait à garder le ballon le plus longtemps possible, on pouvait, eux, les faire douter. C’est ce qu’on a réussi à faire en première mi-temps.

En seconde, quand ils ont changé de système, ça nous a fait un peu reculer. Mais on a su rester costauds du début à la fin.

Pour ta première saison à ce niveau, tu fais déjà partie des meilleurs gardiens du championnat. Comment t’étais-tu préparé à cette échéance?

Je savais que ça ne serait pas facile.

J’ai commencé à m’y préparer dès la fin de saison dernière, lorsque Paulo (Delecroix, NDLR) était blessé. J’ai accentué mon travail avec Pascal (Landais, NDLR), notamment sur la concentration.

Aujourd’hui, je savoure tout ce travail à travers les victoires avec toute l’équipe.

Avais-tu la pression de devoir faire oublier Paul Delecroix, qui a laissé une très bonne image au club?

Non, moi, mon objectif n’est pas de faire oublier Paulo.

Ce qu’il a fait ici reste remarquable, mais ça ne va pas influencer mon travail.

Moi, j’essaie de tracer mon chemin pour toujours progresser.

Si vous battez l’AC Ajaccio, vous allez être aux portes du podium. Cela vous fera changer vos ambitions?

Non pas du tout. L’ambition reste de faire mieux que l’année dernière et de prendre le plus de points possible.

On n’a pas changé d’objectif parce qu’on a gagné un match. On reste concentrés jusqu’au bout sur ceux fixés en début de saison. On travaille encore et encore.

Dans quel état d’esprit allez-vous aborder cette rencontre?

Avec un état d’esprit conquérant. On sait que ce ne sera pas un match facile.

Il va falloir gérer le déroulement du match, se montrer efficace aux moments décisifs et concrétiser les occasions qu’on se procurera. C’est sur ces aspects qu’on va rester bien concentrés pour obtenir les trois points.

Entretien réalisé par le site officiel des Chamois Niortais.

Entretien : Mounié  « on me reconnait plus dans la rue »

Avant le déplacement de Montpellier à Bastia ce soir, l’attaquant Steve Mounié s’est confié  en exclusivité à votre site préféré. L’international béninois est revenu sur son bon début de saison en Ligue 1, l’arrivée de Stéphane Sèssegnon ses choix de carrière et sur les Ecureuils. Entretien. 

Avec trois buts en neuf matches joués cette saison, vous réalisez des débuts plutôt encourageants en Ligue 1, le championnat est-il est plus facile que prévu ?

Je ne dirai pas que c’est aussi facile j’ai un temps d’adaptation, aujourd’hui  j’ai commencé à connaître le championnat à connaître mon équipe et c’est beaucoup plus facile pour moi. Et je pense que sur la fin de saison ça ira encore mieux

Si vous devez comparer le niveau de la Ligue 2 où vous avez brillé la saison dernière et la Ligue 1 que vous découvrez cette saison ?

Je dirai que la différence est au niveau de l’intensité  dans le match. Les courses qu’on fait en Ligue 1 sont plus intenses et  l’impact physique aussi. Cet aspect là est vraiment différent  de la Ligue 2. Après il y a aussi la précision, en Ligue 1 les joueurs sont plus précis. On ne loupe pas une passe quand ils ont une occasion elle va au fond  c’est pareil pour nous il faut mettre de l’intensité et être précis si on veut être performant dans nos matches.

Avec la blessure de Casimir Ninga , vous êtes devenu  le fer de lance de l’attaque héraultaise surtout après votre match contre Marseille, vous ressentez une certaine pression ou est-ce que ça change les regards des supporters sur vous notamment ?

Au contraire la blessure de  Ninga nous a beaucoup attristés. Après je ne ressens aucune pression au contraire je ressens plutôt une fierté de pouvoir être l’attaquant numéro un de mon club formateur. Pour l’instant les résultats sont en ma faveur, j’arrive à marquer des buts  et faire de bonnes performances, j’espère que ça va continuer. C’est vrai que les regards des supporters changent un peu sur moi. Surtout après ce but contre Marseille, ils commencent à se rendre compte que je tiens la baraque en attaque et que je suis capable de réaliser de gros matches.  Donc leurs regards ont beaucoup changé. On m’apprécie beaucoup plus on me reconnait beaucoup plus dans la rue. C’est une très bonne chose et je suis content de pourvoir rendre à ça à mon club.

Vous êtes désormais coéquipiers avec Stéphane Sèssegnon, votre capitaine en sélection comment l’avez-vous accueillis  et est-ce qu’il s’est rencardé chez vous avant de débarquer ?

Oui c’est un grand honneur  de recevoir notre capitaine dans mon club où j’ai grandi ça fait vraiment plaisir d’évoluer avec lui. Après il s’est rencardé  auprès de moi avant de venir mais je ne lui ai pas tout dit parce que je voulais qu’il vienne. Il ne fallait pas lui dire les mauvaises choses qu’il y avait dans le club. On a essayé de lui dire les bonnes choses pour qu’il vienne nous aider parce qu’on en avait besoin. C’est toujours bien de jouer avec des béninois, il est même assis à coté de moi dans le vestiaire. Je suis heureux qu’il nous ai rejoint.

Il y a un troisième béninois dans l’effectif dont on parle très peu, il s’agit de votre troisième gardien Jonathan Ligali, est-ce qu’il vous arrive de parler de la sélection béninoise avec lui ?

Oui bien sûre on en parle souvent. Je lui dis que de bonnes choses de la sélection j’essaye de le faire venir. Pour l’instant il n’est pas encore prêt de toutes les façons il n’a pas encore été appelé. Il a le temps. Et puis nous avons deux très bons gardiens. Que ce soit Saturnin Allagbé qui fait des prouesses  à l’heure actuelle avec Niort et Fabien Farnolle qui est toujours présent. Si Jonathan exprime un jour le souhait de venir je pense qu’il a les qualités aussi pour faire partie de cette équipe.

Avec du recul comment analysez-vous le naufrage de Bamako en septembre dernier avec les Ecureuils ?

Ce match du Mali je l’analyserai en disant que le match n’a pas été préparé dans les conditions optimales dans lesquelles ont doit préparer un match international. C’est ce qui a fait que nous n’étions pas préparé sur le plan physique ou mental à jouer un match avec un tel en jeu ce jour là.  Cela  n’explique pas tout mais je pense que c’est quand même  très important d’être mis  dans de très bonnes conditions avant un match d’une telle importance où avant  n’importe quel match pour pourvoir avoir des résultats. Si le Bénin reste dans ses anciennes habitudes nous n’arriverons jamais à nous qualifier pour des compétitions telles que la Can.  La Can nous ne la perdons pas qu’au Mali. Il faut rappeler qu’au mois de juin nous avons failli louper le match face à la Guinée Equatoriale parce qu’il y avait pas de président de la fédération. Et ça a failli jouer contre nous et on aurait pu perdre la qualification dès ce match. Je pense quand même que c’était déjà une belle chose d’arriver où on a été. On a quand même eu 11 points au terme de cette campagne et on a été éliminé à la différence de buts. Je pense que le parcours a été beau et qu’il ne faut pas se focaliser sur ce match du Mali. Il faut se focaliser sur l’ensemble des conditions dans lesquelles on a été  mises du début à la fin et ce qu’on a réussi à faire malgré ces conditions.

En parlant justement de ces conditions, comment vivez vous l’absence de matches amicaux sur les dates Fifa d’octobre et de novembre ?

Comme je le disais c’est toujours mieux de faire des matches amicaux pour la cohésion de l’équipe. C’est cela qui nous permet après quand on a des matches officiels  pour des qualifications on se connait et on plus prêts pour réaliser des performances. Aujourd’hui moi j’adore venir en sélection  quand je vois  mes partenaires qui sont aussi internationaux qui partent en sélection et je dois rester  ça me fait mal surtout que je suis international. Il y a des possibilités d’avoir des matches amicaux mais qu’on en pas. C’est ça qui est dommage.  Nous sommes une équipe qui a actuellement  de bons joueurs qui évoluent dans des clubs assez importants. C’est très dommage de ne pas pouvoir  créer une équipe encore plus solide par des matches amicaux pour travailler des choses pour l’avenir. Et on ne nous en donne pas la possibilité.

Fulham était prêt à vous débaucher l’été dernier et puisque vous confirmez déjà les attentes placées en vous, votre téléphone ou celui de votre agent sonne t-il déjà pour recevoir des sollicitations pour le prochain mercato ?

C’est vrai que cet été que ce soit le téléphone de mon agent ou le mien ça a beaucoup sonné. On a eu beaucoup de coups de fil de divers clubs. C’était une période  où on était très sollicités j’ai pris la décision de rester à Montpellier donc même au mercato hivernal il n’y aura pas de mouvement je pense à part offre exceptionnelle.  Dans ma tête je souhaite terminer ma saison à Montpellier et essayer de faire une belle saison en Ligue 1 et de mener mon équipe à une très bonne place.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

 

 

Entretien :  Aoudou « J’ai résilié pour sauver ma vie »

Il a résilié contre toute attente son contrat avec le CR Belouizdad en Algérie en fin de semaine dernière, Mohamed Aoudou (26 ans) nous dévoile en exclusivité les raisons et conditions de son départ  d’Algérie et fait le point sur son avenir. Entretien.

A la base votre contrat prenait fin en juin 2017 mais nous avons été surpris d’apprendre votre départ  en pleine saison …

Moi-même je surpris d’être parti comme cela.  Je n’en reviens pas encore parce que je n’ai jamais imaginé que mon aventure avec le CR Belouizdad allait se terminer de façon prématurée. Tout ce que Dieu fait est bon  et ce sont les concours de circonstances qui ne m’ont pas laissé le choix et idem pour le club.

Alors pour quelles raisons  avez-vous résilié ?

Je dirai pour des raisons de sécurité et de survie carrément. J’ai été victime de deux tentatives d’agressions en moins d’une semaine. C’était trop je me sentais menacé. J’ai résilié pour sauver ma vie.

Dans quelles conditions vous avez été attaqué ?

La première c’était à la sortie d’une séance d’entrainement, ils ont essayé de m’atteindre à l’arme blanche. Heureusement mes coéquipiers ont réagit à temps et j’ai été vigilant aussi. Puis à la sortie de mon dernier match contre Bel Abbès à domicile. Nous avions perdu 1-0.  Ils ont encore essayé une alors que j’allais rentrer dans le bus de l’équipe à la fin du match. Les agents de sécurité ont  été prompts.  A ce moment c’était trop dès le lendemain matin j’ai fais comprendre au club que mon intégrité physique  était en danger que je pouvais continuer dans une situation pareille.

Pourquoi vous avoir attaqué ?

Je ne saurai le dire. C’est vrai le club connait un début de saison compliqué dans ce genre de situation il y a toujours des pseudos supporters impatients qui se laissent emporter et cherchent  des bouc-émissaires. C’est triste pour l’image  du foot algérien.

Le club n’a pas voulu vous retenir

Bien sure, ils ont tout essayé mais une fois que ma décision était prise je ne pouvais faire marche arrière. Le président du club et plusieurs membres du bureau m’ont soutenu, rassuré mais c’était trop dans ma tête je ne me voyais plus continuer. Le jour où le président signait ma résiliation, il avait des larmes aux yeux. Ils regrettaient tous mon départ

Vos coéquipiers aussi…

Oui ils m’ont témoigné leur soutien jusqu’au bout, ils ne voulaient pas que je m’en aille c’était trop tard pour me retenir. Ils ont tous compris ma décision même s’il avait beaucoup du mal à l’accepter. J’ai reçu énormément de messages des supporters qui me soutenaient et regrettaient que je m’en aille ainsi. C’est dur parce qu’il y a de vrais passionnés-la-bas.

Quels souvenirs gardez-vous finalement des deux saisons et demie passées en Algérie ?

Sportivement je retiens mes 15 buts marqués à la JS Saoura. Puis au CR Belouizdad j’ai une première bonne saison même je n’ai pas beaucoup marqué. Après humainement j’ai connu des gens biens motivés et passionnés comme je disais. Mais aussi il y avait de la mauvaise graine comme les derniers évènements.  J’essaye de tourner la page maintenant. J’ai reçu aussi énormément de messages de soutient de la part de certains supporters et ça m’a touché.

Justement comment envisagez votre avenir ?

Écoutez,  je suis libre, je vais prendre quelques jours pour me ressourcer en famille. C’est important. Ensuite je laisse mes agents et conseillers faire leur travail avec les contacts que nous avons. On verra de quoi demain sera fait.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

Niort : Kiki « montrer que je mérite d’être là »

Passé titulaire depuis sept rencontres sur le côté gauche de la défense niortaise , David Kiki poursuit son ascension en Ligue 2 française et surfe sur la bonne vague de son club actuellement.  Impliqué sur un but et passeur décisif, l’international béninois s’est confié à nos confrères d’Est Républicain avant le déplacement à Sochaux demain soir pour le compte de la 13e journée de championnat.

 

David Kiki, a-t-on raison de dire que Sochaux vient vous rendre visite au mauvais moment ?

Je ne sais pas si vous avez raison ! C’est vrai qu’en ce moment on est bien. À nous de continuer comme ça et de poursuivre cette belle série.

Cinq victoires, deux nuls pour une seule défaite depuis septembre. Elle vous a permis de sortir de l’ornière. Vous voilà 12e.

Dès le départ, on savait que notre groupe était fait pour jouer au ballon. Mais cela a mis du temps pour prendre, pour que le coach passe son message et ses principes. En ce moment tout nous réussit, on se donne aussi beaucoup plus que d’habitude. Chaque match qui arrive, on le joue à fond, comme une finale. On ne se pose plus de question. La confiance est là. Quand on peut gagner 4-0 comme on vient de le faire à Auxerre, ça veut dire que la qualité est là et qu’en plus on est soudés.

C’est à votre image. Vous êtes titulaire depuis la 8e journée, avez marqué et déjà adressé une passe décisive…

Attention ! Mon rôle N° 1, c’est défendre, être solide dans mon couloir comme le coach me le demande. Le but contre VA et la passe décisive que j’ai pu donner dans le match d’après, c’est du bonus. Du passé aussi ! Aujourd’hui, je me dis juste : comment faire pour le refaire. Je suis en pleine forme. Dans une période où toutes les choses vous semblent plus faciles et il faut que ça serve à l’équipe.

Comment évaluez-vous Sochaux en ce moment ?

Pour moi, ils ne sont pas dans une mauvaise passe. Ils viennent juste de perdre un match contre Strasbourg. Ce ne sont pas trois défaites d’affilée. Ils ont des certitudes et, nous, notre confiance. Il faut rester intelligent et ne pas croire que tout va rouler parce qu’on vient de faire une démonstration à l’extérieur. Si on pense ça, on va être surpris par Sochaux.

Vous redoutez une réaction ?

Tout va très vite dans cette Ligue 2. Il faut rester les pieds sur terre. On sait très bien que Sochaux va nous emmener sur un match difficile. Il faut bien se préparer.

Vous pouvez dépasser Sochaux si vous gagnez ?

On l’a vu. Cela faisait un long moment que le club n’avait pas enchaîné autant de victoires. Ce serait bien pour tout le monde d’aller plus haut. Mais je le répète, ça va être compliqué. Je connais tous les Sochaliens. C’est une équipe de qualité, capable de tout. En fait, si on réfléchit bien, ça va être un match piège pour les deux…

À Niort de qui doit-on se méfier, à part vous ?

(Rires). De tout le monde ! Si Niort gagne ce n’est pas grâce à quelqu’un en particulier. C’est le travail d’un groupe. L’équipe marche par sa cohésion.

Vous êtes épanoui à Niort ?

En début de saison c’était compliqué pour moi. Je ne jouais pas trop. Après, je ne sais pas, si le coach a compris un truc, mais il m’a donné ma chance et je l’ai saisie. Depuis on gagne et ça me profite. C’est le football. Quand tu ne joues pas la vie va moins bien. Là, vu que je joue, tout est super, je me plais ici. Je me bats tous les week-ends pour montrer que je mérite d’être là…

Source : Recueilli par François DIDION pour Est Republicain